environnement

Publié le 17 Mars 2017

 

Mélenchon, c’est l’impérialisme !

Analyse sur le prétendu « insoumis » du PG

 

Il vient d’obtenir ses 500 signatures pour se présenter officiellement et faire parler à nouveau de lui. Celui qui s’impose comme l’un des « gros candidats » est quasi-assuré de finir avec un score à deux chiffres.

Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle se positionne comme le principal atout de la gauche du PS. Le seul à gauche de Hamon qui serait capable de battre les candidats du gouvernement, et l’extrême droite aux élections. Il séduit de nombreuses personnes sincères, progressistes.

Pourtant, la seule solution qu’il propose, c’est celle des urnes. Son projet est réformiste, et électoraliste. C’est une imposture. Un politicien comme les autres.

Il s’inscrit dans le cadre du capitalisme, et non dans une remise en cause. Le projet de Mélenchon, c’est l’impérialisme français ! C’est le chauvinisme de la bourgeoisie française.

 

L’OC-FR considère important de combattre les illusions que sème cette gauche dite « radicale », alors qu’elle ne se positionne pas dans une rupture mais dans une continuité « plus sociale » de la politique française.

C’est pourquoi nous publions notre position à l’égard de Mélenchon, qui participe plus à la confusion qu’elle ne supporte l’alternative révolutionnaire.

Cette analyse ne se veut pas exhaustive mais énumère certains des aspects que nous avons jugé principaux concernant notre critique de son programme.

 

L’économie de la mer, si chère à Mélenchon

 

La France insoumise, ce mouvement électoral crée pour porter la candidature de J-L M, a fait du développement de « l’économie de la mer » avec une vision industrielle une priorité.

Ce pan du programme du candidat, est révélateur du caractère impérialiste de son programme.

Lors de son discours de clôture des « assises écosocialistes de la mer » de son parti, en janvier 2014 à Toulon, J-L M parle même de « conquête ».

La mer selon La France insoumise est un territoire économique à conquérir, pas un espace de biodiversité (Mélenchon veut sortir de l’alimentation carnée, pourtant il ne remet pas en cause l’écocide marin et prône le développement de la pèche).

Sur son blog, Mélenchon titre dès le 5 novembre 2014, un article révélateur de cette vision : « La France, puissance maritime qui s’ignore » avec une carte qui fait ressortir tous les territoires dominées par l’état français à travers le monde et son espace maritime, autour de ses colonies d’outre-mer, de la métropole et des TAAFs.

Et avec cet espace, Mélenchon l’affirme « la France dispose d’un trésor ». Pour faire du profit à priori. Car comme il l’explique, « elle est le premier réservoir des ressources rares, la mer aiguise de féroces appétits ».

 

Pour lui il s’agit de concurrencer le « leadership mondial des États-Unis » et de la Chine dont il veut être le premier partenaire. Il voit dans la mer un moyen de modifier les alliances politiques atlantistes de la France, ce qui aiguisera certaines contradictions inter-impérialistes.

L’enjeu c’est que l’impérialisme français devienne leader sur un nouveau marché profitable, qui concerne différents secteurs. Celui de la pêche, de la pisciculture, du transport, de la construction, de l’industrie militaire ou encore du très stratégique secteur de l’énergie.

Et c’est à ce dernier niveau que J-L M s’arrête le plus, notamment lorsqu’il pleurniche sur la vente du secteur énergétique d’Alstom à Général Électric. Il y voit une perte dans le patrimoine financier de l’impérialisme français.

Et puis il a conscience que les océans contiennent l’essentielle des réserves minières et d’hydrocarbures.

L’intention est celle de celui qui voit une manne financière exploitable, d’autant plus intéressante économiquement si elle est renouvelable. Et d’avoir de nouveaux « fleurons industriels ».

Il écrit d’ailleurs que « laisser au marché le soin de découvrir les produits demandés, c’est s’interdire de peser sur le choix des activités à développer », expliquant que l’économie de la mer peut booster l’économie capitaliste française en relançant son activité industrielle, car toutes les industries seraient concernées directement ou indirectement.

Pourtant on exploite pas la nature sans conséquence. La vision bourgeoise de Mélenchon amène à penser que l’espèce humaine à travers son activité économique peut tout maîtriser, et tout exploiter de façon intensive sans envisager l’avenir et pour un profit immédiat.

Or il est impératif d’envisager l’activité économique en fonction de ses conséquences à long terme, c’est l’un des intérêts de la planification socialiste. Mais elle ne peut se faire dans une économie capitaliste.

 

Nous rappelons aussi à J-L M que l’économie de la mer est déjà une préoccupation importante de l’impérialisme français et de l’état français.

Pour preuve son obstination à maintenir sa présence et sa flotte de pêche à Saint-Pierre et Miquelon. Son intérêt pour la baie de Guyane, et les prospections minières que la France y mène avec Total. Ses campagnes « scientifiques » et de pèche dans les eaux internationales, dans l’océan Indien, au large de l’antarctique, de l’arctique. Ses agitations parlementaires autour de l’île Tromelin, en début d’année encore. Son administration des TAAF chargé de gérer des territoires « australes » (mais en réalité parfois très tropicales) au milieu des océans.

L’écocide marin, ça fait bien longtemps que les capitalistes l’ont entamé. Au sein du CAC40, nombreuses sont les entreprises à avoir depuis longtemps investis en mer.

La France est déjà un leader dans la marine, avec son industrie agroalimentaire, de la pèche, et ses navires Auchan, Carrefour et cie qui raclent les fonds des océans.

La France exploite déjà durablement, souvent irrémédiablement les océans.

Total et son pétrole off-shore illustre ce phénomène qui nous maintient dans la catastrophe environnementale.

À l’OC-FR nous pensons au contraire que les mers, les océans et leurs faunes et flores ne s’en porteront que mieux sans activités économiques capitalistes.

Nous savons, et la science l’a prouvé, que notre activité en mer a des conséquences définitives et tragiques. Mélenchon est juste le porte-parole d’une frange des impérialistes français qui ont des intérêts en mer. Et qui se soucie peu de notre survie à long terme.

 

Le rapport aux outre-mer

 

À travers cette approche de l’espace maritime français, c’est aussi son rapport aux territoires « d’outre-mer » qui apparaît. Car pour lui, ces territoires sont avant tout « des joyaux » de sa République française.

Il voit en premier lieu le potentiel colonial et son domaine maritime. Il y voit l’intérêt économique que la France peut en tirer. Il ne se démarque en rien des colons. Au contraire, c’est un colon.

Pour l’OC-FR ces territoires sont des colonies. Notre rôle anti-impérialiste est de soutenir leur décolonisation, pas de vanter leur potentiel économique au sein de la domination française.

Pour J-L M pas question de parler d’indépendance, et il nie l’existence de peuples dominés dans l’état français, et de peuples sans états.

Sur cet aspect, il serait intéressant de confronter les postures de deux candidats que sont J-L M et Oscar Temaru qui a fait campagne pour l’indépendance de la Polynésie.

J-L M se positionne clairement et ouvertement du côté des colons et de nos ennemis.

Ses prises de positions sont inconciliables avec notre lutte anti-impérialiste. Au contraire, elles sont antagoniques.

 

Chauvinisme et protectionnisme

 

Mélenchon se veut le candidat de l’indépendance nationale. Mais quelle indépendance nationale pour l’une des principales puissances impérialistes ?

La France domine l’économie et la politique de nombreuses nations et de nombreux peuples, parfois militairement.

Elle importe des travailleurs et travailleuses de ces pays et les assigne aux tâches les plus difficiles de la production et les moins payées. J.L. Mélenchon nie les revendications démocratiques de ces populations en matière de liberté religieuse et d'égalité face à la ségrégation raciste. Il ne parle même pas de régulariser tou-te-s les sans papiers.

 

Ce sont ces peuples qui sont légitimes à revendiquer une indépendance nationale, pas les puissances impérialistes qui les exploitent.

En réalité, ce qui se cache derrière ce mot d’ordre c’est sa volonté de s’imposer dans les conflits inter-impérialistes, et de se démarquer de certains impérialistes, alliés de la France, en particulier les USA et l’Allemagne. Son rapport à ces deux États est révélateur de son idéologie.

J-L M est obsédé par les contradictions entre la France et ces deux états.

Il souhaite que la France s’en détache clairement, et prône un certain nombre de mesures pour rompre les alliances actuelles.

Par exemple, à l’OC-FR nous considérons l’OTAN comme un cadre d’alliance militaire inter-impérialiste autour de quelques puissances dominantes, comme l’Angleterre et les USA, de même que l’UE l’est politiquement autour de la France et l’Allemagne.

Nous sommes évidemment pour sortir de ces structures inter-impérialistes. Il faut les combattre. Nous avons encore en mémoire le succès du contre-sommet de Strasbourg en 2009 contre l’OTAN, et nous devons systématiser ces mobilisations.

Nous ne pensons cependant pas que le problème fondamental et structurel de nos sociétés ce soit la présence de la France dans ces alliances inter-impérialistes.

Et puis pour lui, il s'agit juste de sortir de ces traités d'alliances pour en passer d'autres avec d'autres impérialistes : la Chine ou la Russie notamment.

Le problème c’est le capitalisme, et l’impérialisme. Derrière ces épouvantails et ces contradictions inter-impérialistes que Mélenchon veut aiguiser et qu’il agite, il nous détourne en réalité des causes réelles des problèmes que nous vivons, de la lutte des classes. C’est le genre de fausses solutions qui nous précipitent dans les conflits.

Mais Mélenchon attise les contradictions entre impérialistes. Ces contradictions s'aiguisent de plus en plus et c'est pourquoi les masques tombent entre ceux qui prônent la défense de l'impérialisme français et celles et ceux qui défendent les peuples dominés par la France.

 

Sa France une et indivisible, négation des cultures minoritaires et minorisées

 

Le Parti de Gauche se revendique fièrement du jacobinisme et de l’interprétation qui en est faite aujourd’hui, qu’elle soit juste ou non.

La France de J-L M opprime les peuples dominés, et ceux qui ont été colonisés dans son histoire. Les cultures, les langues et les autres nations n’ont pas le droit de s’exprimer et d’exister au sein de son territoire. Pour lui, la France est une et indivisible, et non pas métissée et multiculturelle. Elle est unitaire, et se base sur les frontières actuelles de l’état français. Il confond volontairement nation et état, pour effacer les revendications nationales et les luttes de libération nationales qui existent en son sein.

Il est un ennemi ouvert des indépendantistes et des mouvements culturels minorisés, que lui préfère appeler avec mépris « régionalistes » pour mieux nier leur caractère national et leur droit démocratique.

Pour lui, il s’agit tout au plus de folklore. Et plutôt que de langue, lui préfère parler de « dialecte » ou de « patois » qu’il réduit à « une identité de terroir ».

Il n’imagine pas quelqu’un-e vivant dans l’état français, bilingue. Il l’imagine uniquement parler français. Selon lui il ne doit y avoir qu’une langue, et donc qu’une seule façon de penser (car la langue détermine aussi matériellement l’usage que l’on fait de notre cerveau).

Selon J-L M, il n’y a pas de sentiment binational. Il considère au contraire qu’une fois en territoire français, on doit se « fondre dans la république bourgeoise », « s’intégrer » comme ils disent, pour n’être plus que français (c’est dans cette même logique qui détermine sa définition de la laïcité qu’il stigmatise le voile et rejoint les rangs des islamophobes).

Un individu n’a qu’une seule culture croit-il, celle de sa république bourgeoise. S’en est même devenu une obsession. Il en a fait un cheval de bataille, notamment contre la ratification de la « charte européenne des langues régionales ou minoritaires » (qui n’apporterait pas de grandes modifications pourtant) qu’il qualifie « d’atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français », pour développer ses idées chauvines.

Pourtant l’égalité devant la loi, ne serait-ce pas justement de pouvoir permettre à quiconque de se défendre dans sa langue ?

Le refus de reconnaître le bilinguisme dans certains territoires amènent à des absurdités telles qu’en 2015 à La Réunion, 14,4% des 16-25 ans sont considérés illettrés car ne parlant que créole. Leur langue n’étant pas reconnue par l’état français, ce sont ces mêmes créoles qui n’ont pas accès à l’administration, au droit et à l’éducation dans leur propre pays, c’est cela l’égalité des droits selon J-L M?

Dans une lettre aux sénateurs du 30 Mai 2008, il écrit qu’« il est donc contradictoire d’introduire dans ce même article la reconnaissance d’un particularisme, quel qu’il soit, dans la mesure où celui ne concerne pas tous les citoyens, et en distingue certains par rapport à d’autres. »

Ce que J-L M nie, c’est que les différences culturelles et sociales sont un fait, une conséquence de notre système politique et économique inégalitaire, de classe, capitaliste, et que lorsqu’elles ne sont pas reconnues, les conséquences sont nombreuses, qu’elles soient sociales, sanitaires ou administratives, jusqu’à qualifier avec mépris des personnes qui parlent d’autres langues « d’illéttrés ».

Or pour résoudre un problème (car c’est un problème de ne pas pouvoir librement parler sa langue), il faut d’abord l’acter. Mais pour lui « elle ouvre la voie à une division entre citoyens contraire à la République » qui viendrait menacer la langue française, allant même jusqu’à écrire « La valorisation et la promotion de la langue française est-elle devenue à ce point subalterne ? » Le français serait même « le ciment de l’unité nationale » si chère à la bourgeoisie.

Les autres langues deviennent donc une menace, et il « dénonce » à ce propos sur son blog en septembre 2013 « la domination de l’enseignement de l’anglais comme seconde langue et la volonté à peine cachée des élites libérales et solfériniennes d’y soumettre tous les jeunes français », « la domination croissante de l’anglais est pourtant la seule véritable menace » qu’il compare à la promotion des langues minoritaires… Alors même que le français est pour lui un outil économique (et impérialiste et donc de domination selon nous) qu’il qualifie sur son blog de « prometteur » qui permet à la France d’agir au sein de la « Francophonie » dans la lignée des autres impérialistes français et de la françafrique.

Sa vision est donc réactionnaire sur toute la ligne. C’est celle des impérialistes français.

Dans son argumentaire, J-L M en arrive même à comparer ces revendications, et ces langues à la religion. Comme si la langue n’était pas un fait matériel, et que son usage relevait de la « foi ».

Du délire. En 2013, dans une explication de vote au Parlement européen, il y voit même une attaque à « la laïcité ». Rien que ça.

 

La planification écologiste, impossible sous le capitalisme

 

Le Front de Gauche en parlait déjà en 2012 et cette mesure peut paraître intéressante. Il semble agréable, alors que règne l’anarchie du mode de production qui caractérise le système économique capitaliste, d’entendre parler de planification.

Dans cette société violente, il n’y a pas d’autres politiques socialistes possibles que celle de la planification socialiste avec une vision à long terme pour sortir de la crise et de la catastrophe, après la révolution.

Mais s’agit-il réellement d’une planification, au sens socialiste, que Jean-Luc Mélenchon propose? Est-il possible de planifier sans sortir violemment du capitalisme?

 

Nous ne le pensons pas. Pour planifier l’économie, la politique, et l’aménagement des territoires, il faut le pouvoir sur l’économie, et donc le pouvoir sur les entreprises. Cela signifie notamment que sans expropriation il n’y aura jamais de planification. C’est bien la propriété privée, socle de base du capitalisme, qui détermine l’anarchie du mode de production, et la concurrence à tous les étages. Le libéralisme, c’est la propriété privé, et au nom du droit à la propriété privée et sa défense, le droit d’agir selon ses intérêts privés.

Planifier à l’échelle d’un état sans remettre en cause la propriété privée, ça n’est pas planifier l’économie nationale. Il existait un puissant ministère du plan a à la sortie de la seconde guerre mondial. Il créait des infrastructures au service des patron-ne-s, routes, autoroutes, voies de chemin de fer, des centrales électriques, développait le nucléaire. Tout ça au service des patron-ne-s qui mutualisaient les coûts développement de ces infrastructures.

Planifier ce n’est pas non-plus « nationaliser » les entreprises dans un état au mains d’une bourgeoisie (qui serait alors une multinationale « publique »), mais socialiser les moyens de productions entres les mains du peuple, et du pouvoir à la base, sans concurrence, et organisé en fonction des besoins réels, et des capacités de chacun-e-s. Ni plus ni moins. Mais impossible sous le capitalisme.

Au contraire, la vision politique du PG se base sur la petite propriété privée, et le service public, sans remise en cause du caractère bourgeois du service public dans un état bourgeois et capitaliste.

Or le service public peut aussi très bien défendre les intérêts privés, et fonctionner comme une entreprise comme une autre, à la recherche de nouvelles parts de marchés, défendant ses intérêts violemment dans la concurrence internationale, pillant les matières premières à travers le monde, soumettant les peuples dominés, polluant l’air, les sols et les eaux, et exploitant ses salariées pour dégager plus de profits.

C’est ce que font déjà les entreprises publiques françaises. Une entreprise publique sous le capitalisme, ça reste une entreprise capitaliste. C’est d’ailleurs le rôle de l’APE, une agence de Bercy qui incarne l’état actionnaire et assure ses intérêts stratégiques dans la direction des monopoles français que de s’en assurer.

Alors planifier pour quoi? Planifier pour assurer plus de profits à l’état capitaliste? Ou planifier pour la paix et mettre un terme à la catastrophe environnementale, à l’exploitation et à l’oppression?

 

La sixième république, de la poudre aux yeux

 

Tout cela nous amène naturellement à conclure sur la sixième république voulue par le Front de Gauche et différentes composantes du PS et des écologistes.

Si Jean-Luc Mélenchon gagne, il convoque une constituante pour rédiger une nouvelle constitution et proclamer une nouvelle république parlementaire.

Pour Mélenchon, le changement passe définitivement par les urnes.

Pourtant qu’est-ce que cela changera radicalement? Pas grand chose. Le système économique sera le même, celui du capitalisme.

Le système politique institutionnel sera organisé différemment, mais ce seront toujours les mêmes qui gouverneront en alternance, pour servir les intérêts de la bourgeoisie et de l’impérialisme français. Ce seront toujours les mêmes parasites qui vivront des élections sans jamais rien produire, qui décideront des politiques nationales.

Pour nous ce qui compte, ce n’est pas tant le nom que l’on donne aux institutions mais de savoir quelle classe sociale est au pouvoir.

Mélenchon n’est donc pas une alternative. Il sème une illusion, mais c’est une arnaque. Son programme vise à nous maintenir dans ce système politique et économique que nous rejetons. L’OC-FR combat l’économie capitaliste. J-L M en est l’un des boucliers. Pour abattre ce système, il faudra faire tomber ses défenseurs, J-L M y compris.

Melenchon, c'est l'impérialisme !

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Publié le 27 Mai 2016

Incendie du Fort McMurray : stop à la catastrophe environnementale !
Solidarité avec les peuples du Canada !
 
L’incendie à ravagé la région de Fort McMurray au Canada, dans l’Alberta.
Depuis le 3 Mai 2016, c’est un véritable désastre social, économique, écologique, et humain que vivent les habitant-e-s de fort McMurray. 
Ces dernières heures, l’immense brasier est estimé à plus de 5 230 kilomètres carrés. Plus de 80 000 personnes qui vivent sur ce territoire ont dû partir précipitamment. 
L’OC-FR souhaite exprimer sa solidarité avec les travailleurs/euses de Fort McMurray. C’est l’impérialisme (dont français), et ce sont les grands groupes monopolistiques pétroliers (dont Total, encore une fois) qui sont responsables. Ce sont des criminels. 
Voir la population devoir fuir devant les feux, devoir tout abandonner, voir la forêt boréale, jadis primaire, ravagée par les flammes, nous emplit de colère. Nous n’imaginons pas les sentiments que doivent ressentir ceux et celles qui y ont tout perdu. 
 
Déjà frappé et sinistré socialement par la chute du prix du pétrole, Fort McMurray ne pouvait pas connaître pire. Ce site stratégique pour le Canada (dont 25% de l’économie serait lié à l’industrie pétrolière) est aussi la plus grande réserve de sable bitumineux au monde, cette matière qui fait le pétrole le plus sale, et le plus dégueulasse qui soit. Ce même sable, qui fait des ravages à Madagascar, et détruit son environnement. Ce sable, très cher, que Total exploite, au détriment de l’écosystème et des peuples. 
Pour l’exploiter, il faut raser la forêt (le sable se situe sous le sol). Ensuite exploité dans des mines à ciel ouvert, le sable pollue l’air, l’eau et les sols. Les zones humides disparaissent avec toute la biodiversité qu’elles abritaient. De plus, ce pétrole consomme des quantités énormes d’eau. Impossible de décrire tout les dommages écologiques engendrés par cette exploitation, tant ils sont nombreux. 
En Alberta, les sables bitumineux sont exploités depuis 1967. En 2012, la production brut à partir des sables bitumineux y était de 1,9 millions de barils par jour. Total en est l’un des principaux exploitants, son rôle est majeur dans l’Alberta. 
 
Mais ça y est, l’air n’est toujours pas respirable, l’incendie toujours pas maîtrisé, que les compagnies pétrolières demandent aux ouvriers/ères de pétrole de revenir, et de repeupler les camps de travailleurs épargnés par les flammes. 
Les impérialistes, qu’ils soient canadiens, français ou d’autres nationalités, ne renoncent pas à la manne financière que représente le pétrole, même quand ce marché est en crise. Ils nous ont mené vers la catastrophe, et veulent encore nous y enfoncer plus. Même la science bourgeoise nous l’affirme, l’exploitation pétrolière en Alberta détruit notre planète. 
Des scientifiques démontraient dans la revue Nature, que cette situation n’est pas viable pour l’avenir, et demandaient à suspendre d’urgence les projets des pétroliers dans la région. L’étude conclue sur la nécessité de renoncer à ce pétrole : « s’il veut aider l’humanité à éviter la catastrophe climatique qui s’annonce ». 
Loin d’être entendus, de nouveaux projets sont en cours, avec un oléoduc qui doit acheminer ce pétrole dégueulasse, jusqu’à l’Atlantique, et l’exporter par navire-citerne jusqu’en Europe.
 
De plus, les compagnies pétrolières et l’impérialisme ont dépossédé ce territoire aux premières nations. Aujourd’hui, lorsque celles-ci témoignent et manifestent contre la pollution de leur environnement, et les menaces sanitaires, elles sont réprimés. Harcelées, stigmatisées, isolées, les premières nations, avec l’aide de quelques éléments corrompus par l’argent du pétrole, ont été mis à l’écart, loin de profiter des mannes pétrolières, elles s’appauvrissent dans un environnement de plus en plus hostile. L’OC-FR soutient la lutte des premières nations, victimes des impérialistes.
 
Total ne sème que misère, mort et désolation
 
C’est peut-être au Canada, sur un autre continent, mais nous autres communistes français avons une responsabilité aussi sur cette situation. C’est entre-autre l’impérialisme français, et l’un de ses représentant, Total, qui profite et qui exploite l’Alberta. 
Mener la lutte ici, contre notre impérialisme, c’est aussi être solidaire des peuples et des travailleurs/euses qui en sont victimes à travers le monde.
Il y en a marre de ces catastrophes. Il y en a marre de voir Total et les pétroliers causer les pires drames. Il y en a marre de toutes ces catastrophes pétrolières. On se souvient notamment de l’Érika, déjà avec Total, le pétrolier qui avait fait naufrage en 1999 au large de la Bretagne.
Des marées noires aux incendies, les responsables ce sont les impérialistes. Le feu, c’est l’impérialisme. 
 
Total continue à ravager la planète. Sur chaque continent, elle perpétue ses crimes. Elle continue à détruire l’environnement, à soumettre les peuples. Ses velléités poussent les pétroliers à aller toujours plus loin, à faire toujours plus de dégâts, à s’emparer de toujours plus de terres, de mers et d’océan. Ils veulent aller sur Mars, mais en attendant ils forent nos glaciers, fouillent nos océans, s’accaparent des territoires vierges. 
C’est le cas par exemple en Russie, dans l’Arctique, où rien n’arrête Total qui continue à menacer notre planète. 
Fragilisé par le réchauffement climatique, les pôles sont pourtant les proies des grands monopoles énergétiques. On y trouve des tas de matières premières non-exploitées : du gaz, du pétrole… Et les firmes impérialistes n’en ont rien à faire des conséquences, tant que cela leur rapporte des marchés juteux.
Pour l’OC-FR, il est temps d’y mettre fin.
 
Dans l’état français, les ouvriers/ères du pétrole sont actuellement en lutte contre la loi travail. Pour tenter de casser la grève, Total menace les ouvriers/ères de revoir ses plans d’investissement dans les raffineries (500 millions de prévu), alors même qu’elle est la première entreprise française en terme de chiffre d’affaire. C’est un chantage peu crédible, tant l’état français a besoin de ces raffineries sur son territoire pour l’alimenter. Cela doit au contraire renforcer notre détermination à bloquer ses activités françaises. 
Nous pouvons observer déjà que ce mouvement de grève met en panique les patron-ne-s de la chimie et du pétrole. L’UIC (Union des Industries Chimiques) syndicat patronal de la chimie, a d’ailleurs écrit dans un communiqué : « L’industrie chimique en France est déjà affectée par les mouvements dans les raffineries. L’arrêt des unités a des conséquences sur la production des grandes matières premières en amont : (benzène, éthylène, propylène). Un risque de pénurie, en particulier pour les entreprises livrées par pipeline, est à craindre. Toutes les pertes de production induites par cette situation sont irréversibles et ne se rattraperont pas. Ces dernières risquent d’ailleurs d’affecter nos secteurs clients comme la plasturgie, l’automobile… » Alors quand même les patron-ne-s le disent… 
 
Arrêt de l’exploitation des sables bitumineux !
 
A bas l’impérialisme !
Incendie du FortMcMurray : stop à la catastrophe environnementale

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #environnement, #Canada, #Impérialisme, #International

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Publié le 23 Mars 2016

Non au MCE Deep Water development à Pau !

 

Total reçoit à Pau le sommet des pétroliers offshores du 5 au 7 Avril 2016. Les entreprises Shell, Exxon, Repsol, BP, parmi d’autres, y participeront. Elles discuteront des marchés stratégiques du gaz et du pétrole en eau profonde. 

Ce sont ces entreprises, avec Total, qui s’accaparent les ressources naturelles et les matières premières des peuples pour leurs profits, au mépris de l’environnement qu’ils saccagent, des sols et des océans qu’ils empoisonnent, de la planète qu’ils polluent et des peuples qu’ils exploitent et oppriment.

Le mouvement écologiste appelle à manifester contre ce sommet. En tant qu’anti-impérialistes, l’OC-FR appelle à se mobiliser contre la tenue de ce sommet.

 

 Ne nous laissons pas enfumer !

 

La COP 21 fut une vaste opération d’enfumage du gouvernement. Aujourd’hui, l’impérialisme français et ses concurrents continuent toujours autant à vouloir nous enfumer. Or le système capitaliste ne peut qu’empirer la situation. 

« L’accord de Paris » du 12 décembre 2015 n’a rien changé. Il ne menace aucun intérêt des groupes industriels et des grandes puissances impérialistes. 

Dans un contexte de concurrence inter-impérialiste, les grands groupes pétroliers sont prêts à repousser toutes les limites, en fermant les yeux sur les conséquences, pour engendrer plus de profits. Ils veulent conquérir de nouveaux marchés et accéder à toujours plus de pétrole, malgré la surproduction qui va nous mener à la pénurie. Le marché est par ailleurs déjà largement irrigué : il y a une suroffre et cela s’intensifie.

Jamais les pétroliers ne se mettront d’accord sur autre chose, ils sont en partie responsables de la catastrophe environnementale, et c’est à nous d’en subir les conséquences.

 

Ni oubli ni pardon !

 

Nous n’oublierons jamais la responsabilité des capitalistes. Ils veulent discuter de l’exploration et de l’exploitation du pétrole en eaux profondes, mais nous n’oublions pas la catastrophe de Deep Water Horizon. La compagnie pétrolière BP qui participe à ce sommet est responsable de la marée noire la plus grave de l’histoire. Sa plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique exploitait le puits le plus profond jamais creusé en offshore. En Avril 2010, elle génère une fuite estimée à 4,9 millions de barils, soit 780 millions de litres. L’ampleur des dégâts est incalculable. 50% du pétrole brut serait encore dans l’environnement sous forme de microparticules.

Pourtant ils veulent continuer à forer en mer. C’est le but de ce sommet. 

Les groupes français notamment, qui gèrent déjà des plateformes pétrolières, veulent suivre l’exemple de BP. L’un des premiers actes politiques de Hollande, élu président en 2012, a été de donner des permis d’explorer en eaux profondes à Shell et Total au large de la Guyane, alors même qu’il en avait fait une promesse inverse durant sa campagne électorale, et que les risques écologiques d’une marée noire au large de la Guyane seraient immenses et catastrophiques. Au large de l’Afrique et de l’Antarctique aussi, dans l’Océan Indien, la France a des velléités en haute mer. Rien n’arrête cette soif de profit.

Au sommet de l’état français, Total a donc ses entrées partout. Membre actif de l’Afep, le lobby du Cac 40, les patrons de l’entreprise sont très actifs pour influencer les réformes et la politique économique du gouvernement. 

Avec Total, on se souvient aussi du naufrage de l’Erika en 1999 au large de la Bretagne ou l’explosion en 2001 de l’usine AZF à Toulouse. Et on pardonne rien.

 

Total, ambassadeur de l’impérialisme français

 

Total qui accueille ce sommet est un représentant actif de l’impérialisme français. C’est une « supermajors », c’est à dire l’une des six plus grosses entreprises dans le secteur à l’échelle mondiale, avec notamment Shell et BP. Selon le magazine américain Fortune, elle est l’une des onze plus grandes multinationales. L’entreprise est notamment très présente en Afrique, et de longue date. Ses intérêts y sont immenses et elle y a encore des projets. Comme Areva, elle constitue l’un des piliers de la Françafrique. Elle l’était déjà à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, pays avec lequel l’entreprise collabore activement pour détourner l’embargo pétrolier international (décidé par l’ONU en 1977) via des pipe-lines secrets en échange d’uranium pour la centrale du Tricastin, dans le sud de la France. 

Christophe de Margerie, l’ancien président de Total, décédé dans un crash d’avion, était avec Bolloré l’un des leaders de l’impérialisme français en Afrique. Il avait fait de ce continent son terrain de développement principal en cultivant son réseau françafricain et en intervenant directement dans les politiques des états africains. Il était un grand ami des dirigeant-e-s les plus corrompus et avait mis en place un système puant les barbouzes et les services secrets, utilisant les réseaux de la défunte Elf (entreprise à l’origine de la création de Total) pionnière de la Françafrique. C’est lui-même qui affirmait en Mai 2010 en marge d’un sommet France-Afrique : « Total a besoin de l’Afrique », « Total a beaucoup plus d’intérêts en Afrique qu’en France ». 

20% des réserves mondiales d’hydrocarbures se situent en Afrique. Plus de 30% de la production de Total s’y trouve. 10% des effectifs du groupe y travaillent. Total est ainsi devenu la première compagnie pétrolière d’Afrique, présente dans 43 pays du continent où il explore, produit, raffine et distribue. C’est le continent où l’entreprise progresse le plus aujourd’hui et cela malgré la concurrence accrue. 

C’est de façon générale le continent où l’impérialisme français est le plus présent. En 2008, le secrétaire d’état à la coopération français déclarait d’ailleurs : « L’implantation des entreprises françaises en Afrique est une de mes priorités. » « On veut aider les africains, mais il faut que cela nous rapporte ». On ne change pas les bonnes vieilles recettes de l’état capitaliste français.

 

L’impérialiste Clémenceau disait :  « chaque goutte de pétrole est une goutte de sang ». Il savait de quoi il parlait, lui qui en 1918 a défini la politique pétrolière de la France, poursuivi sous De Gaulle qui créera plus tard « Elf Aquitaine » pour assurer les intérêts stratégiques de la France lors de la décolonisation et le maintien de sa domination sous une autre forme, néo coloniale. Il n’est d’ailleurs pas anodin que ce soit cette figure politique qui inspire aujourd’hui Valls et Hollande. 

Pour l’OC-FR, cette phrase, bien que prononcée par un dirigeant de l’impérialisme français, est entièrement juste et toujours autant d’actualité. 

Comme Clémenceau jadis, nos dirigeant-e-s sont aujourd’hui prêts à partir en guerre pour l’or noir. En 2011, à propos de l’intervention en Libye, le ministre des affaires étrangères français (Alain Juppé, aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle) déclarait : « On nous dit que cette intervention coûte cher, mais c’est aussi un investissement pour l’avenir ». 

En septembre 2011, une lettre du Conseil National de Transition Libyen fuite dans la presse, promettant 35% du brut Libyen à la France. Sous Kaddafi, Total exploitait 15% du pétrole Libyen. Comme par hasard, dès mars 2011, Total est l’un des premiers à soutenir les insurgés Libyens, organisant à Benghazi une rencontre avec des représentants de l’entreprise. 

Le pays est désormais plongé dans un chaos total. La France y est toujours en guerre. Et Daesh profite du chaos pour à son tour prendre le contrôle de puits de pétrole. 

 

Les ambitions des pétroliers sont toujours aussi pressantes en Afrique, à la conquête de nouveaux gisements. Au Congo, le Parc National des Virunga, plus ancien parc d’Afrique abrite les derniers 200 gorilles de montagne (menacés d’extinction) et environ 200 000 personnes vivent des ressources du lac et de la pêche artisanale. Les pétroliers font tout pour s’accaparer ce territoire et en expulser les habitant-e-s malgré l’interdiction de la loi congolaise concernant la présence d’industries d’extraction. 

Des explorations sismiques ont été menées sur le lac Edouard en 2014. Pour cela il a fallu emprisonner les pêcheurs qui s’opposent aux multinationales, certains ont même été tués. Tous les coups sont permis, y compris l’usage de milices armées qui attaquent régulièrement le parc. Une très large part (85%) de la réserve pourrait être transformée en concession pétrolière, et Total, comme la compagnie Soco ne perdent pas de vue les Virunga. Vingt-cinq hectares de forêt y disparaissent chaque minute. 

 

Les peuples d’Afrique n’acceptent pas cette main-mise sur leurs ressources. La France, et son fleuron du pétrole Total sont par exemple en conflit avec Madagascar qui reproche le vol des îles éparses (ou îles Malgaches selon la dénomination du droit international) dans l’Océan indien, revendiquées par le pays depuis plus de 30 ans. Le sous-sol y serait riche en hydrocarbures, dans des quantités estimées au moins aussi importantes que les réserves du Qatar ! Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu devant l’ambassade de France. L’OC-FR soutient ces mobilisations du peuple malgache.

 

Il faut dire que Total a déjà causé beaucoup de dommages irréversibles à Madagascar. L’entreprise y exploite aussi des gisements de sables bitumineux, forme semi-solide de pétrole mélangé à de la terre, dont le captage demande énormément d’énergie. Les conséquences environnementales sont dramatiques, avec des impacts sur la biodiversité locale. Les réserves de Tsimiroro, exploitées par Total, sont estimées à 1 milliard de barils de pétrole. Celles de Bemolanga 1,2 milliard de barils. D’autres sites sont explorés. Ces productions raréfient les ressources en eau (il faut six barils d’eau pour produire un baril de pétrole), rejettent massivement du souffre, des métaux lourds, provoquent des pluies acides…

 

En Afrique, il serait impossible de citer tous les crimes de Total, tant ils sont nombreux. En Angola, au Soudan, au Sahara Occidental, au Mali… Partout où le pétrolier passe, il laisse derrière lui une trainée de sang. 

 

Total, à la pointe du crime partout dans le monde

 

Il n’y a pas qu’en Afrique que Total fait couler le sang. En Birmanie par exemple, l’entreprise soutient très activement la junte militaire depuis 1992. La Birmanie est un pays où le régime bouddhiste réprime les minorités nationales et religieuses et fait notamment des Rohingyas des apatrides, les stérilise de force ou encore les soumet en esclavage. L’ONU les reconnait comme « l’une des ethnies les plus persécutées au monde ».

 

Total est le principal investisseur du pays (avec 31,24% du total des investissements). En 2000 l’OIT (Organisation Internationale du Travail) pointait du doigt la pratique du travail forcé, caractérisée comme « une forme contemporaine d’esclavage », y compris dans les structures de Total. L’entreprise n’a même pas nié. Le président de son comité d’éthique déclare en 2001 : « Lorsqu’un cas de travail forcé est porté à notre connaissance, nous nous efforçons d’apporter une compensation ».

En 2012, Total obtient l’acquisition de 40% d’un bloc d’exploration d’hydrocarbures au large du pays. L’aventure en mer continue. Elle continue aussi ailleurs, en Amérique du sud, en mer du Nord, dans l’océan Arctique…

 

Total et ses vallées de la chimie

 

Total a aussi beaucoup investi dans le Béarn et à Pau où se situe une partie de ses activités et où l’industrie chimique est très importante. Les ouvriers-ères du territoire connaissent bien Total. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si c’est cette ville qui reçoit le sommet MCE Deep Water Development. 

 

À Pau, Total a profité de la réforme LRU de 2007, pour investir dans l’université. L’objectif est de profiter à long terme d’une recherche gratuite et subventionnée (par l’état et les frais d’inscription des étudiant-e-s) qui serve ses intérêts. Egalement en vue : la formation de ses cadres à la recherche appliquée aux besoins très spécifiques de l’entreprise, ouvrant ainsi des laboratoires en génie pétrolier, en géosciences, géologie des réservoirs et en ressources fossiles, travaillant sur des enjeux qui ne profitent qu’à Total, sans transparence dans la société. Total participe en revanche activement aux instances décisionnelles de l’université. En plus de tout cela, l’entreprise peut profiter d’une manne inépuisable et à bas coût de stagiaires. Quel beau cadeau que la LRU pour les multinationales !

 

Les militant-e-s de l’OC-FR combattent chaque jour dans les universités les conséquences de la loi LRU. Or à Pau nous observons très concrètement son application, au profit d’un grand groupe monopolistique. Le président de l’université lui-même a déclaré vouloir faire de Pau une« pétro-pôle ». Total a implanté un centre scientifique et technique sur le campus, qui emploie près de 3 000 personnes. 

La « collaboration » avec l’université est tellement poussée, que cette dernière travaille à créer en Côte d’Ivoire une école de génie pétrolier pour le groupe Total. Cette école s’inscrit dans le cadre du développement du groupe pétrolier en Afrique, et est pilotée par l’UFR Sciences et techniques de l’université de Pau. En bref, l’établissement apporte son savoir-faire, sa trésorerie et son crédit à Total pour encore plus de Françafrique. En même temps, l’université espère bien que les perspectives de Total en Afrique de l’Ouest constituent un débouché pour ses futurs cadres, formés à Pau.

Pour l’OC-FR, l’université au service des intérêts privés est inadmissible, et contraire à nos luttes qui défendent recherche et savoirs fondamentaux, populaires, accessibles à tous et toutes. Ceci dit, c’est le lot de la société capitaliste que de reproduire des formations professionnelles au service du patronat et des impérialistes, et c’est ce que nous combattons. Pas seulement dans le Béarn mais partout où les capitalistes nous exploitent. Il n’y a pas qu’à Pau que Total concentre à son service la classe ouvrière ou la recherche. C’est aussi le cas dans la vallée de la chimie au sud de Lyon, dans les raffineries de pétrole, ou encore dans le centre de recherche de Solaize. Partout où Total nous exploite, les travailleurs-euses, et l’environnement, nous nous organiserons pour lutter.

 

Impossible de citer tout les exemples, tant Total intervient dans le monde,

mais c’est un système économique global, celui de l’impérialisme,

que nous souhaitons ici dénoncer. 

 

Pour l’OC-FR, il nous faut combattre les agissements de Total, et en dénoncer les conséquences qui sont un pan de l’impérialisme français que nous combattons

 

Tous et toutes contre le MCE Deep Water development !

Non au MCE Deep Water development à Pau

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #environnement, #Pau, #Impérialisme

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Publié le 2 Janvier 2016

2016 : la planète noyée sous le pétrole 
Analyse de l’OC-FR sur le marché pétrolier
 
2016 va battre un nouveau record : jamais le coût du pétrole et donc des carburants n’a été aussi faible. Les prix des matières premières et des produits miniers de façon générale (or, charbon, cuivre, gaz…) ont chuté de 10 à 50%. Toutes ces matières premières ont chuté sur le marché en 2015, mais celles qui ont la visibilité et la conséquence la plus immédiate, sont les hydrocarbures. Jamais les impérialistes n’ont exploité autant les énergies fossiles que sont le pétrole et le gaz de schiste. A force de pomper, tout les records ont été battus en 2015. 
Cette donne change donc de la situation du début de la crise économique mondiale, en particulier en Juillet 2008 lorsque le prix du pétrole s'était envolé du fait de la spéculation (les médias parlaient alors de "nouveau choc pétrolier"). La spéculation permet de faire circuler les capitaux lorqu'il n'y a pas de débouchés dans la production du fait de crises. Ils viennent faire monter le cours de l'or, de l'immobilier, du pétrole de façon artificielle jusqu'à ce que la bulle éclate et qu'ils aillent se fixer ailleurs. Un cours du pétrole élevé entraînait des investissements dans l'extraction du pétrole et les activités et sociétés associées.
Cette époque est finie. Aujourd’hui, le prix du gazole, principal carburant en France, vaut en moyenne 99,35 centimes d’euros le litre. 
 
Cette baisse s’explique par la surproduction et donc la surexploitation des réserves pétrolières, et des matières premières ; ce qui provoque une suroffre. C’est la conséquence de la compétition inter-impérialiste mondiale dans la lutte pour dominer le marché, écouler les stocks et asphyxier les concurrents. (C’est la même logique qu’avec les surplus agricoles : l’intensification de la production agricole amène les agriculteurs à supprimer une partie de leur production pour maintenir sa valeur, et ne pas voir les grandes surfaces baisser les prix auxquels elles leur achètent les légumes, la viande, le lait etc.) 
C’est aussi la conséquence de l’augmentation effrénée des capacités de production depuis plusieurs décennies, notamment avec la fracturation hydraulique. Elle permet aux Etats-Unis de doubler leur production de pétrole, et de largement diminuer leur besoin d’importer.
D’autres états, comme la Chine, l’Afrique du Sud, l’Australie, la Russie et le Canada, prennent la même voie que les Etats Unis, ce qui déstabilise les pays du golfe qui intensifient la course aux prix les plus bas et à l’extraction pétrolière, pour tenter de conserver leur hégémonie sur le marché. Or plus les prix baissent, plus il faut extraire. C’est un cercle vicieux dont on ne se sort que par une crise.
Pendant ce temps, la Chine, premier importateur mondial de pétrole, baisse sa demande, en même temps que sa croissance ralentit. Il y a donc de plus en plus de pétrole sur la marché, mais de moins en moins de demandeurs.
Dans le même temps, les investisseurs sont de moins en moins nombreux à être attiré par les activités pétrolières, du fait de la faiblesse du prix du pétrole, excepté pour l'extraction de gaz de schiste. Or les activités pétrolières et leurs fournisseurs sont eux-mêmes consommateurs de pétrole. C'est le serpent qui se mord la queue.
La consommation de pétrole a pourtant fortement augmenté dans le monde. Jamais il n’y a eu autant de livraisons de carburants routiers qu’en 2015 !
Les principaux acteurs de cette concurrence mondiale sont les Etats-Unis, et les pétro-monarchies arabes du golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis, Koweit…). Ce sont ces acteurs qui fixent les prix avec le cartel de l’OPEP, cette dernière contrôlant 30% de la production brute mondiale.
La situation devrait s’intensifier avec la fin de l’embargo pétrolier sur l’Iran, qui détient 13 % des réserves mondiales de pétrole, au grand détriment de ses rivaux voisins, en particulier l’Arabie Saoudite. Le prix du baril devrait donc rester en dessous de 60 dollars en 2016. L’OPEP maintient ses quotas de production à 32,12 millions de barils par jour. De son côté, la production Russe atteint le record de 10,78 millions de barils par jour.
 
La France prend sa part, en particulier en Afrique. Elle utilise aussi ses colonies pour accéder à des réserves d’hydrocarbures. C’est le cas au large de la Guyane, et potentiellement dans les territoires en Antarctique, au large des îles Eparses dans l’Océan Indien et dans les terres australes.
Lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait promis de réformer le code minier, pour limiter les prospections pétrolières. Au contraire, après avoir été élu, l’une de ses premières mesures a été de donner à Total et Shell des droits d’exploration et d’exploitation en Guyane. Depuis, les forages d’hydrocarbures se sont enchainés sur le territoire de l’état français métropolitain et d’outre-mer.
Des prospections pour le gaz de schiste sont également menées dans la vallée du Rhône, en Ardèche, dans les Cévennes, en Seine et Marne… Si ce gaz venait à être exploité, cela modifierait définitivement la géographie et la géologie de ces territoires. Les populations se verraient expropriées et chassées au nom du service public énergétique, véritable enjeu stratégique pour l’impérialisme français. L’état Français et l’UFIP (le lobby des pétroliers français) connaissent la place centrale dans la politique d’exportation et de commerce extérieur que constituent les éléments d’hydrocarbures et énergétiques. Ce n’est pas pour rien si la France concentre autant de centrales nucléaires, et exploite à travers le monde autant de mines de charbon et de gaz. L’état Français investit directement et massivement dans ce secteur, pilotant la politique de grands groupes monopolistiques. Elle organise des entreprises publiques, et participe au capital des  entreprises privées. L’état détient par exemple plus de 10% du capital de CGG, une entreprise française dont le rôle est de trouver à travers le monde de nouveaux gisements. Elle est particulièrement active en Afrique et au Proche Orient.
La France participe à une lutte pour la conquête de nouveaux territoires vierges, et riches en ressources, en particulier aux cercles polaires. Avec la fonte des glaces et le réchauffement climatique, de nouvelles zones à explorer s’ouvrent pour les impérialistes, peu importe les conséquences mondiales que cela pourra avoir sur la planète et l’humanité.
 
Dans cette concurrence effrénée, un nouvel acteur est entré sur le marché mondial : Daech, qui  contrôle 60% des champs pétroliers en Syrie, et certains puits en Iraq et en Libye. A l’échelle internationale c’est un petit producteur, mais à l’échelle régionale il commence à faire de l’ombre aux monarchies arabes. Daech a une capacité de production de 40.000 barils de pétrole par jour. A titre de comparaison, Total fournit 2,3 millions de barils de pétrole par jour. Rien d’étonnant donc, à ce que la France soit en guerre en Iraq et en Syrie, et a priori bientôt en Libye.
 
La crise pétrolière sera inévitable. Les réserves ne sont pas illimitées, cette source d’énergie n’est pas renouvelable.
Les conséquences seront mondiales et dévastatrices. Cette crise impactera l’ensemble de l’économie tant les industries dépendent du pétrole. Elle amènera dans son sillage crises de production et crises alimentaires. 
Qu’il s’agisse de l’industrie de la chimie, agricole, plastique, automobile, textile, ferroviaire, aéronautique, aéronavale, aérospatiale… Toutes dépendent des hydrocarbures et conditionnent notre mode de vie d’aujourd’hui.
L’agriculture intensive étant un secteur particulièrement dépendant des hydrocarbures, la crise du pétrole amènera des crises de production agricoles et alimentaires. Cela signifiera l’expansion des famines et des émeutes de la faim comme en 2008 lors de la crise alimentaire mondiale.
Cette crise pétrolière plongera des états comme le Venezuela ou l’Angola (qui sont au bord de la faillite, et dont les économies, non diversifiées, dépendent exclusivement de ces ressources) dans le désastre. Ils ne peuvent déjà plus suivre, aujourd’hui, les quotas imposés par l’OPEP. Ces états dont la source principale de revenu provient du pétrole devront trouver d’autres sources financières, et réduiront drastiquement leurs budgets, avec les risques que cela implique pour la population. Le Nigéria avait par exemple réussi à faire effacer une partie de sa dette, mais la crise pétrolière l’obligera à s’endetter massivement à nouveau pour faire face à ses obligations budgétaires. Les pays impérialistes feront tout pour les faire payer.
Même l’Arabie Saoudite, leader mondial sur le marché du pétrole, se rapproche de la crise. L’agence de notation américaine Standard & Poor’s prévoit qu’en 2016 son déficit budgétaire atteigne 16% de son PIB, alors qu’il n’était jusque là que de 1,5%. Cette course effrénée qui vise à écouler les stocks est aussi une course effrénée vers la chute. C’est pourquoi ce pays a tout intérêt à s’opposer à l’Iran, qui le concurrencera directement. L’Arabie Saoudite mène déjà une politique belliciste à l’égard de ses voisins qui peuvent lui faire de l’ombre sur le marché pétrolier. Elle domine la vie politique de voisins comme le Bahreïn. Avec l’Egypte, et les armes vendues par la France, l’AS est actuellement en guerre au Yemen pour soumettre le pays et sa population à des plans d’hégémonie régionale. 
 
Pour l’OC-FR il est urgent de construire l’unité anti-impérialiste. Les grandes puissances nous mènent à perte et à la destruction. Elles vident nos ressources sans se préoccuper de l’avenir, elles détruisent nos territoires sans se préoccuper des peuples, elles saccagent nos conditions de vie et de travail en exploitant la classe ouvrière tant qu’elles peuvent. Lutter est une question de survie.
Il faut stopper cette sur-production qui caractérise le système capitaliste et l’anarchie de son mode de production. C’est urgent. 
Avec la crise économique, et la baisse tendancielle du taux de profit, les capitalistes se sentent obligés de trouver de nouveaux moyens pour préserver leurs parts de marchés, au détriment des peuples et des classes populaires. 
Il faut exproprier les multinationales et toutes les compagnies pétrolières. Il faut planifier notre production, et prendre en compte nos besoins réels de consommation. Tout cela n’est possible qu’avec le socialisme, si nous faisons une révolution.
 
Cette situation est l’héritage que les capitalistes nous laisseront et que nous devrons gérer, le jour où nous construirons le socialisme après la révolution. Nous ne voulons pas avoir la responsabilité des désastres mondiaux des capitalistes. Nous voulons hériter d’un monde sain, propre, cultivable, et non du chaos. Il faut donc lutter dès maintenant contre les projets des capitalistes. Il faut nous opposer aux nouveaux forages, aux prospections minières, les empêcher d’épuiser nos sols, de rendre notre air irrespirable, et nos eaux empoisonnées.
 
 
A bas l’impérialisme ! Vive le socialisme !
La planète noyée sous le pétrole

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #environnement

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Publié le 1 Décembre 2015

Meeting de l'ICOR à Paris : pendant la COP 21, poursuivons la mobilisation !
 
L'ICOR (Organisation Internationale des Organisations et Partis Révolutionnaires), appelle à un meeting le vendredi 11 Décembre à 19 H au Centre culturel Kurde à Paris dans le cadre de la mobilisation contre la COP 21.
 
L'OC-FR participe en région parisienne aux côtés de l'ICOR à une campagne de mobilisation sur les questions environnementales et écologiques.
Nos militant-e-s en Ile de France participent à son organisation parce que nous considérons que cette problématique urgente exige une unité internationale des marxistes-léninistes. Nous ne sommes pas membres de l'ICOR, mais ponctuellement, nous avons décidé de soutenir activement leur initiative et de militer sur les mêmes mots d'ordre.
 
Les groupes capitalistes eux aussi sont organisés à l'internationale. Ils tirent leurs profits dans le monde, soumettent les peuples, apportent la guerre et polluent. Si nous voulons apporter une réponse conséquente à ces enjeux, nous devons nous aussi nous organiser à la plus grande échelle possible.
 
En France, le gouvernement a mis en place l'état d'urgence qui se traduit par l'interdiction de manifester. Lors du rassemblement à Paris, place de la République contre le lancement de la COP 21 dimanche 29 Novembre, il y a eu plus de 341 interpellations, 317gardes à vue selon la préfecture de Police.
Dans ce climat répressif, il est urgent de nous mobiliser, et de maintenir notre campagne.
Pour nous, militer sur ce sujet, c'est s'attaquer à l'impérialisme, la cause première du problème aujourd'hui.
Nous dénonçons en particulier l'impérialisme français, notre impérialisme, dont les grandes multinationales sponsorisent la COP 21 : Total, Shell, Veolia, Areva, Thalès, Lafarge, Engie, EDF, etc.
Ce sont ces mêmes groupes qui à travers le monde, maintiennent les peuples sous domination, installent et destituent les régimes au service de l'impérialisme, etc. On les retrouve dans le monde entier.
 
En Guyane, les groupes pétroliers comme Total et Shell explorent les fonds marins pour trouver du pétrole, mettant en péril la côte en cas de marée noire. En Chine, Engie développent ses projets de centrale à charbon, alors que l'atmosphère du pays est déjà l'un des plus irrespirables. Au Niger, Areva continue d'exploiter des mines d'uranium à ciel ouvert, polluant les sols et les eaux, et contaminant des générations entières atteintes de maladies et de malformations du fait des conditions sanitaires. Il est impossible de recenser tout ce que ces groupes français génèrent, tant ils sont nombreux. Mais ils représentent un panel des intérêts impérialiste de la France. Ce sont eux, les responsables de la situation.
 

Pour la première fois, la Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) organise une réunion à Paris.

 

Etat d’urgence en France -  état de guerre au Moyen Orient et en Afrique – répression de la résistance - une COP 21 hyper-sécurisée.

 

·         L’ICOR œuvre à la coopération et à la coordination des forces révolutionnaires au niveau mondial. Elle reprend la conclusion de Lénine : «Le capital est une force internationale. Il faut, pour le vaincre, l'union internationale, la fraternité internationale des ouvriers.»  Aujourd’hui, 49 Organisations sur les 4 continents adhèrent à l’ICOR (plus d’infos sur: www.icor.info/fr)

 

·         Sauvez l’environnement de l’économie de profit qui pousse l'humanité vers une catastrophe écologique globale car le capitalisme met en question les bases même de la vie …

Résistance active pour sauvegarder  l'environnement ! Pour un ordre social sans exploitation de l'homme et de la nature.

·         La révolution à ROJAVA est d’une importance internationale. L'ICOR participe à la reconstruction de KOBANÊ et soutient la lutte de libération du peuple kurde.

Venez discuter vendredi 11 décembre à 19 h avec les représentants de l’ICOR de plusieurs pays en Europe. Une table de presse sera à la disposition des organisations.

Meeting de l'ICOR à Paris : Pendant la COP 21, poursuivons la mobilisation

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Icor, #environnement, #Paris

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Publié le 27 Novembre 2015

COP 21 : liberté de circuler et de manifester !
Nous ne nous soumettrons pas à l'Etat d'urgence !
 
Ils seront bientôt tous réunis. Mosanto, Total, Engie, Veolia, etc, les grands groupes capitalistes polluants et leurs lobbys qui produisent OGM et pesticides, construisent de nouvelles centrales à charbon ou nucléaire, les mêmes qui épuisent nos ressources non-renouvelables, défigurent nos régions, empoisonnent nos eaux, etc. Avec la COP21, ils veulent faire croire qu’ils se préoccupent de l’environnement, alors qu’ils sont les premiers responsables de la situation actuelle. Nous manifesterons pour dénoncer cette escroquerie !
 
Aux côtés de l’ICOR (International Coordination of Revolutionary Parties and Organizations) et des organisations et militant-e-s membres, l’OC-FR a décidé de participer à une campagne contre la COP 21, qui s'annonçait massif avant l'état d'urgence, et qui ne doit pas se démobiliser. 
 
Ils veulent entraver notre mobilisation
 
Du 30 Novembre au 11 Décembre 2015, 80 chefs d’état se rendront à Paris. Pour protéger les capitalistes et impérialistes les plus puissants de la planète et éviter toute contestation massive, la France a décidé de suspendre Schengen à ses frontières (via une clause de sauvegarde de l’article 2.2 de la convention). Pour empêcher des manifestant-e-s anti-COP 21 de rejoindre Paris, un dispositif policier triera donc les entrées. Certains visas seront refusés sur des critères politiques, triés en fonction de l’appartenance à des groupes politiques, associatifs et militants, ou selon le passé militant, et la présence sur un quelconque fichier policier. 
Tous/tes ceux/celles qui ont une fiche S en particulier sont visés. Cette fiche qui regroupe aussi des militant-e-s syndicalistes, écologistes, associatifs, des supporteurs/trices de football, les zadistes, etc, concerne plus de 20 000 personnes selon le journal Le Parisien. Plusieurs parlementaires ont poussé l'outrance après les attentats jusqu'à demander l'interpellation de toutes les personnes fichés S pour les regrouper dans des camps. Eric Ciotti par exemple veut les "incarcérer préventivement".
Plusieurs militant-e-s auraient également reçus des assignations à résidence pour la période de la COP 21. 
 
Après les attentats de 13 novembre à Paris, le président François Hollande a promulgué l'Etat d'urgence dans l'ensemble de son territoire. C'est une première depuis la guerre d'Algérie. Prévu pour trois semaines, il est prolongé pour trois mois à la quasi-unanimité (moins six votes contre, et une abstention) par l'Assemblée Nationale, puis le 20 novembre par le Sénat.
Le gouvernement profite de l'état de sidération dans le pays pour faire passer ses mesures d'exception. Toutes manifestations et rassemblements sont interdites. Pendant qu'ils continuent à mener leur politique capitaliste, impérialiste et liberticide, nous n'avons pas le droit de nous mobiliser. C'est une aubaine pour la France, qui craignait une mobilisation massive lors de la COP 21.
Face aux menaces de l'état français, il n'est pas possible pour nous de nous taire et d'abdiquer.  
 
Ils ont déjà essayé. Dimanche 22 novembre, la police et la gendarmerie ont voulu empêcher la tenue d'une manifestation à Paris, en soutien aux réfugiés. Malgré la répression, la manifestation s'est tenue entre Bastille et République. C'est une victoire et c'est ce type de victoires que nous devons réitérer.
Cependant nous restons vigilants. La police a dénoncé 58 personnes qui auraient manifesté et le parquet a annoncé vouloir les poursuivre. 
 
Nous revendiquons la liberté de circuler et de manifester. Nous veillerons à ce que tous nos camarades puissent nous rejoindre et serons attentifs aux tentatives de blocage aux frontières. Nous manifesterons dans la rue.
Cette COP 21 est une mascarade politique qui ne servira que de vitrine aux gouvernants et autres multinationales.
En outre, alors que les migrant-e-s sont parqué-e-s, pourchassé-e-s par la police, que les mobilisations racistes se multiplient, les mesures prises par la France à l'occasion de la COP21 vont encore permettre de renforcer la répression à leur encontre. Nous revendiquons la liberté de circulation pour chacun-e.
 
 
Le communiqué du gouvernement français justifie la suspension de Schengen en invoquant  des « risques de troubles à l’ordre public, qui pourraient venir entacher cette grande manifestation internationale ». Il est certain que pour le gouvernement, une manifestation d’ampleur accompagnée d’actions contestataires gâcherait la fête. François Hollande compte sur un « effet COP 21 » pour reprendre encore quelques points dans les sondages même si cela a peu de chance d’arriver. Cette grande messe sera l’occasion pour lui de se mettre au centre de la scène, à un an de la prochaine campagne présidentielle.
 
Selon une note interne du renseignement territorial que RTL s’est procurée, la police s’attend à des affrontements. 5 000 policiers seront en charge de la sécurité exclusive du sommet et le niveau d’alerte terroriste sera maximal. La mission sera notamment de protéger les sièges sociaux des grands groupes industriels : Areva, Thalès, etc. C’est bien par crainte du mouvement de contestation. Après l’annonce ubuesque de la reprise de la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes, le mouvement s’annonçait massif.
 
La COP 21 n’est qu’un écran de fumée
 
La COP 21 est un leurre car le système capitaliste ne peut qu’aggraver l’état de la planète. Son mode de fonctionnement anarchique, concurrentiel ne peut qu’aiguiser de nouvelles contradictions antagoniques et provoquer des crises toujours plus graves. Face à la concurrence inter-impérialiste, les grands groupes industriels sont prêts à repousser toutes les limites, jusqu’aux désastres, pour engendrer plus de profits. Actuellement, les tensions internationales sont aiguisées, pour les puits de pétrole et le contrôle des voies d'exportation, les impérialistes font la guerre en Irak et Syrie. Tout ce qui les intéresse, c'est la conquête de marchés et de matières premières, ils sont incapables de se mettre d'accord pour éviter la catastrophe environnementale, ils sont à l'origine de cette catastrophe et nous en paierons les conséquences.
Nous pensons que le système capitaliste est son propre fossoyeur, mais qu’il ne tombera pas seul dans le fossé. C’est à nous de l’y pousser, pour instaurer à la place un système politique et économique égalitaire et sain. Seule une planification socialiste peut résoudre les contradictions crées ou développées par le système capitaliste. En planifiant notre économie, nos industries, nos productions, et en aménageant autrement nos territoires, nous pourrons retrouver un équilibre dans la société, et une nouvelle unité entre l’homme et la nature. 
 
Tous et toutes dans la rue contre la COP 21 !
A bas l'état d'urgence !
Pour une planification socialiste de l’économie et de nos territoires !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Icor, #International, #environnement, #Répression

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Publié le 7 Mars 2015

Solidarité avec la lutte contre le barrage de Sivens !

 
Un mort ne suffit pas à l'Etat Français. La police et les gendarmes mobiles ont évacué la ZAD de Sivens, aidé des milices de la FNSEA, qui représentent les intérêts des gros exploitants agricoles.
C'est une provocation de plus !
Rappelons que la construction d'un barrage à Sivens vise à retenir 1,5 million de mètre cube d'eau sur 42 hectares, au prix de 8,49 millions d'euros hors taxe, et 300 000 euros de gestion annuelle.
Ce projet profitera aux riches exploitants de masse, mais pas aux petits paysans locaux, qui s'y opposent, et qui se retrouveraient étouffés par la concurrence. Seuls une quarantaine d'exploitation, essentiellement de Maïs en profiteraient. C'est un cadeau coûteux pour la population et qui ne rend service qu'aux patrons !
Nous nous opposons à ce projet. Des militant-e-s anti-capitalistes avaient décidés de lutter contre la construction de ce barrage, et comme à Notre Dame des Landes, ils/elles ont installés une ZAD sur place et occupent le terrain. L'un d'entre eux : Rémi Fraisse, a payé cette résistance de sa vie, assassiné par l'Etat Français.
A l'issue d'une stratégie de tension, ils et elles se font expulser par la force, et sont réprimé-e-s violemment. 21 ont été arrêtés. 
La police et les gendarmes se font largement aider par leurs complices de la FNSEA qui mènent des agressions physiques sur la ZAD et autour, et menacent de mort ceux/celles qui résistent. 
Leurs militant-e-s sont venus en masse pour participer à l'expulsion, en tout impunité, et ont entièrement bloqué la zone, coupant les zadistes de leurs soutiens extérieurs et empêchant tout convoi alimentaire. Ces commandos armés ont totalement saccagés les campements de la ZAD. Plusieurs zadistes se sont fait gravement tabasser, parfois avec l'intention de tuer. 
Après la mort de Rémi Fraisse, laisser la FNSEA faire "le sale boulot" est le moyen de ne pas se mouiller, mais c'est bien le rôle de supplétif de l'état français que joue la FNSEA. Rien d'étonnant à cette convergence entre riches exploitants agricoles et un état au service des capitalistes.
 
Solidarité avec les zadistes !
A bas la FNSEA et la répression !
Une attaque contre un.e seul.e est une attaque contre tous/tes !
Non au barrage !
Solidarité avec la lutte contre le barrage de Sivens

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #environnement, #Répression

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Publié le 5 Novembre 2014

Le cœur de l’Etat est d’uranium
 

Depuis plusieurs jours, des drônes survolent les centrales nucléaires de l'état Français. Personne ne saurait d'où viennent ces engins. Greenpeace, se sentant menacé, fait scandale. Pour eux il faudrait améliorer la sécurité des centrales face aux risques terroristes. En réalité, ce discours revient à soutenir l'impérialisme français, à exiger de l'Etat plus de surveillance de sa population. Nous, communistes, nous ne cherchons pas à colmater les brèches dans la surveillance de l'Etat et dénonçons l'impérialisme français, question qui est pour nous centrale dans la politique nucléaire de la France.

 

Le nucléaire est un choix guidé par la recherche du profit

 
Le nucléaire, en France, permettrait la production d'électricité à bas coût et d'assurer notre confort.
Mais le choix d'avoir développé un parc nucléaire assurant les trois quart de la production d'électricité en France n'est absolument pas guidé par la recherche de la satisfaction de nos besoins. Les capitalistes ont donné pour mandat à l’Etat d’assurer la production énergétique dans l’Etat français pour pouvoir que la production industrielle soit assurée. Non pas, encore une fois, pour satisfaire nos besoins, mais pour que ceux qui détiennent cette industrie puissent continuer à en tirer des profits… par l’exploitation de notre travail.
Le secteur de l'énergie est stratégique pour l'Etat et pour les capitalistes. Le nucléaire, qui a quasi monopole sur la production d'électricité est un élément au cœur même de l’Etat français.
 
Le nucléaire n'est pas un « service public »
 
Que les centrales soient gérées par une entreprise publique ne doit pas nous rassurer. Un monopole d'Etat comme EDF est lié aux monopoles privés. Le CV de Proglio, qui était à la tête d'EDF, en est un parfait exemple. Tout le monde le sait très lié à Veolia, mais il est aussi membre du CA de Natixis (Banque) et de Dassault Industrie (armement). Areva, privée, est également un acteur majeur du nucléaire en France (fabrication de combustible, traitement des déchets, développement des centrales). A EDF d'assurer les activités à faible valeur ajoutée, au privé de se gaver.
Ce n'est pas parce qu'une entreprise appartient à l'Etat qu'elle ne recherche pas le profit. EDF n'hésite pas à rogner sur la maintenance des centrales et a tout sauf envie d'assumer le coût du démantèlement des centrales vieillissantes. EDF a recours à une pléthore d'entreprises privées afin d'alléger le coût de la main d’œuvre. Ces ouvrier-ères sont en première ligne et sont exposé-e-s à des risques réels. En 2008, à St Alban, 15 travailleur-euse-s d'une entreprise extérieure ont été irradié-e-s.
Balayons toute illusion comme quoi le nucléaire, entre les mains de l'Etat, serait entre de bonnes mains. Henri Proglio est par exemple très lié à l'homme d'affaire mafieux Alexandre Djouhri. Celui-ci intervient directement auprès d'Areva et d'EDF. Public, privé, hommes d'affaires douteux... Quel cocktail ! Il ne manque que les services secrets !
 
Une société nucléaire, une société sécuritaire
 
Or, bien sûr, ceux-ci sont de la partie. Une société nucléaire, c'est une société qui cultive le secret d'Etat au nom de la sécurité nationale. Le sceau du secret d'Etat permet à tout de ce beau monde de magouiller discrètement, de mener une diplomatie secrète, une politique industrielle qui a des incidences importantes sur nos vies, en toute opacité.
La sûreté d’État lui permet de cultiver le secret, mais nous, nous devrions être transparent-e-s ! Au prétexte de nous protéger du risque nucléaire, nous devrions être prêt-e-s à accepter de vivre dans une société ultra-sécuritaire. L'espionnage industriel et le risque terroriste légitiment que l'Etat et les entreprises privées puissent tout connaître de nous.
 Le risque terroriste est un prétexte pour nous faire accepter que l'armée soit prête à intervenir sur le sol français. En effet, pour protéger l’espace aérien au dessus des centrales nucléaires, les avions de chasse de l’armée française sont toujours prêts à intervenir. En cas d’accidents, l’armée de terre se tient elle aussi prête à occuper militairement les villes concernées. La vallée du Rhône, ultra-nucléarisée, est particulièrement surveillée par l’OTAN.
Les actions de Greenpeace d’envahissement des centrales nucléaires tentent de prouver que les centrales ne sont pas assez surveillées. Nous trouvons, nous, que nous sommes déjà bien assez surveillés comme cela. ‘L’espionnage industriel, les risques terroristes liés aux contradictions entre les impérialistes français et leurs concurrents, ce n’est pas notre problème, c’est celui des impérialistes. S’il y a des failles dans la capacité de notre Etat à tout surveiller, à tout contrôler, comme le prouve la récente affaire des drones, et bien, tant mieux pour nous.
 
Un des fers de lance de l'influence (néfaste) française sur le monde
 
Stratégique pour le contrôle des populations et le dégagement de profits pour les capitalistes sur le territoire français, le nucléaire est aussi stratégique pour l'influence de la France au niveau mondial.
La France est un pays impérialiste : elle a les moyens d'assurer des débouchés pour sa production et sa domination sur d'autres pays. Cela permet de rapporter aux capitalistes français encore plus de profits.
Le savoir faire nucléaire français est exporté partout dans le monde. La France cherche à s'assurer un monopole sur l'énergie nucléaire dans le monde. Outre de l'argent, cela lui permet aussi d'entretenir de bonnes relations avec les pays émergents. Très présente aux USA, Areva a remporté de nombreux marchés en Chine. L'entreprise Decote, par exemple, à Feyzin, exporte des électrovannes pour des réacteurs au Mox actuellement construits en Chine. Areva cherche également à obtenir des marchés en Inde.
Là encore, c'est le secret qui règne dans les négociations.
En outre, le nucléaire civil et le nucléaire militaire ne sont pas séparés. C’est d’abord pour construire des bombes qu’a été construite une usine d’enrichissement à Pierrelatte, c’est par un partenariat entre l’armée et la COGEMA qu’était gérée la première usine d’enrichissement d’uranium. L’enrichissement à des fins militaires n’a été arrêté que dans les années 90.
L’arme nucléaire est  l’un des éléments stratégique permettant à la Fran
ce de se maintenir au rang des puissances impérialistes, face aux USA, au sortir de la seconde guerre mondiale. Les essais nucléaires réalisés par la France dans ses colonies, démonstrations de force, ont vitrifié le désert, contaminé l’environnement. la France s’est servie des polynésien-ne-s et de militaires comme de cobayes humains, peu ont été indemnisés
La possession du savoir et des technologies militaires nucléaires est un moyen pour la France dans la deuxième partie du 20ème siècle de nouer des alliances avec d’autres Etats. L’Iran devait bénéficier d’uranium enrichi et le retournement de l’Ayatollah Khomeiny contre l’USA et la France a occasionné d’houleuses négociations. La France est responsable de la possession de l’arme atomique par Israël.
Le nucléaire est inséparable de l’impérialisme français, on ne peut lutter contre lui sans s’attaquer à cette question
 
L'indépendance énergétique ? Non ! Le pillage et la guerre !
 
Nos capitalistes ne se mobilisent pas que pour (essayer) de vendre du nucléaire au monde entier. Le nucléaire a une autre incidence sur la politique internationale de la France.
On nous rabâche à longueur de temps que le nucléaire permet l'indépendance énergétique de la France. Or, il n'y pas de mines d'uranium en France, cela se saurait. D'où vient la matière première transformée en France en combustible ?
Notre pays est un pays en guerre, un pays qui mène opérations militaires sur opérations militaires en Afrique. Intervenir au Mali, c’était réaffirmer le contrôle de la France sur les mines d’uranium du Niger, sur lesquelles lorgne la Chine.
 
La présence de la France au Niger est contestée, ce qui entraîne par exemple les enlèvements de cadres d’AREVA. Qu'est ce qu'ils font au Niger, ça on ne nous l'explique jamais. Areva exploite au Niger des mines d'Uranium. Bien entendu, à part quelques politiciens corrompus, les peuples du Niger ne reçoivent rien en échange. Ou si : un paquet de radiations. Les conditions de travail dans les mines sont exécrables.
Les enlèvements de cadres d'Areva sont, une fois ce cadre posé, tout à fait logiques. Pour assurer la sécurité du pillage français sur place, l’État déploie sa force armée au Niger. Le nucléaire nous mène à la guerre et à l'écrasement de la colère légitime de peuples. La France est peut être énergétiquement indépendante des autres pays dominants, mais les peuples d'autres pays le payent de leur sang.
 
La recherche du profit fait fi de la pollution et des risques
 
Le nucléaire français tue donc déjà. Nous n'avons aucun intérêt à accepter cela, nous ne bénéficions que de quelques miettes de l’impérialisme français aux prix du sang de nos frères et sœurs du Niger, du Mali.
Mais nous sommes aussi menacés directement par le nucléaire. Les incidents se répètent dans les centrales nucléaires. Les institutions manient l’art de les minimiser. Dans la filière de production de combustible, il arrive aussi parfois des incidents. Entre les irradiations, la toxicité de l’uranium, des produits chimiques utilisés par la filière, cette industrie est dangereuse pour les travailleurs et travailleuses du nucléaire, les riverains et l’environnement.
Le démantèlement des centrales pose lui aussi de sérieux risques écologiques. L’usine Georges Besse exploitée par Eurodif de production d’uranium va être démantelée en utilisant des produits chimiques très dangereux, de façon totalement expérimentale, occasionnant une double menace pour l’environnement et les habitants et habitantes de la vallée du Rhône, nucléaire et chimique.
A vrai dire, ceux qui dirigent l'Etat et ceux qui nous exploitent au travail n'en ont rien à faire de notre sécurité. Ils n'en ont rien à faire de laisser sur les bras des générations suivantes des tonnes de déchets irréductibles et hautement radioactifs.
La question du nucléaire est révélatrice de la faillite du capitalisme. Chaque capitaliste recherchant le profit, toutes les infrastructures qu'ils développent sont au service de cet objectif. Même si cela doit mettre en danger des populations et pourrir la planète. Seule compte la recherche du profit immédiat, et après moi le déluge.
Cependant, la question du nucléaire doit être mise en perspective. La production énergétique est une question stratégique. Le territoire de la France n’est pas vraiment riche de ressources naturelles permettant de satisfaire les besoins des capitalistes en énergie. Remplacer le nucléaire par une autre énergie, c’est se heurter toujours aux mêmes questions, celles du pillage des ressources naturelles et la surexploitation d’autres peuples. Et ce, tant que la loi du profit régnera. Ce n’est pas l’énergie qu’il faut remplacer, c'est surtout détruire notre impérialisme et remplacer le capitalisme par un autre système économique.
La science et à plus forte raison la technologie ne sont pas neutres, pas au dessus des classes, pas au dessus du système économique : elles sont le produit des rapports de production, qu’elles transforment à leur tour.
En changeant de système, en brisant les entraves du capitalisme, nous bâtirons une société où nos choix énergétiques ne seront plus guidés par la recherche du profit, mais par la satisfaction de nos besoins collectifs, sur le long terme. La science et la technologie ne seront plus entravées par les rapports capitalistes. Nous serons à mêmes de décider collectivement de la façon d’organiser notre économie et la développer sans foncer vers notre autodestruction.
Alors que les contestations de grands projets qui ne sont utiles qu’aux capitalistes, aberrants d’un point de vue écologique se multiplient, c’est la question de mettre fin à l’impérialisme et au capitalisme que nous devons nous poser.
 
Areva, troupes françaises hors d’Afrique, à bas l’impérialisme français !
 
Ce qui nous met en danger, c’est l’impérialisme français, refusons le chantage sécuritaire qu’on nous impose !
 
Pour mettre fin au désastres écologiques, mettons fin au capitalisme !
Le coeur de l'Etat est d'uranium

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #environnement, #International, #Mali

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