Publié le 19 Décembre 2013

Nous nous félicitons de la réussite du festival « Lyon antifa fest » qui a eu lieu les Vendredi 13 et Samedi 14 décembre. Ce festival était organisé par le collectif des 25 interpellé.e.s du 9 mai 2013 à Lyon, en soutien à nos camarades inculpé.e.s, ainsi qu'à notre camarade Clément Méric, assassiné par des fascistes le 5 juin dernier.

Ce festival a été un succès en terme de fréquentation, a permis à de nombreux et nombreuses antifascistes venu.e.s des quatre coins de l'Etat français et de Suisse de se rencontrer et de discuter. Y participer, c'était également montrer que contrairement à ce que les fascistes pensent, non, Lyon n'est pas fasciste, que l'on peut encore y organiser des événements culturels progressistes. Pour les communistes, la culture n'est pas politiquement neutre, elle est vectrice d'idéologie, idéologie bourgeoise ou idéologie prolétarienne. Nous pensons qu'il est juste d'organiser des événements culturels promouvant la culture populaire dans sa diversité, même si bien sûr le terrain politique reste principal pour lutter contre les fascistes. C'est d'ailleurs l'occasion pour nous de réaffirmer nos positions par rapport à la lutte antifasciste à Lyon.

Nous tenons par ailleurs à déclarer encore une fois notre totale solidarité à la base et dans l'action avec celles et ceux qui luttent contre les fascistes à Lyon comme ailleurs.

 

Pourquoi ce festival ?

Le 9 mai, deux rassemblements ont été organisés par l'extrème droite lyonnaise en hommage à un militant fasciste décédé. Un rassemblement avait alors été organisé par les antifascistes, afin de s'opposer aux groupuscules fascistes qui souhaitaient une fois de plus occuper la rue. A peine arrivés sur les lieux, nos camarades ont été chargé.e.s par les CRS et la BAC et encerclé.e.s, 25 d'entre eux.elles ont été interpellé.e.s et mis.e.s en garde à vue pendant 21 à 42 heures. Le rassemblement fasciste, pas plus autorisé que le notre, a pu se tenir comme ils l'avaient prévu, soulignant la concilliation entre l'Etat et les groupes fascistes.

Accusé.e.s de participation à un rassemblement non autorisé, de par­ti­ci­pa­tion à un regrou­pe­ment armé en vue de com­met­tre des vio­len­ces sur per­son­nes ou des dégra­da­tions, de violence sur agent et de refus de se soumettre aux relevés d'identification (ADN, empreintes,...) pour certain.e.s, nos camarades antifascistes ont besoin de soutien pour leur procés.

Nous revendiquons l'abandon de toutes les charges contre les 25 inculpé.e.s.

Le 5 juin dernier, Clément Méric, militant libertaire, membre de l'action antifasciste Paris banlieue et militant syndical au sein de la fédération Solidaires Etudiant.e.s-SL, a été assassiné par une bande de militants affiliés à IIIème voie, groupuscule ouvertement fasciste.

 

Les fascistes, nervis de la bourgeoisie !

Les tenants de "l'antifascisme républicain" voudraient nous faire croire que dans cette affaire, l'Etat, la justice, sont neutres et qu'en faisant pression sur les autorités, on pourrait calmer les fascistes.

Or, l'histoire lyonnaise montre tout autre chose. La violence fasciste et la violence policière se sont accentuées brutalement à Lyon après les événements de la réforme des retraites où pendant plusieurs jours, la jeunesse et les ouvriers et ouvrières lyonnais-e-s ont défié vaillamment la police. Cette brusque montée des groupes fascistes n'est pas innocente. Il fallait, pour l'Etat, briser le mouvement révolutionnaire lyonnais par la terreur policière et fasciste, le pousser à une retraite en désordre... et exiger des militant.e.s lyonnais.e.s qu'ils et elles se laissent tenir en laisse par l'Etat en l'échange d'une illusoire protection.

Comme il fallait, l'année dernière, laisser traîner l'adoption du mariage pour tous et toutes pour que déferlent les réactionnaires homophobes dans les rues (il a fallu, après plusieurs mois de manifestations fascistes, que les JN s'approchent du local du PS pour que le préfet ponde un malheureux communiqué). Cela permettait de rendre invisible les luttes des ouvriers et ouvrières (PSA Aulnay, Goodyear), de faire passer l'ANI tout en permettant au PS de se présenter comme progressiste et de menacer physiquement les militant.e.s progressistes et révolutionnaires. Les agressions fascistes, racistes, lesbo-homophobes et transphobes se multiplient dans tout l'Etat français.

Aujourd'hui, le PS a tout intérêt à agiter le spectre du FN pour se porter garant de la démocratie lors des élections municipales.

 

Le capitalisme est un système qui n'en finit pas de pourrir. La crise s'accentue et frappe de plein fouet la société, l'impérialisme français se retrouve en but à des concurrents. Dans leur tentative de faire tourner la roue de l'Histoire à l'envers, les capitalistes commettent agressions militaires, fascistes et policières. Afin d'assurer le maintien de son pouvoir de classe face aux mobilisations et aux mouvements de travailleur.se.s et des classes populaires, la bourgeoisie n'hésite pas, comme elle l'a toujours fait, à trahir ses propres lois, à laisser paraître que derrière les discours sur la démocratie, c'est de dictature de la bourgeoisie qu'il s'agit toujours.

 

Or, force est de constater que face aux agressions de la bourgeoisie, il n'existe pas un camp conscient et organisé, le camp du prolétariat. C'est sur cette faiblesse que les groupuscules jouent. Par leur propagande raciste, islamophobe, antisémite, homophobe, lesbophobe, transphobe, sexiste, ils minent un peu plus l'unité des classes populaires. Ils réunissent ceux et celles qui préfèrent faire front avec la bourgeoisie contre leur propre camp. Ce sont des nervis de la bourgeoisie. Ce sont des supplétifs de la police contre les mouvements révolutionnaires.

"Travail - Famille - Patrie", ces lettres peintes par les Jeunesses nationalistes le long de l'autoroute A7 résument leur vision du monde. Leur projet passéiste, est celui d'un rêve, d'un fantasme du retour d'une France où tout mouvement revendicatif est écrasé, où la classe ouvrière est intégralement soumise au patronat, par le fer et le sang.

Quelle que soit leur forme, quels que soient les drapeaux qu'ils agitent, au final, leur seul projet est celui d'une unité autour du patronat, autour des éléments les plus chauvins et les plus réactionnaires de la bourgeoisie.

Les "menaces" qu'ils brandissent, hier la menace bolchevique, le complot juif, ou aujourd'hui le péril jaune, européen, américain... et l"'islamisation", leur fer de lance, ne font qu'une chose, c'est servir la division des classes populaires contre leurs exploiteur.se.s, contre leurs vrais ennemis, les capitalistes et la bourgeoisie.

 

Où en est on à Lyon ?

Depuis quelques semaines, la répression s'est encore accentuée sur Lyon comme partout ailleurs : de nombreux squats ont été expulsés illégalement, des immigré.e.s sans-papiers ont été envoyé.e.s en centre de rétention et expulsé.e.s et de nombreux.ses camarades ont été interpellé.e.s, matraqué.e.s, gardé.e.s à vue, etc... L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré.e.s, notamment des Roms. A Oullins, c'est la mairie qui a organisé une manifestation raciste, réprimant violemment les opposant.e.s. La préfecture veut éliminer les "éléments gênants" et se sert donc de la police pour maintenir l'ordre bourgeois. L'Etat se démasque de plus en plus pour ce qu'il est dans le fond : une machine d'oppression, conçue, construite, montée de toute pièce par une classe pour en opprimer une autre.

 

Reconstruisons le camp du prolétariat !

La question antifasciste n’est pas une question morale, de « gentil.le.s » contre « méchant.e.s » contrairement à ce que les "antifascistes de salon", toujours prêt.e.s à aller collaborer avec la préfecture, prétendent. C'est une question de la lutte des classes. Il existe des intérêts contraires entre celles et ceux qui n'ont pour vivre que leur force de travail à vendre et celles et ceux qui font du profit sur notre travail. Les capitalistes sont prêt-e-s à utiliser la violence pour nous faire plier et continuer à faire plus de profit. L'antifascisme ne peut être qu'indépendant politiquement de l'Etat et des partis bourgeois. Nous avons besoin d'organiser la défensive de classe contre la répression fasciste et les tentatives de divisions.

Le fascisme n'est pas pour aujourd'hui, ni pour demain, mais la dictature de la bourgeoisie est déja présente et s'intensifie. Des années de reflux de la conscience de classe rendent la classe ouvrière et le prolétariat poreux aux idées réactionnaires. Nous, communistes, pensons qu'il est indispensable que se reconstitue le camp du prolétariat, que dans la lutte contre les capitalistes, il retrouve son unité, la conscience de ses intérêts communs. Les capitalistes représentent une classe pourrissante tandis que nous représentons l'avenir : solidaires et organisé.e.s, nous saurons les faire plier.

Face à la dictature du capital et de ses pantins, unité populaire, révolutionnaire, solidaire !

 

Face aux fascistes, face à l'Etat bourgeois et répressif, ripostons !

Solidarité à la base et dans l'action !

NI OUBLI NI PARDON

 

OCFR / PCMF

Succès du "Lyon Antifa Fest"

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #Antifascisme

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Publié le 17 Décembre 2013

APPEL À DÉNONCER LE GOUVERNEMENT BRÉSILIEN !

 

En ce moment même, au Brésil, un massacre contre des paysans sans terre de l’État de Rondônia est en préparation. Les forces de répression de l’État et de l’Union vont attaquer des paysans pauvres sous le fallacieux prétexte qu’ils occupent une réserve naturelle. Des émeutes ont déjà eu lieu et les paysans ont été victorieux de la première tentative d’expulsion. Mais une récente intervention du gouverneur de l’État, qui est un propriétaire terrien, où il qualifie les paysans de ‘vandales’ et ‘bandits’ laisse augurer le pire.

Avec l’accentuation de la crise générale du capitalisme, la situation dans les pays semi-colonisés (dits du ‘Sud’) devient de plus en plus difficile. Au fur et à mesure que la crise s’approfondit, la pression impérialiste sur ces pays, pour la captation des ressources et l’accaparement de nouveaux marchés, provoque de nombreux troubles. Les plus apparents sont les interventions impérialistes militaires directes ou indirectes actuelles ou récentes (Lybie, Mali, Afghanistan, Irak, Syrie, Centrafrique etc.), mais cela signifie aussi pour les classes populaires et les peuples des pays d'Asie, d’Afrique et des Amériques une constante aggravation de leur situation sociale sans compter les ravages écologiques provoqués par l’exploitation dantesque de tout ce qui peut rapporter quelques dollars ou euros.

Le Brésil ne fait pas exception à cette situation générale. Derrière le mensonge de la croissance et du développement, orchestrés par les gestionnaires du PT au pouvoir et du FMI, se cache en réalité une situation dramatique pour une grande partie de la population. L’explosion populaire de juin 2013 est venue rappeler que le groupe des BRICS comme ‘nouvelles puissances’ n’est qu’une chimère. La Coupe du Monde de Football en 2014, avec les JO de Rio en 2016, devait venir parachever cette propagande d’un Brésil sorti du sous-développement, mais la réalité est têtue !

Loin de sortir de leur lien de sujétion avec les pays impérialistes, les gouvernements de ‘gauche’ sud-américains sont en réalité les parfaits relais du règne planétaire des monopoles. Cela se traduit concrètement par une dégradation du niveau de vie et des conditions de travail, avec des loyers dépassant l’entendement, une inflation galopante, les violences policières toujours plus forte, des services sociaux de base en piteux état ou inexistants et une corruption généralisée. 50% du budget du Brésil va au remboursement des intérêts de l’immense dette publique, des milliards sont dépensés dans les projets du PAC, projets pour développer les infrastructures dans le seul but de satisfaire les monopoles impérialistes, et à côté les hôpitaux ferment. La situation dans les campagnes est tout aussi dramatique, la réforme agraire promise n’est jamais arrivée et pire encore, la répression contre les mouvements paysans s’accentue. Exécutions sommaires des leaders paysans par les milices des grands propriétaires, torture courante par la police, intimidations, tout est fait pour faire régner un climat de terreur dans le peuple. Cinq millions de familles paysannes au Brésil n’ont pas de terres à cultiver et les latifundias (grandes propriétés agraires, marque de la semi-féodalité) et autres exploitants agro-capitalistes sont présents dans tous les rouages de l’État, tandis que le monopole médiatique criminalise systématiquement toute contestation.

Aujourd’hui, avec le capitalisme globalisé toutes les luttes dans le monde sont intimement liées ; le Brésil comme l’Inde est une pièce maîtresse dans l’économie mondiale. Il est un des pays-ferme du monde, voué à la fourniture planétaire de nourriture marchandisée, et par conséquent plus la révolution avancera au Brésil plus l’impérialisme s’affaiblira, plus nous pourrons le combattre dans les pays impérialistes.

Nous appelons tous révolutionnaires et progressistes sincères à appuyer les luttes révolutionnaires dans ces pays. Nous devons sortir d’un eurocentrisme idéologique ; le changement vient des périphéries du Vieux monde, là d'où souffle le vent d’un monde nouveau. Nous appelons à soutenir la révolution agraire au Brésil et à dénoncer les violence contre le peuple, notamment celles en cours dans l’État de Rondônia.

Nous appelons à boycotter plus que jamais la mafia nommée FIFA et la Coupe du Monde 2014, ainsi que les futurs JO à Rio de Janeiro ; et à dénoncer les mensonges du gouvernent de pseudo-gauche du PT et de Dilma Rousseff.

Nous envoyons un salut fraternel et révolutionnaire à tous les combattants du Peuple brésilien qui luttent au péril de leur vie pour une humanité libérée et égalitaire.

 

VIVE LA RÉVOLUTION AGRAIRE AU BRÉSIL !

VIVE LA JUSTE LUTTE DES PAYSANS DE RONDÔNIA ET DE PARTOUT DANS LE MONDE !

A BAS LA FIFA !

NÃO VAI TER COPA !

 

OCFR/PCMF

 

Appel à dénoncer le gouvernement brésilien

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 11 Décembre 2013

L’ « Odyssée " des interventions impérialistes françaises suit son cours, depuis l’opération « Aube de l’Odyssée » en Lybie la France poursuit sa course contre les impérialistes rivaux pour le partage sauvage de l’Afrique.

En 2003, le général Bozizé fait un coup d’Etat appuyé par 300 militaires français. « Le chef (Bozizé) qui s’est résolu à prendre le pouvoir par les armes promet de rendre le pouvoir aux civils tandis que la situation sécuritaire s’est améliorée » assurée par la présence de l’armée française. En mars 2013 Bozizé est renversé. La France décide de déposer un projet de résolution à l’ONU qui autorise le recours à la force. La France envoie 1.000 soldats et l’ambassadeur de France envoie un rapport recommandant 6.000 à 9.000 casques bleus, l’ambassadeur de France précise que 3.600 soldats africains sont censés se déployés le 19 décembre. C’est désormais à la République Centrafricaine que la République française vient réaffirmer son statut de propriétaire. Honorant sa grande tradition d’esclavage des peuples et dans la lignée de ses patriarches, de de Brazza à Jacques Foccart, elle s’apprête à faire couler le sang pour sauver ses monopoles.

 

Comme à son habitude, l’impérialisme français se donne le bon rôle de l’humaniste désintéressé devant l’opinion publique. Scandalisé par le conflit armé qui agite le pays, il impose son aide comme en Cote d’Ivoire, en Lybie, au Mali etc. « Nous n’avons pas vocation à être le gendarme de l’Afrique, dit Fabius, mais le Mali était mort si nous n’étions pas intervenus ». Les impérialistes sont toujours des bons samaritains. Mais les peuples de Lybie, d’Irak, d’Afghanistan, d’Haïti et tant d’autres témoignent du cynisme de ce genre de propos. Le pseudo-humanisme se cache derrière des termes tels que le « devoir d’ingérence » en invoquant les « drames humanitaires » et nous convainc que ses armes sont là pour « favoriser une transition démocratique ». Cela est d’autant plus cynique qu’il est à la portée de n’importe qui dans un pays comme la France de comprendre toute la logique de la pourriture impérialiste. Que nous dit le site internet gouvernemental www.diplomatie.gouv.fr sur les « relations économiques bilatérales » avec la République Centrafricaine ? :

« En dépit de l’instabilité politique et des risques sécuritaires, Air France, Bolloré (logistique et transport fluviale), Castel (boissons et sucre), Total (stockage et distribution des produits pétroliers) CFAO (distribution automobile) ont maintenu leurs implantation en RCA. L’arrivée en 2007 de France Télécom dans la téléphonie mobile marque un certain intérêt des investisseurs français. Les pillages consécutifs à la prise de Bangui par les rebelles le 24 mars ont fortement perturbé l’activité des entreprises françaises. "

 Alors qu’Areva avait signé un accord avec le gouvernement centrafricain le 1er Aout 2008 pour l’exploitation du gisement d’Uranium de Bakouna(Est), les nombreuses difficultés (éloignement du gisement, mise au point du procédé de traitement du minerai, fourniture d’énergie, insécurité) et la baisse des cours mondiaux d’uranium à la suite de la catastrophe de Fukushima ont conduit Areva à suspendre ce projet. " En 2003, l'intervention avait été dictée par les intérêts d'Areva. Patrick Balkany déclarait : « J’ai aidé Areva à régler son litige avec le Président Bozizé ». Ce dernier est complimenté par l’ambassadeur de France pour son « réalisme ».

 

Chacun comprendra que si la République française intervient en sauveuse, c’est bien en sauveuse de ses monopoles, pilleurs des richesses africaines, surexploiteurs de la force de travail du prolétariat d’Afrique. L’impérialisme français, premier investisseur, est omniprésent en Centrafrique. Il l’empoisonne de son aide alimentaire (« la main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit » disait Napoléon), il l’empoisonne par l’infiltration parasitaire de ses PME et ETI débarquées sous l’aile d’UBIFRANCE (agence « publique » d'aide à l'export), il finance et forme sa gendarmerie, sa justice, ses écoles etc. Pour continuer à assurer la descendance des larbins dignes de Bokassa, le site de l’Etat bourgeois nous dit même qu’ « il est également essentiel de veiller au renouvellement des élites centrafricaines »

 

Il existe bien évidemment des capitalistes et des intellectuels bourgeois africains qui croient dur comme fer au développement capitaliste de l’Afrique. Les impérialistes créent des « élites » pour reproduire l’avilissement des peuples d’Afrique, leurs soumissions à leurs monopoles ; c’est sa qu’ils appellent démocratie. Ils forment des agents dociles comme Bokassa, ancien tirailleur de l’armée française combattant d’Indochine et d’Algérie. Dans les métropoles impérialistes, ils facilitent les études des gosses de la bourgeoisie compradore des pays dominés. Leurs études finis, ils retourneront dans leur pays administrer les intérêts des capitalistes français. Certains les appellent les « espoirs » de l’Afrique. Or, l'impérialisme ne veut pas réellement développer les pays qu'il domine : il n'y développe que ce qui assure le taux de profit maximal des capitalistes. En outre, les dirigeants bourgeois des pays dominés peuvent vouloir changer de maître impérialiste pour un autre, qui leur promet de leur distribuer davantage de miettes de la surexploitation des peuples et des ressources. Ils peuvent réclamer davantage d'indépendance économique. Ces revirements, ces volontés d'indépendance déclenchent systématiquement des opérations militaires pour rétablir l'ordre impérialiste.

 

Les communistes n’ignorent pas le travail réactionnaire et criminel de l’Etat bourgeois impérialiste en Afrique. Pas plus qu’ils n’oublient que tant de frères et sœurs d’Afrique ont versé leur sang dans la lutte contre le colonialisme et l’impérialisme. Cet héritage est sans cesse calomnié par la culture impérialiste qui veut nous faire passer les africains pour des faibles incapable de se révolter, ces bourgeois qui, comme Sarkozy disait que « l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire », comme si les impérialistes avaient laissés les africains décider de leur histoire. L’héritage des meilleurs fils et filles des peuples d’Afrique doit être repris par les prolétaires africains. L’héritage d’Um Nyobé, Félix Moumié, Ossendé Afana, Ernest Ouandié, Patrice Lumumba, Pierre Mulele, Ange Diawara, Omar Blondin Diop, Amilcar Cabral, Thomas Sankara etc. Autant de noms que l’impérialisme n’a pas laissé entrer dans l’histoire. Mais jamais les impérialistes n’effaceront le souvenir chez les masses prolétariennes des mouvements révolutionnaires et progressistes du continent africain. Mais nous, communistes savons que la force du continent africain, se trouve comme partout dans ce monde dans les forces du prolétariat, de la classe ouvrière et des paysans pauvres de ces pays. La voie de la « Démocratie Nouvelle » tracée par Mao Tsé-toung en son temps ne doit pas être abandonnée. Il y affirmait que la seule voie possible pour un pays dominé serait le communisme. Avec lucidité révolutionnaire il balaya l’illusion que certains avaient dans la bourgeoisie nationale, il analysait que le caractère de classe de celle-ci ne lui permettait pas de mener jusqu’au bout la lutte de libération contre l’impérialisme.

 

Dans les pays dominés ou les actions des impérialistes provoquent les conflits sanglants de groupes armés, seigneurs de la guerre à la botte des puissances étrangères, les peuples doivent s’appuyer sur leur propre force. Prendre exemple sur leur propre histoire de lutte comme celles des guerres populaires actuelles menée par les communistes dans le monde ; en Inde, en Turquie, au Pérou, aux Philippines. Dans plusieurs endroits du monde, les maoïstes font vivre la lutte pour l’émancipation de l’humanité, pour balayer à jamais l’impérialisme et le système capitaliste pourrissant. Si les peuples d’Afrique prennent cette voie, ils n’auront plus jamais à quémander leur survie.

 

Il n’y a pas de réelle indépendance possible pour les peuples opprimés en dehors du combat pour le communisme. Le système capitaliste étant responsable des guerres, des famines, des crises de surproduction subies par l’humanité. Les laquais médiatiques de la bourgeoisie monopoliste condamnent sans surprise toutes les luttes armées des peuples exploités tout en couvrant leurs bombes d’auréoles et d’humanisme.

 

Compter sur ses propres forces. S’inspirer de la démocratie nouvelle de Mao Tsé-toung et non de la démocratie servile des « maitres » impérialistes, voilà la solution pour tous les peuples des pays dominés qui veulent briser leurs chaines.

 

Si les troupes françaises et leurs pantins africains chassent les rebelles, il n’y aura pas plus de vivres, pas plus d’eau potable, il n’y aura pas plus d’espoir d’avenir pour la Centrafrique. Il y’aura seulement, encore et pour longtemps, la domination impérialiste française, rien de plus. Richesse pour les monopoles français, misère pour les centrafricains et les centrafricaines. Le prolétariat de Centrafrique doit prendre son avenir en main et ne pas laissez les impérialistes se comporter comme au bon vieux temps colonial de l’Oubangui-Chari. (*)

 

Mao Tsé-toung nous à appris que les impérialistes sont des « tigres de papiers ». L’Etat bourgeois impérialiste à du diminuer son contingent au Kosovo pour étrangler les peuples du Mali et de Centrafrique. Comme l’impérialisme U.S il ne peut être partout à la fois, ses forces ne sont pas illimitées. Si les peuples dominés se dressent de toutes leurs forces contre lui, ils le balayeront !!

 

Le PCmF et l’OC-FR se prononcent contre toutes les formes d’ingérences par lesquelles l’impérialisme étend sa domination barbare !!!

 

La seule voie de lutte contre le système impérialiste c’est de préparer la révolution dans les pays dominés comme dans les pays impérialistes !!!

 

(*) L’Oubangui-Chari est l’ancien nom colonial de la République Centrafricaine. Comprenant uniquement le Sud- Est actuel de la RCA.

Centrafrique : l'humanisme s'en va t'en guerre

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 5 Décembre 2013

LUTTONS POUR L’UNITE DE LA CLASSE OUVRIERE ET DES MASSES POPULAIRES

CONTRE LE RACISME ET POUR L’EGALITE DES DROITS

 

Il y a 30 ans, le 15 octobre 1983, partait de Marseille un groupe de marcheurs issus de la banlieue de Lyon. Le 3 décembre, 100.000 personnes marchaient pour « l’égalité des droits et contre le racisme »

Cette Marche était organisée pour dénoncer les crimes racistes, les violences policières et contre la xénophobie, l’idéologie sécuritaire.

Or, matériellement comme politiquement, la situation de la jeunesse de banlieue s'est dégradée. Certes, on érige certain-e-s d'entre eux et elles, qui ont rejoint le camp de la bourgeoisie , en exemple d'intégration. Cependant, dans la situation de crise du capitalisme, les perspectives d'avenir semblent bien sombres pour la grande masse de la jeunesse des quartiers populaires. Pour la bourgeoisie, les quartiers populaires restent un terrain ennemi, et ses habitant-e-s des ennemi-e-s, sur qui l'on fait fondre des opérations policières massives, que l'on contrôle au faciès, que l'on tue dans des courses poursuites en s'en lavant les mains ensuite. La police est toujours un instrument répressif au service de l’Etat bourgeois. Cet Etat est toujours entre les mains de la bourgeoisie, quelque soit le gouvernement de droite ou de gauche.

La police a raison d'avoir peur des quartiers. En 2005, les banlieues de l'Etat français ont résisté trois semaines durant à l'appareil d'état. Ces mouvements font pour nous partie intégrante de la lutte de classe dans l'Etat français, nous les soutenons sans réserve. Ne refusons de nous laisser gangrener par l'idéologie raciste , héritée des rapports coloniaux, instillée par les médias et les gouvernements, qui désigne une partie du prolétariat et des classes populaires comme des barbares à repousser, à boucler dans leurs quartiers manu militari.

Tous les partis bourgeois de gouvernement se parent d'antiracisme. Le PS s'offusque des attaques contre Taubira, certes ignobles, et appellait à manifester contre le racisme la semaine dernière. Or, Taubira, ministre de la justice, justice raciste, est solidaire du gouvernement. Ce gouvernement a, comme les précédent a apporté la guerre, la misère autour du monde, amenant une masse de travailleurs et de travailleuses à immigrer. L’utilisation de l’immigration clandestine organisée par le patronat est un des moyens pour faire baisser le coût du travail, l’autre moyen étant la délocalisation, l’externalisation des entreprises. L’immigration « légale » ou clandestine est liée aux pillages des pays opprimés, car on n’émigre pas par plaisir, mais par nécessité, comme l’on fait tous les émigrés depuis des siècles.

Nous ne pouvons pas marcher derrière ceux et celles qui font semblant de nous tendre la main tout en menant une politique raciste.

Lorsque des adolescents meurent à cause de la police dans un quartier populaire, lorsque des centaines de salarié-e-s sont licencié-e-s, lorsque ratonnades, rafles, terrorisent les immigré-e-s, lorsque des jeunes filles voilées sont agressées, des lycéen-ne-s gazé-e-s, matraqué-e-s par la police, de petit-e-s paysan-ne-s ruiné-e-s, c'est la même violence qui fond sur nous, la violence du capitalisme.

Ce que nous avons besoin de construire, c'est l'unité du prolétariat. Nous devons repousser les tentatives de division racistes au sein de notre classe, affirmer que nous avons tous et toutes les mêmes intérêts, que nos différences culturelles ne sont rien par rapport à ce qui nous oppose au système capitaliste. Le système capitaliste se moque que nous soyons blanc, noir, banlieusard-e, rural-e, immigré-e, français-e, il nous exploite, nous jette dans la misère, et nous réprime tous et toutes lorsque nous nous opposons à nos patrons et au gouvernement. Une attaque contre l'un-e est une attaque contre tous et toutes!

Les capitalistes ont besoin de maintenir des différences de droits entre nous pour tirer nos salaires vers le bas, comme ils ont besoin de créer de fausses divisions entre nous pour nous affaiblir. Nous devons lutter dès aujourd'hui, et toujours, pour l'égalité des droits, mais l'égalité, nous ne la trouverons pas sous le capitalisme. L'égalité, nous la construirons réellement une fois le capitalisme renversé, lorsque se seront les prolétaires qui contrôleront les moyens de production, et construiront une société débarrassée de l'exploitation.

 

  • Droit de vote et éligibilité des immigrés

  • Arrêt des expulsions. Fermeture des Camps de Rétention Administrative (CRA).

  • Régularisation de tous les sans-papiers.

  • Egalité de retraites pour les vieux travailleurs immigrés.

 

CONSTRUISONS LA SOLIDARITE CONTRE LES MESURES DU GOUVERNEMENT

QU’IL SOIT DE DROITE OU DE GAUCHE ET DE SON APPAREIL D’ETAT (POLICE ET JUSTICE).

MOBILISONS-NOUS CONTRE LES VIOLENCES FASCISTES ET RACISTES.

QUAND ON FRAPPE UN DES NOTRES, ON NOUS FRAPPE TOUS ET TOUTES

 

OCFR / PCMF

A propos de l'anniversaire de la marche pour l'égalité

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 3 Décembre 2013

 

Le samedi 30 novembre, aux alentours de 21h30, une dizaine de fascistes armés de bombes lacrymogènes et de battes de baseball ont attaqué 3 antifascistes alors que ces derniers marchaient dans le centre ville, à Ballainvilliers. Ils s'en sont pris particulièrement à l'un d'entre eux, militant maoïste de l'Organisation Communiste Futur Rouge, le lynchant à coups de batte de baseball alors que celui-ci était au sol. Emmené au CHU, notre camarade s'en sort sans trop de mal, grâce à ses réflexes, et sans jour d'ITT.

Depuis quelques semaines les groupes fasciste de Clermont-Ferrand accentuent leurs activités, multipliant les tags fascistes et anti-communistes ainsi que les descentes en centre ville.

Cette recrudescence des activités fascistes est liée à notre renforcement. Ils s'attaquent de façon ciblée à nos militants (menaces nominatives taguées suivies de cette agression). Face à la crise du capitalisme, la bourgeoisie utilise les bandes armées fascistes pour tenter de terroriser celles et ceux qui s'opposent à sa dictature. Ces nervis des capitalistes ne nous détourneront pas de notre objectif : le renforcement de la conscience et de l'organisation du prolétariat, la constitution d'une organisation communiste capable de porter des coups à la bourgeoisie à Clermont Ferrand.

Ce dont nous avons besoin à Clermont, c'est, contre la répression fasciste, de solidarité à la base et dans l'action. Que tou-te-s celles et ceux qui sont attaqué-e-s par eux se serrent les coudes et s'organisent. Contre les fascistes, osons lutter, osons vaincre !

 

OCFR/PCMF

Attaque fasciste à Clermont Ferrand

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #Antifascisme

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