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Publié le 28 Février 2017

Pas de trêve ! Ces élections ne sont pas les nôtres !

 

Après le mandat présidentiel de François Hollande, la désillusion quant à la possibilité de voir les choses changer par les élections est massive dans les classes populaires.

La politique anti-ouvrière, impérialiste, sexiste, raciste, islamophobe menée par le PS a ouvert les yeux de beaucoup sur l'arnaque que constitue l'alternance.

De droite ou de gauche, les politiciens servent le même intérêt, et ce n'est pas le notre, c'est celui des bourgeois-e-s.

Les primaires de gauche, l'affaire Fillon, la candidature de Hamon, de Macron, ne sont que des tentatives par les médias de tenter de relancer notre intérêt pour ces élections en ré-ouvrant un jeu qui apparaissait totalement verrouillé. Mais ne soyons pas dupes, le jeu électoral est un jeu bourgeois dans lequel nous n'avons rien à gagner.

 

Comme ils sont loin des préoccupations des ouvriers et ouvrières,

ces politicien-ne-s !

Ils ne s'adressent qu'à la partie la plus retardée d'entre nous.

Cette partie est celle qui se désolidarise des ouvrier-e-s issu-e-s des pays dominés par la France pour se réserver les postes les mieux payés de la production.

Elle préfère les miettes que la bourgeoisie veut bien lui concéder en échange d'un soutien à la politique impérialiste de rapine qu'elle mène.

C'est à elle que s'adresse Marine Le Pen. C'est aussi à elle que s'adresse Mélenchon dans ses sorties islamophobes et racistes car c'est une partie de nationalité française de la classe ouvrière qui donc posséde le droit de vote.

Les propositions des candidats dits progressistes nous paraissent être de la poudre aux yeux. Pôle emploi radie en masse les chômeurs. Les CROUS tardent à filer leurs bourses minables aux étudiant-e-s. Le smic reste au raz des pâquerettes chaque année. Les CAFs ne versent que des miettes en aides sociales.

La Loi Travail permet aux patron-ne-s de faire baisser nos salaires et de nous virer comme ils veulent.

Comment croire que les capitalistes vont accepter de nous donner un revenu universel ?

Nous ne condamnons pas ceux et celles qui iront voter. Tous et toutes nous avons envie d'agir sur notre situation sociale et tout est fait pour nous faire croire que les élections le permettent.

Cependant, nous portons un autre ordre du jour, un ordre du jour de lutte de classe, anti-impérialiste, anti-fasciste et féministe.

 

Dans notre société, des parts importantes des classes populaires et de la petite bourgeoisie sont en lutte.

 

Nous sommes dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée du monde et les ouvriers, ouvrières et technicien-ne-s n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. 

À PSA, dans d'autres boites de l'industrie, comme chez les agents de sécurité et les conducteurs d'Uber, les travailleurs et travailleuses luttent pour obtenir des augmentations, des primes. Leur travail remplit les poches des patron-n-e-s, ils et elles en ont assez de les voir s'engraisser grâce à eux et elles.

Dans leurs lieux d'habitations, ils et elles sont sous étroite surveillance policière. Les violences policières dont la jeunesse des quartiers populaire est victime, ils et elles en ont assez. Le meurtre d'Adama Traoré, le viol de Théo, les violences sexuelles contre les lycéen-ne-s du XIXème, les milliers de perquisitions contre des musulman-e-s, les mosquées saccagées, la liste des exactions commises les derniers mois est longue. La révolte gronde dans les quartiers populaires qui se sont mobilisés sans tomber dans les pièges tendus par le PS.


Une large partie de la classe ouvrière vient des pays dominés par la France, elle est l'objet d'une répression raciste et coloniale. Nous sommes dans un pays ségrégationniste où en fonction de sa couleur de peau, on se voit réserver les postes les plus bas dans la production. 

Les ouvriers et ouvrières réclament un salaire égal à travail égal, des groupes non mixtes de personnes issues des pays dominés par la France s'organisent. Le viol de Caïs, un petit garçon de 4 ans, la réouverture du Bal Nègre ont été l'objet de mobilisations ces derniers mois. Nous appelons à la manifestation pour la justice et la dignité du 19 mars.

 

La France est une puissance impérialiste en guerre. Elle impose son ordre dans ses colonies. Dans ses territoires dits "d'outre mer" elle maintient des économies coloniales et réprime les revendications culturelles et politiques nationales. 

La situation n'est pas apaisée au Pays basque où des militant-e-s sont interpellé-e-s et incarcéré-e-s. Le PS est un ennemi des revendications des peuples en luttes, nous exigeons l'amnistie des militants et militantes basques.

Le PS a également redécoupé les régions au détriment des catalan-e-s et occitan-e-s, réprimé le mouvement indépendantiste corse.

Il n'a su que semer la guerre et le chaos, d'abord en Syrie, Iraq, Mali, Centrafrique, poussé des milliers de gens à la fuite, maltraité les réfugié-e-s. En Palestine, l'État Français continue à soutenir les revendications réactionnaires pro-sionistes, refusant toujours de reconnaître l'état palestinien et le droit à l'autodétermination. Il soutient aussi Erdogan et le gouvernement turc dans sa répression des mouvements kurdes et leurs alliés progressistes. 

L'État français travaille pour maintenir les profits de ses grands groupes financiers et industriels. Pour cela, le gouvernement socialiste était prêt à tout pour favoriser sa politique impérialiste, de conquête des marchés au sein de la concurrence inter-impérialiste. 

Au mépris de l'environnement, de ce que peut supporter la Terre, de la survie à long terme des espèces vivantes y compris de l'espèce humaine, la France poursuit une politique destructrice, un écocide. Malgré les protestations populaires, elle poursuit sa politique énergétique, nucléaire, du charbon, prépare des forages de gaz de schistes, construit l'aéroport de Notre Dame des Landes, la Nouvelle route du littoral à La Réunion, ou la LGV Lyon-Turin. À coups de Greenwashing lors de la COP 21, le gouvernement a voulu nous faire croire qu'il se préoccupait de l'écologie, mais les pics de pollution se maintiennent, le tout-voiture continue à dominer nos villes, ils continuent à raser des forêts, à bétonner les sols, et la situation se dégrade.

 

Les femmes et les minorités de genre et d'orientation sexuelle n'ont reçu que du mépris de la part du gouvernement. Il n'a satisfait qu'aux revendications bourgeoises des milieux LGBT, laissant de côté les personnes trans et les lesbiennes, incarcéré les femmes qui se défendent contre un mari violent, interdit le burkini, arraché les voiles des femmes, exclut de l'espace public les femmes voilées. 

Face au patriarcat, au racisme et l'exploitation, les femmes et minorités de genre et d'orientation sexuelle résistent et s'organisent. Nous appelons à manifester le 8 mars à 19h30 à  Belleville.

Nous sommes dans un pays qui vit depuis plus d'un an sous état d'urgence et ce n'est pas pour rien : les contradictions sont fortes dans la société. L'Etat d'urgence n'a pas empêché les manifestations contre la loi travail, n'a pas empêché les émeutes en banlieue, la ZAD de tenir. 

Nous ne sommes pas dans un contexte où le jeu démocratique fonctionne, nous sommes dans un contexte où l'ordre règne grâce aux matraques, aux tonfas, aux lacrymos et aux hélicoptères.
 

Nous n'avons rien à attendre de ces élections, le changement, c'est nous, c'est notre organisation et notre détermination qui les permettront. 

Les militant-e-s de l'OC-FR n'appellent pas à voter aux présidentielles. Nous soutenons les initiatives menées contre les candidats aux élections et la manifestation "1er Tour Social" organisée le 22 avril place de la République.

 

Imposons notre ordre du jour par la lutte !

Pas de trêve, ces élections ne sont pas les nôtres !

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Publié le 24 Novembre 2016

Face aux attaques fascistes, solidarité !
 


La librairie libertaire, la Plume noire, a été l’objet d’une attaque fasciste samedi 19 novembre dans le quartier de la Croix Rousse. 
Après un rassemblement des fascistes contre un projet de reconversion d’une église désaffectée en centre d’affaires, un groupe nombreux de fascistes s’est dirigé vers 18h, vers la librairie, connue pour être un lieu militant reconnu du mouvement libertaire lyonnais. 
La CGA Lyon explique dans son communiqué qu’une douzaine de personnes se trouvaient dans la librairie lorsque le lieu fut attaqué violemment par les fascistes. Heureusement, les personnes présentes ont pu se défendre, empêchant les fascistes d’entrer, mais les dégâts matériels sont tout de même nombreux, et il y a des blessé-e-s. Un volet métallique a été enfoncé, les vitres sont détruites. Le communiqué de la CGA Lyon explique également que les attaquants sont repartis en scandant « on est chez nous », « la France aux Français » et « mort aux juifs ».
La semaine précédente, c'est le bar la Rumeur à Nantes qui a été attaqué, le Gud Lyon de passage revendique l'attaque. Le même jour, des militant-e-s des JC ont été agressé-e-s à Lille. Quelques jours plus tôt, des antifascistes parisien-ne-s ont été blessés lors d'affrontements avec l'Action Française qui manifestait ce soir là pour le 11 Novembre.  

Nous souhaitons exprimer notre soutien aux militant-e-s libertaires et antifascistes qui ont subi ces agressions. Nous exprimons aussi notre colère, face à ce mouvement fasciste qui se développe, s’exprime et agresse librement.

Cet événement n’est malheureusement pas un fait isolé à Lyon. Les agressions fascistes ne sont pas nouvelles dans la région. Cela fait de longues années, que différents groupes fascistes et ultra-réactionnaires s’organisent et agressent des militant-e-s politiques, syndicaux, associatifs, mais surtout tous ceux et toutes celles qui ne partagent pas leur vision réactionnaire de la société et qui n'y correspondent pas de manière conforme. Les agressions racistes, sexistes, homophobes, transphobes sont nombreuses à Lyon. 
De même les initiatives politiques des fascistes se répètent, des rassemblements, des manifestations, des meetings, sur les mots d'ordre les plus réactionnaires possibles. 
Dans la ville et ses environs, les fascistes ont des locaux, des lieux pour se réunir au vu de tous-tes. Ils peuvent librement se structurer et diffuser leur propagande. Tout y est facilité pour que s'y développe une mouvance particulièrement dangereuse.

Il n'y a pas qu'à Lyon où cela se passe. À Lille par-exemple, les fascistes locaux ont toujours eu pignon sur rue : le Local, bar de Claude Hernant, trafiquant d'arme et informateur de la police. Récemment la Citadelle a ouvert en plein centre ville. A Ixelles, aussi, en Belgique, un local a ouvert.

Ces fascistes voient leur développement d’autant plus facilité que leur discours trouvent des relais immédiats dans la politique menée par le gouvernement et le PS. La manif pour tous, mouvement homophobe massif qui défile régulièrement est par-exemple devenu un lieu d’expression libre pour tous-tes les fascistes. Lorsque les manifestations des homophobes étaient quasi-hebdomadaire, pendant des mois le PS a délibérément laissé traîner les choses pour que les réactionnaires occupent la rue plutôt que les travailleurs et travailleuses et les jeunes des classes populaires. 

Les déclarations racistes trouvent un écho dans la politique de l’État qui exclue et traque les sans-papier-e-s et migrant-e-s, déchaîne les sentiments islamophobes et xénophobes. Leur unité nationale, leur "esprit charlie", c'est la liberté pour les bourgeois et bourgeoises, la répression pour les classes populaires.
Le projet d’interdiction du voile dans les universités, ou du burkini sur les plages ne sont que les avatars d’une politique d’état systémique, raciste et sexiste. 
Ces mêmes mesures et discours sont abondamment relayés dans les médias, sans remise en cause. Il n'y a pas besoin du FN pour mener ces politiques revendiquées par les fascistes. Le PS le fait déjà.

Nous ne pensons pas qu'il y a une menace de prise de pouvoir fasciste imminente. Nous pensons que du FN au PS, et à sa gauche, il y a déjà une politique qui satisfait les revendications des mouvements les plus réactionnaires. Ce sont tous des partis de la bourgeoisie qui défendent des mêmes intérêts. Le FN ne se distingue finalement qu'à la marge de la politique raciste et sexiste du PS. Il est certes plus décomplexé, et ouvertement anti-immigré, mais il est aussi une organisation de la bourgeoisie comme les autres. Et la bourgeoisie ne se sent pas suffisamment menacée pour faire appel aux fascistes au pouvoir pour nous réprimer, tout simplement car il n'y a pas encore d'organisation révolutionnaire capable de menacer ce pouvoir bourgeois.

Il n'empêche qu'elle laisse se développer les mouvements fascistes, au cas où, pour pouvoir faire appel à elle en cas de besoin, comme auxiliaire répressif, comme bras armé paramilitaire de la bourgeoisie. Les fascistes peuvent donc en toute impunité menacer des camarades et les agresser.

L'état d'urgence, ce n'est pas les fascistes qu'il vise. Certains lourdement armés, prêts à commettre des attentats contre des mosquées ont été interpellés et libérés. Au contraire, état d'urgence et fascistes servent le même intérêt, celui de la répression bourgeoise !

Le récent redéveloppement de l'Action Française, incriminée à Paris et Lyon, ne nous étonne pas après le mouvement contre la Loi Travail. Lorsque certain-e-s redressent la tête et s'opposent à la politique bourgeoise du gouvernement, une part de la jeunesse bourgeoise se mobilise pour les réprimer. Ce n'est pas pour rien que les manifestations de policiers ont permis aux fascistes de reprendre de l'espace dans la rue !

Dans ce contexte particulièrement difficile pour les militant-e-s progressistes et antifascistes, s'organiser est nécessaire.
D’abord, il faut assurer l’autodéfense des classes populaires, et de tout-e-s ceux et celles qui sont menacés par les agressions.
Ensuite, il nous faut pouvoir répondre politiquement à l’État capitaliste et impérialiste qui organise cette société raciste, sexiste et homophobe. Il cherche à orienter la partie blanche du prolétariat vers le chauvinisme, le racisme. Il cherche la division. 

Pour éviter cela, il nous faut des organisations, au sein de la classe ouvrière, dans les quartiers populaires, dans les espaces ruraux. Lorsque dans les villages, les villes de l'Etat français, des fascistes manifestent et s'en prennent au migrant-e-s, nous devons réaffirmer l'unité de la classe ouvrière. L'autodéfense antifasciste est une autodéfense de classe contre le chauvinisme et le racisme !

Malheureusement, le chauvinisme et le sexisme imprègnent également les milieux dits progressistes ou révolutionnaires. Certain-e-s organisent même des réunions pour s'en prendre à celles et ceux, directement concerné-e-s, qui posent la question du racisme ! Pour nous, il ne  saurait il y avoir de mouvement antifasciste conséquent qui n'accepte et ne soutienne l'organisation de celles et ceux qui sont opprimé-e-s de part leur race, leur genre, leur religion ou leur orientation  sexuelle.

Dans un état aussi raciste et sexiste que le nôtre, pas étonnant que certain-e-s petit-e-s bourgeois-e-s retournent leur veste quand il s'agit de remettre en cause leurs privilèges !

Le combat de ces groupes non mixtes fait pleinement partie du combat antifasciste. Elles ne divisent et n'excluent que celles et ceux qui sont racistes, sexistes, islamophobes, transphobes, homophobes !

Nous soutenons les initiatives antifascistes conséquentes qui visent à faire reculer l’influence des fascistes.

Enfin, lorsque les fascistes attaquent, nous ne devons pas nous laisser intimider. 

Nous ne pouvons pas compter sur la bourgeoise pour nous défendre. Semer la panique dans nos rangs est un objectif de la bourgeoisie. Nous ne croyons pas à une République au dessus des classes. Elle cherche a nous museler et nous soumettre en échange d'une protection bien illusoire. L'autonomie de classe est la seule voie pour gagner. 

La solidarité est notre arme, et nous ne pouvons pas abandonner nos camarades qui seraient victimes des agressions fascistes. La CGA Lyon annonce lancer prochainement un appel à souscription pour réparer la librairie. Reprendre leur activité est la première réponse aux fascistes qui veulent intimider et démoraliser les progressistes. À Lille, deux manifestations ont déjà eu lieu contre la Citadelle.  
Nous saluons la combativité des libertaires lyonnais qui continuent le combat et appelons à contribuer à leur cagnotte pour rembourser les dégâts ainsi qu'au rassemblement qui aura lieu place colbert samedi à 15h00 ! 

Soutien antifasciste !

 

Nous relayons ci-dessous l'appel unitaire de la Plume noire :

 

APPEL À RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 15H PLACE COLBERT CONTRE LE FASCISME ! Faites tournez massivement ! :

Ni à la Croix Rousse, ni ailleurs, les fascistes n’ont pas leur place

Ce samedi 19 novembre des catholiques intégristes et des militants d’extrême droite ont tenu un rassemblement place Colbert avec casques et armes à la main alors que celui-ci était interdit par la préfecture.

Les habitantes et habitants du quartier ainsi que les personnes de passage se sont vues alors interdire l’accès à cette place populaire de la Croix Rousse.

Plus tard dans l’après midi, c’est un groupe de fascistes armés présent à ce rassemblement qui est venu sans aucune réaction policière attaquer la librairie la Plume Noire qui a été fortement endommagée et des personnes présentent blessées. Cette attaque n’est pas un fait isolé, elle s’inscrit dans la montée en puissance actuelle de l’extrême droite et la multiplication des agressions contre les minorités, les militant-e-s...

A Lyon il n’ y a pas moins de 4 locaux fascistes. De partout en France des groupes néo-nazis ouvrent des locaux et ont pignon sur rue avec la complaisance des pouvoirs publics qui les laissent faire.

La Coordination des Groupes Anarchiste de Lyon appelle les habitant-e-s, les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes à se mobiliser et être solidaire contre ses attaques.

RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 26 NOVEMBRE A 15H00 PLACE COLBERT

Pour nous soutenir, contacter nous à : soutienplumenoire@riseup.net

Face aux attaques fascistes, solidarité

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #France, #Lyon

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Publié le 27 Août 2016

Nous soutenons Sophie Perrin contre l'université Lyon 2. Notre camarade, salariée, a repris ses études et a obtenue une mention très bien couronnant son mémoire sur les violences sexuelles intra-familiales. Son objectif était de poursuivre en thèse. Elle s'est vue barré l'accès à la thèse.

Nous vivons dans une société patriarcale où de très nombreux hommes s'octroient tous les droits sur le corps des femmes et de leurs enfants, profitant de leur posititon dominante. Faire perdurer le tabou concernant ces questions, c'est participer à silencier les victimes et faire perdurer ces violences.

En outre, après avoir exclu et interdit Sophie Perrin de l'université, les intellectuel-le-s bourgeois-e-s professeur-e-s d'université auxquel-le-s elle a demandé l'égalité de traitement osent demander des dommages et intérêts à Sophie. Quelle violence en effet que de recevoir des mails parlant de violences incestueuses !

 

Cet été, le petit Caïs, âgé de 4 ans, a été victime de viol par un membre du personnel éducatif de son école et sa famille s'est vue opposée un déni de justice par l'école, la justice, l'état.

 

Les intellectuel-le-s bourgeois-e-s sont là pour, idéologiquement, servir et protéger le système capitaliste, patricarcal et raciste qui est celui dans lequel nous vivons. Et Sophie, pour avoir parlé et avoir permis à des victimes de parler, est victime de répression, conspuée et isolée par celles et ceux qui relaient la propagande de l'université Lyon II.

 

Solidarité féministe avec Sophie, à bas la répression sexiste en milieu universitaire ! Nous appelons les lyonnais-e-s à se rendre à cette audience.

 

Affaire « Sophie Perrin » : à Lyon 2, on demande des dommages et intérêts à l’étudiante qu’on a empêché d’entrer en doctorat

audience du 15 mars reportée au 20 septembre 2016
14h, Chambre de la presse, TGI, 67 Rue Servient, Lyon 3e

 

 

Sophie, salariée en reprise d’études et élue syndicale en Conseil d’UFR, a obtenu un master recherche mention très bien en anthropologie, et 18/20 à son mémoire, soutenu lors de la session de juin 2010. Mais sa candidature aux contrats doctoraux ministériels, puis à l’accès en doctorat, s’est vue refusée d’examen. En lieu et place d’un accès en thèse, elle vit depuis six ans maintenant, un véritable harcèlement judiciaire, mené au nom de l’université Lyon 2. La réputation qui lui a été faite au sein du monde universitaire lui interdit, en outre, aujourd’hui tout espoir de pouvoir poursuivre son cursus.

Dernier acte de ce harcèlement : une plainte pour « diffamation et injures publiques », portée durant l’été 2015 par l’université, son juriste, son ex-président, et l’ex-directeur de l’école doctorale sciences sociales.

 

Comment en arrive-t-on là ?

 

Le jour de sa soutenance de mémoire (et pas avant) on apprend à Sophie que « les professeurs émérites ne peuvent diriger de nouvelles thèses ». Son directeur de thèse pressenti est émérite. Il reste alors quelques jours seulement pour rendre le dossier de candidature au concours pour les contrats doctoraux ministériels : comment trouver sérieusement un autre directeur de thèse en moins d’une semaine ?

L’unique souci du directeur de l’école doctorale de l’époque, par ailleurs professeur en anthropologie à Lyon 2, n’est pas cela : c’est d’appliquer les textes, affirme-t-il. Une application clairement erronée (confère la jurisprudence en droit administratif), dont il ne démordra pas. Il ajoute, illico, qu’aucun dossier ne sera accepté « incomplet ou en retard ». Or, il est bien placé pour savoir que ceci est impossible à Sophie, puisqu’elle attend le résultat de la double correction qu’elle a demandé concernant la note, précisément, attribuée par lui-même à sa copie : le relevé de notes définitif est nécessaire pour que le dossier soit complet…

Le dossier ayant donc été rendu en retard, il sera refusé d’examen sous l’égide de ce même directeur de l’école doctorale. Ce dernier refusera également toute demande de rendez-vous avec l’étudiante, sauf le lendemain du délibéré définitif du jury d’attribution des contrats doctoraux ministériels. Rendez-vous qu’il choisira de ne même pas honorer…

 

Devoir payer 2000 euros de dommages et intérêt

pour avoir dénoncé des comportements inadmissibles ?

 

Après cinq ans de harcèlement judiciaire et d’injustice, Sophie écrira, dans un mail privé, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris de l’égalité et du mérite républicain », et que « Je n’ai vu aucun pouvoir arrêter celui du directeur de l’école doctorale, lorsqu’il est devenu arbitraire et injuste ».

 

Ces phrases motivent la plainte de cet ex directeur d’école doctorale pour « diffamation et injure publique », et sa demande de dommages et intérêts : il estime son honneur et sa dignité atteints par ces dénonciations, à une hauteur valant 2000 euros de dédommagement.

 

Ce, alors que dès juillet 2010, dans un mail envoyé par ses soins à plus de 70 destinataires, et qu’il signait en tant que directeur de l’école doctorale, il qualifiait les courriels de Sophie d’ « afflux de ces scories électroniques qu’une étudiante qui n’a plus toute sa raison appelle « messages », sachez que cela fait quelques semaines que j’ai depuis longtemps demandé qu’elle cesse mais rien ne l’arrête. Ni la menace, ni la raison (qu’elle n’a plu) ».

Les courriels de Sophie consistaient essentiellement en des extraits de ses travaux de recherche, qu’elle a commencé à diffuser ainsi, dans la suite du RDV non-honoré par ce responsable, pour en montrer la qualité.

 

Le terme « scories électroniques » servait donc ici, de la part d’un haut responsable universitaire, qui a devoir d’exemplarité dans les fonctions qui lui ont été confiées, à désigner à un large public, les travaux de recherche de l’étudiante !

Des travaux sur un sujet passé sous silence dans les sciences sociales : les violences sexuelles incestueuses. Est-ce le sujet de recherche qui a dérangé ?

 

Toujours est-il que l’université n’a défendu ni l’honneur, ni la dignité de l’étudiante. Pis : elle a réagi, par l’intermédiaire de son président, en la traînant en justice et en lui interdisant, par des arrêtés unilatéraux de ce dernier, tout accès aux campus où elle venait d’étudier quatre ans. Ces arrêtés seront annulés après plus de deux ans d’application, pour non respect du contradictoire. Aujourd’hui, l’université choisit encore de soutenir la demande de dommages et intérêts de Lionel Obadia, qui était le directeur de l’école doctorale à l’époque, et a usé ainsi des responsabilités que la communauté universitaire lui avait alors confiées.

 

 

 

Lyon 2 : une zone de non droit pour les étudiant.e.s et les jeunes ?

 

Le président de Lyon 2 qui avait signé ces arrêtés demande lui aussi des dommages et intérêts, à hauteur de 2000 euros, car Sophie a relaté par exemple le fait qu’au moment même où il prenait ces arrêtés contre elle, il faisait également convoquer au commissariat un étudiant syndicaliste pour avoir fumé dans le campus, alors que cet étudiant était non fumeur !

 

L’université Lyon 2 demande quant à elle des dommages et intérêts, notamment car écrire « Lyon 2, la fac de gauche qui a viré vieux réac (…) la fac où qui conteste, rencontrera le marteau » constitue aux yeux de ses représentants une injure notoire…

 

Au total, l’université, Lionel Obadia, André Tiran, et son juriste, Gilles Maletras, réclament 12 000 euros de dommages et intérêts et frais d’avocat à Sophie, parce qu’elle a dit la vérité.

 

A Lyon 2 aujourd’hui, mieux vaut donc accepter son sort, fut-il le plus injuste, et surtout, se taire, si l’on ne veut pas rencontrer le marteau judiciaire ?

 

Parce que nous n’acceptons pas un tel ordre des choses, nous vous invitons à venir à l’audience publique, du 20 septembre prochain, à 14h, Chambre de la presse, en soutien à Sophie.

Vidéos, témoignages…seront là pour aider chacun.e à se faire une idée plus exacte sur où sont la vérité et le mensonge dans cette université et dans cette affaire.

 

Vous pouvez également contribuer au financement des frais d’avocat de Sophie en envoyant un chèque à l’ordre de la CGT éduc’action, Bourse du Travail, 69422 Cedex 03, mention : solidarité Sophie Perrin, ou encore par virement sur le compte de la CGT éduc'action du Rhône : n°10278 07390 00019010840 74 avec mention en objet « solidarité Sophie Perrin. »

Solidarité féministe avec Sophie Perrin

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #lyon, #Université, #Répression

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Publié le 24 Février 2016

Un syndicaliste étudiant de Solidaires Étudiant-es à Lyon 2 a reçu une convocation au commissariat alors que l'université a porté plainte, après une mobilisation des étudiant-e-s en soutien à des sans-papiers. Lyon 2 perpétue une longue tradition repressive à l'encontre des syndicats étudiants. Avant Solidaires Étudiant-es, la FSE (qui a fondé Solidaires Étudiant-es après une fusion avec Sud Étudiant) avait subi de lourdes répressions à Lyon 2.

 

L'OC-FR témoigne son soutien au camarade réprimé. Nous sommes solidaires de sa lutte qui est aussi notre lutte !

 

Aujourd'hui, l'université Lyon 2 s'en prend au mouvement de soutien aux sans-papiers. Solidaires Étudiant-es et le collectif des Étudiant-e-s étrangers de Lyon ont mené une lutte sur le campus contre la sélection des étudiant-e-s sans-papier. Une délégation avait rencontré la présidence de l'université pour y porter ses revendications, et s'était retrouvé face à un mur qui refusait de discuter. Ils/elles ont alors poursuivi la lutte. Depuis la présidence de l'université fait de l'intox et communique avec outrance. C'est dans ce contexte que s'opère cette repression.

Nous soutenons les revendications de ce mouvement, qui exige la régularisation des sans-papier, la non-sélection à l'université, et le principe une carte étudiante = une carte de séjour.

L'université est un pan de la société. Les contradictions au sein de la société ne s'arrêtent pas aux portes des campus. La lutte contre l'impérialisme et pour les libertés démocratiques doivent se mener sur tous les fronts, y compris dans nos lieux d'études.

Que ce soit de Menton à Calais, dans nos quartiers, dans nos HLM et nos foyers, à l'usine, à l'université ou dans les lycées, à Paris ou à Lyon, c'est une même lutte pour les droits des sans-papiers et des réfugiés ! À Lyon 2, le collectif des étudiant-es étrangers de Lyon et le syndicat étudiant mènent une bataille parmi toutes celles que les militant-e-s progressistes sont en train de mener contre l'impérialisme français.

 

A bas l'impérialisme français !

 

La France est une puissance impérialiste, et se donne le droit de massacrer, piller, et diriger les peuples dominés.

En Afrique en particulier d'où est issu une partie de la population immigré dans l'état français, la France mène ses politiques impérialistes. L'État Français et ses entreprises y sont très présentes et y ont d'importants intérêts stratégiques. Total, CGG, Engie, Veolia, Orange, Alstom, Areva... ne sont qu'un panel des entreprises françaises qui exploitent les travailleurs/euses africain-e-s et les ressources de ce continent, sans que les peuples n'y aient accès, et qu'ils ne participent au développement des économies locales et nationales.

Les peuples africains y sont expropriés, déplacés massivement, et parfois génocidé par les impérialistes. Ils y amènent la guerre, au Congo (RDC) où l'on exploite le Coltan, au Mali où l'industrie nucléaire français a des intérêts, en Centrafrique autre réservoir français d'uranium, d'or, de diamants et véritable empire de Bolloré ou encore au Burkina Faso dont l'économie repose sur l'or.

Actuellement, l'impérialisme français est aussi très actif dans le Proche Orient où il est en guerre. On y retrouve en masse les armes de l'industrie militaire française, au Yemen, en Syrie, en Iraq...

Toutes les guerres et politiques impérialistes amènent des mouvements de population, et lorsque les peuples victimes de l'impérialisme veulent venir dans les pays impérialistes, ces derniers ferment leur porte. C'est le cas de la politique hypocrite et criminelle de la France et de l'Union Européenne avec son traité Schengen qui ferme les frontières et traque les migrant-e-s. La politique migratoire de la France est intrinsèquement lié à sa politique impérialiste, et à sa nature impérialiste.

Le mouvement des sans-papiers est donc une lutte anti-impérialiste, et fait partie du front anti-impérialiste.

Il est normal de fuir la misère, la guerre, le chômage et la faim et d'aspirer à une vie meilleure dans des pays "attractifs", surtout que ce sont les gouvernements de ces pays qui sont responsables de leurs conditions de vie dans leurs pays d'origine.

Mais l'état français impérialiste est aussi un état raciste. Le gouvernement français fait tout pour rendre la migration plus difficile voir impossible, et se permet de les trier selon leurs besoins en mains d'oeuvre, ou pour ce que la bourgeoisie appelle le "brainstorming", c'est à dire le pillage des "cerveaux" et des "talents" pour la France. Les sans-papiers doivent faire face à toutes les étapes au racisme institutionnel, et au racisme ordinaire et parfois ouvertement hostile des français-es et des partis politiques français.

Ceux et celles qui sont solidaires sont alors à leur tour réprimé, pour empêcher toutes connexions au sein des classes populaires dans l'état français, et tente au contraire d'attiser les divisions et les contradictions en son sein. C'est pourquoi à Calais par-exemple l'état français qui se charge d'empêcher aux migrant-es la traversée de la Manche vers l'Angleterre, réprime les mobilisations de soutien aux habitant-e-s de la "jungle", bidonville gigantesque où sont coincés des migrant-e-s.

Quelques jours après les attentats du 13 Novembre et de la promulgation de l'état d'urgence, la police avait également réprimé une manifestation de soutien aux migrant-e-s.

 

Pour l'OC-FR il est donc essentiel de lutter avec les sans-papiers et de faire sien-nes leurs revendications. Ce sont les mêmes multinationales et les mêmes patrons qui ici nous exploitent, et là-bas les oppriment. Bolloré, Lagardère, Dassault, ce sont les mêmes ennemis que l'on a en commun.

Notre rôle politique, avec les sans-papiers et les réfugiés, est d'unifier la classe ouvrière, qui elle est internationale. Les communistes doivent contribuer à l'unité de la classe ouvrière. L'unité de la classe ouvrière n'a pas de frontières !

 

Retrait des plaintes et renonciation aux poursuites !

Liberté de circuler !

Unité de la classe ouvrière internationale !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Lyon, #Sans-papiers, #Impérialisme, #Anti-impérialisme

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Publié le 27 Juin 2015

 

Attentat en Isère : les impérialistes sont responsables !

 

La vallée du Rhône est un territoire où se concentre industrie nucléaire, pétrolière, chimique. C'est dans la vallée du Rhône que la majeure partie du combustible nucléaire mondial est fabriqué. C'est une région hautement stratégique. 

Le raffinage du pétrole est essentiel pour tirer une plus-value du pillage du pétrole orchestré par Total et les autres compagnies pétrolières. Ces industries lourdes sont essentielles au reste de la production industrielle.

Elles sont stratégiques pour les pays impérialistes au niveau non seulement français mais mondial, c'est pourquoi la vallée du Rhône est sous surveillance constante de l'OTAN et des forces armées françaises. L'Etat a mis, dès l'explosion à Saint Quentin en Fallavier, sous surveillance accrue les territoires où se concentre l'industrie nucléaire.

C'est aussi dans cette région que les projets d'exploitation du Gaz de Schiste émergent. Seule la mobilisation des habitant-e-s freine leur légalisation, alors que l'Etat et les multinationales ont déjà prospectés les sols.

 

La population de ces territoires vit sur une poudrière qui n'a pas besoin d'attentats pour être dangereuse. 

En 1966, la raffinerie de Feyzin avait explosé, entraînant la mort de 18 personnes, en majeure partie des pompiers. 

Au delà des accidents spectaculaires, dont seulement quelques uns font l'objet d'une publicité, cette industrie pollue l'environnement et menace sur le long terme la santé des habitant-e-s et des travailleurs et travailleuses.

Accidents, pollutions, font l'objet d'une omerta de la part de l'Etat et des industriels.

De plus, ces industries n'ont pas pris en compte le risque sismique réel de la région, et ne peuvent pas supporter un séisme.

Par contre, en prenant pour argument la sécurité des habitants et habitantes, ils organisent une surveillance et l'encadrement policier et militaire de ceux et celles ci. Jean Jacques Queyranne vient de justifier la loi renseignement suite à cet attentat.

 

Ce ne sont pas les classes populaires de la région qui ont choisi de concentrer ces industries ici. Bien souvent, la population de la vallée du Rhône a été importée par le patronat et l'Etat pour y travailler. 

Ce ne sont pas les populations qui sont responsables du chaos semé par la France de part le monde dans la course au pillage des richesses. Chaos qui parfois rejaillit sur le territoire français. La sécurité face aux risques d'attentats, ce n'est pas le problème de la population des territoires de la vallée du Rhône, c'est le problème des impérialistes qui sur-exploitent les territoires, épuisent et polluent le sol dans tous les pays où ils se trouvent et concentrent leurs industries sans que les bénéfices ne soient redistribués aux travailleurs/euses et riverain-e-s.

 

AirProducts est une entreprise américaine internationale qui produit du gaz industriel et médical. S'ils ont été ciblés, ce n'est sûrement pas un hasard. De la vallée de la chimie au sud de Lyon, à l'embouchure du Rhône, de nombreuses multinationales profitent de la géographie du territoire et de sa masse d'ouvriers/ères. Ces industries sont souvent les seuls débouchés d'emplois pour les jeunes et les travailleurs/euses des environs. Tout le long du fleuve, ces industries polluent, étouffent l'atmosphère, empoisonnent nos eaux, sinistrent nos paysages, réquisitionnent nos terres, font la loi sur le marché du travail et organisent la politique de nos communes. 

 

Ces faiseurs de morts font la fierté de l'impérialisme français, autant qu'elles sont son avant-garde. Que ce soit Areva dans la vallée du Tricastin, ou Total, ce sont ces mêmes groupes qui sont des piliers de la France-Afrique.

 

Dans ces territoires sinistrés, où il n'y a pas de travail hors de ces industries, certain-e-s sont tentés par des idéologies réactionnaires. Dans ces mêmes territoires, les idées identitaires ou nationalistes sont fortes. Le FN y fait de gros scores électoraux. Le chauvinisme y fait son lit sur le "produire français" des impérialistes. 

D'autres parmi les classes populaires font le choix désespéré de rejoindre des mouvements religieux radicaux. Selon les premières informations, ce serait le cas des auteurs de l'attentat perpétré en Isère. S'en prendre aux ouvriers/ères qui travaillent sur le site industriel n'a aucun sens quand on veut dénoncer la responsabilité de ces entreprises. 

Au contraire, lutter contre ces entreprises c'est lutter pour les droits des travailleurs/euses qui y sont exploités et donc rejoindre leur combat.

 
 
 
Attentat en Isère : les impérialistes sont responsables

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #lyon

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Publié le 20 Mars 2015

Deux créations qui projettent un peu de lumière sur un angle mort de la société française : l’exploitation du travail de l’étudiant-e chercheur/euse par les directeur/trice-s de recherche et l’institution ; le mépris de ce travail car il n’est pas l’œuvre d’un pair.
L’étudiant-e chercheur/euse est soumis-e à l’arbitraire discrétionnaire de son/sa directeur/trice de recherche qui lui fait miroiter des perspectives ambitieuses avant de l’exclure (ou de le laisser exclure) impitoyablement du système universitaire.
L’étudiant-e chercheur/euse exclu-e se trouve confronté-e à un mur de silence : l’institution exclut, mais elle ne dit jamais pourquoi.

17 h - Pour des Figues de Barbarie

Un film de Hind Dadssi

Mon père ne travaille plus depuis que j’ai 7 ans.

Marocain venu en France pour ses études, il passe en 1988 un Doctorat D’Etat ès Sciences en Biochimie à l’Université Lyon 1. Tout s’arrête ou tout commence là. J’ai assisté à sa transformation, résultat de la violence qui lui a été faite, à lui, et à toute la famille. Son histoire c’est aussi celle que nous portons tous comme un échec amer. Il fallait cadre après cadre, donner une profondeur à la réalité humaine qui pourrit derrière le mot "chômage longue durée".

En présence de la réalisatrice

 


 

18h30 - L’Arrivée de l’Apothicaire

Une saynète de Sophie Perrin

C’est l’histoire d’un gros chat qui rentre tranquillou chez lui : c’est le chat du labo, sis à Lyon 2 Bron, quelque part entre l’autoroute, le parc, et le centre commercial.

Le gros chat - la panthère - revient de Sibérie, avec un trophée en cadeau pour son humain associé : l’apothicaire. Mais une mystérieuse odeur plane sur la ville, sur sa banlieue, sur l’ensemble des lieux...que s’est-il passé ?

Cette histoire, c’est peut-être comme un putain de scénario pourri qui se multiplie, se diffracte, se réfracte, se reproduit à l’infini : fractale, on la retrouve partout, en France, aujourd’hui. Il fallait la condenser, la rassembler en une saynète. Pour la raconter. La montrer, peut-être. L’expliciter.

En présence de l’auteure

19H - Discussion libre, collective et autogérée

A partir du film et de la saynète…et de ce qu’ils vous donneront envie de mettre en discussion autour du thème de la soirée.

 

 

20H – Dans la maison des hommes, récit modeste des aventures d’un garçon perdu en territoire scolaire

par Ashraf, suivi de chants et poèmes (open mic’ ouvert à tou.te.s !)

Glou-glou et miam-miam (végétarien) sur place

Affiches de Duck et d’Ashraf en vente

PAF libre en soutien à Sophie Perrin

Sophie Perrin a réalisé, dans le cadre d’une reprise d’études en tant que salariée, une recherche de master (DEA) sur l’inceste en partant du point de vue des victimes. Malgré des résultats prometteurs et ce, sur un sujet très mal connu alors qu’il concerne 2 millions de personnes victimes directes de tels actes en France, elle n’a pu accéder au doctorat…en lieu et place, elle a été traînée en justice par l’université Lyon 2 où elle avait repris ses études, pour avoir mené une protestation pacifique contre son éviction.
Les fonds récoltés serviront à payer une partie de ses frais de justice, qui se montent aujourd’hui à plus de 2000 euros.


Cette soirée, placée sous le signe de la lutte contre toutes les dominations, est aussi dédicacée à Lucie, violée par un fasciste, qui a besoin de l’affirmation publique de notre solidarité militante.

 

 

Arts les murs présentent... "Violence ordinaire de l’université contemporaine"

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #Féminisme, #Université

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Publié le 14 Novembre 2014

La bourgeoisie réprime le mouvement antifasciste : Solidarité !

 

Le mouvement antifasciste est la cible de la répression de l'état Français. Les antifascistes de tout l'Etat français subissent la répression ciblée par la police. 

Des antifascistes ont été arrêtés et sont poursuivis suite aux manifestation en mémoire de Rémi Fraisse, assassiné par la France.

De plus en plus, nous pouvons assister à une volonté affiché et calculée d'empêcher le mouvement antifasciste de se développer. Pourtant il se développe, et ni la répression d'état, ni les fascistes ne l'empêchera. 

 

Le 17 septembre, des députés du groupe UMP ont déposé une proposition de loi (n°2205) visant à élargir les conditions de dissolution des associations ou groupements de fait tels que les groupes « antifas».

Un précédent article du code de la sécurité intérieure permet de dissoudre par décret du conseil des sinistres les associations ou groupements de faits définis par 7 points. C'est la fameuse section sur les groupes de combat et milices privées. Cette loi a été utilisée suite à la mort de Clément Meric pour dissoudre les JNR ou l'Oeuvre Française. 

Le parallèle est donc fait entre antifascistes et fascistes, les renvoyant dos à dos, argumentant sur la violence dont ces deux groupes antinomiques feraient preuve. La violence des fascistes est dirigée vers les personnes, comme l'a démontré le viol de notre camarade Lucie. La violence des fascistes est criminelle. A l'opposé, les antifascistes sont anticapitalistes et dirigent la violence vers les organes de la bourgeoisie et ses chiens de garde. Cette violence, c'est une résistance face au capitalisme. Alors comparer un criminel à un individu en situation d'autodéfense est totalement hors de propos. L'antifascisme c'est la résistance. 

Cependant, les députés de l'UMP ne jugent manifestement pas suffisants ces sept points et souhaitent en rajouter deux, incluant l'attaque contre les forces de l'ordre et la destruction de biens privés à la liste. 

 

L'antifascisme, c'est la lutte contre le capitalisme et sa barbarie. L'antifascisme c'est le soutien aux luttes de libération nationales. Nous savons très bien qu'en temps de crise, qu'en temps d'exacerbation de lutte des classes, les bourgeois-e-s cherchent à tout prix à conserver leur capital, face aux aspirations prolétariennes. Nous savons que la lutte contre l'impérialisme, d'où qu'il vienne, est une composante logique de l'antifascisme.

 

Afin de justifier leur proposition, les députés n'hésitent pas à comparer les groupes antifascistes à Action Directe, ou à spéculer sur un réseau de « Black Bloc ». Donc à vouloir la dissolution des « Black Bloc ».. Peut être, un jour, un cravaté tentera de dissoudre à coups de décrets un « Black Bloc »..

Pour légitimer l'action policière contre la ZAD de Sivens, le PS nous ressort que la gendarmerie n'a fait que se défendre face "aux black blocs". Ils tentent de camoufler leur responsabilité mais nous ne sommes pas dupes. La violence est d'abord l'oeuvre de l'état et de la bourgeoisie. Leurs flashs ball et leurs grenades offensives font plus de dégâts qu'un black bloc fantasmé par les médias. C'est bien le tir d'une grenade qui a tué Rémi Fraisse. C'est bien sur ordre de la préfecture, et en amont du ministère de l'intérieur que la gendarmerie a réprimé, et tué Rémi Fraisse. La violence est l'oeuvre des meurtriers de Rémi Fraisse.

Exactions fascistes et / ou policières, c'est à cela que les masses populaires sont confrontées, aux tortures, aux meurtres, aux disparitions. Ces violences sont là pour nous rappeler quelle est notre place et que la bourgeoisie a tous les droits sur nous.

 

La politique au pouvoir du PS justifie notre investissement antifasciste. Le PS mène une politique raciste, islamophobe, réprime les classes populaires, les travailleurs en lutte, expulse, tue.

C'est le PS qui assassine, c'est notre ennemi, et c'est l'ennemi des antifascistes. 

Au cours de cet été nous avons observé un large mouvement de soutien à la Palestine, lequel a mobilisé des prolétaires des quartiers populaires. La mobilisation quartiers populaires est une peur de la bourgeoisie à l'heure actuelle. Cela a suffit au gouvernement pour interdire des manifestations en solidarité avec la Palestine, à les réprimer, à punir et poursuivre les manifestant-e-s et militant-e-s pro-palestiniens.

Le matraquage médiatique sur la supposée violence des descendants et descendantes d'immigré-e-s est là pour diviser le prolétariat, pour chercher à développer une communauté d'intérêt fictive entre la bourgeoisie et les prolétaires blanc-he-s péri-urbain-e-s et ruraux. Cela est un support pour le développement de groupes fascistes.Le PS et ses officines n'ont pas leur place dans les manifestations antifascistes. Le Fn a toujours servi de repoussoir au PS pour se prétendre un garant de la démocratie. En 2013, le PS a laissé pourrir la situation et laissé l'extrême droite et les fascistes se refaire une santé sur le dos des trans, lesbiennes, gays, intersexué-e-s.

 

Mais le FN et ses alliés sont bien un pan de la bourgeoisie, et roulent dans le même camps que le PS. S'ils représentent une autre faction de la bourgeoisie, et d'autres intérêts, ils n'en demeurent pas moins que face aux classes populaires, ils se retrouveront pour mener leurs politiques anti-sociales, et pour nous réprimer.

 

Le 29 Novembre, le Front National tient son Congrès à Lyon. 3 000 frontistes y seront. 

Les antifascistes aussi y seront pour manifester contre les idées nauséabondes que véhiculent le FN.

L'OC-FR y participera et sera dans les cortèges antifascistes. 

 

Non à la répression ! 

Solidarité antifasciste ! 

 

L'OC-FR

La bourgeoisie réprime le mouvement antifasciste : Solidarité !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #lyon

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Publié le 9 Septembre 2014

Face à la répression : solidarité avec les inculpés de Solidaire-étudiant-e-s Lyon (ex-FSE) !
 
Nous venons d'apprendre avec colère le résultat de l'audience du 23 juin dernier au tribunal correctionnel contre des militant-e-s de Solidaire-étudiant-Lyon: 3 mois de prison avec sursis pour Myriam et 6 mois de prison avec sursis pour Vincent avec 4 350 euros d'amendes, soit la peine maximale requise. Le tribunal s'est aligné sur le réquisitoire du procureur.
Une troisième militante a été relaxée.
Formellement, ces syndicalistes étudiant-e-s sont accusés de violence en réunion et de rébellion, mais derrière ces charges c'est bien la volonté de l’État de criminaliser les luttes sociales et les syndicats qui transparaît.
Ces trois militant-e-s ont été poursuivis après la mobilisation étudiante en novembre 2013 à l'Université Lumière Lyon2 et un rassemblement devant un Conseil d'administration. Il s'agissait de se mobiliser contre l'austérité dans les universités et le budget de rigueur de Lyon2, mais aussi contre la réforme Fioraso qui organise la professionnalisation des cursus universitaires et leur marchandisation. La ministre de l'époque : Geneviève Fioraso avait immédiatement soutenue la répression ciblée et l'intervention de la police sur le campus. Cette répression répondait aux vœux de la présidence de l'Université et de son président Jean-Luc Mayaud qui comme ses prédécesseurs se distingue par la chasse aux syndicalistes étudiant-e-s. Il poursuit ainsi une longue tradition répressive à Lyon2 (que la FSE-Lyon et désormais Solidaire-étudiant a payé lourdement) .
 
Cette répression n'arrêtera cependant pas la lutte ! Alors que la sélection sociale à l'entrée de l'université s'accroît d'années en années, que les enfants d'ouvriers/ères ont de moins en moins la possibilité d'étudier, que le personnel de l'Université voit sa situation toujours plus se précariser, seul un rapport de force favorable aux classes populaires pourra renverser la vapeur. Le gouvernement actuel, comme les précédents, continue une même politique de privatisation et de sélection sociale basé sur la compétitivité et la mise en concurrence.
L'OC-FR soutient les initiatives de Solidaire-étudiant et des syndicalistes de luttes de classes qui mobilisent sur des revendications progressistes et populaires dans les campus.
L'université n'est pas coupé du reste de la société et les luttes étudiantes sont une composante de la lutte des classes. C'est la bourgeoisie qui a intérêt à voir privatiser l'enseignement, pas les ouvriers/ères !
 
 
La solidarité est notre arme !
Une attaque contre un-e seul-e est une attaque contre tous/tes !
 
 
Face à la répression : solidarité avecles inculpés de Solidaire-étudiant-e-s Lyon

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 30 Mai 2014

 
La lutte antifasciste n'a pas besoin du PS !   
 

    Partout dans l'hexagone, des manifestations ont été appelées contre le Front National, qui a fait prés de 25% aux élections européennes. A Lyon, un rassemblement avait eu lieu le lundi soir, sous la banderole : "Ces élections ne nous représentent pas ! Les forces réactionnaires ne passeront pas !". Dans de nombreuses autres villes, de tels rassemblements et manifestations ont eu lieu le soir même.
 

    Le jeudi 29 mai, les officines du PS (le Mouvement des Jeunes Socialistes, l'UNEF, Osez le Féminisme, l'UNL, la FIDL...), des organisations gouvernementales (les Jeunes Ecologistes, les Jeunesses Radicales de Gauche), et d'autres qui ont servi au PS de marchepied (la direction de la Jeunesse Communiste, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire...) ont appelé à des manifestations. Cet appel visait à récupérer la colère et le désarroi populaires pour les rabattre vers la soumission au gouvernement.

    Pourtant, à Lyon comme dans de nombreuses villes, l'appel à manifester a été dissimulé sous une mystérieuse "marche citoyenne", à l'instigation de personnes non encartées, et diffusé principalement via un événement Facebook. La manifestation était présentée comme une initiative spontanée ne relevant pas des organisations traditionnelles. La page facebook comporte un drapeau tricolore et a été complètement noyautée par les fascistes y déblatérant leur haine réactionnaire. Les organisateurs de la manifestation, qui ont appelé d'ailleurs à prendre avec soi le plus possible de drapeaux tricolores, n'ont obtenu de la police qu'un simple... rassemblement, sans défilé, Place des Terreaux.
     Les véritables organisateurs (le PS, ses officines et marchepieds) ont ensuite préféré attendre que les manifestant-e-s soient arrivés à la manifestation pour révéler, comme par "surprise", leur présence : le rassemblement n'avait rien de spontané et il était entièrement pris en main par des organisations on ne peut plus "traditionnelles"... En plus de leurs propres drapeaux, ils ont également jugé très pertinent d'agiter des drapeaux tricolores, mais aussi des drapeaux de l'Union Européenne (le même drapeau qu'agitaient les fascistes de la place Maïdan)... Naturellement, après de longs discours moralisateurs, ils entonnèrent, last but not least, la Marseillaise... Ecouter les sermons du PS, et même pas de manifestation : voilà la perspective qui nous était apportée.

    Le Parti Socialiste, chaque jour plus honni par le peuple, qui fit moins de 15% des suffrages exprimés lors de ses élections (à rapporter aux ridicules 42% de participation...), essaye donc de se refaire à peu de frais dans cette mobilisation de jeunesse. Ce fut - est-il besoin de le dire ? - un échec.

    Après avoir grondé sourdement contre ces manoeuvres, un nombre croissant de manifestants a repris le slogan qui montait : "en manif !" Des slogans contre le PS et le gouvernements ont retentit, la Marseillaise a été sifflée. La banderole "Ces élections ne nous représentent pas ! Les forces réactionnaires ne passeront pas" a été déployée, et a servi de point de ralliement à ceux qui souhaitaient manifester. Peu à peu le cortège a pris de l'ampleur jusqu'à capter l'essentiel du rassemblement initial, soit environ 3000 personnes. La manifestation a donc bien eu lieu malgré les appels désespérés au mégaphone des organisateurs à rester sur la place, ainsi que les intimidations du Service d'Ordre du PS. Des membres du PS ont été insultés par des militants fidèles au combat progressiste, et penauds, sont partis.

Nous avons eu  une véritable manifestation populaire, pleine de punch, sous les slogans : "Unité Populaire au delà des frontières ! Antifascistes et révolutionnaires !", "Lyon ! Lyon ! Antifa !", "Derrière le fascisme, se cache le capital ! La lutte antifasciste est internationale !" "Le Pen ! Facho ! Le peuple aura ta peau !", etc.
 
 Quelle est la signification de cela?

    A l'image de ces manifestants, les masses populaires, dans leur grande majorité, s'inquiètent des conséquences de la poussée du FN. Un grand nombre de personnes souhaitent et attendent des mobilisations pour voir changer cette déplorable situation. Mais les masses populaires ne souhaitent pas non plus servir de paillasson au Parti Socialiste, qui expulse roms et sans papiers, qui gèle les pensions, attaque l'assurance maladie et démolit l'assurance chômage, et instigue la guerre et la dévastation en Ukraine comme en Syrie, après avoir mené des guerres d'agression dans de nombreux pays. Ces élections ont certes donné 25% des suffrages exprimés au Front National, mais ce score doit lui aussi être rapporté au 42% de participation. Parallèlement le PS a fait 14%, ce qui est une bérézina. L'UMP, avec ses 20%, fait à peine mieux. Plus encore que le score du FN, cette élection se fit sous le signe de la défiance aux partis "de gouvernement", à savoir le PS, l'UMP, l'UDI et les Verts. Leur capacité de mobilisation s'est effondrée. Le FN, qui, lui, continue à mobiliser (bien que restant, en nombre de voix, en dessous de son score des Présidentielles), n'a remporté ici qu'une victoire à la Phyrrus : il est resté le seul en lice, faute de combattant-e-s.

    Le fait majeur de cette élection, c'est l'abstention massive et populaire. Une abstention majoritaire, et très marquée particulièrement chez les ouvriers, les jeunes et les électeurs progressistes. Le peuple n'en peut plus des politiques antisociales, qui développent la misère et l'exploitation. Il n'en peut plus de voir ses conditions d'existence se dégrader chaque jour.
    Dans ces conditions, on comprend que la mascarade démocratique, le cirque électoral, ne parviennent plus à servir de soupape au mécontentement. Le vote FN, lui, est la dernière soupape électorale du système capitaliste en décomposition. Par conséquent, ce qui est dangereux, ce n'est pas le FN seul, en lui-même. C'est de le voir se développer et propager ses idées du fait même de l'effondrement des autres forces politiques. Ce qui est dangereux, c'est de voir l'UMP et le PS aux abois se coucher, faire concessions après concessions au FN, adopter tout ou partie de son programme, et, pris de panique, de nouer de plus en plus d'alliances avec lui.

    Le FN n'est pas en tant que tel un parti fasciste (même si ses idées le sont) : il ne mobilise ni n'organise pas les masses, il n'a pas de milices, il a peu de notables et d'implantation conséquente sur le terrain ou dans l'appareil d'Etat. Le FN est un parti électoraliste, un parti de la télévision. Il ne peut à lui tout seul mettre en place un régime fasciste. S'il devait demain, dans l'Etat français, y avoir une menace fasciste, ce ne serait point le fait du seul FN, mais tout autant du PS et de l'UMP qui en viendraient à le mettre en place avec lui. Valls, et ses mesures racistes, policières et antidémocratiques, est tout aussi dangereux que Marine Le Pen. C'est de l'ensemble du système capitaliste en décomposition que découlerait une éventuelle menace fasciste.    
    Cette manifestation fut l'occasion pour nous, et d'autres, d'affirmer qu'on ne peut pas combattre le FN si on ne combat pas ceux qui créent les conditions de la montée du FN.    Il est impossible de combattre efficacement la poussée du Front National, si l'on ne mène pas l'offensive sur toute la ligne de front, si l'on ne combat pas du même coup, les attaques d'une portée sans précédent du gouvernement PS, contre le droit du travail, l'assurance maladie et l'assurance chômage. Qu'il s'agisse du FN, de l'UMP ou du PS, tous les partis du capitalisme constituent, aujourd'hui, la réaction sur toute la ligne.



A bas le Front National et ses idées nauséabondes !
Aucune unité n'est possible avec les partis gouvernementaux !
Hors du pouvoir les ennemis du peuple !
Mobilisons-nous pour défendre nos acquis sociaux et démocratiques !
Unité populaire par delà les frontières ! Antifascistes et révolutionnaires !

 

lyon anti-fn

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 10 Mai 2014

REPRESSION POLICIERE? SOLIDARITE REVOLUTIONNAIRE!

Le 21 novembre dernier, Jean-­Luc Mayaud, président de l'Université Lyon 2, fait appel à un conseil élargi pour « gérer » la crise de l'université.

Dégradation des conditions de vie et d'étude, processus de privatisation de l'université (LRU, loi fioraso...), restrictions budgétaires, politique d'austérité qui se retrouve au sein de la fac... Ce président pensait traiter toutes ces questions sans les étudiant.e.s!

Ces dernier.e.s en ont décidé autrement et se sont invité.e.s au Congrès de la présidence, dénonçant son caractère anti­démocratique.

Une centaine d'étudiant.e.s se sont rassemblé.e.s, mais n'ont trouvé face à eux/elles que les portes closes d'une administration effrayée.

Jean­-Luc Mayaud a donc usé de son pouvoir de président de l'université pour appeler les flics et les autoriser à entrer dans le campus pour virer les « perturbateur.trice.s ».

Alors que les étudiant.e.s faisaient une Assemblée générale, ils/elles ont été violemment chargé.e.s par les forces de l'ordre. Six d'entre eux et elles ont été interpellé.e.s, placé.e.s en grade à vue et relaché.e.s 22 heures plus tard.

Ces arrestations ciblaient principalement les militant.e.s ayant l'habitude de tracter et d'être visibles sur les campus, notamment celles et ceux de Solidaires Etudiant.e.s. Ainsi, l'administration pensait briser toute forme de contestation. Mais c'était sans compter sur la solidarité qui s'est dès lors mise en place.

A la fac, le mouvement s'est poursuivi, une caisse de solidarité a tourné, des rassemblements ont été organisés devant le commissariat à chaque convocation des camarades,... La répression n'est fait plier personne !

Finalement, trois des six interpellé.e.s passeront en procès le 23 juin. Ils/elles sont inculpé.e.s pour violence et, pour deux d'entre elles/eux, pour rébellion. Néanmoins, le motif des arrestations et des inculpations est clairement politique. La justice de classe s'applique pour balayer toute opposition.

Mais ils ne gagneront pas face à la solidarité populaire !

Nous assurons notre total et inconditionnel soutien aux camarades inculpé.e.s et exigeons la relaxe pour elles et eux.

Nous appelons à venir à la soirée de soutien organisée le 23 mai à partir de 20h30 à Villeurbanne (métro A, arrêt Gratte­Ciel) et à venir soutenir les camarades de Solidaire-Etudiant le 23 juin au Tribunal de Grande Instance à 14 heures.

FACE A LA REPRESSION, UNITE POPULAIRE !
LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME !

REPRESSION POLICIERE? SOLIDARITE REVOLUTIONNAIRE

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Rédigé par OC Futur Rouge

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