Publié le 27 Janvier 2016

Samedi 30 Janvier a lieu à Paris la manifestation contre l’état d’urgence. Un comité anti-guerre national se met en place, et appelle à rejoindre la mobilisation dans un cortège anti-guerre. L’OC-FR soutient cette initiative et appelle aussi à rejoindre la manifestation sur une base anti-impérialiste, parce que l’état d’urgence, c’est d’abord une conséquence de la guerre.

Suite aux attentats de novembre, l’état a durci sa politique. Dans sa politique intérieure, a surgi l’Etat d’urgence et son lot de mesures répressives. L’état d’urgence doit empêcher toute contestation, alors que la France doit justifier ses guerres. Elle prépare les esprits à la guerre et veut nous forcer à croire en une « nécessité » à mener la guerre pour les intérêts de la France. C’est en réalité pour les intérêts de sa bourgeoisie que la France est en guerre, mais c’est à nous de la payer. Pour ce qui est de la politique extérieure, dès le lendemain des attentats le gouvernement a envoyé ses avions bombarder la ville de Raqqa, capitale de Daesh. Hollande s’est servi du traumatisme qui a suivi les massacres de Paris pour justifier un plan de guerre, recherchant ainsi l’unanimité de la population dans un réflexe d’auto-défense.

Cette guerre n’est qu’un nouveau prétexte pour intervenir en Syrie et consolider la position de la France vis à vis de ses alliés (Israël, Turquie, Armée syrienne Libre,…) et de ses ennemis ( Bachar-el-Assad, Daesh). L’intérêt réel des peuples de la région, à savoir la garantie d’une paix durable, ne sera jamais assuré par l’intervention de la France ou de l’OTAN.

Les peuples pour se défendre de Daesh n’ont pas besoin de soldats bleu-blanc-rouge qui les instrumentalisent ! Ce sont ces peuples, Syrien, Kurde, Palestinien, Assyrien, Yezidi, Berbères ... Qui ont subi de la part de Daesh des « vendredi 13 Novembre » par dizaines et par centaines. Ce sont eux qui ont intérêt à en finir avec ce monstre autoproclamé « Etat Islamique ». Ces peuples, avec les faibles moyens dont ils disposent, ont déjà prouvé leurs capacités à vaincre Daesh. Saleh Muslim, président du Parti de l’Union Démocratique ou PYD déclarait à ce sujet : «Si la France nous avait donné l’argent qu’elle a dépensé pour les frappes aériennes en Syrie, à savoir 300 000 euros par bombe en comptant tous les frais d’entretien du matériel, avec une pareille somme, nous en aurions fini avec Daesh en une semaine». Dans le Rojava au Nord de la Syrie, les forces kurdes ont su unir tous les peuples avec elles pour affronter l’ennemi et tenter de construire un bastion contre toutes les oppressions et pour les droits des travailleurs.

Au lieu de ça, les autorités françaises parlent d’un conflit sur le long terme, de plusieurs années… Et pourtant la presse française reconnait la valeur militaire des Kurdes dans ce conflit : « Les Kurdes syriens du Parti de l’union démocratique (PYD) et leur bras armé, l’Unité de protection du peuple (YPG) […] sont la seule force locale capable de prendre Raqqa avec l’appui de la coalition, […] ceux-là mêmes qui ont repris aux djihadistes la ville de Sinjar, le 13 novembre. » (Le Point, 26 novembre 2015)

Refusons de cautionner les guerres d’agression de l’Etat Français ! Tous à la manifestation du 30 Janvier !

Le rôle peu clair de la France

Ainsi du côté français on pense que la coalition doit se servir des Kurdes, mais on continue d’appuyer la Turquie qui travaille avec Daesh pour asseoir son pouvoir dans la région. On refuse d’exiger un corridor humanitaire pour que les révolutionnaires du Rojava puissent circuler librement en Turquie (pour que les militant-e-s présent-e-s en Turquie puissent rejoindre les cantons de Rojava), pour que des aides (médicaments, matériel de reconstruction) puissent arriver sur ce territoire qui résiste à Daesh. En 2013, à Paris, trois militantes kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan, Leyla Saylemez se faisaient assassiner. Depuis, la justice qui soupçonne les services secrets turcs n’a jamais fait le nécessaire pour déclassifier les documents et tenter d’identifier les commanditaires.

Il n’y a pas de bonne raison d’envoyer l’aviation ou les troupes françaises où que ce soit. Il n’y a pas de cause noble pour porter la guerre dans des pays lointains, surtout quand on sait les résultats que donnent les frappes aériennes. Il n’y a aucun peuple qui demande à être bombardé par le « pays de Rousseau et Voltaire ».

Non à l’intervention en Syrie !

Tous à la manifestation du 30 Janvier à Paris !

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 18 Janvier 2016

Agressions du réveillon : halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe !
 
Nous, militant-e-s de l'OC-FR, souhaitons apporter notre soutien aux femmes victimes d'agressions et de viols lors du réveillon en Allemagne et notamment à Cologne.
Des centaines de femmes ont été agressées aux abords de la gare de Cologne la nuit de la saint Sylvestre. La police a été critiquée pour son manque de réactivité. Les fascistes allemands accusent les réfugiés d'être à l'origine des agressions qui auraient été planifiées.
 
Nous mêmes avons l'expérience de ce genre de situation. Nous nous étions mobilisés à Lyon suite à des viols en série objets d'une récupération raciste par les fascistes lyonnais. Aujourd'hui, plusieurs semaines après, le défoulement médiatique continue contre les réfugiés.
 
La violence contre les femmes est un outil de répression patriarcale.
 
Oui, ces attaques étaient planifiées.
Lorsque des hommes sortent faire la fête, chercher des femmes fait partie de leurs objectifs et de leurs attentes.

Pour ces prédateurs, les femmes ne sont pas actrices de la fête. Elles sont des objets à consommer, au même titre que l'alcool. Si elles sont dans l'espace public, à fortiori dans un moment festif, elles sont disponibles. 
Lorsqu'ils sont en groupe, dans un espace public où ils retrouvent d'autres groupes masculins, ils se sentent renforcés et ont des objectifs et attentes supérieurs, conformément à leurs moyens supérieurs.
Cette façon masculine de faire la fête dans l'espace public sur le dos des femmes est commune à toutes les sociétés patriarcales.
 
Elle est une pratique d'autant plus commune aux hommes des pays impérialistes habitués à avoir tous les droits sur celles et ceux auxquels ils assignent une place sulbaterne dans la société. Les viols collectifs sont là pour réaffirmer cette impunité masculine et impérialiste. Ces temps festifs sont des temps de terreur. S'attaquer aux femmes et enfants des pays dominés est un moyen d'attaquer l'ensemble de la société jusque son intimité et de la déstabiliser. Les femmes des pays dominés sont dans des pays dont la place dans la division internationale du travail est le tourisme assignées à la prostitution, on les importe dans les pays impérialistes pour y assurer les mêmes tâches.
Les pratiques dont sont accusés les réfugiés sont le miroir des pratiques barbares des hommes des pays impérialistes.
Ce que mettent en avant les fascistes allemands, c'est une guerre dont le corps des femmes serait l'un des terrains, un objet de conquête. Ce ne sont pas les femmes allemandes qu'ils défendent, mais leur propriété sur elles.
 
Rappelons que les réfugié-e-s ont fui un pays en proie à une guerre fomenté par les impérialistes et où oeuvre une organisation réactionnaire qui commet des viols et réduit en esclavage les femmes, beaucoup sont traumatisé-e-s suite aux tortures dont ils ont été victimes. La guerre qu'il y a, sur le sol allemand, c'est la guerre que mène le patriarcat en Allemagne contre les femmes qui y vivent.
 
État et fascistes au service du patriarcat
 
Nous ne comptons ni sur les fascistes ni sur les institutions pour assurer la sécurité des femmes.
 
En effet, l'état est là pour permettre aux dominant-e-s de conserver leur pouvoir. Il n'intervient que lorsque les exactions contre les catégories de la population victimes d'oppression devient une menace elle même contre ce pouvoir.
 
Les agressions du nouvel an paraissaient normales à la police car elles font partie des violences acceptables contre les femmes. Il a fallu pour qu'elles ne le soient pas que des primo arrivants soient accusés de s'être attaqué à la propriété des hommes allemands. Il a fallu que le nombre de violences dépasse un seuil acceptable pour qu'elles soient condamnées, car un niveau normal de violence l'est tout à fait, acceptable. Il a fallu une mobilisation des victimes.
 
La plupart du temps, l'Etat se contente d'exercer des violences contre les catégories de la population opprimées et / ou exploitées. Ainsi, les policiers commettent des agressions et viols contre les femmes migrantes, prostituées, prévenues. La justice réprime les femmes qui tentent de se défendre face aux violences patriarcales.
 
Nous, communistes, ne considérons pas qu'il existe un seuil acceptable de violences patriarcales. Nous ne considérons pas un système économique, social et politique qui asservit les femmes comme acceptable. Nous le considérons obsolète, à détruire.
Le capitalisme et le patriarcat pourrissant engendrent des violences insupportables. Les fascistes défendent cet ordre capitaliste et patriarcal.
Ils promeuvent une société où les femmes restent à la place que le patriarcat leur assigne, à la maison, à la cuisine. Ils agitent les agressions commises à Cologne pour expliquer aux femmes que sortir est dangereux. Or, la plupart des agressions commises contre les femmes le sont dans l'espace privé, par leur conjoint. Dans 85% des cas les femmes connaissent leur agresseur et 60% des viols ont lieu au domicile de la victime. Ce qui est le principal danger, pour les femmes, ce sont les rapports de soumission qui s'exercent dans l'espace domestique.
 
Les fascistes se battent pour une société où les femmes sont livrées pieds et poings liés aux hommes et où leur corps leur appartient, où l'on passe de la tutelle paternelle à celle du mari, où l'on a aucun contrôle de son corps par la contraception ou l'avortement.
 
 
Ils agressent les femmes racisées, ils agressent les militantes, ils commettent des agressions sexuelles et des viols contre elles.
Des milices fascistes représentent un grand danger pour les femmes.
Nous ne pouvons compter que sur les femmes elles mêmes et leur solidarité pour être en sécurité. Sortir de l'isolement dans lequel les maintient le patriarcat, créer des solidarités, s'organiser, répondre aux violences, manifester, lutter, entre femmes, voilà quelle est la voie à suivre.
A Lyon, en 2011, avec les femmes d'autres organisation, nous avions repoussé les fascistes et la police lors d'une manifestion en non mixité.
Nous soutenons l'organisation des femmes en non mixité. Nous soutenons les féministes. Nous connaissons la violence de la répression sexiste contre les féministes. Nous considérons que la vie des femmes compte. Les violences et crimes sexistes sont des actes antagoniques et refusons de considérer que leurs auteurs font partie de notre camp.
 
Nous appelons à la solidarité avec les migrant-e-s, à la solidarité avec les victimes de violences sexistes.
Agressions du réveillon, halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #Répression, #Antifascisme, #Allemagne, #Sans-papiers

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Publié le 2 Janvier 2016

2016 : la planète noyée sous le pétrole 
Analyse de l’OC-FR sur le marché pétrolier
 
2016 va battre un nouveau record : jamais le coût du pétrole et donc des carburants n’a été aussi faible. Les prix des matières premières et des produits miniers de façon générale (or, charbon, cuivre, gaz…) ont chuté de 10 à 50%. Toutes ces matières premières ont chuté sur le marché en 2015, mais celles qui ont la visibilité et la conséquence la plus immédiate, sont les hydrocarbures. Jamais les impérialistes n’ont exploité autant les énergies fossiles que sont le pétrole et le gaz de schiste. A force de pomper, tout les records ont été battus en 2015. 
Cette donne change donc de la situation du début de la crise économique mondiale, en particulier en Juillet 2008 lorsque le prix du pétrole s'était envolé du fait de la spéculation (les médias parlaient alors de "nouveau choc pétrolier"). La spéculation permet de faire circuler les capitaux lorqu'il n'y a pas de débouchés dans la production du fait de crises. Ils viennent faire monter le cours de l'or, de l'immobilier, du pétrole de façon artificielle jusqu'à ce que la bulle éclate et qu'ils aillent se fixer ailleurs. Un cours du pétrole élevé entraînait des investissements dans l'extraction du pétrole et les activités et sociétés associées.
Cette époque est finie. Aujourd’hui, le prix du gazole, principal carburant en France, vaut en moyenne 99,35 centimes d’euros le litre. 
 
Cette baisse s’explique par la surproduction et donc la surexploitation des réserves pétrolières, et des matières premières ; ce qui provoque une suroffre. C’est la conséquence de la compétition inter-impérialiste mondiale dans la lutte pour dominer le marché, écouler les stocks et asphyxier les concurrents. (C’est la même logique qu’avec les surplus agricoles : l’intensification de la production agricole amène les agriculteurs à supprimer une partie de leur production pour maintenir sa valeur, et ne pas voir les grandes surfaces baisser les prix auxquels elles leur achètent les légumes, la viande, le lait etc.) 
C’est aussi la conséquence de l’augmentation effrénée des capacités de production depuis plusieurs décennies, notamment avec la fracturation hydraulique. Elle permet aux Etats-Unis de doubler leur production de pétrole, et de largement diminuer leur besoin d’importer.
D’autres états, comme la Chine, l’Afrique du Sud, l’Australie, la Russie et le Canada, prennent la même voie que les Etats Unis, ce qui déstabilise les pays du golfe qui intensifient la course aux prix les plus bas et à l’extraction pétrolière, pour tenter de conserver leur hégémonie sur le marché. Or plus les prix baissent, plus il faut extraire. C’est un cercle vicieux dont on ne se sort que par une crise.
Pendant ce temps, la Chine, premier importateur mondial de pétrole, baisse sa demande, en même temps que sa croissance ralentit. Il y a donc de plus en plus de pétrole sur la marché, mais de moins en moins de demandeurs.
Dans le même temps, les investisseurs sont de moins en moins nombreux à être attiré par les activités pétrolières, du fait de la faiblesse du prix du pétrole, excepté pour l'extraction de gaz de schiste. Or les activités pétrolières et leurs fournisseurs sont eux-mêmes consommateurs de pétrole. C'est le serpent qui se mord la queue.
La consommation de pétrole a pourtant fortement augmenté dans le monde. Jamais il n’y a eu autant de livraisons de carburants routiers qu’en 2015 !
Les principaux acteurs de cette concurrence mondiale sont les Etats-Unis, et les pétro-monarchies arabes du golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis, Koweit…). Ce sont ces acteurs qui fixent les prix avec le cartel de l’OPEP, cette dernière contrôlant 30% de la production brute mondiale.
La situation devrait s’intensifier avec la fin de l’embargo pétrolier sur l’Iran, qui détient 13 % des réserves mondiales de pétrole, au grand détriment de ses rivaux voisins, en particulier l’Arabie Saoudite. Le prix du baril devrait donc rester en dessous de 60 dollars en 2016. L’OPEP maintient ses quotas de production à 32,12 millions de barils par jour. De son côté, la production Russe atteint le record de 10,78 millions de barils par jour.
 
La France prend sa part, en particulier en Afrique. Elle utilise aussi ses colonies pour accéder à des réserves d’hydrocarbures. C’est le cas au large de la Guyane, et potentiellement dans les territoires en Antarctique, au large des îles Eparses dans l’Océan Indien et dans les terres australes.
Lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait promis de réformer le code minier, pour limiter les prospections pétrolières. Au contraire, après avoir été élu, l’une de ses premières mesures a été de donner à Total et Shell des droits d’exploration et d’exploitation en Guyane. Depuis, les forages d’hydrocarbures se sont enchainés sur le territoire de l’état français métropolitain et d’outre-mer.
Des prospections pour le gaz de schiste sont également menées dans la vallée du Rhône, en Ardèche, dans les Cévennes, en Seine et Marne… Si ce gaz venait à être exploité, cela modifierait définitivement la géographie et la géologie de ces territoires. Les populations se verraient expropriées et chassées au nom du service public énergétique, véritable enjeu stratégique pour l’impérialisme français. L’état Français et l’UFIP (le lobby des pétroliers français) connaissent la place centrale dans la politique d’exportation et de commerce extérieur que constituent les éléments d’hydrocarbures et énergétiques. Ce n’est pas pour rien si la France concentre autant de centrales nucléaires, et exploite à travers le monde autant de mines de charbon et de gaz. L’état Français investit directement et massivement dans ce secteur, pilotant la politique de grands groupes monopolistiques. Elle organise des entreprises publiques, et participe au capital des  entreprises privées. L’état détient par exemple plus de 10% du capital de CGG, une entreprise française dont le rôle est de trouver à travers le monde de nouveaux gisements. Elle est particulièrement active en Afrique et au Proche Orient.
La France participe à une lutte pour la conquête de nouveaux territoires vierges, et riches en ressources, en particulier aux cercles polaires. Avec la fonte des glaces et le réchauffement climatique, de nouvelles zones à explorer s’ouvrent pour les impérialistes, peu importe les conséquences mondiales que cela pourra avoir sur la planète et l’humanité.
 
Dans cette concurrence effrénée, un nouvel acteur est entré sur le marché mondial : Daech, qui  contrôle 60% des champs pétroliers en Syrie, et certains puits en Iraq et en Libye. A l’échelle internationale c’est un petit producteur, mais à l’échelle régionale il commence à faire de l’ombre aux monarchies arabes. Daech a une capacité de production de 40.000 barils de pétrole par jour. A titre de comparaison, Total fournit 2,3 millions de barils de pétrole par jour. Rien d’étonnant donc, à ce que la France soit en guerre en Iraq et en Syrie, et a priori bientôt en Libye.
 
La crise pétrolière sera inévitable. Les réserves ne sont pas illimitées, cette source d’énergie n’est pas renouvelable.
Les conséquences seront mondiales et dévastatrices. Cette crise impactera l’ensemble de l’économie tant les industries dépendent du pétrole. Elle amènera dans son sillage crises de production et crises alimentaires. 
Qu’il s’agisse de l’industrie de la chimie, agricole, plastique, automobile, textile, ferroviaire, aéronautique, aéronavale, aérospatiale… Toutes dépendent des hydrocarbures et conditionnent notre mode de vie d’aujourd’hui.
L’agriculture intensive étant un secteur particulièrement dépendant des hydrocarbures, la crise du pétrole amènera des crises de production agricoles et alimentaires. Cela signifiera l’expansion des famines et des émeutes de la faim comme en 2008 lors de la crise alimentaire mondiale.
Cette crise pétrolière plongera des états comme le Venezuela ou l’Angola (qui sont au bord de la faillite, et dont les économies, non diversifiées, dépendent exclusivement de ces ressources) dans le désastre. Ils ne peuvent déjà plus suivre, aujourd’hui, les quotas imposés par l’OPEP. Ces états dont la source principale de revenu provient du pétrole devront trouver d’autres sources financières, et réduiront drastiquement leurs budgets, avec les risques que cela implique pour la population. Le Nigéria avait par exemple réussi à faire effacer une partie de sa dette, mais la crise pétrolière l’obligera à s’endetter massivement à nouveau pour faire face à ses obligations budgétaires. Les pays impérialistes feront tout pour les faire payer.
Même l’Arabie Saoudite, leader mondial sur le marché du pétrole, se rapproche de la crise. L’agence de notation américaine Standard & Poor’s prévoit qu’en 2016 son déficit budgétaire atteigne 16% de son PIB, alors qu’il n’était jusque là que de 1,5%. Cette course effrénée qui vise à écouler les stocks est aussi une course effrénée vers la chute. C’est pourquoi ce pays a tout intérêt à s’opposer à l’Iran, qui le concurrencera directement. L’Arabie Saoudite mène déjà une politique belliciste à l’égard de ses voisins qui peuvent lui faire de l’ombre sur le marché pétrolier. Elle domine la vie politique de voisins comme le Bahreïn. Avec l’Egypte, et les armes vendues par la France, l’AS est actuellement en guerre au Yemen pour soumettre le pays et sa population à des plans d’hégémonie régionale. 
 
Pour l’OC-FR il est urgent de construire l’unité anti-impérialiste. Les grandes puissances nous mènent à perte et à la destruction. Elles vident nos ressources sans se préoccuper de l’avenir, elles détruisent nos territoires sans se préoccuper des peuples, elles saccagent nos conditions de vie et de travail en exploitant la classe ouvrière tant qu’elles peuvent. Lutter est une question de survie.
Il faut stopper cette sur-production qui caractérise le système capitaliste et l’anarchie de son mode de production. C’est urgent. 
Avec la crise économique, et la baisse tendancielle du taux de profit, les capitalistes se sentent obligés de trouver de nouveaux moyens pour préserver leurs parts de marchés, au détriment des peuples et des classes populaires. 
Il faut exproprier les multinationales et toutes les compagnies pétrolières. Il faut planifier notre production, et prendre en compte nos besoins réels de consommation. Tout cela n’est possible qu’avec le socialisme, si nous faisons une révolution.
 
Cette situation est l’héritage que les capitalistes nous laisseront et que nous devrons gérer, le jour où nous construirons le socialisme après la révolution. Nous ne voulons pas avoir la responsabilité des désastres mondiaux des capitalistes. Nous voulons hériter d’un monde sain, propre, cultivable, et non du chaos. Il faut donc lutter dès maintenant contre les projets des capitalistes. Il faut nous opposer aux nouveaux forages, aux prospections minières, les empêcher d’épuiser nos sols, de rendre notre air irrespirable, et nos eaux empoisonnées.
 
 
A bas l’impérialisme ! Vive le socialisme !
La planète noyée sous le pétrole

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #environnement

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