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Publié le 30 Mars 2013

Réussite de la Journée de Soutien à la Guerre Populaire en Inde à Clermont-Ferrand

Le samedi 23 Mars 2013 s'est tenu à Clermont-Ferrand une Journée de Soutien à la Guerre Populaire en Inde. Cet événement, élément de la campagne de solidarité avec les maoïstes indiens, fut une réussite. Il s'inscrit dans la continuité de la Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde qui a eu lieu à Hambourg le 24 Novembre 2012. Cette journée fut le fruit d'un travail commun mené par le Comité de Soutien à la Révolution en Inde, le Parti Communiste maoïste de France et l'Organisation Communiste Futur Rouge.

 

La préparation et la tenue de cette journée fut en premier lieu une lutte portée de concert par nos trois organisation. En effet, plusieurs obstacles se sont dressés devant nous, nous avons dû batailler pour trouver des lieux capables d'accueillir publiquement un événement comme celui-ci. En effet, peu sont celles et ceux capables de porter la solidarité avec un mouvement révolutionnaire, portant l'espoir de l'établissement d'un pouvoir populaire sur un territoire immense comme l'Inde. Nous pouvons donc dire que le fait d'avoir réussi à organiser une conférence et un concert de soutien à la guerre populaire en Inde fut une première victoire et pas des moindres.

 

Tout d'abord, nous tenons à remercier l'Hôtel des Vils qui a accueilli la conférence et sans qui l'organisation de cette journée aurait pu être compromise.

 

La conférence s'est déroulée devant une trentaine de personnes. Nous avons projeté deux courts documentaires sur les luttes populaires en Inde et le quotidien des militants maoïstes qui mènent la guerre populaire. Beaucoup de débats ont suivi cette conférence et nous avons pu parler aussi bien du déroulement de la révolution en Inde, que de points touchant aux fondamentaux de la théorie maoïste. De nombreuses idées reçues ont ainsi été brisées et les discussions ont révélé un réel intérêt des participants pour la question de la guerre populaire.

 

Soutenir cette dernière, c'est avant tout lutter nous-mêmes contre notre propre impérialisme et en développant les luttes ici. Nous avons l'exemple à Clermont-Ferrand des ouvriers Michelin qui se sont battus contre l'installation d'une usine dans le Tamil Nadu, exprimant ainsi une réelle solidarité avec les paysans indiens. Nous ne pouvons que nous féliciter d'une telle lutte où des ouvriers font passer les intérêts des opprimés d'un autre pays avant ceux des capitalistes de leur propre entreprise.

 

Nous devons nous nourrir de la guerre populaire en Inde et des expériences accumulées par le PCI (maoïste) et en tirer des leçons pratiques pour développer le mouvement révolutionnaire dans notre propre pays. Notre soutien à la guerre populaire en Inde n'est pas humanitaire, il est politique. Les luttes en Indes et celles en France ne sont pas si éloignées que ce que la bourgeoisie voudrait nous faire croire : dans les deux cas elles sont une expression des contradictions que créent le capitalisme. Que l'on soit en Inde ou dans l'Etat Français, ce qui se joue c'est une lutte de classe entre ceux qui n’ont d’autre moyen pour survivre que leur force de travail et ceux qui s'enrichissent par l'exploitation de la classe ouvrière et de la paysannerie. Ainsi, il nous a paru nécessaire et légitime d'exprimer au cours de cette conférence, mais également pendant le concert, notre soutien aux travailleurs en lutte de PSA et de faire tourner une caisse de solidarité.

 

Tout comme nos camarades indiens l'on fait avant nous, nous devons lutter pour l'unité du mouvement maoïste en France, ainsi nous pourrons amener une perspective révolutionnaire à la classe ouvrière. Cette journée de soutien que nous avons organisée en commun est un pas non négligeable dans cette perspective d'unification.

 

Après la conférence, nous avions prévu un concert de soutien à la guerre populaire en Inde afin d’élargir le public touché par notre message et de récolter des fonds pour le CSRI. Cet argent doit permettre de développer des campagnes d'information pour faire connaître largement la situation en Inde.

 

Cette soirée a été une réussite : les groupes Oxygène Crew et Première Ligne, ainsi que les MC’s Jacksy, Fspécial, Lou Chebem et Draco Faya nous ont offert de beaux concerts. Ces groupes sont venus jouer gratuitement en soutien à la guerre populaire en Inde et nous tenons à les remercier encore pour leur engagement à nos côtés lors de cette soirée. Dépassant les réflexes de chapelle, ils ont placé leur musique et leur présence sous le signe de l'internationalisme et de la défense de camarades qui se battent les armes à la main pour éliminer l'exploitation et libérer le peuple opprimé. Nous remercions également le Raymond's Bar qui nous a permis de faire ce concert dans ses murs. Il n'est pas courant qu'un lieu de concert accepte de sortir de la « neutralité » politique pour défendre un mouvement révolutionnaire, cela est donc d'autant plus appréciable.

 

Cette journée fut une réussite, un exemple de ce que peut être l'internationalisme prolétarien. Nous appelons donc à réitérer ce type d'initiatives partout en France et à intensifier sur l'ensemble du territoire les campagnes de soutien à la guerre populaire en Inde. Aujourd'hui, les exploité-e-s indien-ne-s sont reparti-e-s à l'assaut du ciel sous la direction du PC d’Inde (maoïste), ce qui prouve que non seulement la fin de l'Histoire n'est pas arrivée mais surtout qu'il est possible de vaincre le capitalisme, le communisme représentant l'avenir.

 

LEUR LUTTE EST LA NOTRE !

 

INTENSIFIONS LE SOUTIEN A LA GUERRE POPULAIRE EN INDE !

 

VIVE L'INTERNATIONALISME PROLETARIEN !

 

PC maoïste de France

Organisation Communiste Futur Rouge

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #Inde, #Clermont Ferrand

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Publié le 12 Février 2013

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Inde, #Clermont Ferrand, #International

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Publié le 13 Janvier 2013

 

Le 16 Decembre 2012, un viol collectif commis dans un bus par 6 hommes mène à la mort de la victime. Ce décès met le feu aux poudres dans un pays où le viol est monnaie courante, ou il n'est quasiment jamais porté en justice, et, en pratique, jamais condamné. Les statistiques parlent de 1 condamnation sur 632 plaintes.

Une énorme mobilisation de masse s'est saisie de cette question, là bas, revendiquant la condamnation la plus lourde pour les agresseurs, et qu'enfin ce fléau soit pris en compte par les autorités et combattu par la justice.

La mobilisation à visé également le rôle de la police, qui refusait de prendre les plaintes, et qui allait jusqu'à conseiller aux victimes de se marier avec leurs agresseurs pour éviter le rejet social. Déjà par le passé le suicide d'une jeune fille mariée de force à son agresseur avait déclenché une mobilisation au Maroc en mars 2012.

 

Malgré une réponse par l'intervention de la police, et l'agression sur de nombreux manifestantEs, le gouvernement indien promet des avancées, qu'il ne consent que par la pression des populations en lutte.

Nous félicitons tous les mobiliséEs, femmes et hommes, qui se saisissent de cette question et veulent la justice. Nous sommes solidaires d'elles et d'eux comme nous le sommes de toutES celles et ceux qui luttent contre ces crimes partout dans le monde.

Mais la situation en Inde, qui apparaît comme invraisemblable, où tant les violences sexuelles sont impunies, ne fait que jeter à la face du monde le fait qu'aucun pays n'a éradiqué ce fléau, et certainement pas la France.

La France des 75 000 viols par ans.

Il serait facile de croire que la France échappe à la règle, malgré quelques gros titres parfois, le viol reste une pratique de masse et tolérée par la société, puisque uniquement 5% des viols sont condamnés. Rappelons nous le front de genre et de classe qui s'était dressé pour défendre le droit à la vie privée, la présomption d'innocence et pire, le droit au "troussage domestique" de DSK. Plus récemment, le procès des viols collectifs jugés à Créteil a été l'occasion d'une charge de tout l'appareil judiciaire contre les victimes de violence sexuelle.

Le viol, c'est une arme de guerre contre les femmes pour qu'elles ne sortent pas du rôle qui leur est imposé par la division sexuelle du travail : un rôle domestique, privé, sous la soit disant protection d'hommes - qui sont souvent d'ailleurs les plus dangereux. Le viol est une arme de domination, qui s'exerce de dominant à dominé, et permet le maintien du pouvoir dans les entreprises, les familles, les « clans », les bandes de potes. Toutes ces structures potentiellement réactionnaires facilitent le passage à l'acte et limitent la possibilité pour les victimes de pouvoir obtenir la justice, même ne serais ce que de pouvoir en parler.

Quand bien même il est possible d'en parler, souvent on se heurte à un mur, mur de ceux qui ne veulent pas écouter, mur de ceux qui accablent les victimes de mille reproches, qui pensent qu'une minijupe, de l'alcool, un flirt, font de la victime une coupable. Mur de ceux qui disent que cela ne sert à rien, qu'il faut l'accepter, mur d'une police qui bâcle les investigations, des procureurs qui classent les affaires, des non-lieux.

La société elle même accepte à demi-mot cet état de fait. Le corps n'est elle pas une valeur marchande ? Transmise dans la pornographie, la publicité. Tout s'achète, et ce qui ne peut s'obtenir de gré, il s'arrache de force. D'autant plus qu'on appartient à une classe dominante, et qu'on a le sentiment que tout nous est du. N'est ce pas là la morale capitaliste en dernière instance ? Partout, que ce soit au travail, dans les écoles et universités, au foyer ou « entre amis », la sujétion morale, la domination et le viol existent.

Face à la solidarité, lâche ou active, des oppresseurs, il faut répondre par la solidarité de touTEs ceux qui disent non à ces agressions, qui refusent cet état de fait. Elle doit dépasser, briser les cadres réactionnaires qui cousent les bouches et tolèrent l'inacceptable. Que les femmes puissent prendre toute leur place dans l'espace public sans craindre d'agression est essentiel pour l'unité du prolétariat, qui est la condition de l'obtention des victoires sociales.

Sans mobilisation sur cette question, il n'y aura jamais d'avancée sur ce sujet, et jamais il ne faut s'attendre à ce la situation évolue d'elle même. Sans mobilisation jamais ni en Inde ni en France il n'y aura un changement à la foi dans la justice, à la fois dans les esprits.

Cependant tant qu'existera le patriarcat, tant qu'existera une division sexuée du travail et des tâches, il n'y aura jamais d'égalité réelle entre hommes et femmes. Car ce n'est pas qu'une question de « mentalité », une simple question d'éducation. La division des tâches entre hommes et femmes, dans la société, dans la famille et au travail pousse à reproduire des schémas de domination.

La seule véritable clé de la résolution de ces crimes, de la destruction du terreau qui les favorise, est entre les mains des mouvements et organisations progressistes et révolutionnaires, les seules capables de mettre à bas une société qui consent, qui tolère et qui accepte le patriarcat, le sexisme et toutes les discriminations qui existent.

Vive la lutte légitime contre les agressions sexuelles, en Inde, en France, et partout ailleurs !

 

 

http://hehozines.files.wordpress.com/2012/05/viol-c-est-quoi-200.jpg

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