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Publié le 17 Mars 2017

 

Mélenchon, c’est l’impérialisme !

Analyse sur le prétendu « insoumis » du PG

 

Il vient d’obtenir ses 500 signatures pour se présenter officiellement et faire parler à nouveau de lui. Celui qui s’impose comme l’un des « gros candidats » est quasi-assuré de finir avec un score à deux chiffres.

Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle se positionne comme le principal atout de la gauche du PS. Le seul à gauche de Hamon qui serait capable de battre les candidats du gouvernement, et l’extrême droite aux élections. Il séduit de nombreuses personnes sincères, progressistes.

Pourtant, la seule solution qu’il propose, c’est celle des urnes. Son projet est réformiste, et électoraliste. C’est une imposture. Un politicien comme les autres.

Il s’inscrit dans le cadre du capitalisme, et non dans une remise en cause. Le projet de Mélenchon, c’est l’impérialisme français ! C’est le chauvinisme de la bourgeoisie française.

 

L’OC-FR considère important de combattre les illusions que sème cette gauche dite « radicale », alors qu’elle ne se positionne pas dans une rupture mais dans une continuité « plus sociale » de la politique française.

C’est pourquoi nous publions notre position à l’égard de Mélenchon, qui participe plus à la confusion qu’elle ne supporte l’alternative révolutionnaire.

Cette analyse ne se veut pas exhaustive mais énumère certains des aspects que nous avons jugé principaux concernant notre critique de son programme.

 

L’économie de la mer, si chère à Mélenchon

 

La France insoumise, ce mouvement électoral crée pour porter la candidature de J-L M, a fait du développement de « l’économie de la mer » avec une vision industrielle une priorité.

Ce pan du programme du candidat, est révélateur du caractère impérialiste de son programme.

Lors de son discours de clôture des « assises écosocialistes de la mer » de son parti, en janvier 2014 à Toulon, J-L M parle même de « conquête ».

La mer selon La France insoumise est un territoire économique à conquérir, pas un espace de biodiversité (Mélenchon veut sortir de l’alimentation carnée, pourtant il ne remet pas en cause l’écocide marin et prône le développement de la pèche).

Sur son blog, Mélenchon titre dès le 5 novembre 2014, un article révélateur de cette vision : « La France, puissance maritime qui s’ignore » avec une carte qui fait ressortir tous les territoires dominées par l’état français à travers le monde et son espace maritime, autour de ses colonies d’outre-mer, de la métropole et des TAAFs.

Et avec cet espace, Mélenchon l’affirme « la France dispose d’un trésor ». Pour faire du profit à priori. Car comme il l’explique, « elle est le premier réservoir des ressources rares, la mer aiguise de féroces appétits ».

 

Pour lui il s’agit de concurrencer le « leadership mondial des États-Unis » et de la Chine dont il veut être le premier partenaire. Il voit dans la mer un moyen de modifier les alliances politiques atlantistes de la France, ce qui aiguisera certaines contradictions inter-impérialistes.

L’enjeu c’est que l’impérialisme français devienne leader sur un nouveau marché profitable, qui concerne différents secteurs. Celui de la pêche, de la pisciculture, du transport, de la construction, de l’industrie militaire ou encore du très stratégique secteur de l’énergie.

Et c’est à ce dernier niveau que J-L M s’arrête le plus, notamment lorsqu’il pleurniche sur la vente du secteur énergétique d’Alstom à Général Électric. Il y voit une perte dans le patrimoine financier de l’impérialisme français.

Et puis il a conscience que les océans contiennent l’essentielle des réserves minières et d’hydrocarbures.

L’intention est celle de celui qui voit une manne financière exploitable, d’autant plus intéressante économiquement si elle est renouvelable. Et d’avoir de nouveaux « fleurons industriels ».

Il écrit d’ailleurs que « laisser au marché le soin de découvrir les produits demandés, c’est s’interdire de peser sur le choix des activités à développer », expliquant que l’économie de la mer peut booster l’économie capitaliste française en relançant son activité industrielle, car toutes les industries seraient concernées directement ou indirectement.

Pourtant on exploite pas la nature sans conséquence. La vision bourgeoise de Mélenchon amène à penser que l’espèce humaine à travers son activité économique peut tout maîtriser, et tout exploiter de façon intensive sans envisager l’avenir et pour un profit immédiat.

Or il est impératif d’envisager l’activité économique en fonction de ses conséquences à long terme, c’est l’un des intérêts de la planification socialiste. Mais elle ne peut se faire dans une économie capitaliste.

 

Nous rappelons aussi à J-L M que l’économie de la mer est déjà une préoccupation importante de l’impérialisme français et de l’état français.

Pour preuve son obstination à maintenir sa présence et sa flotte de pêche à Saint-Pierre et Miquelon. Son intérêt pour la baie de Guyane, et les prospections minières que la France y mène avec Total. Ses campagnes « scientifiques » et de pèche dans les eaux internationales, dans l’océan Indien, au large de l’antarctique, de l’arctique. Ses agitations parlementaires autour de l’île Tromelin, en début d’année encore. Son administration des TAAF chargé de gérer des territoires « australes » (mais en réalité parfois très tropicales) au milieu des océans.

L’écocide marin, ça fait bien longtemps que les capitalistes l’ont entamé. Au sein du CAC40, nombreuses sont les entreprises à avoir depuis longtemps investis en mer.

La France est déjà un leader dans la marine, avec son industrie agroalimentaire, de la pèche, et ses navires Auchan, Carrefour et cie qui raclent les fonds des océans.

La France exploite déjà durablement, souvent irrémédiablement les océans.

Total et son pétrole off-shore illustre ce phénomène qui nous maintient dans la catastrophe environnementale.

À l’OC-FR nous pensons au contraire que les mers, les océans et leurs faunes et flores ne s’en porteront que mieux sans activités économiques capitalistes.

Nous savons, et la science l’a prouvé, que notre activité en mer a des conséquences définitives et tragiques. Mélenchon est juste le porte-parole d’une frange des impérialistes français qui ont des intérêts en mer. Et qui se soucie peu de notre survie à long terme.

 

Le rapport aux outre-mer

 

À travers cette approche de l’espace maritime français, c’est aussi son rapport aux territoires « d’outre-mer » qui apparaît. Car pour lui, ces territoires sont avant tout « des joyaux » de sa République française.

Il voit en premier lieu le potentiel colonial et son domaine maritime. Il y voit l’intérêt économique que la France peut en tirer. Il ne se démarque en rien des colons. Au contraire, c’est un colon.

Pour l’OC-FR ces territoires sont des colonies. Notre rôle anti-impérialiste est de soutenir leur décolonisation, pas de vanter leur potentiel économique au sein de la domination française.

Pour J-L M pas question de parler d’indépendance, et il nie l’existence de peuples dominés dans l’état français, et de peuples sans états.

Sur cet aspect, il serait intéressant de confronter les postures de deux candidats que sont J-L M et Oscar Temaru qui a fait campagne pour l’indépendance de la Polynésie.

J-L M se positionne clairement et ouvertement du côté des colons et de nos ennemis.

Ses prises de positions sont inconciliables avec notre lutte anti-impérialiste. Au contraire, elles sont antagoniques.

 

Chauvinisme et protectionnisme

 

Mélenchon se veut le candidat de l’indépendance nationale. Mais quelle indépendance nationale pour l’une des principales puissances impérialistes ?

La France domine l’économie et la politique de nombreuses nations et de nombreux peuples, parfois militairement.

Elle importe des travailleurs et travailleuses de ces pays et les assigne aux tâches les plus difficiles de la production et les moins payées. J.L. Mélenchon nie les revendications démocratiques de ces populations en matière de liberté religieuse et d'égalité face à la ségrégation raciste. Il ne parle même pas de régulariser tou-te-s les sans papiers.

 

Ce sont ces peuples qui sont légitimes à revendiquer une indépendance nationale, pas les puissances impérialistes qui les exploitent.

En réalité, ce qui se cache derrière ce mot d’ordre c’est sa volonté de s’imposer dans les conflits inter-impérialistes, et de se démarquer de certains impérialistes, alliés de la France, en particulier les USA et l’Allemagne. Son rapport à ces deux États est révélateur de son idéologie.

J-L M est obsédé par les contradictions entre la France et ces deux états.

Il souhaite que la France s’en détache clairement, et prône un certain nombre de mesures pour rompre les alliances actuelles.

Par exemple, à l’OC-FR nous considérons l’OTAN comme un cadre d’alliance militaire inter-impérialiste autour de quelques puissances dominantes, comme l’Angleterre et les USA, de même que l’UE l’est politiquement autour de la France et l’Allemagne.

Nous sommes évidemment pour sortir de ces structures inter-impérialistes. Il faut les combattre. Nous avons encore en mémoire le succès du contre-sommet de Strasbourg en 2009 contre l’OTAN, et nous devons systématiser ces mobilisations.

Nous ne pensons cependant pas que le problème fondamental et structurel de nos sociétés ce soit la présence de la France dans ces alliances inter-impérialistes.

Et puis pour lui, il s'agit juste de sortir de ces traités d'alliances pour en passer d'autres avec d'autres impérialistes : la Chine ou la Russie notamment.

Le problème c’est le capitalisme, et l’impérialisme. Derrière ces épouvantails et ces contradictions inter-impérialistes que Mélenchon veut aiguiser et qu’il agite, il nous détourne en réalité des causes réelles des problèmes que nous vivons, de la lutte des classes. C’est le genre de fausses solutions qui nous précipitent dans les conflits.

Mais Mélenchon attise les contradictions entre impérialistes. Ces contradictions s'aiguisent de plus en plus et c'est pourquoi les masques tombent entre ceux qui prônent la défense de l'impérialisme français et celles et ceux qui défendent les peuples dominés par la France.

 

Sa France une et indivisible, négation des cultures minoritaires et minorisées

 

Le Parti de Gauche se revendique fièrement du jacobinisme et de l’interprétation qui en est faite aujourd’hui, qu’elle soit juste ou non.

La France de J-L M opprime les peuples dominés, et ceux qui ont été colonisés dans son histoire. Les cultures, les langues et les autres nations n’ont pas le droit de s’exprimer et d’exister au sein de son territoire. Pour lui, la France est une et indivisible, et non pas métissée et multiculturelle. Elle est unitaire, et se base sur les frontières actuelles de l’état français. Il confond volontairement nation et état, pour effacer les revendications nationales et les luttes de libération nationales qui existent en son sein.

Il est un ennemi ouvert des indépendantistes et des mouvements culturels minorisés, que lui préfère appeler avec mépris « régionalistes » pour mieux nier leur caractère national et leur droit démocratique.

Pour lui, il s’agit tout au plus de folklore. Et plutôt que de langue, lui préfère parler de « dialecte » ou de « patois » qu’il réduit à « une identité de terroir ».

Il n’imagine pas quelqu’un-e vivant dans l’état français, bilingue. Il l’imagine uniquement parler français. Selon lui il ne doit y avoir qu’une langue, et donc qu’une seule façon de penser (car la langue détermine aussi matériellement l’usage que l’on fait de notre cerveau).

Selon J-L M, il n’y a pas de sentiment binational. Il considère au contraire qu’une fois en territoire français, on doit se « fondre dans la république bourgeoise », « s’intégrer » comme ils disent, pour n’être plus que français (c’est dans cette même logique qui détermine sa définition de la laïcité qu’il stigmatise le voile et rejoint les rangs des islamophobes).

Un individu n’a qu’une seule culture croit-il, celle de sa république bourgeoise. S’en est même devenu une obsession. Il en a fait un cheval de bataille, notamment contre la ratification de la « charte européenne des langues régionales ou minoritaires » (qui n’apporterait pas de grandes modifications pourtant) qu’il qualifie « d’atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français », pour développer ses idées chauvines.

Pourtant l’égalité devant la loi, ne serait-ce pas justement de pouvoir permettre à quiconque de se défendre dans sa langue ?

Le refus de reconnaître le bilinguisme dans certains territoires amènent à des absurdités telles qu’en 2015 à La Réunion, 14,4% des 16-25 ans sont considérés illettrés car ne parlant que créole. Leur langue n’étant pas reconnue par l’état français, ce sont ces mêmes créoles qui n’ont pas accès à l’administration, au droit et à l’éducation dans leur propre pays, c’est cela l’égalité des droits selon J-L M?

Dans une lettre aux sénateurs du 30 Mai 2008, il écrit qu’« il est donc contradictoire d’introduire dans ce même article la reconnaissance d’un particularisme, quel qu’il soit, dans la mesure où celui ne concerne pas tous les citoyens, et en distingue certains par rapport à d’autres. »

Ce que J-L M nie, c’est que les différences culturelles et sociales sont un fait, une conséquence de notre système politique et économique inégalitaire, de classe, capitaliste, et que lorsqu’elles ne sont pas reconnues, les conséquences sont nombreuses, qu’elles soient sociales, sanitaires ou administratives, jusqu’à qualifier avec mépris des personnes qui parlent d’autres langues « d’illéttrés ».

Or pour résoudre un problème (car c’est un problème de ne pas pouvoir librement parler sa langue), il faut d’abord l’acter. Mais pour lui « elle ouvre la voie à une division entre citoyens contraire à la République » qui viendrait menacer la langue française, allant même jusqu’à écrire « La valorisation et la promotion de la langue française est-elle devenue à ce point subalterne ? » Le français serait même « le ciment de l’unité nationale » si chère à la bourgeoisie.

Les autres langues deviennent donc une menace, et il « dénonce » à ce propos sur son blog en septembre 2013 « la domination de l’enseignement de l’anglais comme seconde langue et la volonté à peine cachée des élites libérales et solfériniennes d’y soumettre tous les jeunes français », « la domination croissante de l’anglais est pourtant la seule véritable menace » qu’il compare à la promotion des langues minoritaires… Alors même que le français est pour lui un outil économique (et impérialiste et donc de domination selon nous) qu’il qualifie sur son blog de « prometteur » qui permet à la France d’agir au sein de la « Francophonie » dans la lignée des autres impérialistes français et de la françafrique.

Sa vision est donc réactionnaire sur toute la ligne. C’est celle des impérialistes français.

Dans son argumentaire, J-L M en arrive même à comparer ces revendications, et ces langues à la religion. Comme si la langue n’était pas un fait matériel, et que son usage relevait de la « foi ».

Du délire. En 2013, dans une explication de vote au Parlement européen, il y voit même une attaque à « la laïcité ». Rien que ça.

 

La planification écologiste, impossible sous le capitalisme

 

Le Front de Gauche en parlait déjà en 2012 et cette mesure peut paraître intéressante. Il semble agréable, alors que règne l’anarchie du mode de production qui caractérise le système économique capitaliste, d’entendre parler de planification.

Dans cette société violente, il n’y a pas d’autres politiques socialistes possibles que celle de la planification socialiste avec une vision à long terme pour sortir de la crise et de la catastrophe, après la révolution.

Mais s’agit-il réellement d’une planification, au sens socialiste, que Jean-Luc Mélenchon propose? Est-il possible de planifier sans sortir violemment du capitalisme?

 

Nous ne le pensons pas. Pour planifier l’économie, la politique, et l’aménagement des territoires, il faut le pouvoir sur l’économie, et donc le pouvoir sur les entreprises. Cela signifie notamment que sans expropriation il n’y aura jamais de planification. C’est bien la propriété privée, socle de base du capitalisme, qui détermine l’anarchie du mode de production, et la concurrence à tous les étages. Le libéralisme, c’est la propriété privé, et au nom du droit à la propriété privée et sa défense, le droit d’agir selon ses intérêts privés.

Planifier à l’échelle d’un état sans remettre en cause la propriété privée, ça n’est pas planifier l’économie nationale. Il existait un puissant ministère du plan a à la sortie de la seconde guerre mondial. Il créait des infrastructures au service des patron-ne-s, routes, autoroutes, voies de chemin de fer, des centrales électriques, développait le nucléaire. Tout ça au service des patron-ne-s qui mutualisaient les coûts développement de ces infrastructures.

Planifier ce n’est pas non-plus « nationaliser » les entreprises dans un état au mains d’une bourgeoisie (qui serait alors une multinationale « publique »), mais socialiser les moyens de productions entres les mains du peuple, et du pouvoir à la base, sans concurrence, et organisé en fonction des besoins réels, et des capacités de chacun-e-s. Ni plus ni moins. Mais impossible sous le capitalisme.

Au contraire, la vision politique du PG se base sur la petite propriété privée, et le service public, sans remise en cause du caractère bourgeois du service public dans un état bourgeois et capitaliste.

Or le service public peut aussi très bien défendre les intérêts privés, et fonctionner comme une entreprise comme une autre, à la recherche de nouvelles parts de marchés, défendant ses intérêts violemment dans la concurrence internationale, pillant les matières premières à travers le monde, soumettant les peuples dominés, polluant l’air, les sols et les eaux, et exploitant ses salariées pour dégager plus de profits.

C’est ce que font déjà les entreprises publiques françaises. Une entreprise publique sous le capitalisme, ça reste une entreprise capitaliste. C’est d’ailleurs le rôle de l’APE, une agence de Bercy qui incarne l’état actionnaire et assure ses intérêts stratégiques dans la direction des monopoles français que de s’en assurer.

Alors planifier pour quoi? Planifier pour assurer plus de profits à l’état capitaliste? Ou planifier pour la paix et mettre un terme à la catastrophe environnementale, à l’exploitation et à l’oppression?

 

La sixième république, de la poudre aux yeux

 

Tout cela nous amène naturellement à conclure sur la sixième république voulue par le Front de Gauche et différentes composantes du PS et des écologistes.

Si Jean-Luc Mélenchon gagne, il convoque une constituante pour rédiger une nouvelle constitution et proclamer une nouvelle république parlementaire.

Pour Mélenchon, le changement passe définitivement par les urnes.

Pourtant qu’est-ce que cela changera radicalement? Pas grand chose. Le système économique sera le même, celui du capitalisme.

Le système politique institutionnel sera organisé différemment, mais ce seront toujours les mêmes qui gouverneront en alternance, pour servir les intérêts de la bourgeoisie et de l’impérialisme français. Ce seront toujours les mêmes parasites qui vivront des élections sans jamais rien produire, qui décideront des politiques nationales.

Pour nous ce qui compte, ce n’est pas tant le nom que l’on donne aux institutions mais de savoir quelle classe sociale est au pouvoir.

Mélenchon n’est donc pas une alternative. Il sème une illusion, mais c’est une arnaque. Son programme vise à nous maintenir dans ce système politique et économique que nous rejetons. L’OC-FR combat l’économie capitaliste. J-L M en est l’un des boucliers. Pour abattre ce système, il faudra faire tomber ses défenseurs, J-L M y compris.

Melenchon, c'est l'impérialisme !

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Publié le 24 Février 2016

Un syndicaliste étudiant de Solidaires Étudiant-es à Lyon 2 a reçu une convocation au commissariat alors que l'université a porté plainte, après une mobilisation des étudiant-e-s en soutien à des sans-papiers. Lyon 2 perpétue une longue tradition repressive à l'encontre des syndicats étudiants. Avant Solidaires Étudiant-es, la FSE (qui a fondé Solidaires Étudiant-es après une fusion avec Sud Étudiant) avait subi de lourdes répressions à Lyon 2.

 

L'OC-FR témoigne son soutien au camarade réprimé. Nous sommes solidaires de sa lutte qui est aussi notre lutte !

 

Aujourd'hui, l'université Lyon 2 s'en prend au mouvement de soutien aux sans-papiers. Solidaires Étudiant-es et le collectif des Étudiant-e-s étrangers de Lyon ont mené une lutte sur le campus contre la sélection des étudiant-e-s sans-papier. Une délégation avait rencontré la présidence de l'université pour y porter ses revendications, et s'était retrouvé face à un mur qui refusait de discuter. Ils/elles ont alors poursuivi la lutte. Depuis la présidence de l'université fait de l'intox et communique avec outrance. C'est dans ce contexte que s'opère cette repression.

Nous soutenons les revendications de ce mouvement, qui exige la régularisation des sans-papier, la non-sélection à l'université, et le principe une carte étudiante = une carte de séjour.

L'université est un pan de la société. Les contradictions au sein de la société ne s'arrêtent pas aux portes des campus. La lutte contre l'impérialisme et pour les libertés démocratiques doivent se mener sur tous les fronts, y compris dans nos lieux d'études.

Que ce soit de Menton à Calais, dans nos quartiers, dans nos HLM et nos foyers, à l'usine, à l'université ou dans les lycées, à Paris ou à Lyon, c'est une même lutte pour les droits des sans-papiers et des réfugiés ! À Lyon 2, le collectif des étudiant-es étrangers de Lyon et le syndicat étudiant mènent une bataille parmi toutes celles que les militant-e-s progressistes sont en train de mener contre l'impérialisme français.

 

A bas l'impérialisme français !

 

La France est une puissance impérialiste, et se donne le droit de massacrer, piller, et diriger les peuples dominés.

En Afrique en particulier d'où est issu une partie de la population immigré dans l'état français, la France mène ses politiques impérialistes. L'État Français et ses entreprises y sont très présentes et y ont d'importants intérêts stratégiques. Total, CGG, Engie, Veolia, Orange, Alstom, Areva... ne sont qu'un panel des entreprises françaises qui exploitent les travailleurs/euses africain-e-s et les ressources de ce continent, sans que les peuples n'y aient accès, et qu'ils ne participent au développement des économies locales et nationales.

Les peuples africains y sont expropriés, déplacés massivement, et parfois génocidé par les impérialistes. Ils y amènent la guerre, au Congo (RDC) où l'on exploite le Coltan, au Mali où l'industrie nucléaire français a des intérêts, en Centrafrique autre réservoir français d'uranium, d'or, de diamants et véritable empire de Bolloré ou encore au Burkina Faso dont l'économie repose sur l'or.

Actuellement, l'impérialisme français est aussi très actif dans le Proche Orient où il est en guerre. On y retrouve en masse les armes de l'industrie militaire française, au Yemen, en Syrie, en Iraq...

Toutes les guerres et politiques impérialistes amènent des mouvements de population, et lorsque les peuples victimes de l'impérialisme veulent venir dans les pays impérialistes, ces derniers ferment leur porte. C'est le cas de la politique hypocrite et criminelle de la France et de l'Union Européenne avec son traité Schengen qui ferme les frontières et traque les migrant-e-s. La politique migratoire de la France est intrinsèquement lié à sa politique impérialiste, et à sa nature impérialiste.

Le mouvement des sans-papiers est donc une lutte anti-impérialiste, et fait partie du front anti-impérialiste.

Il est normal de fuir la misère, la guerre, le chômage et la faim et d'aspirer à une vie meilleure dans des pays "attractifs", surtout que ce sont les gouvernements de ces pays qui sont responsables de leurs conditions de vie dans leurs pays d'origine.

Mais l'état français impérialiste est aussi un état raciste. Le gouvernement français fait tout pour rendre la migration plus difficile voir impossible, et se permet de les trier selon leurs besoins en mains d'oeuvre, ou pour ce que la bourgeoisie appelle le "brainstorming", c'est à dire le pillage des "cerveaux" et des "talents" pour la France. Les sans-papiers doivent faire face à toutes les étapes au racisme institutionnel, et au racisme ordinaire et parfois ouvertement hostile des français-es et des partis politiques français.

Ceux et celles qui sont solidaires sont alors à leur tour réprimé, pour empêcher toutes connexions au sein des classes populaires dans l'état français, et tente au contraire d'attiser les divisions et les contradictions en son sein. C'est pourquoi à Calais par-exemple l'état français qui se charge d'empêcher aux migrant-es la traversée de la Manche vers l'Angleterre, réprime les mobilisations de soutien aux habitant-e-s de la "jungle", bidonville gigantesque où sont coincés des migrant-e-s.

Quelques jours après les attentats du 13 Novembre et de la promulgation de l'état d'urgence, la police avait également réprimé une manifestation de soutien aux migrant-e-s.

 

Pour l'OC-FR il est donc essentiel de lutter avec les sans-papiers et de faire sien-nes leurs revendications. Ce sont les mêmes multinationales et les mêmes patrons qui ici nous exploitent, et là-bas les oppriment. Bolloré, Lagardère, Dassault, ce sont les mêmes ennemis que l'on a en commun.

Notre rôle politique, avec les sans-papiers et les réfugiés, est d'unifier la classe ouvrière, qui elle est internationale. Les communistes doivent contribuer à l'unité de la classe ouvrière. L'unité de la classe ouvrière n'a pas de frontières !

 

Retrait des plaintes et renonciation aux poursuites !

Liberté de circuler !

Unité de la classe ouvrière internationale !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Lyon, #Sans-papiers, #Impérialisme, #Anti-impérialisme

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Publié le 18 Janvier 2016

Agressions du réveillon : halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe !
 
Nous, militant-e-s de l'OC-FR, souhaitons apporter notre soutien aux femmes victimes d'agressions et de viols lors du réveillon en Allemagne et notamment à Cologne.
Des centaines de femmes ont été agressées aux abords de la gare de Cologne la nuit de la saint Sylvestre. La police a été critiquée pour son manque de réactivité. Les fascistes allemands accusent les réfugiés d'être à l'origine des agressions qui auraient été planifiées.
 
Nous mêmes avons l'expérience de ce genre de situation. Nous nous étions mobilisés à Lyon suite à des viols en série objets d'une récupération raciste par les fascistes lyonnais. Aujourd'hui, plusieurs semaines après, le défoulement médiatique continue contre les réfugiés.
 
La violence contre les femmes est un outil de répression patriarcale.
 
Oui, ces attaques étaient planifiées.
Lorsque des hommes sortent faire la fête, chercher des femmes fait partie de leurs objectifs et de leurs attentes.

Pour ces prédateurs, les femmes ne sont pas actrices de la fête. Elles sont des objets à consommer, au même titre que l'alcool. Si elles sont dans l'espace public, à fortiori dans un moment festif, elles sont disponibles. 
Lorsqu'ils sont en groupe, dans un espace public où ils retrouvent d'autres groupes masculins, ils se sentent renforcés et ont des objectifs et attentes supérieurs, conformément à leurs moyens supérieurs.
Cette façon masculine de faire la fête dans l'espace public sur le dos des femmes est commune à toutes les sociétés patriarcales.
 
Elle est une pratique d'autant plus commune aux hommes des pays impérialistes habitués à avoir tous les droits sur celles et ceux auxquels ils assignent une place sulbaterne dans la société. Les viols collectifs sont là pour réaffirmer cette impunité masculine et impérialiste. Ces temps festifs sont des temps de terreur. S'attaquer aux femmes et enfants des pays dominés est un moyen d'attaquer l'ensemble de la société jusque son intimité et de la déstabiliser. Les femmes des pays dominés sont dans des pays dont la place dans la division internationale du travail est le tourisme assignées à la prostitution, on les importe dans les pays impérialistes pour y assurer les mêmes tâches.
Les pratiques dont sont accusés les réfugiés sont le miroir des pratiques barbares des hommes des pays impérialistes.
Ce que mettent en avant les fascistes allemands, c'est une guerre dont le corps des femmes serait l'un des terrains, un objet de conquête. Ce ne sont pas les femmes allemandes qu'ils défendent, mais leur propriété sur elles.
 
Rappelons que les réfugié-e-s ont fui un pays en proie à une guerre fomenté par les impérialistes et où oeuvre une organisation réactionnaire qui commet des viols et réduit en esclavage les femmes, beaucoup sont traumatisé-e-s suite aux tortures dont ils ont été victimes. La guerre qu'il y a, sur le sol allemand, c'est la guerre que mène le patriarcat en Allemagne contre les femmes qui y vivent.
 
État et fascistes au service du patriarcat
 
Nous ne comptons ni sur les fascistes ni sur les institutions pour assurer la sécurité des femmes.
 
En effet, l'état est là pour permettre aux dominant-e-s de conserver leur pouvoir. Il n'intervient que lorsque les exactions contre les catégories de la population victimes d'oppression devient une menace elle même contre ce pouvoir.
 
Les agressions du nouvel an paraissaient normales à la police car elles font partie des violences acceptables contre les femmes. Il a fallu pour qu'elles ne le soient pas que des primo arrivants soient accusés de s'être attaqué à la propriété des hommes allemands. Il a fallu que le nombre de violences dépasse un seuil acceptable pour qu'elles soient condamnées, car un niveau normal de violence l'est tout à fait, acceptable. Il a fallu une mobilisation des victimes.
 
La plupart du temps, l'Etat se contente d'exercer des violences contre les catégories de la population opprimées et / ou exploitées. Ainsi, les policiers commettent des agressions et viols contre les femmes migrantes, prostituées, prévenues. La justice réprime les femmes qui tentent de se défendre face aux violences patriarcales.
 
Nous, communistes, ne considérons pas qu'il existe un seuil acceptable de violences patriarcales. Nous ne considérons pas un système économique, social et politique qui asservit les femmes comme acceptable. Nous le considérons obsolète, à détruire.
Le capitalisme et le patriarcat pourrissant engendrent des violences insupportables. Les fascistes défendent cet ordre capitaliste et patriarcal.
Ils promeuvent une société où les femmes restent à la place que le patriarcat leur assigne, à la maison, à la cuisine. Ils agitent les agressions commises à Cologne pour expliquer aux femmes que sortir est dangereux. Or, la plupart des agressions commises contre les femmes le sont dans l'espace privé, par leur conjoint. Dans 85% des cas les femmes connaissent leur agresseur et 60% des viols ont lieu au domicile de la victime. Ce qui est le principal danger, pour les femmes, ce sont les rapports de soumission qui s'exercent dans l'espace domestique.
 
Les fascistes se battent pour une société où les femmes sont livrées pieds et poings liés aux hommes et où leur corps leur appartient, où l'on passe de la tutelle paternelle à celle du mari, où l'on a aucun contrôle de son corps par la contraception ou l'avortement.
 
 
Ils agressent les femmes racisées, ils agressent les militantes, ils commettent des agressions sexuelles et des viols contre elles.
Des milices fascistes représentent un grand danger pour les femmes.
Nous ne pouvons compter que sur les femmes elles mêmes et leur solidarité pour être en sécurité. Sortir de l'isolement dans lequel les maintient le patriarcat, créer des solidarités, s'organiser, répondre aux violences, manifester, lutter, entre femmes, voilà quelle est la voie à suivre.
A Lyon, en 2011, avec les femmes d'autres organisation, nous avions repoussé les fascistes et la police lors d'une manifestion en non mixité.
Nous soutenons l'organisation des femmes en non mixité. Nous soutenons les féministes. Nous connaissons la violence de la répression sexiste contre les féministes. Nous considérons que la vie des femmes compte. Les violences et crimes sexistes sont des actes antagoniques et refusons de considérer que leurs auteurs font partie de notre camp.
 
Nous appelons à la solidarité avec les migrant-e-s, à la solidarité avec les victimes de violences sexistes.
Agressions du réveillon, halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #Répression, #Antifascisme, #Allemagne, #Sans-papiers

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Publié le 29 Juillet 2015

Solidarité avec les réfugié-e-s syrien-ne-s de la porte de Saint Ouen

Depuis trois semaines jours, une soixantaine de réfugié-e-s syrien-ne-s sont regroupé-e-s sur un bout de pelouse à l’entrée du périphérique de la porte de Saint Ouen.

Ils et elles ont fui la guerre civile, traversé le Maghreb pour entrer en Europe par Ceuta et Melila. Certain-e-s ont été victimes de violences policières dans l’Etat Espagnol. Une majorité d’entre eux et elles souhaitait faire sa demande d’asile en Belgique mais celle-ci les renvoie vers l’Etat Espagnol, leur point d’entrée dans l’UE. Beaucoup refusent de retourner dans l’Etat Espagnol dont le racisme les a marqué.

La préfecture de Paris n’a pour l’instant pas levé le petit doigt hormis pour envoyer la police les harceler.

Rappelons nous qu’il y a peu, le gouvernement souhaitait lancer une offensive militaire contre la Syrie au nom de la solidarité avec le peuple Syrien. Le mouvement populaire contre les réformes libérales de Bachar Al Assad s’est vite transformé en guerre civile. Le fragile équilibre intercommunautaire et entre clan s’est brisé. Emietter la société de la Syrie, du Liban, pour empêcher la résistance à l’impérialisme, ça a toujours été le plan de la France. Aujourd’hui, c’est à  une force de destructuration globale de la société du Moyen Orient, pur produit des jeux de billards à trois bandes des puissances impérialistes et régionales, que les peuples de Syrie doivent faire face : Daesh.

L’Etat français n’a jamais été solidaire des peuples de Syrie, du Liban, au contraire, il a toujours soutenu les forces réactionnaires et semé la guerre civile. Cette hypocrisie, la situation des réfugié-e-s syrien-ne-s en est la preuve. Les loger et leur donner le statut de réfugié-e-s ne coûterait rien. L’inaction de l’Etat est politique.

Si l’Etat n’accorde pas d’importance à la situation des réfugié-e-s syrien-ne-s, la population du quartier, les associations caritatives et la mosquée font preuve de solidarité. Les habitant-e-s des quartiers populaires ont bien souvent du eux et elles aussi quitter leur pays pour des raisons économiques ou pour fuir les guerres menées par la France. Ils et elles font face chaque jour à un Etat raciste et au service des classes dominantes.

De Vintimille à Calais en passant par la Chapelle, la question des réfugié-e-s et du sort qui leur est réservé par l’Etat prend de l’importance.

L'OC-FR appelle à la mobilisation. Comme ceux/celles de la Chapelle ou d'Austerlitz, les réfugié-e-s Porte de Saint-Ouen ont besoin de soutien. La Mairie de Paris a prévenu qu'elle ne laisserait pas de nouveaux campements se former, en utilisant la force policière si nécessaire.
Les réfugié-e-s demandent des papiers et des logements : cette semaine, une partie des syrien-ne-s a été évacué par la police. Montrons notre solidarité, l'issue est politique et c'est par la lutte qu'elle sera obtenue !

Face au racisme de l’Etat français, développons et renforçons la solidarité populaire avec les réfugié-e-s et tou-te-s les migrant-e-s.

Solidarité avec les réfugié-e-s syrien-ne-s de la porte de Saint Ouen

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Syrie, #Sans-papiers, #Paris

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Publié le 18 Juin 2015

Solidarité avec les migrant-e-s : la lutte continue !

Face aux flics et aux fascistes : Résistance !

 

A Paris, les migrant-e-s ont défilés avec leurs soutiens, mardi 16 Juin.

La résistance continue, et les ancien-ne-s de La Chapelle occupent désormais le jardin municipal d'Eole.

Pendant ce temps, le camps d'Austerlitz est toujours debout.

Les migrant-e-s ne baissent pas les bras. Chaque jour, une nouvelle AG organise la suite de leur mobilisation.

Chaque jour de nouveaux rassemblement de soutien ont lieux. La solidarité s'exprime à toute heure du jour au camps, pour ceux et celles qui viennent y apporter leur aide.

 

Cette résistance est plus forte que la pression policière. Les humiliations, les traques, les interpellations qui sont le quotidien que la Police impose à ceux et celles qui luttent et qui refusent cette situation, ne sont rien face à notre solidarité.

 

Ce mercredi 17 Juin, Cazeneuve, le ministre de l'intérieur a annoncé un plan sur la prise en charge des migrant-e-s en France. Pour nous, ce plan ne répond en rien aux revendications portées par leur lutte.

Le gouvernement annonce créer 4 000 places d'hébergements pour les demandeurs d'asiles, 5 000 pour les réfugiés et 1 500 pour les hébergements d'urgence. Pendant ce temps, combien resteront à la rue? En outre, nous savons ce que nous pouvons attendre de l'Etat : des centres qui servent à trier, contrôler, surveiller, faciliter l'expulsion des migrant-e-s.

Ces mesures ne règlent en rien la situation catastrophique. Ce que nous revendiquons c'est la liberté de circuler, la régularisation de tous et toutes, et un logement pour chacun-e-s.

 

Parallèlement à l'annonce de ce plan, c'est aussi la promesse d'expulser les autres, et ceux et celles du jardin d'Eole de façon imminente. Nous devons donc tous-tes rester vigilant !

 

Solidarité anti-impérialiste, solidarité anti-fasciste !

 

Nous ne sommes pas dupes. Pendant que les impérialistes européens préparent leur discours anti-immigrés, la France a pris de l'avance. Comme l'Italie, Schengen a mandaté la France pour repousser et réprimer les migrant-e-s.

Pendant que les prolétaires et que les migrant-e-s restent coincés aux frontières, l'Union Européenne organise la libre circulation des capitaux, des marchandises et des bourgeois-e-s. Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.

 

Pour relayer son discours xénophobe, la bourgeoisie française a des relais politiques.

Du PCF à l'extrême droite, ils/elles sont nombreux/euses à se mettre d'accord pour nier la responsabilité de l'impérialisme français dans les territoires dominés, déstabilisés, pillés, divisés et en guerre par notre faute, et que fuient nombre des migrant-e-s.

Les organisations fascistes sont là pour faire le coup de poing, et servent aussi à pallier la police et l'armée, lorsqu'ils ne peuvent plus agir en toute impunité pour réprimer ouvertement.

Dimanche 14 Juin, le Bloc identitaires, organisation proche du FN, a manifesté à Menton contre la présence des migrant-e-s qui luttent pour leurs droits. Mobilisés contre l'immigration, un de leur thème cher, les identitaires fantasment sur un "grand remplacement" de population.

Dangereux et violents à l'égard des migrant-e-s, ces fascistes sont une menace physique qu'il nous faut combattre par tout les moyens !

Les militant-e-s de l'OC-FR feront tout pour combattre ces groupes et leur idéologie.

 

Dans cette région, où le FN s'implante de plus en plus, et s'allie régulièrement avec les identitaires (c'était le cas aux élections départementales), il n'était pas nécessaire de les attendre pour voir les réactionnaires s'agiter.

L'UMP faisait déjà le sale boulot sans s'en cacher, et avec élan.

Les idées racistes, sexistes et homophobes y sont très largement et ouvertement diffuses.

Ils n'ont donc pas eu besoin des identitaires qui malgré leurs actions ne sont que le reflet d'une réalité sur ce territoire, mais ils se banalisent dans cet environnement.

Les Alpes-Maritimes est un laboratoire des politiques les plus dures de la droite. Terre considérée acquise à Sarkozy et à la "droite forte", le département y met en place une politique anti-sociale et sécuritaire.

Le département voisin, le Var a vu l'élection d'élus frontistes. Dans les mairies, ils mettent en place la préférence nationale, à travers ce qu'ils nomment la préférence communale, une mesure raciste et illégale, pourtant appliquée en toute impunité.

A Cogolin par exemple, le maire FN attribue les logements sociaux sur des critères de préférence "communale".

 

Frontalier avec l'Italie, le territoire est une porte d'entrée de l'immigration qui n'y fait majoritairement que passer pour évoluer vers le nord.

Les politiques y ont placé au centre de leur répression les migrant-e-s. Le 12 Juin, le préfet y avait d'ailleurs annoncé l'interpellation de 1 500 d'entre eux/elles.

Nous appelons à s'organiser dans les mouvements et collectifs de sans-papier, dans les syndicats et dans les actions antifascistes pour organiser la résistance.

Les progressistes et les révolutionnaires doivent se regrouper et s'organiser pour combattre la bourgeoisie !

Pour l'OC-FR, la solidarité avec les sans-papiers c'est une lutte de classe, internationaliste, anti-impérialiste et anti-fasciste.

 

Renvoyons les fascistes dans les poubelles de l'histoire !

Solidarité avec tous-tes les migrant-e-s !

Solidarité avec les migrant-e-s, la lutte continue, face aux flics et aux fascistes, résistance

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Anti-impérialisme, #Répression, #Sans-papiers

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Publié le 13 Juin 2015

De Vintimille à Calais, solidarité avec les migrants, liberté de circulation
De Vintimille à Calais : Solidarité avec les migrant-e-s !
Liberté de circulation !
 
La lutte des migrant-e-s doit s'amplifier !
 
Jeudi 11 Juin, les migrant-e-s de La Chapelle occupaient la caserne de pompiers désaffectée Louis Blanc à Paris, contraints de quitter le jardin associatif du Bois Dormoy où ils s'étaient réfugiés depuis l'expulsion du campement de La Chapelle. 
La police et la Mairie de Paris les ont délogés sur la base de promesses qui ne répondent pas aux demandes des migrant-e-s. 
Eparpillé-e-s, seul-e-s 110 d'entre eux/elles obtiennent un logement pour la nuit dans quatre centres d'hébergement différents, dans Paris et en banlieue. 
Une trentaine a passé la nuit dans un jardin municipal, et ceux qui n'avaient pu entrer dans l'enceinte de la caserne avant l'intervention de la police sont restés dehors. 200 autres migrant-e-s attendent aussi Gare d'Austerlitz.
Pendant ce temps, le PCF et les Verts, soit-disant devant les médias les "premiers soutiens de ceux et celles qui luttent", tombaient le masque. 
Membres de la majorité municipale, ils se sont ralliés à la Maire PS de Paris pour convaincre les migrant-e-s d'abandonner leur lutte, alors que le mouvement de solidarité était en train de se faire gazer et matraquer dans la rue. 
Pour les politicards verts et PCF, écharpes tricolores exhibées à tout va, ce sont les solutions individuelles, et non collectives qui doivent primer. Ils/elles font tout pour empêcher une organisation collective des migrant-e-s et empêcher la satisfaction de leurs revendications. 
Ils/elles ont peur qu'une mobilisation vienne menacer leur municipalité et sont prêts à tout pour casser le mouvement de solidarité.
 
Mais la lutte s'organise !
 
Pendant ce temps, à la frontière avec l'Italie, entre Menton et Vintimille, chemin emprunté pour monter vers le Nord, les migrant-e-s ont décidé de ne plus se cacher, et de traverser la frontière en cortège pour revendiquer leurs droits. 
La police Franco-italienne les a bloqués.
Ce vendredi 12 Juin, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé l'arrestation de 1500 migrant-e-s.
Mais ils/elles n'abdiquent pas. Leur lutte ne fait que commencer !
Cette collaboration entre les polices française et italienne, c'est la collaboration entre deux impérialismes déclinants. 
D'un côté la France, l'un des plus bellicistes du moment, responsable en Libye, au Mali, en Centrafrique, etc. de la situation catastrophique de ces pays pillés, divisés, dont les gouvernants changent au gré des grandes puissances et dont l'impact sur le continent est lourd de conséquences. 
De l'autre l'Italie, par où arrive une grande partie des migrant-e-s en Europe, a perdu son hégémonie sur la Libye et ses accords avec son régime, lorsque la France l'a fait chuter.
Aujourd'hui, Matteo Renzi, premier ministre, veut une intervention militaire pour récupérer son pré-carré nord-africain. Officiellement, il s'agit de limiter l'immigration qui vient en masse depuis l'Afrique. Il ne cesse de répéter qu'il faut durcir les accords européens, renforcer les frontières, et place ce sujet au centre de sa politique et de ses interventions.
L'Union Européenne fait écho à ces discours et organise cette collaboration à une échelle supérieure avec Schengen. 
 
Communistes, anti-impérialistes, notre devoir c'est d'organiser la solidarité. Nous appelons à cotiser aux caisses de solidarité, à participer aux manifestations, le mouvement doit prendre de l'ampleur !
L'OC-FR participe aux initiatives de soutien, mais surtout nous soutenons l'organisation de la lutte par les migrant-e-s. 
Nous revendiquons la liberté de circuler, un logement pour tous-tes et la régularisation de tous les sans-papiers !
Que ce soit à Vintimille, ou à Calais où la Police française empêche aux migrant-e-s la traversée de la manche direction l'Angleterre, laissez passer !
 
De Calais à Lampedusa, De La Chapelle à Vintimille, solidarité avec les migrant-e-s !

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sans-papiers, #logement, #Paris, #Calais, #Menton

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Publié le 10 Juin 2015

 
Face aux descentes de flics, aux expulsions : solidarité populaire !
Non aux expulsions Porte de la chapelle !
 
Des migrant-es qui ont récemment traversé la Méditerranée en provenance de nombreux pays s’étaient regroupé-es en plusieurs campements précaires Porte de la chapelle au Nord de Paris. Alors qu’ils survivent dans un état de misère insupportable, la Police ne cesse de les harceler, de les traquer comme du gibier.
L’un de ces campements les plus importants étaient rue Pajol, les forces de l’ordre bourgeoises et racistes y ont fait une descente le lundi 8 juin dernier : la majorité des migrant-e-s a été arrêtée et enfermée dans deux centres de rétention à Vincennes et Massy Palaiseau. 
Celles et ceux qui ont pu y échapper se cache dans le jardin d’une association, sans toit, pour la plupart sans rien à se mettre sous la dent. 
Leurs revendications sont simples, clairs, et des plus légitimes : une solution de logement durable qui leur permettent de rester groupé-es. En effet, déjà isolé-es, ils ne veulent pas se retrouver séparés les uns des autres dans différents hôtels. 
Ils disent être là pour chercher à travailler honnêtement, vivre décemment et payer leurs impôts. En fait ils ne demandent rien d’autre que de tenter leur chance dans un pays impérialiste comme la France, un des pays qui pillent les leurs et laissent la population sans ressources ni opportunités.
Cette France, dont les politiques vont "pleurer" devant les médias sur le sort des noyé-e-s de la Méditerranée, chasse et traque les survivant-e-s. Cette cynique hypocrisie orchestrée à l'échelle internationale est l'oeuvre des pays impérialistes. 
L'Union Européenne s'est organisé avec Schengen pour coordonner cette chasse aux migrant-e-s. Ceux/celles de Porte de La Chapelle en sont des victimes parmi les millions qui subissent chaque année la loi des impérialistes.
 
Heureusement, ces migrants n’ont pas trouvé que la police, les expulsions et le mépris Porte de la chapelle. Beaucoup ont pu compter sur la solidarité des habitant-e-s du quartier, les mêmes qui sont venus nombreux à une manifestation de solidarité le lendemain des expulsions de masse, le mardi 9 juin. 
Des militant-e-s de partis bourgeois à la gauche du PS jusqu’à des formations révolutionnaires et progressistes étaient présents. Un solide cordon de policiers a tenté d’arrêter la manifestation mais ils ont dû battre en retraite. Désormais la solidarité avec les migrant-e-s s’organise au quotidien.
Nous soutenons l'organisation des migrant-e-s qui tentent de prendre en main leur lutte. Certains partis et associations veulent les prendre en charge avec une approche humanitaire, et dépolitiser leur lutte. Mais la lutte des migrant-e-s c'est une lutte politique, et c'est leur lutte ! Notre solidarité n'est pas humanitaire mais de classe !
L'OC-FR appelle à participer aux différentes initiatives de solidarité. Une collecte est organisée au jardin du Bois Dormoy où dorment désormais les migrant-e-s. Venez y apporter des biens de nécessités, brosses à dents, dentifrice, nourritures, etc. 
Une collecte de soutien financier aussi tourne. 
Les manifestations se poursuivent également à 18 heure rue Pajol à Porte de la Chapelle. Soyons nombreux-euses !
Liberté de circuler !
Un logement pour tous-tes !
L'OC-FR
Face aux descentes de flics, aux expulsions, solidarité populaire

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sans-papiers, #Répression, #Paris

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Publié le 20 Janvier 2013

REDOUANE

     Redouane a 37 ans. Il est né en Algérie. Comme beaucoup d’Algériens, il est venu en France en espérant des jours meilleurs. Il est arrivé » en 2005 en France.

En 2009, il a commencé à travaillé dans un cyberphone de Villeurbanne. On est effaré quand on apprend ses conditions de travail : pas de contrat de travail, pas de feuille de paie, salaire à 5 € de l’heure (soit la moitié du SMIC).

    Redouane travaillait parfois jusqu’à 50heures par semaines, dimanche compris. Il était l’homme à tout faire : Accueil, manutention, ménage. La patronne l’appelait parfois le matin pour travailler sur un repos.

    Fin juin 2012, la boutique où travaille Redouane a fermé, soit disant pour « travaux ». Redouane a été viré sans toucher son dernier mois de salaire.

    Il faut dire que Redouane n’a pas de titre de séjour et qu’il vit en permanence sous l’épée de Damoclès de l’expulsion. Coincé, il ne pouvait pas protester contre ses conditions de travail.

    A la fin de l’été, il a interpellé la CGT pour venir à son aide. Un militant CGT l’a accompagné dans ses démarches. Un courrier a été envoyé aux prud’hommes fin décembre et il a entamé une procédure de plainte contre ses ex-employeurs.

    Nous devons aider Redouane a gagner son procès. Redouane doit être régularisé. Pour le soutenir la CGT Vinatier appelle a la constitution d’un comité de soutien pour faire face aux frais de justice, pour soutenir moralement Redouane et pour dénoncer l’exploitation patronale des sans papiers.

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Travailleur français ou immigré, avec ou sans papier, même patron, même combat. Soutenons Redouane

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sans-papiers, #grêve

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