Publié le 28 Avril 2013

Ce 1er Mai, retrouvez nous sous la banderole commune PC maoïste de France, Organisation Communiste - Futur Rouge :

 

"Pour sortir de la crise,
ni négociation ni illusion parlementaire,
révolution prolétarienne !"

 

A Paris, place de la Bastille sous les arbres en face de l'Opéra, à partir de 12h.

A Clermont-Ferrand, place Delille sous la banderole au départ du cortège à 10h et après la manif à la table.

A Lyon, place Jean Jaurès dans le cortège derrière la banderole, à 10h30.

A chaque fois, une caisse de soutien aux grévistes de PSA tournera.

Voici la déclaration internationaliste du 1er Mai :

Les masses populaires veulent renverser les gouvernements capitalistes, impérialistes et les gouvernements qui les servent !

Les prolétaires veulent s’unir pour le Parti de la révolution !

Les communistes soutiennent les luttes anti-impérialistes et développent les Guerres Populaires pour la révolution prolétarienne mondiale!

 

L'impérialisme est le «stade suprême du capitalisme » - une étape de « parasitisme et putréfaction» (Lénine, L'impérialisme, stade suprême du capitalisme). Il s’agit aujourd’hui de l’enterrer au plus vite. La crise du capitalisme est comme une maladie chronique qui le tourmente. Elle crée les conditions pour sa mort.  

La crise du capitalisme, c’est avant tout une crise de surproduction : « Au cours des crises, une épidémie qui, a tout autre époque, eût semblé une absurdité, s’abat sur la société – l’épidémie de surproduction. La société se trouve ramenée à un état de barbarie momentanée. » (Marx et Engels, Manifeste du Parti Communiste)

Mais à l’heure où la bourgeoisie intensifie ses efforts pour faire payer la crise aux masses populaires, il est bon de rappeler ce qu’ont écrit Marx et Engels il y a plus de 150 ans dans le Manifeste : « Les armes dont la bourgeoisie s’est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd’hui contre la bourgeoisie elle-même. Mais la bourgeoisie n’a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort : elle a produit les hommes qui manieront ces armes – les ouvriers modernes, les prolétaires. »

Aujourd’hui, le prolétariat mondial n’a jamais été si nombreux. L’ensemble des masses populaires représente au moins 90 % de la population et ce sont ces 90% qui sont concernés par cette crise et qui ont besoin d’un changement radical de société. « Le mouvement prolétarien est le mouvement autonome de l’immense majorité dans l’intérêt de l’immense majorité. »(Idem)

 « La crise financière du capitalisme mondial s’approfondit et s’élargit. Les impérialistes se disputent entre eux pour piller tous types de sources (humaines, matérielles) dans les pays arriérés, en plus d’accroître l’exploitation des travailleurs et des classes moyennes dans leur pays afin de surmonter cette crise. »

Cela se traduit en Europe et dans les pays capitalistes occidentaux, par une restructuration de la production, du commerce et des services, ce qui entraîne le déplacement de la production dans les pays où le coût de la main d’œuvre est faible, à la destruction massive d'emplois et à l’introduction de nouveaux moyens de production plus modernes pour plus de productivité au détriment de la sécurité et de la santé des travailleurs. En parallèle, les impôts augmentent, les salaires baissent, les prestations sociales diminuent. De manière générale, l’intensification de la crise entraîne que « petits industriels, petits commerçants, tout l’échelon inférieur des classes moyennes de jadis, tombent dans le prolétariat. » (Idem)

Dans les pays opprimés par l’impérialisme, le prolétariat et les peuples des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine sont soumis au diktat des puissances impérialistes protégées par leurs chiens de garde locaux dont elles se débarrassent lorsqu’ils ne défendent plus ou mal leurs intérêts. Les puissances impérialistes utilisent la politique du «diviser pour mieux régner» et n’hésitent pas à intervenir militairement -à la fois pour soutenir des régimes à leur botte ou pour renverser des gouvernements qui ne leur sont pas favorables- et à provoquer des conflits ethniques et religieux pour protéger leurs intérêts et briser la résistance des peuples à l'oppression. Ils s'appuient sur l'obscurantisme religieux ou le libéralisme laïc pour maintenir coûte que coûte leur domination économique, politique et idéologique. Les classes dirigeantes de ces pays, qu'il s'agisse de puissances montantes du tiers-monde -Chine, Inde, Brésil ou Afrique du Sud- ou de pays opprimés, font tout leur possible pour assurer l'exploitation maximale de la main-d'œuvre et l'accès et le contrôle sur les matières premières dans l'intérêt du système impérialiste.

Dans les pays impérialistes et opprimés, les classes dirigeantes utilisent comme chiens de garde aussi bien les forces réactionnaires de droite que les forces réformistes, sociale-démocrates et révisionnistes qui appliquent leur politique d'exploitation et d’oppression des prolétaires et des masses. Les syndicats officiels collaborent avec les divers gouvernements pour négocier les «mesures d'austérité» et les plans de privatisations afin qu’elles soient acceptées par les travailleurs et qu’ils mettent fin aux luttes qui affrontent les patrons et l'Etat. La conciliation permet toujours aux capitalistes de se renforcer et de poursuivre leur œuvre destructrice en sapant les acquis d’une centaine d’années de lutte de la classe ouvrière.

Dans les pays impérialistes, la droite la plus ouvertement réactionnaire et les réformistes et sociaux-démocrates « de gauche » reprennent sous différentes formes «l'identité nationale», afin de l'utiliser contre les immigrés en vue de renforcer la division du prolétariat et des masses et ouvrant ainsi la voie au fascisme ancien et nouveau. De nombreux partis et organisations populistes, fascistes et néo-nazis prospèrent sur ce terrain fertile cultivé par l’ensemble des forces politiques et institutions traditionnelles. La bourgeoisie défend son système et ses institutions grâce à l'Etat policier et en utilisant également la participation des masses aux élections. C'est pourquoi le prolétariat et les masses doivent développer le boycott électoral et intensifier la lutte des classes.

   « On a raison de se révolter » (Mao Zedong)

Face à la crise, les prolétaires - les travailleurs des villes et de la campagne - se révoltent. Les ouvriers des usines menacées de fermeture se mobilisent contre les licenciements, les dégradations des conditions de travail, les baisses de salaires et l’augmentation du temps de travail, car ils ne veulent pas payer le prix de la crise. Les paysans et travailleurs agricoles résistent et occupent parfois des terres. Les masses se mobilisent contre les expulsions de logement, les augmentations d'impôts, les attaques sur leur environnement, le démantèlement des services publics, les attaques contre les libertés syndicales et contre les droits de la jeunesse, des femmes, etc.

Ces luttes ont lieu dans tous les pays du monde, comme ceux des travailleurs de l'automobile et de la métallurgie en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie ; des mineurs en Espagne, tandis que les masses se battent contre les expulsions de logement ; et comme la grande lutte étudiante au Canada, et dans d'autres pays également, contre les attaques sur l'éducation et la hausse  des frais.

Mais aussi comme en Inde où des centaines de millions de travailleurs ont fait grève ; ou en Afrique du Sud, où les mineurs se sont révoltés contre les classes dirigeantes noires et blanches qui exploitent et oppriment les travailleurs ; ou au Brésil, où des paysans pauvres et sans-terres occupent les terres qu’ils travaillent.

Dans les pays arabes, en particulier en Tunisie et en Egypte, malgré les manœuvres des impérialistes pour protéger leurs intérêts et soutenir les nouveaux chiens de garde, malgré le camouflage de ces derniers sous le masque de la religion dont ils se servent pour exploiter les travailleurs et le peuple et étouffer la juste révolte pour qu’elle ne se transforme pas en révolution, les masses populaires se fraient un chemin et apprennent de leurs erreurs, pour une véritable Révolution de Nouvelle Démocratie, qui ne peut être atteinte sans la direction de la classe ouvrière ; ce qui soulève la question de la stratégie révolutionnaire, de la lutte armée, et de la construction d'un parti d’avant-garde.

Les impérialistes et leurs interventions ne sont pas en mesure d'arrêter et d’éteindre les luttes anti-impérialistes dans le monde, de la Palestine à l’Irak, l’Afghanistan, l’Amérique latine, pas plus que ne le pourront les nouvelles interventions impérialistes en Libye, Syrie, Mali.

 

On ne peut pas faire la révolution de manière pacifique !

 

Le monde est en bouillonnement, la décantation idéologique s’opère peu à peu, avec des avancées et des reculs, dans les rangs du prolétariat et des masses autour de ​​la prise de conscience de la crise et de la nature de l'impérialisme, et la nécessité de le renverser et de construire une nouvelle société sur les cendres de l'ancienne.

Dans cette nouvelle vague de lutte et de résistance, nous devons soutenir et consolider la lutte pour la libération des peuples et pour la nouvelle démocrate, vers le socialisme et le communisme. C’est le contexte dans lequel une potentielle nouvelle vague de la révolution prolétarienne mondiale émerge et se développe. Elle a comme points de référence et d’ancrage stratégiques les guerres populaires dirigées par les partis maoïstes.

La Guerre Populaire est la façon la plus avancée pour faire la révolution, nous devons donc la soutenir dans chaque pays où elle est organisée, préparée par l'accumulation des forces et appliquée aux conditions concrètes de chaque pays. Dirigée par le PCI (maoïste), la Guerre Populaire en Inde résiste avec succès aux attaques de l’ennemi et parvient à s’étendre et grandir. La Guerre Populaire se déroule également aux Philippines sous la direction du Parti Communiste des Philippines, qui défend le maoïsme. Au Pérou, elle continue malgré l’action d’un courant liquidationniste. En Turquie, la lutte révolutionnaire dirigée par les maoïstes avance en accord avec la stratégie de la guerre populaire. Dans d’autres pays, de nouvelles initiatives et avancées sont en préparation.

Nous devons construire et consolider les partis prolétariens pour la révolution, les partis de type nouveau, les partis communistes marxiste-léniniste-maoïste, dans nos pays respectifs, en tenant compte de notre expérience passée et en l'appliquant à la situation actuelle du système impérialiste d'aujourd'hui. La Guerre Populaire en Inde, comme les autres Guerres Populaires, montre que cette voie est possible.

Cela a été clairement exprimé le 24 Novembre 2012 à Hambourg par la grande Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde, où des centaines de représentants d’organisations révolutionnaires et anti-impérialistes et de partis et organisations maoïstes de plus de vingt pays ont appelé à s'unir et à renforcer la lutte des classes dans chaque pays. Ce fut un grand exemple d’internationalisme. Nous devons aller de l’avant pour renforcer encore plus et donner une forme organisationnelle à l’internationalisme prolétarien.

Nous devons poursuivre l'unité internationale des communistes dans le monde vers la construction d’une nouvelle organisation internationale pour lutter ensemble contre l'impérialisme et la réaction et marcher ensemble vers une nouvelle Internationale Communiste, pour le socialisme et le communisme.

 

Prolétaires et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous !

A bas l'impérialisme et tous ses chiens de garde !

Vive l’internationalisme prolétarien !

Vive la révolution prolétarienne mondiale !

 

Partis, organisations et collectifs signataires :

PC maoïste d’Italie ; PC d’Inde (marxiste-léniniste) Naxalbari ; PC maoïste d’Afghanistan ; PCR-RPC (Parti communiste révolutionnaire) Canada ; PC maoïste de France ; Gran Marcha hacia el Comunismo (État espagnol) ; Comité de construction du PC maoïste de Galice (État espagnol) ; Democracy and Class Struggle (Pays de Galles, État britannique) ; Organisation communiste Futur Rouge (État français) ; Servir le Peuple et Sheisau Sorelh (médias révolutionnaires maoïstes, Occitanie, État français) ; Mouvement communiste maoïste (Tunisie) ; Parti communiste maoïste (MKP) de Turquie/Nord-Kurdistan ; New Marxist Study Group (Sri Lanka) ; Solidarity of People Struggle (Indonésie)

Déclaration internationale du 1er Mai

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tract, #1er Mai, #International

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Publié le 25 Avril 2013

L'Organisation Communiste-Futur Rouge apporte toute sa solidarité au camarade du DHKP-C (Front de libération révolutionnaire du peuple) de Turquie. Nezif Eski est en grève de la faim depuis le 13 Mars dernier.

Ce militant est enfermé a la prison de Fresne, arrêté uniquement parce que le DHKP-C est qualifié par l’union Européenne d’organisation terroriste. Il subit des fouilles intégrales après chaque passage au parloir et avant chaque fouille de cellule. Ces mises a nues systèmatiques sont des violations de l'article 57 et R 57-7-80 du code de procédure pénal. Par cette pratique, l'administration pénitentiaire cherche a briser Nezif Eski. Quand l'enfermement ne suffit pas, la bourgeoisie sait utiliser les pires méthodes pour tenter d'écraser les révolutionnaires qu'elle enferme.

Face a cette pratique, le prisonnier politique a refusé de se soumettre a la fouille intégrale, le 13 Mars 2013, il a demandé qu’on lui fournisse les éléments justifiant cette pratique. Il a alors été déshabillé de force par les mâtons et humilié. Depuis Nezif est en grève de la faim contre les fouilles corporelles.

 

Nous affirmons notre solidarité avec ce prisonnier et sa famille ainsi qu'avec l'ensemble des révolutionnaires Turques et Kurdes enfermés dans les geôles Françaises, ou Turques. Rappelons que le régime fasciste Turc massacre, torture et assassine les militants communistes ainsi que ceux qui luttent pour le droit a l'autodétermination du Kurdistan. L'Etat Francais est complice de ces agissements et n'hésite pas a s''acharner également contre les militants réfugiés dans l’hexagone. Pour la bourgeoisie, les révolutionnaires sont des terroristes... et les fascistes tortionnaires d'Ankara des alliés respectables!

 

ARRET DES FOUILLES HUMILIANTES

LIBERATION DE TOUS LES REVOLUTIONNAIRES OTAGES DE L'ETAT FRANCAIS

SOLIDARITE AVEC NEZIF ESKI

 

Les prisonniers politiques ont besoin de soutien, n’hésitez pas à lui écrire, même une courte lettre, notamment pour montrer à l’administration pénitentiaire qu’il n’est pas tout seul. Voici son adresse ci-dessous:

 

Nezif ESKI

966711 Div2sud079, Allée des thuyas

4261 FRESNES CEDEX, France

 

solidarité avec Nezif Eski

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #prison

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Publié le 17 Avril 2013

Alors que les bourgeois des monts d'or, catholiques intégristes et fascistes divers manifestaient en voiture le long de la presqu'île, après avoir été rudoyées par la police, fidèle à elle même, deux de nos camarades ont été interpellées aux alentours de 22 heures.

Alors que le PS parle de victoire suite à l'adoption du mariage gay, nous nous trouvons dans l'Etat français face à un précédent grave : la droite et l'extrême droite fraternisant, main dans la main, appuyés par les réseaux catholiques, autour de mots d'ordre réactionnaires.

Quelques heures plus tôt, les JN, fait inédit, organisaient une manifestation dans la Guillotière dispersée par la mobilisation populaire.

La réaction se croit tout permis, et pendant ce temps là, le gouvernement réprime les militant-e-s progressistes et révolutionnaires !

Nous appelons à la solidarité avec nos camarades et souhaitons tout faire pour leur libération immédiate sans aucune charge.

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #lyon, #Homophobie

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Publié le 14 Avril 2013

FACE AUX MENEES TERRORISTES DES REACTIONNAIRES : UNITE ET SOLIDARITE !

SOUTENONS LA LUTTE POUR DES DROITS DEMOCRATIQUES QUELQUE SOIENT LES GENRES ET ORIENTATIONS SEXUELLES.

NOUS NE SOMMES PAS POUR LE « MARIAGE », MAIS NOUS DEFENDONS LE DROIT DE SE MARIER POUR TOUS.

NOUS NE SOMMES PAS POUR LA « FAMILLE » MAIS NOUS MAIS NOUS DEFENDONS LE DROIT POUR TOUS D'EN FONDER UNE.

NOUS NE VOULONS PAS FORCEMENT D'ENFANTS, MAIS NOUS DEFENDONS LE DROIT POUR TOUS D'EN AVOIR.

 

Les trans-pédé-gouines posent la question du patriarcat

 

Le gouvernement PS a beau jeu de laisser traîner les débats à propos du mariage gay, tandis que les accords sur l'emploi sont passés à l'Assemblée en urgence et comme une lettre à la poste ! Il a, qui plus est, déclenché une mobilisation homophobe massive, où se construit l'unité entre tous les réactionnaires, du militant UMP au gudard en passant au catho tradi et entraînant même des militants de tous bords chez qui le débat autour de cette question à réveillé leurs tendances latentes aux idées réactionnaires.

Encore une fois, on ne peut pas faire confiance à la bourgeoisie pour que nos droits puissent progresser : ce qui est aurait du être une avancée a permis une déferlante réactionnaire qui risque de renvoyer dans le placard nombre d'homosexuelLEs et de trans.

Néanmoins, nous trouvons cela logique que les revendications des trans, des pédés, des gouines déclenchent la haine des représentantEs de la bourgeoisie pourrissante. En effet, il ne s'agit pas tant de lutter pour des droits individuels à vivre sa sexualité et être genréE comme on le souhaite que de poser des questions collectives. Elles concernent l'ensemble de la société et remettent ses fondements patriarcaux en cause.

Pas étonnant que les lesbiennes aient été affublées, dans les camps de concentrations nazis, de triangles noirs d’asociales ! Kinder, Kuche, Kirche (Enfants, Cuisine, Eglise): elles ne rentraient pas dans ces cases là, elles se plaçaient hors des cadres patriarcaux de la société.

Si beaucoup d'hommes hétéros détestent les gays, c'est parce qu'ils pourraient se faire draguer par eux, voire pénétrer, ce qui ferait d'eux... des femmes, donc d'après eux des dominées.

Si les trans-genres, les transexuelLEs, font peur, rebutent, c'est parce qu'ils et elles démontrent que la société genrée n'est pas naturelle, mais le produit de l'organisation de la société. La question de l'homoparentalité remet en cause la famille comme basée naturellement sur les liens du sang, ouvrant la réflexion sur l'aspect affinitaire des relations familiales.

Tout cela est profondément politique. Nous sommes une organisation politique qui prône la destruction violente du capitalisme et du patriarcat. Au delà de la défense de « l’Égalité des droits », nous soutenons la part du mouvement qui remet le plus profondément en cause l'organisation patriarcale de la société.

 

Le patriarcat vient de la division sexuée du travail

 

Lorsque la propriété privée a été développée, les propriétaires se sont mis à exploiter des travailleurs et travailleuses. S'est alors posée la question : comment reproduire les forces de ces travailleurs-euses et reproduire les travailleurs-euses eux/elles-même.

De là, est née une division sexuée du travail. Les hommes effectuent un travail directement productif. Les femmes reproduisent les forces de travail : elles s'occupent des enfants, font le ménage, transforment la matière première en nourriture, … Division perpétuée même avec l'entrée des femmes dans le « monde du travail ».

La famille, c'est une unité de production qui est fondamentale dans l'exploitation de la force de travail. S'il fallait payer aux travailleurs des « femmes » de ménage, de quoi manger au restaurant tout les soirs, s'occuper des gosses, ça reviendrait beaucoup plus cher aux exploiteurs que de faire assumer ces tâches gratuitement par les femmes, dont on s'assure la propriété par les liens du mariage.

Cette division du travail implique énormément dans nos vies. Elle a instauré une division genrée de la société, transformant nos corps, nous assignant une mentalité en fonction de cette division. Aux hommes, l'espace public, aux femmes, l'espace domestique. Aux hommes la force, le courage, la parole publique, politique, aux femmes la faiblesse physique, la sensibilité, la douceur, le bavardage futile. De là, la peur et la haine de celles et ceux qui transgressent ces normes.

Alors, bien entendu, pour les exploiteurs, l'intérêt d'entretenir des familles étant qu'elles fassent des enfants qu'ils pourront exploiter plus tard, l'homosexualité, ça ne va pas ! Le but de laisser entretenir des rapports amoureux entre exploité-e-s, c'est qu'ils fassent des enfants, sinon, ça n'a pas d'intérêt.

Mais cette organisation patriarcale de la société agonise de plus en plus à chaque instant. Les luttes des années 70 ont transformé les rapports de genre. La division sexuée du travail est de plus en lambeaux. Le matraquage idéologique sexiste et hétérocentré dans les médias, dans l'éducation, et dans les autres sphères de la socitété ne pourra pas retenir l'aspiration populaire à se débarrasser du carcan patriarcal. Les réactionnaires le savent, c'est pourquoi ils sont si agressifs.

 

Pour combattre le patriarcat, faisons la révolution !

 

Toutefois, on ne pourra pas mettre à bas le patriarcat sans briser le mode de production qu'il sert : le capitalisme. Ce sont les exploiteurs qui organisent idéologiquement et juridiquement le patriarcat pour maximiser leurs taux de profit.

Nous, communistes, prônons une société débarrassée de la propriété privée, où la production sera socialisée, c'est-à-dire qu'elle appartiendra à tous et toutes collectivement. De même, les tâches économiques - assignées à la famille - de reproduction des forces de travail ne pourront pas rester son apanage, car cela perpétuerait l'exploitation domestique. Nous devrons apprendre à gérer collectivement ces tâches : ouvrir des cantines, des crèches massives, ...

Dans la société capitaliste, la transphobie, la lesbophobie, l'homophobie se perpétuent car nous sommes constament influencés par les idées réactionnaires de la bourgeoisie. Nous trouvons cela juste et légitime que pour s'en protéger, les lesbiennes, les trans, les gays s'organisent collectivement et construisent une solidarité. Néanmoins, nous voulons plus qu'une société où l'on doit se cantonner à se serrer les coudes dans l'underground ! Nous voulons une société où l'on ne nous assignera plus un genre qui nous enferme dans un rôle social déterminé.

Pour commencer à se débarrasser de l'influence de la bourgeoisie réactionnaire, il faut déjà détruire son pouvoir, la réduire au silence, la détruire en tant que classe sociale. Bref, faire la révolution. Ensuite, il faut que les masses soient mobilisées, aient des discussions politiques et mènent la lutte. Mais ce n'est pas parce que nous nous serons débarrassé-e-s du capitalisme que nous n'emmènerons pas avec nous de nombreux préjugés et habitudes réactionnaires. Voilà pourquoi, à notre sens, la révolution doit être dirigée par une avant-garde, qui pourra appuyer les idées progressistes et réduire peu à peu les idées réactionnaires.

 

NI PATRIARCAT, NI CAPITALISME ! DEBARASSONS NOUS DE CES FLEAUX !

ILS NE SONT FORTS QUE CAR NOUS SOMMES DESUNIS ET ISOLES.

Front commun contre les réactionnaires et leur système pourrissant

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie, #Tract

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Publié le 11 Avril 2013

Tous et toutes dans la rue dimanche contre l'homophobie !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Lyon, #Homophobie

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Publié le 11 Avril 2013

Nous nous joignons à l'appel de la FSE LYON
 
Rassemblement dimanche 14 avril contre l’homophobie
 
Depuis des mois les démons­tra­tions publi­ques des homo­pho­bes et autres réac­tion­nai­res se mul­ti­plient sous l’appel­la­tion de « manif pour tous » . Tous ?! Tous, y com­pris les grou­pus­cu­les néo­na­zis qui font le coup de poing encou­ra­gés par les dis­cours d’into­lé­rance débri­dée. Ainsi, les agres­sions homo­pho­bes se mul­ti­plient.
Tabasser du PD, de la gouine et du trans, c’est en effet l’abou­tis­se­ment logi­que des propos qui affir­ment la supré­ma­tie d’une sexua­lité sur une autre.
La droite et l’extrême droite ten­tent ainsi, à peu de frais, de remo­bi­li­ser leurs trou­pes face à un gou­ver­ne­ment qui laisse volon­tai­re­ment traî­ner le débat.
Une bonne manière pour ce gou­ver­ne­ment - qui a déjà cédé du ter­rain face aux homo­pho­bes, notam­ment sur la Procréation Médicalement Assistée - de détour­ner l’atten­tion de ses poli­ti­ques anti­so­cia­les.
Alors que le sénat vient d’adop­ter l’arti­cle 1er de la loi sur le « mariage pour tous », les homo­pho­bes veu­lent, une fois de plus, mani­fes­ter à Lyon diman­che.
Nous ne pou­vons pas les lais­ser conti­nuer à dif­fu­ser leur haine sans nous oppo­ser à eux. C’est pour­quoi nous appe­lons dans l’urgence à un ras­sem­ble­ment contre l’homo­pho­bie.
RENDEZ-VOUS DIMANCHE 14 AVRIL à 18H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE (métro cor­de­liers)
Rassemblement à Lyon le 14 avril contre l'homophobie

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie, #lyon

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Publié le 11 Avril 2013

Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 9 Avril 2013

Lyon 2 : étudiante interdite de campus
pour avoir voulu faire une thèse sur l'inceste !
Audience en appel
 
Le Jeudi 11 avril aura lieu l’audience en appel de Sophie Perrin pour examiner la requête en annulation des arrêtés de Lyon 2 lui interdisant l’accès aux campus de cette université depuis novembre 2010.
 
"Nous, tout ce qu'on veut, c'est qu'elle soit soignée !"
 
Sophie a été victime d'actes violents (inceste) durant son enfance. Ce fait a été utilisé par l'université pour susciter un climat d'émotion et de panique intense autour de ce dossier.
 
Etudiante en reprise d’étude, Sophie demandait à l'institution universitaire la possibilité de mener un travail scientifique véritable, autour de ce sujet de l'inceste. Mais l'université le lui a refusé, en la mettant hors du droit commun.
 
Le mérite républicain mis à mal
 
Malgré d’excellents résultats à l'ensemble de son master recherche en anthropologie, Sophie s'est vu refuser, de manière arbitraire, la possibilité de candidater aux allocations de thèse en juillet 2010. Dans la foulée, l'accès en thèse lui est également refusé, en novembre 2010.
 
Sophie choisit dès juillet 2010 de s’inspirer des méthodes de lutte non violentes pour dénoncer cette injustice : elle envoie notamment des extraits de ses travaux de master, sous forme de « feuilleton », à une liste graduellement étendue de chercheurs, pour en montrer la qualité.
 
La spirale infernale des injustices :
Sophie Perrin contre le goliath universitaire
 
L'unique réponse des autorités universitaires : présenter la victime comme étant l’agresseur et tenter de la faire disparaître totalement de l'université Lyon 2
 
- par la censure de ses adresses mails, dès septembre 2010, pour que les personnels de Lyon 2 ne les reçoivent plus.
 
- par une présentation calomnieuse de son action et de sa personne : dénigrement de ses engagements syndicaux et politiques, utilisation de son passé d'enfant maltraitée pour la stigmatiser davantage.
Sophie Perrin est ainsi constament présentée, au nom de l'université, comme "folle", "menaçante", "violente", "véhémente".
 
- En sollicitant la ville de Lyon pour lui suggérer d'utiliser ses pouvoirs d’hospitalisation d’office.
 
- Enfin, en lui interdisant l'accès aux campus durablement, et, pour cela, en portant plainte au pénal contre elle pour "harcèlement moral" envers Lyon 2.
 
Les tribunaux de première instance ont condamné Sophie à des soins psychiatriques dans le cadre d'un sursis avec mise à l'épreuve. Les arrêtés ont été maintenus, malgré l'avis du rapporteur public et des manquements graves de l'université reconnus par le tribunal lui-même (non respect du contradictoire).
 
Sophie a fait appel de ces deux décisions.
 
Son Comité de soutien appelle les personnes que ces injustices successives révoltent, à venir assister, en soutien, à l'audience d'appel au Tribunal Administratif le jeudi 11 avril à 9 heures. Parce que le droit doit être le même pour tous !
 
 
 
CGT Educ'action, Cé, OC-FR

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sophie Perrin, #lyon, #Répression

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Publié le 9 Avril 2013

Communiqué de Soutien aux deux Saïd

Deux militants roubaisiens ont ete mis en cause par le Tribunal de Paris pour le chef d'inculpation de "racisme anti-blanc". C'est leur livre « Devoir d'Insolence : Nique la France » qui est attaqué.

Parler de racisme anti-blanc sert une vision simplificatrice et réactionnaire. Elle sert à créer une unité entre blanc-he-s contre les noir-e-s, les arabes. Ce concept est issu de l'extrême droite (il a été créé dans les années 70 par le Front National). Il est juridiquement porté par l'AGRIF, association proche du FN qui s'attaque à des œuvres cinématographiques « blasphématoires », à des rappeurs et militants et militantes. Par exemple, l'AGRIF a porte plainte pour "christianophobie" contre les militant-e-s antifascistes du Pays Basque nord qui denoncent l'homophobie de l'évêque de Bayonne. L'AGRIF est bien la chienne de garde de toutes les idées réactionnaires et nauséabondes.

Des organisations racistes qui attaquent le supposé racisme de militant-e-s anti-racistes, quelle ironie !

Quelle validité a ce concept de racisme anti-blanc, alors que des français-e-s peuvent faire preuve de racisme à l'encontre d'autres peuples pourtant blancs ? Ainsi en est il des lois discriminatoires contre les personnes originaires des pays de l'Est ?

Surtout, avoir la même couleur de peau ne suffit pas à avoir des intérêts communs. En effet, certainEs blancs et blanches sont des bourgeoisEs, d'autres sont des prolétaires. Tous les prolétaires, quelque soit la couleur de peau ont un ennemi commun : la bourgeoisie, qui exploite notre travail et nous réprime.

La France a été dans son Histoire un pays colonisateur, qui a asservi des centaine de millions de personnes. Elle continue aujourd'hui à exploiter les ressources et les travailleurs de ces pays. La France en a importé et continue d'importer une main d’œuvre qui est devenue une part importante de la classe ouvrière en France.

Cette population, en plus d'être exploitée par les patrons en France, sert de bouc émissaire lorsque la situation sociale et économique devient plus mauvaise. Elle est toujours vue par la bourgeoisie française ou comme de grands enfants ou comme une population barbare à civiliser. Le moindre fait divers est monté en épingle, stigmatise une population de façon générale. Ce discours est destiné à empêcher l'unité entre tous les prolétaires quelque soit leur origine et leur couleur. Alors que la barbarie, elle est du côté des impérialistes français qui ont détruit les économies et la culture, surexploité, violé, bombardé, massacré et qui continuent à le faire. Histoire qui est niée par les impérialistes français qui préfèrent parler de « rôle positif de la colonisation ».

Comment, face à la négation de son Histoire, face au racisme quotidien de la part des patrons, des politiques, des journalistes, continuer à se taire ? Les prolétaires et les militants et militantes d'origine immigrée ont raison d'être en colère contre la France.

Les procès à l'encontre de Saïd Bouamama, de Saïd de ZEP sont déterminants pour nos droits démocratiques. Que l'expression de militantEs d'origine algérienne, en plus des agressions et des menaces fascistes, déclenche une réponse juridique est grave.

A chaque fois qu'une loi semble pouvoir être dans l'intérêt des prolétaires (harcèlement moral, injure raciale), la Justice arrive à les utiliser contre nous. Les Zemmour, les Copé, les Valls peuvent tenir les propos les plus racistes, leur parole est légitime car ils appartiennent à la bourgeoisie. Mais quand des militants et militantes d'origine immigrée prennent la parole, elle est disqualifiée et jugée devant des tribunaux.

C'est ensuite tout discours anti-impérialiste, toute expression de la part de militants et militantes d'origine immigré qui risque d'être taxée de racisme anti-blanc. C'est tout une part du prolétariat de France qui risque de se retrouver muselé. Défendons le droit à l'expression de ces militants progressistes ! Les défendre, c'est lutter contre les divisions en fonction de nos origines que veut nous imposer la bourgeoisie, c'est renforcer notre unité, et donc renforcer notre capacité de lutte.

Qu'il existe un sentiment de rejet à l'encontre de « l'identité française » est normal. Cette identité est aujourd'hui portée par la bourgeoisie qui lui donne un contenu discriminatoire à l'encontre du prolétariat. Certain-e-s peuvent être né-e-s en France, leur parents aussi, ils et elles ne sont pas considéré-e-s comme des français ou des françaises aux yeux de la bourgeoisie. A moins de passer résolument de son côté, bref, de « s'intégrer » à la bourgeoisie. Le discours autour de l'identité française est aujourd'hui construit autour de la réaction catholique, des agressions impérialistes, des valeurs et des intérêts, pourrissants, moisis de la bourgeoisie. La bourgeoisie est culturellement hégémonique. Il est sain que le rejet de cette identité est bien plus large que parmi les couches du prolétariat issues de l'immigration. Ce n'est pas pour rien que le nombre de locuteurs bretons augmente.

Reconstruire le camp du prolétariat passera également par une réflexion autour du sentiment d'appartenance national français, sans imposer à quel peuple que ce soit cette identité. En effet, se ressaisir de son histoire collective pourra amener certaines nations sur l'écrasement desquellles l'Etat français s'est constitué à exiger leur droit a l'independance.

Toutefois, briser l'hegemonie culturelle de la bourgeoisie exige que nous rejetions le nihilisme national aussi bien pour ces peuples que pour la France. Au fur et à mesure que la classe ouvrière prendra conscience d'elle-même, s'organisera, se renforcera, elle sera en mesure de construire une nouvelle identité collective, à l'image de la gueule du patrimoine, à la fois synthèse de toutes les cultures du prolétariat en France et foisonnement de celles-ci.

« Nous sommes tout pénétrés d'un sentiment de fierté nationale, et c'est pourquoi nous haïssons tant notre passé d'esclaves... et notre présent d'esclaves. »

Lénine

 

Journée de soutien à ZEP et à Saïd Bouamama

Le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’Expression Populaire) et le sociologue et militant Saïd Bouamama ont été mis en examen pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » sur une plainte de l’AGRIF, un groupe d’extrême droite nostalgique de l’Algérie française.

En cause, un ouvrage et une chan­son du même nom, « Nique la France », qui assène en refrain : « Nique la France et son passé colo­nia­liste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes pater­na­lis­tes / Nique la France et son his­toire impé­ria­liste, ses murs, ses rem­parts et ses déli­res capi­ta­lis­tes ». Comme des mil­lions de gens à tra­vers le globe ces der­niè­res années, les deux auteurs ont atta­qué le colo­nia­lisme et le sys­tème capi­ta­liste et impé­ria­liste. Comme beau­coup d’entre nous ils dénon­cent une idéo­lo­gie tou­jours très en vogue : le racisme, sous ses formes les plus cou­ran­tes mais aussi les plus décom­plexées. Comme de nom­breux habi­tants des quar­tiers popu­lai­res, ils ont criés leur colère contre les iné­ga­li­tés, les dis­cri­mi­na­tions et la jus­tice à double vitesse.

S’ins­cri­vant dans une longue tra­di­tion pam­phlé­taire des artis­tes enga­gés en France contre l’État fran­çais, du « nation de porcs et de chiens » d’André Breton à « le temps que j’baise ma mar­seillaise » de Léo Ferré en pas­sant par le « je conchie l’armée fran­çaise » d’Aragon, Saïdou et Saïd Bouamama ont choisi d’assu­mer leur « devoir d’inso­lence » afin d’inter­pel­ler et de faire enten­dre des opi­nions qui ont peu droit de cité au sein des grands canaux de dif­fu­sion média­ti­que.

Mais voilà, cela dépasse, choque et insup­porte qu’une telle parole puisse être portée, d’autant plus quand elle l’est par ceux qui subis­sent en pre­mier lieu les poli­ti­ques racis­tes et anti­so­cia­les. Lorsque des Noirs ou des arabes font le choix de sortir de l’invi­si­bi­lité et du mutisme afin de décrire la réa­lité telle qu’elle est – vio­lente, iné­gale et des­truc­trice – la droite extrême, l’extrême droite ou encore l’État s’emploient à tenter de convain­cre l’opi­nion publi­que de l’illé­gi­ti­mité de ces dis­cours. NTM, Sniper, Ministère Amër, Mr R, La Rumeur, Youssoupha ou Houria Bouteldja sont autant de rap­peurs et mili­tants atta­qués ces der­niè­res années pour des paro­les jugées trop irré­vé­ren­cieu­ses.
Pourtant tous n’ont fait que porter publi­que­ment l’expres­sion popu­laire du rejet des dis­cri­mi­na­tions et de la stig­ma­ti­sa­tion des quar­tiers popu­lai­res, des Noirs, arabes et musul­mans.

Nous exi­geons que les pour­sui­tes contre Saïdou et Saïd Bouamama soient aban­don­nées. D’accord ou pas d’accord avec les propos et les for­mu­la­tions incri­mi­nés, nous défen­dons leur droit de les tenir. L’extrême droite veut inter­dire le droit de chan­ter la révolte, impo­sons le droit de l’expri­mer sans entra­ves.

JEUDI 11 AVRIL de MIDI à 21 H 00 JOURNEE DE SOUTIEN A ZEP ET SAÏD BOUAMAMA
Débats, Conférences, Repas col­lec­tifs, Atelier musi­que, graph’ Concert gra­tuit de Hip-Hop alter­na­tif à partir de 18h00

Sous le forum du Campus de Bron – Lyon 2

Journée de soutien à ZEP à Lyon

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ZEP, #lyon

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Publié le 8 Avril 2013

Vendredi 5 avril à Chamalières, cinq militants antifascistes sont arrêtés dans un bar de chamalières par la police et placés en garde à vue pour "violence en réunion". Avant l'interpellation, des fascistes faisaient des saluts nazi en direction du bar en brandissant des armes blanches devant une dizaine de témoins (que la police n'a pas semblé nécessaire d'écouter).

Aujourd'hui Chamalières et Royat sont le terrain de jeu des fascistes. Des personnes sont régulièrement menacées, tabassées et terrorisées. A partir des anciens entrepôts frigorifiques de Royat dans lesquels ils se regroupent et se réunissent, les fascistes tournent à Chamalières, à Royat et à Clermont-Ferrand même. La situation se dégrade.

La police a choisi de s’acharner sur les militants antifascistes et sur l’un d’entre eux en particulier. Ils ont même nommé le dossier à son nom, du genre « Monsieur X et quatre autres », alors que rien ne prouve la culpabilité d’aucun d’entre eux et encore moins d’un militant plus que les autres. Ce même militant a ensuite été menacé de tabassage par un agent lors de la garde à vue, alors qu’il criait « Justice pour Wissam » depuis sa geôle. (Pour information, Wissam El Yamni est un jeune d’un quartier populaire de Clermont-Ferrand assassiné par des policiers le 1er janvier 2012, et pour qui sa famille demande encore que justice soit rendue.)

Après vingt-quatre heures de garde à vue les militants sont sortis. Ils seront convoqués au Commissariat le jeudi 11 avril à 14h. D’un côté les fascistes agressent, menacent, provoquent avec la volonté de semer la terreur et de diviser les masses populaires. Dans les faits ils reçoivent le soutien de la police, qui le plus souvent ferment les yeux sur leurs méfaits et au contraire interpellent, menacent, isolent les militants, les hommes et les femmes qui ont le courage de combattre le fascisme. Voici le camp de la bourgeoisie au pouvoir, qui œuvre pour que la société capitaliste reste telle qu’elle est : classes populaires exploitées, divisées, réprimées, individus isolés, catégorisés, enfermés. De l’autre côté ceux qui se rassemblent contre l’oppression, ceux qui refusent de laisser les fascistes semer la terreur dans nos quartiers et qui sont prêts pour cela à tenir tête à la police bourgeoise et à supporter l’arrestation et la garde à vue.

Mais un individu ou un petit groupe d’individus n’est pas de taille à affronter seul le pouvoir bourgeois et ses forces auxiliaires fascistes. Ces militants ont besoin du soutien le plus large possible. Contribuez à diffuser ce communiqué autant que vous le pouvez, envoyez le à toutes les organisations, associations et syndicats progressistes.

rassemblement de soutien le jeudi 11 avril à 13h30

devant le nouveau commissariat central de Clermont-Ferrand (A Montferrand).

Les militants convoqués ont besoin de soutien !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Antifascisme, #Clermont Ferrand

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