logement

Publié le 21 Août 2016

Expulsions fin Juillet : CARA, roms, migrant-e-s, solidarité !

 

Le 28 Juillet, 292 personnes ont été évacuées d'un squat dans lequel nous étions présent-e-s depuis 2 ans et demi à Saint Ouen, le foyer CARA, par une armada de CRS (30 camions présent-e-s).

 

Depuis la venue du DAL au mois de septembre 2015, les habitant-e-s du foyer CARA vivaient dans l'isolement vis à vis des militant-e-s ayant participé ou soutenu cette occupation.

 

Pourtant, le foyer CARA a été un lieu où des dizaines de réunions de diverses organisations politiques, féministes, communistes, se sont tenues. Cette tour, construite par l'architecte Chemetov, était symoblique de la « banlieue rouge », populaire, ouvrière. Classe ouvrière abandonnée par le front de gauche qui a été la première municipalité à s'attaquer à la fermeture de ce foyer qui a accueilli des milliers de jeunes primo-arrivants en région parisienne durant une trentaine d'année.

 

Face à la politique de gentrification de la proche couronne de Paris, Saint Ouen se préparant à devenir un nouvel arrondissement parisien, cette tour a servi de refuge à de nombreux et nombreuses jeunes de quartiers, migrant-e-s, mineur-e-s isolé-e-s, familles roms, à tous ceux et toutes celles que la politique du logement dans cette ville vise à chasser.

 

Nous trouvons dommageable que les militant-e-s se soient détourné-e-s de cette lutte, considérée comme « finie » depuis longtemps alors que plusieurs centaines de personnes y vivaient encore. Les conditions de luttes évoluent, les choses se transforment. Mais nous trouvons classiste de considérer que, une fois disparu le cadre officiel de « foyer de jeunes travailleurs », la lutte est terminée, comme si des centaines de squatteurs valaient moins que les jeunes travailleurs, alors que ce sont toujours des jeunes travailleurs. Nous trouvons raciste de considérer que le départ des militant-e-s blanc-he-s politiques signe la fin de la lutte, comme si seul-e-s les militant-e-s blanch-e-s politiques étaient à même de lutter.

 

Le manque de soutien n'a pas permis d'éviter la dispersion des habitant-e-s. La police a placé des barrières pour disperser les roms qui restaient en bas du foyer, faute de moyen, il n'a pas été possible de mettre en place un campement. Le DAL revendique le relogement des habitant-e-s du CARA et négocie avec la préfecture (sur la base de sa propre liste des hébergements à l'hôtel, ne prenant pas en compte les revendications des roms).

 

Cependant, nous avons obtenu un soutien de la part d'ex habitant-e-s du CARA, d'habitant-e-s de cités aux alentours et des rapports d'entraide et de solidarité persistent malgré notre dispersion.

 

Nous même sommes conscient-e-s que la situation du cara et son expulsion fait partie d'une politique globale. Les habitant-e-s du CARA en étaient eux même conscient-e-s, car faisant partie des populations visées par la politique raciste du gouvernement, au CARA ou ailleurs.

 

Et cet été, la politique raciste vise de plein fouet les quartiers populaires et les migrant-e-s.

 

Pression policière et offensive en banlieue

 

« L'autre riposte, dont François Hollande et Manuel Valls ont annoncé qu'elle serait massive et sans faiblesse, concerne le territoire français. (…) qu'il va demander aux députés et sénateurs pour des perquisitions massives dans les caves et les sous-sols des barres d'immeubles qui sont parfois devenues de véritables bunkers pour tous les trafics possibles. Et d'abord, ceux des armes et de la drogue qui alimentent l'un et l'autre des groupes susceptibles soit de se tourner vers le grand banditisme, soit de tomber dans le radicalisme islamiste. » (source « Le Point », le 11 Novembre 2015).

 

Quelques jours après les attentats, les déclarations étaient claires : offensive sur les quartiers populaires. Saint Denis a essuyé une opération militaire lors de laquelle des milliers de balles ont été tirées et plusieurs personnes blessées. Les manifestations contre la Loi Travail ont ensuite largement occupé les forces policières, mais l'été arrivant, elles se sont reconcentrées sur nos quartiers. Pendant l'euro, la présence policière était massive autour du stade de France : contrôles d'identités, palpations, barrage policiers, policiers en civils dans les cafés, hélicoptère au dessus de nos têtes.

 

L'hélicoptère n'a pas quitté le ciel de la banlieue nord après la fin de l'euro.

 

Le meurtre d'Adama Traoré, l'exécution d'un chien à la Courneuve, ont créé de l'émotion et de la colère dans les quartiers de la banlieue nord. Des échauffourées ont eu lieu à Saint Denis et à la Courneuve. L'hélicoptère de la police a survolé plusieurs fois ces villes depuis les dernières semaines.

 

Parallèlement, l'Etat est allé à l'offensive. Mi Juillet, un squat lyonnais, l'Hôtel California, a été expulsé. Le foyer CARA a été expulsé par une armada de CRS (30 camions) puis un squat de rom dans la foulée à Montreuil. Le 4 aout, c'est un camp de rom à Saint Denis qui a été expulsé.

 

Ces expulsions ne sont pas isolées des exactions policières touchant les jeunes de quartiers non-blanc-he-s comme Adama Traoré.

 

En effet, dans le cas du CARA, la préfecture avait longtemps hésité à intervenir par peur de causer un-e mort-e dans cette tour de 14 étages. Malgré les centaines de CRS, l'évacuation a mis plusieurs heures, un homme a été électrisé par la police et arrêté.

 

La population des squats du 93, la population du CARA correspond à celles et ceux dont, pour l'Etat, la vie ne compte pas, mais qui est de plus considérée comme une menace. Les chambres du CARA, ce sont les caves « hors de l'Etat de droit » qu'il fantasme comme terreau du grand banditisme ou du terrorisme. Prévenir les meurtres policiers, c'est être au quotidien aux côtés des personnes qui affrontent les violences policières et la répression dans les quartiers populaires.

 

Migrant-e-s, quartiers populaires, une seule et même cible

 

Après avoir expulsé les grands squats et camps dont il souhaitait se débarrasser, l'Etat jète son dévolu sur les migrant-e-s et demandeurs et demandeuses d'asile qui campent à Jaurès. Nous en sommes à la 8ème évacuation des demandeurs et demandeuses d'asile. Les premiers jours, l'Etat a agi avec le maximum de brutalité, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées.

 

Le préfet de Paris a été condamné plusieurs centaines de fois pour entrave au droit d'asile, l'accueil réservé aux réfugié-e-s fuyant les guerres que sème la France à travers le monde, ce sont des coups de matraque, des renvois en Italie ou en Espagne.

 

Tout cela n'est pas étranger à la politique menée dans les quartiers populaires. La population de Seine Saint Denis concentre beaucoup d'étrangers et étrangères. Dans leur pays, la France exploite les ressources naturelles mais les capitalistes gardent tous le profit, distribuant des miettes à quelques bourgeois-e-s corrompu-e-s qui maintiennent cet ordre des choses par la terreur. La France joue factions contre factions, déclenche des guerres qui ravagent des régions entières. Elle importe (à leurs frais) une main d'oeuvre de ces pays vers la France qu'elle cantonne au travail sur les chantiers, en cuisine, la garde d'enfants ou le ramassage d'ordure.

 

Nos quartiers populaires ne sont pas isolé-e-s de la lutte des migrant-e-s, ils sont le lieu où ils et elles vivent, créent des solidarités, luttent. Au Foyer CARA, la politique vis à vis des réfugié-e-s avait une incidence sur les arrivées de nouveaux habitant-e-s au foyer. Entre primo-arrivant-e-s et habitant-e-s des quartiers existent des solidarités.

 

Importer une main d'oeuvre des pays dominés permet à l'Etat français d'assurer aux patron-ne-s une main d'oeuvre bon marché, mais il se méfie de la population de ces quartiers. L'oppression raciste à elle seule suffit à créer de la colère, de la révolte, dans nos quartiers.

Pour rappeler à la population quelle est sa place, il utilise différentes tactiques. Les exactions policières sont là pour nous signifier qu'il peut faire ce qu'il veut de la vie de la population de ces quartiers et des non-blanc-he-s en général. Cet été, l'état a opposé un déni de justice face aux violences sexuelles dont un petit garçon de 4 ans, Caïs, par un professeur à Montreuil a été victime.

 

Les demandeurs d'asile fuient la guerre, les migrant-e-s économiques sont importé-e-s comme main d'oeuvre. Les pays d'origine de ces populations sont ravagé-e-s ou maintenu-e-s dans le sous développement économique par l'Etat français.

 

 

Nous faisons face à un état impérialiste particulièrement réactionnaire, agressif. Etre présent-e-s auprès de la population des quartiers populaires, des migrant-e-s, dans les luttes du logement des quartiers populaires, tout cela est une nécessité pour mener la lutte contre cet état.

 

Face aux offensives de l'Etat dans nos quartiers, contre les migrant-e-s, créons des solidarités !

Solidarité avec les expulsé-e-s du CARA, de Montreuil, de Saint Denis, les réfugié-e-s !

Expulsions fin juillet : cara, roms, migrant-e-s, solidarité
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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #CARA, #Saint-Ouen, #Paris, #logement, #Impérialisme

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Publié le 21 Octobre 2015

Depuis le mois de septembre, le Foyer CARA à Saint-Ouen est l'objet d'une « réquisition » par le DAL. Nos militant-e-s sont présent-e-s depuis deux ans et quelques au foyer CARA. Nous avons mis longtemps à nous exprimer sur le sujet, car les dernières semaines ont été assez tendues.
 
 
Un foyer avec une longue tradition de lutte
 
Les résident-e-s étaient encore une trentaine à y vivre, regroupés de force depuis quelques mois sur les 4 premiers étages, dans des conditions de déménagement en urgence et sans ascenseurs.
 
 
Les résident-e-s se sont battus contre la volonté de vider le foyer sans relogement de la mairie Front de Gauche à partir du mois de janvier 214. Manifestations, fêtes, réunions avec la mairie ont eu lieu pendant tout le printemps.
 
La visibilité était facilitée par la présence et l'habitude d'organiser des activités au foyer pour militant-e-s maoïstes, trotskistes (même si des tas d'autres militant-e-s de diverses nations et peuples vivaient au foyer et y avaient des activités eux aussi).
 
La lutte a amené un afflux d'activités militantes au foyer, notamment féministes. Le groupe Femmes en Luttes 93, par exemple, y a organisé des actvités, notamment une soirée de soutien aux femmes sans papiers de la CSP93.
 
 
Puis après le changement de municipalité passée à droite, les résident-e-s ont continué à se battre, avec moins de visibilité passé l'effet de mode exotisant.
 
Le maire, président de l'association CARA, a laissé pourrir la situation. Comme les lieux continuaient à se vider, les entrées d'argent se faisaient de plus en plus maigres pour continuer à payer le personnel. Au mois de janvier, celui-ci n'a plus pu être payé et est entré en grève. Suite à la vacance du gardiennage, de nouveaux voisins ont fait leur apparition.
 
100 à 150 personnes devaient alors occuper le foyer.
 
L'OPHLM, propriétaire, a mis en place des vigiles qui ont progressivement empêché ces nouveaux arrivés de rentrer chez eux, ainsi que nos voisin-e-s qui vivaient au foyer hébergés par des frères, petits amis ou petites amies et versaient un loyer en liquide. L'interdiction des visites, prétendument suite à un arrêté municipal jamais publié ou à une modification du règlement jamais voté, a entraîné de nombreuses expulsions.
 
 
Nous nous sommes battus tout le prinptemps contre ces expulsions avec les résident-e-s et les occupant-e-s. Le DAL était solidaire mais les résident-e-s étaient en première ligne.
 
Nous nous sommes organisé-e-s avec une partie des expulsé-e-s.
 
C'est pour cela que les résident-e-s ont naturellement appuyé l'occupation du foyer CARA. C'est logique que cette tour se remplisse. Avec ou sans association, à la moindre brèche dans le gardiennage, elle se remplit. Soutenir ou non les mal-logé-e-s, la plupart des résident-e-s ont fait leur choix il y a longtemps déjà.
 
Les choses ont continué à se dégrader suite aux expulsions de cet hiver pour les résident-e-s et ils se sont battus.
 
Lorsqu'on a menacé de leur couper le courant. Lorsqu'on leur a volé les portes coupes feu. Lorsqu'on leur a coupé l'eau. Un résident s'est battu pour empêcher l'OPHLM de murer les derniers étages et permis ensuite l'occupation.
 
 
Les résident-e-s ont toujours été en première ligne, dans l'isolement. L'intérêt du monde militant pour notre situation s'est effrité ces derniers mois. Les militant-e-s blanc-he-s de la tour sont partis pour leur plus grande part. Et puis, impossible maintenant de réserver des salles au foyer (c'est « quand même devenu un peu trop ghetto » pour y faire des meetings). Bref, cette lutte a eu lieu ces derniers mois en non mixité, où des mal-logés racisés se heurtaient à une mairie, un office HLM raciste, la dimension anti-raciste du combat mené par les résident-e-s saute aux yeux.
 
Et là … le DAL arrive...
 
Nous ne savons pas comment le DAL a présenté les résident-e-s aux mal logés venus occuper la tour. La plupart ne savaient pas qu'il y avait des habitant-e-s et rien n'a été fait pour préparer le travail commun qui pourtant semblait une nécessité, de même que prendre en compte la récente descente forcée des résident-e-s et les modes d'organisation qu'ils et elles se sont donnés pour résister.
 
 
Au contraire, consignes ont été données de chasser les résident-e-s venu-e-s récupérer des affaires abandonnées dans les étages supérieures (affaires qui ont toutes été jetées) et de leur interdire l'accès aux étages supérieurs du foyer. « On est 150, que vous le vouliez ou non, on allait rentrer, maintenant, on occupe les 10 étages supérieurs de la tour et vous n'avez pas votre mot à dire », voilà le message du DAL aux résident-e-s.
 
 
Alors que les résident-e-s ont ouvert les bras à l'occupation de la tour et se sont battus durant deux jours contre les vigiles et la police, ils et elles se sont heurtés au mépris. « Vous n'êtes pas très bien organisés ici », répond leur "chef" à  des questions sur le mode de répartition des chambres et les négociations avec la préfecture...
 
Racisme et autoritarisme
 
Nous avons laissé avec joie et prêt-e-s à se battre entrer des mal-logé-e-s mais nous nous sommes retrouvé-e-s face à une organisation raciste et autoritariste.
 
Une organisation raciste, qui, dès le premier jour de l'occupation de la tour, déclarait que la mairie de Paris en faisait trop pour les migrant-e-s sur France Inter. Voici quelques exemples d'attitudes racistes  :
- Leur "chef", qui passe, royal, à côté d'un résident bloqué par un vigile, sans lui jeter un regard, pour rentrer dans le foyer.
- Un repas organisé dans l'ancien appartement de notre camarade où des femmes africaines préparent et servent le repas à des blancs et où l'on applaudit « les fatous ».
- Des femmes africaines qui baissent les yeux et disent « c'est le chef » en parlant d'un de leur militants.
- Cette vidéo parle d'elle-même.
- La mise en place de vigiles un soir pour "lutter contre les pratiques de sous location". Les résident-e-s  sont toujours soupçonnés de pratiques mafieuses.
Quand bien même ils sont en train d'aider un voisin à démenager quelques affaires, on les prend en photo, parce que c'est une "preuve".
De la part d'une organisation qui dégage plusieurs salaires la leçon ne passe pas. 
D'autre part, payer des vigiles noirs pour surveiller des noirs, c'est révélateur. C'est de toute façon une tactique coloniale classique que de chercher à semer la division, que d'utiliser des racisé-e-s contre les autres. Cela permet aux dirigeant-e-s de sous traiter la surveillance, de dormir tranquille et d'éviter de se faire virer pour continuer de se la mettre bien et de manger mieux que tout le monde au cinquième étage en se faisant servir par des mal logé-e-s.
 
Quiconque ose poser des questions se mange coup de pression, rumeur sexiste, proposition de rejoindre le dal comme tentative de corruption... même pas la peine de leur demander d'héberger les expulsé-e-s du foyer ils n'en ont "rien à foutre c'est trop tard vous avez été expulsés" à 10 en haut des escaliers.
 
Les nuits ne sont pas tranquilles au CARA.
 
Après l'expulsion du campement de république, celes et ceux qui n'ont pas été relogé-e-s sont venu-e-s au CARA. Ce n'est pas le problème, c'est que pour leur trouver des chambres, des militants du DAL ont brisé la porte de chambres DEJA occupées, c'est en expulsant des personnes qu'on lutte pour le droit au logement ?
 
Contre le mot d'ordre de réquisition de la Tour
 
Les résident-e-s ont rejeté le mot d'ordre de réquisition. Ce mot d'ordre ne leur paraissait pas porteur d'unité avec les résident-e-s qui ne vont pas se battre pour réquisitionner un endroit où ils vivent déjà depuis de nombreuses années.
 
Et puis, tout de même, il faut se rendre à l'évidence. Le foyer CARA est la seule tour trentenaire qui tient au beau milieu de grues qui font sortir de terre bureaux, immeubles de logement neufs, sortie de ligne 14.
 
 
Les promoteurs immobiliers et les entreprises comme Vinci s'en donnent à cœur joie à Saint Ouen pour construire des immeubles de bureaux qui resteront vides, des appartements pour une population de cadres, un métro pour que les cadres puissent être en deux temps trois mouvements au cœur de Paris.
 
Et vous savez quoi ? L'Etat et les institutions (région, départements, municipalités, précédente et actuelle, préfecture) sont là pour assurer ces marchés. Ils accompagnent cette offensive dans la proche banlieue parisienne par des modifications institutionnelles (Grand Paris). Justice et police expulsent en masse. Les flics sont très présent-e-s à Saint-Ouen.
 
Aller demander à la préfecture de réquisitionner la tour dont la résistance des résident-e-s et du personnel a fait louper à Vinci un marché et dont la présence fait chuter le prix de l'immobilier, c'est ou être naïf ou mentir sur ses objectifs.
 
Bien entendu, il y a besoin d'une main d'oeuvre qui puisse se reposer. Quand les patron-ne-s ont besoin d'importer de la main d'oeuvre, l'Etat construit des HLM. Mais dans un contexte de crise, toute une partie de la main d'oeuvre est surnuméraire et ses conditions de vie n'intéressent plus l'Etat.
 
Porter des illusions quant à la neutralité de l'Etat vis à vis des mal-logés, c'est mettre en danger leur capacité d'autodéfense.
 
Des négociations secrètes avec la préfecture
 
Publiquement, a été expliqué que les négociations porteraient sur l'ensemble des habitant-e-s du CARA. Puis alors qu'une de nos militantes demandaient comment les résident-e-s non adhérent-e-s au DAL auraient accès à ces négociations, elle s'est vue répondre que les négociations ne concernaient pas les résident-e-s mais la question de l'hébergement dont est responsable la préfecture de région. Cette explication a été redonnée en AG, puis des bruits de couloirs ont été répandu comme quoi ces négociations n'avaient jamais eu lieu.
 

Cette association a envahi le foyer pour avoir un point d'appui pour entrer en négociation avec la préfecture car le campement de République ne suffisait pas. Mal-logé-e-s parisien-ne-s et audonien-ne-s ont été entraîné-e-s vers la tour dans cet objectif.

 
Foyer auto-géré, le mot d'ordre porté par les résident-e-s
 
Les résident-e-s ont eu le temps d'élaborer des mots d'ordre correspondant à leur analyse de la situation les mois précédents. Le mot d'ordre – ambitieux – de foyer autogéré. C'est la transmission d'expériences de lutte (celle des Sorins à Montreuil par exemple), qui a permis à ce mot d'ordre d'émerger.
 
Rester chez nous, s'organiser, pour avoir les moyens de peser face à l'Etat, voilà ce qui est proposé depuis des mois par les résident-e-s du foyer CARA.
 
Les violences commises par les sbires de l'OPHLM ont réprimé les tentatives de réaliser ce mot d'ordre.
 
Pas besoin de bouclier, nous sommes notre propre bouclier
 
Les résident-e-s du CARA n'ont jamais eu de collectif de soutien autour d'eux et elles. Ils et elles ont toujours oeuvré en non mixité de mal-logé-e-s. "La place des militants qui ont un appartement, c'est en soutien, pas dans notre tour", rappelait un résident. De notre part, il s'agit d'une volonté politique. Nous n'avions pas envie de reproduire des exemples autour de nous où un collectif de soutien majoritairement petit-bourgeois, blanc, bien logé, se permet de prendre des décisions en lieu et en place des mal-logés.
 
De toute façon, jusqu'à récemment, il n'a pas été trop difficile de repousser des modes de soutien qui ne nous convenaient pas.
 
En effet, tout l'hiver et au printemps, lorsque nous nous battions contre les expulsions, quand tous les soirs des migrant-e-s tentaient de conserver un toit le reefugee welcome n'était pas à la mode, les soutiens ne venaient qu'au compte goutte.
 
Quand des noir-e-s se battent contre des vigiles privés, les militant-e-s ne s'intéressent pas à cette lutte, ne la qualifient même pas de lutte. Ils disent que tout est déjà perdu et que ça ne sert à rien de s'accrocher, qu'il faut être quand même un peu taré. Ils/elles traitent celles et ceux qui se battent contre les expulsions de mafieux/euses.
 
Mais quand le DAL débarque au foyer, soudain, les communiqués de soutien pleuvent. Réquisitionner la tour c'est super.
 
Les seules luttes reconnues, ce sont celles qui sont encadrées par des militant-e-s blanch-e-s. Logique raciste. Logique qui oublie que les opprimé-e-s sont les principaux acteurs de leur lutte.
 
Les organisations s'intéressent en particulier aux luttes qui mobilisent des réseaux militants et journalistiques et universitaires, à ce qui est déjà visible et pourra leur apporter de la visiblité. Logique politicienne plutôt que militante.
 
Les résident-e-s ont en assemblée générale repoussé un collectif de soutien.
Les bonnes âmes charitables, ils n'en veulent pas. 
De la récupération politique non plus. « Nos vies ne sont pas à récupérer politiquement ». Quant à l'importance du soutien, ils et elles le minimisent. « Nous n'avons pas besoin de bouclier, nous sommes notre propre bouclier ».
 
Les militant-e-s parlent beaucoup de jeunes de quartiers, parlent beaucoup des luttes qui s'y mènent. Force est de constater que face à ces luttes, le mépris raciste et classiste reste de mise.
 
Nous mêmes trouvons que la lutte à laquelle nous participons développe davantage de forces et nous apprend davantage que des colloques universitaires.
 
Nous sommes prêt-e-s à participer à la gestion collective du lieu. Ce lieu n'est pas « trop grand » pour nous. Nous nous y sommes déjà battus dans des conditions beaucoup plus mauvaises. Nous ne revendiquons pas la direction de la lutte. Nous préférons renforcer et épauler celles et ceux qui vont permettre de réaliser le mot d'ordre d'autogestion du foyer CARA.
 
 
Autogestion du foyer CARA !
Pas besoin de direction blanche aux luttes des noir-e-s, des rroms et des arabes!
Vive la lutte des mal-logé-e-s, à bas les pratiques racistes et autoritaristes !
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #logement, #Paris

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Publié le 13 Juin 2015

De Vintimille à Calais, solidarité avec les migrants, liberté de circulation
De Vintimille à Calais : Solidarité avec les migrant-e-s !
Liberté de circulation !
 
La lutte des migrant-e-s doit s'amplifier !
 
Jeudi 11 Juin, les migrant-e-s de La Chapelle occupaient la caserne de pompiers désaffectée Louis Blanc à Paris, contraints de quitter le jardin associatif du Bois Dormoy où ils s'étaient réfugiés depuis l'expulsion du campement de La Chapelle. 
La police et la Mairie de Paris les ont délogés sur la base de promesses qui ne répondent pas aux demandes des migrant-e-s. 
Eparpillé-e-s, seul-e-s 110 d'entre eux/elles obtiennent un logement pour la nuit dans quatre centres d'hébergement différents, dans Paris et en banlieue. 
Une trentaine a passé la nuit dans un jardin municipal, et ceux qui n'avaient pu entrer dans l'enceinte de la caserne avant l'intervention de la police sont restés dehors. 200 autres migrant-e-s attendent aussi Gare d'Austerlitz.
Pendant ce temps, le PCF et les Verts, soit-disant devant les médias les "premiers soutiens de ceux et celles qui luttent", tombaient le masque. 
Membres de la majorité municipale, ils se sont ralliés à la Maire PS de Paris pour convaincre les migrant-e-s d'abandonner leur lutte, alors que le mouvement de solidarité était en train de se faire gazer et matraquer dans la rue. 
Pour les politicards verts et PCF, écharpes tricolores exhibées à tout va, ce sont les solutions individuelles, et non collectives qui doivent primer. Ils/elles font tout pour empêcher une organisation collective des migrant-e-s et empêcher la satisfaction de leurs revendications. 
Ils/elles ont peur qu'une mobilisation vienne menacer leur municipalité et sont prêts à tout pour casser le mouvement de solidarité.
 
Mais la lutte s'organise !
 
Pendant ce temps, à la frontière avec l'Italie, entre Menton et Vintimille, chemin emprunté pour monter vers le Nord, les migrant-e-s ont décidé de ne plus se cacher, et de traverser la frontière en cortège pour revendiquer leurs droits. 
La police Franco-italienne les a bloqués.
Ce vendredi 12 Juin, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé l'arrestation de 1500 migrant-e-s.
Mais ils/elles n'abdiquent pas. Leur lutte ne fait que commencer !
Cette collaboration entre les polices française et italienne, c'est la collaboration entre deux impérialismes déclinants. 
D'un côté la France, l'un des plus bellicistes du moment, responsable en Libye, au Mali, en Centrafrique, etc. de la situation catastrophique de ces pays pillés, divisés, dont les gouvernants changent au gré des grandes puissances et dont l'impact sur le continent est lourd de conséquences. 
De l'autre l'Italie, par où arrive une grande partie des migrant-e-s en Europe, a perdu son hégémonie sur la Libye et ses accords avec son régime, lorsque la France l'a fait chuter.
Aujourd'hui, Matteo Renzi, premier ministre, veut une intervention militaire pour récupérer son pré-carré nord-africain. Officiellement, il s'agit de limiter l'immigration qui vient en masse depuis l'Afrique. Il ne cesse de répéter qu'il faut durcir les accords européens, renforcer les frontières, et place ce sujet au centre de sa politique et de ses interventions.
L'Union Européenne fait écho à ces discours et organise cette collaboration à une échelle supérieure avec Schengen. 
 
Communistes, anti-impérialistes, notre devoir c'est d'organiser la solidarité. Nous appelons à cotiser aux caisses de solidarité, à participer aux manifestations, le mouvement doit prendre de l'ampleur !
L'OC-FR participe aux initiatives de soutien, mais surtout nous soutenons l'organisation de la lutte par les migrant-e-s. 
Nous revendiquons la liberté de circuler, un logement pour tous-tes et la régularisation de tous les sans-papiers !
Que ce soit à Vintimille, ou à Calais où la Police française empêche aux migrant-e-s la traversée de la manche direction l'Angleterre, laissez passer !
 
De Calais à Lampedusa, De La Chapelle à Vintimille, solidarité avec les migrant-e-s !

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sans-papiers, #logement, #Paris, #Calais, #Menton

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Publié le 27 Mars 2015

Foyer CARA

« Nous ne vivrons plus comme des rats »

 

Foyer de jeune travailleur historique de la mairie de Saint Ouen d’une capacité de 192 logements, le CARA semblait il y a quelques semaines dans une impasse.

Un projet immobilier aujourd’hui abandonné visait à transformer cette tour de 14 étages en hôtel, bien placé entre la future sortie de la ligne 14 et le siège d’Alsthom. La précédente mairie, front de gauche, avait commencé à coup d’annonces de fermeture à vider la tour, sans penser au relogement des résidents. Lesquels sont privé-e-s de tout accompagnement social. La nouvelle municipalité UDI, bien que le maire soit président du conseil d’administration de l’association gérant le foyer, s’est lavé les mains de ce dossier « de merde ».

Le personnel, devant l’incapacité de continuer à se verser des salaires, s’est mis en grève durant 9 semaines pour obtenir son licenciement et le reclassement de l’un d’entre eux. Durant cette période, la situation s’est largement dégradée au CARA.

 

Le foyer CARA, au lieu d’aider les résidents et résidentes a s’installer en région parisienne, est devenu un facteur d’exclusion pour les jeunes migrant-e-s et les jeunes des quartiers qui y vivent. "Quand on entre au CARA, on ne peut plus en sortir", c'est l'impression partagée par de nombreux et nombreuses résidents.

Les pouvoirs publics ont cherché à ôter toute dignité aux résidents et résidentes du foyer CARA. « Vivre comme des rats », c’est le sort auquel destine la mairie de saint ouen les résident-e-s. Jusqu’à l’incendie fatal qui permette d’expulser la tour qui compte encore plus d'une soixantaine d'habitants et d'habitantes.

Mais cette jeunesse immigrée, cette jeunesse des quartiers, elle n’a pas dit son dernier mot. Laissée à l’abandon, elle crée des solidarités, elle s’organise, elle se reprend en main.

Le personnel a repris le travail et aujourd’hui, résidents, résidentes comme employé-e-s ont l’intention de gérer eux-mêmes le foyer.

Puisque ils et elles ne peuvent pas compter sur l’état, c’est à eux et elles de se prendre en charge, d’organiser la vie au foyer, de payer le salaire du personnel, d’aider les plus précaires, d’assurer la sécurité de tous et toutes au sein du foyer. Les résidents et résidentes ont déjà obtenu par un rassemblement que l’électricité ne soit pas coupé au foyer.

Autogestion, c’est le mot d’ordre juste à l’heure actuelle, jusqu’au relogement de tous ceux et toutes celles qui s’impliqueront dans cette lutte.

Nous ne pouvons que saluer cette perspective, qui permettra de faire vivre un foyer, lieu de réunion pour de nombreux collectifs et organisations progressistes en région parisienne. Nous-mêmes, résident-e-s au foyer, participerons à cette lutte. Nous appelons au soutien, mais comptons avant tout sur les résidents et résidentes et les militant-e-s de quartier populaire pour bâtir l'autogestion au foyer CARA.

 

Seule la lutte paye !

Foyer CARA : "nous ne vivrons plus comme des rats"
Foyer CARA : "nous ne vivrons plus comme des rats"

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #CARA, #Saint-Ouen, #logement

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Publié le 24 Juillet 2014

Foyer CARA : Ne cédons pas aux pressions ! 
 
Soyons solidaires pour obtenir le maintien du foyer ouvert jusqu’à notre relogement
 
Aujourd’hui, en plein été, direction du foyer et mairie font pression sur les résidents et résidentes du CARA, menaçant d’une expulsion au 31 Juillet. Ils ont annoncé la fermeture du CARA au 30 Septembre lors d’une réunion au foyer.
Au mois de Janvier, les résidents et résidentes s’étaient mobilisés contre l’expulsion illégale d’une dizaine d’entre eux. Nous avions appris que le foyer allait fermer. Le bâtiment appartient à l’office HLM qui l’a vendu à Vinci pour que ce promoteur immobilier y fasse un hôtel. La vue sur la Tour Eiffel, le Sacré Cœur, la défense, c’est trop beau pour de jeunes travailleurs et travailleuses ! Et les noir-e-s, les arabes, les pauvres n’ont plus leur place dans ce quartier, situé à côté de la future bouche de métro de la ligne 14.
Le foyer était censé être livré vide de ses occupants et occupantes le 31 Juillet, et rien n’avait été prévu pour notre relogement, rien n’avait été même prévu pour nous signifier la fermeture du CARA. Nous n’existions même pas aux yeux de la mairie. Comme toujours, ce sont les intérêts financiers qui priment sur nos vies.
Mais les résidents et résidentes du CARA ont montré que la jeunesse du 93 ne se laissait pas faire. Ils pensaient que nous allions nous laisser virer les un-e-s après les autres en silence ? Ils se sont lourdement trompés. Nous avons exigé l’arrêt des expulsions et le maintient du foyer ouvert jusqu’au relogement de tous et toutes. La solidarité a permis de stopper les expulsions.
L’élection de la nouvelle municipalité a mis un coup d’arrêt aux négociations. La nouvelle municipalité a été interpellée sans obtenir de réponses, le nouveau maire prétendant que ses nouvelles responsabilités ne lui avaient pas laissé le temps d’étudier le dossier. Le nouveau maire de Saint Ouen, Delannoy, avait déclaré avant les élections qu’une « majorité de droite n’aurait pu utiliser » les mêmes « méthodes » que l’ancienne majorité front de gauche n’a pas eu « le moindre scrupule » à utiliser. Il a fallu que les résidents et résidentes se rendent au conseil municipal pour obtenir une rencontre avec le maire, qui s’est montré rassurant. Il a déclaré qu’il n’avait pas envie d’une manifestation de 120 personnes au 31 Juillet, et qu’il allait négocier plusieurs mois de maintien du foyer ouvert avec Vinci.
On pouvait déjà savoir un peu à quoi s’attendre de cette nouvelle mairie. Par exemple, des familles syriennes réfugiées se réunissaient dans un parc de Saint Ouen et la mairie a fait fermer le parc, laissant des dizaines enfants sur un trottoir au bord d’une route fréquentée. Cela n’annonçait rien de bon pour nous.
Et voilà qu’on nous menace de nouvelles expulsions – toujours aussi illégales – au 31 Juillet si nous ne montrons pas « notre bonne foi » en payant nos loyers. Et on nous dit que les « mauvais payeurs » ne seront pas relogés. En réalité, on nous reproche d’être pauvres et on veut nous punir parce que pauvres. Comme si nous n’étions pas dans une société raciste qui laisse peu de chances aux immigré-e-s, comme si nous n’étions pas dans une société où les chômeurs se comptent par millions ! Ce n’est pas à nous d’avoir honte de notre situation. Nous, on n’a pas l’intention de jeter une centaine de jeunes à la rue, les voyous, ce n’est pas nous.
 
Nous ne devons surtout pas nous laisser diviser. La mairie a tout fait pour faire pourrir la situation au foyer. 
De toute façon, même les « bons payeurs » n’ont aucune garantie de relogement et le 30 Septembre, c’est dans deux mois. Nous sommes tous et toutes dans la même galère.
Cela dit, même si le foyer fermait au 30 septembre, la mairie ou Vinci n’auraient toujours pas le droit de nous déloger. En effet, pour nous faire quitter le foyer, il faut une procédure juridique d’expulsion. Mais les affaires d’immobilier, ce sont des affaires de gros sous et mairie et promoteurs n’hésitent souvent pas à ne pas respecter la loi. Dans ce genre d’affaire, les attaques de milices à coups de machette, les incendies qui tombent bien pour les promoteurs sont monnaie courante. Nos chambres, c’est notre force. 
 
Nous devons rester solidaires, ne pas céder aux pressions et montrer à la mairie que nous ne nous laisserons pas faire ! Ils veulent fermer le foyer, à eux de se donner le temps et les moyens pour qu’aucun-e-s  d’entre nous ne se retrouve à la rue !
 
Personne à la rue !
Maintien du foyer ouvert jusqu’au relogement de tous et toutes !

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #logement, #Paris

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Publié le 23 Avril 2014

Pendant des années, les médias nous ont matraqué le mot d'ordre de solidarité avec le peuple syrien en butte à la répression du régime de Bachar Al Assad... Parti d'un mouvement populaire à Homs contre les réformes libérales de Bachar Al Assad, la situation en Syrie est rapidement devenue le reflet des contradictions inter-impérialistes. Les impérialistes ont toujours joué sur les divisions religieuses, claniques pour diviser les peuples syriens et libanais et tâcher de leur imposer leur domination.

Etre solidaires signifiait pour l'Etat français envoyer des troupes et bombarder la Syrie. L'Etat français n'a pas reçu le soutien d'autres impérialistes dans sa volonté d'attaquer la Syrie. Les américains sont déjà embourbés dans suffisamment de conflits, quant à eux, pour risquer de s'attaquer à la Syrie avec les conséquences qui en découlent. En effet, d'autres impérialistes, comme les russes, s'opposaient à cette intervention. Depuis, des violences en Syrie, ne sont plus évoquées dans les médias.

Pourtant, le chaos semé par les impérialistes continue de faire des ravages en Syrie. Les jihadistes sont des mercenaires incontrôlables que l'Etat français n'a pas hésité à utiliser en Lybie, amenant le chaos au Mali et qu'elle continue à utiliser en Syrie.

Les impérialistes français forcent des populations à quitter leur pays pour fuir la misère et la terreur engendrée par la guerre. De l'arrivée de malien-ne-s qui ont fui la Lybie dans l'Etat français, de là aujourd'hui l'arrivée de syrien-ne-s.

Passé-e-s par l'Algérie, le Maroc, Ceuta et Melila, 150 syrien-ne-s, dont une majorité d'enfants en bas âge, ont atterri la semaine dernière à Saint Ouen dans le 93. La préfecture ne leur a pas expliqué leurs droits, ils ont été livrés à eux et elles mêmes, sans avoir été inscrit-e-s comme demandeurs d'asiles, sans que la moindre démarche administrative aie été effectuée et se sont réfugiés dans un parc de la ville. Depuis, sans tente, sans point d'eau, sans sanitaires, les réfugié-e-s occupent ce parc, abandonnés par les pouvoirs publics. Le nouveau marie de St Ouen, William Delannoy, semblait « trop fatigué » ce week-end pour se préoccuper du sort de femmes enceintes et de nourrissons. Heureusement, les associations ont permis aux réfugié-e-s de trouver des hôtels, mais leurs deniers ne sont pas intarissables et ce n'est pas elles d'assumer la totalité de la prise en charge de ces réfugié-e-s.

C'est pourquoi un rassemblement a été organisé mardi 22 avril. La préfecture s'est rendue sur place et a expliqué qu'ils n'avaient pas de solution immédiate à proposer, que puisque certain-e-s s'étaient acheté des voitures (pour y dormir), c'est qu'ils avaient de l'argent, qu'il fallait connaître la situation cas par cas pour pouvoir agir. L'urgence, ce n'est pas les démarches administratives. L'urgence, ce n'est pas le recensement, la connaissance cas par cas, car dans tous les cas, pour les réfugié-e-s, c'est un toit qui est l'urgence.

Partis en cortège à la mairie pour obtenir l'ouverture d'un gymnase, la délégation reçue s'est vue offrir 1200 euros pour passer la nuit ce qui fait 6 euros par personne. Le maire a expliqué que pendant les vacances des cours de sport se tenaient dans les gymnases, mais l'excuse paraît grosse quand des enfants dorment eux à la rue. Le maire n'a trouvé rien de mieux à faire que de renvoyer la responsabilité au ministère des affaires étrangères.

Dans un pays qui expulse les familles rroms de leurs campements plusieurs fois par ans, à quel traitement peut on s'attendre vis à vis de ces réfugié-e-s ? Dans une municipalité où la précédente, Front de gauche, expulsait il y a quelques mois 700 rroms, que peut on espérer d'une nouvelle majorité de droite ?

 

Nous dénonçons l'impérialisme français, responsable du chaos qui règne en Syrie et dans bien des pays. L'impérialisme prend des prétextes humanitaires à ses interventions mais face à la situation de ces réfugié-e-s, nous voyons bien ce qui le préoccupe : permettre aux capitalistes français de faire du profit sur le dos des peuples du monde entier en semant la guerre et la misère autour du globe.

 

 

Nous appelons à la solidarité de classe autour des réfugié-e-s syrien-ne-s, à un nouveau rassemblement à 15h00 au square Edouard Vaillant derrière le formule 1. Nous exigeons une solution immédiate de logement de la part des institutions.

Humanitaire, l'impérialisme français ?  Les réfugié-e-s syrien-ne-s de St Ouen sont là pour en témoigner !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Saint-Ouen, #logement, #Impérialisme

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Publié le 20 Novembre 2013

Lutte pour le logement à Lyon : Stop aux expulsions !

 

Depuis plusieurs jours à Lyon, face à la dynamique d'ouverture des squats, les flics multiplient les interventions pour empêcher les réquisitions de logements. Le 20 novembre, ils sont intervenus dans deux lieux squattés.

Très vite, une mobilisation s’est organisée.

Une première alerte a permis de se rassembler à Vaise. Ceci a permis d’obtenir une victoire : le squat est resté ouvert. Les flics ont récupéré des preuves, ne pouvant procéder à une expulsion.

Un peu avant 15 heures, une nouvelle alerte a été lancée : un dispositif policier se mettait en place devant un squat dans le 7ème arrondissement. Nous étions une quinzaine, militant.e.s communistes et libertaires, squatteur.se.s et autres personnes solidaires, à nous rassembler devant le squat (dans un bâtiment appartenant au ministère de la défense). Nous avons vu et entendu les flics monter pour déloger les squatteurs pendant qu’une dizaine de crs nous empêchaient de rentrer dans l’immeuble. Un serrurier est arrivé vers 16h30 pour ouvrir la porte de l’appartement. Les deux personnes présentes à l’intérieur ont été interpellées vers 17 heures. Étant présents sur les lieux depuis plus d’une semaine, ils ont présentés des preuves, mais les flics ont tout de même procédé à l’expulsion qui est, de fait, illégale. Les deux camarades ont été emmenés au commissariat du 7ème arrondissement. Nous nous sommes retrouvés devant et avons bloqué la route en criant des slogans (« libérez nos camarades », « expulsion illégale »). La police nationale est intervenue au bout d’environ 10 minutes. Ils nous ont repoussés sur le trottoir à grand renfort de matraques. Mais cela ne leur suffisait pas : ils nous ont donc chargés sans sommation pour que nous ne restions pas devant le commissariat. Nous nous sommes fait-e-s taper, matraquer et insulter (« sale enculé », « salope »).

Après quelques minutes de face à face, nous avons fait le tour du commissariat pour retourner soutenir les deux personnes interpellées. Nous nous sommes à nouveau retrouvé-e-s face aux crs.

A 17h45 environ, les deux camarades ont été transférés dans un autre commissariat.

Nous dénonçons les politiques d’expulsion, poussant à la rue des populations précaires. Nous dénonçons la répression policière, au service des intérêts des bourgeois. Nous dénonçons la justice de classe qui permet aux flics d’agir impunément, pouvant ainsi opprimer le peuple à souhait pour renforcer le régime de la propriété privée.

Nous, communistes, soutenons les initiatives de réquisition de logements et la solidarité mise en place pour lutter contre les expulsions. Nous soutenons les deux camarades interpellés et saluons les rassemblements qui se sont organisés rapidement, ainsi que la solidarité de classe qui s’est mise en place face aux flics.

 

LIBERATION DES SQUATTEURS INCULPES ET ABANDON DE TOUTES CHARGES CONTRE EUX !!

REQUISITION PROLETARIENNE DES LOGEMENTS VIDES !!

SOLIDARITE AVEC LES SQUATS POPULAIRES EN LUTTE !!

 

OCFR / PCMF

 

Lutte pour le logement à Lyon : stop aux explusions !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #logement

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Publié le 14 Septembre 2013

Vendredi 13 septembre :

 

Cela faisait deux semaines que la place de Jaude était occupée par les sans logis et leurs soutiens. Lundi 2 septembre, 350 personnes se retrouvaient à la rue, parmi elles de nombreux sans papiers et demandeurs d’asiles. Au soir, elles se sont réfugiés dans l’église des Minimes, place de Jaude. Mardi matin à 4h, les occupants ont été pris pour cible par des fascistes (ou flics?) qui ont tenté de faire bruler l'Église, forçant ainsi à son évacuation.

Les sans-logis, les réseaux militants et des clermontois se sont donc mobilisés pour répondre aux besoins sanitaires les plus urgents en installant un campement sur le parvis de l’église.

 

La première semaine, il y a eu 3 manifestations de 500 à 800 personnes. La mobilisation et la solidarité se sont développées de manière ascendante.

Mais la semaine suivante, c'est une chape de plomb qui s'établie autour du lieu d'occupation. Les forces de répression se mobilisent et les flics sont de plus en plus nombreux autour du campement. Parallèlement les lieux se vident petit à petit, face à la pression croissante les sans logis, pour la plupart des demandeurs d'asile, se réfugient au Gymnase... tenu par la croix rouge et l'État français, coupant ainsi court à la solidarité de la place de Jaude. Face à cela, le mouvement décide de garder la place de Jaude en temps que point d'accueil et d'information.

Jeudi quelque fascistes et plus tard les CRS ont tenté de faire pression sur le lieu, les personnes présentes ont su les repousser.

 

Ce vendredi, les CRS ont rejeté les personnes encore présentes, hors de la place qu'elles occupaient. Une militante a été arrêtée, le reste a été matraqué. Refusant la répression, face à l'arrestation de l'une des nôtres, une quarantaine de personnes se rassemblent aux cris de "libérez notre camarade" devant la préfecture puis devant le commissariat central à Montferrand.

Face à la répression de l'état bourgeois, c'est la solidarité qui fait ses preuves.

 

Demain samedi aura lieu la fête de l'égalité et de la diversité, organisée par la mairie de Clermont Ferrand, responsable (in)direct de la répression du mouvement des sans logis. Nous devons à tout pris faire qu'elle ne se déroule pas comme prévu. Il faut la troubler, exiger :

- aucune poursuite contre la militante

- la régularisation de tous les sans papiers

 

et organiser la réquisition prolétarienne des logements vides

Lutte du logement à Clermont Ferrand

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #logement, #Clermont Ferrand

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Publié le 3 Septembre 2013

Depuis hier, une importante lutte se mène à Clermont-Ferrandsur le front du logement. En effet, lundi matin, ce sont 360 demandeurs et demandeuses d'asile, jusque là hébergé-e-s (entassé-e-s) à l'hôtel, qui se sont retrouvés à la rue. La cause officielle est un manque de subvention à l'association gestionnaire du 115 qui par défaut de moyen ne peut plus «assumer» leur hébergement.

 

Alors que l'agonie budgétaire du 115 était prévisible, rien n'a été prévu par la Préfecture pour leur trouver une solution de relogement, pas même un gymnase n'a été ouvert, et ce alors même que les enfants des nombreuses famille présentes effectuaient leur rentrée aujourd'hui.

 

Depuis leur expulsion des hôtels, la résistance s'organise. Cela fait deux jours que nous occupons la place de Jaude, place centrale et commerçante de Clermont Ferrand où se construisent en ce moment même d'inutiles nouveaux magasins et immeubles de bureaux.

 

La solidarité populaire se met en place, et des infrastructures de fortunes ont été installées par les militants et les demandeurs d'asiles pour acceuillir les 360 personnes qui dorment aujourd'hui à la rue.

 

Lundi soir nous avons décidé d'occuper l'église des Minimes afin que les familles puissent dormir au chaud. Durant la nuit de lundi a mardi, alors que tous le monde dormait, les occupants de l'église ont été pris pour cible (par qui ? Des fasicstes ou des policiers?). Ces derniers ont réussi à s'introduire à l'intérieur en forçant une porte et tenté de faire démarrer un incendie. Heureusement la vigilance de tous a permis d'évacuer les lieux et d'éteindre le feu. Cependant les 360 personnes ont fini à la rue.

 

Devant l'église suite à l'expulsion

Malgré ces intimidations la lutte continue, la place de Jaude est restée occupée Mardi. Une manifestation a rassemblé entre 500 et 700 personnes pour réclamer des logements décents pour tous.

 

 

Face à cette situation, les attaques réactionnaires n'ont d'égal que le cynisme de la préfecture, de la mairie et du Conseil Général.

Quand la lutte s'organise dans l'unité, l'Etat cherche à nous diviser, nous disperser afin de nous affaiblir et de faire baisser la tete à tous. Face à cela la détermination des familles et des militant-e-s reste sans faille et tous sont décidé-e-s à ne pas accepter les solutions de relogement précaires et au cas par cas. Avec eux et elles, nous exigeons un relogement pérenne. Hors de question que des familles retournent s'entasser avec leurs enfants dans des chambres d'hôtel sans aucun mobilier, en attendant la prochaine expulsion.

Cette situation n'est pas une catastrophe sociale, mais bien un crime de plus de ce système capitaliste. Les classes populaires, qu'elles soient originaires de l'Etat Français, ou bien immigrées subissent l'exploitation. Quand elles ne crèvent pas dans les usines, elles dorment dans les rues. Manque de moyens nous dit on? Pourtant le Parti Socialiste, représentant actuel de la bourgeoisie française, sait trouver de l'argent quand il s'agit de mener des guerres impérialistes au Mali ou en Syrie. Nous exigeons l'acceptation de leur statut de réfugié-e-s. Il sait débloquer les fonds nécéssaires pour entretenir ses chiens de gardes, ses flics, ses juges et autres garant-e-s de l'ordre social établi. D'un côté, les exploiteurs au pouvoir sont capables de sortir des millions d'euros pour renflouer les capitalistes qui sont responsables de la crise. De l'autre, ils sont incapables de loger dans des conditions correctes les hommes et les femmes qui fuient leurs pays que les différents impérialismes ont rendu invivables.

Face aux crimes de la bourgeoisie, notre lutte ne doit pas être humanitaire. Bien sûr la situation est tragique mais nous ne sommes pas des bonnes soeurs, des âmes charitables qui rachètent leur conscience en gérant la misère. Pour nous cette lutte est politique, c'est un combat contre le système capitaliste et l'ensemble des horreurs qui en découlent. Sur le front du logement, nous ne pensons pas que l'Etat puisse garantir des logements pour tous et toutes, qu'un jour il sera capable de mener des politiques de réquisition conséquentes des appartements vaquants. Car nous savons pertinemment que la spéculation immobilière, qui permet d'investir des capitaux et de générer du profit, est inhérente au système capitaliste, et qu'elle est basée sur une pénurie organisée dont patissent les plus précaires d'entre nous. C'est à nous de nous organiser, de rester uni-e-s et solidaires pour réquisitionner les logements vides et exiger de l'Etat qu'il accepte ces réquisitions.

La victoire ne se quémande pas, elle s'arrache par la lutte. C'est par notre lutte à Clermont-Ferrand que les 360 demandeurs d'asiles arracheront la dignité dont ils et elles ont été privé-e-s, c'est seulement ainsi que nous pourrons relever la tête et prendre nos affaires en main.

 

 

FACE A LA CRISE DU LOGEMENT, A LA FERMETURE DU 115 ET AUX ATTAQUES FASCISTES

ORGANISONS LES REQUISITIONS ET L'AUTO-DEFENSE POPULAIRE

 

Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 29 Mars 2013

Face a la fin de la trêve hivernale

Tous uni-e-s sur le front du logement!!!

 

En cette période de fin de trêve hivernale la question du logement revient sur le devant de la scène de façon tragique. Une fois encore, c'est la reprise des expulsions qui s'annonce avec son lot de malheurs et de situations dramatiques. Que ce soit l'UMP ou le PS qui dirige l'État cela ne change strictement rien pour les milliers de prolétaires qui vont se retrouver a la rue. Et ce d'autant plus que de plus en plus d'entre eux subissent le chômage.

La question du logement n'est pas un problème neutre. Elle est une des contradictions les plus violente de la société capitaliste. D'un coté la bourgeoisie vit dans de jolies villas, peut se permettre de multiplier les résidences secondaires, de laisser inoccupés un nombre incroyable de logements vacants. De plus, cette classe parasite spécule sur la misère pour se garantir un tôt de profit maximum.

De l'autre les classes populaires, les travailleurs pauvres, les précaires, les chômeurs, nous, le prolétariat. Nous vivons dans les taudis, les HLM, les cages à poules, les logements de fortune. Notre classe s'esquinte au travail pour produire l'ensemble des richesses de la société et ne nous est reversé qu'une part infime de la plus e du travail. La condition de la classe ouvrière ? Trimer pour que des patrons puissent vivre grassement, travailler pour un salaire «minimum», qui bien souvent n'est même pas suffisant pour permettre de vivre dignement.

Ce ne sont pas les possédants qui se demandent au jour le jour comment payer les factures, le loyer, comment faire les courses. Bien souvent les propriétaires de logements sont également ceux qui détiennent les moyens de productions. Ils nous font travailler pour eux : avec la plus-value de notre travail ils peuvent acquérir des appartements, des maisons. Ce sont ces même logements qu'ils louent aux ouvriers, ainsi ils peuvent récupérer une partie du salaire versé aux travailleurs.

 

Si nous analysons les choses jusqu'au bout, c'est la classe ouvrière qui produit les richesses de la société, c'est elle qui construit les logements. Les patrons eux bénéficient du fruit de ce travail car ce sont eux qui possèdent les moyens de production. Les appartements qu'ils louent aux prolétaires sont le fuit direct de l'exploitation des travailleurs. C'est une des raisons pour lesquelles nous disons que la bourgeoisie est une classe parasite et que c'est à la classe ouvrière de diriger la société.

 

Face aux problèmes du logement beaucoup en appellent a l'intervention de l'État pour qu'il réquisitionne les locaux laissés vacants. Seulement voilà l'État n'est jamais qu'un outil permettant la domination d'une classe sur une autre, sont rôle n'est jamais neutre. Dans une société capitaliste comme la nôtre, l'appareil d'État est aux mains de la bourgeoisie.

Ne soyons pas dupes, les possédants n'ont aucun intérêts a redistribuer les logements vacants : ils ont intérêt à entretenir une fausse pénurie pour pouvoir spéculer. Par conséquent, en appeler aux exploiteurs et au droit pour mettre fin a la situation qu'ils ont eux même créé n'est qu'une illusion.

 

Si des quartiers sont menacés de destruction, que la bourgeoisie cherche par des « rénovations » à nous en expulser, si des familles sont menacées d'expulsions, comptons sur notre solidarité de classe pour organiser l'autodéfense, pour faire face ensemble aux flics et aux propriétaires. Des réquisitions, il en faut. Pour cela c'est nous devons nous organiser dans un large front du logement. Former des comités dans les quartiers, dans les usines, et agir par nous même et selon nos propre règles. Si des logements sont vacants, organisons des réquisition populaires. Si nous restons seuls et seules et que nous essayons de nous défendre individuellement nous perdrons. Par contre si nous réagissons collectivement aux expulsions, alors nous sommes une force capable de reprendre nos affaire en main. La question du logement, c'est une question de dignité, une question de classe !

 

Tous uni-es sur le front du logement!

Organisons les réquisitions et l'autodéfense populaire!

Tract à propos de la fin de la trêve hivernale

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tract, #logement, #Clermont Ferrand

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