Publié le 24 Septembre 2014

Solidarité avec Joel !

 

Notre camarade de lutte Joel, militant antifasciste, indépendantiste et communiste libertaire passera en procès à Baiona le 6 octobre. Il avait été arrêté le 24 Juin 2013, alors qu’un contre rassemblement était organisé pour s’opposer à l’organisation d’un rassemblement homophobe à Baiona.

Un homophobe avait commis une insupportable provocation qui avait entraîné une réaction de notre camarade. Joel avait été placé en garde à vue. L’homophobe n’avait pas reçu d’ITT.

Le maire d’Arcangues, farouche opposant au mariage pour tou-te-s, était présent lors de ce rassemblement homophobe. L’évêque de Bayonne, « Monseigneur » Aillet, qui officie à la cathédrale St André, à côté du Petit Bayonne, quartier militant de la ville, est lui-même un intégriste, coutumier des provocations contre les militant-e-s basques. La cathédrale St André est fréquentée par les intégristes bordelais-e-s. L’AGRIF qui lutte contre la « christianophobie » avait déjà déposé plainte contre les militant-e-s progressistes et antifascistes d’Iparralde (pays basque nord).

Tenir un procès plus d’un an après les faits, alors qu’ils sont mineurs, c’est une preuve de plus  l’acharnement judiciaire contre les militant-e-s indépendantistes basques. C’est également une preuve que le PS, loin de défendre celles et ceux qui luttent contre les fascistes, contre la transphobie, la lesbophobie et l’homophobie, les réprime. Les contradictions, nous le disons depuis des années, entre les différents camps de la bourgeoisie, sont moindres par rapport à celles qui nous opposent à elle.

Nous sommes solidaires de Joel, en tant que militant indépendantiste, en tant qu’antifasciste, en tant que communiste libertaire.

Nous sommes concerné-e-s par les mesures de répression qui touchent les militant-e-s basques, car nous les considérons pleinement comme des camarades. Nous sommes respectons le droit à l’autodétermination du peuple basque et à choisir ses formes de lutte, pacifique ou violente. Nous respectons également le droit du peuple basque à s’organiser pour mener cette lutte.

Nous sommes concerné-e-s par la répression qui touche les antifascistes, dont nous-mêmes nous avons été victimes, car nous considérons essentiel de s’organiser contre la division que sème la bourgeoisie dans nos rangs et contre la terreur fasciste.

Nous partageons, de plus, avec Joel, un ensemble de positions politiques poussées et le considérons comme un militant révolutionnaire.

Nous suivrons donc avec attention ce procès, serons présent-e-s, et tâcherons d’assumer au mieux nos tâches de solidarité avec Joel.

Face à la répression fasciste, policière, judiciaire, soyons solidaires !

Errepresio faxista, poliziala eta judizialaren aurrean, elkartasuna erakutsi !

Solidarité avec Joel

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Répression, #Antifascisme, #Homophobie

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Publié le 23 Septembre 2014

Soutien au camarade victime de la répression judiciaire à Tours

 

            Le 6 avril dernier aurait du se tenir à Tours la version locale de la manifestation réactionnaire « Jour de Colère », cependant, face à la mobilisation antifasciste, l'extrême-droite avait préféré délocaliser à Nantes.

 

            Tout d'abord, un rappel des faits. Le cortège est parti de la place Jean Jaurès, puis a marqué un certain nombre d'arrêts devant des lieux où ont été commises des agressions fascistes.

            C'est durant un de ces arrêts que des œufs de peinture ont été lancés sur la boutique London Calling, qui était tenue par le chef des fascistes locaux. Devant la boutique, une dizaine de flics en tenue antiémeute qui auraient reçu quelques projections de peinture verte. C'est pour cette « dégradation » que notre camarade subit aujourd'hui un procès.

            La manifestation a essuyée une violente charge de flics, durant laquelle plusieurs bombes de gaz lacrymogènes ont été vidées, deux coups de tonfa (dont un à la tête) administrés, sans oublier les agents masqués qui braquaient allègrement leurs LBD à moins de deux mètres de la foule.

           

            Deux mois plus tard, un des militant-e-s présent reçoit un courrier le convoquant au commissariat de Tours. A son arrivé lui sont reprochés les faits suivants : avoir « volontairement dégradé des effets vestimentaires et équipements de maintien de l’ordre de 6 fonctionnaires de police au préjudice du Ministère de l’Intérieur » (comprendre trois gouttes de peinture vertes sur le bleu marine des uniformes) et d'avoir « dissimulé son visage afin de ne pas être identifié dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l’ordre publique ». Bien sûr nous sommes en droit de nous demander comment il a pu être reconnu auteur de jets de peinture : d'après un flic, et un seul, présent, son regard suffirait à le confondre.

 

            Le 9 septembre, il lui était demandé de se rendre au Tribunal de Police de Tours pour répondre de ces deux accusations. Il en est ressorti libre, le procureur ayant réclamé 800€ d'amende, dont 600€ avec sursis. Le jugement est en délibéré jusqu'au 7 octobre.

 

Un de nos camarades avait été arrêté un peu auparavant dans une action contre Dieudonné à Tours. La pseudo-fermeté exprimée par Manuel Valls à l’encontre de Dieudonné n’est encore qu’une supercherie. Dieudonné, Soral, sont là pour détourner celles et ceux qui sont révolté-e-s par le capitalisme de toute perspectives de lutte. Ils sont utiles au gouvernement. Celles et ceux qui s’opposent aussi bien au racisme, aux fascistes qu’au PS, voilà les ennemi-e-s de Manuel Valls.

 

        Face à la répression, tous solidaires !

Soutien au camarade victime de la répression judiciaire à Tours

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tours, #Répression, #Antifascisme

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Publié le 14 Septembre 2014

Écosse : le referendum pour l’indépendance et ses répercussions

Oui à une Écosse libre, indépendante et socialiste!

 

Le 18 septembre 2014, sera proposé en Écosse un référendum pour voter si oui ou non, le pays se séparera du Royaume-Uni pour devenir un État indépendant. Le Oui est récemment devenu majoritaire dans les sondages et représente des décennies de combat écossais pour se libérer du joug de l’Angleterre. La revendication gagne du terrain dans la classe ouvrière et dans les milieux les plus populaires.

L’indépendance renforcerait en effet la gratuité de l’Éducation, la décentralisation, entre autres mesures sociales, et les Écossais cesseraient de payer pour l’armée impérialiste. La Couronne devrait aussi faire une croix sur leur force de frappe nucléaire, basée militairement en Écosse.

 

De la gauche conciliatrice à l’extrême-droite, Londres se répand en tentatives de propagande malheureuses pour argumenter déséspérement pour le non. En plus de perdre une part importante de « leur » territoire, ils devront faire une croix sur le pétrole récemment découvert dans les îles du Nord et abandonner une de leur première colonie. Un territoire qu’ils se sont appropriés en réprimant l’expression culturelle (la langue était prohibée, l’usage de la cornemuse était criminalisé jusqu’à une époque récente). Une zone de réserve utilitaire qu’ils ont tantôt utilisée comme lieu de recrutement de chair à canon pour leur guerres impérialistes, tantôt en installant une industrie pour exploiter la population, puis en la retirant en laissant un chômage monstre.

 

L’Angleterre, à l’instar de la France et de l’Espagne, a commencé par assouvir sa soif de domination coloniale en asservissant ses voisins. Madrid est d’ailleurs très préoccupé par les retentissements de ce référendum et les réactions possibles en Catalogne et au Pays-Basque.

En France on assiste à des réactions inquiètes du PS et de l’UMP, tandis qu’Egalité & Réconciliation veut nous vendre un livre où il est question d’un complot des années 40 instrumentalisant les « régionalismes » contre les nations. C’est peu dire que l’Écosse entraine d’autres revendications derrière elle, à commencer par le Pays de Galles et l’Irlande, dont le combat redouble pour son unification.

 

les bourgeoisies de certaines nations opprimées trouvent leur compte dans le mouvement d'indépendance. Au Royaume Uni, l'économie complètement parasitaire de l'Angleterre est devenue un boulet pour les écossais. La Catalogne est l'un des deux poumons économiques de l’État Espagnol, la bourgeoisie catalane souhaite conserver les profits que les travailleurs et travailleuses catalanes génèrent pour elle. C'est parce que la bourgeoisie est partie prenante du mouvement que ce processus d'indépendance peut se dérouler de façon pacifique. Les possibles indépendances écossaises et catalanes sont un des signes du pourrissement du système capitaliste. Les bourgeoisies des nations dominantes (Angleterre, Castille), ne sont même plus capables d'assurer l'unité territoriale de leurs États.

 

Le mouvement d'indépendance est facilité, certes, mais l'intérêt des bourgeois n'est pas celui des prolétaires. Comme en Catalogne ou au Pays Basque, ce ne sont pas les républicains bourgeois qui feront de l’indépendance un paradis en dépit de leurs promesses. Certes, le Scottish National Party n'est pas un parti raciste, et essaie de rallier les classes populaires. Si le Scottish National Party est prêt à donner des miettes de sa victoires à la classe ouvrière écossaise, elle n'en demeure pas moins un parti bourgeois dont le projet à long terme est fondamentalement opposé aux aspirations des ouvriers/ères écossais-e-s. Le Scottish National Party veut quitter le Royaume-Uni mais pas l'OTAN. Il veut rompre avec Londres mais pas avec la Reine d'Angleterre. Il veut se dénucléariser mais bien maintenir une armée au service de sa bourgeoisie. Il voudrait conserver la livre sterling, ce qui maintiendrait un assujetissement à la Couronne. Il veut affaiblir l'impérialisme anglais, mais pour satisfaire les aspirations propres à sa bourgeoisie nationale. A terme, ils deviendront l'ennemi principal pour tout prolétaires écossais.

 

Alba Saorsa *! Vive l’Ecosse indépendante ! Vive sa classe ouvrière! A bat la Couronne Britannique! Pour une nouvelle Europe, libérée de l’impérialisme, égalité de tous les peuples!

Prolétaires de tous les pays unissez-vous !

Notre position sur le réferendum en Ecosse

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Ecosse, #Anti-impérialisme, #International

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Publié le 9 Septembre 2014

Face à la répression : solidarité avec les inculpés de Solidaire-étudiant-e-s Lyon (ex-FSE) !
 
Nous venons d'apprendre avec colère le résultat de l'audience du 23 juin dernier au tribunal correctionnel contre des militant-e-s de Solidaire-étudiant-Lyon: 3 mois de prison avec sursis pour Myriam et 6 mois de prison avec sursis pour Vincent avec 4 350 euros d'amendes, soit la peine maximale requise. Le tribunal s'est aligné sur le réquisitoire du procureur.
Une troisième militante a été relaxée.
Formellement, ces syndicalistes étudiant-e-s sont accusés de violence en réunion et de rébellion, mais derrière ces charges c'est bien la volonté de l’État de criminaliser les luttes sociales et les syndicats qui transparaît.
Ces trois militant-e-s ont été poursuivis après la mobilisation étudiante en novembre 2013 à l'Université Lumière Lyon2 et un rassemblement devant un Conseil d'administration. Il s'agissait de se mobiliser contre l'austérité dans les universités et le budget de rigueur de Lyon2, mais aussi contre la réforme Fioraso qui organise la professionnalisation des cursus universitaires et leur marchandisation. La ministre de l'époque : Geneviève Fioraso avait immédiatement soutenue la répression ciblée et l'intervention de la police sur le campus. Cette répression répondait aux vœux de la présidence de l'Université et de son président Jean-Luc Mayaud qui comme ses prédécesseurs se distingue par la chasse aux syndicalistes étudiant-e-s. Il poursuit ainsi une longue tradition répressive à Lyon2 (que la FSE-Lyon et désormais Solidaire-étudiant a payé lourdement) .
 
Cette répression n'arrêtera cependant pas la lutte ! Alors que la sélection sociale à l'entrée de l'université s'accroît d'années en années, que les enfants d'ouvriers/ères ont de moins en moins la possibilité d'étudier, que le personnel de l'Université voit sa situation toujours plus se précariser, seul un rapport de force favorable aux classes populaires pourra renverser la vapeur. Le gouvernement actuel, comme les précédents, continue une même politique de privatisation et de sélection sociale basé sur la compétitivité et la mise en concurrence.
L'OC-FR soutient les initiatives de Solidaire-étudiant et des syndicalistes de luttes de classes qui mobilisent sur des revendications progressistes et populaires dans les campus.
L'université n'est pas coupé du reste de la société et les luttes étudiantes sont une composante de la lutte des classes. C'est la bourgeoisie qui a intérêt à voir privatiser l'enseignement, pas les ouvriers/ères !
 
 
La solidarité est notre arme !
Une attaque contre un-e seul-e est une attaque contre tous/tes !
 
 
Face à la répression : solidarité avecles inculpés de Solidaire-étudiant-e-s Lyon

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Université, #lyon, #Répression

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Publié le 7 Septembre 2014

Notre camarade Lucie, violée par un fasciste au mois d’aout 2013, souhaite expliquer pourquoi elle ne portera pas plainte. Nous souscrivons bien entendu à cette déclaration et c’est avec fierté que nous la publions. Solidarité avec les victimes de violences policières, avec les prisonnier-e-s !

A.C.A.B.

Quand on me dit « police » j’ai la nausée, quand je les vois je suis énervée. Pourquoi ? Parce que, pour moi, ce sont les nervis du Capital, ce sont mes ennemis au quotidien, ce sont eux qui nous matraquent, qui nous expulsent, qui nous arrêtent, qui nous frappent, qui parfois nous violent ou nous tuent aussi. La police n’est et ne sera jamais mon alliée. Je ne cesserai jamais de les haïr. La bourgeoisie leur donne le pouvoir de s’adonner à leur pulsion barbare.

 

• Jeudi 21 Août 2014, des policiers traînent de force un algérien de 51 ans sous le coup d’un arrêt d’expulsion qui meurt « d’asphyxie » selon le parquet… Qui considère cette mort comme a priori accidentelle….
• Le 21 avril 2014 les militant-e-s de la CREA (Campagne de Réquisition, d’Entraide et d’Autogestion) de Tolosa sont réprimés pendant l’ouverture de deux maisons dans le quartier de la Roseraie. Encerclé-e-s par une centaine de flics, les occupant-e-s décident de partir en évitant les arrestations. Pourtant les militant-e-s désigné-e-s comme CREA sont violenté-e-s par les flics : matraques, lacrymo, grenades de désencerclement, … un militant prend une balle de LBD 40 dans la tête, plus de la moitié des os du visage explosent. Quatre personne ont été mises en garde à vue, puis relâchées.
• Le 31 Octobre 2013, un couple arrêté après la violente répression de l’émotion déclenchée par un verdict au tribunal de Cergy, un couple est victime de violences policières et ISMAHENE est menacée de viol par les policiers. C’est le couple qui est accusé d’outrage.
• Le 6 février 2013, à Strasbourg un métallurgiste d’Arcelor Mittal venu manifester perd l’usage de son œil suite à un tir de flashball.
• Le 31 décembre 2011, la police clermontoise s’acharne sur WISSAM EL-YAMNI qui tombe dans le coma puis meurt. Aucune justice n’a été rendue à sa famille.
• En 2010, la police suisse abat au fusil mitrailleur UMUT, un jeune kurde, pour vol de voiture, blanchit les assassins et réprime son frère jumeau et l’un de ses amis.
• Le 9 mai 2008 à Grasse, ABDELHAKIM AJIMI meurt lors d’une interpellation. Pourtant condamnés à des peines de 18 et 24 mois de prison, les policiers sont toujours en poste.
• Ce même mois JOSPEPH GUERDENER est assassiné de trois balles dans le dos par un gendarme alors qu’il tentait de s’échapper de la gendarmerie de Draguignan. La Cour d’assises de Draguignan a jugé qu’il avait accompli « un acte prescrit ou autorisé par les dispositions législatives ou réglementaires ». Détail ayant son importance : Joseph était gitan.

 

Les flics, c’est un danger pour les personnes prostitué-e-s, ils profitent de leur situation précaire pour en faire leur vicitmes, en sachant très bien combien ce sera compliqué pour elles et eux de réclamer justice.

 

En tant que victime, je pourrais me dire que porter plainte est un bon choix. Après tout, la justice est censée faire son travail sans discrimination. Mais la réalité est tout autre. Ainsi un militant fasciste de Clarmont prend deux ans de prison pour avoir tiré sur des militant-e-s en procédure de flagrant délit pour éviter toute enquête. Alors que les autorités refusent de libérer le militant basque IBON IRRADI, atteint d’une sclérose en plaque sévère malgré l’avis des médecins ; il a été condamné pour avoir voulu défendre l’indépendance de son pays et croupit en prison avec Georges Abdallah. Je pense aussi à ZEHRA KURTAY, militante et journaliste turque, libérée par la Turquie pour raison médicale suite à sa grève de la faim et de nouveau incarcérée en France depuis un an et demi. IBAI PENA, militant abertzale et antifasciste ayant fuit avec ses camarades la torture et la prison au Pays Basque sud a été extradé par MAE par l’Etat français et jeté en prison pour 5 longues années. ENGUERRAND fêtera son anniversaire en prison le 14 septembre prochain.

 

Des prisonnier-e-s qui meurent et qui sont torturé-e-s en prison parce qu’ils se soulèvent contre l’Etat français, impérialiste et raciste, d’un côté. De l’autre, des militant-e-s fascistes et des policier-e-s qui s’en tirent avec pas ou peu de peine car ils servent le Capital. Je ne fais pas partie du bon camp pour être défendue par la justice bourgeoise.

 

La justice bourgeoise, les condés et l’Etat français sont nos ennemis, et nous devons les abattre. Cette justice qui ne mérite pas son nom, a fait le choix de libérer Esteban Morillo l’assassin de Clément Méric. En plus d’être une injustice, c’est aussi déclarer clairement que la justice est du côté des fascistes, des assassins. C’est une main tendue au groupe de soutien Justice pour Esteban, un laissé-faire aux fafs et à la violence en toute impunité. Alors que nous, militant-e-s antifascistes nous sommes toujours surveillé-e-s et matraqué-e-s.

Le viol est un crime, crime puni par la loi. Dans les faits c’est 150 000 viols par an, et 198 000 tentatives de viol par an. Une femme est violée toutes les sept minutes. Pourtant ce n’est qu’un viol sur onze qui fait l’objet d’une plainte. 1 356 condamnations pour viol en 2010, on est loin des 150 000 viols effectifs.
Ce qu’on peut voir aussi, c’est l’affaire de la canadienne violée en réunion au 36 quai des Orfèvres par des policiers. Les flics font ce qu’ils/elles veulent, et les gradé-e-s les protègent. Doit-on se laisser faire face aux bourreaux en uniforme ? Non. Nous devons montrer aux fascistes, montrer aux flics ce dont on est capables, ce qu’on est : solidaires et dangereuses et dangereux.

 

Alors c’est pour les violences policières, pour leur politique raciste et coloniale, pour le harcèlement et les violences que subissent les victimes de viol et d’agression sexuelle par la procédure judiciaire, c’est pour tout cela que je dis « NON ».
Non je ne porterai pas plainte.
Non je ne demanderai pas l’aide des flics.
Non je n’ai pas besoin de la reconnaissance de mon statut de victime par la justice bourgeoise.
Non je ne subirais pas les violences d’une procédure.
Non je ne veux pas de tout ça.

Si vous exigez de moi que je porte plainte, vous dépolitisez le crime que j’ai subi. C’est me renvoyer à un rapport intime et l’agresseur et moi-même. La société entière est concernée parce que j’ai subi. Je l’ai subi parce que je défends mes idées antifascistes mais aussi communistes. Je l’ai subi parce que je refuse le capitalisme, que je refuse de voir mes rues envahies par les fascistes, parce que je porte la solidarité aux prolétaires du monde entier, aux militant-e-s indépendantistes.
Je refuse de répéter les atrocités que j’ai subi devant les condé, les juges, les procureur-e-s, les avocat-e-s, et tout ce clan bourgeois et sexiste qui vont essayer de trouver le point de flou, le point qui fait mal et appuyer dessus. Je refuse de parler à des gens qui vont essayer de savoir si j’ai pu éprouver du plaisir pendant ce viol. Car non, je n’ai à aucun moment éprouvé du plaisir, j’ai seulement atteint le summum de l’horreur. Je ne me suis pas sentie bien, je me suis sentie sale et mal. Je refuse de répondre à des questions portant sur ça, je refuse d’entendre des présomptions sur ça. Je refuse également de détailler où, à quelle heure, avec qui et pourquoi j’étais à cet endroit et à ce moment. Cela ne change rien, l’attaque il la voulait, ce n’est pas du hasard.

 

Ce dont j’ai besoin, c’est de la force du collectif, c’est de voir des mobilisations et du soutien. Je ne me laisserai pas abattre par la répression fasciste, je resterai militante communiste et antifasciste. Cela ne freinera en rien mes actions et ma détermination à mener ces luttes.

Alors oui, A.C.A.B. et soutien à toutes les victimes de violences policières.

Lucie.

ACAB

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #Actualité de notre organisation

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Publié le 7 Septembre 2014

« Salope de gauchiste, pute d’antifa »

 

C’est ce qu’a dit un militant fasciste à notre camarade Lucie, pendant qu’il la violait, le 9 d’aout 2013, dans la rue, alors qu’elle était à une soirée.
Pour protéger notre camarade, nous protégerons son anonymat. Nous ne donnerons pas plus de précisions, ni nom, ni localité et nous vous demandons de respecter ce choix nécessaire.
C’était clairement une attaque ciblée contre une militante antifasciste dont l’objectif était de briser le développement d’une activité antifasciste dans sa ville en la brisant elle. Ce qui a doublement échoué. C’était aussi un message adressé à l’ensemble des militant-e-s antifascistes de l’Etat français.
C’est son choix de dénoncer le crime dont elle a été victime et ce choix est une autre preuve de son courage exemplaire que nous saluons. Notre camarade souffre de séquelles physiques à vie.

Un viol, c’est un crime. Un viol commis par un fasciste, pour des raisons politiques, c’est un crime fasciste et sexiste.

Nous réaffirmons notre solidarité avec les victimes de violences et de crimes fascistes de part le monde, crimes desquels l’Etat français est solidaires et complice. L’armée s’est faite une spécialité de l’exportation de ses savoirs faire contre-insurrectionnels, l’Etat français n’a jamais reculé devant les crimes de masse, notamment contre les femmes, pour maintenir sous le joug impérialiste les populations des pays qu’elle domine. Nous réaffirmons notre solidarité avec les victimes de la répression fasciste dans l’Etat français et leurs camarades, répression fasciste qui est allée en 2013 jusqu’au meurtre.

Nous n’avons pas honte. La honte, elle est là pour nous faire taire. Aucun-e survivant-e ne peut être tenu-e pour responsable de la barbarie du système capitaliste et patriarcal. C’est cette société qui est une honte.
C’est un message de solidarité à toutes les victimes d’agressions sexistes que nous souhaitons porter. Nous refusons de considérer comme sali-e-s ou dégradé-e-s les survivant-e-s de violences sexuelles. Ce sont des camarades à part entière, des combattantes. Ce sont les agresseurs qui sont salis et dégradés.

 

Plus d’un an pour dénoncer un crime fasciste…

Il nous aura fallu plus d’un an pour rendre public ce crime fasciste. Le corps de notre camarade n’est pas un champ de bataille. Qu’elle soit en sécurité matérielle et morale nous paraissait essentiel et a été notre priorité.
Pour la protéger, nous avons du lutter contre les attitudes et propos réactionnaires qui se sont exprimés dans notre entourage politique proche et les effets démoralisants qu’escomptaient les fascistes en commettant cette attaque.

En tant qu’organisation, nous ne nous faisons aucune illusion sur la démocratie bourgeoise. La répression fasciste et policière, c’est un risque que nous assumons, que nous avons déjà eu à surmonter. Chaque épisode répressif que nous avons vécu a renforcé notre capacité de résistance, notre détermination. Notre camarade est un exemple de résistance, de survie, que tous et toutes peuvent saluer.

Nous sommes toujours plus déterminé-e-s à mettre à bas le système capitaliste dont les violences fascistes sont le symptôme du plus complet pourrissement. Nous avons toujours plus la volonté de briser les chaînes de l’oppression sexiste. La rage de vaincre, l’envie de lutter, nous espérons que les faits que nous exposons les renforceront chez vous également.
C’est notre insoumission aux directions bourgeoises des mouvements de masse et aux directives des préfectures qui font nos qualités et nous souhaitons être toujours plus un poison pour elles.

 

Valoriser l’engagement des femmes dans l’antifascisme

Idéologie fasciste et sexiste vont de pair. Les fascistes, classiquement, lorsqu’ils attaquent des militantes s’adressent avant tout aux hommes de nos organisations et de notre milieu. Menacer de viol, agresser sexuellement ou violer une militante ou la copine d’un militant, c’est dire aux antifascistes, comme l’écrit Virginie Despentes, « je baise ta meuf à l’arrachée ». C’est leur propriété qu’ils souhaitent dégrader et ce faisant, priver nos camarades de tout espace de repli et de sécurité, briser leur moral. Un viol de guerre.

Montrons à ce fasciste, montrons à tous ceux qui, fascistes, policiers, agresseurs, pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent des femmes qu’elles ne sont la propriété de personne, mais des combattantes. Montrons leur combien, solidaires, en mixité ou en non-mixité, elles sont dangereuses.

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Les arrachages de voile, les agressions contre les femmes voilées, policières ou fascistes, sont des actes sexistes et racistes. Arracher un voile, c’est un attentat à la pudeur, souvent doublé de violences physiques voire sexuelles. L’Etat et les gouvernements font tout pour exclure les femmes voilées de l’espace public, par la loi, par une propagande acharnée, encouragent le rejet et les violences.
C’est réduire les femmes à un outil de reproduction que de s’attaquer aux non-blanches et aux couples mixtes. Dans l’imaginaire des réactionnaires, c’est par le ventre des femmes que passe le « grand remplacement » visant à « métisser la race blanche ».

Valoriser l’engagement antifasciste des femmes, c’est non seulement leur faire une place dans les organisations antifascistes, mais c’est aussi porte la lutte contre le racisme et l’islamophobie, avoir une pratique et des mots d’ordre résolument tournés vers les classes populaires.

 

Regarder la barbarie de la société capitaliste en face et serrer les rangs

Ce que notre camarade a subi nous a obligé-e-s à regarder droit dans les yeux la barbarie du système capitaliste. Nous ne pourrions prétendre être révolutionnaires en refusant d’affronter les terribles violences qu’elle engendre, car refuser de regarder la réalité dans toute son horreur, c’est se priver de mener la lutte contre ces violences.

Dans cette société qui laisse seul-e les individu-e-s, ballotté-e-s par le système capitaliste, faire face aux usures et traumatismes, nous avons besoin pour faire face de reconstruire du collectif et de la solidarité. Chaque camarade de lutte, chaque prolétaire est capable d’apporter dans la lutte pour la révolution, de nous aider à bâtir une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions. Nous ne bâtirons pas la révolution ni le socialisme en piétinant nos camarades.

 

La lutte contre l’influence du sexisme dans nos organisations et nos milieux

Nous ne sentons guère à même de donner des leçons à qui que ce soit concernant l’anti-sexisme. Les retards dans notre capacité à nous exprimer publiquement sont autant le fait d’éléments extérieurs à notre organisation que d’une réalité interne bien plus retardée que celle que nous affichions fièrement.

La société patriarcale craque de partout. Mais notre culture et nos rapports sont imprégnés des rapports sexistes. L’essentiel est de le reconnaître, de ne pas se contenter d’une autosatisfaction d’oppresseurs à l’aise dans leur rôle d’oppresseurs, mais de l’affronter.
Ce n’est pas celles et ceux qui dénoncent sexisme, racisme, islamophobie, LGBTIQphobie qui sont une menace pour nos organisations mais bien ces rapports d’oppression.

Les faits que nous dénonçons ne sont exceptionnels que dans la mesure où c’est un ennemi politique qui a commis ce crime. Le viol est une réalité de masse, puisque 150 000 viols sont commis par ans dans l’Etat français. Le viol, c’est une arme de guerre utilisée contre les femmes. Et c’est une guerre qui se déroule avant tout dans les espaces affinitaires puisque 85% des viols sont commis par des personnes connues des victimes et à 60% à leur domicile.

Chaque parole publique dénonçant une agression sexiste, un viol, est une brèche dans l’omerta qu’on impose aux filles victimes de viol. Qu’elle puisse encourager d’autres femmes à parler est pour ceux qui n’ont pas la conscience tranquille un risque trop important. Voilà pourquoi nous avons du affronter les rires, l’hostilité, la minimisation des faits que dénonçait notre camarade dans notre espace politique le plus proche. En faire taire une, c’est faire comprendre à toutes qu’elles ne doivent pas parler.

 

L’impasse de l’antifascisme républicain

Nous tenons à pointer la responsabilité du PS dans ce qu’il s’est passé : il a laissé intentionnellement déferler les hordes réactionnaires plusieurs mois durant dans les rues de tout l’Etat français pendant le mouvement contre l’adoption du mariage pour tous. En outre, quel a été l’effet des mesures de dissolutions de groupes fascistes prises par Manuel Valls ? Un fasciste se permettait, juste après ces mesures, de violer l’une de nos camarades.

Il arrive à la bourgeoisie de réprimer ses nervis fascistes lorsqu’ils dépassent le cadre de leur mission de terreur. Mais ils sont l’un des appareils de répression de la bourgeoisie, comme l’est la police. Vaine et destructrice en terme de forces est la tactique qui consiste à aller toquer à la porte des préfectures et des mairies.
Police et justice dressent des barrières infranchissables devant les survivant-e-s d’agressions sexistes, elles sont elles-mêmes là pour maintenir l’ordre bourgeois et patriarcal.

L’antifascisme n’a pas besoin d’avoir l’air gentil, de se dépolitiser et de se tourner vers les sociaux-démocrates pour être de masse, au contraire. L’antifascisme n’est pas une question morale, c’est une question de classe, c’est une lutte contre un des bras armé de la bourgeoisie et contre les divisions qu’elle sème dans nos rangs. Les idées réactionnaires gagnent du terrain. A nous de savoir porter mots d’ordres et pratiques propres à rétablir conscience, organisation et solidarité de classe au sein du prolétariat.

Que le courage de notre camarade soit salué, que sa parole vous transmette toute sa détermination, toute sa colère, toute sa volonté de vaincre.

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Face aux violences sexistes et fascistes,

construisons la solidarité de classe !
Unité et solidarité contre les fascistes, sexistes et violeurs, nervis des capitalistes et du patriarcat

 

L’OCFR

Solidarité avec notre camarade Lucie, violée par un fasciste !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #Actualité de notre organisation, #Féminisme

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Publié le 5 Septembre 2014

Communiqué de Congrès de l'OC-FR 02-09-2014

 

L'Organisation-Communiste Futur-Rouge a tenu ce dimanche 31 août et lundi 1 septembre son deuxième congrès à Lille.

 

Notre organisation a désormais plus d'un an d'existence. L'OC-FR est né à la suite d'un départ collectif de militant-e-s du Roc-ML et de la JCML en janvier 2013. Nous avions alors placé au dessus de tout notre politique d'unité pour aboutir sur la construction d'une organisation communiste. Nous avions conçu l'OC-FR comme un moyen de mener cette politique d'unité au plus court terme possible. Nous avions également rédigé une charte afin de poser les fondements de notre politique. Depuis de l'eau a coulé sous les ponts, et l'OC-FR subsiste.

 

L'an dernier, peu de temps après notre création en tant que OC-FR, nous nous sommes adressé-e-s à une autre organisation : le P »c »mF. Nous leur avions proposé d'organiser avec nous nos journées de formations et de rencontre en août. Une déclaration commune avait suivie, et nous avions décidé alors de nous unir politiquement, et organisationnellement avec eux.

Nous avions alors vu là une première étape pour aboutir à nos perspectives d'unité avec le mouvement communiste dans l'état français.

Fin septembre 2013, nous avions tenu notre premier congrès à Paris. Celui-ci avait décidé de lancer un processus d'unification avec le P "c"mF et d'affirmer publiquement notre adhésion à l'idéologie maoïste. A partir de là, nous avions commencé un travail théorique et d'organisation avec d'autres militant-e-s, certain-e-s du P"c"mF, et des sympathisant-e-s non-organisé-e-s. Le processus d'unification était alors, croyions-nous, lancé. 

Aujourd'hui, nous avons décidé lors de ce deuxième congrès la fin de la participation de l'OC-FR à ce processus. Nous n'y participerons plus, et dénonçons les méthodes abjectes utilisées par certains membres de ce processus qui n'ont pas hésité à piétiner certain-e-s de nos adhérent-e-s.

Nous avons décidé de rompre avec eux/elles, et faisons l'autocritique de notre précipitation qui nous a conduit dans ce bourbier. Enthousiastes à l'idée de nous unir avec d'autres militant-e-s et de nous développer, nous n'avions pas pris le temps d'étudier correctement les conditions de cette unité, et de la construire dans la pratique. Cela ne pouvait donc mener qu'à l'échec, et nous prenons acte de nos erreurs.

Nous avons la volonté de créer un Parti révolutionnaire et désirons ardemment dépasser le repli sur l’esprit de cercle de boutique qui freine sa création. Mais notre enthousiasme à nous lancer dans une politique d’unité s’est jusque là heurtée à la malhonnêteté des organisations dont nous nous sommes rapproché-e-s, qui se sont toujours imaginées avoir à faire des militant-e-s jeunes, malléables, naïfs et naïves.

L'OC-FR demeure donc, et poursuivra son existence en dehors de ce processus. Nous restons ouverts à l'unité des communistes, mais pour rendre objectivement possible les conditions de sa réalisation, il nous reste du travail, et nous devons améliorer notre propre style de travail. Désormais nous allons nous concentrer sur d'autres tâches et nous passons notre chemin.

 

Pourquoi ce processus a échoué ?

Dans les faits, notre dernière participation à ce processus d'unification remonte au mois d'Avril, lors d'une « cession plénière ». Depuis nous avons été mis sur la touche par le P »c »MF qui a verrouillé et rendu opaque ce processus jusqu'à ne plus nous transmettre aucune information à ce propos, et n'avons même pas reçu le compte-rendu de cette rencontre.

De plus, malgré nos demandes réitérées, le P"c"mF a refusé de nous rencontrer.

D'ailleurs la participation à cette rencontre s'était faite sans consultation préalable.

Cependant, pour nous ces contradictions qui sont apparues résultent d'une genèse mal-négociée. Dès le départ, le calendrier ultra resserré du processus d'unification ne pouvait pas permettre de prendre le temps nécessaire pour sereinement construire cette unité. Avec le calendrier initial, la qualité du débat ne pouvait qu'être mauvaise.

 

Également, dès le début de ce processus, deux visions contradictoires ont étés formulées.

Nous nous étions mis d'accord pour prévoir un congrès commun qui verrait naître la nouvelle organisation. Pour nous, cela ne pouvait se faire qu'avec une liberté de parole des militant-e-s. Les débats doivent être franc et ouvert, or ce principe n'a jamais été accepté par le P »c »mF.

Pour nous, l'unité n'est ni une absorption, ni une synthèse, elle est un bond qualitatif, idéologique, théorique et pratique. Pour cela, il fallait un travail idéologique de grande envergure pour assurer une unité réelle, et donc remettre en question certaines positions pour les dépasser.

Ainsi, à propos de la Guerre Populaire Prolongée, que l'OC-FR considère comme universelle, il nous paraissait nécessaire de creuser. Il ne nous paraît pas évident que son universalité soit une ligne de démarcation car cela n'a pas été prouvé dans la pratique. Or le marxisme-léninisme est une science, et notre démarche est scientifique. Nous ne considérons que par l'expérience un fait comme un fait. Rien n'est venu prouver que nous avions raison, et une approche humble s'impose donc.

Ces questions devaient être traitées au Congrès, et en amont. Cependant, nous nous retrouvions dans une situation où le P"c"mF fuyait le débat et où nous n'arrivions pas à poser ces questions.  Des frustrations sont donc apparues, et les contradictions se sont aiguisées, cela au sein même de notre organisation avec un caractère fractionniste, gagné par les dérives sectaires du P"c"mF.

 

A partir de là, tout était permis de leur part, jusqu'à piétiner nos camarades avec des méthodes sexistes et des attitudes conciliantes de leurs sympathisant-e-s.

La ligne était franchie, c'était pour nous un « casus belli ».

Des attaques terroristes ont été menées contre notre organisation dans l'objectif de taire les contradictions que nous soulevions, et de refuser la discussion. Des rumeurs parfois diffamantes ont été lancées à notre encontre.

L'OC-FR avait alors demandé que cela cesse, que soit reconnues ces fautes, qu'une autocritique et des excuses soient formulées. Ce ne fut pas le cas.

Nous nous démarquons du PCmF et des matériels (affiches et autocollants) qui ont pu être signés en notre nom par le PcmF.

En attendant, ils salissent le mouvement maoïste.

 

Et sinon, quoi de neuf ?

Le congrès a aussi été l'occasion pour nous de faire le point sur la situation. Nos militant-e-s ont participé-e-s en 2013 et 2014 à de nombreuses luttes. Des camarades ont par-exemple lutté pour le maintien du foyer CARA à Saint-Ouen, que la mairie menace d'expulsion. Contre la réforme de l'assurance-chômage, dans la lutte antifasciste, féministe, etc, nous étions présent-e-s et nous avons construit à la base, et dans l'action, l'unité avec d'autres forces progressistes.

Ce congrès fut l'occasion de réaffirmer notre solidarité avec les luttes de libération nationale, et notamment celles qui sont menées au sein de l'état français. Nous avons donc pris position en faveur de la gauche révolutionnaire basque, avec qui nous voulons lutter.

Notre activité antifasciste a amené l’une d’entre nous à être victime d’un crime fasciste. Cette répression fasciste a nécessité un traitement interne à notre organisation. Aujourd’hui, nous sommes prêt-e-s à lancer une campagne antifasciste et féministe unitaire dont le mot d’ordre est Unité contre les fascistes, sexistes et violeurs, nervis du patriarcat et de la bourgeoisie, solidarité ! (une déclaration de notre organisation à ce propos suivra).

Nous avons également actualisé notre charte.

Ce congrès est l'occasion de rebondir, après les difficultés que nous avons vécues, plus que jamais, nous voulons avancer vers la révolution.

La crise du capitalisme ne trouvera d'issue que dans la révolution et le socialisme : rejoignez-nous !

 

L'OC-FR

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Actualité de notre organisation

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Publié le 4 Septembre 2014

Le conflit ukrainien est en train de gagner en ampleur et en intensité. La partition du pays s’approfondit, tandis que chaque camp mobilise ses réserves et celles de ses alliés.

L'intérêt en jeu, c’est celui de pays impérialistes prêts à tout pour défendre leurs intérêts. Y compris à ravager des pays entiers et leur population avec. Dans ce conflit, c'est non seulement le sort de l'Ukraine, mais la balance des forces à l'échelle mondiale qui est en jeu.

Une extension du conflit aux pays alentours représente un extrême danger. La pression sur la Russie, en position défensive, est maximale. L’explosion est une possibilité.

Nous condamnons le démantèlement de l'Ukraine sur des bases communautaires. Ce sont les impérialistes qui déchirent l’Ukraine.

Des fascistes, il y en a de tous les côtés. L’Ukraine est un terrain de jeu pour mercenaires. Les néonazis de Svoboda, et Pravy Sektor se renforcent encore à l’Ouest. A l’Est, des nationalistes russes expansionnistes et des fascistes. Nous espérons ne plus jamais revoir les fascistes français qui se sont rendus là bas d’un côté ou de l’autre. Ce n’est ni du côté de la Russie, ni du côté de l’Allemagne, de la France, de l’Angleterre, des USA, du Canada, qu’il faut compter pour une Ukraine anti-fasciste.

Dans ce climat nauséabond, il faut nous montrer particulièrement vigilant-e-s. Aveuglées par les manifestations au départ spontanées de la place Maïdan, certaines organisations ont appelé à soutenir le mouvement alors même - on le savait pertinemment à l'époque - que celui-ci était déjà entièrement encadré et organisé par les fascistes locaux. Quand un mouvement est organisé par des fascistes, nous n’y avons pas notre place.

D’autres, comme Mélanchon, le FN, Soral, IIIème Voie, une partie du PCF soutiennent le camp russe. Ce n’est pas parce que Poutine s’oppose aux impérialistes nord-américains et aux pays impérialistes de l’UE qu’il est anti-impérialiste. Cela fait des décennies et des décennies que la Russie est un pays impérialiste. Défendre la partition de l’Ukraine, c’est défendre les intérêts de la Russie, c’est défendre l’impérialisme.

Il n’existe pas une superpuissance américaine contre laquelle il faudrait tourner nos forces en priorité, car les superpuissances, ça n’existe pas. Le système capitaliste est par nature instable. Les puissances d’aujourd’hui sont les perdantes de demain, toujours menacées. Conquérir de nouveaux marchés est une nécessité vitale pour les capitalistes. Cela passe forcément par la guerre. C’est vers la guerre qu’ils nous entraînent, les français les premiers. La question, ce n’est pas qui soutenir, c’est de lutter contre la boucherie qui pourrait éclater.

Ces guerres ne sont pas notre intérêt. Notre intérêt, c’est le même que celui de celles et ceux qui aspirent de par le monde à ne plus vivre sous les bottes des militaires et des monopoles français. Notre intérêt, c’est que les capitalistes français perdent, qu’ils soient de plus en plus faibles, pour que nous puissions plus facilement nous en débarrasser.

 

LES PERILS DU CONFLIT UKRAINIEN

La situation de l'Ukraine

L'ancien président, Ianoukovitch maintenant l'Ukraine dans la zone stratégique russe. Son régime était soutenu par une poignée "d'oligarques" corrompu-e-s. Toutefois Ianoukovitch n'était pas un dictateur fasciste. Aussi injuste et exploiteur qu'il ait pu être, son régime n'était pas un régime fasciste.

Par le passé, les puissances impérialistes française, britannique, états-uniennes et allemande ont agi à de nombreuses reprises pour déstabiliser ce régime pour atteindre leur concurrent russe, par exemple en déclenchant la révolution orange. Si aujourd'hui, le conflit est plus violent, c'est que les contradictions entre la Russie et ses concurrrents sont plus graves.

Ianoukovitch s'était jusqu'à l'année dernière montré indéboulonnable. Pour rassurer les puissances occidentales, il maintenait des "négociations" avec l'Union européenne, bien que sa fidélité première soit envers la Russie.

L'année dernière, des mobilisations populaires se sont déclenchées contre lui, notamment autour de la place Maïdan. Elles exprimaient le ras le bol des classes populaires urbaines quant à leurs droits sociaux, des ruraux contre la misère, contre la corruption. Le mouvement a été fort en Ukraine occidentale, traditionnellement pro-européenne. Il a également eu lieu en Ukraine orientale, traditionnellement pro-russe fatiguée elle aussi par la politique de Ianoukovitch.

Ce mouvement pouvait il apporter quelque chose aux prolétaires d'Ukraine ? Aurait-il pu les mettre à l'abri du joug des impérialistes ? Aurait-il pu venir à bout de la corruption endémique, et surtout de la misère épouvantable qui règne en Ukraine depuis la chute de l'Union soviétique ?

Malheureusement, les conditions n'étaient pas réunies pour cela. Pour cela, il aurait fallu constituer un front véritablement autonome face à toutes les forces réactionnaires et autres pions de l'impérialisme. Ce front uni aurait pu être dirigé vers la classe ouvrière, ou à une part de la bourgeosie véritablement attachée à l'indépendance nationale. Une révolution n'est pas un processus spontané. Il ne suffit pas d'un ras-le-bol diffus ou d'une explosion de colère pour la mener à bien. Pour rendre cela possible, il aurait fallu une force structurée en amont du mouvement, implantée dans les masses populaires, qui aurait pu diriger, organiser, orienter et guider le mouvement vers la victoire. Malheureusement, cette force n'existait pas en Ukraine et reste encore à construire aujourd'hui.

Par défaut, le mouvement a été très rapidement pris en main par une vulgaire bourgeoisie libérale et droit-de-l'hommiste (enfin, uniquement dans le discours), pro-européenne. Cette vermine n'a pas hésité à sous traiter l'encadrement du mouvement à l'organisation néo-nazie "Svoboda". Svoboda a été d'ailleurs bientôt elle-même dépassée sur sa droite par les ultras de "Pravy Sektor". Ces deux organisations se revendiquent ouvertement des divisions SS ukrainiennes de Bandera et Stetsko, qui s'étaient distinguées par leur extrême brutalité dans les massacres de la Seconde Guerre Mondiale. Pravy Sektor comme Svoboda, n'ont pas hésité à continuer aujourd'hui encore d'appeler à massacrer "les juifs, les communistes et les russes".  Parti d'un mouvement populaire, le mouvement de la place Maïdan s’est bientôt résumé à :

- des bourgeois-es européistes

- des fascistes

- quelques idiot-e-s utiles prétendu-e-s "anarchistes" ou trotskystes qui sûrement avaient cru, en combattant la Russie, continuer de combattre l'Union soviétique.

C'est ainsi que le mouvement a perdu le soutien des ouvrier-e-s, et de l'ensemble de l'Ukraine orientale.

Le nouveau gouvernement est à l'image du mouvement maïdan. Le nouveau président ukrainien Petro Porotchenko joue la carte de la répression, de la réaction. La révolte de la population de l’Ukraine orientale est compréhensible. Nul doute que le sentiment antifasciste est une réalité. La population a parfois organisé des milices, préparant une guerre civile où elle n’est pas l’agresseur.

Non content de demander son adhésion à l'OTAN, provocation anti- russe, le nouveau président a récemment dissout le parlement, soit disant pour en créer un nouveau, "plus légitime", c'est à dire débarrassé des "résidus de l'ancien régime".

Toutefois, Porotchenko a besoin de trouver des allié-e-s dans la bourgeoisie. La répression qu'il met en oeuvre est bien moins dirigée contre l'ancien parti des régions de Ianoukovitch que contre le "parti communiste d'Ukraine", ciblé comme "ennemi intérieur". Le "parti communiste" (KPU) a une capacité de mobilisation dans la classe ouvrière. Il s'oppose au démantèlement de l'Ukraine en cours. Le KPU représente une fraction des intérêts de la bourgeoisie qui n’y a pas intérêt. Ce n’est pas une force révolutionnaire. Néanmoins, le groupe "communiste" a été exclu du parlement et le parti interdit et ses cadres pourchassé-e-s.

Libres, les élections ? Le parti communiste est interdit. La politique discriminatoire à l'égard des populations russophone, polonophone, roumanophone, tatare, ainsi que contre les juif/ve-s et les ukrainien-ne-s de confession orthodoxe les prive de leurs droits. Les seul-e-s représenté-e-s sont les ukrainien-ne-s de l’Ukraine occidentale. Et encore, à condition qu'elle soit ukrainophone, catholique ou uniate, et naturellement anticommuniste, pro-occidentale et anti-russe. Les organisations néonazies occupent désormais l'essentiel des postes clés au ministère de l’intérieur.

Un conflit inter-impérialiste

Dans ces conditions, le conflit ukrainien a évolué en conflit violent pour le contrôle du pays entre deux blocs impérialistes aux intérêts irréconciliables.

Les impérialistes des pays ouest-européens et nord-américains dont la France  soutiennent le gouvernement de Kiev. Les impérialistes savent très bien déstabiliser, organiser des guerres civiles, voire des génocides, installer des régimes fantoches, et éventuellement intervenir directement lorsque ces moyens se révèlent insuffisants. De la Libye à la Côte d'Ivoire, de la Syrie au Mali, de la Centrafrique à l'Irak, et ainsi de suite. Les Etats-Unis, la France, l'Angleterre et les autres sont menacés par la crise, et pour cette raison se montrent de plus en plus agressifs. C'est pourquoi ils ont immédiatement saisi l'occasion du mouvement de la place Maïdan pour avancer leurs pions et entamer l'influence russe. En fixant l'attention du Kremlin en Ukraine s'assurent de garder l'initiative. Elles semblent envisager, bien qu'étant encore divisées à ce sujet, de prendre le chemin d'une escalade militaire sans précédent à notre époque.

Les pays de l'OTAN comme la France et l’Allemagne, ont renforcé leur présence (aviation en particulier, mais aussi infanterie), dans les pays alentours (Pologne et Hongrie). Le sommet de l'OTAN, qui commence le 4 septembre, a précisément mis la guerre à l'ordre du jour.

Une force de 10 000 soldat-e-s sous la direction de l'Angleterre (incluant les Pays-Bas, le Canada, et quelques Etats voisins de la Russie, mais pour l'instant pas la France ni les Etats-Unis) a été constituée en vue d'intervenir directement sur le front ukrainien, en face des troupes russes. Cette force serait composée essentiellement d'infanterie, mais pourrait bientôt être renforcée d'une présence navale et aérienne.

De son côté, l'impérialisme russe voit dans l'Ukraine une arrière cour, riche en intérêts économiques. L’Ukraine est surtout une zone stratégique essentielle à la défense de ses frontières. C’est une porte d'accès à une éventuelle invasion de la Russie. Pour des raisons tant économiques que géostratégiques, la Russie, si elle veut rester une puissance dominante dans la région, ne peut en aucun cas renoncer à ce pays, et, en toute logique, devrait être prête à tout pour le garder sous son emprise.

C'est ainsi que la guerre s'est intensifiée, malgré quelques accalmies. La présence de troupes russes en Ukraine orientale n'est plus un secret pour personne. Après avoir, il y a six mois, annexé la Crimée, la Russie encourage le séparatisme des populations russophones, éventuellement dans le but de les rattacher ensuite à la Russie. Poutine rejoue la carte du « chauvinisme grand russe », un expansionnisme prenant pour prétexte la proximité ethnique des populations rattachées.  Cette politique ne peut conduire qu'au démantèlement pur et simple de l'Ukraine, et, malheureusement, ce processus semble est bien entamé.

La clique de Poutine est par ailleurs extrêmement faible à l'intérieur. L'espérance de vie y reste inférieure de 7 ans à ce qu'elle était avant l'effondrement de l'Union soviétique. Les mesures antisociales, antipopulaires au service des grands capitalistes russes ont fragilisé l'assise de son pouvoir. Enfin, la Russie subit elle aussi les effets de la crise mondiale du système capitaliste, et voit depuis quelques temps son redressement économique enrayé. Le système Poutine ne tient plus qu'à une chose : la réactivation du projet impérial russe, jouant sur le nationalisme à outrance, qui permet de faire miroiter à sa population la fausse promesse d'une redistribution éventuelle du butin ainsi gagné. Pour rester au pouvoir, Poutine n'a pas le choix. Il doit se montrer, lui aussi, de plus en plus agressif.

L'impérialisme français

L'impérialisme français, très impliqué dans cette crise n’est pas partisan, comme les britanniques, d'une intervention directe. Pour autant, sa présence militaire dans la région est importante et il a soutenu jusqu'ici sans faille le gouvernement de Kiev et ses nervis fascistes. Malgré toutes les tensions entre la Russie et la France, ces années passées, comme par exemple autour de la question de la Syrie, la France a continué à vendre du matériel militaire à la Russie. La décision de ne pas honorer la livraison des navires de guerre Mistral, est révélatrice de la dégradation des rapports franco-russes.

Nous devons dénoncer la présence agressive de l'impérialisme français dans les pays limitrophes, et dénoncer avec autant de vigueur le soutien de Paris au pion réactionnaire Porotchenko. Nous devons dénoncer les projets de prédation économique et politique de notre propre impérialisme, l'un des plus néfastes et les plus violents de la planète.

Nous savons que la position du gouvernement Hollande-Valls ne fait pas l'unanimité au sein de la bourgeoisie française. Parmi les agents de la bourgeoisie certains proposent une stratégie alternative consistant à s'allier avec la Russie contre les Etats-Unis. Les fascistes par exemple mènent une campagne active dans l'opinion pour défendre cette idée. L'on voit clairement des signes annonçant l'émergence, dans l'Etat français, d'une cinquième colonne, qui organise même le départ de volontaires au service de Poutine, allant même jusqu'à parler de prétendues "brigades internationales" qui défendraient, soit-disant "le peuple russe", "contre la finance" ! Que ne faut-il pas entendre !

 

A bas l’impérialisme français, à bas l’impérialisme russe ! Solidarité avec les peuples victimes de leurs guerres !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #Anti-impérialisme

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Publié le 3 Septembre 2014

Le meurtrier de Clément Meric, libéré par la justice bourgeoise !
 


Esteban Morillo, assassin présumé de Clément Méric, à été remis en liberté dans l'attente de son procès. 
Cette sortie de détention provisoire désole, en même temps qu'elle ne surprends pas. 
La retenue dont fait preuve la justice, la police, l'Etat, vis-à-vis des criminel-le-s fascistes est connue de longue date. Celle-ci s'est manifestée à bon nombre de reprise dans l'histoire récente, que ce soit à Paris, Lyon, Clermont-Ferrand ou ailleurs.... L'Etat assure l'impunité des flics, militaires, préfets, mercenaires qui commettent des crimes en son nom. Si répression des forces réactionnaires il devait il y avoir, ce serait au sein de l'Etat qu'il faudrait commencer.

 
Cela ne sera jamais assez répété, l'Etat n'est pas un arbitre neutre dans la lutte des classes, il n'est pas là pour que la justice soit faite. L'Etat bourgeois est au service de l'exploitation, de l'oppression, du crime capitaliste, tout comme le sont les fascistes.

Dans le contexte de crise que subit le monde dans son ensemble, à travers l'Etat qu'ils ont construit, organisé, structuré pour imposer leur ordre,  les capitalistes, les bourgeois-e-s ne seront que d'autant plus concilliant-e-s, d'autant plus protecteur/euses pour les vermines fascistes. Et ils ne seront que d'autant plus féroces contre les forces progressistes, antifascistes, révolutionnaires.

Après que le Conseil d'Etat ait annulé fin Juillet la dissolution de l'association qui permet les activités légales des JNR, aujourd'hui encore, la justice bourgeoise se démasque comme étant une alliée des réactionnaires. La seule force dont nous disposons, c'est notre unité, notre solidarité, notre camaraderie contre la répression, contre le crime fasciste, contre l'exploitation capitaliste !

Manuel Valls et le PS "intransigeant" ne pouvait pas être plus ironique. Après des effets d'annonces à tout va, sa justice bourgeoise est toujours complice des crimes fascistes. Nous n'aurons de cesse de dénoncer leur hypocrisie et leur complaisance à l'égard des groupes fascistes. Les effets d'annonces n'ont pas freiné ces groupes qui ces derniers temps ont le vent en poupe. Spectacles de Dieudonné annulés, dissolution des JNR et des Jeunesses Nationalistes, tout ce cinéma, c'est du vent.
 
Celles et ceux avec qui le gouvernement se montre intransigeant, ce sont les cheminot-e-s ce sont les ouvriers et les ouvrières qui se battent pour leurs droits, les manifestant-e-s pro-palestinien-ne-s, les sans papiers, les habitant-e-s des quartiers populaires, les rroms.
 
Pour nous il n'y a pas d'antifascisme républicain, il n'y a qu'un antifascisme de lutte de classe, en rupture avec les institutions bourgeoises, et nous ne demandons rien aux préfectures, ni dissolutions publicitaires, ni annonces sans lendemain, mais nous exigeons par la lutte et le rapport de force la vérité et la justice.
 
L'OC-FR est solidaire avec le Comité Clément Meric qui a réagit à cette annonce, et qui reste vigilant dans l'attente du procès du meurtrier de leur camarade.
 
Solidarité avec les camarades et les proches de Clément Méric !

Ni oubli ni pardon !

Le meurtrier de Clément Meric libéré par la justice bourgeoise

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression

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