Publié le 29 Juillet 2015

Solidarité avec les réfugié-e-s syrien-ne-s de la porte de Saint Ouen

Depuis trois semaines jours, une soixantaine de réfugié-e-s syrien-ne-s sont regroupé-e-s sur un bout de pelouse à l’entrée du périphérique de la porte de Saint Ouen.

Ils et elles ont fui la guerre civile, traversé le Maghreb pour entrer en Europe par Ceuta et Melila. Certain-e-s ont été victimes de violences policières dans l’Etat Espagnol. Une majorité d’entre eux et elles souhaitait faire sa demande d’asile en Belgique mais celle-ci les renvoie vers l’Etat Espagnol, leur point d’entrée dans l’UE. Beaucoup refusent de retourner dans l’Etat Espagnol dont le racisme les a marqué.

La préfecture de Paris n’a pour l’instant pas levé le petit doigt hormis pour envoyer la police les harceler.

Rappelons nous qu’il y a peu, le gouvernement souhaitait lancer une offensive militaire contre la Syrie au nom de la solidarité avec le peuple Syrien. Le mouvement populaire contre les réformes libérales de Bachar Al Assad s’est vite transformé en guerre civile. Le fragile équilibre intercommunautaire et entre clan s’est brisé. Emietter la société de la Syrie, du Liban, pour empêcher la résistance à l’impérialisme, ça a toujours été le plan de la France. Aujourd’hui, c’est à  une force de destructuration globale de la société du Moyen Orient, pur produit des jeux de billards à trois bandes des puissances impérialistes et régionales, que les peuples de Syrie doivent faire face : Daesh.

L’Etat français n’a jamais été solidaire des peuples de Syrie, du Liban, au contraire, il a toujours soutenu les forces réactionnaires et semé la guerre civile. Cette hypocrisie, la situation des réfugié-e-s syrien-ne-s en est la preuve. Les loger et leur donner le statut de réfugié-e-s ne coûterait rien. L’inaction de l’Etat est politique.

Si l’Etat n’accorde pas d’importance à la situation des réfugié-e-s syrien-ne-s, la population du quartier, les associations caritatives et la mosquée font preuve de solidarité. Les habitant-e-s des quartiers populaires ont bien souvent du eux et elles aussi quitter leur pays pour des raisons économiques ou pour fuir les guerres menées par la France. Ils et elles font face chaque jour à un Etat raciste et au service des classes dominantes.

De Vintimille à Calais en passant par la Chapelle, la question des réfugié-e-s et du sort qui leur est réservé par l’Etat prend de l’importance.

L'OC-FR appelle à la mobilisation. Comme ceux/celles de la Chapelle ou d'Austerlitz, les réfugié-e-s Porte de Saint-Ouen ont besoin de soutien. La Mairie de Paris a prévenu qu'elle ne laisserait pas de nouveaux campements se former, en utilisant la force policière si nécessaire.
Les réfugié-e-s demandent des papiers et des logements : cette semaine, une partie des syrien-ne-s a été évacué par la police. Montrons notre solidarité, l'issue est politique et c'est par la lutte qu'elle sera obtenue !

Face au racisme de l’Etat français, développons et renforçons la solidarité populaire avec les réfugié-e-s et tou-te-s les migrant-e-s.

Solidarité avec les réfugié-e-s syrien-ne-s de la porte de Saint Ouen

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Syrie, #Sans-papiers, #Paris

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Publié le 23 Juillet 2015

 
Après le massacre de Suruç (Pirusê): renforcer la solidarité avec le Rojava !
 
Le 26 Janvier, la libération de Kobanê par la résistance Kurde et ses allié-e-s, après plusieurs mois de siège par Daesh suscitait l’enthousiasme des progressistes du monde entier.
Cette bataille, qui avait vu l’affrontement de deux conceptions du monde diamétralement opposées, avait été salué comme un deuxième Stalingrad (selon l’expression des combattant-e-s Kurdes eux/elles-mêmes ).
A l’époque, nous avions présenté cette victoire non comme une simple victoire du peuple kurde mais comme une victoire des peuples du monde entier.
Nous reprenions l’analyse du principal dirigeant politique de la résistance, Saleh Muslim, qui soulignait la participation à la victoire des différentes communautés de Kobanê (Arabes, Arménien-ne-s...) mais aussi de combattant-e-s internationalistes venus leur prêter main forte.
Comme Stalingrad, Kobanê était en ruine, mais elle avait tenu bon. Son existence était un affront et un défi aux milices de Daesh, comme la vie est un défi à la mort. 
Le 25 Juin, une colonne motorisée de Daesh passait la frontière turque pour perpétrer un massacre dans les quartiers périphériques de la ville : 200 mort-e-s en quelques heures. 
Il ne s’agissait pas de reprendre pied dans la ville, mais d’infliger la plus grande souffrance possible aux habitant-e-s de Kobanê pour les punir d’avoir gardé la tête haute.
Ce massacre n’aurait pas été possible sans la complicité de l’Etat turc qui sait contrôler ses frontières quand il s’agit d’empêcher l’établissement d’un corridor humanitaire entre Kobanê et le Kurdistan de Turquie (Bakur).
Quelques jours plus tard, la résistance reprenait le contrôle de Tall Abyad, une des dernières villes du Kurdistan de Syrie (Rojava) contrôlée par Daesh.
L’Etat turc annonçait alors, par des canaux officieux, sa volonté d’envahir le Rojava, pour y établir une zone tampon et protéger ses petits chéris de Daesh contre les méchant-e-s « terroristes » des unités de protection du peuple (YPG) et des unités de protection des femmes (YPJ, unités féminines non-mixtes).
Comme les choses ne pouvaient pas être présentés aussi crûment, l’Etat turc invoquait des raisons humanitaires : les YPJ et YPG auraient brûlés des maisons appartenant à des Arabes et des Turkmènes provoquant un exode de populations civiles.
Quelques jours plus tard, le Président Russe Poutine menaçait d’envoyer l’armée Russe sur le territoire turc si l’armée turque rentrait sur le territoire syrien. La diplomatie turque entamait alors un rétropédalage pathétique.
Notons que la diplomatie française a soutenu cette idée d’une zone tampon, avancée par l’Etat turc depuis le début de la guerre en Syrie (2011), et surtout à partir de l’été 2012, au fur et à mesure que les trois cantons (régions) du Rojava se dotaient d’institutions autonomes. 
 
Le Rojava autonome est un démenti cinglant à la propagande turque sur le caractère chauvin et ethniciste de la lutte kurde. 
Loin de s’attaquer aux minorités turkmènes et arabes, les dirigeant-e-s du Parti de la Vie Démocratique (PYD) qui dirigent le processus politique ont tenu à associer étroitement ces minorités à l’ensemble de l’administration civile sur la base de leurs poids démographiques respectifs, ce qui permet de lutter contre l'éclatement confessionnel des peuples et des états, projet de longue date des impérialistes.
A chaque étape du processus, le consensus entre les différentes identités religieuses et culturelles est recherché.
Les principaux partis kurdes de Syrie, de Turquie, et d’Iran partagent l’analyse que la naissance d’un Etat-nation unitaire kurde serait contre-productif et porteur de nouveaux drames et de nouvelles épurations ethniques, dans un territoire qui est une mosaïque de communautés. Ils ne souhaitent pas toucher aux frontières nées des précédents traités internationaux (notamment celui de Lausanne, 1924). Ils souhaitent développer partout où c'est possible des espaces autonomes de coexistence des communautés, où chaque groupe puisse exercer pleinement ses droits démocratiques et développer sa culture (dans un esprit démocratique, pro-féministe et écologique). Ils considèrent que le dépassement des frontières ne peut venir que de l'élargissement de ce modèle au reste du Moyen-Orient.
 
Voilà ce que ne peut pas comprendre l’Etat turc, Etat unitaire, structurellement raciste et sexiste, fondé sur le génocide du peuple arménien et la spoliation de ses biensmaintenu par des massacres et des répressions contre les minorités nationales et religieuses. Derrière le fantasme d’exactions Kurdes contre les populations Arabes et Turkmènes, se cache une logique de victimisation propre aux états coloniaux qui justifient leurs crimes et leur répression par le danger imaginaire représentés par les groupes minorisés. C’est la logique des accusations en miroir qui ne reflètent que l’inconscient exterminateur de ceux qui les profèrent. 
 
De son côté l’Etat Français, également unitaire et structurellement raciste et sexiste (il a servi de modèle institutionnel et idéologique aux fondateurs de l’Etat turc) , voit lui-aussi d’un très mauvais oeil l’autonomie du Rojava qui gêne ses propres plans de démembrement de l’Etat syrien.
 
Le massacre survenu lundi 20 Juillet à Suruç est un nouvel épisode de la longue haine de l’Etat turc contre le peuple Kurde et ses allié-e-s progressistes qui accourent actuellement de Turquie et du monde entier pour reconstruire Kobanê et défendre le Rojava. 
Il s’agit d’isoler le peuple Kurde en brisant une solidarité internationale insoutenable pour l’Etat turc. 
 
Pour cela, une fois de plus, l’Etat turc a laissé agir Daesh pour mener à bien ses plans monstrueux tout en prenant un air dégagé.
Ce jour-là, alors que les jeunes progressistes et communistes turc-que-s et kurdes parlaient à la presse de la mission de reconstruction qu’ils/elles allaient effectuer à Kobanê, une voiture piégée a explosé, conduite par une jeune femme de 18 ans, simple chair à canon au service des cauchemars patriarcaux et féodaux nourris par les chefs nihilistes de Daesh.
L’explosion a fait 35 morts dans le centre culturel de la ville de Suruç (Pirusê) où nos camarades étaient hébergés.
Le même jour, une autre voiture piégée venue de Turquie explosait au sud de Kobanê, tuant son conducteur et deux combattants des YPG. 
Ces deux attentats font suite à d’autres. La veille, une des dernières ville d’Irak où Chiites et Sunnites coexistaient pacifiquement, a été attaquée selon le même mode opératoire.
Plusieurs locaux d’organisations de la résistance palestinienne à Gaza ont aussi subi des attaques du même type ce même-jour.
Le Hamas et le Mouvement pour le Jihad Islamique Palestinien qui ont été spécifiquement ciblés, sont des ennemis privilégiés de Daesh qui considère la revendication d’un Etat Palestinien comme impie et idolâtre. Daesh nie l’existence du peuple palestinien. Daesh veut détruire la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans au sein de ce peuple en résistance. 
Ces attaques révèlent le vrai visage de Daesh, un instrument de division et de déstructuration des peuples au service des puissances impérialistes, des pétro-monarchies réactionnaires et de leur alliés sionistes. 
Chaque jour davantage les peuples et les communautés du Moyen-Orient, niés dans leur diversité, s’unissent pour balayer cette barbarie née du pourrissement de l’impérialisme et prônant la négation des peuples . 
 
Nous, communistes dans l’Etat Français exprimons notre solidarité aux habitant-e-s de Suruç. Nous savons la solidarité dont ils ont su faire preuve sous la direction de leur municipalité et notamment de la co-maire Fayza Abdi, pour accueillir deux vagues de réfugié-e-s: d'abord des Kurdes de confession yézidie, chassé-e-s des monts Sinjar (Kurdistan d’Irak) par Daesh à l’Été 2014, puis les familles des combattant-e-s de Kobanê à partir de l’automne. Aujourd’hui 20 000 réfugié-e-s vivent à Suruç. Les femmes yézidies, systématiquement violées par Daesh peuvent se reconstruire au sein de groupes de paroles non-mixtes encadrés par des soignantes. Un grand respect est également accordé à leur identité culturelle. 
En frappant dans cette ville, Daesh a voulu punir ces habitant-e-s de leur courage et de leur solidarité.
Nous avons une pensée particulière pour nos camarades tombés à Suruç alors qu’ils/elles allaient apporter leur solidarité à Kobanê. Ces hommes et ces femmes aimaient la vie. Pour la plupart de conviction matérialiste, ils/elles avaient tout leur bien sur Terre et n’escomptaient pas de récompense après leur mort. Ils/elles ont choisi en conscience d’assumer l’ensemble des risques de leur mission, précisément parce qu’ils/elles pensaient, comme l'avait écrit autrefois de sa prison le poète communiste Turque Nâzim Hìkmet que la vie n’était pas une plaisanterie et qu’il fallait la prendre au sérieux. Ils/elles sont mort-e-s pour défendre la vie, comme la communiste et militante LGBT afro-allemande Ivana Hoffmann (Avasin Tekosin Günes) morte en Février les armes à la mains pour défendre Rojava, bien qu’elle haïssait la guerre. 
Ivana Hoffmann a bien décrit l'état d'esprit des internationalistes dans sa dernière lettre: c'est plein d'amour et de reconnaissance envers la vie, plein d'amour et de reconnaissance envers celles et ceux qu'ils/elles aimaient qu'ils/elles ont fait ce choix. Ils/elles se sentaient responsables envers leurs proches, mais aussi envers tous les peuples du monde. 
Ces camarades ont été les plus grand-e-s amoureux/euses de la vie. Ils/elles l’aimaient dix-milles fois plus que les nihilistes de Daesh n’aiment la mort et c’est pour cela que leur cause triomphera car la vie triomphe toujours.
La bourgeoisie cherche à nous inculquer la philosophie de Ponce-Pilate : elle nous enjoint à ne «  pas jouer les héros » et à appeler la Police quand nous sommes témoin d’un meurtre ou d’un viol alors que nous savons que la Police ne viendra pas à temps, ou qu’elle s’en fout. Nous devons refuser les symétries odieuses que la bourgeoisie cherche à établir entre celles et ceux qui viennent du monde entier pour détruire le Moyen-Orient avec Daesh et celles et ceux qui viennent du monde entier pour aider à reconstruire Kobanê et à construire un Rojava démocratique, pro-féministe et écologiste. Depuis 2011 nous sommes témoins quotidiennement de centaine de milliers de meurtres et de viols perpétrés en Syrie et en Irak par les milices réactionnaires et nous n’attendons plus rien du gendarme impérialiste qui porte une responsabilité écrasante dans cette situation. Nous attendons tout de la solidarité internationale des peuples et nous devons en prendre la tête.
Les camarades tombés à Suruç doivent vivre dans notre coeur. De nous seul-e-s dépend la pérennité de leur action. Nous devons renforcer partout où nous sommes les collectifs de soutien à Kobanê et au Rojava.
 
Pour notre organisation, il est impératif que se construise un mouvement de solidarité anti-impérialiste là où nous militons. C’est notre responsabilité et c'est ce à quoi nous nous attelons. Il ne s'agit pas d'"exotisme révolutionnaire": c'est une lutte internationale, nous avons tou-te-s à apprendre pour notre propre lutte contre notre propre bourgeoisie de la lutte du peuple kurde, des femmes kurdes et de leurs allié-e-s. Nous avons tou-te-s intérêt à leur victoire, comme autrefois à la victoire de la République espagnole contre les fascistes, comme ailleurs à la victoire du peuple palestinien ...
 
Vive la lutte des peuples du Moyen et du Proche Orient !
Solidarité internationale anti-impérialiste !
 
Après le massacre de Suruç (Piruse): renforcer la solidarité avec le Rojava

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #Répression, #Kobane

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Publié le 13 Juillet 2015

L'OC-FR est une organisation communiste, Marxiste-Léniniste qui s'est constitué de militant-e-s issus du Roc-ML. Nous avions alors posé l'unité des communistes comme priorité de notre groupe dans l'état Français. Nous étions motivé-e-s enthousiaste, mais aujourd'hui cet élan spontané s'est rompu après que nous ayons côtoyé d'autres organisations qui nous ont cassé-e-s, mais aussi après nous être confronté à des événements douloureux La violence dont nous avons été victime a généré une pression déstabilisante en interne : c’était son but.
Si nous avons reçu de la solidarité, d’autres ont tracé un cordon sanitaire entre nous et eux pour ne pas être confronté - e-s à la violence, d’autres font preuve d’indifférence et d’autres en ont profité pour nous etouffer.

Nous étions naïfs de faire spontanément confiance aux autres groupes, et de croire que parce que l'on se revendiquait communiste, nous étions spontanément camarades et partagions les mêmes objectifs.

Nous avons déchanté à propos de ce milieu, sectaire, où les organisations, plutôt que de s'entraider dans la lutte, se tirent dans les pattes pour de faibles enjeux de pouvoirs, alors que notre faiblesse et marginalité est flagrante. Ces enjeux à nos yeux sont pourtant risibles et ne représentent rien à l'échelle de l'état français, mais visiblement, c'est suffisant pour ces groupes pour sans cesse vouloir nous porter des coups.

De ce contexte et cette situation, notre organisation a produit une analyse et en produira d'autres. Alors que notre ennemi, les bourgeois-e-s et l'impérialisme sont forts, nous passons notre temps à défendre notre peau contre d'autres groupes. Nous voudrions utiliser notre énergie tournée vers la classe ouvrière, mais régulièrement d'autres militant-e-s nous rappellent leur hostilité à notre égard. Ils/elles savent que l'on est faible, moralement, numériquement, alors ils/elles pensent à chaque fois pouvoir porter le dernier coup à notre égard. Mais nous tenons bon, car notre motivation n'est pas liée à quelques petits enjeux de pouvoirs, mais à faire la révolution, objectif que nous gardons en vu, à terme.

Cela ne peut cependant jamais se faire, si nous ne sommes pas capables entre nous de gérer collectivement la violence, les traumastismes, la solidarité. Certaine-e-s préfèrent traiter de "folle" ou de "pute" les militantes qui dénoncent cette réalité, au sein du milieu militant. Pouvons-nous le tolérer?

Si nous ne sommes pas capables de gérer la violence et les crimes racistes, sexistes, homophobes, etc, alors nous ne pouvons pas nous prétendre révolutionnaire.

Aujourd'hui, alors que nous y sommes quotidiennement confronté - e-s, nous considérons que nous devons réagir. C'est pour nous déjà une ligne de démarcation. Nous dénonçons ce milieu sectaire, destructeur, où les organisations préfèrent utiliser leurs énergies à mener des offensives contre d'autres organisations, d'autres militant-e-s, et n'ont en réalité aucun soucis pour la vie humaine. Ils oublient que notre combat est une lutte sans cesse contre la mort et l'exploitation des capitalistes. Ces violences, ils/elles les répercutent chez nous. Ceux/celles-là ne devraient pas avoir leur place dans les espaces de solidarité populaire.

 

A bas les sectes, vive le communisme

 

Les lignes de démarcation au sein du mouvement communiste

Les débats théoriques ne sont pas coupés de la pratique. Au contraire, la théorie, c'est passer de la pratique au concept. Lorsque des questions se sont posées au cours de l'histoire au mouvement ouvrier, différentes théories se sont affrontées. Une théorie validée par la pratique comme conforme à l'idéologie prolétarienne est scientifiquement validée. Elle passe du statut de théorie à celle de ligne de démarcation.

Aujourd'hui le mouvement maoïste international est traversé de contradictions, notamment autour des éléments de synthèse apportés par Gonzalo à propos des écrits et de l'expérience de mao.

Les divisions historiques entre "enveristes" et "maoïstes" sont encore la cause de contradictions assez fortes entre diverses organisations communistes, par exemple au Maroc.
Nous même ne pensons pas que la contradiction entre enveristes et maoïstes soient indépassable. Nous souscrivons notamment aux analyses du MLKP, "enveristes" alors que nous puisons moins auprès des analyses des maoistes turcs.

D'autres organisations se référent au guevarisme dans les pays dominés (ex : le DHKPC en Turquie).

La question de staline reste marginale.

 

Il paraît tout à fait juste de tracer des lignes de démarcations nettes entre par exemple nous et les réformistes (la révolution s’étant montrée comme le moyen pour le prolétariat d'accéder au pouvoir et le réformisme de le garder sous la coupe de la bourgeoisie). L'expérience a montré de quel côté entre idéologie bourgeoise ou prolétarienne penchaient les deux.

Les schismes dans le mouvement ouvrier se créent d’abord par une accumulation quantitative de contradictions qui débouche sur un bond qualitatif : un se divise en deux.

Les lignes de démarcation sont tracées par les questions que pose la lutte des classes au mouvement ouvrier.

La démarcation se fait avant la validation scientifique de telle ou telle ligne comme étant propre à amener le prolétariat à la victoire ou à rejeter comme bourgeoise.

Lorsque deux théories s’affrontent, une démarcation se trace. Lorsque Lenine, pour reprendre cet exemple, a voulu bâtir un parti du prolétariat en Russie, ses théories sur le parti restaient des théories qui n'avaient pas été validée par la pratique. Lorsque les bolcheviques se sont opposés aux sociaux chauvins, ils n'étaient pas grand chose dans le mouvement communiste international dont Kautsky était lui une sommité.

Néanmoins les théories et sur la guerre impérialiste des bolcheviques ont tracé des lignes de démarcations. Les bolcheviques et les mencheviks se sont séparés. Les bolcheviques ont mis en pratique leur théorie et transformé la guerre impérialiste en guerre révolutionnaire.

Les lignes divergentes ainsi tracées autour de théories correspondaient réellement à des pratiques antagoniques vis-à-vis des questions posées par la lutte des classes.


Aujourd'hui, dans les pays impérialistes, en quoi l'universalité de la stratégie de la guerre populaire est elle une ligne de démarcation ?

Il y a-t-il une seule organisation dans un pays impérialiste pour laquelle se démarquer d'organisations pensant que l'insurrection est la stratégie valable en pays impérialiste est une nécessité pratique car les "insurrectionnalistes" étroits freinent le déclenchement de celle ci ?

Il y a-t-il en pays impérialiste une seule organisation pensant que la stratégie de la guerre populaire est réservée aux pays dominés qui soit à l'aube de déclencher l'insurrection et doive affronter des militant-e-s qui pensent que l'heure reste à la tactique de la petite guérilla tant que l'équilibre stratégique ne sera pas atteint ?

S'il existait ce type de contradictions, ayant une incidence concrète sur la pratique de partis révolutionnaires en pays impérialistes, la question de l'universalité de la stratégie de la guerre populaire prolongée serait une ligne de démarcation et nécessiterait une rupture organisationnelle. En l'état, pour nous, cela reste une théorie à laquelle nous souscrivons, mais nous n’en faisons pas une ligne de démarcation.

 

En faire une ligne de démarcation, c'est sortir de la pratique maoïste de la lutte de ligne pour entrer dans le dogmatisme le plus complet. C'est ériger des théories en dogme. La lutte entre deux lignes, une ligne bourgeoise et une ligne prolétarienne, elle a une base matérielle concrète, celui de l'affrontement entre deux classes. Le reste n'est que scolastique.

Porter des dogmes tels que "l'universalité de la stratégie de la guerre populaire prolongée", c'est agir en idéaliste, pas en matérialistes.

 

Fétichisme dogmatique, fétichisme d’organisation : nous restons à l’époque des sectes

Si aujourd'hui des organisations groupusculaires se saisissent de questions théoriques pour en faire des dogmes, c'est parce qu'il y a une ligne de démarcation qui coince. Celle de la rupture avec la nature de secte. Nous aussi avons échoué à dépasser cette ligne de démarcation.

Nous disons secte au plein sens du mot. Les sectes sont portées par une croyance téléologique en ce que cette organisation elle seule porte les dogmes qui lui permettront de faire la révolution.

Nous disons téléologique car aucune secte n'a une activité qui va lui permettre de faire la révolution. Fétichisme autour de dogmes qui ne sont en aucun cas vérifiables par la pratique. Fétichisme de la secte envers elle même car elle seule porte les dogmes qui lui permettront de faire la révolution, les autres étant des hérétiques.

On en arrive à des aberrations.

 

Cet état de secte dans lequel végètent les communistes a une base matérielle : celle de la petite bourgeoisie.

Dans les pays impérialistes, la force de l'idéologie bourgeoise gangrène de l'intérieur les organisations se revendiquant du communisme.

Dans l'état français, une recrudescence de groupes de jeunes ayant créé des organisations para - communistes, rejoint des organisations existantes, créé des organisations dans les années 2000 venaient pour la plupart du mouvement étudiant comme la majeure partie du milieu militant tel qu'il est actuellement.

Cette origine petite bourgeoise n’a rien arrangé.

Les sectes jouent un rôle de sauvegarde sociale pour une petite bourgeoisie en déclin et de personnes issues des classes populaires qui voient leur progression sociale stoppée par la situation économique.

Nous sommes dans un pays impérialiste en crise où la précarité rend difficile toute construction d'une cellule familiale. La plupart de nous viennent d'une classe désorganisée et individualiste ou ont rompu avec leur milieu d'origine.

Les sectes offrent à la fois des capitaux sociaux, économiques et affinitaires à leurs adhérents. C'est cette base matérielle là qui est à protéger à tout prix, pas des principes politiques. Ce n’est pas au nom de la défense de la théorie du fascisme moderne qu’on viole, harcèle et tape nos camarades, mais au nom de la défense de la secte comme espace économique.

L’économie interne à la secte est un moyen également de tenir les adhérent-e-s. Les capitaux économiques et sociaux ne sont pas également répartis à l'intérieur de la secte et que ceux qui y sont socialement dominant-e-s les accumulent en entretenant des rapports d'oppression et d'exploitation au sein de la secte.

Pour les adhérent-e-s, peu à peu, espace affinitaire, politique et petite économie domestique se confondent, faisant de l’organisation une nécessité vitale pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens économiques et sociaux de se reconstruire en cas de disparition de la secte ou d’exclusion. Rapports de maître-ss-e à esclave, violences sexistes se nouent dans ces espaces affinitaires clos.

Le regroupement en secte apparaît comme un moyen de se protéger de la violence pour la petite bourgeoisie.

 

Dans un pays impérialiste, la petite bourgeoisie entretient un rapport contradictoire à la violence. Alors que c’est la violence de l’impérialisme qui lui permet de maintenir son train de vie, elle-même n’y est pas directement confrontée et redoute de, par la dégradation de sa situation sociale, devoir l’affronter.

 

Commençons par être capables de nous positionner par rapport aux lignes de démarcation que la vie nous pose

 

La lutte des classes, le système patriarcal, l'impérialisme en posent à chaque instant aux révolutionnaires, des lignes de démarcations. Nous vivons dans un état policier et de ségrégation raciale. Nous vivons dans un impérialisme en crise, qui engendre une violence barbare.

Les sectes n’échappent pas à la lutte des classes.

Quand la question principale qui se pose, c'est celle de la validité ou non de la stratégie de la guerre populaire, se positionner sur ces faits matériels et concrets est secondaire, parasitaire.

La petite bourgeoisie est habituée, par contre, à ce que la violence tombe sur les opprimé-e-s. Viols et violences racistes et sexistes sont des choses qui ne la choquent pas.

Nous, communistes, ne refusons pas d’être confronté-e-s à la violence. Nous y sommes confronté-e-s forcément si nous nous tenons aux côtés des opprimé-e-s.

 

Nous mêmes avons eu maille à partir avec des camarades refusant de lever le moindre petit doigt dans nos déboires. Nous demandons à ces camarades comment ils vont faire la révolution s'ils sont incapables de défendre une camarade face à une secte microscopique (alors qu'à l'intérieur des pays dominés et des quartiers populaires, il existe d’incontournables sectes beaucoup plus puissantes auxquelles nous sommes et serons confronté-e-s).

Au sein du "Bloc rouge" ou du Rocml par-exemple, deux organisations que nous avons bien connues, il n'y a jamais eu l'espace pour s'interroger sur les questions de racisme ou de sexisme en interne alors même qu'elles étaient flagrantes.

Que les militant-e-s de sectes arrivent à se positionner sur un viol ou une agression raciste avant de se positionner sur l’universalité de la guerre populaire serait une première étape. Qu’ils ne fassent pas comme des ex-militant-e-s de l’AGEN, avec qui pourtant nous avions participé dans le passé aux mêmes luttes, et en qui nous avions eu naïvement confiance parce que comme nous ils se revendiquaient maoïstes, traiter de pute et mettre des coups dans le visage de la première femme qui a osé revendiquer justice suite à un viol dans ce milieu qui se dit "maoïste".

Le P"C"MF / Bloc Rouge / la Cause du Peuple, le Frap, exemple typique de la secte

Nous n'avons pas été exempts de pratiques sectaires. Nous avions pourtant décidé en 2009 que la lutte contre le sectarisme était une priorité pour la construction du parti (dont nous faisons un fétichisme certain alors que notre nombre n'a jamais été conséquent).

Pour nous, devenir militant-e communiste, c’est prendre le contrôle de sa vie, c’est devenir un-e dirigeant-e capable de mener au sein du prolétariat des luttes. C’est le contraire de la soumission que l’on exige des militant-e-s (et surtout des militantes) au sein des sectes et de la coercition que l’on exerce contre eux et elles par le chantage affinitaire et la menace de perdre capitaux sociaux, économiques en cas de rupture. Nous n'avons pas été étranger-e-s à ces types de pratiques.

Nous avions fondé le Roc-ml avec des militant-e-s enveristes alors que notre groupe se revendiquait de maoïste. Nous avions ensuite, face à leur dogmatisme sectaire, fondé une organisation qui avait pour but de disparaître rapidement et de fonder quelque chose de plus grand.

Rigoureux et rigoureuses jusque là quant à nos pratiques affinitaires para politique nous nous étions laissés déborder sur notre droite et avions adopté des pratiques sectaires.

Parallèlement, nous sommes entrés en relation en vue d’une fusion avec ce qui allait se révéler une secte particulièrement engoncée dans ce statut, que seul peut être le P « C »MLM dépasse en terme de dogmatisme sectaire.

Nous disons secte parce que :

-un "parti" de deux personnes. Oui, le PCMF était un parti où deux personnes avaient le droit de vote à l’époque où nous avons commencé notre processus d’unification.

- Ce parti pratiquait les exclusions arbitraires conformément à ses statuts : devant deux personnes et non pas devant l’ensemble des militant-e-s. Le reste des militant-e-s n’est pas là pour devenir des cadres mais pour être « placé à un poste de combat », de toute façon.

- Le PCMF construisait un Front (le FRAP / la Cause du Peuple) réunissant son cercle sectaire front de toutes les luttes de " France" à 5.

- une secte pour laquelle des dogmes tels que l'universalité de la stratégie de la guerre populaire ou le fascisme moderne (le fascisme ancien mais de type nouveau qui est déjà là mais qui arrive) méritent que ne soient pas respectés les processus de décision entre nos deux organisations. En effet, nous avions décidé d’un débat franc et ouvert de tou-te-s nos militant-e-s afin de mener les débats théoriques en vue d’un congrès. Cela signifiait que les militant-e-s ne pouvaient être tenus par toutes les positions idéologiques de leurs organisations mais par celle de la base minimale que nous avions convenue.

Cela était nécessaire pour arriver à autre chose qu’un congrès entre deux fractions ce qui est contraire à toutes les règles de fonctionnement des organisations communistes. Débat franc et ouvert qui n’a pas été respecté, le PCMF exigeant la défense de l’universalité de la guerre populaire de la part de ses adhérents.

- un parti de deux personnes ayant une telle croyance téléologique en l'importance de ces principes qu’alors qu'une de nos camarades critiques vis-à-vis de ces pratiques et de ces théories a été violée par un militant les soutenant, au moment où elle a suffisamment d'éléments d'enquête pour les dénoncer, ce viol a été l’occasion d’un procès à charge contre elle mené entre hommes blancs suite auquel six mois de harcèlement se sont suivis alors qu’une autre de nos camarades avait quant à elle été violée par un fasciste. Aucune forme de la répression patriarcale n’a été épargnée à nos militantes, ce dans le but de nous annihiler politiquement.

Dans la pratique, il y a des 150 000 femmes victimes de viol dans l'état français par an (estimation basse).

Et il n'y a pas de guerre populaire dans l'état français à l'ordre du jour. Certes, par exemple cette semaine des affrontements ont eu lieu en soutien à une camarade menacée par un barbouze dans le 93. Ce n'est pas un signe de la guerre populaire pour autant car la stratégie de la guerre populaire est une stratégie et donc consciente et dirigée par un état major qui n'existe pas.

Est-ce que la défense de la théorie effarante de stupidité du fascisme moderne est tellement importante qu'elle mérite qu'on en arrive là ? Est-ce que dans nos organisations il est normal d’utiliser le viol comme un moyen de lutte politique, de toute façon ?

Notre physionomie politique a évolué au cours de ces événements. Notre groupe historique s'est séparé. Nous avons affronté la répression interne au milieu militant et continuons à l'affronter.

Fort heureusement, nous savons qu’en dehors du monde clos des sectes, de notre tout petit milieu, il existe des forces dans le prolétariat, dans nos quartiers populaires, forces bien souvent moins réactionnaires que celles des sectes communistes. Nous découvrons chaque jours de nouvelles forces.

Nous n’avons pas la réponse à toutes les questions que nous nous posons, mais nous souhaitons rester organisés. Au moins, aujourd’hui, nous savons mieux que jamais ce dont nous ne voulons pas.

Nous ne pouvons pas dire feu sur le quartier général puisqu’il n’existe pas de quartier général. Alors, nous disons : « Feu sur le quartier minable ».

 

L'OCFR

A bas les sectes, vive le communisme

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Actualité de notre organisation, #Répression, #Féminisme

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Publié le 4 Juillet 2015

Pour une université gratuite et populaire !

Non à l'augmentation des frais d'inscription !

 

L'université est un espace de privilèges pour la bourgeoisie. Les enfants d'ouvriers/ères y sont proportionnellement peu nombreux. Cette tendance va très certainement s'accentuer si les frais d'inscriptions augmentent.

C'est ce que préconise un rapport au gouvernement, de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et de l'Administration de l'Education Nationale et de la Recherche (IGAENR).

Ce document de 300 pages considère la hausse des droits de scolarité.

C'était d'ailleurs attendu, après la loi LRU votée en 2007. Les syndicats étudiants qui mobilisaient avaient à l'époque prévenu qu'avec le passage de cette réforme, les universités seraient amenés à augmenter les frais d'inscription pour financer la pénurie budgétaire.

 

Tout cela est donc la conséquence du processus d'autonomie des universités. La loi LRU, et plus récemment la réforme Fioraso ont accentué sur les campus la mise en concurrence, la rigueur budgétaire, la professionnalisation des programmes, et la sélection à l'entrée de l'université. Aujourd'hui la quasi-totalité des universités sont en déficit.

Tout cela s'est fait sur le dos des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires, qui n'ont pas les moyens d'accéder à des contenus de qualité.

Les frais d'inscription instaurent une sélection sociale, les enfants de prolétaires y sont de moins en moins nombreux. Avec la concurrence, des classements se font chaque année, privilégiant les campus élitistes et bourgeois. Les autres doivent se contenter au mieux d'universités en faillite, dans des locaux vétustes et souvent dangereux avec des diplômes au rabais, peu reconnus par les recruteurs.

Cette réforme a par contre permis aux entreprises privées d'investir dans les universités et les laboratoires de recherche publics. Ils orientent ainsi selon leurs intérêts les programmes universitaires et les études menées gratuitement pour ces grands groupes. Les bénéfices sont importants pour les capitalistes qui forment une mains d'oeuvre conforme à leurs exigences, et qui externalisent leur recherche sur les campus, privilégiant les secteurs stratégiques de l'impérialisme. Cette dernière ne peut donc plus être critique à leur égard.

 

Communistes, nous considérons que les campus sont des lieux où se mènent une lutte des classes.

Le milieu étudiant n'est pas homogène, et les intérêts des enfants d'ouvriers/ères divergent avec les intérêts des bourgeois-e-s.

Pour ces derniers/ères, une université élitiste où les étudiant-e-s se réunissent en corporation permet d'assurer leur reproduction sociale, mais est antagonique avec la volonté légitime des classes populaires d'accéder à une formation de qualité, à un savoir critique.

Il faut donc se mobiliser pour empêcher les projets qui visent à accentuer la sélection sociale.

L'OC-FR soutient les syndicats de lutte de classe. Nous considérons que seul un syndicalisme de lutte de classe peut défendre de façon conséquente les étudiant-e-s des classes populaires contre les intérêts de la bourgeoisie. Nous conseillons aux étudiant-e-s qui veulent se mobiliser de s'organiser pour résister !

C'est bien la lutte des classes qui est moteur de la lutte. C'est en tant que futur travailleur/euse que nous devons nous mobiliser et défendre nos intérêts contraires à ceux des bourgeois-e-s.

 

Cependant, seule une rupture avec le système capitaliste pourra garantir le développement d'une éducation et d'une formation au service de nos besoins culturels et émancipateurs.

L'université publique dans le système capitaliste reste une université dont l'Etat sera la garante idéologique, au service de la bourgeoisie et de son impérialisme. Dans ces conditions, la lutte des classe y fera toujours rage entre des intérêts contradictoires.

 

 

Pour une université accessible à tous et à toutes, sans sélection !

Pour une lutte classe contre classe à l'université !

Pas d'augmentation des frais d'inscription !

Non à l'augmentation des frais d'inscription

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Université

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