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Publié le 17 Mars 2017

 

Mélenchon, c’est l’impérialisme !

Analyse sur le prétendu « insoumis » du PG

 

Il vient d’obtenir ses 500 signatures pour se présenter officiellement et faire parler à nouveau de lui. Celui qui s’impose comme l’un des « gros candidats » est quasi-assuré de finir avec un score à deux chiffres.

Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle se positionne comme le principal atout de la gauche du PS. Le seul à gauche de Hamon qui serait capable de battre les candidats du gouvernement, et l’extrême droite aux élections. Il séduit de nombreuses personnes sincères, progressistes.

Pourtant, la seule solution qu’il propose, c’est celle des urnes. Son projet est réformiste, et électoraliste. C’est une imposture. Un politicien comme les autres.

Il s’inscrit dans le cadre du capitalisme, et non dans une remise en cause. Le projet de Mélenchon, c’est l’impérialisme français ! C’est le chauvinisme de la bourgeoisie française.

 

L’OC-FR considère important de combattre les illusions que sème cette gauche dite « radicale », alors qu’elle ne se positionne pas dans une rupture mais dans une continuité « plus sociale » de la politique française.

C’est pourquoi nous publions notre position à l’égard de Mélenchon, qui participe plus à la confusion qu’elle ne supporte l’alternative révolutionnaire.

Cette analyse ne se veut pas exhaustive mais énumère certains des aspects que nous avons jugé principaux concernant notre critique de son programme.

 

L’économie de la mer, si chère à Mélenchon

 

La France insoumise, ce mouvement électoral crée pour porter la candidature de J-L M, a fait du développement de « l’économie de la mer » avec une vision industrielle une priorité.

Ce pan du programme du candidat, est révélateur du caractère impérialiste de son programme.

Lors de son discours de clôture des « assises écosocialistes de la mer » de son parti, en janvier 2014 à Toulon, J-L M parle même de « conquête ».

La mer selon La France insoumise est un territoire économique à conquérir, pas un espace de biodiversité (Mélenchon veut sortir de l’alimentation carnée, pourtant il ne remet pas en cause l’écocide marin et prône le développement de la pèche).

Sur son blog, Mélenchon titre dès le 5 novembre 2014, un article révélateur de cette vision : « La France, puissance maritime qui s’ignore » avec une carte qui fait ressortir tous les territoires dominées par l’état français à travers le monde et son espace maritime, autour de ses colonies d’outre-mer, de la métropole et des TAAFs.

Et avec cet espace, Mélenchon l’affirme « la France dispose d’un trésor ». Pour faire du profit à priori. Car comme il l’explique, « elle est le premier réservoir des ressources rares, la mer aiguise de féroces appétits ».

 

Pour lui il s’agit de concurrencer le « leadership mondial des États-Unis » et de la Chine dont il veut être le premier partenaire. Il voit dans la mer un moyen de modifier les alliances politiques atlantistes de la France, ce qui aiguisera certaines contradictions inter-impérialistes.

L’enjeu c’est que l’impérialisme français devienne leader sur un nouveau marché profitable, qui concerne différents secteurs. Celui de la pêche, de la pisciculture, du transport, de la construction, de l’industrie militaire ou encore du très stratégique secteur de l’énergie.

Et c’est à ce dernier niveau que J-L M s’arrête le plus, notamment lorsqu’il pleurniche sur la vente du secteur énergétique d’Alstom à Général Électric. Il y voit une perte dans le patrimoine financier de l’impérialisme français.

Et puis il a conscience que les océans contiennent l’essentielle des réserves minières et d’hydrocarbures.

L’intention est celle de celui qui voit une manne financière exploitable, d’autant plus intéressante économiquement si elle est renouvelable. Et d’avoir de nouveaux « fleurons industriels ».

Il écrit d’ailleurs que « laisser au marché le soin de découvrir les produits demandés, c’est s’interdire de peser sur le choix des activités à développer », expliquant que l’économie de la mer peut booster l’économie capitaliste française en relançant son activité industrielle, car toutes les industries seraient concernées directement ou indirectement.

Pourtant on exploite pas la nature sans conséquence. La vision bourgeoise de Mélenchon amène à penser que l’espèce humaine à travers son activité économique peut tout maîtriser, et tout exploiter de façon intensive sans envisager l’avenir et pour un profit immédiat.

Or il est impératif d’envisager l’activité économique en fonction de ses conséquences à long terme, c’est l’un des intérêts de la planification socialiste. Mais elle ne peut se faire dans une économie capitaliste.

 

Nous rappelons aussi à J-L M que l’économie de la mer est déjà une préoccupation importante de l’impérialisme français et de l’état français.

Pour preuve son obstination à maintenir sa présence et sa flotte de pêche à Saint-Pierre et Miquelon. Son intérêt pour la baie de Guyane, et les prospections minières que la France y mène avec Total. Ses campagnes « scientifiques » et de pèche dans les eaux internationales, dans l’océan Indien, au large de l’antarctique, de l’arctique. Ses agitations parlementaires autour de l’île Tromelin, en début d’année encore. Son administration des TAAF chargé de gérer des territoires « australes » (mais en réalité parfois très tropicales) au milieu des océans.

L’écocide marin, ça fait bien longtemps que les capitalistes l’ont entamé. Au sein du CAC40, nombreuses sont les entreprises à avoir depuis longtemps investis en mer.

La France est déjà un leader dans la marine, avec son industrie agroalimentaire, de la pèche, et ses navires Auchan, Carrefour et cie qui raclent les fonds des océans.

La France exploite déjà durablement, souvent irrémédiablement les océans.

Total et son pétrole off-shore illustre ce phénomène qui nous maintient dans la catastrophe environnementale.

À l’OC-FR nous pensons au contraire que les mers, les océans et leurs faunes et flores ne s’en porteront que mieux sans activités économiques capitalistes.

Nous savons, et la science l’a prouvé, que notre activité en mer a des conséquences définitives et tragiques. Mélenchon est juste le porte-parole d’une frange des impérialistes français qui ont des intérêts en mer. Et qui se soucie peu de notre survie à long terme.

 

Le rapport aux outre-mer

 

À travers cette approche de l’espace maritime français, c’est aussi son rapport aux territoires « d’outre-mer » qui apparaît. Car pour lui, ces territoires sont avant tout « des joyaux » de sa République française.

Il voit en premier lieu le potentiel colonial et son domaine maritime. Il y voit l’intérêt économique que la France peut en tirer. Il ne se démarque en rien des colons. Au contraire, c’est un colon.

Pour l’OC-FR ces territoires sont des colonies. Notre rôle anti-impérialiste est de soutenir leur décolonisation, pas de vanter leur potentiel économique au sein de la domination française.

Pour J-L M pas question de parler d’indépendance, et il nie l’existence de peuples dominés dans l’état français, et de peuples sans états.

Sur cet aspect, il serait intéressant de confronter les postures de deux candidats que sont J-L M et Oscar Temaru qui a fait campagne pour l’indépendance de la Polynésie.

J-L M se positionne clairement et ouvertement du côté des colons et de nos ennemis.

Ses prises de positions sont inconciliables avec notre lutte anti-impérialiste. Au contraire, elles sont antagoniques.

 

Chauvinisme et protectionnisme

 

Mélenchon se veut le candidat de l’indépendance nationale. Mais quelle indépendance nationale pour l’une des principales puissances impérialistes ?

La France domine l’économie et la politique de nombreuses nations et de nombreux peuples, parfois militairement.

Elle importe des travailleurs et travailleuses de ces pays et les assigne aux tâches les plus difficiles de la production et les moins payées. J.L. Mélenchon nie les revendications démocratiques de ces populations en matière de liberté religieuse et d'égalité face à la ségrégation raciste. Il ne parle même pas de régulariser tou-te-s les sans papiers.

 

Ce sont ces peuples qui sont légitimes à revendiquer une indépendance nationale, pas les puissances impérialistes qui les exploitent.

En réalité, ce qui se cache derrière ce mot d’ordre c’est sa volonté de s’imposer dans les conflits inter-impérialistes, et de se démarquer de certains impérialistes, alliés de la France, en particulier les USA et l’Allemagne. Son rapport à ces deux États est révélateur de son idéologie.

J-L M est obsédé par les contradictions entre la France et ces deux états.

Il souhaite que la France s’en détache clairement, et prône un certain nombre de mesures pour rompre les alliances actuelles.

Par exemple, à l’OC-FR nous considérons l’OTAN comme un cadre d’alliance militaire inter-impérialiste autour de quelques puissances dominantes, comme l’Angleterre et les USA, de même que l’UE l’est politiquement autour de la France et l’Allemagne.

Nous sommes évidemment pour sortir de ces structures inter-impérialistes. Il faut les combattre. Nous avons encore en mémoire le succès du contre-sommet de Strasbourg en 2009 contre l’OTAN, et nous devons systématiser ces mobilisations.

Nous ne pensons cependant pas que le problème fondamental et structurel de nos sociétés ce soit la présence de la France dans ces alliances inter-impérialistes.

Et puis pour lui, il s'agit juste de sortir de ces traités d'alliances pour en passer d'autres avec d'autres impérialistes : la Chine ou la Russie notamment.

Le problème c’est le capitalisme, et l’impérialisme. Derrière ces épouvantails et ces contradictions inter-impérialistes que Mélenchon veut aiguiser et qu’il agite, il nous détourne en réalité des causes réelles des problèmes que nous vivons, de la lutte des classes. C’est le genre de fausses solutions qui nous précipitent dans les conflits.

Mais Mélenchon attise les contradictions entre impérialistes. Ces contradictions s'aiguisent de plus en plus et c'est pourquoi les masques tombent entre ceux qui prônent la défense de l'impérialisme français et celles et ceux qui défendent les peuples dominés par la France.

 

Sa France une et indivisible, négation des cultures minoritaires et minorisées

 

Le Parti de Gauche se revendique fièrement du jacobinisme et de l’interprétation qui en est faite aujourd’hui, qu’elle soit juste ou non.

La France de J-L M opprime les peuples dominés, et ceux qui ont été colonisés dans son histoire. Les cultures, les langues et les autres nations n’ont pas le droit de s’exprimer et d’exister au sein de son territoire. Pour lui, la France est une et indivisible, et non pas métissée et multiculturelle. Elle est unitaire, et se base sur les frontières actuelles de l’état français. Il confond volontairement nation et état, pour effacer les revendications nationales et les luttes de libération nationales qui existent en son sein.

Il est un ennemi ouvert des indépendantistes et des mouvements culturels minorisés, que lui préfère appeler avec mépris « régionalistes » pour mieux nier leur caractère national et leur droit démocratique.

Pour lui, il s’agit tout au plus de folklore. Et plutôt que de langue, lui préfère parler de « dialecte » ou de « patois » qu’il réduit à « une identité de terroir ».

Il n’imagine pas quelqu’un-e vivant dans l’état français, bilingue. Il l’imagine uniquement parler français. Selon lui il ne doit y avoir qu’une langue, et donc qu’une seule façon de penser (car la langue détermine aussi matériellement l’usage que l’on fait de notre cerveau).

Selon J-L M, il n’y a pas de sentiment binational. Il considère au contraire qu’une fois en territoire français, on doit se « fondre dans la république bourgeoise », « s’intégrer » comme ils disent, pour n’être plus que français (c’est dans cette même logique qui détermine sa définition de la laïcité qu’il stigmatise le voile et rejoint les rangs des islamophobes).

Un individu n’a qu’une seule culture croit-il, celle de sa république bourgeoise. S’en est même devenu une obsession. Il en a fait un cheval de bataille, notamment contre la ratification de la « charte européenne des langues régionales ou minoritaires » (qui n’apporterait pas de grandes modifications pourtant) qu’il qualifie « d’atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français », pour développer ses idées chauvines.

Pourtant l’égalité devant la loi, ne serait-ce pas justement de pouvoir permettre à quiconque de se défendre dans sa langue ?

Le refus de reconnaître le bilinguisme dans certains territoires amènent à des absurdités telles qu’en 2015 à La Réunion, 14,4% des 16-25 ans sont considérés illettrés car ne parlant que créole. Leur langue n’étant pas reconnue par l’état français, ce sont ces mêmes créoles qui n’ont pas accès à l’administration, au droit et à l’éducation dans leur propre pays, c’est cela l’égalité des droits selon J-L M?

Dans une lettre aux sénateurs du 30 Mai 2008, il écrit qu’« il est donc contradictoire d’introduire dans ce même article la reconnaissance d’un particularisme, quel qu’il soit, dans la mesure où celui ne concerne pas tous les citoyens, et en distingue certains par rapport à d’autres. »

Ce que J-L M nie, c’est que les différences culturelles et sociales sont un fait, une conséquence de notre système politique et économique inégalitaire, de classe, capitaliste, et que lorsqu’elles ne sont pas reconnues, les conséquences sont nombreuses, qu’elles soient sociales, sanitaires ou administratives, jusqu’à qualifier avec mépris des personnes qui parlent d’autres langues « d’illéttrés ».

Or pour résoudre un problème (car c’est un problème de ne pas pouvoir librement parler sa langue), il faut d’abord l’acter. Mais pour lui « elle ouvre la voie à une division entre citoyens contraire à la République » qui viendrait menacer la langue française, allant même jusqu’à écrire « La valorisation et la promotion de la langue française est-elle devenue à ce point subalterne ? » Le français serait même « le ciment de l’unité nationale » si chère à la bourgeoisie.

Les autres langues deviennent donc une menace, et il « dénonce » à ce propos sur son blog en septembre 2013 « la domination de l’enseignement de l’anglais comme seconde langue et la volonté à peine cachée des élites libérales et solfériniennes d’y soumettre tous les jeunes français », « la domination croissante de l’anglais est pourtant la seule véritable menace » qu’il compare à la promotion des langues minoritaires… Alors même que le français est pour lui un outil économique (et impérialiste et donc de domination selon nous) qu’il qualifie sur son blog de « prometteur » qui permet à la France d’agir au sein de la « Francophonie » dans la lignée des autres impérialistes français et de la françafrique.

Sa vision est donc réactionnaire sur toute la ligne. C’est celle des impérialistes français.

Dans son argumentaire, J-L M en arrive même à comparer ces revendications, et ces langues à la religion. Comme si la langue n’était pas un fait matériel, et que son usage relevait de la « foi ».

Du délire. En 2013, dans une explication de vote au Parlement européen, il y voit même une attaque à « la laïcité ». Rien que ça.

 

La planification écologiste, impossible sous le capitalisme

 

Le Front de Gauche en parlait déjà en 2012 et cette mesure peut paraître intéressante. Il semble agréable, alors que règne l’anarchie du mode de production qui caractérise le système économique capitaliste, d’entendre parler de planification.

Dans cette société violente, il n’y a pas d’autres politiques socialistes possibles que celle de la planification socialiste avec une vision à long terme pour sortir de la crise et de la catastrophe, après la révolution.

Mais s’agit-il réellement d’une planification, au sens socialiste, que Jean-Luc Mélenchon propose? Est-il possible de planifier sans sortir violemment du capitalisme?

 

Nous ne le pensons pas. Pour planifier l’économie, la politique, et l’aménagement des territoires, il faut le pouvoir sur l’économie, et donc le pouvoir sur les entreprises. Cela signifie notamment que sans expropriation il n’y aura jamais de planification. C’est bien la propriété privée, socle de base du capitalisme, qui détermine l’anarchie du mode de production, et la concurrence à tous les étages. Le libéralisme, c’est la propriété privé, et au nom du droit à la propriété privée et sa défense, le droit d’agir selon ses intérêts privés.

Planifier à l’échelle d’un état sans remettre en cause la propriété privée, ça n’est pas planifier l’économie nationale. Il existait un puissant ministère du plan a à la sortie de la seconde guerre mondial. Il créait des infrastructures au service des patron-ne-s, routes, autoroutes, voies de chemin de fer, des centrales électriques, développait le nucléaire. Tout ça au service des patron-ne-s qui mutualisaient les coûts développement de ces infrastructures.

Planifier ce n’est pas non-plus « nationaliser » les entreprises dans un état au mains d’une bourgeoisie (qui serait alors une multinationale « publique »), mais socialiser les moyens de productions entres les mains du peuple, et du pouvoir à la base, sans concurrence, et organisé en fonction des besoins réels, et des capacités de chacun-e-s. Ni plus ni moins. Mais impossible sous le capitalisme.

Au contraire, la vision politique du PG se base sur la petite propriété privée, et le service public, sans remise en cause du caractère bourgeois du service public dans un état bourgeois et capitaliste.

Or le service public peut aussi très bien défendre les intérêts privés, et fonctionner comme une entreprise comme une autre, à la recherche de nouvelles parts de marchés, défendant ses intérêts violemment dans la concurrence internationale, pillant les matières premières à travers le monde, soumettant les peuples dominés, polluant l’air, les sols et les eaux, et exploitant ses salariées pour dégager plus de profits.

C’est ce que font déjà les entreprises publiques françaises. Une entreprise publique sous le capitalisme, ça reste une entreprise capitaliste. C’est d’ailleurs le rôle de l’APE, une agence de Bercy qui incarne l’état actionnaire et assure ses intérêts stratégiques dans la direction des monopoles français que de s’en assurer.

Alors planifier pour quoi? Planifier pour assurer plus de profits à l’état capitaliste? Ou planifier pour la paix et mettre un terme à la catastrophe environnementale, à l’exploitation et à l’oppression?

 

La sixième république, de la poudre aux yeux

 

Tout cela nous amène naturellement à conclure sur la sixième république voulue par le Front de Gauche et différentes composantes du PS et des écologistes.

Si Jean-Luc Mélenchon gagne, il convoque une constituante pour rédiger une nouvelle constitution et proclamer une nouvelle république parlementaire.

Pour Mélenchon, le changement passe définitivement par les urnes.

Pourtant qu’est-ce que cela changera radicalement? Pas grand chose. Le système économique sera le même, celui du capitalisme.

Le système politique institutionnel sera organisé différemment, mais ce seront toujours les mêmes qui gouverneront en alternance, pour servir les intérêts de la bourgeoisie et de l’impérialisme français. Ce seront toujours les mêmes parasites qui vivront des élections sans jamais rien produire, qui décideront des politiques nationales.

Pour nous ce qui compte, ce n’est pas tant le nom que l’on donne aux institutions mais de savoir quelle classe sociale est au pouvoir.

Mélenchon n’est donc pas une alternative. Il sème une illusion, mais c’est une arnaque. Son programme vise à nous maintenir dans ce système politique et économique que nous rejetons. L’OC-FR combat l’économie capitaliste. J-L M en est l’un des boucliers. Pour abattre ce système, il faudra faire tomber ses défenseurs, J-L M y compris.

Melenchon, c'est l'impérialisme !

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Publié le 28 Février 2017

Pas de trêve ! Ces élections ne sont pas les nôtres !

 

Après le mandat présidentiel de François Hollande, la désillusion quant à la possibilité de voir les choses changer par les élections est massive dans les classes populaires.

La politique anti-ouvrière, impérialiste, sexiste, raciste, islamophobe menée par le PS a ouvert les yeux de beaucoup sur l'arnaque que constitue l'alternance.

De droite ou de gauche, les politiciens servent le même intérêt, et ce n'est pas le notre, c'est celui des bourgeois-e-s.

Les primaires de gauche, l'affaire Fillon, la candidature de Hamon, de Macron, ne sont que des tentatives par les médias de tenter de relancer notre intérêt pour ces élections en ré-ouvrant un jeu qui apparaissait totalement verrouillé. Mais ne soyons pas dupes, le jeu électoral est un jeu bourgeois dans lequel nous n'avons rien à gagner.

 

Comme ils sont loin des préoccupations des ouvriers et ouvrières,

ces politicien-ne-s !

Ils ne s'adressent qu'à la partie la plus retardée d'entre nous.

Cette partie est celle qui se désolidarise des ouvrier-e-s issu-e-s des pays dominés par la France pour se réserver les postes les mieux payés de la production.

Elle préfère les miettes que la bourgeoisie veut bien lui concéder en échange d'un soutien à la politique impérialiste de rapine qu'elle mène.

C'est à elle que s'adresse Marine Le Pen. C'est aussi à elle que s'adresse Mélenchon dans ses sorties islamophobes et racistes car c'est une partie de nationalité française de la classe ouvrière qui donc posséde le droit de vote.

Les propositions des candidats dits progressistes nous paraissent être de la poudre aux yeux. Pôle emploi radie en masse les chômeurs. Les CROUS tardent à filer leurs bourses minables aux étudiant-e-s. Le smic reste au raz des pâquerettes chaque année. Les CAFs ne versent que des miettes en aides sociales.

La Loi Travail permet aux patron-ne-s de faire baisser nos salaires et de nous virer comme ils veulent.

Comment croire que les capitalistes vont accepter de nous donner un revenu universel ?

Nous ne condamnons pas ceux et celles qui iront voter. Tous et toutes nous avons envie d'agir sur notre situation sociale et tout est fait pour nous faire croire que les élections le permettent.

Cependant, nous portons un autre ordre du jour, un ordre du jour de lutte de classe, anti-impérialiste, anti-fasciste et féministe.

 

Dans notre société, des parts importantes des classes populaires et de la petite bourgeoisie sont en lutte.

 

Nous sommes dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée du monde et les ouvriers, ouvrières et technicien-ne-s n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. 

À PSA, dans d'autres boites de l'industrie, comme chez les agents de sécurité et les conducteurs d'Uber, les travailleurs et travailleuses luttent pour obtenir des augmentations, des primes. Leur travail remplit les poches des patron-n-e-s, ils et elles en ont assez de les voir s'engraisser grâce à eux et elles.

Dans leurs lieux d'habitations, ils et elles sont sous étroite surveillance policière. Les violences policières dont la jeunesse des quartiers populaire est victime, ils et elles en ont assez. Le meurtre d'Adama Traoré, le viol de Théo, les violences sexuelles contre les lycéen-ne-s du XIXème, les milliers de perquisitions contre des musulman-e-s, les mosquées saccagées, la liste des exactions commises les derniers mois est longue. La révolte gronde dans les quartiers populaires qui se sont mobilisés sans tomber dans les pièges tendus par le PS.


Une large partie de la classe ouvrière vient des pays dominés par la France, elle est l'objet d'une répression raciste et coloniale. Nous sommes dans un pays ségrégationniste où en fonction de sa couleur de peau, on se voit réserver les postes les plus bas dans la production. 

Les ouvriers et ouvrières réclament un salaire égal à travail égal, des groupes non mixtes de personnes issues des pays dominés par la France s'organisent. Le viol de Caïs, un petit garçon de 4 ans, la réouverture du Bal Nègre ont été l'objet de mobilisations ces derniers mois. Nous appelons à la manifestation pour la justice et la dignité du 19 mars.

 

La France est une puissance impérialiste en guerre. Elle impose son ordre dans ses colonies. Dans ses territoires dits "d'outre mer" elle maintient des économies coloniales et réprime les revendications culturelles et politiques nationales. 

La situation n'est pas apaisée au Pays basque où des militant-e-s sont interpellé-e-s et incarcéré-e-s. Le PS est un ennemi des revendications des peuples en luttes, nous exigeons l'amnistie des militants et militantes basques.

Le PS a également redécoupé les régions au détriment des catalan-e-s et occitan-e-s, réprimé le mouvement indépendantiste corse.

Il n'a su que semer la guerre et le chaos, d'abord en Syrie, Iraq, Mali, Centrafrique, poussé des milliers de gens à la fuite, maltraité les réfugié-e-s. En Palestine, l'État Français continue à soutenir les revendications réactionnaires pro-sionistes, refusant toujours de reconnaître l'état palestinien et le droit à l'autodétermination. Il soutient aussi Erdogan et le gouvernement turc dans sa répression des mouvements kurdes et leurs alliés progressistes. 

L'État français travaille pour maintenir les profits de ses grands groupes financiers et industriels. Pour cela, le gouvernement socialiste était prêt à tout pour favoriser sa politique impérialiste, de conquête des marchés au sein de la concurrence inter-impérialiste. 

Au mépris de l'environnement, de ce que peut supporter la Terre, de la survie à long terme des espèces vivantes y compris de l'espèce humaine, la France poursuit une politique destructrice, un écocide. Malgré les protestations populaires, elle poursuit sa politique énergétique, nucléaire, du charbon, prépare des forages de gaz de schistes, construit l'aéroport de Notre Dame des Landes, la Nouvelle route du littoral à La Réunion, ou la LGV Lyon-Turin. À coups de Greenwashing lors de la COP 21, le gouvernement a voulu nous faire croire qu'il se préoccupait de l'écologie, mais les pics de pollution se maintiennent, le tout-voiture continue à dominer nos villes, ils continuent à raser des forêts, à bétonner les sols, et la situation se dégrade.

 

Les femmes et les minorités de genre et d'orientation sexuelle n'ont reçu que du mépris de la part du gouvernement. Il n'a satisfait qu'aux revendications bourgeoises des milieux LGBT, laissant de côté les personnes trans et les lesbiennes, incarcéré les femmes qui se défendent contre un mari violent, interdit le burkini, arraché les voiles des femmes, exclut de l'espace public les femmes voilées. 

Face au patriarcat, au racisme et l'exploitation, les femmes et minorités de genre et d'orientation sexuelle résistent et s'organisent. Nous appelons à manifester le 8 mars à 19h30 à  Belleville.

Nous sommes dans un pays qui vit depuis plus d'un an sous état d'urgence et ce n'est pas pour rien : les contradictions sont fortes dans la société. L'Etat d'urgence n'a pas empêché les manifestations contre la loi travail, n'a pas empêché les émeutes en banlieue, la ZAD de tenir. 

Nous ne sommes pas dans un contexte où le jeu démocratique fonctionne, nous sommes dans un contexte où l'ordre règne grâce aux matraques, aux tonfas, aux lacrymos et aux hélicoptères.
 

Nous n'avons rien à attendre de ces élections, le changement, c'est nous, c'est notre organisation et notre détermination qui les permettront. 

Les militant-e-s de l'OC-FR n'appellent pas à voter aux présidentielles. Nous soutenons les initiatives menées contre les candidats aux élections et la manifestation "1er Tour Social" organisée le 22 avril place de la République.

 

Imposons notre ordre du jour par la lutte !

Pas de trêve, ces élections ne sont pas les nôtres !

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Publié le 21 Novembre 2016

Amnistie pour les prisonni-ers-ères politiques basques !

Le 26 Novembre, pour la deuxième année, Amnistiaren aldeko eta errepresioren aurkako mugimendua organise une manifestation pour revendiquer l'amnistie des prisonniers et prisonnières politiques basques.

Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de nous positionner et de lutter aux côtés des militants et militantes abertzale. Plus d'une centaine sont incarcéré-e-s, dispersé-e-s dans l'état français et 350 dans l'état espagnol. Ils et elles ont été condamné-e-s à de lourdes peines pour avoir lutté pour leur droit à l'autodétermination et la justice refuse de faire sortir les prisonnier-e-s malades et en fin de peine de sûreté, les condamnant à la prison à vie. Citons Ibon Iradi, incarceré à Lannemezan, souffrant d'une sclérose en plaque.

Il est, en tant que révolutionnaires dans l'état français, nécessaire de se positionner et de soutenir ces militants et militantes. Nous soutenons le droit des peuples opprimés à lutter pour leur liberté ! Nous ne saurions être libres tant que des peuples seront enchaînés.

Le combat des prisonniers et prisonnières basques, de tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie, victimes du terrorisme des états espagnols et français, des exilé-e-s auxquel-le-s l'amnistie permettrait un retour au pays qu'ils et elles ont du fuir suite à leur engagement, c'est le même que le nôtre, celui pour la liberté et le socialisme.

Ces dernières semaines la répression a frappée des deux côtés d'Euskal Herri : arrestation de Mikel Irastorza dans une coordination des forces d'occupations françaises et espagnoles , et aujourd'hui les 7 arrestations à Altsasu pour l'instant comptabilisées dans une enième opération des forces d'occupations de la guardia.
Face à la répression, au déni du droit à l'autodétermination du peuple basque, seule la lutte paie !

Nous serons présent-e-s à cette manifestation et apportons notre soutien au mouvement pour l'amnistie et contre la répression. Borroka da bide bakarra !
Jo ta ke amnistia ta askatasuna lortu arte !

Texte d'appel en français

Le 26 novembre, manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo

En plus de supposer la liberté inconditionnelle des prisonnier.e.s, réfugié.e.s et déporté.e.s polítiques, l'amnistie implique le dépassement des raisons qui sont à l'origine du conflit, c'est-à-dire de l'oppression nationale et sociale, comme la manière d'arriver à une vraie paix basée sur la justice.

Mais en plus de ceux-ci, la lutte en faveur de l'amnistie apporte au débat d'autres éléments importants, parmi lesquels le caractère politique des réprimé.e.s, la violence structurelle des états, l'activité oppressive des forces d'occupation, l'ethnocide culturel des peuples sans état, l'oppression de la classe travailleuse, l'inexistence de démocratie et le droit à la lutte.

C'est pour cela que le Mouvement Pro Amnistie et Contre la Répression appelle à manifester sous la devise "Amnistie totale!" le 26 novembre à Bilbo, à 18:00 heures.

Le 26 novembre nous défendrons le caractère politique des réprimé.e.s, parce que sa dépolitisation facilite la répression qu'ils elles subissent et ferme les portes à vivre libres en Euskal Herria.

Le 26 novembre nous dénoncerons la violence que les états espagnol et français utilisent pour oppresser notre peuple et laisserons à découvert son visage sanglant et authentique.

Le 26 novembre nous dirons "Hors d'ici!" à la Garde civile, aux Gendarmes, à l'Armée, aux Policiers espagnols et français et aux cipayes, parce qu'ils n'ont apporté que souffrance, de la peur, imposition, torture, mort et guerre à notre peuple seul.

Le 26 novembre nous revendiquerons que nous sommes une nation et que, pour survivre comme peuple, l'indépendance et le socialisme soient indispensables. Que nous ne sommes pas espagnols et français, mais uniquement des Basques, et que ce qui nous unit n'est pas d 'appartenir à la même nation mais à la même classe.

Le 26 novembre nous crierons que sans justice il n'y a pas de paix et que se lever et se battre devant ceux qui essaient de perpétuer les injustices est encore plus légitime, c'est un devoir.

Le 26 novembre, une manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo.

Texte d'appel en basque

Azaroak 26, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon


Amnistia preso, deportatu eta iheslari politikoen baldintzarik gabeko askatasuna suposatzeaz gain, gatazkaren iturburuan dauden arrazoiak, hots, zapalkuntza nazionala eta soziala, gainditzea barnebiltzen du justizian oinarritutako bentako bakera iristeko modu gisa.

Baina hauetaz aparte, amnistiaren aldeko borrokak beste elementu garrantzitsu batzuk ekartzen ditu eztabaidara, besteak beste errepresaliatu hauen izaera politikoa, estatuen biolentzia estrukturala, indar okupatzaileen jarduera zapaltzailea, estaturik gabeko herrien etnozidio kulturala, langileriaren klase zapalkuntza, demokraziaren existentzia eza eta borrokarako eskubidea.

Hori dela eta, Amnistiaren Aldeko eta Errepresioaren Aurkako Mugimenduak “Amnistia osoa!” lelopean azaroaren 26an Bilbon manifestatzeko deia egiten du, 18:00etan Bihotz Sakratutik.

Azaroaren 26an errepresaliatuen izaera politikoa defendatuko dugu, haien despolitizazioak pairatzen duten errepresioari erraztasunak ematen dizkiolako eta Euskal Herrian libre bizitzeko ateak ixten dizkielako.

Azaroaren 26an Espainia eta Frantziako estatuek gure herria zapaltzeko erabiltzen duten bortizkeria salatu eta haien benetako aurpegi odoltsua agerian utziko dugu.

Azaroaren 26an Guardia Zibilari, Jendarmeei, Armadari, Espainia eta Frantziako poliziei eta Zipaioei esango diegu “alde hemendik!”, gure herrira sufrimendua, beldurra, inposizioa, tortura, heriotza eta gerra besterik ez dutelako ekarri.

Azaroaren 26an Euskal Herria nazio bat dela eta herri bezala bizirauteko independentzia eta sozialismoa ezinbestekoak dituela aldarrikatuko dugu. Ez garela espainolak ezta frantsesak ere, baizik eta soilik euskal herritarrak, eta beraiekin batzen gaituena ez dela nazio berekoak izatea, klase berekoak izatea baizik.

Azaroaren 26an justiziarik gabe bakerik ez dagoela eta injustiziak betikotu nahi dituztenen aurrean herri bezala altxatzea eta borroka egitea, zilegia ez ezik, betebeharra dela oihukatuko dugu.

Azaroaren 26an, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon.

Ammnistie pour les prisonniers et prisonnières basques

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Répression, #France, #Anti-impérialisme, #Antifascisme

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Publié le 27 Janvier 2015

4 jeunes militants basques, Teo, Magis, Haitz et Alex, ont été interpellés ce matin par la SDAT au Pays Basque Nord. Ils sont actuelement détenus au commissariat de Pau.

Nous sommes solidaires de la jeunesse militante basque et de la lutte de libération nationale du peuple basque, quelque soit la forme qu'elle prend. Nous refusons que nos camarades croupissent dans les geoles de l'Etat français en attente de leur procès.

Les Etats français et espagnols poursuivent de leur vindicte les militant-e-s basques. Quand bien même les organisations traditionnelles de la gauche abertzale sont ouvertes aux négociations, ces états les poursuivent et les répriment. Il y a 15 jours, les avocat-e-s des militant-e-s de Batasuna, dont Aurore Martin, qui passaient en procès, ont été arrêté-e-s. Toute expression démocratique des revendications indépendantistes est réprimée par les Etats français et espagnols.

Militant-e-s internationalistes dans l'Etat français, il est de notre responsabilité de dénoncer la répression dont sont victimes nos camarades. Nous appelons donc à un rassemblement à 19h30 devant le commissariat de Pau ce soir.

 

Teo, Magis, Haitz eta Alex askatu !

Libération et amnistie pour tou-te-s les prisonnier-e-s politiques !

Rassemblement à Pau suite à l'arrestation de 4 jeunes militants basques

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Pau, #Répression, #International

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Publié le 11 Janvier 2015

 
Lundi 12 Janvier s’ouvre dans l’état espagnol le procès contre 35 militant-e-s de la gauche Basque accusés d’appartenance à une organisation terroriste.
La militante de 35 ans, Aurore Martin figure parmi les accusés.
Elle est accusée de « participation à une organisation terroriste ». Ce qui lui est concrètement reproché sont sa participation à des réunions publiques (cinq dont une dans l’état français), la rédaction d’un article dans un journal indépendantiste, et ses rapports avec le Parti Communiste des Terres Basques. Elle encourt 12 ans de prison.
 
L’Organisation-Communiste Futur-Rouge est solidaire des prisonniers politiques. Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques, et notamment celle d’Aurore Martin dont l’exécution de son mandat d’arrêt européen fut une première dans l’état Français concernant une militante possédant la nationalité française (d'autres militants basques, notamment de Segi, réfugiés au Pays basque nord, avaient été extradés). 
C’est le gouvernement socialiste qui l’a extradé, collaborant activement avec le gouvernement espagnol. Elle avait été ensuite libérée après paiement d'une caution de 150 000 euros.
 
Nous pensons également à Ibon Iradi, arrêté en 2012, et prisonnier à Lannemezan.
Condamné à 30 ans de réclusions par l’état français, une autre peine l’attend ensuite dans l’état Espagnol.
Mais Ibon est malade, et en prison il n’a pas accès au soin. Il souffre de sclérose en plâtre.
C’est à la mort que la justice française l’a en réalité condamné !
Ibon n’est pas le seul prisonnier basque dans l’état français, fidèle allié de l’état espagnol dans sa lutte contre l’indépendance du peuple basque.
Txistor Haranburu par exemple est détenu depuis 25 ans.
 
Dans la prison de Lannemezan se trouve également le militant communiste libanais, George Ibrahim Abdallah depuis plus de 31 ans, et la France refuse de le libérer. Il est le plus vieux prisonnier politique dans l’état français.
 
Dans l'Etat Espagnol, l'arrêt de la lutte armée au Pays Basque n'a pas signifié pour autant l'arrêt de la répression. Au contraire, l'Etat espagnol continue de poursuivre les militant-e-s basques. La bourgeoisie non plus n'oublie rien, ne pardonne rien. Les militants madrilènes sont également touchés par la répression. Le jeune antifasciste Alfon vient d'être condamné à 4 ans de prisons, s'ajoutant à une année de prison pour rébellion lors de son arrestation.
 
L’état et la bourgeoisie mène une guerre contre les résistant-e-s. Ils usent de tous leurs moyens répressifs pour essayer de nous empêcher de lutter (mandats d’arrêts, arrestations préventives, rétention de sureté, plan vigipirate, etc). 
On entend même parler de rétablissement de la peine de mort dans les médias.
Mais nous ne cesserons jamais de lutter ! Notre lutte est juste !
 
Non aux mandats d’arrêts européens !
Libération d’Ibon Iradi et tous les prisonniers politiques !
Libération de George Ibrahim Abdallah !
 
L'OC-FR
Communiqué de soutien à Aurore Martin

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #International, #Répression

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Publié le 24 Octobre 2014

Libération immédiate de Georges Abdallah, libération immédiate des prisonniers, prisonnières malades, liberté pour tous les prisonniers et prisonnières politiques

 

 

On meurt dans les prisons de la France

 

C’est sa 31ème année de prison qu’entame Georges Abdallah. Cela fait des années qu’il est libérable. L’Etat français ne pardonne pas celles et ceux qui s’opposent à l’impérialisme, au capitalisme, au fascistes et à l’oppression nationale.

 

La peine de mort n’a pas été abolie, certain-e-s détenu-e-s meurent en prison de maladie, de vieillesse, se suicident, sans avoir pu un jour retrouver les leur-e-s. Les détenus n’ont pas accès aux soins. La prison détruit physiquement et psychologiquement.

 

Lannemezan, c’est une prison faite pour des détenus politiques dont l’Etat français n’envisage pas la libération.

 

D’autres prisonniers politiques sont incarcérés avec Georges Abdallah. Parmi eux,  Ibon Iradi, arrêté en 2012, a été condamné à 30 ans de réclusion dans l’Etat français – peine à la suite de laquelle l’attendrait une autre peine dans l’Etat Espagnol. Il est malade de la sclérose en plaque et son maintien en prison est tout simplement illégal.

 

Un autre prisonnier basque, Txistor Haranburu, est détenu depuis 25 ans.

 

La France réprime les peuples en lutte

 

Tous les ans, des militants et militantes sont arrêtés et placés en garde à vue anti-terroriste, jugés pour terrorisme. De jeunes militants basques attendent 3 ou 4 ans leur procès en prison.

 

Partout dans le monde, la France réprime les peuples en lutte. En ce moment, nous avons les yeux rivés vers la résistance kurde.

 

La France a de solides accords concernant la répression avec la Turquie, des militants et militantes turcs croupissent dans nos prisons. Elle n’hésite pas à réprimer le mouvement kurde et laisse commettre des assassinats sur son propre territoire. Des contrats de constructions de prisons passés entre la France et la Turquie y ont fait des milliers morts parmi les militants et militantes kurdes et turcs.

 

Notre pays a des intérêts dans la région et est l’un des responsables du chaos dont les peuples de Palestine, d’Irak, de Syrie sont les victimes. Pas étonnant qu’il réprime les luttes en soutien à la Palestine et pas étonnant qu’il refuse de libérer Georges Abdallah.

 

Toujours plus de contrôles policiers, de violence, de répression, voici ce que nous voyons à l’encontre des classes populaires dans nos frontières.

 

Nous sommes solidaires de toutes les luttes d’émancipation des peuples Nous refusons la répression qui s’abat sur celles et ceux qui se battent pour la liberté de leur peuple, contre l’impérialisme, contre l’oppression nationale. Nous exigeons la libération de tous les prisonniers et prisonnières politiques.

 

Liberté pour Georges Abdallah

Liberté pour tous les peuples en lutte contre l’impérialisme et l’oppression nationale

IPEH ANTIFAXISTA, SRI-BAIONA, AFA-PAU, OCFR, RASH IPAR EUSKAL HERRIA, OCFR

Libération de Georges Adballah, libération de tous les prisonniers malades, liberté pour tous les prisonniers politiques

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Georges Abdallah, #Pays Basque, #Répression, #prison

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Publié le 24 Septembre 2014

Solidarité avec Joel !

 

Notre camarade de lutte Joel, militant antifasciste, indépendantiste et communiste libertaire passera en procès à Baiona le 6 octobre. Il avait été arrêté le 24 Juin 2013, alors qu’un contre rassemblement était organisé pour s’opposer à l’organisation d’un rassemblement homophobe à Baiona.

Un homophobe avait commis une insupportable provocation qui avait entraîné une réaction de notre camarade. Joel avait été placé en garde à vue. L’homophobe n’avait pas reçu d’ITT.

Le maire d’Arcangues, farouche opposant au mariage pour tou-te-s, était présent lors de ce rassemblement homophobe. L’évêque de Bayonne, « Monseigneur » Aillet, qui officie à la cathédrale St André, à côté du Petit Bayonne, quartier militant de la ville, est lui-même un intégriste, coutumier des provocations contre les militant-e-s basques. La cathédrale St André est fréquentée par les intégristes bordelais-e-s. L’AGRIF qui lutte contre la « christianophobie » avait déjà déposé plainte contre les militant-e-s progressistes et antifascistes d’Iparralde (pays basque nord).

Tenir un procès plus d’un an après les faits, alors qu’ils sont mineurs, c’est une preuve de plus  l’acharnement judiciaire contre les militant-e-s indépendantistes basques. C’est également une preuve que le PS, loin de défendre celles et ceux qui luttent contre les fascistes, contre la transphobie, la lesbophobie et l’homophobie, les réprime. Les contradictions, nous le disons depuis des années, entre les différents camps de la bourgeoisie, sont moindres par rapport à celles qui nous opposent à elle.

Nous sommes solidaires de Joel, en tant que militant indépendantiste, en tant qu’antifasciste, en tant que communiste libertaire.

Nous sommes concerné-e-s par les mesures de répression qui touchent les militant-e-s basques, car nous les considérons pleinement comme des camarades. Nous sommes respectons le droit à l’autodétermination du peuple basque et à choisir ses formes de lutte, pacifique ou violente. Nous respectons également le droit du peuple basque à s’organiser pour mener cette lutte.

Nous sommes concerné-e-s par la répression qui touche les antifascistes, dont nous-mêmes nous avons été victimes, car nous considérons essentiel de s’organiser contre la division que sème la bourgeoisie dans nos rangs et contre la terreur fasciste.

Nous partageons, de plus, avec Joel, un ensemble de positions politiques poussées et le considérons comme un militant révolutionnaire.

Nous suivrons donc avec attention ce procès, serons présent-e-s, et tâcherons d’assumer au mieux nos tâches de solidarité avec Joel.

Face à la répression fasciste, policière, judiciaire, soyons solidaires !

Errepresio faxista, poliziala eta judizialaren aurrean, elkartasuna erakutsi !

Solidarité avec Joel

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Répression, #Antifascisme, #Homophobie

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Publié le 26 Novembre 2013

DE LA PRISON DE LYON: SOS!!!


Le centre de détention de Corbas, à Lyon, est une prison cruelle qui cherche à bafouer la dignité des prisonniers en les obligeant à vivre dans des conditions inhumaines. La prison de Corbas applique une politique pénitentiaire qui a pour seul but la destruction des détenus : l’oppression, l’isolation et la torture psychologique sont quotidiens. Pour démontrer le vrai visage que nous avons évoqué de la prison de Corbas, nous pouvons prendre en compte que la dite prison, en 2012, a le taux de mortalité le plus haut entre tous les prisons de l’Etat Français. La situation des prisonniers politiques basques incarcérés à Lyon est tout aussi déplorable. Depuis 2011, les premiers prisonniers politiques basques incarcérés à Lyon, qui sont nos proches et amis, ont effectués plusieurs luttes au sein de l’établissement pénitencier dans le but d’obtenir une amélioration des conditions de vie. Malheureusement, la direction et les fonctionnaires de surveillance ne cessent de vouloir leurs enlever le peu qu’ils ont réussi à obtenir.
Pour faire face à ces attaques, les prisonniers politiques continuent de lutter dans un cadre qui leur est complètement hostile : rassemblement dans la cour, refus de prendre le repas, blocage de la promenade, affichage dans les fenêtres et murs…
La réaction des fonctionnaires de surveillance est aussi à dénoncer : ils s’opposent à l’amélioration des conditions de vie et donc s’interposent devant les multiples demandes des prisonniers politiques basques. Nous voulons également rappeler qu’il y a déjà eu une tentative d’attaque physique contre un membre du collectif des prisonniers politiques basque.
Dans ces conditions et dans le but que les choses changent, les prisonniers politiques basques incarcérés à Lyon ont décidé de refuser de rentrer dans leurs cellules respectives. La réaction de la direction fut immédiate : des policiers anti-émeute ont violemment et de force rentrer nos amis et proches dans leurs cellules, en provocant des  blessures et contusions.
Nous aussi, en tant que visiteurs et proches des basques incarcérés à Corbas avons subi, le totalitarisme et la cruauté de la prison : 3 d’entre nous ont vu leurs visites supprimées pour avoir porté des Tee-shirts revendicatifs ! De plus, ils seront jugés le 25 Novembre prochain et peuvent encourir une peine de 1 an de prison et 7 000 Euros d’amande !

Pour dénoncer ces faits et en générale cette affreuse situation, nous avons décidé de mettre en marche une campagne de sensibilisation et de dénonciation en envoyant massivement des lettres aux différentes institutions et administrations qui sont concernées dans l’affaire évoquée jusqu’à présent. Nous leurs avons également envoyé une pétition qui en très peu de jours a réuni plus de 1 000 signatures !


Le 19 Novembre dernier, une représentation des familles et proches des prisonniers politiques basques a rencontré le directeur du centre pénitencier de Lyon Corbas. Le directeur leur a promis que les néfastes épisodes de ces derniers mois ne vont plus se reproduire. C’est pour cela que nous avons annulé la marche qui était censé aller du Pays Basque jusqu’à Lyon le week-end du 30 Novembre. Tout de même nous restons attentifs à la réaction de la prison et surtout de la direction et des surveillants. Si les conditions de vie de nos frères et soeurs ne changent pas, nous serons dans l’obligation d’agir ! Via ce communiqué nous exigeons le respect des droits des prisonniers politiques basques !

LES PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES AU PAYS BASQUES !
Familles et amis des prisonniers politiques basques

 

LYONGO ESPETXETIK SOS!!!

 

Lehenik eta behin, gure babes eta besarkadarik beroenak helarazi nahi dizkiegu Sevillan 26. egunez gose greban aurkitzen diren Euskal preso politikoei eta haien senide eta lagunei. Lyon-Corbas, 2009 urteaz geroztik, presoen duintasuna zanpatu, eta haiek bizi baldintza kaxkarrenetan bizitzera zigortzen dituen espetxe krudela da. Presoen zanpaketa, isolamendua, eta haiekiko etengabeko tortura psikologikoa bilatzen duen espetxe politikaz baliatuz, presoaren erabateko suntsiketa dute helburu bertan. Honen guztiaren ispilu izan daitekeen adibide bat, 2012.urtean, proportzionalki Frantziako espetxeen artean bere buruaz beste egin duten presoen eta heriotzen tasa altuena duen espetxea dela aipatu genezake.

Lyongo espetxean aurkitzen diren euskal preso politikoek pairatzen duten egoera ere jasangaitza da; gure lagun eta senideek 2011ko martxoaz geroztik, bertako lehen euskal presoak izanik, zenbait lorpen izan dituzte, beraien, eta aldi berean bertan aurkitzen diren beste 800 presoen, detentzio baldintzak hobetzerako bidean, buruturiko hainbat borrokaldien harira; lorpen guzti hauek deuseztatzeko saiakerak nabariak izaten ari dira ordea. Baldintza hauen okertzea salatzeko asmoz, protesta ekimen ugariak egiten hasi dira; kontzentrazioak, bazka errefusak…
Espetxezainekin probokazio eta talkak hain ugariak bihurtu diren honetan, beraietako batek eraso saiakera bat egin zuelarik kide baten aurka, espetxezainak berak euskal presoen “onura tratua”ren aurka mobilizatzen hasi dira; onura tratu deritzote, zigorrak pairatzeari, beste gizonek bezela aktibitateak egitearen debekuari, etxetik 900 km-tara egoteari…
Hau guztia salatzeko asmoz, gure lagun eta senideek zigor ziegetara beren kabuz joateari uko egitea erabaki zuten, zuzendariarekin bildu arte, erantzuna berehalakoa izan zelarik; antidisturbioz jantzitako espetxezainak bidali zituen zuzendariak gure lagunen aurka, indarrez eta kolpez zigor ziegetara eramanaz; eraso larria jasan zuten beraz,
zaurituak gertatu zirelarik. Senideok ere eraso hauek pairatu ditugu, bisitan zihoazen 3 lagunek kamisetak eramateagatik bisita gabe utzi eta atxilo eraman zituztelarik; Azaroaren 25ean dute epaiketa, urtebeteko espetxe zigorra eta 7 mila euroko isuna jaso dezaketelarik.
Egoera larri hau kaleratzeko helburuarekin beraz, guk ere, senide, lagun eta euskal presoen bizi baldintza duinen eskubideeekin sensibilizatuak garen herritarrok kanpaina bat martxan jartzea erabaki dugu, egoera honen errudunak salatuaz, eta bide batez gure lagunen ahots izan gaitezen harresi haietatik haratago. Honela eskutitz bidalketa masibo bat burutu dugu bai espetxeko zuzendariari, eta baita beren eskuetan dauden epaileari ere,1000 sinadura baino gehiago lortuz.
Hau guztiaren ondoren, astearte honetan gure lagunek espetxeko zuzendariarekin elkartzea lortu dute. Honek zin egin die aurreko gertaera guztiak ez direla errepikatuko. Hau dela eta, haien keinuari erantzuteko asmoz, hurrengo astebururako, azaroaren 30erako, prestatuta genuen bertarainoko martxa bertan behera uztea erabaki dugu. Hala ere, hemen aurkitzen garen guztiok gure senide eta lagunen kontrako jazarpenak etetea eta giza eskubideak, benetan, bermatzea exijitzen diogu espetxeko zuzendariari!


EUSKAL PRESOAK EUSKAL HERRIRA!!
Euskal preso politikoen senideak

Communiqué des familles et amis de prisonniers basques de Corbas contre les conditions de détention et la répression

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 23 Février 2013

Soyons solidaires des militants et militantes basques en jugement à Paris

Du 18 Février au 15 Mars a lieu à Paris le procès pour enlèvement et séquestration de 10 militants et militantes basques dont un énième militant accusé d'avoir été chef militaire d'ETA Garikoitz Aspiazu Rubina .

Le mouvement basque compte 700 détenu-e-s, dispersé-e-s principalement dans les Etats français et espagnols, à des centaines de kilomètres de leur famille et de leur peuple.

Les prévenu-e-s ne reconnaissent pas la légitimité de la cour d'Assises qui représente l'Etat français, « Etat qui nie les droits du Pays Basque », l'un des « deux états oppresseurs » belligérants dans ce conflit. Néanmoins, ils ont réitéré devant la cour leur appel « en faveur de la résolution du conflit basque au cœur des appareils de l'Etat français ».

En effet, ETA a annoncé il y a quelques temps une trêve illimitée et souhaite entrer en négociation directe avec les Etats français et espagnols. Pour l'instant, ni l'Etat espagnol ni la France n'ont donné suite à cette volonté de négociation. La répression continue : deux jours après le début du procès, deux arrestations ont eu lieu à Moulins.

La lutte de libération du pays basque est une juste lutte

La propagande médiatique autour de la question basque a réussi à avoir une importante influence vis à vis de la population de l'Etat français, y compris celles et ceux qui y militent. Cela a pour conséquence que l'attitude de beaucoup d'organisations va de l'indifférence à l'hostilité quant à cette question.

Les militantes et militantes basques sont présenté-e-s comme des terroristes. La question basque paraît à beaucoup comme étant séparée de la lutte des classes. Or, basques ou non, nous faisons face au même ennemi, l'Etat français. Ceux qui les enferment et les torturent sont les mêmes qui tentent d'étouffer les luttes ouvrières, expulsent 35 000 sans papiers et portent la guerre en Afrique : c'est le camp des capitalistes. Il n'en existe que deux, le leur et le nôtre, celui du prolétariat.

Si le mouvement d'indépendance basque a été violemment réprimé, c'est parce qu'il a défendu héroïquement les intérêts du prolétariat en portant la revendication de l'indépendance et du socialisme, que ce soit à l'époque franquiste ou après la « transition  ''démocratique'' ». Il n'y a pas de différence fondamentale entre les militant-e-s basques et les militant-e-s progressistes et révolutionnaires du reste des Etats français et espagnols. Si l'Etat français en ressentait le besoin, ils traiterait de la même façon les militant-es françaises. Même s'ils et elles sont traînés devant des tribunaux d'exception, c'est la même classe qui nous juge.

Pour certaines organisations, tous les drapeaux nationaux sont réactionnaires. Le drapeau français est porté par la bourgeoisie, c'est l'étendard de la réaction. Il est donc sain pour les militants et militantes françaises de le repousser. Mais tous les drapeaux ne sont pas des bannières de l'oppression.

Il existe une histoire collective qui relie culturellement et économiquement les individus entre eux. Cela crée le sentiment national. Ce sentiment a une base matérielle. Dans un monde dirigé par les impérialismes, il existe des nations dominantes et des nations dominées qui cherchent à se libérer de l'emprise de leurs oppresseurs.

La négation de la nation, le nihilisme national, a la même conséquence que le chauvinisme : nier aux nations dominées le droit de lutter pour se gouverner elles-mêmes. Ce n'est pas, comme certains et certaines peuvent se dire, de lutter pour libérer son peuple qui divise le prolétariat, c'est refuser ce droit à ces nations, au contraire. Nous ne saurions être libres tant que nous écraserons d'autres peuples.

D'autre part, on ne peut nier que le refus de soutenir les militantes et militants basques révèle l'inconséquence de nombre d'organisations françaises, qui, derrière une phraséologie révolutionnaire, rechignent à soutenir celles et ceux qui sont accusé-e-s de violence. La lutte des classes prend nécessairement des formes violentes. La bourgeoisie est une classe en crise, en déclin, et elle en est d'autant plus violente, prête à tout pour maintenir son pouvoir. Si le prolétariat veut se débarrasser de l'exploitation, de la misère, ses formes de luttes passent inévitablement par la confrontation directe avec la bourgeoisie. C'est la mobilisation massive et déterminée du prolétariat des classes populaires qui lui permet d'obtenir quoique ce soit de la bourgeoisie.

 

Soutenons les revendications des militants et militantes basques

 

Les Etats espagnols et français ont tout fait pour étouffer la lutte des militants et militantes basques : tortures, assassinats et une incarcération massive, bien souvent à vie, de la part la plus courageuse et déterminée de cette nation.

Le Pays basque est avec la Catalogne le poumon économique d'un Etat Espagnol en grave crise. Il est essentiel à la bourgeoisie de cet état pour qu'elle puisse continuer à faire du profit. Quant à la France, elle est elle aussi en crise et se raidit et se crispe dans la répression des mouvements ouvriers et populaires. Et elle fait preuve d'une extraordinaire agressivité au point de vue international, ne cessant pas les coups de force impérialistes ces dernières années.

L'ouverture proposée par les militants et militantes basques ne trouve pas pour l'instant d'écho favorable au sein des états français et espagnols. Au contraire, les provocations se sont multipliées : refus de relâcher un détenu gravement malade pour l'Etat Espagnol (finalement relâché sous la pression). Dans l’État français, ce sont des menaces de mandats d'arrêt européens sur des personnalités, des extraditions effectives de nombreux militants et militantes vers l'Etat espagnol et des toujours des arrestations. Le gouvernement socialiste a traité par dessus la jambe les revendications minimales du peuple basque (comme une collectivité territoriale) comme d'ailleurs il l'a fait avec les nôtres.

C'est avant tout le peuple basque qui est acteur de sa libération. C'est à lui de choisir son destin, et s'il souhaite rompre avec la France, nous ne pouvons que soutenir cette revendication, quelques soient les formes de lutte qu'il choisisse pour arriver à ses objectifs stratégiques.

Nous avons néanmoins notre rôle à jouer en tant que militants et militantes agissant dans l'Etat français. Nous ne pouvons pas admettre que notre bourgeoisie traite des militants et militantes qui sont résolument dans notre camp de cette façon. Et d'autant plus que tout cela se passe dans les au sein de l'Etat où nous vivons également.

La réussite des objectifs du mouvement de libération national basque serait un coup majeur aux Etats français et Espagnols. Chaque coup porté à ces États est un pas en avant vers la libération du prolétariat. Chacune des luttes doit se renforcer mutuellement et aller vers la réussite de nos objectifs.

Être indifférent, c'est être complice. Nous devons soutenir les revendications des prisonniers et prisonnières basques et le droit à l'autodétermination de cette nation.

 

 

Les vrai-e-s terroristes sont au gouvernement !

Liberté pour le peuple basque et ses militants et militantes incarcéré-e-s !

 

Soyons solidaires des militants et militantes basques jugé-e-s à paris

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #Répression, #Pays Basque, #prison

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