Publié le 29 Octobre 2013

Manifs et affrontements à Clermont Ferrand

 

18h30, le rassemblement organisé par l'OCFR contre l'ouverture d'un local FN à Clermont débute. Nous étions une grosse vingtaine à nous réunir place Dellile. Les drapeaux et banderoles déployés, nous apprenons que la mairie de Clermont est envahie par des militants pour réclamer un logement pour de nombreuses familles de demandeurs d'asile mises une fois de plus à la rue. Nous décidons de partir quand même en manif sauvage jusqu'au local du FN. Les quelques membres des JC présents ont refusé de participer à cette action. Arrivé-e-s devant le local, lumière éteinte, planches en bois sur les vitres, nous sommes accueillis par la BAC et les RG. Les slogans fusent : « Derrière le fascisme, se cache le Capital, la lutte antifasciste est internationale ! » Après quelques minutes, nous nous mettons en route pour partir à la mairie soutenir les camarades présent-e-s là-bas car ils et elles étaient enfermé-e-s par les flics. Ce sont donc une cinquantaine de militant-e-s qui se rassemblent devant les grilles de la mairie, cherchant à forcer la porte pour rentrer prêter main forte aux militant-e-s et familles à l'intérieur. Nous avons réussi à rentrer mais de suite la répression fut féroce : gazeuses à bout portants, coups de poings et pieds de la part des flics, et autodéfense de notre part. Une fois repoussé-e-s à l'extérieur, le ton monte encore d'un cran et nous essayons de forcer le passage à un autre endroit. Ce sont alors les CRS qui sont intervenus. S'en suit une heure d'affrontements dans les rues, barricades et jets de bouteilles contre matraques et lacrymos...


Finalement, nous finissons par nous rassembler une fois de plus devant la mairie pour maintenir la pression sur la municipalité en pleine négociations avec les militant-e-s associatifs.  


Après des heures d'affrontements et de négociations, toutes les familles et personnes à la rue ont été relogées... pour la nuit dans des hôtels, ce qui les disperse et affaiblit leurs capacités de mobilisations.


Nous appelons à les soutenir aujourd’hui dans leur lutte.

 

La mairie socialiste n'a pas hésité à envoyer une fois de plus les flics contre des gens qui réclamaient simplement un logement décent... A Montreuil ce matin, une trentaine de personne qui, expulsées la semaine dernière, avec leurs bébés dans les bras, étaient réfugiées dans un gymnase de la municipalité en ont été chassé-e-s par les CRS.


 A la misère que crée le capitalisme, la bourgeoisie répond par des matraquages. Cependant, cette expérience nous montre une fois de plus que seule la lutte paie et que quand les masses populaires décident de reprendre leurs affaires en mains par des méthodes de lutte légitimes, elles peuvent faire bouger les choses.


Le PS, que ce soit au niveau de l'Etat ou d'une municipalité, représente avant tout les intérêts de la bourgeoisie et il n'hésite pas à user de ses chiens de gardes en uniformes pour faire respecter «l'ordre républicain». Que ce soit pour protéger un local fasciste, pour repousser les sans-logis et leurs soutiens, le gouvernement actuel sait répondre présent. Georges Dimitrov, grand communiste bulgare, dirigeant de l'Internationale Communiste et héros de la lutte antifasciste expliquait déjà dans les années 40 que la social-démocratie et le fascisme sont les deux faces d'une même pièce, celle de la dictature du Capital ! Son analyse n'a pas pris une ride et aujourd'hui encore le PS, qui mène une politique d’offensive contre la classe ouvrière, tente de saper notre camp en y alimentant des contradictions racistes, nous fait subir la répression policière, les attaques de nervis fascistes. L’année dernière, le PS a laissé délibérément les réactionnaires se déchaîner dans la rue et dans les médias : le PS renforce le camp des réactionnaires et tente d’écraser le nôtre. Si demain la bourgeoisie n'arrive plus à contenir la légitime colère des masses ouvrière par la kermesse démocratique, elle tentera de se transformer et de passer à une dictature ouverte des éléments les plus réactionnaires du capital financier (le fascisme) !

 

Ne nous trompons pas d'ennemis, ni de moyens pour notre lutte vers l'émancipation de la classe ouvrière. C'est la bourgeoisie qui est la source de nos problèmes, c'est elle qui en classe parasite maintient un système capitaliste qui, pour assurer les profits d'une infime minorité, maintient là l'immense majorité sous le coup de l'exploitation, de la misère et des horreurs engendrées par les guerres impérialistes. Pour lutter contre cela, rien ne sert de se rendre aux urnes. Le peuple n'a pas à choisir quel ordure ira fouler aux pieds les intérêts de la classe ouvrière. Si nous voulons lutter efficacement contre le capitalisme et les chiens fascistes qui servent ses intérêts, nous devons nous organiser, former de véritables fronts antifascistes et populaires, des organisations de masses regroupées autour d'un parti marxiste-léniniste-maoïste, qui seul est capable de servir les véritables intérêts des classes populaires. Le processus d'unification des maoïstes mis en place par l'OCFR et le PCmF va en ce sens. Certes, il n'est pas à lui seul suffisant, mais c'est un pas en avant vers la création du Parti dont notre classe a besoin !

 

OC-Futur Rouge ; PC maoïste de France

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand

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Publié le 27 Octobre 2013

Lundi 28 octobre : le Front National inaugurera son local de campagne rue de Maringues ( quartier de la gare ) à Clermont- Ferrand.

Laisser ce parti fasciste s'installer à Clermont-Ferrand c'est lui laisser opérer un saut qualitatif.

En effet, en période de crise économique les mouvements fascistes se développent. A coup de mensonges, ils tentent de diviser les classes populaires en les montant les unes contre les autres.

Pendant ce temps-là, la bourgeoisie réactionnaire multiplie ses attaques contre les conquêtes de luttes de la classe ouvrière.

Contre l'ouverture du local de

campagne du FN :

Lundi 28 octobre à 18h30

rassemblons nous place Delille

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 25 Octobre 2013

Arrestations à Pau pour Georges Abdallah !

A deux jours de la manifestation à la prison de Lannemezan pour Georges Abdallah, 8 militant-e-s progressistes et antifascistes, dont une camarade, de l'OCFR ont été interpellé-e-s à Pau pour avoir manifesté pour la libération de ce camarade, incarcéré depuis 1984 et libérable depuis 1999.

Les militant-e-s de Libertat, de l'action antifasciste de Pau, et de l'OCFR se sont enchaîné-e-s au local du PS, qui a été occupé durant 30 minutes avant interpellation. La police a coupé les chaînes puis a interpellé les militant-e-s qui ont été conduits au poste pour un contrôle d'identité.

Ces interpellations font suite à diverses actions anti-impérialistes (une action contre l'intervention en Syrie à l'initiative de Libertat, les mobilisations contre l'université de la défense organisées par le SCUD).

Le parti socialiste, c'est un parti au service des capitalistes, et qui, conformément à leurs intérêts, mène une politique extérieure agressive (intervention au Mali, agressivité contre la Syrie). Le PS a refusé de libérer Georges Abdallah en dépit d'un jugement : il n'hésite à pas à réprimer celles et ceux qui s'opposent à l'impérialisme.

Solidaire de nos camarades interpellé-e-s, nous refusons de nous laisser intimider face à ceux/celles qui veulent nous contraindre au silence face aux crimes de l'impérialisme français.

Nous appelons à manifester samedi pour obtenir la libération de Georges Abdallah.

A bas les impérialistes !
Liberté pour Georges Abdalla
h !

Contra la repression, visca la solidaritat de classa !
Contre la répression, vive la solidarite de class
e !

OC-Futur Rouge ; PC maoïste de France

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 24 Octobre 2013


"Nous sommes noirs, nous sommes jaunes, nous sommes blancs, et ensemble nous somme de la dynamite!"


Cette semaine, les lycéens auront occupés la rue, en solidarité avec leurs camarades sans-papiers expulsé-e-s par la flicaille de Valls qui, à pas de Guéant, poursuit la valse des expulsions orchestrées par les ministères de l’intérieur depuis des décennies.


Des dizaines de milliers de lycéen-ne-s sont mobilisé-e-s à travers tout l’Etat français, des dizaines de lycées ont été bloqués, c’est pour beaucoup de lycéen-ne-s la première mobilisation d’ampleur. Ils n’ont pas eu besoin d’un bac +5 pour comprendre ce qu’est la solidarité de classe, malgré tous les efforts du P"S", de l’UMP et des fascistes pour créer des divisions au sein du peuple. Une énorme baffe dans la gueule du racisme d’état, du tout-sécuritaire, et de la montée de l’influence réactionnaire dans la société : voilà ce qu’est cette mobilisation lycéenne, dénigrée à coups de sondages, dans tous les médias.

Ils voudraient rapidement tourner la page sur ces jeunes, ils voudraient faire oublier que les lycéen-ne-s, futur-e-s travailleurs ou travailleuses, conformément à leurs intérêts de classe, ont bien compris que l’ennemi-e n’est pas l’immigré-e mais le patron, la bourgeoisie. Leur mascarade raciste, la jeunesse lui fait échec .


Il est symptomatique que les lycéen-ne-s de Carpentras, lieu d’implantation historique des fascistes, se soient mobilisé-e-s contre ces expulsions. Voilà ce que peut être un véritable mouvement antifasciste de masse.

 

Nous exigeons le retour immédiat de nos deux camarades, l’arrêt des expulsions, la régularisation de tous et toutes les sans-papiers, la fermeture des CRA et les mêmes droits pour tous les travailleurs, français-e-s ou immigré-e-s.


Comme ces lycéen-ne-s, nous ne voulons plus tolérer de vivre dans une société où les immigré-e-s servent de boucs émissaires à la dégradation de nos conditions de vie face à la crise du capitalisme. Les immigré-e-s sont forcé-e-s de fuir la misère dont la France est responsable par le pillage des ressources naturelles et les ravages de la guerre. Nous ne voulons plus qu’ils soient une main d’oeuvre corvéable à merci, que l’on rejette hors de nos frontières dès que l’on n’en a plus besoin. Nous voulons construire l’unité des masses populaires pour porter des coups décisifs à la celles et ceux qui sont responsables de la crise : les capitalistes.


Alors que nous sommes assommé-e-s par les réformes (ani, retraites), les licenciements, le mouvement lycéen démontre qu’il est possible de lutter, et qu’il faut oser le faire !


Solidarité avec le mouvement lycéen !
Solidarité avec les travailleurs et travailleuses immigré-e-s !

C’est pas les étrangers  qu’il faut virer,  c’est les capitalistes,  qu’il faut exproprier!

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lycéens

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Publié le 24 Octobre 2013

Georges Abdallah est un anti-impérialiste conséquent. Il a été arrêté en 1984, pour une simple détention d’un prétendu faux passeport, en réalité un vrai passeport fourni par le gouvernement algérien. Il a été condamné à 4 ans de prison. Alors qu'il était déjà en prison, une machination permettant de le faire condamner à perpétuité a été ourdie contre lui par les services secrets etats-uniens et israéliens, machination couverte par les services secrets français qui savaient qu’il n’y avait aucun élément prouvant son implication dans l’exécution de l'agent israélien Barsimantov et de l’attaché militaire américain à Paris. Libérable depuis 1999, il est toujours incarceré. Alors que la justice, cette année, l'autorisait à sortir de prison, c'est le gouvernement qui a refusé de signer l'ordre d'extradition qui aurait permis sa libération.

Georges Abdallah est un communiste libanais, qui a lutté au côté des Palestiniens. Il s’est opposé en tant que communiste libanais à l’invasion de son pays, le Liban, par les troupes israéliennes. En tant que communiste, il a été et demeure un combattant résolu, contre l’impérialisme et de ses laquais. Il a lutté pour l’unité du peuple libanais, toutes communautés confondues, et s'est ainsi opposé aux différentes factions rivales qui ravageaient le pays pour le compte d'intérêts impérialistes dans les années 70-80. Ce qu’il déclarait pour le Liban en 2006 est valable pour la Syrie aujourd’hui : « En conséquence, la spécificité de la période actuelle nous dicte à tous de renforcer le fusil de la résistance par la confirmation du caractère patriotique de toute action de résistance en centrant notre refus catégorique de la résolution 1559 avant tout autre chose. Le renforcement du fusil combattant ne se fera que par le refus de toute forme qui altérerait sa position en tant qu’axe central pour l’édification de l’unité nationale et donc de faire en sorte de l’éloigner tant que possible de tout caractère sectaire ou confessionnel ». Il a lutté pour la libération du peuple palestinien pour son droit à recouvrer ses terres et ses droits sur la Palestine entière. Il ne renie pas son engagement et affirme qu’il s’engagera de nouveau contre les impérialistes et pour la révolution dans son pays après sa libération. C'est cette fidélité à son idéal que les impérialismes lui font payer.

La France, ennemie des communistes, progressistes, anti-impérialistes et des masses populaires du moyen orient

Georges Abdallah continue à appeler à faire échec aux interventions impérialistes, à dire « Non à toutes les interventions militaires impérialistes sous n’importe quelle forme ! ». Certes, les USA et Israël font pression pour que Georges Abdallah soit maintenu en détention. Mais il est dans les intérêts de la France elle même de ne pas libérer Georges Abdallah. L’impérialisme français a été le chantre de l’intervention militaire en Syrie, préparée de longue date, par les différents gouvernements de gauche comme de droite.

L’impérialisme français apparaît aujourd’hui comme l'impérialisme le plus agressif au Moyen-Orient et en Afrique. Le Président de la République a déclaré « Nous défendons les intérêts de la France ». Celui qui a des intérêts au Moyen-Orient, en Afrique, c’est le capital financier, ce ne sont pas les prolétaires ! Ce sont les bourgeois-e-s qui défendent les chiens de garde (laïcs ou religieux) en place ou qui soutiennent les différentes cliques et seigneurs de la guerre, à qui ils vendent des armes .

Certains nient la rivalité entre les puissances impérialistes qui s’affrontent. En Syrie, les impérialistes occidentaux arment les islamistes qu’ils combattent par ailleurs au Mali contre le régime en place. Bachar Al Assad est lui même soutenu et armé par l’impérialisme russe, pendant que la Chine impérialiste manœuvre en coulisses.

« Ce qui est l’essence même de l’impérialisme, c’est la rivalité de plusieurs grandes puissances tendant à l’hégémonie, c'est-à-dire à la conquête de territoires, non pas tant pour elles-mêmes que pour affaiblir l’adversaire et saper son hégémonie » (L’impérialisme stade suprême du capitalisme)

La France, face à la concurrence des USA, et aujourd’hui face à la pénétration économique de la Chine, défend son pré carré. L’impérialisme français n’est pas seulement une marionnette de l’impérialisme américain, mais mène sa propre politique, conforme à ses intérêts. C’est d’ailleurs pourquoi, au Mali il est intervenu comme chef de file d'une "coalition" ou aucune autre grande puissance impérialiste ne participait. L'impérialisme, français s'est chargé seul d' encadrer les troupes de la CDAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest),un groupement de pays dont les chefs d'états sont ses valets et représentent les classes dirigeantes locales qui tirent des bénéfices de l’exploitation impérialiste de leurs peuples.

Ceux qui disent que l’impérialisme français n’est qu’un simple pion de l’impérialisme américain trompent les masses, et permettent à l’Etat français de se présenter comme le défenseur de la démocratie. L’impérialisme français prétend intervenir pour défendre la démocratie, en réalité, il sème la mort pour défendre ses intérêts.

Georges Abdallah n’est pas qu’une icône : continuons son combat anti-impérialiste

Georges Abdallah déclarait à son procès en 1987 : « quatre ans d'occupation de votre hexagone ont mis en lumière la criminelle légalité de votre système impérialiste et ont comblé d'honneur tous ceux qui s'étaient attachés à la légitimité de le combattre. Certes, ces "lépreux terroristes" n'étaient pas très nombreux et les généraux "Massu" ne figuraient pas à titre d'exception dans leur mouvement, mais cela ne nous empêche pas d'espérer voir ressurgir de "nouveaux lépreux", beaucoup plus nombreux, dont le mouvement soit dépourvu des "Massu" et qui s'engagent dans le même combat des "pestiférés" du Moyen et Proche-Orient, de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique centrale pour mettre un terme à la légalité de votre paix garantie par la stratégie d'anéantissement de vos patrons dans nos régions périphériques. »

Certaines organisations comme le PCF, le PG et le PRCF, par exemple, regrettent que la France soit – soit disant – le toutou des USA. Non seulement, c’est de la mauvaise foi de ne pas reconnaître que la France aie été le pays le plus agressif contre la Syrie, mais de plus, c’est se faire le défenseur de l’impérialisme français que de regretter qu’il n’ait pas la puissance nécessaire pour mener seule sa politique extérieure. Pleurer sur l’indépendance prétendument perdue de la France, c’est regretter qu’elle soit incapable, seule, de bombarder la Syrie.

En tant que communistes, nous sommes soulagé-e-s que la France soit incapable de mobiliser plus de 30 000 soldat-e-s, nous nous félicitons de chaque défaite militaire de la France. Nous crachons sur les miettes que nous redistribue notre impérialisme. Par exemple, nous nous moquons de la pseudo-indépendance énergétique de la France, qui nous permettrait à tous et toutes de bénéficier d’une électricité à bas prix (allez dire ça à celles et ceux à qui on le coupe). En effet, son prix est le pillage, l’empoisonnement massif, la surexploitation et une violente répression contre les peuples, pour extraire l’uranium des mines du Niger. La défaite de notre impérialisme, nous la souhaitons ardemment et c’est notre rôle d’y travailler.

Cependant, ce n’est pas parce que nous voulons travailler à la déconfiture de l’impérialisme français que nous devons soutenir d’autres impérialismes. Souhaiter de la France qu’elle se range dans le camp russo-chinois n’est pas non plus une position anti-impérialiste, c’est uniquement souhaiter un retournement d’alliance de la part de la France. En effet, la Russie et la Chine sont des pays impérialistes. La Chine, par exemple, souhaite se tailler sa part du gâteau dans le partage du monde, pour se fournir en matières premières et exporter des capitaux : elle est par exemple en concurrence avec la France au Niger. Voilà pourquoi il y a des frictions, et non pas parce que la Russie, la Chine, veulent libérer le monde entier des vilains impérialistes américains. L’impérialisme, c’est la réaction sur toute la ligne, quelqu’il soit, nous ne pouvons le soutenir.

Face à la montée des contradictions inter-impérialistes, nous ne pouvons plus nous contenter d’un vague front anti-impérialiste qui se contente d'attaquer les USA et nage en pleine confusion. Ce n’est qu’en portant des positions idéologiquement claires que nous pourrons faire progresser la conscience et la lutte anti-impérialiste dans les masses.

La meilleure façon de prouver notre soutien à Georges Abdallah est de continuer son combat : notre devoir est de démasquer, dénoncer et faire reculer l’impérialisme français, qui, en notre nom, pille, bombarde et surexploite. Cette lutte ne peut prendre une ampleur suffisante, sans lutter contre les positions erronées y compris dans les rangs de ceux qui se réclament de la Révolution et du communisme.

C'est également la meilleure façon que d'obtenir sa libération que de contribuer à affaiblir la puissance guerrière du pays dont il est le prisonnier depuis 1984.

Liberté pour Georges Abdallah !

A bas l'impérialisme français !

drapeaurougedr@gmail.com - oc.futur.rouge@gmail.com

Liberté pour georges Abdallah, otage des impérialistes !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Georges Abdallah

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Publié le 19 Octobre 2013

hommage à Vo Nguyen Giap

Hommage à Vo Nguyen Giap

Le général Vo Nguyen Giap est décédé vendredi à l'âge de 102 ans. Il a été un des artisans de la victoire du peuple vietnamien contre les impérialismes français et US. Comme anti-impérialistes, nous ne pouvons que saluer la mémoire de ce grand patriote qui a infligé des défaite cuisantes aux plus puissantes armées bourgeoises du monde, et notamment à celle de notre propre bourgeoisie (victoire de Dien Bien Phu, 1952) en s'appuyant sur la créativité et la combativité des masses populaires.

Nous considérons que Mao Zedong est le théoricien marxiste classique de la guerre populaire, toutefois l'ouvrage du général Giap Guerre du peuple, armée du peuple est également une importante contribution à l'analyse des problèmes militaire d'un point de vue révolutionnaire, que nous devons étudier avec profit. Vo Nguyen Giap a appliqué de façon créatrice et victorieuse à la réalité vietnamienne les écrits de Marx, Engels, Lénine et Staline sur la guerre de partisans et il était logique que ses intuitions rejoignent en grande partie ce que Mao Zedong a décrit de façon systématique dans son ouvrage sur La guerre populaire prolongée.

Avec le président Ho Chi Minh, 1946

Proche compagnon d'arme du président Hô Chi Minh et responsable communiste de premier plan, il n'a pas su saisir toutes les implications de la rupture sino-soviétique au début des années 1960 ni l'importance de la révolution culturelle. Principalement soucieux de ne couper son peuple ni de l'aide militaire soviétique, ni de l'aide militaire chinoise, il a tenté de maintenir une ligne "centriste" dans la lutte de ligne qui traversaient le Parti Communiste du Nord-Vietnam entre partisans d'un alignement sur l'URSS (Le Duan, Pham Van Dong) et partisans d'un rapprochement avec la Chine maoïste (Hoang Van Hoan). Après la mort du président Hô Chi Minh (1969), face à l’exacerbation de la lutte de ligne dans le Parti, cette position est devenue de plus en plus intenable et Vo Nguyen Giap s'est retrouvé isolé. En 1975-76, les tenant-e-s du modèle soviétique de développement l'emportent, les dirigeant-e-s « pro-chinois-e-s » sont brutalement purgé-e-s, le Vietnam devient un "sous-traitant" de l'URSS au sein du COMECON, le marché commun des pays satellites et s'aligne totalement sur la politique internationale de l'URSS (alors même que la droite du Parti Communiste Chinois organise un coup d'Etat après la mort de Mao, engage le pays sur la voie du capitalisme et se tourne résolument vers une alliance avec l'impérialisme US). En 1980, les ex-alliés se font même la guerre...

Le symbole de la fierté retrouvée d’un peuple

C'est à cette époque que Vo Nguyen Giap, encombrant fantôme d'une période révolutionnaire révolue, est déchu de son poste de ministre de la défense. On suppose qu’il s’était opposé à l’occupation du Cambodge. Mais on en est réduit à des supputations, car Giap, communiste discipliné formé à l’école de la IIIème internationale de Lénine-Staline, n’a pas intégré les apports du maoïsme : Il ne conçoit pas que le parti puisse changer de couleur et préfère mener la lutte à l’intérieur plutôt que d’en appeler au masses populaires (comme Mao a su le faire en 1966 contre les dirigeant-e-s engagés sur la Voie Capitaliste qui cherchaient à le marginaliser et à l’enterrer sous des fleurs). Il continue à conserver quelques responsabilités en matière de sciences, de technologie et de planning familial. Il joue son rôle d’icône de la résistance lors des célébrations officielles. Il continue à assumer la ligne du Parti devant ses rares interlocuteur/trice-s etranger-e-s. En 1991, après une ultime lutte de ligne à l'occasion de l'effondrement du bloc soviétique, il est exclu du Comité Central et réduit au silence.

Face aux révisionnistes

Face aux révisionnistes vietnamiens qui rétablissent le capitalisme sur toute la ligne, il reste un symbole pour les masses populaires vietnamiennes qui font les frais de cette politique. Et son nom comme celui d'Hô Chi Minh sont évoqués avec nostalgie. Dans les dernières années de sa vie, il parvient enfin à sortir du silence et à exprimer publiquement ses désaccords, mais c’est trop tard. Si elles renforcent encore sa popularité, ses récentes prises de position contre la corruption des bureaucrates du parti, ainsi que son combat au nom de la défense de l'environnement, des paysan-ne-s et de l'indépendance nationale contre les grands travaux inutiles et nuisibles impulsés par le social-impérialisme chinois au Vietnam ne sont pas suffisantes pour inverser le cours des choses.

Nous présentons nos condoléances à son épouse, la camarade Dang Bich Ha, à ses enfants. Nous présentons notre salut militant à son glorieux peuple combattant, dont nous souhaitons qu’il s'empare résolument de l'arme du maoïsme pour balayer la clique révisionniste qui a usurpé le pouvoir après la victoire sur l'impérialisme US .

HONNEUR AU GENERAL GIAP !

VIVE LA LUTTE DES PEUPLES DU MONDE CONTRE L’IMPERIALISME !

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 18 Octobre 2013

CONTRE LA TRANSPHOBIE D’ETAT, SEULE LA LUTTE PAIERA

Nous sommes communistes, nous luttons contre toutes les oppressions bourgeoises, racistes, fascistes, patriarcales et hétérosexistes. Nous pensons qu'on ne peut mettre fin à ces oppressions qu'en attaquant le mal à la racine et en détruisant le système qui les alimente : le capitalisme. Mais nous pensons qu'abolir le capitalisme ne suffira pas à abolir le racisme, le patriarcat, le chauvinisme mâle et hétéro... Une véritable révolution culturelle sera nécessaire pour cela.
Au cœur de notre engagement, il y a l'expérience concrète de l'oppression et la réflexion sur les causes de cette oppression. Nous savons que les personnes trans sont parmi celles qui sont le plus violemment confrontées à l'oppression et qu'elle mènent un combat quotidien pour devenir et rester elles-même dans un monde qui fait tout pour les briser, parce qu'elles ne rentrent pas dans ses normes. 
La transphobie n'est pas que spontanée, la situation bien souvent précaire des personnes trans, notamment immigrées (discriminé-e-s par les patron-ne-s mais aussi, systématiquement, par Pôle Emploi) est organisée par l'état bourgeois.

L'oubli par le gouvernement dans les réformes de début de quinquennat des revendications des personnes trans n'est pas innocent. Il y a des revendications lgbt qui sont acceptables par la bourgeoisie, et d'autres non. les revendications des personnes trans vont plus loin qu'une remise  en cause de la famille hétéro-normée, elles posent la question d'un des fondements de la société capitaliste et patriarcale : l'existence de deux genres définis par des normes strictes et incontestables, complémentaires l'un avec l'autre.

Le capitalisme a besoin, pour survivre, de perpétuer le système patriarcal, basé sur deux genres bien cloisonnés. La famille patriarcale est une cellule économique fondamentale de la société capitaliste. Il a besoin d'hommes pour servir de main d'oeuvre et de femmes pour entretenir et reproduire cette main d'oeuvre (au foyer ou dans l'aide à la personne).

Trans ou non, nous souffrons tous et toutes de vivre dans une société où, des notre naissance, on nous cloue à une identité sexuelle nous imposant un rôle social, un rapport à son corps auquel nous n'avons pas le droit de déroger, ce que l'on nous apprend dès l'enfance, et gare à celles et ceux qui veulent ne pas rentrer dans les identités qu'on nous impose.

Au nom de la "nature", on a obligé les personnes intersexes des leur naissance à correspondre à l'un des genre défini par la société bourgeoise.

Certain-e-s adolescent-e-s se suicident par refus de rentrer sans ces cases que la bourgeoisie veut leur imposer. Le meilleur moyen d'éviter ces morts est d'abattre le système qui les entraîne. Nous ne voulons plus que qui que ce soit soit contraint de choisir la nuit ou de courber l'échine.

La "transsexualité" est traitée comme une pathologie par l'état qui, pour que les traitements soient remboursés, impose un parcours organisé sous les conseils de psychiatres, des opérations qui s'apparentent trop souvent à des mutilations, une stérilisation forcée.

Tout cela en laissant miroiter une reconnaissance par un changement d'État civil qu'il faut encore obtenir de haute lutte par les tribunaux (pour les trans de nationalité française), en donnant des preuves médicales de sa correspondance à notre nouveau genre. La division genree de la société va jusqu'à ce que des tribunaux se permettent de juger de notre crédibilité en tant qu'homme ou femme.

La gauche au pouvoir a fait quelques promesses mais n'a rien changé : face à la revendication d'égalité, elle prêche éternellement la patience alors que la transphobie tue. Tous les jours, les personnes trans sont prier de se cacher et de laisser leurs revendications au placard pour ne pas effaroucher les homophobes et autres réactionnaires. Il leur faudrait attendre que les mentalités changent d'elles même... Mais les préjugés réactionnaires ne reculent jamais que par la lutte, et l'hétérosexisme existera tant que perdurera le capitalisme : ils s'entretiennent et se renforcent mutuellement. Seule la lutte permet d'obtenir des victoires. N'attendons pas que les choses évoluent d'elles mêmes. Nous refusons la transphobie, factrice d'isolement, de précarisation, de violences. En tant que communistes, nous voulons soutenir les revendications des personnes trans, trop souvent, déjà, oubliées des organisations lgb"t". Ne pas nous positionner, ne pas mener la lutte, ce serait perpétuer la transphobie.

On peut comparer ce gouvernement de gauche qui prêche éternellement la patience au personnes transsexuelles avec le gouvernement communiste (maoïste) arrivé au pouvoir au Népal fin 2006, après une phase de guerre populaire et de grève générale (et avant la trahison d'un certain nombre de ses dirigeant-e-s, soucieux/se de préserver leur pouvoir à tout prix): alors que de nombreux autres problèmes brûlants se posaient (réforme agraire, développement de la santé et de l'éducation, libération des femmes et des minorités nationale), les militant-e-s trans ont revendiqué et obtenu la reconnaissance de leur trans-identité sur les papiers d'identité et la possibilité de s'autodéfinir au delà des cases m/f. Le pays le plus pauvre du monde a ainsi donné une leçon de progressisme aux grandes puissance. Seul un processus révolutionnaire peut réaliser l'unité entre tout-e-s les opprime-e-s.

C'est le capitalisme qui nous mutile en nous réduisant à nos organes et à notre vie sexuelle, alors que nous sommes tellement d'autres choses: nous pouvons aussi être ému-e-s du spectacle d'un clair de lune, respirer le parfum des roses, éclater de rire, danser jusqu'au matin et résister au coude à coude avec tou-te-s les autres personnes dont ce monde refuse l'existence. Car nous savons aussi nous battre ! Nous aspirons tou-te-s à une vie paisible, et non à nous faire cracher dessus, agresser ou violer. Cette vie paisible que l'on nous refuse, nous devrons l'imposer avec nos poings et par tous les moyens nécessaires, jusqu'à ce qu'on nous regarde en face.
Nous devons détruire ce système qui ne cesse de nous créer de nouveaux problèmes,  qui dresse des frontières et des murs contre lesquels nous nous fracassons et qui nous oblige à choisir entre mourir ou vivre en esclave d'une identité au service du capitalisme . 

Solidaires des sans papier-e-s e,de toutes celles et de tout ceux qui brûlent les frontières, des nombreux peuples colonisés et opprimés  qui refusent les papiers d'identité français qu'on leur impose  ! Solidaires des travailleur-euse-s dont la lutte seule peut détruire à tout jamais ce système de haine et de peur !

Solidaires des TransBi-e-sPédésGouinesQueersFreaks qui luttent pour exister et refuser l'identité à laquelle on veut les réduire !


C'est pas l'état qui nous sauvera ! La transphobie, elle se combat !
CONTRE LE CAPITALISME ET LE PATRIARCAT, ORGANISONS NOUS, OSONS LUTTER, OSONS VAINCRE !!

PCMF- OCFR

Contre la transphobie d'état, seule la lutte paiera !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie

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Publié le 18 Octobre 2013

Nous appelons à participer à l'existrans qui commencera à 14h00 à Invalides.

 

CONTRE LA TRANSPHOBIE D’ETAT, SEULE LA LUTTE PAIERA


Nous sommes communistes, nous luttons contre toutes les oppressions bourgeoises, racistes, fascistes, patriarcales et hétérosexistes. Nous pensons qu'on ne peut mettre fin à ces oppressions qu'en attaquant le mal à la racine et en détruisant le système qui les alimente : le capitalisme. Mais nous pensons qu'abolir le capitalisme ne suffira pas à abolir le racisme, le patriarcat, le chauvinisme mâle et hétéro... Une véritable révolution culturelle sera nécessaire pour cela.
Au cœur de notre engagement, il y a l'expérience concrète de l'oppression et la réflexion sur les causes de cette oppression. Nous savons que les personnes trans sont parmi celles qui sont le plus violemment confrontées à l'oppression et qu'elle mènent un combat quotidien pour devenir et rester elles-même dans un monde qui fait tout pour les briser, parce qu'elles ne rentrent pas dans ses normes. 
La transphobie n'est pas que spontanée, la situation bien souvent précaire des personnes trans, particulièrement des trans étrangèr-e-s,discriminé-e-s par les patron-ne-s mais aussi, systématiquement, par Pôle Emploi) est organisée par l'état bourgeois. 
L'oubli par le gouvernement dans les réformes de début de quinquennat des revendications des personnes trans n'est pas innocent. Il y a des revendications lgbt qui sont acceptables par la bourgeoisie, et d'autres non. les revendications des personnes trans vont plus loin qu'une remise  en cause de la famille hétéro-normée, elles posent la question d'un des fondements de la société capitaliste et patriarcale : l'existence de deux genres définis par des normes strictes et incontestables, complémentaires l'un avec l'autre.
Le capitalisme a besoin, pour survivre, de perpétuer le système patriarcal, basé sur deux genres bien cloisonnés. La famille patriarcale est une cellule économique fondamentale de la société capitaliste. Il a besoin d'hommes pour servir de main d'oeuvre et de femmes pour entretenir et reproduire cette main d'oeuvre (au foyer ou dans l'aide à la personne).
Trans ou non, nous souffrons tous et toutes de vivre dans une société où, des notre naissance, on nous cloue à une identité sexuelle nous imposant un rôle social, un rapport à son corps auquel nous n'avons pas le droit de déroger, ce que l'on nous apprend dès l'enfance, et gare à celles et ceux qui veulent ne pas rentrer dans les identités qu'on nous impose.

Au nom de la "nature", on a obligé les personnes intersexes des leur naissance à correspondre à l'un des genre défini par la société bourgeoise.

Certain-e-s adolescent-e-s se suicident par refus de rentrer sans ces cases que la bourgeoisie veut leur imposer. Le meilleur moyen d'éviter ces morts est d'abattre le système qui les entraîne. Nous ne voulons plus que qui que ce soit soit contraint de choisir la nuit ou de courber l'échine.

La "transsexualité" est traitée comme une pathologie par l'état qui, pour que les traitements soient remboursés, impose un parcours organisé sous les conseils de psychiatres, des opérations qui, pour être de qualité, coûtent une fortune, et sont trop souvent subies,  une stérilisation forcée.


Tout cela en laissant miroiter une reconnaissance par un changement d'État civil qu'il faut encore obtenir de haute lutte par les tribunaux (pour les trans de nationalité française), en donnant des preuves médicales de sa correspondance à notre nouveau genre. La division genree de la société va jusqu'à ce que des tribunaux se permettent de juger de notre crédibilité en tant qu'homme ou femme.


La gauche au pouvoir a fait quelques promesses mais n'a rien changé : face à la revendication d'égalité, elle prêche éternellement la patience alors que la transphobie tue. Tous les jours, les personnes trans sont prier de se cacher et de laisser leurs revendications au placard pour ne pas effaroucher les homophobes et autres réactionnaires. Il leur faudrait attendre que les mentalités changent d'elles même... Mais les préjugés réactionnaires ne reculent jamais que par la lutte, et l'hétérosexisme existera tant que perdurera le capitalisme : ils s'entretiennent et se renforcent mutuellement. Seule la lutte permet d'obtenir des victoires. N'attendons pas que les choses évoluent d'elles mêmes. Nous refusons la transphobie, factrice d'isolement, de précarisation, de violences. En tant que communistes, nous voulons soutenir les revendications des personnes trans, trop souvent, déjà, oubliées des organisations lgb"t". Ne pas nous positionner, ne pas mener la lutte, ce serait perpétuer la transphobie.


On peut comparer ce gouvernement de gauche qui prêche éternellement la patience au personnes transsexuelles avec le gouvernement communiste (maoïste) arrivé au pouvoir au Népal fin 2006, après une phase de guerre populaire et de grève générale (et avant la trahison d'un certain nombre de ses dirigeant-e-s, soucieux/se de préserver leur pouvoir à tout prix): alors que de nombreux autres problèmes brûlants se posaient (réforme agraire, développement de la santé et de l'éducation, libération des femmes et des minorités nationale), les militant-e-s trans ont revendiqué et obtenu la reconnaissance de leur trans-identité sur les papiers d'identité et la possibilité de s'autodéfinir au delà des cases m/f. Le pays le plus pauvre du monde a ainsi donné une leçon de progressisme aux grandes puissance. Seul un processus révolutionnaire peut réaliser l'unité entre tout-e-s les opprime-e-s.

C'est le capitalisme qui nous mutile en nous réduisant à nos organes et à notre vie sexuelle, alors que nous sommes tellement d'autres choses, trans ou non, nous pouvons aussi être ému-e-s du spectacle d'un clair de lune, respirer le parfum des roses, éclater de rire, danser jusqu'au matin et résister au coude à coude avec tou-te-s les autres personnes dont ce monde refuse l'existence. Car nous savons aussi nous battre ! Nous aspirons tou-te-s à une vie paisible, et non à nous faire cracher dessus, agresser ou violer. Cette vie paisible que l'on nous refuse, nous devrons l'imposer avec nos poings et par tous les moyens nécessaires, jusqu'à ce qu'on nous regarde en face.
Nous devons détruire ce système qui ne cesse de nous créer de nouveaux problèmes,  qui dresse des frontières et des murs contre lesquels nous nous fracassons et qui nous oblige à choisir entre mourir ou vivre en esclave d'une identité au service du capitalisme . 
Solidaires des sans papier-e-s e,de toutes celles et de tout ceux qui brûlent les frontières, des nombreux peuples colonisés et opprimés  qui refusent les papiers d'identité français qu'on leur impose  ! Solidaires des travailleur-euse-s dont la lutte seule peut détruire à tout jamais ce système de haine et de peur !
Solidaires des TransBi-e-sPédésGouinesQueersFreaks qui luttent pour exister et refuser l'identité à laquelle on veut les réduire !

 

 C'est pas l'état qui nous sauvera ! La transphobie, elle se combat !

CONTRE LE CAPITALISME ET LE PATRIARCAT, ORGANISONS NOUS, OSONS LUTTER, OSONS VAINCRE !!

 

OCFR-PCMF

Contre la transphobie d'état, seule la lutte paiera

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie

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Publié le 14 Octobre 2013

Le Bloc Rouge, 
constitué des trois organisations le FRAP, l'OCFR et le PCmF,
sera présent à Lannemezan le 26 octobre pour soutenir Georges Ibrahim Abdallah !
 
TOUS A LANNEMEZAN LE 26 OCTOBRE !!! 
 
 
 
Pour rappel, l'appel du collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah :
 
 Liberté pour Georges Abdallah !
30 ans de prison, 30 ans de résistance !

Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais âgé de 62 ans, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions revendiquées par les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL). Il entrera le 24 octobre 2013 dans sa 30ème année de détention. 
 
C’est un résistant qui a combattu l’invasion israélienne du Liban en 1978. Il a combattu, notamment comme membre du Front Populaire de Libération de la Palestine, contre l'occupation de la Palestine.
 
Il a terminé sa peine de sûreté depuis 1999. Son maintien en captivité est un choix politique de l’État français appuyé par Israël et les États-Unis. A ce sujet, la DST (service secret français) a déclaré en 2007 : « Personnalité emblématique de la lutte anti-sioniste, la libération de Georges Abdallah constituerait sans nul doute, au Liban, un évènement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans la lutte révolutionnaire ».
 
Le rejet de sa huitième demande de libération conditionnelle en avril 2013, après de nombreuses manœuvres politico-judiciaires, montre bien la volonté de ne pas le libérer. Ce qui lui vaut cet acharnement, c'est de rester un militant anti-impérialiste et pro-palestinien implacable et de n'avoir jamais renié ses opinions.
Au Liban, dans le Monde arabe, mais aussi en Europe et dans le reste du monde, la lutte pour sa libération s'amplifie. Car seule une forte mobilisation populaire fera sortir Georges Abdallah de prison. Nous appelons à un rassemblement le plus large possible, le samedi 26 octobre 2013 à 14h à Lannemezan devant la prison où il est enfermé. Pour reprendre ses mots « Ensemble, camarades, nous vaincrons et ce n'est qu'ensemble que nous vaincrons ».


 
Palestine vivra, Palestine vaincra !

Libérez Georges Abdallah !
 
 
 
 
 
 
 
Manifestation le 26 octobre 2013
 Rendez-vous à 14 heures devant la gare de Lannemezan
 
Liste des signataires : CLGIA (Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah), Comité Libérons Georges 33, Collectif Libérons Georges Abdallah PACA, Comité Solidarité Georges Lille, Collectif “Bassin minier”pour la libération de Georges I. Abdallah, Abna Philistine, AFPS Nord-Pas de Calais, AL (Alternative libertaire), Les Amis de Karl Marx, CADH (Commission arabe des droits humains), CAPJPO-EuroPalestine, Coup Pour Coup 31, Égalité (Belgique), Fondation Éva (La Réunion), Fondation Frantz Fanon, FUIQP (Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaire), Génération Palestine, Gers-Palestine, ISM-France (International Solidarity Movement), JERF (Jeunesse Émigrée Réunionnaise en France), Libertat!-Esquèrra revolucionària d'occitània, Comité "Libérez-les!" de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62), OC Futur rouge, OCML-VP (Voie prolétarienne), OCL (Organisation communiste libertaire), OPA 33 (Orchestre poétique d'avant-guerre), Collectif 66 Paix et Justice en Palestine, Collectif Palestine libre (Toulouse), PCF-Grenay, PCF 62, PCmF (PC maoïste de France), PIR (Parti des indigènes de la République), Prisoners’ Family & Friends Association (Belgique), Résistance (Lille), ROCML, SDC (Sortir du colonialisme), Secours rouge (Belgique), SRA (Secours rouge arabe), Commission pour un Secours Rouge International, Comité pour un SRI (Baiona), Stop Apartheid Toulouse...

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 10 Octobre 2013

A bas la réforme des retraites !

Elargissons la résistance !

Dans la nuit du 8 au 9 octobre, les députés se sont prononcés sur la nouvelle réforme des retraites. Ces derniers ont votés à 101 voix contre 64 pour l'allongement de la durée de cotisation jusqu'à 43 annuités.

Comment ne pas saisir la mascarade que sont les élections ? On a vendu aux prolétaires le changement, et tout ce qu'on a, c'est encore et toujours le même théâtre : de bon-ne-s bourgeois-e-s gesticulant et bavardant du haut de leurs fauteuils cossus. Ça pourrait être presque drôle (mais avant tout ennuyeux) si cela relevait d'un mauvais film. Cependant, dans la réalité cela n'a rien de drôle. En effet, ce vote n'est autre qu'une attaque de plus contre la classe ouvrière. Pendant que messieurs dames les député-e-s se plaisent à donner un vernis démocratique à cette dictature bourgeoise qu'est le système dans lequel nous vivons, les prolétaires, eux, crèvent de leurs réformes…
En effet, L'allongement de la durée de cotisation n'est pas un problèmes pour ceux qui s'engraissent sur le travail de notre classe : ils et elles ont les moyens de cotiser dans des caisses privées et ne sont pas abîmé-e-s par une vie de labeur. Mais pour nous, une telle réforme signifie des années de travail usant supplémentaires, des années à se tuer au boulot pour survivre jusqu'au jour d'une retraite dont nous n'aurons même pas le temps de profiter.

Cette réforme amenée par le Parti «socialiste» est un coup porté par la bourgeoisie qui gouverne contre les classes populaires. C'est une remise en cause de plus des conquêtes sociales que la classe ouvrière a su arracher au prix des luttes et des sacrifices.

Leur démocratie, c'est une parodie, et une mauvaise parodie, qui ne suffit pas à masquer la lutte des classes de classes réelle qui traverse la société, afin de donner une légitimité à celles et ceux qui gèrent notre exploitation quotidienne.

Nous ne reconnaissons pas cette démocratie. C'est une démocratie uniquement pour les bourgeois-e-s et c'est la dictature sur les classes populaires. Leurs lois, ils nous l'imposent à coups de matraque si besoin est, ne nous laissant comme droit que de voter une fois de temps en temps pour des gens qui ne représentent pas notre intérêt.

La réforme des retraites, c'est une nouvelle offensive des capitalistes, une nouvelle victoire pour eux dans la lutte des classes. La lutte des classes, c'est la lutte entre celles et ceux qui possèdent les moyens de production et celles et ceux qui entre ceux, comme nous, qui n'ont que leurs bras à vendre. Nos intérêts sont contraires et cette lutte ne cessera que lorsque cessera l'exploitation. Nous devons nous organiser pour livrer bataille. Nous montrerons à la bourgeoisie que quand la classe ouvrière décide de reprendre ses affaires en main, elle ne le fait pas en bavassant dans un hémicycle ou dans le siège de velours d'un ministère (en chargeant police, armée de faire régner l'ordre). La puissance du prolétariat s'exprime dans la rue, dans les usines et l'ensemble des lieux de production. C'est nous qui produisons les richesses de ce monde, c'est nous qui nous esquintons la santé au travail, c'est donc à nous de décider des règlementations nous concernant, les patrons n'ont pas droit à la parole dans cette histoire.

Pour renverser la machine, quelques journées de manifestations ne seront pas suffisantes. Il nous faut dépasser les perspectives que nous proposent directions syndicales et partis dit «de gauche» (qui s'allient au PS pour obtenir des sièges aux municipales : comment avoir foi en eux ?). Non, un jour de grève ne changera rien à la donne, pas plus d'ailleurs qu'un bulletin dans l'urne aux prochaines élections. Si nous voulons faire reculer la bourgeoisie il nous faudra beaucoup plus qu'une liste Front de Gauche aux municipales. La seule chose qui fait trembler les patron-ne-s, c'est le porte-monnaie.

Cela nécessite de nous réorganiser. Nous saluons les initiatives menées pour construire la solidarité de classe à la base et dans l'action, comme l'initiative des différentes UL de la CGT, notamment du Nord, du Havre, de Paris, de manifester lundi dernier à Paris devant l’Assemblée Nationale contre la réforme des retraites.

Contre l’offensive de la bourgeoisie, préparons le combat de classe !

OCFR-PCMF

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Rédigé par OC Futur Rouge

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