Publié le 27 Juin 2015

Répression des militants révolutionnaires à un meeting contre la répression
 
Notre organisation souhaitait participer à un meeting de soutien aux prisonniers révolutionnaires

En effet, nous travaillons depuis plusieurs années avec le mouvement abertzale et souhaitions soutenir et relayer des prises de position publiques d'ancien-ne-s prisonniers et prisonnières basques en rupture avec la politique de conciliation menée par la direction du mouvement abertzale. 
Les mouvements subissant une forte répression sont systématiquement traversés par ce type de contradictions et ces prises de position nous paraissaient exemplaires, et faire sens au delà de la question basque. 
 
Il était difficile pour nous de nous rendre à ce meeting à cause de contradictions avec le Bloc Rouge et le PcmF qui se trouvaient parmi les organisateurs. 
Révolutionnaires, nous même victimes de répression, proches d'anciens et d'anciennes prisonniers et prisonnières politiques, nous souhaitions néanmoins y participer dans un esprit constructif et solidaire.
A notre arrivée, nous nous sommes vus notifier que l'accès à ce meeting nous était interdit, suite à une décision du CRI, collectif organisateur. 
Le droit de répondre aux allégations du PCmF ne nous a pas été donné, alors que nos militant-e-s auraient souhaité s'exprimer. 
Un militant s'est saisi d'une camarade pour la faire sortir de force. Des coups et des cris s'en sont suivis et nous nous sommes défendus. Notre camarade à été frappée au visage à plusieurs reprises, qualifiée de folle et de pute. 
Nous avons tenté de nous expliquer mais avons collectivement été traités de saboteurs sans possibilité de nous défendre dans un cadre de discussion.
Il nous était reproché d'avoir agressé des militants du bloc rouge. Il est vrai qu'à la manifestation du 1er mai nous en étions venus aux mains avec un cadre du bloc rouge car ils nous avaient menti. 
Le bloc rouge prétendait le départ de leur organisation d'un membre coupable de viol envers une de nos militantes, et nous nous étions aperçu que cela était faux.

Au moment où l'une de nos camarades révélait avoir été violée par un fasciste, une autre de nos militantes, en conflit politique avec les cadres du Bloc Rouge et du PcmF avait été violée par l'un d'entre eux.
S'en était suivi de leur part de longs mois de harcèlement à l'encontre de notre militante et vis à vis de l'ensemble de notre organisation, mettant en danger notre capacité à soutenir notre autre camarade victime de la répression fasciste criminelle.
Nous avions ensuite demandé au bloc rouge l'exclusion du militant ayant violé notre camarade. 
Il nous avait été répondu que « leur Camarade  (…) n'a pas vécu cette situation de la même façon », « il n'a pas le même sentiment que votre Camarade sur les faits détaillés dans votre courrier » et c’est sur cette base qu’il « réfute les violences dont il est accusé, ce qu'il avait déjà fait auparavant ». Pourtant, il  « ne remet pas en cause la parole de votre Camarade, pas plus aujourd'hui qu'hier ».
Il est intéressant de constater que DSK, lors du récent procès du Carlton a employé le même argumentaire pour des faits exactement similaires :  « Je ne mets pas en cause la perception qu’elle a eue de notre rapport sexuel. Mais je ne l’ai pas ressenti de la même manière. Je pense que je dois avoir une sexualité, je le découvre dans ce dossier, par rapport à la moyenne des hommes, plus rude. Mais j’ai exactement le même comportement sexuel avec toutes les femmes. »
Les violeurs, bourgeois, prolétaires, ont toujours la même justification. Tous légitiment la répression patriarcale. 
Ce système d’oppression autonome trouve ses sbires dans toutes les classes sociales. Le socialisme ne saurait être complet sans lutte pour mettre fin au patriarcat.
 
Nous, communistes, luttons contre la répression bourgeoise et patriarcale. Nous refusons de ne pas nous positionner et de ne pas nous opposer à cette violence. 150 000 femmes sont violées par an et une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint.
Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est que notre organisation à été de fait exclue du mouvement maoïste car l'une de ses militantes à été réprimée par le viol et le harcèlement par une autre organisation communiste. 
La répression, c'était justement le sujet du meeting.
 
Nous ne pouvons pas accepter que des militantes soit broyées, soumises par le viol, le harcèlement et la torture dans nos organisations. Nous voulons à nos côtés des femmes libres, indépendantes et souhaitons que nos camarades se renforcent à nos côtés et dans les luttes que nous menons. 
Nous souhaitons donc participer aux initiatives d'autodéfense féministe en mixité et en non mixité.
 
Nous constatons que le milieu militant gangrené par les enjeux de pouvoir est moins avancé sur ces questions que les masses populaires auprès desquelles nous travaillons. 
C'est bien vers elles que nous nous tournons et non pas vers des sectes prétendument révolutionnaires.
Nous saurons désormais à quoi nous en tenir. Les violeurs et ceux qui sont prêts à frapper nos militantes pour les soutenir sont nos ennemis.
 
Pas de violeurs dans nos orgas, pas d'orgas pour les violeurs, autodéfense féministe et justice prolétarienne !

Revolutionary activist’s suppression during a meeting against suppression

Our organization wished to participate in a meeting in support of revolutionary prisoners. Indeed, we have been working for several years in junction with the Abertzale movement and wished to support and relay public political stancesadopted by former Basque prisoners that diverge from the conciliation policy led by the Abertzale movement leaders. The movements that endure strong suppression are consistently undermined by similar contractions and we deem those stances to be exemplary and meaningful beyond the Basque issue.

Going to this meeting was difficult for our organization, given the existing contractions with the Red Block (le Bloc Rouge) which was among the hosts. As revolutionary activists, also victims of suppression, close to former political prisoners, we nonetheless wished to participate in the meeting.

When we arrived, we were notified that we were refused access to the meeting, in the wake of a decision made by the organizing collective (CRI). A male activist grabbed one of our female comrade to forcefully throw her out. Punches followed afterwards and we defended ourselves. Our comrade was struck on the face several times, she was called crazy and a whore. We attempted to explain ourselves but were collectively labelled as wreckers.

We were chastised for assaulting Red Block activists.

It is true. During the May 1st demonstration in Paris, we came to blows with a leader of the Red Block because of the lie we had been told. The Red Block claimed the departure from their organization of a male member guilty of rape against one of our female activist and we realized that it wasn’t the case.

While one of our female comrade revealed having been raped by a fascist, another one of our female comrade, who had a political dispute with the leaders of the Red Block, was raped by one of them.

For many months after the fact, she and our organization were the target of harassment, endangering our ability to provide support to our comrade preyed to criminal fascist suppression.

In the aftermath, we had asked the Red Block to remove the activist who raped our comrade from their organization. We were answered that “their Comrade […] didn’t have the same experience of this situation”, “he doesn’t share the feelings of your Comrade of the facts detailed in your communication” and that it was of this basis that he “discredit the acts of violence of which he is accused, as he already did in the past”. However he “doesn’t call into question the words of your Comrade, no more today than yesterday”.

It is interesting to notice that the same arguments where used by Dominique Strauss-Khan during the recent Carlton trial for equally similar facts: “I do not call into question the perception she had of our sexual intercourse. But I didn’t experience it the same way. I believe that I must have a sexuality that – as I’m discovering during the case – is rougher than that of the average man. But I have the exact same sexual behaviour with every women.”

Bourgeois or proletarians, rapists always have the same explanation. They all legitimate patriarchal suppression. This independent suppression system finds henchmen in every social classes. Socialism cannot be complete without a fight to end patriarchy.

We, communists, fight against the patriarchal and bourgeois suppression. We refuse to not pick a side and to not oppose this violence. In France, 150 000(200 000)women are raped every year and a women died at the hand of her spouse or former spouse every 36 hours.

What happened Saturday 27st was an exclusion de facto of our organization from the Maoist movement because one of its activists was suppressed by rape and by harassment by another communist organization. Suppression, which just happened to be the object of the meeting.

We cannot accept female activists being wrecked, subdued by rape and torture within our organizations. We want free, independent women by our side and wish for our comrade to strengthen by our side and on the struggle we conduct. We therefore wish to participate in co-ed and women-only feminist self-defence endeavours.

We acknowledge that the power play tainted activist sphere is less advanced on those issues than the popular masses alongside which we work. And it is truly towards them that we turn and not towards allegedly revolutionary sects.

Now we know where we stand. Rapists and those ready to strike our activists to defend them are our enemies.

No rapists in our organizations, no organizations for rapists, for feminist self-defence & proletarian justice!

 

 

Répression de militants révolutionnaires à un meeting contre la répression

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Féminisme

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Publié le 27 Juin 2015

 

Attentat en Isère : les impérialistes sont responsables !

 

La vallée du Rhône est un territoire où se concentre industrie nucléaire, pétrolière, chimique. C'est dans la vallée du Rhône que la majeure partie du combustible nucléaire mondial est fabriqué. C'est une région hautement stratégique. 

Le raffinage du pétrole est essentiel pour tirer une plus-value du pillage du pétrole orchestré par Total et les autres compagnies pétrolières. Ces industries lourdes sont essentielles au reste de la production industrielle.

Elles sont stratégiques pour les pays impérialistes au niveau non seulement français mais mondial, c'est pourquoi la vallée du Rhône est sous surveillance constante de l'OTAN et des forces armées françaises. L'Etat a mis, dès l'explosion à Saint Quentin en Fallavier, sous surveillance accrue les territoires où se concentre l'industrie nucléaire.

C'est aussi dans cette région que les projets d'exploitation du Gaz de Schiste émergent. Seule la mobilisation des habitant-e-s freine leur légalisation, alors que l'Etat et les multinationales ont déjà prospectés les sols.

 

La population de ces territoires vit sur une poudrière qui n'a pas besoin d'attentats pour être dangereuse. 

En 1966, la raffinerie de Feyzin avait explosé, entraînant la mort de 18 personnes, en majeure partie des pompiers. 

Au delà des accidents spectaculaires, dont seulement quelques uns font l'objet d'une publicité, cette industrie pollue l'environnement et menace sur le long terme la santé des habitant-e-s et des travailleurs et travailleuses.

Accidents, pollutions, font l'objet d'une omerta de la part de l'Etat et des industriels.

De plus, ces industries n'ont pas pris en compte le risque sismique réel de la région, et ne peuvent pas supporter un séisme.

Par contre, en prenant pour argument la sécurité des habitants et habitantes, ils organisent une surveillance et l'encadrement policier et militaire de ceux et celles ci. Jean Jacques Queyranne vient de justifier la loi renseignement suite à cet attentat.

 

Ce ne sont pas les classes populaires de la région qui ont choisi de concentrer ces industries ici. Bien souvent, la population de la vallée du Rhône a été importée par le patronat et l'Etat pour y travailler. 

Ce ne sont pas les populations qui sont responsables du chaos semé par la France de part le monde dans la course au pillage des richesses. Chaos qui parfois rejaillit sur le territoire français. La sécurité face aux risques d'attentats, ce n'est pas le problème de la population des territoires de la vallée du Rhône, c'est le problème des impérialistes qui sur-exploitent les territoires, épuisent et polluent le sol dans tous les pays où ils se trouvent et concentrent leurs industries sans que les bénéfices ne soient redistribués aux travailleurs/euses et riverain-e-s.

 

AirProducts est une entreprise américaine internationale qui produit du gaz industriel et médical. S'ils ont été ciblés, ce n'est sûrement pas un hasard. De la vallée de la chimie au sud de Lyon, à l'embouchure du Rhône, de nombreuses multinationales profitent de la géographie du territoire et de sa masse d'ouvriers/ères. Ces industries sont souvent les seuls débouchés d'emplois pour les jeunes et les travailleurs/euses des environs. Tout le long du fleuve, ces industries polluent, étouffent l'atmosphère, empoisonnent nos eaux, sinistrent nos paysages, réquisitionnent nos terres, font la loi sur le marché du travail et organisent la politique de nos communes. 

 

Ces faiseurs de morts font la fierté de l'impérialisme français, autant qu'elles sont son avant-garde. Que ce soit Areva dans la vallée du Tricastin, ou Total, ce sont ces mêmes groupes qui sont des piliers de la France-Afrique.

 

Dans ces territoires sinistrés, où il n'y a pas de travail hors de ces industries, certain-e-s sont tentés par des idéologies réactionnaires. Dans ces mêmes territoires, les idées identitaires ou nationalistes sont fortes. Le FN y fait de gros scores électoraux. Le chauvinisme y fait son lit sur le "produire français" des impérialistes. 

D'autres parmi les classes populaires font le choix désespéré de rejoindre des mouvements religieux radicaux. Selon les premières informations, ce serait le cas des auteurs de l'attentat perpétré en Isère. S'en prendre aux ouvriers/ères qui travaillent sur le site industriel n'a aucun sens quand on veut dénoncer la responsabilité de ces entreprises. 

Au contraire, lutter contre ces entreprises c'est lutter pour les droits des travailleurs/euses qui y sont exploités et donc rejoindre leur combat.

 
 
 
Attentat en Isère : les impérialistes sont responsables

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #lyon

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Publié le 26 Juin 2015

A bas les impérialistes !
A bas le secret des affaires !
Un jour tout se saura, et tout se payera !
 
Les impérialistes sont prêts à tout pour défendre leurs intérêts. Ensemble ils s’organisent pour s’assurer toute impunité.
 
En France, nous ne pourrons plus dévoiler la politique des Areva, Veolia, EDF, GDF, Bolloré, Bouygues, LVMH, et cie sans risquer jusqu’à de la prison, ou des amendes pouvant aller à plusieurs milliards d’euros… Et avec les mandats d’arrêts européens, c’est sur l’ensemble des entreprises européennes et des grands groupes mondiaux qu’on ne pourra plus se renseigner sans risquer une extradition. 
 
Ces entreprises peuvent maintenant profiter du « secret des affaires ». Une mesure qui vise à garantir l’impunité de leurs agissements, et à criminaliser ceux et celles qui les dénoncent. Ainsi les groupes peuvent tuer, polluer, exploiter, le tout avec la bénédiction de l’Union Européenne qui assure la legislation de leur droit à le faire en secret. 
Rien ne sera plus sur la place publique sous peine d’être condamné par la loi. Et ces entreprises n’hésiteront pas à en profiter pour traquer ses détracteurs.
 
La commission européenne juridique a en effet adopté une directive à ce sujet, qui vise à homogénéiser la répression à l'échelle européenne de tous ceux et toutes celles qui enquêteront sur les entreprises. 
La peine sera proportionnelle au "préjudice" subie par la révélation, ce qui peut aller jusqu'à des milliards d'euros. Des peines de prison sont aussi envisagées.
 
Il faut donc s'attendre à ce que la France aille de sa propre loi. Déjà prévue dans la loi Macron, la mesure avait été supprimée sous forme d'amendement après la mobilisation des syndicats. 
Le gouvernement va donc certainement repasser à l'offensive et réintégrer cette mesure parmi toutes les autres mesures anti-sociales prévues dans cette réforme qui doit encore passer au Sénat (après que le gouvernement ai fait appel au 49-3 à l'Assemblée Nationale, accélérant son adoption). 
 
L'OC-FR restera donc vigilant. Nous soutenons toutes les mobilisations contre le secret des affaires, et surtout contre la loi Macron qui s'en prend aux droits des travailleurs/euses. La classe ouvrière doit s'organiser et résister !
 
En tant que communistes dans l’état Français, l’impérialisme français est notre ennemi principal. Nous n’aurons de cesse de dénoncer les agissements des impérialistes et aucune loi ne nous bâillonnera. 
Les entreprises françaises organisent l’exploitation de masse dans le monde entier. En Afrique, ce système est au coeur de l’impérialisme français : c’est ce que l’on nomme communément la france-afrique.
Areva au Niger, au Bresil, au Gabon, en Namibie, en RDC, en Chine, en Inde, en Mongolie, au Kazakhstan, GDF Suez en Algérie, en Arabie Saoudite, en Turquie, en Afrique du Sud, Veolia à Madagascar ou en Chine Wiko en Chine et au Congo, Total en Birmanie, en Thaïlande, au Nigéria, en Libye, au Gabon, en Angola, au Soudan, au Cameroun, en Iraq, en Iran, Lafarge en Syrie, en Chine, en Hongrie et au Nigéria, Vinci au Qatar, en Grèce, en Roumanie, au Cambodge, en Jamaïque, au Bahreïn, en Russie, etc. Ces groupes ne sont qu’une infime partie de l’impérialisme français, mais sont représentatif et responsables de ce système qui génère dans le monde que Guerres, maladies et famines. Ils sont responsables de la misère dans ces pays, de leur maintien dans un système de domination économique et politique, parfois militairement. Ils oppriment les peuples.
La liste est longue mais l’impérialisme français est bien implanté dans le monde. Toutes ces entreprises ont du sang sur les mains. Il est important de les dénoncer et de mettre au jour leurs politiques. 
L'OC-FR est solidaire de ceux et celles qui dénoncent le secret des affaires et qui tentent de dévoiler les secrets, manigances et manipulations de ces grands groupes. D'intérêts publics, ces révélations nous montrent souvent des scandales sanitaires, environnementaux, sociaux, économiques et politiques de masses. Ceux et celles qui dirigent ces entreprises sont des criminels. Nous devons les pointer du doigt, et notre premier acte de solidarité avec les peuples en lutte est de dénoncer et d'attaquer ces entreprises qui exploitent. 
La classe ouvrière est internationale, ce sont nos mêmes patrons, les mêmes entreprises, les mêmes cliques contre qui nous nous battons, et contre qui vont nos intérêts communs !
Nous aussi, nous ferons tout pour que tout se sache. 
 
Contre l’impérialisme français, maintenons la mobilisation !
Tout se saura ! Tout se payera !

 

A bas le secret des affaires, un jour tout se saura et tout se paiera

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Impérialisme

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Publié le 18 Juin 2015

Solidarité avec les migrant-e-s : la lutte continue !

Face aux flics et aux fascistes : Résistance !

 

A Paris, les migrant-e-s ont défilés avec leurs soutiens, mardi 16 Juin.

La résistance continue, et les ancien-ne-s de La Chapelle occupent désormais le jardin municipal d'Eole.

Pendant ce temps, le camps d'Austerlitz est toujours debout.

Les migrant-e-s ne baissent pas les bras. Chaque jour, une nouvelle AG organise la suite de leur mobilisation.

Chaque jour de nouveaux rassemblement de soutien ont lieux. La solidarité s'exprime à toute heure du jour au camps, pour ceux et celles qui viennent y apporter leur aide.

 

Cette résistance est plus forte que la pression policière. Les humiliations, les traques, les interpellations qui sont le quotidien que la Police impose à ceux et celles qui luttent et qui refusent cette situation, ne sont rien face à notre solidarité.

 

Ce mercredi 17 Juin, Cazeneuve, le ministre de l'intérieur a annoncé un plan sur la prise en charge des migrant-e-s en France. Pour nous, ce plan ne répond en rien aux revendications portées par leur lutte.

Le gouvernement annonce créer 4 000 places d'hébergements pour les demandeurs d'asiles, 5 000 pour les réfugiés et 1 500 pour les hébergements d'urgence. Pendant ce temps, combien resteront à la rue? En outre, nous savons ce que nous pouvons attendre de l'Etat : des centres qui servent à trier, contrôler, surveiller, faciliter l'expulsion des migrant-e-s.

Ces mesures ne règlent en rien la situation catastrophique. Ce que nous revendiquons c'est la liberté de circuler, la régularisation de tous et toutes, et un logement pour chacun-e-s.

 

Parallèlement à l'annonce de ce plan, c'est aussi la promesse d'expulser les autres, et ceux et celles du jardin d'Eole de façon imminente. Nous devons donc tous-tes rester vigilant !

 

Solidarité anti-impérialiste, solidarité anti-fasciste !

 

Nous ne sommes pas dupes. Pendant que les impérialistes européens préparent leur discours anti-immigrés, la France a pris de l'avance. Comme l'Italie, Schengen a mandaté la France pour repousser et réprimer les migrant-e-s.

Pendant que les prolétaires et que les migrant-e-s restent coincés aux frontières, l'Union Européenne organise la libre circulation des capitaux, des marchandises et des bourgeois-e-s. Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.

 

Pour relayer son discours xénophobe, la bourgeoisie française a des relais politiques.

Du PCF à l'extrême droite, ils/elles sont nombreux/euses à se mettre d'accord pour nier la responsabilité de l'impérialisme français dans les territoires dominés, déstabilisés, pillés, divisés et en guerre par notre faute, et que fuient nombre des migrant-e-s.

Les organisations fascistes sont là pour faire le coup de poing, et servent aussi à pallier la police et l'armée, lorsqu'ils ne peuvent plus agir en toute impunité pour réprimer ouvertement.

Dimanche 14 Juin, le Bloc identitaires, organisation proche du FN, a manifesté à Menton contre la présence des migrant-e-s qui luttent pour leurs droits. Mobilisés contre l'immigration, un de leur thème cher, les identitaires fantasment sur un "grand remplacement" de population.

Dangereux et violents à l'égard des migrant-e-s, ces fascistes sont une menace physique qu'il nous faut combattre par tout les moyens !

Les militant-e-s de l'OC-FR feront tout pour combattre ces groupes et leur idéologie.

 

Dans cette région, où le FN s'implante de plus en plus, et s'allie régulièrement avec les identitaires (c'était le cas aux élections départementales), il n'était pas nécessaire de les attendre pour voir les réactionnaires s'agiter.

L'UMP faisait déjà le sale boulot sans s'en cacher, et avec élan.

Les idées racistes, sexistes et homophobes y sont très largement et ouvertement diffuses.

Ils n'ont donc pas eu besoin des identitaires qui malgré leurs actions ne sont que le reflet d'une réalité sur ce territoire, mais ils se banalisent dans cet environnement.

Les Alpes-Maritimes est un laboratoire des politiques les plus dures de la droite. Terre considérée acquise à Sarkozy et à la "droite forte", le département y met en place une politique anti-sociale et sécuritaire.

Le département voisin, le Var a vu l'élection d'élus frontistes. Dans les mairies, ils mettent en place la préférence nationale, à travers ce qu'ils nomment la préférence communale, une mesure raciste et illégale, pourtant appliquée en toute impunité.

A Cogolin par exemple, le maire FN attribue les logements sociaux sur des critères de préférence "communale".

 

Frontalier avec l'Italie, le territoire est une porte d'entrée de l'immigration qui n'y fait majoritairement que passer pour évoluer vers le nord.

Les politiques y ont placé au centre de leur répression les migrant-e-s. Le 12 Juin, le préfet y avait d'ailleurs annoncé l'interpellation de 1 500 d'entre eux/elles.

Nous appelons à s'organiser dans les mouvements et collectifs de sans-papier, dans les syndicats et dans les actions antifascistes pour organiser la résistance.

Les progressistes et les révolutionnaires doivent se regrouper et s'organiser pour combattre la bourgeoisie !

Pour l'OC-FR, la solidarité avec les sans-papiers c'est une lutte de classe, internationaliste, anti-impérialiste et anti-fasciste.

 

Renvoyons les fascistes dans les poubelles de l'histoire !

Solidarité avec tous-tes les migrant-e-s !

Solidarité avec les migrant-e-s, la lutte continue, face aux flics et aux fascistes, résistance

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Anti-impérialisme, #Répression, #Sans-papiers

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Publié le 13 Juin 2015

De Vintimille à Calais, solidarité avec les migrants, liberté de circulation
De Vintimille à Calais : Solidarité avec les migrant-e-s !
Liberté de circulation !
 
La lutte des migrant-e-s doit s'amplifier !
 
Jeudi 11 Juin, les migrant-e-s de La Chapelle occupaient la caserne de pompiers désaffectée Louis Blanc à Paris, contraints de quitter le jardin associatif du Bois Dormoy où ils s'étaient réfugiés depuis l'expulsion du campement de La Chapelle. 
La police et la Mairie de Paris les ont délogés sur la base de promesses qui ne répondent pas aux demandes des migrant-e-s. 
Eparpillé-e-s, seul-e-s 110 d'entre eux/elles obtiennent un logement pour la nuit dans quatre centres d'hébergement différents, dans Paris et en banlieue. 
Une trentaine a passé la nuit dans un jardin municipal, et ceux qui n'avaient pu entrer dans l'enceinte de la caserne avant l'intervention de la police sont restés dehors. 200 autres migrant-e-s attendent aussi Gare d'Austerlitz.
Pendant ce temps, le PCF et les Verts, soit-disant devant les médias les "premiers soutiens de ceux et celles qui luttent", tombaient le masque. 
Membres de la majorité municipale, ils se sont ralliés à la Maire PS de Paris pour convaincre les migrant-e-s d'abandonner leur lutte, alors que le mouvement de solidarité était en train de se faire gazer et matraquer dans la rue. 
Pour les politicards verts et PCF, écharpes tricolores exhibées à tout va, ce sont les solutions individuelles, et non collectives qui doivent primer. Ils/elles font tout pour empêcher une organisation collective des migrant-e-s et empêcher la satisfaction de leurs revendications. 
Ils/elles ont peur qu'une mobilisation vienne menacer leur municipalité et sont prêts à tout pour casser le mouvement de solidarité.
 
Mais la lutte s'organise !
 
Pendant ce temps, à la frontière avec l'Italie, entre Menton et Vintimille, chemin emprunté pour monter vers le Nord, les migrant-e-s ont décidé de ne plus se cacher, et de traverser la frontière en cortège pour revendiquer leurs droits. 
La police Franco-italienne les a bloqués.
Ce vendredi 12 Juin, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé l'arrestation de 1500 migrant-e-s.
Mais ils/elles n'abdiquent pas. Leur lutte ne fait que commencer !
Cette collaboration entre les polices française et italienne, c'est la collaboration entre deux impérialismes déclinants. 
D'un côté la France, l'un des plus bellicistes du moment, responsable en Libye, au Mali, en Centrafrique, etc. de la situation catastrophique de ces pays pillés, divisés, dont les gouvernants changent au gré des grandes puissances et dont l'impact sur le continent est lourd de conséquences. 
De l'autre l'Italie, par où arrive une grande partie des migrant-e-s en Europe, a perdu son hégémonie sur la Libye et ses accords avec son régime, lorsque la France l'a fait chuter.
Aujourd'hui, Matteo Renzi, premier ministre, veut une intervention militaire pour récupérer son pré-carré nord-africain. Officiellement, il s'agit de limiter l'immigration qui vient en masse depuis l'Afrique. Il ne cesse de répéter qu'il faut durcir les accords européens, renforcer les frontières, et place ce sujet au centre de sa politique et de ses interventions.
L'Union Européenne fait écho à ces discours et organise cette collaboration à une échelle supérieure avec Schengen. 
 
Communistes, anti-impérialistes, notre devoir c'est d'organiser la solidarité. Nous appelons à cotiser aux caisses de solidarité, à participer aux manifestations, le mouvement doit prendre de l'ampleur !
L'OC-FR participe aux initiatives de soutien, mais surtout nous soutenons l'organisation de la lutte par les migrant-e-s. 
Nous revendiquons la liberté de circuler, un logement pour tous-tes et la régularisation de tous les sans-papiers !
Que ce soit à Vintimille, ou à Calais où la Police française empêche aux migrant-e-s la traversée de la manche direction l'Angleterre, laissez passer !
 
De Calais à Lampedusa, De La Chapelle à Vintimille, solidarité avec les migrant-e-s !

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sans-papiers, #logement, #Paris, #Calais, #Menton

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Publié le 10 Juin 2015

 
Face aux descentes de flics, aux expulsions : solidarité populaire !
Non aux expulsions Porte de la chapelle !
 
Des migrant-es qui ont récemment traversé la Méditerranée en provenance de nombreux pays s’étaient regroupé-es en plusieurs campements précaires Porte de la chapelle au Nord de Paris. Alors qu’ils survivent dans un état de misère insupportable, la Police ne cesse de les harceler, de les traquer comme du gibier.
L’un de ces campements les plus importants étaient rue Pajol, les forces de l’ordre bourgeoises et racistes y ont fait une descente le lundi 8 juin dernier : la majorité des migrant-e-s a été arrêtée et enfermée dans deux centres de rétention à Vincennes et Massy Palaiseau. 
Celles et ceux qui ont pu y échapper se cache dans le jardin d’une association, sans toit, pour la plupart sans rien à se mettre sous la dent. 
Leurs revendications sont simples, clairs, et des plus légitimes : une solution de logement durable qui leur permettent de rester groupé-es. En effet, déjà isolé-es, ils ne veulent pas se retrouver séparés les uns des autres dans différents hôtels. 
Ils disent être là pour chercher à travailler honnêtement, vivre décemment et payer leurs impôts. En fait ils ne demandent rien d’autre que de tenter leur chance dans un pays impérialiste comme la France, un des pays qui pillent les leurs et laissent la population sans ressources ni opportunités.
Cette France, dont les politiques vont "pleurer" devant les médias sur le sort des noyé-e-s de la Méditerranée, chasse et traque les survivant-e-s. Cette cynique hypocrisie orchestrée à l'échelle internationale est l'oeuvre des pays impérialistes. 
L'Union Européenne s'est organisé avec Schengen pour coordonner cette chasse aux migrant-e-s. Ceux/celles de Porte de La Chapelle en sont des victimes parmi les millions qui subissent chaque année la loi des impérialistes.
 
Heureusement, ces migrants n’ont pas trouvé que la police, les expulsions et le mépris Porte de la chapelle. Beaucoup ont pu compter sur la solidarité des habitant-e-s du quartier, les mêmes qui sont venus nombreux à une manifestation de solidarité le lendemain des expulsions de masse, le mardi 9 juin. 
Des militant-e-s de partis bourgeois à la gauche du PS jusqu’à des formations révolutionnaires et progressistes étaient présents. Un solide cordon de policiers a tenté d’arrêter la manifestation mais ils ont dû battre en retraite. Désormais la solidarité avec les migrant-e-s s’organise au quotidien.
Nous soutenons l'organisation des migrant-e-s qui tentent de prendre en main leur lutte. Certains partis et associations veulent les prendre en charge avec une approche humanitaire, et dépolitiser leur lutte. Mais la lutte des migrant-e-s c'est une lutte politique, et c'est leur lutte ! Notre solidarité n'est pas humanitaire mais de classe !
L'OC-FR appelle à participer aux différentes initiatives de solidarité. Une collecte est organisée au jardin du Bois Dormoy où dorment désormais les migrant-e-s. Venez y apporter des biens de nécessités, brosses à dents, dentifrice, nourritures, etc. 
Une collecte de soutien financier aussi tourne. 
Les manifestations se poursuivent également à 18 heure rue Pajol à Porte de la Chapelle. Soyons nombreux-euses !
Liberté de circuler !
Un logement pour tous-tes !
L'OC-FR
Face aux descentes de flics, aux expulsions, solidarité populaire

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sans-papiers, #Répression, #Paris

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Publié le 10 Juin 2015

Non à la réforme des collèges !

Pour une éducation de qualité pour tou-t-es !

 

Après la réforme des universités, celle des écoles primaires, etc…, le projet « collège 2016 » est le nouveau rouage que le gouvernement met en place dans son large plan d’austérité qui dégrade les conditions d’études et la qualité des enseignements pour les classe populaires.

 

François Hollande avait pourtant déclaré dans sa campagne présidentielle faire de la « jeunesse » sa priorité, il persiste en réalité depuis le début de son mandat, à appliquer la même stratégie de privatisation et de discrimination sociale de l’éducation. Les promesses d’augmentation des financements et du personnel des écoles n’étaient que du vent.

Dans le système capitaliste, l’école est un lieu de reproduction sociale, où les enfants de prolétaires sont appelés à devenir des prolétaires et les enfants de bourgeois des bourgeois. Cependant, pour les classes populaires l’accès à un enseignement est un droit acquis par la lutte, et qu’il faut conserver par la lutte.

Le savoir est une arme, et les enfants d’ouvrier-ère-s ont intérêt à un enseignement critique et de qualité pour affronter les pièges de cette société pourrissante.

 

Renforcer une éducation déjà élitiste et discriminante

 

En fait, l’essentiel de cette réforme est de retirer une part des heures d’enseignement des différentes matières : Français, Mathématiques, Histoire, langues vivantes, etc…pour installer des heures modulables de travail d’aide personnalisée, travail en petits groupes et d’enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI). Mais le piège est que la réforme ne prévoit pas comment cette nouvelle répartition se fera, tout autorité de décider quelle matière sera réduite ou non sur telle ou telle année et augmentée sur l’année suivante revient aux conseils d’administration et aux recteurs d’Académie, au mépris des choix des élèves et de leurs familles et au profit des besoins directs des patron-ne-s locaux.

Cette stratégie créera des programmes d’enseignement différents d’un collège à l’autre, évidemment, ce seront surtout les collèges les plus populaires qui en pâtiront. Leurs programmes décidés par les instances supérieures auront pour objectif de former les élèves à devenir des outils pour les capitalistes locaux.

 

D’ores et déjà les mois précédents le personnel des collèges de quartiers populaires, par exemple dans le 93, s’est mobilisé face à la pénurie de moyens et à la dégradation des conditions d’enseignement.

 

De plus, ces différenciations pénaliseront fortement les élèves contraint-es de changer d’établissements, ceux-ci étant souvent les plus précarisé-es. Enfin, certaines offres d’enseignements seront totalement retirées aux élèves des masses laborieuses : les langues anciennes et celles dites « régionales », c’est-à –dire les langues minoritaires de l’état français (basque, breton, corse, occitan, créole, kanak, catalan, etc.…)

 

Cette réforme favorisera la mise en concurrence des élèves et des établissements désormais autonomes. Adieu tout vestige de progrès social. Tout doit servir la logique capitaliste. Le socle commun de connaissances est remplacé par un socle commun de compétences au service des entreprises.

 

S'opposer aux attaques contre le droit à l'éducation des classes populaires

 

En tant que communistes nous considérons que les jeunes des classes populaires et leurs familles ont tout intérêt à se mobiliser, et donc à s’organiser pour défendre leur accès à une éducation de qualité, une éducation qui permettent de développer le potentiel extraordinaire de notre jeunesse.

Nous soutenons donc toutes initiatives pour s’organiser et se mobiliser contre cette réforme. Seul un mouvement d’ampleur pourra freiner les politiques de rigueur, de mise en concurrence et de professionnalisation des enseignements par la bourgeoisie.

L’OC-FR participera aux manifestations et autres démarches politiques contre la réforme. La solidarité est notre arme !

 

Stop aux restrictions budgétaires !

Pour un enseignement polytechnique pour tous et toutes !

Seule la lutte paye !

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Education

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Publié le 8 Juin 2015

 

Solidarité avec les classes populaires réunionnaises : Non à la route du Littoral !
Vinci et Bouygues dégagez !
 
"Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine" dit le proverbe chinois. En l'occurrence à la Réunion, il suffira que ça "boucane" un peu pour que la plaine s'embrase !
Et ce sera peut-être la nouvelle route du littoral qui allumera ce feu.
 
Saint-Denis, principale ville de la Réunion, située au nord de l'île est reliée à l'Ouest par la route du littoral, seul moyen d'accès rapide à cette zone dominée par les Zoreys, la principale classe sociale colonisatrice (l'île étant montagneuse et volcanique, les déplacements se font essentiellement sur la côte). 
Le tout automobile domine largement le transport sur l'île, alors qu'un-e habitant-e sur deux n'y possède pas de véhicule, et que l'exportation du carburant sur l'île coûte excessivement cher. 
Celui/celle qui n'est pas véhiculé sur l'île s'y déplace donc très difficilement.
C'est une aberration qui fait partie du confort de la bourgeoisie de l'île qui refuse de remettre en question ce monopole. 
Les transports en commun y sont faiblement développés et il n'y a pas de rail.
Aujourd'hui le réseau routier est saturé. 
Le Conseil Régional UMP a donc lancé le nouveau projet d'une deuxième route du littoral qui longerait la première. 
Sauf que le cadre géologique ne le permet pas sans de titanesques travaux. 
La route serait perchée sur une digue au-dessus de l'Océan, le long du littoral. 
Quoi de plus normal sur une île soumise aux cyclones, aux secousses sismiques et aux vagues? 
C'est Vinci (déjà en charge de la construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes) et Bouygues qui ont gagné ce marché de constructions et vont s'en mettre plein les poches.
 
Un projet inutile et abyssalement coûteux
 
Un kilomètre de route coûte normalement 6,2 millions d'euros. Sur cette nouvelle route ce sera 132 millions le kilomètre. 
Il y aura 12,5 kilomètres de deux fois trois voies. Ce sera donc la route la plus chère jamais construite dans le monde. 
La facture s'élèverait à 2,5 milliards d'euros.
C'est trois fois plus que Notre Dame des Landes !
 
S'organiser au Péi et Résister ! 
 
Face à ce projet, il n'y a qu'une seule issue : la lutte. La mobilisation commence à s'organiser. 
L'OC-FR soutient les initiatives pour empêcher la poursuite des travaux. 
Dans la commune des Avirons, une carrière à ciel ouvert de 55 hectares a été ouverte pour alimenter en matériaux le chantier. 
17 millions de tonnes y seront creusées. C'est une Zone à défendre ! 
Sans ces matériaux, la construction de la digue ne peut pas commencer.
Le Premier Ministre Manuel Valls se rend sur l'île la semaine prochaine. C'est à une contestation à ce projet financé en grande partie par l'état français, qu'il doit faire face. 
Mais pour réussir, le mouvement doit se faire sans les bourgeois-e-s locaux du PCR (Parti Communiste Réunionnais) et de l'Alliance qui veulent récupérer la lutte avec des visées électoralistes. 
A la tête de la région, le PCR ce n'est que clientélisme et système mafieux aux ordres de Paris. 
Ce parti bourgeois et chauvin qui milite pour la préférence régionale, une mesure raciste qui vise l'immigration sur l'île, notamment mahoraise, espère toujours récupérer les luttes des créoles à son compte. Ce sont des ennemis qui se cachent.
Pour que la mobilisation soit populaire, il faut relier ce combat à la situation globale de l'île, à la vie chère, aux conditions de vie des créoles. 
De même qu'en 2009, les Guadeloupéen-ne-s ont lutté contre l'état français, les réunionnais/ses doivent poser la question de l'impérialisme français, responsable de la situation économique coloniale de l'île, qui ne se développe pas et dépend des importations. Ce sont dans ces revendications que les travailleur/euse/s insulaires se reconnaissent.
Cette route ce n'est qu'un symbole de l'emprise de l'état français sur l'île. 
A La Réunion, 52% de la population est sous le seuil de pauvreté. 22,6% de la population y serait illettrée selon l'Insee. 
29% est au chômage contre 10% en territoire métropolitain.
C'est l'un des pays au plus fort taux de chômage d'Afrique alors que selon les indicateurs économiques il devrait être placé parmi les plus riches !
Pendant ce temps, les groupes français tels que Bouygues et Vinci se goinfrent. 
Leurs bénéfices ne sont pas reversés sur la Réunion, mais servent uniquement à les engraisser. 
Pourtant les profits sont colossaux et La Réunion rapporte gros aux capitalistes.
Et quand les créoles se révoltent, on déploie les militaires qui ont pour ordre de maintenir l'emprise coloniale.
La Réunion, c'est une base militaire grandeur nature.
Il faut dire que l'île a une importance stratégique. En face de l'Afrique et de l'Asie, et sur le chemin de l'Océanie et de l'Antarctique, la Réunion est placée sur une voie commerciale centrale. 
Sa situation géographique permet d'étendre la présence maritime de l'état français qui a des appuis dans toutes les régions du globe. 
La Réunion c'est aussi un rouage de la France-Afrique, qui est au coeur de la force de l'impérialisme français. 
C'est avec Mayotte, le moyen le plus direct d'imposer sa présence et ses intérêts dans la région. 
Si Mayotte retourne dans les Comores et que la Réunion obtenait son indépendance, ce serait un coup fort porté à la France !
 
L'OC-FR soutiens les luttes populaires à la Réunion, en Afrique et dans l'Océan Indien ! 
Nous suivons de près la situation de toutes les colonies de l'état français. 
Les peuples en lutte doivent s'organiser pour gagner leur indépendance ! 
Et chaque coup portés à l'impérialisme français est pour nous une victoire ! En tant que communiste dans l'état français, l'impérialisme français est notre ennemi principal.
De plus, dans le contexte actuel en crise, nous faisons de la lutte anti-impérialiste un aspect principal de notre combat pour la révolution !
 
Dehors les profiteurs !
Indépendance et socialisme !
A bas l'impérialisme français !
 
L'OC-FR
Non à la route du Littoral, solidarité avec les classes populaires réunionnaises

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #réunion, #International, #Impérialisme

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