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Publié le 27 Août 2016

Nous soutenons Sophie Perrin contre l'université Lyon 2. Notre camarade, salariée, a repris ses études et a obtenue une mention très bien couronnant son mémoire sur les violences sexuelles intra-familiales. Son objectif était de poursuivre en thèse. Elle s'est vue barré l'accès à la thèse.

Nous vivons dans une société patriarcale où de très nombreux hommes s'octroient tous les droits sur le corps des femmes et de leurs enfants, profitant de leur posititon dominante. Faire perdurer le tabou concernant ces questions, c'est participer à silencier les victimes et faire perdurer ces violences.

En outre, après avoir exclu et interdit Sophie Perrin de l'université, les intellectuel-le-s bourgeois-e-s professeur-e-s d'université auxquel-le-s elle a demandé l'égalité de traitement osent demander des dommages et intérêts à Sophie. Quelle violence en effet que de recevoir des mails parlant de violences incestueuses !

 

Cet été, le petit Caïs, âgé de 4 ans, a été victime de viol par un membre du personnel éducatif de son école et sa famille s'est vue opposée un déni de justice par l'école, la justice, l'état.

 

Les intellectuel-le-s bourgeois-e-s sont là pour, idéologiquement, servir et protéger le système capitaliste, patricarcal et raciste qui est celui dans lequel nous vivons. Et Sophie, pour avoir parlé et avoir permis à des victimes de parler, est victime de répression, conspuée et isolée par celles et ceux qui relaient la propagande de l'université Lyon II.

 

Solidarité féministe avec Sophie, à bas la répression sexiste en milieu universitaire ! Nous appelons les lyonnais-e-s à se rendre à cette audience.

 

Affaire « Sophie Perrin » : à Lyon 2, on demande des dommages et intérêts à l’étudiante qu’on a empêché d’entrer en doctorat

audience du 15 mars reportée au 20 septembre 2016
14h, Chambre de la presse, TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e

 

 

Sophie, salariée en reprise d’études et élue syndicale en Conseil d’UFR, a obtenu un master recherche mention très bien en anthropologie, et 18/20 à son mémoire, soutenu lors de la session de juin 2010. Mais sa candidature aux contrats doctoraux ministériels, puis à l’accès en doctorat, s’est vue refusée d’examen. En lieu et place d’un accès en thèse, elle vit depuis six ans maintenant, un véritable harcèlement judiciaire, mené au nom de l’université Lyon 2. La réputation qui lui a été faite au sein du monde universitaire lui interdit, en outre, aujourd’hui tout espoir de pouvoir poursuivre son cursus.

Dernier acte de ce harcèlement : une plainte pour « diffamation et injures publiques », portée durant l’été 2015 par l’université, son juriste, son ex-président, et l’ex-directeur de l’école doctorale sciences sociales.

 

Comment en arrive-t-on là ?

 

Le jour de sa soutenance de mémoire (et pas avant) on apprend à Sophie que « les professeurs émérites ne peuvent diriger de nouvelles thèses ». Son directeur de thèse pressenti est émérite. Il reste alors quelques jours seulement pour rendre le dossier de candidature au concours pour les contrats doctoraux ministériels : comment trouver sérieusement un autre directeur de thèse en moins d’une semaine ?

L’unique souci du directeur de l’école doctorale de l’époque, par ailleurs professeur en anthropologie à Lyon 2, n’est pas cela : c’est d’appliquer les textes, affirme-t-il. Une application clairement erronée (confère la jurisprudence en droit administratif), dont il ne démordra pas. Il ajoute, illico, qu’aucun dossier ne sera accepté « incomplet ou en retard ». Or, il est bien placé pour savoir que ceci est impossible à Sophie, puisqu’elle attend le résultat de la double correction qu’elle a demandé concernant la note, précisément, attribuée par lui-même à sa copie : le relevé de notes définitif est nécessaire pour que le dossier soit complet…

Le dossier ayant donc été rendu en retard, il sera refusé d’examen sous l’égide de ce même directeur de l’école doctorale. Ce dernier refusera également toute demande de rendez-vous avec l’étudiante, sauf le lendemain du délibéré définitif du jury d’attribution des contrats doctoraux ministériels. Rendez-vous qu’il choisira de ne même pas honorer…

 

Devoir payer 2000 euros de dommages et intérêt
pour avoir dénoncé des comportements inadmissibles ?

 

Après cinq ans de harcèlement judiciaire et d’injustice, Sophie écrira, dans un mail privé, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris de l’égalité et du mérite républicain », et que « Je n’ai vu aucun pouvoir arrêter celui du directeur de l’école doctorale, lorsqu’il est devenu arbitraire et injuste ».

 

Ces phrases motivent la plainte de cet ex directeur d’école doctorale pour « diffamation et injure publique », et sa demande de dommages et intérêts : il estime son honneur et sa dignité atteints par ces dénonciations, à une hauteur valant 2000 euros de dédommagement.

 

Ce, alors que dès juillet 2010, dans un mail envoyé par ses soins à plus de 70 destinataires, et qu’il signait en tant que directeur de l’école doctorale, il qualifiait les courriels de Sophie d’ « afflux de ces scories électroniques qu’une étudiante qui n’a plus toute sa raison appelle « messages », sachez que cela fait quelques semaines que j’ai depuis longtemps demandé qu’elle cesse mais rien ne l’arrête. Ni la menace, ni la raison (qu’elle n’a plu) ».

Les courriels de Sophie consistaient essentiellement en des extraits de ses travaux de recherche, qu’elle a commencé à diffuser ainsi, dans la suite du RDV non-honoré par ce responsable, pour en montrer la qualité.

 

Le terme « scories électroniques » servait donc ici, de la part d’un haut responsable universitaire, qui a devoir d’exemplarité dans les fonctions qui lui ont été confiées, à désigner à un large public, les travaux de recherche de l’étudiante !

Des travaux sur un sujet passé sous silence dans les sciences sociales : les violences sexuelles incestueuses. Est-ce le sujet de recherche qui a dérangé ?

 

Toujours est-il que l’université n’a défendu ni l’honneur, ni la dignité de l’étudiante. Pis : elle a réagi, par l’intermédiaire de son président, en la traînant en justice et en lui interdisant, par des arrêtés unilatéraux de ce dernier, tout accès aux campus où elle venait d’étudier quatre ans. Ces arrêtés seront annulés après plus de deux ans d’application, pour non respect du contradictoire. Aujourd’hui, l’université choisit encore de soutenir la demande de dommages et intérêts de Lionel Obadia, qui était le directeur de l’école doctorale à l’époque, et a usé ainsi des responsabilités que la communauté universitaire lui avait alors confiées.

 

 

 

Lyon 2 : une zone de non droit pour les étudiant.e.s et les jeunes ?
 

Le président de Lyon 2 qui avait signé ces arrêtés demande lui aussi des dommages et intérêts, à hauteur de 2000 euros, car Sophie a relaté par exemple le fait qu’au moment même où il prenait ces arrêtés contre elle, il faisait également convoquer au commissariat un étudiant syndicaliste pour avoir fumé dans le campus, alors que cet étudiant était non fumeur !

 

L’université Lyon 2 demande quant à elle des dommages et intérêts, notamment car écrire « Lyon 2, la fac de gauche qui a viré vieux réac (…) la fac où qui conteste, rencontrera le marteau » constitue aux yeux de ses représentants une injure notoire…

 

Au total, l’université, Lionel Obadia, André Tiran, et son juriste, Gilles Maletras, réclament 12 000 euros de dommages et intérêts et frais d’avocat à Sophie, parce qu’elle a dit la vérité.

 

A Lyon 2 aujourd’hui, mieux vaut donc accepter son sort, fut-il le plus injuste, et surtout, se taire, si l’on ne veut pas rencontrer le marteau judiciaire ?

 

Parce que nous n’acceptons pas un tel ordre des choses, nous vous invitons à venir à l’audience publique, du 20 septembre prochain, à 14h, Chambre de la presse, en soutien à Sophie.

Vidéos, témoignages…seront là pour aider chacun.e à se faire une idée plus exacte sur où sont la vérité et le mensonge dans cette université et dans cette affaire.

 

Vous pouvez également contribuer au financement des frais d’avocat de Sophie en envoyant un chèque à l’ordre de la CGT éduc’action, Bourse du Travail, 69422 Cedex 03, mention : solidarité Sophie Perrin, ou encore par virement sur le compte de la CGT éduc'action du Rhône : n°10278 07390 00019010840 74 avec mention en objet « solidarité Sophie Perrin. »

Solidarité féministe avec Sophie Perrin

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #lyon, #Université, #Répression

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Publié le 4 Juillet 2015

Pour une université gratuite et populaire !

Non à l'augmentation des frais d'inscription !

 

L'université est un espace de privilèges pour la bourgeoisie. Les enfants d'ouvriers/ères y sont proportionnellement peu nombreux. Cette tendance va très certainement s'accentuer si les frais d'inscriptions augmentent.

C'est ce que préconise un rapport au gouvernement, de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et de l'Administration de l'Education Nationale et de la Recherche (IGAENR).

Ce document de 300 pages considère la hausse des droits de scolarité.

C'était d'ailleurs attendu, après la loi LRU votée en 2007. Les syndicats étudiants qui mobilisaient avaient à l'époque prévenu qu'avec le passage de cette réforme, les universités seraient amenés à augmenter les frais d'inscription pour financer la pénurie budgétaire.

 

Tout cela est donc la conséquence du processus d'autonomie des universités. La loi LRU, et plus récemment la réforme Fioraso ont accentué sur les campus la mise en concurrence, la rigueur budgétaire, la professionnalisation des programmes, et la sélection à l'entrée de l'université. Aujourd'hui la quasi-totalité des universités sont en déficit.

Tout cela s'est fait sur le dos des étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires, qui n'ont pas les moyens d'accéder à des contenus de qualité.

Les frais d'inscription instaurent une sélection sociale, les enfants de prolétaires y sont de moins en moins nombreux. Avec la concurrence, des classements se font chaque année, privilégiant les campus élitistes et bourgeois. Les autres doivent se contenter au mieux d'universités en faillite, dans des locaux vétustes et souvent dangereux avec des diplômes au rabais, peu reconnus par les recruteurs.

Cette réforme a par contre permis aux entreprises privées d'investir dans les universités et les laboratoires de recherche publics. Ils orientent ainsi selon leurs intérêts les programmes universitaires et les études menées gratuitement pour ces grands groupes. Les bénéfices sont importants pour les capitalistes qui forment une mains d'oeuvre conforme à leurs exigences, et qui externalisent leur recherche sur les campus, privilégiant les secteurs stratégiques de l'impérialisme. Cette dernière ne peut donc plus être critique à leur égard.

 

Communistes, nous considérons que les campus sont des lieux où se mènent une lutte des classes.

Le milieu étudiant n'est pas homogène, et les intérêts des enfants d'ouvriers/ères divergent avec les intérêts des bourgeois-e-s.

Pour ces derniers/ères, une université élitiste où les étudiant-e-s se réunissent en corporation permet d'assurer leur reproduction sociale, mais est antagonique avec la volonté légitime des classes populaires d'accéder à une formation de qualité, à un savoir critique.

Il faut donc se mobiliser pour empêcher les projets qui visent à accentuer la sélection sociale.

L'OC-FR soutient les syndicats de lutte de classe. Nous considérons que seul un syndicalisme de lutte de classe peut défendre de façon conséquente les étudiant-e-s des classes populaires contre les intérêts de la bourgeoisie. Nous conseillons aux étudiant-e-s qui veulent se mobiliser de s'organiser pour résister !

C'est bien la lutte des classes qui est moteur de la lutte. C'est en tant que futur travailleur/euse que nous devons nous mobiliser et défendre nos intérêts contraires à ceux des bourgeois-e-s.

 

Cependant, seule une rupture avec le système capitaliste pourra garantir le développement d'une éducation et d'une formation au service de nos besoins culturels et émancipateurs.

L'université publique dans le système capitaliste reste une université dont l'Etat sera la garante idéologique, au service de la bourgeoisie et de son impérialisme. Dans ces conditions, la lutte des classe y fera toujours rage entre des intérêts contradictoires.

 

 

Pour une université accessible à tous et à toutes, sans sélection !

Pour une lutte classe contre classe à l'université !

Pas d'augmentation des frais d'inscription !

Non à l'augmentation des frais d'inscription

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Université

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Publié le 20 Mars 2015

Deux créations qui projettent un peu de lumière sur un angle mort de la société française : l’exploitation du travail de l’étudiant-e chercheur/euse par les directeur/trice-s de recherche et l’institution ; le mépris de ce travail car il n’est pas l’œuvre d’un pair.
L’étudiant-e chercheur/euse est soumis-e à l’arbitraire discrétionnaire de son/sa directeur/trice de recherche qui lui fait miroiter des perspectives ambitieuses avant de l’exclure (ou de le laisser exclure) impitoyablement du système universitaire.
L’étudiant-e chercheur/euse exclu-e se trouve confronté-e à un mur de silence : l’institution exclut, mais elle ne dit jamais pourquoi.

17 h - Pour des Figues de Barbarie

Un film de Hind Dadssi

Mon père ne travaille plus depuis que j’ai 7 ans.

Marocain venu en France pour ses études, il passe en 1988 un Doctorat D’Etat ès Sciences en Biochimie à l’Université Lyon 1. Tout s’arrête ou tout commence là. J’ai assisté à sa transformation, résultat de la violence qui lui a été faite, à lui, et à toute la famille. Son histoire c’est aussi celle que nous portons tous comme un échec amer. Il fallait cadre après cadre, donner une profondeur à la réalité humaine qui pourrit derrière le mot "chômage longue durée".

En présence de la réalisatrice

 


 

18h30 - L’Arrivée de l’Apothicaire

Une saynète de Sophie Perrin

C’est l’histoire d’un gros chat qui rentre tranquillou chez lui : c’est le chat du labo, sis à Lyon 2 Bron, quelque part entre l’autoroute, le parc, et le centre commercial.

Le gros chat - la panthère - revient de Sibérie, avec un trophée en cadeau pour son humain associé : l’apothicaire. Mais une mystérieuse odeur plane sur la ville, sur sa banlieue, sur l’ensemble des lieux...que s’est-il passé ?

Cette histoire, c’est peut-être comme un putain de scénario pourri qui se multiplie, se diffracte, se réfracte, se reproduit à l’infini : fractale, on la retrouve partout, en France, aujourd’hui. Il fallait la condenser, la rassembler en une saynète. Pour la raconter. La montrer, peut-être. L’expliciter.

En présence de l’auteure

19H - Discussion libre, collective et autogérée

A partir du film et de la saynète…et de ce qu’ils vous donneront envie de mettre en discussion autour du thème de la soirée.

 

 

20H – Dans la maison des hommes, récit modeste des aventures d’un garçon perdu en territoire scolaire

par Ashraf, suivi de chants et poèmes (open mic’ ouvert à tou.te.s !)

Glou-glou et miam-miam (végétarien) sur place

Affiches de Duck et d’Ashraf en vente

PAF libre en soutien à Sophie Perrin

Sophie Perrin a réalisé, dans le cadre d’une reprise d’études en tant que salariée, une recherche de master (DEA) sur l’inceste en partant du point de vue des victimes. Malgré des résultats prometteurs et ce, sur un sujet très mal connu alors qu’il concerne 2 millions de personnes victimes directes de tels actes en France, elle n’a pu accéder au doctorat…en lieu et place, elle a été traînée en justice par l’université Lyon 2 où elle avait repris ses études, pour avoir mené une protestation pacifique contre son éviction.
Les fonds récoltés serviront à payer une partie de ses frais de justice, qui se montent aujourd’hui à plus de 2000 euros.


Cette soirée, placée sous le signe de la lutte contre toutes les dominations, est aussi dédicacée à Lucie, violée par un fasciste, qui a besoin de l’affirmation publique de notre solidarité militante.

 

 

Arts les murs présentent... "Violence ordinaire de l’université contemporaine"

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #Féminisme, #Université

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Publié le 9 Septembre 2014

Face à la répression : solidarité avec les inculpés de Solidaire-étudiant-e-s Lyon (ex-FSE) !
 
Nous venons d'apprendre avec colère le résultat de l'audience du 23 juin dernier au tribunal correctionnel contre des militant-e-s de Solidaire-étudiant-Lyon: 3 mois de prison avec sursis pour Myriam et 6 mois de prison avec sursis pour Vincent avec 4 350 euros d'amendes, soit la peine maximale requise. Le tribunal s'est aligné sur le réquisitoire du procureur.
Une troisième militante a été relaxée.
Formellement, ces syndicalistes étudiant-e-s sont accusés de violence en réunion et de rébellion, mais derrière ces charges c'est bien la volonté de l’État de criminaliser les luttes sociales et les syndicats qui transparaît.
Ces trois militant-e-s ont été poursuivis après la mobilisation étudiante en novembre 2013 à l'Université Lumière Lyon2 et un rassemblement devant un Conseil d'administration. Il s'agissait de se mobiliser contre l'austérité dans les universités et le budget de rigueur de Lyon2, mais aussi contre la réforme Fioraso qui organise la professionnalisation des cursus universitaires et leur marchandisation. La ministre de l'époque : Geneviève Fioraso avait immédiatement soutenue la répression ciblée et l'intervention de la police sur le campus. Cette répression répondait aux vœux de la présidence de l'Université et de son président Jean-Luc Mayaud qui comme ses prédécesseurs se distingue par la chasse aux syndicalistes étudiant-e-s. Il poursuit ainsi une longue tradition répressive à Lyon2 (que la FSE-Lyon et désormais Solidaire-étudiant a payé lourdement) .
 
Cette répression n'arrêtera cependant pas la lutte ! Alors que la sélection sociale à l'entrée de l'université s'accroît d'années en années, que les enfants d'ouvriers/ères ont de moins en moins la possibilité d'étudier, que le personnel de l'Université voit sa situation toujours plus se précariser, seul un rapport de force favorable aux classes populaires pourra renverser la vapeur. Le gouvernement actuel, comme les précédents, continue une même politique de privatisation et de sélection sociale basé sur la compétitivité et la mise en concurrence.
L'OC-FR soutient les initiatives de Solidaire-étudiant et des syndicalistes de luttes de classes qui mobilisent sur des revendications progressistes et populaires dans les campus.
L'université n'est pas coupé du reste de la société et les luttes étudiantes sont une composante de la lutte des classes. C'est la bourgeoisie qui a intérêt à voir privatiser l'enseignement, pas les ouvriers/ères !
 
 
La solidarité est notre arme !
Une attaque contre un-e seul-e est une attaque contre tous/tes !
 
 
Face à la répression : solidarité avecles inculpés de Solidaire-étudiant-e-s Lyon

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Université, #lyon, #Répression

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Publié le 10 Mai 2014

REPRESSION POLICIERE? SOLIDARITE REVOLUTIONNAIRE!

Le 21 novembre dernier, Jean-­Luc Mayaud, président de l'Université Lyon 2, fait appel à un conseil élargi pour « gérer » la crise de l'université.

Dégradation des conditions de vie et d'étude, processus de privatisation de l'université (LRU, loi fioraso...), restrictions budgétaires, politique d'austérité qui se retrouve au sein de la fac... Ce président pensait traiter toutes ces questions sans les étudiant.e.s!

Ces dernier.e.s en ont décidé autrement et se sont invité.e.s au Congrès de la présidence, dénonçant son caractère anti­démocratique.

Une centaine d'étudiant.e.s se sont rassemblé.e.s, mais n'ont trouvé face à eux/elles que les portes closes d'une administration effrayée.

Jean­-Luc Mayaud a donc usé de son pouvoir de président de l'université pour appeler les flics et les autoriser à entrer dans le campus pour virer les « perturbateur.trice.s ».

Alors que les étudiant.e.s faisaient une Assemblée générale, ils/elles ont été violemment chargé.e.s par les forces de l'ordre. Six d'entre eux et elles ont été interpellé.e.s, placé.e.s en grade à vue et relaché.e.s 22 heures plus tard.

Ces arrestations ciblaient principalement les militant.e.s ayant l'habitude de tracter et d'être visibles sur les campus, notamment celles et ceux de Solidaires Etudiant.e.s. Ainsi, l'administration pensait briser toute forme de contestation. Mais c'était sans compter sur la solidarité qui s'est dès lors mise en place.

A la fac, le mouvement s'est poursuivi, une caisse de solidarité a tourné, des rassemblements ont été organisés devant le commissariat à chaque convocation des camarades,... La répression n'est fait plier personne !

Finalement, trois des six interpellé.e.s passeront en procès le 23 juin. Ils/elles sont inculpé.e.s pour violence et, pour deux d'entre elles/eux, pour rébellion. Néanmoins, le motif des arrestations et des inculpations est clairement politique. La justice de classe s'applique pour balayer toute opposition.

Mais ils ne gagneront pas face à la solidarité populaire !

Nous assurons notre total et inconditionnel soutien aux camarades inculpé.e.s et exigeons la relaxe pour elles et eux.

Nous appelons à venir à la soirée de soutien organisée le 23 mai à partir de 20h30 à Villeurbanne (métro A, arrêt Gratte­Ciel) et à venir soutenir les camarades de Solidaire-Etudiant le 23 juin au Tribunal de Grande Instance à 14 heures.

FACE A LA REPRESSION, UNITE POPULAIRE !
LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !

REPRESSION POLICIERE? SOLIDARITE REVOLUTIONNAIRE

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Université, #lyon, #Répression

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Publié le 8 Mai 2013

Sophie Perrin : les arrêtés scélérats d’André Tiran, c’est fini !

Communiqué de presse.

Interdiction d’accès à Lyon 2 pour Sophie Perrin La Cour d’Appel Administrative annule les arrêtés illégaux pris par l’université !

Ces arrê­tés inter­di­saient à Sophie Perrin tout accès aux locaux de Lyon 2, depuis plus de deux ans main­te­nant (depuis novem­bre 2010).

Salariée en reprise d’étude, élue sup­pléante en conseil d’UFR dans sa faculté, mili­tante poli­ti­que et syn­di­ca­liste, Sophie Perrin est, depuis son éviction de l’accès en thèse à Lyon 2 cou­rant 2010, cons­tam­ment pré­sen­tée par les repré­sen­tants de cette uni­ver­sité comme « folle », « vio­lente », « mena­çante ». Ses enga­ge­ments syn­di­caux et poli­ti­ques ont ainsi été déni­grés par des res­pon­sa­bles de Lyon 2, son passé d’enfant mal­trai­tée uti­lisé pour la stig­ma­ti­ser davan­tage, et dres­ser d’elle un por­trait effrayant. Ce, tant auprès des ins­ti­tu­tions judi­ciai­res, qu’auprès de la mairie de Lyon ou des mem­bres de la com­mu­nauté uni­ver­si­taire de Lyon 2.

La Cour Administrative d’Appel a su mon­trer à l’uni­ver­sité qu’elle n’était pas dupe. Elle a refusé d’enté­ri­ner des arrê­tés clai­re­ment illé­gaux, et déjoué l’entre­prise de stig­ma­ti­sa­tion envers Sophie ini­tiée au sein de Lyon 2.

Elle a condamné l’uni­ver­sité aux entiers dépens.

C’est un pre­mier pas vers la réha­bi­li­ta­tion de Sophie Perrin, dans et en-dehors de l’uni­ver­sité. Un pas qui laisse entre­voir l’ampleur du pré­ju­dice causé à notre cama­rade depuis trois ans main­te­nant. Un pas qui montre également le peu de recours pos­si­bles aujourd’hui pour les étudiants vic­ti­mes, au sein de leur uni­ver­sité, d’abus de pou­voir ou de négli­gence de res­pon­sa­bles uni­ver­si­tai­res, comme l’a été Sophie.

Signataires : CGT éduc’action Rhône, CE (Confédération Etudiante) natio­nale et Lyon, OC-FR (Organisation Communiste Futur Rouge), Ni putes ni sou­mi­ses, FSE (Fédération Syndicale Etudiante) de Lyon

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sophie Perrin, #Université, #Lyon, #Répression

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