Samir Amin est parti, son œuvre demeure

Publié le 27 Août 2018

L’économiste Samir Amin vient de mourir à 87 ans. C’est une autre figure des combats internationalistes du XXème siècle qui nous quitte. Né en 1931 au Caire d’un père égyptien et d’une mère française, il se voulait avant tout un militant africain, témoin et acteur des luttes de décolonisation, du « soleil des indépendances », des grandes espérances et des cruelles désillusions du panafricanismeEtudiant à Paris de 1947 à 1967, il se forme au marxisme à l’école du PCF (il se définira plus tard comme maoïste). De 1957 à 1960, il retourne en Egypte et travaille dans l'administration du développement économique, alors que le président Gamal Abdel Nasser nationalise le canal de Suez, radicalise son discours unitariste arabe et sort ses communistes de prison. De 1960 à 1963, il est un des conseillers du gouvernement malien, à l’époque où Modibo Keita cherche à sortir le pays de sa dépendance à l’impérialisme français.

A partir de 1970, deux ans après la répression du mouvement de 1968 par le président Senghor, il devient pourtant directeur de l’institut africain de développement économique et de planification de Dakar. Malgré le caractère de plus en plus ouvertement pro-occidental du régime, il reste au Sénégal, pays qu’il considère comme sa seconde patrie et dans lequel il résidera jusqu’à sa mort  (tout en passant une partie de l’année en France et en Egypte). A partir de juin 1980, il y occupe les fonctions de directeur de recherches concernant les stratégies pour le futur de l’Afrique et président du forum du tiers-monde. Il a ainsi eu parmi ses étudiant-e-s des militant-e-s révolutionnaires mais aussi de futur bureaucrates africain-e-s qui devaient suivre des voies très éloignées de la sienne. Les présidents sénégalais Wade et Sall, qui furent pourtant de bons élèves du FMI et de la Banque mondiale lui ont d’ailleurs rendu un hommage qui montre toute l’ambiguïté de la position qui était la sienne.

Professeur aux universités de Poitiers, Dakar et Vincennes dans les années 60-70, il est une figure charismatique, très connu dans le mouvement qui se revendique à l’époque du marxisme-léninisme et du maoïsme. Il devient même un des personnages de la bande dessinée Le petit légume qui rêvait d'être une panthère (1980), où l’artiste féministe Nicole Claveloux, dans une satire de l’aliénation amoureuse, le représente victime de son succès et harcelé par une admiratrice. L’offensive idéologique anticommuniste et anti-tiers-mondiste qui déferle sur l’Etat français à partir de la fin des années 70 mettra fin à cette gloire passagère.

A partir de 1980, il devient impossible de démontrer scientifiquement que l’impérialisme français pille les richesses de l’Afrique sans qu’un fils de collabo surexcité ne vous couine au visage sa haine de la « repentance post-coloniale », de la « tyrannie de la pénitence » et du « sanglot de l’homme blanc ». Pendant que l’homme blanc se demande s’il n’a effectivement pas un peu trop sangloté sur le sort des Africain-e-s dans les années 70, le pillage de l’Afrique continue et s’intensifie. Le bon docteur Kouchner exhibe des photos de boat people vietnamien-ne-s à chaque fois qu’on lui parle des crimes de l’occident et prône une thérapie de choc néo-libérale pour sauver le tiers-monde. Le remède réussira presque à tuer le malade, pour le plus grand profit de l’impérialisme et de ses sociétés transnationales.

Dernier des mohicans de l’anti-impérialisme, Samir Amin assiste impuissant à la catastrophe. Lui qui a tant critiqué les impasses du modèle soviétique, il se rapproche dans les années 90 du PCF -ou de ce qu’il en reste. Mais c’est le mouvement confus et contradictoire que l’on qualifia faute de mieux d’ « altermondialisme » qui le sort de sa réserve dans les années 90. Avec un optimisme un peu exagéré, il y verra la promesse d’une « Cinquième Internationale » (on a beau compter on n’a toujours pas trouvé quelle pouvait bien être la quatrième) et d’un «Front Uni des travailleurs » permettant la coexistence harmonieuse des luttes ouvrières et paysannes (la grande idée de sa vie ). Alors que chaque jour nous révèle la réalité toujours plus atroce du pillage des pays dominés par l’impérialisme, Samir Amin est désormais réputé dans le monde entier (mais surtout dans les pays du sud) pour la lucidité de ses analyses et la pertinence de ses prédictions pour les cinquante dernières années. 

Pour le reste, celles et ceux qui l’ont croisé à la Fête de l’Huma ces dernières années se souviendront d’un militant affable et ouvert à la discussion. Nous ne disons pas comme Pierre Laurent que nous sommes « tous un peu orphelins» (alors que le marxisme n’est pour la direction du P « C » F qu’un jeu intellectuel inoffensif qui ne remet jamais en question l’alliance avec la social-démocratie impérialiste). Nous disons que Samir Amin a ouvert des chantiers et proposé des pistes pour un marxisme « décolonisé » et que c’est désormais aux mouvements révolutionnaires de voir ce que son œuvre peut encore nous apporter aujourd’hui, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.   

L’œuvre de Samir Amin, ses apports et ses limites

La partie critique de l’œuvre de Samir Amin n’a pratiquement pas vieilli. En s’appuyant sur les théories de Marx et de Lénine et en les appliquant de façon créatrice et non dogmatique au monde des années 1950 à 1970, il démontre que ce que les économistes bourgeois-e-s appellent sous-développement n’est pas un retard de développement mais le produit de l’action des pays impérialistes qui ont bouleversé de fond en comble à leur profit les sociétés dominées du sud. On peut citer un de ces ouvrages les plus importants, qu’il a retravaillé tout au long de sa vie : L’Accumulation à l’échelle mondiale, critique de la théorie du sous-développement 
mais aussi Le Développement inégal, essai sur les formations sociales du capitalisme périphérique et L’Échange inégal et la loi de la valeur.

Comme beaucoup de militant-e-s révolutionnaires de l’époque des décolonisations (du Che Guevara à Ulrike Meinhof), Samir Amin a tendance à regarder les pays impérialistes comme un bloc marqué par l’interpénétration des capitaux et l’émergence de sociétés transnationales. Nous pensons qu’il s’agit d’une erreur, et d’une sous-estimation des contradictions inter-impérialistes qui peuvent à tout moment mener à la guerre comme on peut le constater actuellement en Syrie et dans le reste du Moyen-Orient. Il a su en revanche analyser la Russie comme une société de classe de type nouveau, qu’il a qualifié de social-impérialisme (une puissance socialiste en parole et capitaliste en réalité selon la définition de Mao Zedong), tout en refusant de parler de « capitalisme d’Etat » (terme qu’il préférait réserver à certains pays arabes et africains se réclamant du socialisme). En revanche, il a eu de sérieuses  difficultés à admettre et à analyser le basculement de la Chine dans l’impérialisme après la mort de Mao (en 1980, dans L’Avenir du maoïsme il imaginait même que la clique révisionniste de Deng Xiaoping pouvait non seulement préserver les acquis du socialisme mais encore développer la démocratie ouvrière).

Contrairement à Charles Bettelheim (un autre économiste important inspiré par le maoïsme), Samir Amin n’a jamais tiré un bilan globalement négatif de la construction du socialisme en URSS de 1917 à 1953, ne serais-ce que parce que l’URSS avait permis la défaite du fascisme et créé les conditions favorables à la décolonisation. Toutefois il a rapidement pris conscience des limites de la voie soviétique dont les contradictions avaient débouché sur la prise de pouvoir d’une nouvelle classe dominante. Surtout, il a insisté sur le caractère inadapté et dangereux de l’application d’un tel modèle à des sociétés encore largement paysannes, où les masses paysannes fournissent le gros des forces de la révolution. 

Plus que la stratégie de guerre populaire pour prendre le pouvoir, plus que la révolution culturelle, c’est la question paysanne qui amène Samir Amin à se proclamer maoïste. Il entend d’abord par « maoïste » la nécessité de « marcher sur deux jambes », d’industrialiser les pays dominés sans mettre en péril l’alliance des ouvrier-e-s et des paysan-ne-s, l’invention de nouveaux modèles de coopération (notamment les communes populaires) qui permettent à la fois d’améliorer la vie quotidienne des paysan-ne-s et de dégager la plus-value nécessaire à la construction d’usine, des usines qui seront d’avantage des petites unités de productions décentralisées plutôt que des combinats géants… 

Dans les années 60-70, la « voie chinoise » jouit d’un grand prestige auprès des révolutionnaires du tiers-monde et notamment d’Afrique. La Chine a su apporter des solutions efficaces aux problèmes de la famine, de l’exode rural, de l’économie informelle. .. Même les dictateurs fantoches les plus corrompus par l’impérialisme se mettent à citer les pensées de Mao et font des pieds et des mains pour obtenir une photographie avec le grand timonier de la révolution chinoise. Des dirigeants « nationaux-populaires » non-marxistes mais réellement décidés à s’émanciper de la domination impérialiste, pensent qu’il y a de bonnes idées à prendre dans la révolution chinoise sans pour autant en faire un modèle : c’est le cas du tanzanien Julius Nyerere et de son système des Ujamaas (inspiré des communes populaires). Au Sénégal, le président Senghor, qui se veut comme Nyerere un « socialiste chrétien » (mais qui est plutôt de la tendance Judas !), prétend lui aussi créer des « communes populaires à la chinoise», mais il s’agit en réalité d’endetter les paysan-ne-s pour faire rentrer le capitalisme à l’intérieur des terres. On pourrait dire que, là où Nyerere ne prenaient la vache aux paysan-ne-s que pour mieux leur donner le lait, Senghor leur prend la vache mais leur vend le lait !

Dans les années 60, l’idéologue en chef de la nouvelle bourgeoisie soviétique Mikhaïl Souslov avait inventé la « Voie non-capitaliste de développement » : en gros, il suffisait de changer le personnel politique issu de la colonisation et de donner la primauté à l’industrie lourde pour prendre une option pour le socialisme sans passer par la case révolution, quelque soit la formation sociale antérieure. Samir Amin n’a jamais pensé qu’il suffisait de remplacer les kolkhozes par des communes populaires et les grands combinats sidérurgiques par des petites unités de production pour prendre une sorte d’itinéraire bis non-capitaliste de développement et d’arriver sans violence de la colonisation au socialisme. Il n’a jamais repris le mythe d’une Afrique qui n’avait pas besoin d’une révolution. Les révolutions russes et chinoises ont été des processus politico-militaires prolongés, processus par rapport auxquels toutes les classes de la société ont dû se positionner et se mobiliser. Un processus de ce type -même si les formes diffèrent d’un pays à l’autre- est la condition nécessaire d’une véritable rupture avec le féodalisme et l’impérialisme.

S’il n’a jamais à notre connaissance (et à notre grand regret) fait une critique approfondie du curieux « socialisme » de ses ex -« employeurs » Senghor et Abdou Diouf (nous n’avons pas pu lire ses livres sur le monde des affaires sénégalais et L’Afrique de l’ouest bloquée, mais logiquement, il ne peut classer Senghor que parmi les « alliés stratégiques de l’impérialisme »). En revanche, il a consacré plusieurs livres à la critique des régimes nationalistes arabes se réclamant du socialisme (notamment son premier livre L’Egypte nassérienne publié sous le pseudonyme d’Hassan Riad et La nation arabe, nationalisme et luttes des classes). Il a également tenté une analyse dialectique des différents régimes africains ayant tenté l’épreuve de force avec l’impérialisme et qu’il qualifie de « nationaux-populaires » (Trois expériences africaines de développement : le Mali, la Guinée, le Ghana). Il s’oppose à la thèse de son ami Amilcar Cabral (la grande figure révolutionnaire de Guinée-Bissau et du Cap Vert) selon laquelle la petite bourgeoisie pouvait se « suicider » dans la lutte de libération nationale. Au début de La nation arabe, il écrit « La carence du prolétariat et de la paysannerie pauvre, en abandonnant la direction du mouvement anti-impérialiste à la petite bourgeoisie(…) ouvre la voie au développement de formes nouvelles, celle du capitalisme d’Etat dépendant. Loin de se suicider en tant que classe, la petite bourgeoisie engendre en son sein une bourgeoisie d’Etat chaque fois qu’elle assure la direction du mouvement anti-impérialiste ».

Pourtant, parce qu’il se veut un militant panarabe et panafricain pragmatique (et qu’il pèche parfois par optimisme), il ne renonce pas à l’idée que ces bourgeoisies d’Etat, voire que la « première génération de la bourgeoisie collaboratrice », celle qui a négocié avec l’impérialisme lors des indépendances, puissent être remobilisées dans le cadre du rapport de force Nord-Sud. Il a été impressionné par la conférence de Bandoeng de 1956 (qui a réuni les différents Etats indépendants d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, avec l’appui de la Chine Populaire). Il a vu en 1973, les pays progressistes et réactionnaires réunis au sein de l’organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP) se mettre d’accord pour augmenter le prix de la matière première à la barbe des pays impérialistes. S’il n’a jamais repris à son compte la « Théorie des trois mondes » des révisionnistes chinois, il a pu interpréter avec eux ce bref moment d’unité comme un symptôme d’une « consolidation des indépendance ». D’autant que l’objectif d’une unification « par la gauche » du tiers-monde autour des mouvements armés de libération, porté en 1965-66 par la Tricontinentale, était ajourné du fait du conflit entre la Chine et l’URSS, de la chute de Cuba dans le giron soviétique, du renversement de Modibo Keita et de Kwame Nkrumah, etc. A partir des années 2000, il investira beaucoup d’espoir dans l’unité des syndicats ouvriers et paysans (autour de Via campesina) pour créer ce nouveau rapport de force nord-sud sans qu’on puisse dire que les résultats soient à ce jour à la hauteur de ses espérances.

Samir Amin considérait que la théorie marxiste de la nation formulée par Staline convenait très bien à l’Europe mais pas du tout à l’Afrique et à la nation arabe. Il considérait cette théorie comme paralysante car elle gênait l’analyse concrète des formations sociales arabe et africaine et la formulation d’une stratégie révolutionnaire efficace par les organisations communistes (comme Mao avait su le faire pour la Chine, en s’affranchissant d’une lecture dogmatique du marxisme-léninisme pour trouver de nouvelles alliances de classe). Samir Amin a ainsi utilisé pour l’analyse des sociétés arabes la notion de « mode de production tributaire » utilisée par Marx mais abandonnée au début des années 30 par l’Internationale communiste. Il a ainsi nié que les sociétés arabes précoloniales puissent être qualifiées de féodales, et affirmé que ceux que les communistes arabes considèrent encore aujourd’hui comme des féodaux appartiennent en réalité à une bourgeoisie agraire latifundaire engendrée par l’impérialisme. Il a insisté sur la complexité des formations sociales précoloniales, marquées par la coexistence de plusieurs modes de productions (ce qui veut dire que l’enchaînement des modes de production esclavagiste/féodal/capitaliste/socialiste est propre à l’Europe et ne peut pas être transplanté mécaniquement au-delà). Ces questions (que nous ne nous hasarderons pas à trancher ici) ont actuellement une importance vitale pour le mouvement révolutionnaire, notamment au Moyen-Orient. 

Comme Kwame Nkrumah, Samir Amin pensait que les frontières issues de la colonisation (et précisément destinées à éterniser les haines territoriales entre peuples pour garantir la domination impérialiste) ne devaient pas être rediscutées sans cesse si on voulait avancer vers l’unité africaine (comme d’ailleurs vers l’unité arabe). Le vent mauvais des guerres ethniques qui va souffler sur l’Afrique et l’Europe de l’est après la chute du mur de Berlin a été pour lui une commotion et une souffrance. Il s’est alors engagé dans une défense de l’Etat postcolonial comme un rempart contre le morcellement des territoires au profit de l’impérialisme. Il a également analysé ce qu’il appelait l’ « Islam politique » (une caractérisation à notre avis fausse et dangereuse) comme un facteur de morcellement des sociétés arabes.

Evidemment, de telles analyses reflètent son amertume et son désarroi face au recul de la gauche, et il reste dans l’ensemble dans une analyse de classe matérialiste, partant des contradictions internes aux sociétés. On ne trouvera nulle part chez lui, les interprétations idéalistes et complotistes que l’on peut lire chez des auteurs néo-révisionnistes comme Michel Collon, Ludo Martens ou Domenico Losurdo (ce philosophe italien récemment décédé, hégélien de gauche plus que marxiste et à ce titre sectateur de l’Etat, qui avait affirmé pendant la guerre de 2011 en Libye que l’immense majorité des Libyen-ne-s étaient heureux/se, aimaient Kadhafi et que les soulèvements étaient dus à la CIA qui versait du LSD dans les puits). Pourtant sa défense de l’intégrité territoriale yougoslave et éthiopienne nous semble évacuer un peu vite les phénomènes d’oppression nationale en Erythrée et au Kosovo. Et sa définition des mouvements ikhwanistes comme de simples pions du sionisme et de l’impérialisme, nous semble ne pas rendre compte de la base de classe complexe de ces mouvements (les ikhwanistes sont des mouvements politiques qui s’intitulent « frères musulmans » pour délégitimer la Foi de leurs adversaires politiques nationalistes et communistes et prônent un libéralisme économique teinté de caritatisme. Comme hier Solidarnosc en Pologne ils peuvent trouver un appui populaire lié à la corruption et à l’échec des régimes nationalistes. De plus Samir Amin ne fait jamais la part des choses entre des mouvements subversifs qui peuvent faire au moins objectivement le jeu du Mossad et de la CIA, et des mouvements de résistances légitimes comme le Hamas, le Hezbollah ou le Mouvement du Jihad Islamique Palestinien (un mouvement proche de la gauche qui peut faire penser à une sorte de « théologie de la libération »). Il est aussi faux de parler d’ « Islam politique » que de mettre dans le même sac (et du même côté de la barricade) l’Opus Dei, Solidarnosc et le prêtre-guerillero Camilo Torres, sous prétexte que tous font du « christianisme politique ». C’est une divergence de fond entre Samir Amin et nous. De la même façon, nous pensons que l’impérialisme peut essayer d’instrumentaliser la protestation de peuples minorisés (au Tibet ou dans le Nord du Mali par exemple) pour créer de micro-états faibles et dépendants, mais que ça n’enlève rien à la légitimité des revendications des peuples et à la nécessité de leur trouver une solution démocratique (y compris le droit à l’autodétermination, même si le droit au divorce n’est pas l’obligation de divorcer). L’impérialisme est comme la scolopendre, il ne peut pénétrer dans un édifice que s’il est déjà pourri de l’intérieur.

Au-delà de ces réserves, nous saluons en Samir Amin un camarades qui s’est parfois trompé, mais n’a jamais trahi la cause des peuples.

VIVE LES REVOLUTIONS ARABES ET AFRICAINES, COMPOSANTES ESSENTIELLES DE LA REVOLUTION MONDIALE !

VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE DES PEUPLES !

Samir Amin est parti, son œuvre demeure

Rédigé par OC Futur Rouge

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