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Publié le 28 Février 2017

Pas de trêve ! Ces élections ne sont pas les nôtres !

 

Après le mandat présidentiel de François Hollande, la désillusion quant à la possibilité de voir les choses changer par les élections est massive dans les classes populaires.

La politique anti-ouvrière, impérialiste, sexiste, raciste, islamophobe menée par le PS a ouvert les yeux de beaucoup sur l'arnaque que constitue l'alternance.

De droite ou de gauche, les politiciens servent le même intérêt, et ce n'est pas le notre, c'est celui des bourgeois-e-s.

Les primaires de gauche, l'affaire Fillon, la candidature de Hamon, de Macron, ne sont que des tentatives par les médias de tenter de relancer notre intérêt pour ces élections en ré-ouvrant un jeu qui apparaissait totalement verrouillé. Mais ne soyons pas dupes, le jeu électoral est un jeu bourgeois dans lequel nous n'avons rien à gagner.

 

Comme ils sont loin des préoccupations des ouvriers et ouvrières,

ces politicien-ne-s !

Ils ne s'adressent qu'à la partie la plus retardée d'entre nous.

Cette partie est celle qui se désolidarise des ouvrier-e-s issu-e-s des pays dominés par la France pour se réserver les postes les mieux payés de la production.

Elle préfère les miettes que la bourgeoisie veut bien lui concéder en échange d'un soutien à la politique impérialiste de rapine qu'elle mène.

C'est à elle que s'adresse Marine Le Pen. C'est aussi à elle que s'adresse Mélenchon dans ses sorties islamophobes et racistes car c'est une partie de nationalité française de la classe ouvrière qui donc posséde le droit de vote.

Les propositions des candidats dits progressistes nous paraissent être de la poudre aux yeux. Pôle emploi radie en masse les chômeurs. Les CROUS tardent à filer leurs bourses minables aux étudiant-e-s. Le smic reste au raz des pâquerettes chaque année. Les CAFs ne versent que des miettes en aides sociales.

La Loi Travail permet aux patron-ne-s de faire baisser nos salaires et de nous virer comme ils veulent.

Comment croire que les capitalistes vont accepter de nous donner un revenu universel ?

Nous ne condamnons pas ceux et celles qui iront voter. Tous et toutes nous avons envie d'agir sur notre situation sociale et tout est fait pour nous faire croire que les élections le permettent.

Cependant, nous portons un autre ordre du jour, un ordre du jour de lutte de classe, anti-impérialiste, anti-fasciste et féministe.

 

Dans notre société, des parts importantes des classes populaires et de la petite bourgeoisie sont en lutte.

 

Nous sommes dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée du monde et les ouvriers, ouvrières et technicien-ne-s n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. 

À PSA, dans d'autres boites de l'industrie, comme chez les agents de sécurité et les conducteurs d'Uber, les travailleurs et travailleuses luttent pour obtenir des augmentations, des primes. Leur travail remplit les poches des patron-n-e-s, ils et elles en ont assez de les voir s'engraisser grâce à eux et elles.

Dans leurs lieux d'habitations, ils et elles sont sous étroite surveillance policière. Les violences policières dont la jeunesse des quartiers populaire est victime, ils et elles en ont assez. Le meurtre d'Adama Traoré, le viol de Théo, les violences sexuelles contre les lycéen-ne-s du XIXème, les milliers de perquisitions contre des musulman-e-s, les mosquées saccagées, la liste des exactions commises les derniers mois est longue. La révolte gronde dans les quartiers populaires qui se sont mobilisés sans tomber dans les pièges tendus par le PS.


Une large partie de la classe ouvrière vient des pays dominés par la France, elle est l'objet d'une répression raciste et coloniale. Nous sommes dans un pays ségrégationniste où en fonction de sa couleur de peau, on se voit réserver les postes les plus bas dans la production. 

Les ouvriers et ouvrières réclament un salaire égal à travail égal, des groupes non mixtes de personnes issues des pays dominés par la France s'organisent. Le viol de Caïs, un petit garçon de 4 ans, la réouverture du Bal Nègre ont été l'objet de mobilisations ces derniers mois. Nous appelons à la manifestation pour la justice et la dignité du 19 mars.

 

La France est une puissance impérialiste en guerre. Elle impose son ordre dans ses colonies. Dans ses territoires dits "d'outre mer" elle maintient des économies coloniales et réprime les revendications culturelles et politiques nationales. 

La situation n'est pas apaisée au Pays basque où des militant-e-s sont interpellé-e-s et incarcéré-e-s. Le PS est un ennemi des revendications des peuples en luttes, nous exigeons l'amnistie des militants et militantes basques.

Le PS a également redécoupé les régions au détriment des catalan-e-s et occitan-e-s, réprimé le mouvement indépendantiste corse.

Il n'a su que semer la guerre et le chaos, d'abord en Syrie, Iraq, Mali, Centrafrique, poussé des milliers de gens à la fuite, maltraité les réfugié-e-s. En Palestine, l'État Français continue à soutenir les revendications réactionnaires pro-sionistes, refusant toujours de reconnaître l'état palestinien et le droit à l'autodétermination. Il soutient aussi Erdogan et le gouvernement turc dans sa répression des mouvements kurdes et leurs alliés progressistes. 

L'État français travaille pour maintenir les profits de ses grands groupes financiers et industriels. Pour cela, le gouvernement socialiste était prêt à tout pour favoriser sa politique impérialiste, de conquête des marchés au sein de la concurrence inter-impérialiste. 

Au mépris de l'environnement, de ce que peut supporter la Terre, de la survie à long terme des espèces vivantes y compris de l'espèce humaine, la France poursuit une politique destructrice, un écocide. Malgré les protestations populaires, elle poursuit sa politique énergétique, nucléaire, du charbon, prépare des forages de gaz de schistes, construit l'aéroport de Notre Dame des Landes, la Nouvelle route du littoral à La Réunion, ou la LGV Lyon-Turin. À coups de Greenwashing lors de la COP 21, le gouvernement a voulu nous faire croire qu'il se préoccupait de l'écologie, mais les pics de pollution se maintiennent, le tout-voiture continue à dominer nos villes, ils continuent à raser des forêts, à bétonner les sols, et la situation se dégrade.

 

Les femmes et les minorités de genre et d'orientation sexuelle n'ont reçu que du mépris de la part du gouvernement. Il n'a satisfait qu'aux revendications bourgeoises des milieux LGBT, laissant de côté les personnes trans et les lesbiennes, incarcéré les femmes qui se défendent contre un mari violent, interdit le burkini, arraché les voiles des femmes, exclut de l'espace public les femmes voilées. 

Face au patriarcat, au racisme et l'exploitation, les femmes et minorités de genre et d'orientation sexuelle résistent et s'organisent. Nous appelons à manifester le 8 mars à 19h30 à  Belleville.

Nous sommes dans un pays qui vit depuis plus d'un an sous état d'urgence et ce n'est pas pour rien : les contradictions sont fortes dans la société. L'Etat d'urgence n'a pas empêché les manifestations contre la loi travail, n'a pas empêché les émeutes en banlieue, la ZAD de tenir. 

Nous ne sommes pas dans un contexte où le jeu démocratique fonctionne, nous sommes dans un contexte où l'ordre règne grâce aux matraques, aux tonfas, aux lacrymos et aux hélicoptères.
 

Nous n'avons rien à attendre de ces élections, le changement, c'est nous, c'est notre organisation et notre détermination qui les permettront. 

Les militant-e-s de l'OC-FR n'appellent pas à voter aux présidentielles. Nous soutenons les initiatives menées contre les candidats aux élections et la manifestation "1er Tour Social" organisée le 22 avril place de la République.

 

Imposons notre ordre du jour par la lutte !

Pas de trêve, ces élections ne sont pas les nôtres !

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Publié le 6 Février 2017

Solidarité avec Théo, police patriarcale, police raciste !

Solidarité avec Théo, police patriarcale, police raciste !
 

T.W viol

 

Jeudi, aux 3000 à Aulnay, un jeune homme de 22 ans, Théo, s'oppose aux policiers qui viennent de gifler un petit garçon. Ils le gazent et l'arrêtent. Lors de son arrestation, roué de coups, insulté, il a été violé par un policier avec sa matraque avant d'être placé en garde à vue. A l'hopital, il a reçu 60 jours d'ITT.

Face à la colère de la population, les parquet a placé les 4 policiers en garde  à vue et entamé des poursuites. Mais il a vite retiré de l'accusation le mot viol pour se contenter de parler de violences en réunion.

Theo a eu raison de les accuser de viol. Il a raison d'être en colère face à leurs insultes et violences racistes. Ce n'est pas lui qui est sali par cet acte barbare, ce sont ceux qui l'ont commis. Il n'a pas à avoir honte, parler et se battre permet à tous ceux et toutes celles victimes de tels actes de reprendre confiance en eux et elles et de faire que la honte change de camp.

Police patriarcale

Le parquet fait preuve de la mauvaise foi dont tous les soutiens de violeurs font preuve. Mis devant une preuve vidéo des actes commis par les policiers, ils parlent de pantalon qui glisse tout seul et de matraque qui s'introduit de 10 centimètres à cause de la confusion.

Nous sommes toujours stupéfait-e-s de la maladresse et de la surdité des hommes. Il y a 150 000 viols par ans, et donc à peu près autant d'hommes qui n'entendent pas les "non", de pénis ou de matraques qui glissent et d'hommes qui avaient trop bu pour se rendre compte qu'ils étaient en train de violer une fille. De toute façon, intentionnel ou non, un viol est un viol. Un homicide involontaire est un homicide. Un viol, pareil, ce sont les faits qui comptent.
 

Minimiser, nier, rejeter la faute sur la victime, parler de ses graves accusations, ce sont des tactiques battues et rebattues des soutiens d'agresseurs.

 

Que le parquet utilise de tels arguments ne nous choque pas spécialement. Nous vivons dans un monde patriarcal.

Une des fonction des policiers est de faire barrière aux victimes de violences sexistes qui souhaiterait déposer plainte. Ils les traitent de menteuses, enquêtent sur leur moralité, les dissuadent de porter plainte.

Ils répriment celles auxquelles la société patriarcale donne une valeur moindre et celles qui sortent de leur rôle de genre.

Ils sont là pour racketter, violer, faire chanter, abuser des travailleuses du sexe.

Ils sont là pour réprimer les femmes psychiatrisées et neuroatypiques, les menacer, les dénuder, les attacher, les agresser physiquement et sexuellement.

Ils répriment les lesbiennes, les transexuelles, nous contrôlent la nuit quand nous sommes seules dehors pour pour tapinage.

Ils utilisent les violences sexistes contre les militantes, il faut que les femmes restent à leur place, loin de l'espace public.

Quand nous tombons entre leurs mains, nous, femmes de classe populaires, nous avons peur, non seulement parce que le commissariat est long et pénible, mais aussi de ce qui pourrait passer par la tête. Leur uniforme leur confère le droit d'user pleinement de leurs privilèges masculins. Ils battent massivement leurs femmes et violent collectivement des touristes au Quai des Orfèvres.


 

Violence raciste à l'encontre d'un jeune homme de quartier
 

La population qui vit dans les quartiers populaires est une population largement issue des pays dominés par la France. Le viol, c'est une arme de guerre utilisée de longue date par l'impérialisme français.

Prosituer, violer les hommes des pays dominés par la France, c'est tenter de leur faire rentrer dans la tête leur infériorité par rapport aux colons. Et être inférieur pour les français, c'est, notamment, être une femme. Violer des hommes racisés pour les traiter comme des femmes en dit long sur le traitement que la police réserve à celles-ci.

Ces derniers mois nombreux ont été les jeunes hommes de quartier à se plaindre de violence sexuelles de la part de la police.


Ce n'est pas pour rien que ce type de violence s'abat sur les jeunes hommes des quartiers populaires de la banlieue, les lycéens du 19eme, une grande part de ces populations viennent de pays anciennement colonisés par la France.

De nombreux migrant-e-s, hommes, femmes et enfants, sont elles et eux aussi victimes de viol sur le trajet qui les mène en Europe par les milices servant de garde frontières aux européen-ne-s.

Les arrachages de voile comme on a pu en voir cet été pendant l'affaire du Burkini, en garde à vue après des manifestations pour Gaza et au moment de l'interdiction du voile intégral sont eux aussi des violences racistes et sexistes.

Les femmes issues des pays dominés par la France n'ont pas le droit de se dérober au regards des impérialistes, leur corps leur appartient.

Celui des enfants aussi. Les militaires français violent des enfants au Mali et en Centre-Afrique tandis que l'Éducation Nationale, la Mairie de Montreuil et l'État enterrent le viol subit par le petit Caïs, 4 ans, à l'école.

La population d'Aulnay soutient le jeune homme. Samedi soir, des émeutes ont éclaté à Aulnay sous Bois. La police manifestait il y a quelques mois pour obtenir plus de droits et de moyens. Violer, tuer, taper, c'est le type de droit qu'ils revendiquent. La police a tiré à Saint Ouen il y a quelques jours en plein après midi également sur un chien. Depuis de longs mois, nos quartiers sont sous pression et notre sang coule.



Ne nous laissons pas écraser. Soutenons nous les un-e-s les autres face aux violences policières, ne laissons pas la police prendre ses aises dans nos quartiers.
 

Manifestons le 19 Mars pour la dignité et la Justice.

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #aulnay, #Anti-impérialisme, #Impérialisme, #Féminisme

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Publié le 27 Août 2016

Nous soutenons Sophie Perrin contre l'université Lyon 2. Notre camarade, salariée, a repris ses études et a obtenue une mention très bien couronnant son mémoire sur les violences sexuelles intra-familiales. Son objectif était de poursuivre en thèse. Elle s'est vue barré l'accès à la thèse.

Nous vivons dans une société patriarcale où de très nombreux hommes s'octroient tous les droits sur le corps des femmes et de leurs enfants, profitant de leur posititon dominante. Faire perdurer le tabou concernant ces questions, c'est participer à silencier les victimes et faire perdurer ces violences.

En outre, après avoir exclu et interdit Sophie Perrin de l'université, les intellectuel-le-s bourgeois-e-s professeur-e-s d'université auxquel-le-s elle a demandé l'égalité de traitement osent demander des dommages et intérêts à Sophie. Quelle violence en effet que de recevoir des mails parlant de violences incestueuses !

 

Cet été, le petit Caïs, âgé de 4 ans, a été victime de viol par un membre du personnel éducatif de son école et sa famille s'est vue opposée un déni de justice par l'école, la justice, l'état.

 

Les intellectuel-le-s bourgeois-e-s sont là pour, idéologiquement, servir et protéger le système capitaliste, patricarcal et raciste qui est celui dans lequel nous vivons. Et Sophie, pour avoir parlé et avoir permis à des victimes de parler, est victime de répression, conspuée et isolée par celles et ceux qui relaient la propagande de l'université Lyon II.

 

Solidarité féministe avec Sophie, à bas la répression sexiste en milieu universitaire ! Nous appelons les lyonnais-e-s à se rendre à cette audience.

 

Affaire « Sophie Perrin » : à Lyon 2, on demande des dommages et intérêts à l’étudiante qu’on a empêché d’entrer en doctorat

audience du 15 mars reportée au 20 septembre 2016
14h, Chambre de la presse, TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e

 

 

Sophie, salariée en reprise d’études et élue syndicale en Conseil d’UFR, a obtenu un master recherche mention très bien en anthropologie, et 18/20 à son mémoire, soutenu lors de la session de juin 2010. Mais sa candidature aux contrats doctoraux ministériels, puis à l’accès en doctorat, s’est vue refusée d’examen. En lieu et place d’un accès en thèse, elle vit depuis six ans maintenant, un véritable harcèlement judiciaire, mené au nom de l’université Lyon 2. La réputation qui lui a été faite au sein du monde universitaire lui interdit, en outre, aujourd’hui tout espoir de pouvoir poursuivre son cursus.

Dernier acte de ce harcèlement : une plainte pour « diffamation et injures publiques », portée durant l’été 2015 par l’université, son juriste, son ex-président, et l’ex-directeur de l’école doctorale sciences sociales.

 

Comment en arrive-t-on là ?

 

Le jour de sa soutenance de mémoire (et pas avant) on apprend à Sophie que « les professeurs émérites ne peuvent diriger de nouvelles thèses ». Son directeur de thèse pressenti est émérite. Il reste alors quelques jours seulement pour rendre le dossier de candidature au concours pour les contrats doctoraux ministériels : comment trouver sérieusement un autre directeur de thèse en moins d’une semaine ?

L’unique souci du directeur de l’école doctorale de l’époque, par ailleurs professeur en anthropologie à Lyon 2, n’est pas cela : c’est d’appliquer les textes, affirme-t-il. Une application clairement erronée (confère la jurisprudence en droit administratif), dont il ne démordra pas. Il ajoute, illico, qu’aucun dossier ne sera accepté « incomplet ou en retard ». Or, il est bien placé pour savoir que ceci est impossible à Sophie, puisqu’elle attend le résultat de la double correction qu’elle a demandé concernant la note, précisément, attribuée par lui-même à sa copie : le relevé de notes définitif est nécessaire pour que le dossier soit complet…

Le dossier ayant donc été rendu en retard, il sera refusé d’examen sous l’égide de ce même directeur de l’école doctorale. Ce dernier refusera également toute demande de rendez-vous avec l’étudiante, sauf le lendemain du délibéré définitif du jury d’attribution des contrats doctoraux ministériels. Rendez-vous qu’il choisira de ne même pas honorer…

 

Devoir payer 2000 euros de dommages et intérêt

pour avoir dénoncé des comportements inadmissibles ?

 

Après cinq ans de harcèlement judiciaire et d’injustice, Sophie écrira, dans un mail privé, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris de l’égalité et du mérite républicain », et que « Je n’ai vu aucun pouvoir arrêter celui du directeur de l’école doctorale, lorsqu’il est devenu arbitraire et injuste ».

 

Ces phrases motivent la plainte de cet ex directeur d’école doctorale pour « diffamation et injure publique », et sa demande de dommages et intérêts : il estime son honneur et sa dignité atteints par ces dénonciations, à une hauteur valant 2000 euros de dédommagement.

 

Ce, alors que dès juillet 2010, dans un mail envoyé par ses soins à plus de 70 destinataires, et qu’il signait en tant que directeur de l’école doctorale, il qualifiait les courriels de Sophie d’ « afflux de ces scories électroniques qu’une étudiante qui n’a plus toute sa raison appelle « messages », sachez que cela fait quelques semaines que j’ai depuis longtemps demandé qu’elle cesse mais rien ne l’arrête. Ni la menace, ni la raison (qu’elle n’a plu) ».

Les courriels de Sophie consistaient essentiellement en des extraits de ses travaux de recherche, qu’elle a commencé à diffuser ainsi, dans la suite du RDV non-honoré par ce responsable, pour en montrer la qualité.

 

Le terme « scories électroniques » servait donc ici, de la part d’un haut responsable universitaire, qui a devoir d’exemplarité dans les fonctions qui lui ont été confiées, à désigner à un large public, les travaux de recherche de l’étudiante !

Des travaux sur un sujet passé sous silence dans les sciences sociales : les violences sexuelles incestueuses. Est-ce le sujet de recherche qui a dérangé ?

 

Toujours est-il que l’université n’a défendu ni l’honneur, ni la dignité de l’étudiante. Pis : elle a réagi, par l’intermédiaire de son président, en la traînant en justice et en lui interdisant, par des arrêtés unilatéraux de ce dernier, tout accès aux campus où elle venait d’étudier quatre ans. Ces arrêtés seront annulés après plus de deux ans d’application, pour non respect du contradictoire. Aujourd’hui, l’université choisit encore de soutenir la demande de dommages et intérêts de Lionel Obadia, qui était le directeur de l’école doctorale à l’époque, et a usé ainsi des responsabilités que la communauté universitaire lui avait alors confiées.

 

 

 

Lyon 2 : une zone de non droit pour les étudiant.e.s et les jeunes ?

 

Le président de Lyon 2 qui avait signé ces arrêtés demande lui aussi des dommages et intérêts, à hauteur de 2000 euros, car Sophie a relaté par exemple le fait qu’au moment même où il prenait ces arrêtés contre elle, il faisait également convoquer au commissariat un étudiant syndicaliste pour avoir fumé dans le campus, alors que cet étudiant était non fumeur !

 

L’université Lyon 2 demande quant à elle des dommages et intérêts, notamment car écrire « Lyon 2, la fac de gauche qui a viré vieux réac (…) la fac où qui conteste, rencontrera le marteau » constitue aux yeux de ses représentants une injure notoire…

 

Au total, l’université, Lionel Obadia, André Tiran, et son juriste, Gilles Maletras, réclament 12 000 euros de dommages et intérêts et frais d’avocat à Sophie, parce qu’elle a dit la vérité.

 

A Lyon 2 aujourd’hui, mieux vaut donc accepter son sort, fut-il le plus injuste, et surtout, se taire, si l’on ne veut pas rencontrer le marteau judiciaire ?

 

Parce que nous n’acceptons pas un tel ordre des choses, nous vous invitons à venir à l’audience publique, du 20 septembre prochain, à 14h, Chambre de la presse, en soutien à Sophie.

Vidéos, témoignages…seront là pour aider chacun.e à se faire une idée plus exacte sur où sont la vérité et le mensonge dans cette université et dans cette affaire.

 

Vous pouvez également contribuer au financement des frais d’avocat de Sophie en envoyant un chèque à l’ordre de la CGT éduc’action, Bourse du Travail, 69422 Cedex 03, mention : solidarité Sophie Perrin, ou encore par virement sur le compte de la CGT éduc'action du Rhône : n°10278 07390 00019010840 74 avec mention en objet « solidarité Sophie Perrin. »

Solidarité féministe avec Sophie Perrin

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #lyon, #Université, #Répression

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Publié le 18 Janvier 2016

Agressions du réveillon : halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe !
 
Nous, militant-e-s de l'OC-FR, souhaitons apporter notre soutien aux femmes victimes d'agressions et de viols lors du réveillon en Allemagne et notamment à Cologne.
Des centaines de femmes ont été agressées aux abords de la gare de Cologne la nuit de la saint Sylvestre. La police a été critiquée pour son manque de réactivité. Les fascistes allemands accusent les réfugiés d'être à l'origine des agressions qui auraient été planifiées.
 
Nous mêmes avons l'expérience de ce genre de situation. Nous nous étions mobilisés à Lyon suite à des viols en série objets d'une récupération raciste par les fascistes lyonnais. Aujourd'hui, plusieurs semaines après, le défoulement médiatique continue contre les réfugiés.
 
La violence contre les femmes est un outil de répression patriarcale.
 
Oui, ces attaques étaient planifiées.
Lorsque des hommes sortent faire la fête, chercher des femmes fait partie de leurs objectifs et de leurs attentes.

Pour ces prédateurs, les femmes ne sont pas actrices de la fête. Elles sont des objets à consommer, au même titre que l'alcool. Si elles sont dans l'espace public, à fortiori dans un moment festif, elles sont disponibles. 
Lorsqu'ils sont en groupe, dans un espace public où ils retrouvent d'autres groupes masculins, ils se sentent renforcés et ont des objectifs et attentes supérieurs, conformément à leurs moyens supérieurs.
Cette façon masculine de faire la fête dans l'espace public sur le dos des femmes est commune à toutes les sociétés patriarcales.
 
Elle est une pratique d'autant plus commune aux hommes des pays impérialistes habitués à avoir tous les droits sur celles et ceux auxquels ils assignent une place sulbaterne dans la société. Les viols collectifs sont là pour réaffirmer cette impunité masculine et impérialiste. Ces temps festifs sont des temps de terreur. S'attaquer aux femmes et enfants des pays dominés est un moyen d'attaquer l'ensemble de la société jusque son intimité et de la déstabiliser. Les femmes des pays dominés sont dans des pays dont la place dans la division internationale du travail est le tourisme assignées à la prostitution, on les importe dans les pays impérialistes pour y assurer les mêmes tâches.
Les pratiques dont sont accusés les réfugiés sont le miroir des pratiques barbares des hommes des pays impérialistes.
Ce que mettent en avant les fascistes allemands, c'est une guerre dont le corps des femmes serait l'un des terrains, un objet de conquête. Ce ne sont pas les femmes allemandes qu'ils défendent, mais leur propriété sur elles.
 
Rappelons que les réfugié-e-s ont fui un pays en proie à une guerre fomenté par les impérialistes et où oeuvre une organisation réactionnaire qui commet des viols et réduit en esclavage les femmes, beaucoup sont traumatisé-e-s suite aux tortures dont ils ont été victimes. La guerre qu'il y a, sur le sol allemand, c'est la guerre que mène le patriarcat en Allemagne contre les femmes qui y vivent.
 
État et fascistes au service du patriarcat
 
Nous ne comptons ni sur les fascistes ni sur les institutions pour assurer la sécurité des femmes.
 
En effet, l'état est là pour permettre aux dominant-e-s de conserver leur pouvoir. Il n'intervient que lorsque les exactions contre les catégories de la population victimes d'oppression devient une menace elle même contre ce pouvoir.
 
Les agressions du nouvel an paraissaient normales à la police car elles font partie des violences acceptables contre les femmes. Il a fallu pour qu'elles ne le soient pas que des primo arrivants soient accusés de s'être attaqué à la propriété des hommes allemands. Il a fallu que le nombre de violences dépasse un seuil acceptable pour qu'elles soient condamnées, car un niveau normal de violence l'est tout à fait, acceptable. Il a fallu une mobilisation des victimes.
 
La plupart du temps, l'Etat se contente d'exercer des violences contre les catégories de la population opprimées et / ou exploitées. Ainsi, les policiers commettent des agressions et viols contre les femmes migrantes, prostituées, prévenues. La justice réprime les femmes qui tentent de se défendre face aux violences patriarcales.
 
Nous, communistes, ne considérons pas qu'il existe un seuil acceptable de violences patriarcales. Nous ne considérons pas un système économique, social et politique qui asservit les femmes comme acceptable. Nous le considérons obsolète, à détruire.
Le capitalisme et le patriarcat pourrissant engendrent des violences insupportables. Les fascistes défendent cet ordre capitaliste et patriarcal.
Ils promeuvent une société où les femmes restent à la place que le patriarcat leur assigne, à la maison, à la cuisine. Ils agitent les agressions commises à Cologne pour expliquer aux femmes que sortir est dangereux. Or, la plupart des agressions commises contre les femmes le sont dans l'espace privé, par leur conjoint. Dans 85% des cas les femmes connaissent leur agresseur et 60% des viols ont lieu au domicile de la victime. Ce qui est le principal danger, pour les femmes, ce sont les rapports de soumission qui s'exercent dans l'espace domestique.
 
Les fascistes se battent pour une société où les femmes sont livrées pieds et poings liés aux hommes et où leur corps leur appartient, où l'on passe de la tutelle paternelle à celle du mari, où l'on a aucun contrôle de son corps par la contraception ou l'avortement.
 
 
Ils agressent les femmes racisées, ils agressent les militantes, ils commettent des agressions sexuelles et des viols contre elles.
Des milices fascistes représentent un grand danger pour les femmes.
Nous ne pouvons compter que sur les femmes elles mêmes et leur solidarité pour être en sécurité. Sortir de l'isolement dans lequel les maintient le patriarcat, créer des solidarités, s'organiser, répondre aux violences, manifester, lutter, entre femmes, voilà quelle est la voie à suivre.
A Lyon, en 2011, avec les femmes d'autres organisation, nous avions repoussé les fascistes et la police lors d'une manifestion en non mixité.
Nous soutenons l'organisation des femmes en non mixité. Nous soutenons les féministes. Nous connaissons la violence de la répression sexiste contre les féministes. Nous considérons que la vie des femmes compte. Les violences et crimes sexistes sont des actes antagoniques et refusons de considérer que leurs auteurs font partie de notre camp.
 
Nous appelons à la solidarité avec les migrant-e-s, à la solidarité avec les victimes de violences sexistes.
Agressions du réveillon, halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #Répression, #Antifascisme, #Allemagne, #Sans-papiers

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Publié le 30 Décembre 2015

Jacqueline Sauvage est incarcérée depuis le 10 septembre 2012.
Ce jour là, après avoir été battue par son mari, elle l'abat de trois balles.
La cour d'appel de Blois a condamné Jacqueline sauvage à 10 ans de prison ferme.
L'avocat général a argué qu'elle était d'autant plus coupable qu'elle était sa femme et les jurés ont suivi son réquisitoire.
Nous ne pouvons que nous élever contre la répression d'une victime qui n'a fait que sauver sa vie piétinée depuis 50 ans par un mari tortionnaire. Elle a également mis à l'abri ses filles qui ont malheureusement été victimes de la prédation de leur père et soutiennent leur mère.

La famille, lieu de terreur. 

La famille reste fondamentale dans notre société. C'est par elle que se transmet l'héritage. C'est l'espace où nous transformons les produits que nous achetons en nourriture, nous nous lavons, nous dormons, nous reproduisons et sommes élevés.

Mais la famille, tout le monde n'y a pas la même place. Propriétaires, assignés aux tâches de production, maîtres de l'espace public, les hommes y exercent un pouvoir discrétionnaires. En France, les enfants y vivent cachés, les filles parfois enfermées jusqu'à l'âge adulte, elles passent d'un père a un mari, astreintes par les tâches ménagères.
Coups, meurtres, violences sexuelles, torture, séquestration, voilà ce à quoi les femmes et les enfants s'exposent dans l'espace familial, d'avoir à vivre sous le joug d'un tortionnaire, à une terreur permanente.

 Un acte d'autodéfense

Nous tenons à faire part de nos condoléances à Jacqueline Sauvage et ses filles dont le fils s'est suicidé le jour même où Jacqueline a abattu son mari.
Il cherchait à échapper à l'entreprise familiale créée par son père. Il exploitait économiquement sa famille dépendante économiquement et corvéable à merci.
Elle l'a fait au moment où l'emprise criminelle de son mari atteignait son stade ultime de développement; au moment où il donnait la mort. Il est responsable directement du suicide de son fils.
C'est bien sa vie que Jacqueline Sauvage à sauvé.

 Une justice au service du patriarcat

Le modèle patriarcal craque de partout. Les femmes rejettent l'asservissement millénaire dont elles sont victimes. On commence à se mobiliser autour des droits de l'enfant. Les luttes poussent les capitalistes à légiférer. Ils votent des lois interdisant les viols, les violences intra-familiales.

Mais ensuite, ils répriment et culpabilisent les victimes. Du procès d'Outreau à celui de Jacqueline sauvage en passant par celui des viols collectifs de Fontenay sous bois, elles sont à chaque fois piétinées. Ces accusations de mensonge, cette façon criminelle de réprimer les victimes est un avertissement faites à toutes, une injonction à se taire.

Si les bourreaux patriarcaux, les violeurs, les geôliers, se recrutent dans toutes les classes, ceux qui sont au pouvoir ont des intérêts spécifiques à faire taire les femmes et les enfants qui osent se révolter. L'ordre patriarcal est nécessaire au bon fonctionnement du capitalisme, à la reproduction des travailleurs et travailleuses. La soumission imposée par les pères et les maris prépare à la soumission au patron-ne-s.
Nous ne sommes donc pas étonné-e-s de ce verdict.
Mais, pour Jacqueline et tou-te-s les autres, femmes et enfants, nous ne pouvons que réaffirmer notre volonté de balayer le patriarcat.

 Solidarité avec les femmes et les enfants qui luttent contre les violences patriarcales 

Nous sommes révolutionnaires et nous ne pensons pas que cette question soit secondaire. Nous ne rêvons pas d'une société où persiste une petite économie domestique à laquelle femmes et enfants sont asservi-e-s.
Nous nous battons concrètement au quotidien en soutien aux femmes et enfants victimes de violence, y compris dans le milieu militant. Nous ne tolérons pas que les victimes y soient victimes de répression.
Les criminels patriarcaux et celles et ceux qui repriment les victimes sont nos ennemi-e-s.
Nous soutenons les initiatives des féministes et de leurs alliés. Par exemple, à Lyon, des camarades organisaient une rencontre récemment contre les violences intra-familiales.
Nous trouvons l'élan de solidarité envers Jacqueline Sauvage très positif. 10 000 euros ont été récoltés. La voix des filles de Jacqueline a été mise en avant par les soutiens. Elles réclament une grâce présidentielle. Nous soutenons ce mot d'ordre et appelons à la mobilisation le 23 janvier. Les militant-e-s de l'OC-FR y participeront !

Halte à la répression !
Liberté pour Jacqueline Sauvage !

Droit à l'autodéfense pour les victimes de violence patriarcale !

Liberté pour Jacqueline Sauvage

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #France, #Répression

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Publié le 29 Septembre 2015

LA CAMARADE IVANA  HOFFMANN EST IMMORTELLE

 

Les ami-e-s et camarades d’Ivana Hoffmann organisaient ce week-end un festival en  son hommage dans sa ville natale de Duisburg, au nord de l’Etat allemand. Le programme était riche et varié : musique, théâtre, animations pour les enfants, mais aussi manifestation et prises de parole des jeunes communistes de l’organisation Young Struggle dont elle était membre. C’est le meilleur hommage que l’on puisse rendre cette combattante communiste tombée le 7 mars dernier en  défendant le village de Til Temir (Kurdistan de Turquie) contre les milices de Daesh . C’est un événement culturel et politique de grande importance, nous souhaitons qu’il rencontre le plus de succès possible.

Ivana était une guerrière, c’est une des significations du nom de guerre qu’elle s’est choisie, Avaşin Tekoşin Güneş (qui était aussi un hommage à un de ses modèles, la martyre communiste Şengül Boran).  Elle était aussi une jeune femme de notre temps, issue du prolétariat international des métropoles impérialistes et ouverte aux cultures progressiste du monde entier. La programmation musicale du festival rend hommage à toutes les influences qui ont façonné la personnalité d’Ivana. D’origine afro-européenne, elle a grandi dans un quartier populaire où se côtoyaient des prolétaires de toutes nationalités, dans les dernières années de sa vie elle a appris la langue kurmanji  et chantait volontiers les chansons de la résistance kurde en s’accompagnant au saz. Désormais, elle est devenue une héroïne noire du peuple kurde et son histoire est le sujet de chansons nouvelles, comme avant elle l’histoire de Berivan et de tant d’autres.

Le premier septembre 2015, Ivana aurait eu 20 ans. Ses camarades ont souhaité faire de cet anniversaire un évènement joyeux car ils savent qu’elle est morte en défendant la vie, et qu’elle restera éternellement jeune et vivante tant qu’il restera un-e communiste pour conserver son souvenir dans son cœur.

Pour ses camarades, Ivana n’a rien d’une figure tragique, elle restera pour eux/elles une jeune femme pleine d’énergie, de drôlerie et d’une invincible joie de vivre. Elle aurait voulu pulvériser de toute cette joie de vivre les multiples obstacles que cette société capitaliste, raciste, patriarcale et hétérosexiste a placés sur son chemin. Elle voulait conquérir le bonheur et la liberté non seulement pour elle-même mais aussi pour sa classe, la classe ouvrière, pour les peuples du monde entier, pour les femmes et les personnes LGBT.  Elle aimait la vie par-dessus tout, toute sa vie aura été un combat contre la mort, contre la peur, contre la haine et les préjugés.

Pour nous, communistes de l’Etat français, engagé-e-s dans la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et le patriarcat, Ivana est une puissante source d’inspiration. Pour les combattant-e-s  kurdes, elle est une amie aussi ferme et aussi solide que leurs montagnes, maniant  en quelques mois kalash, molotov et bigsiyi (mitrailleuse) comme si elle avait fait ça toute sa vie. Pour les femmes et les personnes LGBT elle est une sœur qui ne baisse jamais le regard devant les rageurs, et montre le chemin vers une vie sûre et paisible, un chemin qui passe par la lutte pour le socialisme. Pour ses ami-e-s, pour ses frères et sœurs de classe, pour ses camarades de combat elle est un petit soleil qui leur apporte lumière et chaleur. Pour les miliciens de Daesh, elle est la terreur et le feu qui les brûle jusqu’à l’os. Pour le gouvernement et les médias de la République fédérale allemande, elle est une menace…

Ces derniers mois, le gouvernement de l’Etat allemand cherche à criminaliser Young Struggle, l’organisation d’Ivana et toutes les organisations qui apportent leur solidarité au peuple kurde. Les politicien-ne-s bourgeois-e-s de la République fédérale mettent désormais sur le même plan  les crimes de Daesh et le combat d’Ivana et de ses camarades pour défendre la Rojava (Kurdistan de Syrie) et reconstruire la ville de Kobâné , détruite par Daesh. Qu’ils manient la kalash et le bigsiyi ou bien la pelle et la pioche, ces camarades ne font pourtant qu’une seule chose : accrocher une balançoire aux étoiles pour que tous les enfants de Rojava puissent  quitter les camps de réfugié-e-s et rentrer dans leur maison en sécurité, et pour que plus aucun Aylan Kurdi ne se noie dans le Bosphore.

Pourquoi le gouvernement de la république fédérale réprime t’il les  militant-e-s de Young Struggle ? Parce qu’il est un gouvernement impérialiste, moins mouillé que l’impérialisme français dans les massacres en Syrie mais cependant allié du gouvernement criminel de l’Etat turc, qui a financé, armé et soigné les miliciens de Daesh. Parce que la révolution démocratique, féministe et écologique de Rojava menace les intérêts de l'impérialisme bien plus que Daesh. Parce que jamais Daesh ne s’en prend à l’impérialisme et au capitalisme, qu’il détourne la colère des masses opprimées contre les minorités, les femmes et autres boucs-émissaires, tandis que le discours communistes d’Ivana et de ses camarades unifie le peuple contre ses oppresseur/euse-s. Ivana et ses camarades de Young Struggle ont suffisamment de sincérité   dans leur voix pour que tous les enfants perdus du monde viennent vers eux/elles avec confiance. C’est précisément cette confiance qui terrifie la bourgeoisie d’Allemagne et d’ailleurs et c’est pourquoi elle combat le « terrorisme » de Young Struggle…

HOMMAGE A IVANA HOFFMANN !

SOLIDARITE AVEC LES MILITANT-E-S DE YOUNG STRUGGLE FACE A LA REPRESSION !

BIJI  ROJAVA, BIJI KURDISTAN !

Hommage à Ivana Hoffman

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #International, #kurdistan

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Publié le 13 Juillet 2015

L'OC-FR est une organisation communiste, Marxiste-Léniniste qui s'est constitué de militant-e-s issus du Roc-ML. Nous avions alors posé l'unité des communistes comme priorité de notre groupe dans l'état Français. Nous étions motivé-e-s enthousiaste, mais aujourd'hui cet élan spontané s'est rompu après que nous ayons côtoyé d'autres organisations qui nous ont cassé-e-s, mais aussi après nous être confronté à des événements douloureux La violence dont nous avons été victime a généré une pression déstabilisante en interne : c’était son but.
Si nous avons reçu de la solidarité, d’autres ont tracé un cordon sanitaire entre nous et eux pour ne pas être confronté - e-s à la violence, d’autres font preuve d’indifférence et d’autres en ont profité pour nous etouffer.

Nous étions naïfs de faire spontanément confiance aux autres groupes, et de croire que parce que l'on se revendiquait communiste, nous étions spontanément camarades et partagions les mêmes objectifs.

Nous avons déchanté à propos de ce milieu, sectaire, où les organisations, plutôt que de s'entraider dans la lutte, se tirent dans les pattes pour de faibles enjeux de pouvoirs, alors que notre faiblesse et marginalité est flagrante. Ces enjeux à nos yeux sont pourtant risibles et ne représentent rien à l'échelle de l'état français, mais visiblement, c'est suffisant pour ces groupes pour sans cesse vouloir nous porter des coups.

De ce contexte et cette situation, notre organisation a produit une analyse et en produira d'autres. Alors que notre ennemi, les bourgeois-e-s et l'impérialisme sont forts, nous passons notre temps à défendre notre peau contre d'autres groupes. Nous voudrions utiliser notre énergie tournée vers la classe ouvrière, mais régulièrement d'autres militant-e-s nous rappellent leur hostilité à notre égard. Ils/elles savent que l'on est faible, moralement, numériquement, alors ils/elles pensent à chaque fois pouvoir porter le dernier coup à notre égard. Mais nous tenons bon, car notre motivation n'est pas liée à quelques petits enjeux de pouvoirs, mais à faire la révolution, objectif que nous gardons en vu, à terme.

Cela ne peut cependant jamais se faire, si nous ne sommes pas capables entre nous de gérer collectivement la violence, les traumastismes, la solidarité. Certaine-e-s préfèrent traiter de "folle" ou de "pute" les militantes qui dénoncent cette réalité, au sein du milieu militant. Pouvons-nous le tolérer?

Si nous ne sommes pas capables de gérer la violence et les crimes racistes, sexistes, homophobes, etc, alors nous ne pouvons pas nous prétendre révolutionnaire.

Aujourd'hui, alors que nous y sommes quotidiennement confronté - e-s, nous considérons que nous devons réagir. C'est pour nous déjà une ligne de démarcation. Nous dénonçons ce milieu sectaire, destructeur, où les organisations préfèrent utiliser leurs énergies à mener des offensives contre d'autres organisations, d'autres militant-e-s, et n'ont en réalité aucun soucis pour la vie humaine. Ils oublient que notre combat est une lutte sans cesse contre la mort et l'exploitation des capitalistes. Ces violences, ils/elles les répercutent chez nous. Ceux/celles-là ne devraient pas avoir leur place dans les espaces de solidarité populaire.

 

A bas les sectes, vive le communisme

 

Les lignes de démarcation au sein du mouvement communiste

Les débats théoriques ne sont pas coupés de la pratique. Au contraire, la théorie, c'est passer de la pratique au concept. Lorsque des questions se sont posées au cours de l'histoire au mouvement ouvrier, différentes théories se sont affrontées. Une théorie validée par la pratique comme conforme à l'idéologie prolétarienne est scientifiquement validée. Elle passe du statut de théorie à celle de ligne de démarcation.

Aujourd'hui le mouvement maoïste international est traversé de contradictions, notamment autour des éléments de synthèse apportés par Gonzalo à propos des écrits et de l'expérience de mao.

Les divisions historiques entre "enveristes" et "maoïstes" sont encore la cause de contradictions assez fortes entre diverses organisations communistes, par exemple au Maroc.
Nous même ne pensons pas que la contradiction entre enveristes et maoïstes soient indépassable. Nous souscrivons notamment aux analyses du MLKP, "enveristes" alors que nous puisons moins auprès des analyses des maoistes turcs.

D'autres organisations se référent au guevarisme dans les pays dominés (ex : le DHKPC en Turquie).

La question de staline reste marginale.

 

Il paraît tout à fait juste de tracer des lignes de démarcations nettes entre par exemple nous et les réformistes (la révolution s’étant montrée comme le moyen pour le prolétariat d'accéder au pouvoir et le réformisme de le garder sous la coupe de la bourgeoisie). L'expérience a montré de quel côté entre idéologie bourgeoise ou prolétarienne penchaient les deux.

Les schismes dans le mouvement ouvrier se créent d’abord par une accumulation quantitative de contradictions qui débouche sur un bond qualitatif : un se divise en deux.

Les lignes de démarcation sont tracées par les questions que pose la lutte des classes au mouvement ouvrier.

La démarcation se fait avant la validation scientifique de telle ou telle ligne comme étant propre à amener le prolétariat à la victoire ou à rejeter comme bourgeoise.

Lorsque deux théories s’affrontent, une démarcation se trace. Lorsque Lenine, pour reprendre cet exemple, a voulu bâtir un parti du prolétariat en Russie, ses théories sur le parti restaient des théories qui n'avaient pas été validée par la pratique. Lorsque les bolcheviques se sont opposés aux sociaux chauvins, ils n'étaient pas grand chose dans le mouvement communiste international dont Kautsky était lui une sommité.

Néanmoins les théories et sur la guerre impérialiste des bolcheviques ont tracé des lignes de démarcations. Les bolcheviques et les mencheviks se sont séparés. Les bolcheviques ont mis en pratique leur théorie et transformé la guerre impérialiste en guerre révolutionnaire.

Les lignes divergentes ainsi tracées autour de théories correspondaient réellement à des pratiques antagoniques vis-à-vis des questions posées par la lutte des classes.


Aujourd'hui, dans les pays impérialistes, en quoi l'universalité de la stratégie de la guerre populaire est elle une ligne de démarcation ?

Il y a-t-il une seule organisation dans un pays impérialiste pour laquelle se démarquer d'organisations pensant que l'insurrection est la stratégie valable en pays impérialiste est une nécessité pratique car les "insurrectionnalistes" étroits freinent le déclenchement de celle ci ?

Il y a-t-il en pays impérialiste une seule organisation pensant que la stratégie de la guerre populaire est réservée aux pays dominés qui soit à l'aube de déclencher l'insurrection et doive affronter des militant-e-s qui pensent que l'heure reste à la tactique de la petite guérilla tant que l'équilibre stratégique ne sera pas atteint ?

S'il existait ce type de contradictions, ayant une incidence concrète sur la pratique de partis révolutionnaires en pays impérialistes, la question de l'universalité de la stratégie de la guerre populaire prolongée serait une ligne de démarcation et nécessiterait une rupture organisationnelle. En l'état, pour nous, cela reste une théorie à laquelle nous souscrivons, mais nous n’en faisons pas une ligne de démarcation.

 

En faire une ligne de démarcation, c'est sortir de la pratique maoïste de la lutte de ligne pour entrer dans le dogmatisme le plus complet. C'est ériger des théories en dogme. La lutte entre deux lignes, une ligne bourgeoise et une ligne prolétarienne, elle a une base matérielle concrète, celui de l'affrontement entre deux classes. Le reste n'est que scolastique.

Porter des dogmes tels que "l'universalité de la stratégie de la guerre populaire prolongée", c'est agir en idéaliste, pas en matérialistes.

 

Fétichisme dogmatique, fétichisme d’organisation : nous restons à l’époque des sectes

Si aujourd'hui des organisations groupusculaires se saisissent de questions théoriques pour en faire des dogmes, c'est parce qu'il y a une ligne de démarcation qui coince. Celle de la rupture avec la nature de secte. Nous aussi avons échoué à dépasser cette ligne de démarcation.

Nous disons secte au plein sens du mot. Les sectes sont portées par une croyance téléologique en ce que cette organisation elle seule porte les dogmes qui lui permettront de faire la révolution.

Nous disons téléologique car aucune secte n'a une activité qui va lui permettre de faire la révolution. Fétichisme autour de dogmes qui ne sont en aucun cas vérifiables par la pratique. Fétichisme de la secte envers elle même car elle seule porte les dogmes qui lui permettront de faire la révolution, les autres étant des hérétiques.

On en arrive à des aberrations.

 

Cet état de secte dans lequel végètent les communistes a une base matérielle : celle de la petite bourgeoisie.

Dans les pays impérialistes, la force de l'idéologie bourgeoise gangrène de l'intérieur les organisations se revendiquant du communisme.

Dans l'état français, une recrudescence de groupes de jeunes ayant créé des organisations para - communistes, rejoint des organisations existantes, créé des organisations dans les années 2000 venaient pour la plupart du mouvement étudiant comme la majeure partie du milieu militant tel qu'il est actuellement.

Cette origine petite bourgeoise n’a rien arrangé.

Les sectes jouent un rôle de sauvegarde sociale pour une petite bourgeoisie en déclin et de personnes issues des classes populaires qui voient leur progression sociale stoppée par la situation économique.

Nous sommes dans un pays impérialiste en crise où la précarité rend difficile toute construction d'une cellule familiale. La plupart de nous viennent d'une classe désorganisée et individualiste ou ont rompu avec leur milieu d'origine.

Les sectes offrent à la fois des capitaux sociaux, économiques et affinitaires à leurs adhérents. C'est cette base matérielle là qui est à protéger à tout prix, pas des principes politiques. Ce n’est pas au nom de la défense de la théorie du fascisme moderne qu’on viole, harcèle et tape nos camarades, mais au nom de la défense de la secte comme espace économique.

L’économie interne à la secte est un moyen également de tenir les adhérent-e-s. Les capitaux économiques et sociaux ne sont pas également répartis à l'intérieur de la secte et que ceux qui y sont socialement dominant-e-s les accumulent en entretenant des rapports d'oppression et d'exploitation au sein de la secte.

Pour les adhérent-e-s, peu à peu, espace affinitaire, politique et petite économie domestique se confondent, faisant de l’organisation une nécessité vitale pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens économiques et sociaux de se reconstruire en cas de disparition de la secte ou d’exclusion. Rapports de maître-ss-e à esclave, violences sexistes se nouent dans ces espaces affinitaires clos.

Le regroupement en secte apparaît comme un moyen de se protéger de la violence pour la petite bourgeoisie.

 

Dans un pays impérialiste, la petite bourgeoisie entretient un rapport contradictoire à la violence. Alors que c’est la violence de l’impérialisme qui lui permet de maintenir son train de vie, elle-même n’y est pas directement confrontée et redoute de, par la dégradation de sa situation sociale, devoir l’affronter.

 

Commençons par être capables de nous positionner par rapport aux lignes de démarcation que la vie nous pose

 

La lutte des classes, le système patriarcal, l'impérialisme en posent à chaque instant aux révolutionnaires, des lignes de démarcations. Nous vivons dans un état policier et de ségrégation raciale. Nous vivons dans un impérialisme en crise, qui engendre une violence barbare.

Les sectes n’échappent pas à la lutte des classes.

Quand la question principale qui se pose, c'est celle de la validité ou non de la stratégie de la guerre populaire, se positionner sur ces faits matériels et concrets est secondaire, parasitaire.

La petite bourgeoisie est habituée, par contre, à ce que la violence tombe sur les opprimé-e-s. Viols et violences racistes et sexistes sont des choses qui ne la choquent pas.

Nous, communistes, ne refusons pas d’être confronté-e-s à la violence. Nous y sommes confronté-e-s forcément si nous nous tenons aux côtés des opprimé-e-s.

 

Nous mêmes avons eu maille à partir avec des camarades refusant de lever le moindre petit doigt dans nos déboires. Nous demandons à ces camarades comment ils vont faire la révolution s'ils sont incapables de défendre une camarade face à une secte microscopique (alors qu'à l'intérieur des pays dominés et des quartiers populaires, il existe d’incontournables sectes beaucoup plus puissantes auxquelles nous sommes et serons confronté-e-s).

Au sein du "Bloc rouge" ou du Rocml par-exemple, deux organisations que nous avons bien connues, il n'y a jamais eu l'espace pour s'interroger sur les questions de racisme ou de sexisme en interne alors même qu'elles étaient flagrantes.

Que les militant-e-s de sectes arrivent à se positionner sur un viol ou une agression raciste avant de se positionner sur l’universalité de la guerre populaire serait une première étape. Qu’ils ne fassent pas comme des ex-militant-e-s de l’AGEN, avec qui pourtant nous avions participé dans le passé aux mêmes luttes, et en qui nous avions eu naïvement confiance parce que comme nous ils se revendiquaient maoïstes, traiter de pute et mettre des coups dans le visage de la première femme qui a osé revendiquer justice suite à un viol dans ce milieu qui se dit "maoïste".

Le P"C"MF / Bloc Rouge / la Cause du Peuple, le Frap, exemple typique de la secte

Nous n'avons pas été exempts de pratiques sectaires. Nous avions pourtant décidé en 2009 que la lutte contre le sectarisme était une priorité pour la construction du parti (dont nous faisons un fétichisme certain alors que notre nombre n'a jamais été conséquent).

Pour nous, devenir militant-e communiste, c’est prendre le contrôle de sa vie, c’est devenir un-e dirigeant-e capable de mener au sein du prolétariat des luttes. C’est le contraire de la soumission que l’on exige des militant-e-s (et surtout des militantes) au sein des sectes et de la coercition que l’on exerce contre eux et elles par le chantage affinitaire et la menace de perdre capitaux sociaux, économiques en cas de rupture. Nous n'avons pas été étranger-e-s à ces types de pratiques.

Nous avions fondé le Roc-ml avec des militant-e-s enveristes alors que notre groupe se revendiquait de maoïste. Nous avions ensuite, face à leur dogmatisme sectaire, fondé une organisation qui avait pour but de disparaître rapidement et de fonder quelque chose de plus grand.

Rigoureux et rigoureuses jusque là quant à nos pratiques affinitaires para politique nous nous étions laissés déborder sur notre droite et avions adopté des pratiques sectaires.

Parallèlement, nous sommes entrés en relation en vue d’une fusion avec ce qui allait se révéler une secte particulièrement engoncée dans ce statut, que seul peut être le P « C »MLM dépasse en terme de dogmatisme sectaire.

Nous disons secte parce que :

-un "parti" de deux personnes. Oui, le PCMF était un parti où deux personnes avaient le droit de vote à l’époque où nous avons commencé notre processus d’unification.

- Ce parti pratiquait les exclusions arbitraires conformément à ses statuts : devant deux personnes et non pas devant l’ensemble des militant-e-s. Le reste des militant-e-s n’est pas là pour devenir des cadres mais pour être « placé à un poste de combat », de toute façon.

- Le PCMF construisait un Front (le FRAP / la Cause du Peuple) réunissant son cercle sectaire front de toutes les luttes de " France" à 5.

- une secte pour laquelle des dogmes tels que l'universalité de la stratégie de la guerre populaire ou le fascisme moderne (le fascisme ancien mais de type nouveau qui est déjà là mais qui arrive) méritent que ne soient pas respectés les processus de décision entre nos deux organisations. En effet, nous avions décidé d’un débat franc et ouvert de tou-te-s nos militant-e-s afin de mener les débats théoriques en vue d’un congrès. Cela signifiait que les militant-e-s ne pouvaient être tenus par toutes les positions idéologiques de leurs organisations mais par celle de la base minimale que nous avions convenue.

Cela était nécessaire pour arriver à autre chose qu’un congrès entre deux fractions ce qui est contraire à toutes les règles de fonctionnement des organisations communistes. Débat franc et ouvert qui n’a pas été respecté, le PCMF exigeant la défense de l’universalité de la guerre populaire de la part de ses adhérents.

- un parti de deux personnes ayant une telle croyance téléologique en l'importance de ces principes qu’alors qu'une de nos camarades critiques vis-à-vis de ces pratiques et de ces théories a été violée par un militant les soutenant, au moment où elle a suffisamment d'éléments d'enquête pour les dénoncer, ce viol a été l’occasion d’un procès à charge contre elle mené entre hommes blancs suite auquel six mois de harcèlement se sont suivis alors qu’une autre de nos camarades avait quant à elle été violée par un fasciste. Aucune forme de la répression patriarcale n’a été épargnée à nos militantes, ce dans le but de nous annihiler politiquement.

Dans la pratique, il y a des 150 000 femmes victimes de viol dans l'état français par an (estimation basse).

Et il n'y a pas de guerre populaire dans l'état français à l'ordre du jour. Certes, par exemple cette semaine des affrontements ont eu lieu en soutien à une camarade menacée par un barbouze dans le 93. Ce n'est pas un signe de la guerre populaire pour autant car la stratégie de la guerre populaire est une stratégie et donc consciente et dirigée par un état major qui n'existe pas.

Est-ce que la défense de la théorie effarante de stupidité du fascisme moderne est tellement importante qu'elle mérite qu'on en arrive là ? Est-ce que dans nos organisations il est normal d’utiliser le viol comme un moyen de lutte politique, de toute façon ?

Notre physionomie politique a évolué au cours de ces événements. Notre groupe historique s'est séparé. Nous avons affronté la répression interne au milieu militant et continuons à l'affronter.

Fort heureusement, nous savons qu’en dehors du monde clos des sectes, de notre tout petit milieu, il existe des forces dans le prolétariat, dans nos quartiers populaires, forces bien souvent moins réactionnaires que celles des sectes communistes. Nous découvrons chaque jours de nouvelles forces.

Nous n’avons pas la réponse à toutes les questions que nous nous posons, mais nous souhaitons rester organisés. Au moins, aujourd’hui, nous savons mieux que jamais ce dont nous ne voulons pas.

Nous ne pouvons pas dire feu sur le quartier général puisqu’il n’existe pas de quartier général. Alors, nous disons : « Feu sur le quartier minable ».

 

L'OCFR

A bas les sectes, vive le communisme

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Actualité de notre organisation, #Répression, #Féminisme

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Publié le 27 Juin 2015

Répression des militants révolutionnaires à un meeting contre la répression
 
Notre organisation souhaitait participer à un meeting de soutien aux prisonniers révolutionnaires

En effet, nous travaillons depuis plusieurs années avec le mouvement abertzale et souhaitions soutenir et relayer des prises de position publiques d'ancien-ne-s prisonniers et prisonnières basques en rupture avec la politique de conciliation menée par la direction du mouvement abertzale. 
Les mouvements subissant une forte répression sont systématiquement traversés par ce type de contradictions et ces prises de position nous paraissaient exemplaires, et faire sens au delà de la question basque. 
 
Il était difficile pour nous de nous rendre à ce meeting à cause de contradictions avec le Bloc Rouge et le PcmF qui se trouvaient parmi les organisateurs. 
Révolutionnaires, nous même victimes de répression, proches d'anciens et d'anciennes prisonniers et prisonnières politiques, nous souhaitions néanmoins y participer dans un esprit constructif et solidaire.
A notre arrivée, nous nous sommes vus notifier que l'accès à ce meeting nous était interdit, suite à une décision du CRI, collectif organisateur. 
Le droit de répondre aux allégations du PCmF ne nous a pas été donné, alors que nos militant-e-s auraient souhaité s'exprimer. 
Un militant s'est saisi d'une camarade pour la faire sortir de force. Des coups et des cris s'en sont suivis et nous nous sommes défendus. Notre camarade à été frappée au visage à plusieurs reprises, qualifiée de folle et de pute. 
Nous avons tenté de nous expliquer mais avons collectivement été traités de saboteurs sans possibilité de nous défendre dans un cadre de discussion.
Il nous était reproché d'avoir agressé des militants du bloc rouge. Il est vrai qu'à la manifestation du 1er mai nous en étions venus aux mains avec un cadre du bloc rouge car ils nous avaient menti. 
Le bloc rouge prétendait le départ de leur organisation d'un membre coupable de viol envers une de nos militantes, et nous nous étions aperçu que cela était faux.

Au moment où l'une de nos camarades révélait avoir été violée par un fasciste, une autre de nos militantes, en conflit politique avec les cadres du Bloc Rouge et du PcmF avait été violée par l'un d'entre eux.
S'en était suivi de leur part de longs mois de harcèlement à l'encontre de notre militante et vis à vis de l'ensemble de notre organisation, mettant en danger notre capacité à soutenir notre autre camarade victime de la répression fasciste criminelle.
Nous avions ensuite demandé au bloc rouge l'exclusion du militant ayant violé notre camarade. 
Il nous avait été répondu que « leur Camarade  (…) n'a pas vécu cette situation de la même façon », « il n'a pas le même sentiment que votre Camarade sur les faits détaillés dans votre courrier » et c’est sur cette base qu’il « réfute les violences dont il est accusé, ce qu'il avait déjà fait auparavant ». Pourtant, il  « ne remet pas en cause la parole de votre Camarade, pas plus aujourd'hui qu'hier ».
Il est intéressant de constater que DSK, lors du récent procès du Carlton a employé le même argumentaire pour des faits exactement similaires :  « Je ne mets pas en cause la perception qu’elle a eue de notre rapport sexuel. Mais je ne l’ai pas ressenti de la même manière. Je pense que je dois avoir une sexualité, je le découvre dans ce dossier, par rapport à la moyenne des hommes, plus rude. Mais j’ai exactement le même comportement sexuel avec toutes les femmes. »
Les violeurs, bourgeois, prolétaires, ont toujours la même justification. Tous légitiment la répression patriarcale. 
Ce système d’oppression autonome trouve ses sbires dans toutes les classes sociales. Le socialisme ne saurait être complet sans lutte pour mettre fin au patriarcat.
 
Nous, communistes, luttons contre la répression bourgeoise et patriarcale. Nous refusons de ne pas nous positionner et de ne pas nous opposer à cette violence. 150 000 femmes sont violées par an et une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint.
Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est que notre organisation à été de fait exclue du mouvement maoïste car l'une de ses militantes à été réprimée par le viol et le harcèlement par une autre organisation communiste. 
La répression, c'était justement le sujet du meeting.
 
Nous ne pouvons pas accepter que des militantes soit broyées, soumises par le viol, le harcèlement et la torture dans nos organisations. Nous voulons à nos côtés des femmes libres, indépendantes et souhaitons que nos camarades se renforcent à nos côtés et dans les luttes que nous menons. 
Nous souhaitons donc participer aux initiatives d'autodéfense féministe en mixité et en non mixité.
 
Nous constatons que le milieu militant gangrené par les enjeux de pouvoir est moins avancé sur ces questions que les masses populaires auprès desquelles nous travaillons. 
C'est bien vers elles que nous nous tournons et non pas vers des sectes prétendument révolutionnaires.
Nous saurons désormais à quoi nous en tenir. Les violeurs et ceux qui sont prêts à frapper nos militantes pour les soutenir sont nos ennemis.
 
Pas de violeurs dans nos orgas, pas d'orgas pour les violeurs, autodéfense féministe et justice prolétarienne !

Revolutionary activist’s suppression during a meeting against suppression

Our organization wished to participate in a meeting in support of revolutionary prisoners. Indeed, we have been working for several years in junction with the Abertzale movement and wished to support and relay public political stancesadopted by former Basque prisoners that diverge from the conciliation policy led by the Abertzale movement leaders. The movements that endure strong suppression are consistently undermined by similar contractions and we deem those stances to be exemplary and meaningful beyond the Basque issue.

Going to this meeting was difficult for our organization, given the existing contractions with the Red Block (le Bloc Rouge) which was among the hosts. As revolutionary activists, also victims of suppression, close to former political prisoners, we nonetheless wished to participate in the meeting.

When we arrived, we were notified that we were refused access to the meeting, in the wake of a decision made by the organizing collective (CRI). A male activist grabbed one of our female comrade to forcefully throw her out. Punches followed afterwards and we defended ourselves. Our comrade was struck on the face several times, she was called crazy and a whore. We attempted to explain ourselves but were collectively labelled as wreckers.

We were chastised for assaulting Red Block activists.

It is true. During the May 1st demonstration in Paris, we came to blows with a leader of the Red Block because of the lie we had been told. The Red Block claimed the departure from their organization of a male member guilty of rape against one of our female activist and we realized that it wasn’t the case.

While one of our female comrade revealed having been raped by a fascist, another one of our female comrade, who had a political dispute with the leaders of the Red Block, was raped by one of them.

For many months after the fact, she and our organization were the target of harassment, endangering our ability to provide support to our comrade preyed to criminal fascist suppression.

In the aftermath, we had asked the Red Block to remove the activist who raped our comrade from their organization. We were answered that “their Comrade […] didn’t have the same experience of this situation”, “he doesn’t share the feelings of your Comrade of the facts detailed in your communication” and that it was of this basis that he “discredit the acts of violence of which he is accused, as he already did in the past”. However he “doesn’t call into question the words of your Comrade, no more today than yesterday”.

It is interesting to notice that the same arguments where used by Dominique Strauss-Khan during the recent Carlton trial for equally similar facts: “I do not call into question the perception she had of our sexual intercourse. But I didn’t experience it the same way. I believe that I must have a sexuality that – as I’m discovering during the case – is rougher than that of the average man. But I have the exact same sexual behaviour with every women.”

Bourgeois or proletarians, rapists always have the same explanation. They all legitimate patriarchal suppression. This independent suppression system finds henchmen in every social classes. Socialism cannot be complete without a fight to end patriarchy.

We, communists, fight against the patriarchal and bourgeois suppression. We refuse to not pick a side and to not oppose this violence. In France, 150 000(200 000)women are raped every year and a women died at the hand of her spouse or former spouse every 36 hours.

What happened Saturday 27st was an exclusion de facto of our organization from the Maoist movement because one of its activists was suppressed by rape and by harassment by another communist organization. Suppression, which just happened to be the object of the meeting.

We cannot accept female activists being wrecked, subdued by rape and torture within our organizations. We want free, independent women by our side and wish for our comrade to strengthen by our side and on the struggle we conduct. We therefore wish to participate in co-ed and women-only feminist self-defence endeavours.

We acknowledge that the power play tainted activist sphere is less advanced on those issues than the popular masses alongside which we work. And it is truly towards them that we turn and not towards allegedly revolutionary sects.

Now we know where we stand. Rapists and those ready to strike our activists to defend them are our enemies.

No rapists in our organizations, no organizations for rapists, for feminist self-defence & proletarian justice!

 

 

Répression de militants révolutionnaires à un meeting contre la répression

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Féminisme

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Publié le 20 Mars 2015

Deux créations qui projettent un peu de lumière sur un angle mort de la société française : l’exploitation du travail de l’étudiant-e chercheur/euse par les directeur/trice-s de recherche et l’institution ; le mépris de ce travail car il n’est pas l’œuvre d’un pair.
L’étudiant-e chercheur/euse est soumis-e à l’arbitraire discrétionnaire de son/sa directeur/trice de recherche qui lui fait miroiter des perspectives ambitieuses avant de l’exclure (ou de le laisser exclure) impitoyablement du système universitaire.
L’étudiant-e chercheur/euse exclu-e se trouve confronté-e à un mur de silence : l’institution exclut, mais elle ne dit jamais pourquoi.

17 h - Pour des Figues de Barbarie

Un film de Hind Dadssi

Mon père ne travaille plus depuis que j’ai 7 ans.

Marocain venu en France pour ses études, il passe en 1988 un Doctorat D’Etat ès Sciences en Biochimie à l’Université Lyon 1. Tout s’arrête ou tout commence là. J’ai assisté à sa transformation, résultat de la violence qui lui a été faite, à lui, et à toute la famille. Son histoire c’est aussi celle que nous portons tous comme un échec amer. Il fallait cadre après cadre, donner une profondeur à la réalité humaine qui pourrit derrière le mot "chômage longue durée".

En présence de la réalisatrice

 


 

18h30 - L’Arrivée de l’Apothicaire

Une saynète de Sophie Perrin

C’est l’histoire d’un gros chat qui rentre tranquillou chez lui : c’est le chat du labo, sis à Lyon 2 Bron, quelque part entre l’autoroute, le parc, et le centre commercial.

Le gros chat - la panthère - revient de Sibérie, avec un trophée en cadeau pour son humain associé : l’apothicaire. Mais une mystérieuse odeur plane sur la ville, sur sa banlieue, sur l’ensemble des lieux...que s’est-il passé ?

Cette histoire, c’est peut-être comme un putain de scénario pourri qui se multiplie, se diffracte, se réfracte, se reproduit à l’infini : fractale, on la retrouve partout, en France, aujourd’hui. Il fallait la condenser, la rassembler en une saynète. Pour la raconter. La montrer, peut-être. L’expliciter.

En présence de l’auteure

19H - Discussion libre, collective et autogérée

A partir du film et de la saynète…et de ce qu’ils vous donneront envie de mettre en discussion autour du thème de la soirée.

 

 

20H – Dans la maison des hommes, récit modeste des aventures d’un garçon perdu en territoire scolaire

par Ashraf, suivi de chants et poèmes (open mic’ ouvert à tou.te.s !)

Glou-glou et miam-miam (végétarien) sur place

Affiches de Duck et d’Ashraf en vente

PAF libre en soutien à Sophie Perrin

Sophie Perrin a réalisé, dans le cadre d’une reprise d’études en tant que salariée, une recherche de master (DEA) sur l’inceste en partant du point de vue des victimes. Malgré des résultats prometteurs et ce, sur un sujet très mal connu alors qu’il concerne 2 millions de personnes victimes directes de tels actes en France, elle n’a pu accéder au doctorat…en lieu et place, elle a été traînée en justice par l’université Lyon 2 où elle avait repris ses études, pour avoir mené une protestation pacifique contre son éviction.
Les fonds récoltés serviront à payer une partie de ses frais de justice, qui se montent aujourd’hui à plus de 2000 euros.


Cette soirée, placée sous le signe de la lutte contre toutes les dominations, est aussi dédicacée à Lucie, violée par un fasciste, qui a besoin de l’affirmation publique de notre solidarité militante.

 

 

Arts les murs présentent... "Violence ordinaire de l’université contemporaine"

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #Féminisme, #Université

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Publié le 29 Octobre 2014

Communiqué suite à la manifestation pour la libération de Georges Abdallah

Différentes organisations s’étaient réunies sous un même cortège à la manifestation pour Georges Abdallah pour demander la libération immédiate de celui-ci, mais aussi d’Ibon Iradi, prisonnier politique basque atteint de la sclérose en plaque et codétenu de Georges Abdallah. Des militantes de l’OCFR faisaient partie de ce cortège.

Alors que l’OCFR était en processus d'unité avec le PCmF, des contradictions sont apparues au sujet du viol, contradictions dans lesquelles l’OCFR n’a fait que se défendre. A partir de là la rupture était obligée. L’OCFR ne souhaitait pas en dire plus publiquement, afin de préserver l’intimité mise à mal en interne, déjà suffisamment exposée publiquement et n’a donc pas désigné publiquement celles et ceux avec lesquels ces contradictions ont explosé à ce moment là. De plus, il apparaissait comme principal à l’OCFR de s’autocritiquer plutôt que de rejeter la faute du mauvais traitement du viol commis contre Lucie sur d’autres.

Dans le cadre où le viol commis à l’encontre de Lucie a été rendu public, il apparaissait comme relevant de la décence la plus élémentaire que celles et ceux qui ne l’ont pas soutenue sauraient se faire discrets et discrètes.

Or, sur le trajet de la manifestation se rendant à la prison, un cortège sous le nom « Bloc Rouge » réunissant ces éléments attendait le cortège où était présent l’OCFR sur un côté de la route. Le « bloc rouge »  leur a barré la route pour se placer devant leur cortège.

C’est le « bloc rouge » qui est venu provoquer  nos camarades. Il y avait suffisamment de monde dans la manifestation pour éviter  tout contact entre les militantes de l’OCFR et le « Bloc Rouge ».

Le cortège où était présentes des militantes de l’OCFR a d’ailleurs tenté de prendre de la distance, mais devant les provocations du « Bloc rouge », une confrontation a éclaté.

Les militants du « bloc rouge » ont été conciliants avec un crime fasciste et des viols. Ils poursuivent maintenant les camarades de l’OCFR, tentent de les intimider, de les faire taire. Leur présence dans la manifestation devenait donc antagonique avec la présence de camarades de Lucie.

Malheureusement, le Bloc Rouge a pu terminer la manifestation, prendre la parole devant la prison tandis que les militantes de l’OCFR et plusieurs des camarades de leur cortège ont préféré partir.

Les militantes de l’OCFR ne pouvaient pas imaginer qu’ils/elles profiteraient de cette manifestation pour commettre des provocations. En effet,  après avoir rendu public le viol commis contre Lucie, faire profil bas semblait le seul choix possible pour le « bloc rouge ».

Nous regrettons que les militantes de l’OCFR aient du quitter la manifestation et condamnons les provocations du Bloc Rouge. Nous remercions celles et ceux qui ont fait preuve d’une solidarité spontanée.

Solidarité avec Lucie, solidarité avec les survivantes de crimes sexistes

AFA Pau, IPEH-Antifaxista, OCFR, Sri Baiona,Vegan antifa pays basque

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Féminisme, #Pau

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