Publié le 26 Janvier 2014

 Agressions fascistes à Tours : ni oubli, ni pardon !

 

Hier soir, une quinzaine de fascistes armés s'en sont pris à des clients du Buck Mulliagn's sortant d'un concert de Oï!.

 

Armés de matraques et de gazeuses, les fascistes ont chargés les clients à coups de chaise -une spécialité locale des crânes rasés tourangeaux- laissant plusieurs camarades en sang et détalant rapidement.

 

Cette agression est une de plus à mettre au crédit des néos-nazis Loups Turons et des fascistes de Mériguet (liés au Rassemblement Bleu Marine). Les agressions depuis leur repaire, le bar l’Épée Royale se multiplient depuis plusieurs mois. Une précédente agression a eu lieu à l’Épée Royale il y a moins d'un mois, dirigée contre des militant-e-s antifascistes.

En s'en prenant à des militant-e-s progressistes et révolutionnaires, les fascistes remplissent leur rôle de gros bras au service de la bourgeoisie, destinés à casser le mouvement ouvrier, à inspirer la terreur aux militant-e-s et à occuper physiquement la rue. En conséquence, la réaction antifasciste doit être une composante d'un mouvement de défensive de la classe ouvrière.

Nous ne devons pas laisser la rue aux bandes fascistes, nous ne devons pas nous réfugier derrière la Préf' et lui laisser le monopole de la violence. Nous n'avons que faire du droit bourgeois, qui favorise toujours les fascistes et condamne violemment les militant-e-s révolutionnaires et progressistes.

Nous appelons les camarades et les militant-e-s syndicaux, politiques, progressistes ou révolutionnaires à rejoindre le Collectif Antifasciste Tours, pour le front de défense de la classe ouvrière.

A Tours comme à Clermont, Lyon, Paris ou Athènes : No pasaran ! Les attaques fascistes, même armées, ne nous ferons pas reculer. Ils sont un bras armés de la vieille bourgeoisie pourrissante, nous sommes des militant-e-s au service du prolétariat.

 

Pour un antifascisme populaire et révolutionnaire !

 

OCFR/PCMF

Agressions fascistes à Tours, ni oubli ni pardon !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Tours

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Publié le 18 Janvier 2014

Vendredi 17 janvier, avait lieu un concert de soutien aux sans papiers à l’hôtel dés vil-e-s, organisé par RUSF.

Vers 23h nous avons été attaqué-e-s par les fascistes locaux. Un de ces derniers est arrivé avec un fusil à canon scié et a ouvert le feu à plusieurs reprises sur les militant-e-s présent-e-s devant l’hôtel dés vil-e-s pour assurer la sécurité du concert. Deux antifascistes ont été touché-e-s, ils ont été transférés aux urgences après l'intervention des pompiers. Par chance, les personnes touchées n'ont reçu que du plomb et les blessures occasionnées ne sont pas trop graves. Une des deux personnes a reçu un plomb derrière la tête, l'autre de multiples plombs dans les mains, les jambes, la nuque et la tête.

Cette attaque n'est pas anodine et reflète bien le climat actuel. En effet, en période de crise généralisée du système capitaliste, nous constatons une progression des idées réactionnaires et une accumulation quantitative des forces fascistes.

Nous avons appris qu'un des fascistes ayant participé à l'attaque a été placé en garde à vue. Il s'agit d'un militant nazi bien connu de tous.

Malgré l'utilisation d'une arme a feu, cette attaque fasciste est loin d'être la première sur Clermont-Ferrand. Plusieurs militant-e-s ont déjà été attaqué-e-s, et qu'a fait la police contre cela? Rien. Est- ce étonnant? Non. Nous savons pertinemment que l’État n'est pas neutre, il est l'outil de domination d'une classe sur une autre. En système capitaliste, il est au service de la bourgeoisie. Il est donc logique que les flics, les juges et les tribunaux soient les serviles chiens de garde de ce système pourrissant. Les fascistes ne sont qu'une force auxiliaire de police servant à faire les basses œuvres que les cerbères en uniforme ne peuvent se permettre eux-même. De plus, il est de notoriété commune qu'il existe des liens directs entre certains militants fascistes et les flics.

Contre les agressions fascistes, nous ne comptons ni sur la police, ni sur les tribunaux de la bourgeoisie pour rendre une quelconque justice. Leurs intérêts sont liés. Les actes de répression fasciste tout comme les actes de répression policière sont des agressions contre la classe ouvrière et l'ensemble des classes populaires. Ce sont des actions de répression contre les militant-e-s antifascistes, progressistes ou révolutionnaires.

Nous avons mené campagne contre la présence du Front National dans le quartier de la gare et avons obtenu la fermeture de leur local. Les idées et l'organisation révolutionnaire se développent à Clermont-Ferrand et c'est aussi pour contrer ce développement que la violence fasciste s'exprime. Les attaques fascistes ne font que renforcer notre détermination dans la lutte. Loin de nous isoler ou de nous décourager, ces agressions nous montrent la nécessité de nous organiser aux côtés des larges masses populaires pour riposter.

Construire l'unité et la solidarité pour que notre classe se défende contre les nervis de la bourgeoisie, leurs tentatives de nous diviser, un antifascisme de masse et populaire, voici dont nous avons besoin !

En outre, nous ne pouvons pas nous contenter de riposter : nous devons reconstruire la conscience et l'organisation de la classe ouvrière et du prolétariat. Face à une bourgeoisie qui pour nous réprimer possède la police et des groupes fascistes, qui nous exploite et nous écrase, nous avons besoin nous aussi d'une organisation forte. Nous avons besoin d'un parti qui porte la perspective non seulement de la riposte, mais de la victoire, de la révolution !L'OCFR et le PCmF, en menant un processus d'unification, portent cette perspective.

« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres »

Gramsci

Finissons en avec le capitalisme et ses nervis qui nous répriment !

Construisons l'organisation révolutionnaire !

OCFR/PCMF

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 7 Janvier 2014

Un an après l'assassinat de Sakine CANSIZ, Fidan DOGAN et Leyla SOYLEMEZ, exigons la vérité

Trois militantes kurdes ont été froidement exécutées il y a maintenant un an alors qu’elles se trouvaient dans les locaux du Centre d’information du Kurdistan (CIK). Il s’agit de Sakine CANSIZ, une des co-fondatrices du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) ; Fidan DOGAN, présidente du CIK ; Leyla SOYLEMEZ.

Nous nous mobilisons aujourd'hui avec les camarades kurdes car en tant que militant-e-s vivant dans l'Etat français, nous refusons de laisser assassiner impunément des militantes étrangères sur notre sol. Nous voulons que celles et ceux qui fuient la répression dans leur pays puissent trouver la sécurité chez nous. Nous ne faisons pas confiance à l'Etat pour qu'il garantisse la sécurité des réfugié-e-s politiques progressistes sur son territoire, nous pensons que c'est aux militant-e-s et à la classe ouvrière de l'Etat français de serrer les rangs autour des réfugié-e-s politiques. C'est la solidarité de classe qui garantit que notre pays soit une terre d'asile pour elles et eux, et non pas l'Etat.

D'autre part, nous ne faisons pas non plus confiance à la justice bourgeoise pour qu'elle fasse la lumière sur l'assassinat des trois militantes kurdes. Nous refusons de nous contenter de l'incarcération d'un exécutant. La responsabilité de cet assassinat, c'est sur l'Etat turc que nous la portons. Nous accusons également la France de complicité avec ces assassinats. En effet, la France entretient des liens économiques avec la Turquie et est engagée politiquement dans le soutien à la politique de répression meurtrière qu'elle fait subir à ses opposant-e-s kurdes, communistes, alevis, LGBT. La Truquie a récemment demandé l'extradition de Pinar Selek, militante LGBT condamnée à perpétuité en Turquie, et nous la soutiendrons si besoin est.

Les rapports entre l'Etat turc et le PKK

En ce début d’année 2013, les autorités turques poursuivaient pas-à-pas les pourparlers engagés fin décembre avec Abdullah ÖCALAN, chef du PKK emprisonné sur l’île d’Imrali depuis 1999. Le dialogue entre le leader kurde et les services de renseignements turcs, est présenté comme intégrant « un processus de paix » devant mettre fin aux affrontements armés. Ce processus de paix a été initié suite à la grève de la faim de 10 000 prisonniers politiques en Turquie qui dénonçaient les conditions d'incarcération d'Abdhullah ÖCALAN. L’accord de principe étant le désarmement du PKK en échange de droits accordés à la minorité kurde par une refonte de l’Etat (nouvelle constitution). Or ni les Kurdes ni les forces progressistes et communistes de Turquie n'étaient dupes : chacun est conscient des manœuvres de l’Etat turc en vue d’éradiquer une bonne fois pour toute le mouvement kurde de libération nationale.

L'entrée en pourparlers ne signifie pas l'arrêt de la répression de la part de la bourgeoisie, comme nous l'apprend l'exemple basque. Nous rappelons que des militants basques continuent d’être arrêtés et incarcérés en France et en Espagne via une étroite collaboration des services de polices des deux pays. D’ailleurs, le Premier ministre turc, Recep Tayyip ERDOGAN, exclue toute hypothèse de libération du leader kurde de même qu’une amnistie générale au profit des prisonniers politiques kurdes.

Il est évident que l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris est lié à ce contexte de négociations.

Les négociations se sont poursuivies. Au mois de Mars dernier, Abdhullah ÖCALAN a appelé le PKK à la trêve, la quatrième depuis le début de la lutte armée en 1984. ÖCALAN est toujours en prison, de même que les militant-e-s kurdes incarcéré-e-s dans les prisons de l'Etat Turc. Ils ont été rejoint par les militant-e-s arrêté-e-s pendant l'important mouvement qui a vu s'affronter la jeunesse et la police autour de la place Taksim. Avec la crise du capitalisme, les contradictions de classe s'approfondissent encore plus en Turquie. Le gouvernement d'ERDOGAN, de plus en plus violemment réactionnaire, est aujourd'hui remis en question.

La France complice de la répression en Turquie

Lorsque Nicolas Sarkozy faisait des appels du pied à la communauté arménienne en période pré-électorale autour de la question du génocide arménien, cela était encore une fois une hypocrisie incroyable. En effet, derrière les déclarations droit-de-l'hommistes de nos gouvernants, dans les faits, c'est un soutien à la répression en Turquie comme sur son territoire qu'apporte la France à la Turquie.

En octobre 2000, des centaines de prisonnier-e-s politiques turc-que-s et kurdes ont entamé une grève de la faim et de la soif, souvent jusqu’à la mort pour empêcher la construction de prisons cellulaires de type F, prisons laissant les détenus totalement à la merci de leurs geôliers et permettant la « torture blanche » par isolement sensoriel. Deux mois plus tard, l’armée et la police ont donné l’assaut à une vingtaine de prisons pour casser le mouvement, massacrant 28 prisonnier-e-s. Ces prisons avaient été vendues à l’État turc par le gouvernement Jospin, un gouvernement qui se voulait « de gauche » d’un pays qui se voulait « le pays des droits de l’homme ».

Depuis, la collaboration de l’État français avec l’État turc ne s’est pas démentie, cette collaboration n’est pas une simple complicité mais bien une coopération dans la lutte contre les forces révolutionnaires, ennemi commun des deux États.

La Turquie comptait 8010 prisonnier-e-s politiques en 2011 (chiffre officiel), 96 journalistes prisonnier-e-s en 2012, deux records mondiaux, et pourtant l’État français continue à considérer la Turquie comme un « pays sûr » et à piétiner les droits des réfugié-e-s politiques turc-que-s et kurdes. En 2011, des accords, signés entre le ministre français des affaires étrangères Claude Guéant et son homologue Turc Idris Naim Sahin, instauraient une collaboration judiciaire poussée entre les deux États en matière de « traitement » des militants politiques Kurdes sur le sol français. Ces accords n'ont pas été remis en cause par Manuel Valls.

Mieux : non content d’expulser ces réfugié-e-s, l’État français les emprisonne. Il y a aujourd’hui 300 prisonnier-e-s politiques originaires de Turquie et du Kurdistan-Nord dans les prisons françaises, comme notre camarade Nezif Eski qui a fait une longue grève de la faim au printemps dernier pour protester contre les fouilles corporelles déshonorantes des matons de Fresnes.

Si les militant-e-s communistes et progressistes de Turquie et du Kurdistan-Nord sont impitoyablement traqué-e-s par l’État français, les assassins gouvernementaux et fascistes turcs jouissent par contre d’une impunité quasi-totale sur le territoire français. Ainsi le 21 janvier 2012, une manifestation contre la reconnaissance du génocide arménien a réuni tout le gratin de l’extrême-droite turque de France et des pays voisins, avec la bénédiction de la préfecture. Le criminel international Yusuf Ziya Arpacik, responsable de nombreux meurtres et attentats pour le compte de l’organisation fasciste politico-mafieuse des « loups gris » a ainsi pu tranquillement venir de Turquie, manifester et rencontrer ses réseaux sur place. Tout cela au vu et au su de la police antiterroriste française (DCRI) qui s’est contenté de faire fuiter une note interne dans la presse pour prouver que tout était sous contrôle. Tout était tellement sous contrôle que, moins d’un an plus tard, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbin) et Leyla Soylemez étaient lâchement exécutées d’une balle dans la tête en plein Paris.

Nous exigeons que la lumière soit faite sur cet assassinat et affirmons une fois de plus notre soutien au peuple kurde. Nous appelons toutes les forces communistes et progressistes à se joindre aux initiatives qui ont lieu afin de protester contre cet acte barbare. Nous devons faire en sorte que cela ne se reproduise plus jamais. Nous devons être solidaires avec tous les peuples opprimés du monde, nous opposer à la participation de la France à la répression contre ces peuples. Nous devons opposer à l'Etat français un rapport de force qui l'oblige à ne plus laisser commettre ces assassinats sur son territoire.

Contre la répression, construisons la solidarité entre les peuples !

Dénonçons la complicité de l'Etat français dans la répression contre le peuple kurde !

 

PCFM/OCFR

Dénonçons la complicité de l'Etat français dans la répression contre le peuple kurde !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #kurdistan, #International, #Répression, #Paris

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Publié le 6 Janvier 2014

Vendredi soir, à Tours, 4 jeunes camarades, dont l'un de l'OCFR, ont été interpellés par la Police Nationale et la Brigade anti-criminelle et placés en garde à vue.

Il leur était reproché des dégradations en réunion, à savoir des tags contre la tenue du spectacle de Dieudonné au Vinci le 10 Janvier, notamment « Dieudo une balle, Soral une rafale ». Des tags ont également été réalisés sur la façade d'un commissariat de Tours et de la Préfecture.

Après avoir été placés toute la nuit et pour deux d'entre eux une grande partie de la journée de samedi en garde à vue, ils ont été libérés. Deux ont été libérés sans charge retenues. Nous ignorons encore les charges retenues ou non contre l'un d'entre eux. Le dernier, le militant de l'OCFR, s'est vu gratifier d'une amende de 500 euros. Il s'est vu, de plus, inculpé pour avoir,"sans autorisation préalable, tracé des inscriptions, signes ou dessins n'ayant entraînés qu'un dommage léger au préjudice de la Préfecture d'Indre-et-Loire et de Tours Evènements (Vinci et autres), lesdites dégradations ayant été commises sur une façade, un véhicule, une voie publique ou un mobilier urbain en l'espèce sur des murs et des vitres des bâtiments". La Préfecture s'est portée partie civile contre notre camarade.

 

 

Pour nous, les théories antisémites, complotistes propagées par Dieudonné sont là pour détourner les masses de l'explication réelle des problèmes qu'elles subissent violemment en cette période de crise intense. Les explications sont à chercher dans les contradictions internes au système capitaliste, système à bout de souffle dominé par une bourgeoisie prête à tout pour continuer à faire du profit.

« Il faut, comme l'écrivait G. Politzer, pour la bourgeoisie trouver le moyen de recréer, malgré l’existence du marxisme, les ténèbres dans les consciences (…). Et c’est ainsi que naît le racisme, dont tous les « mythes » correspondent à un double but : combiner la force et la ruse, pour mettre dans la conscience des hommes des illusions qui les rendent soumis au capital et prêts à la guerre impérialiste. Ils se sont orientés vers l’idée de race. Par là doit se perdre la connaissance la plus importante, celle du rôle de l’économie. Par là doit se perdre la notion fondamentale de classe. Par là doit se perdre la connaissance que le marxisme a apportée aux travailleurs des lois de l’évolution de la société, la connaissance du moyen de sortir de la société capitaliste. ».1)

 

 

Il est donc pour nous inadmissible que Dieudonné puisse s'exprimer, mais nous ne comptons pas non plus sur l'Etat pour réprimer Dieudonné. Certes, le Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'élève contre l'antisémitisme de Dieudonné et les spectacles de Dieudonné peuvent être interdits. Le spectacle de Dieudonné, à Tours, par exemple, n'aura pas lieu, à la demande du maire de la ville. Néanmoins, l'action de l'Etat est incapable de réduire les contradictions que creuse Dieudonné entre différentes couches des classes populaires, en fonction de leur couleur ou de leur religion.

Parce que c'est ce que fait le gouvernement : chercher lui aussi à semer la division dans les rangs des classes populaires, notamment en excitant la haine anti-rom, en continuant à cibler l'islam et les musluman-e-s. Cette politique raciste a des conséquences douloureuses pour les immigré-e-s sans papiers chassé-e-s dans les rues, parqué-e-s dans les centre de rétention et expulsé-e-s.

C'est en entraînant les larges masses dans la lutte contre le capitalisme que nous chasserons les illusions réactionnaires dont les Dieudonné et les Soral se font les chantres, que nous restaurerons la conscience et l'unité du prolétariat. Il est évident que les théories antisémites ne résisteraient pas à l'expérience du feu de la lutte des classes (ni à la moindre implication réelle dans la lutte pour le peuple palestinien).

Lorsque les masses affrontent le gouvernement, les patron-ne-s, la police, il apparaît clairement que l'ennemie, c'est la bourgeoisie, et qu'elle ne domine pas par un complot mais par sa place dans le système de production capitaliste. Toujours est il que les théories antisémites et complotistes de Dieudonné tirent en arrière les masses et retardent le vaste mouvement dont nous aurions besoin pour obtenir des victoires contre un gouvernement qui a pu faire passer l'ANI, la réforme des retraites, mener des guerres sans problèmes.

La maladie dieudonniste est une maladie de l'apathie, apathie dont nous sommes responsables dans notre incapacité à avoir un poids réel sur la lutte des classes.

Et comme le disaient d'autres que nous, mais nous sommes d'accord :

"Finie l'apathie, vive le communisme !"

 

C'est pour dénoncer le gouvernement que des tags ont également été faits en soutien à la lutte de Notre Dame des Landes, à celle des Naxalites en Inde, à Georges Abdallah.

 

Nous appelons bien sûr à faire front autour des camarades inculpés à Tours et à les soutenir face à la Justice et vous tiendrons au courant des suites judiciaires. Nous appelons à également à faire barrage à Dieudonné et à lutter contre les idées réactionnaires qu'il diffuse parmi les masses.

 

Faisons front contre la répression !

 

PCMF / OCFR

 

1) Georges Politzer, Révolution et contre-révolution au XXème siècle

Arrestations et inculpations à Tours contre Dieudonné

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tours, #Répression, #Dieudonné

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Publié le 5 Janvier 2014

Un large panel d'organisations fascistes s'est développé depuis ces dernières années à Tours. L'activité locale de l'extrême droite et des fascistes a été importante :

- congrès du FN (2011) lors duquel Marine Le Pen a fait main basse sur le parti de son tortionnaire de père

- défilé identitaire annuel aux flambeaux

- contre-gay Pride, lors desquels a pu s'exprimer la poésie de nos fafs ("pas de défilés pour les enfilés")

- Manif pour Tous, réunissant ensemble bonheads néo-nazis de Vox Populi, vieille bourgeoisie réactionnaire de l'UMP et grenouilles de bénitiers.


 

Les agressions se sont elles aussi logiquement multipliées; trop nombreux sont les camarades qui ont payé physiquement leur engagement progressiste ou révolutionnaire, la dernière aggression en date s'étant produite le samedi 28 décembre au soir, devant le repaire fasciste de l'Epée Royale.

Que les camarades ne s'y trompent pas, ces violences et ces tentatives visent à terroriser les militant-e-s progressistes pour empècher notre présence dans les luttes ouvrières, aux côtés des sans-paps', etc... Nous nous devons d'y résister et de ne pas laisser la rue aux fascistes; le Collectif Antifasciste Touraine a été créer pour centraliser la riposte antifa après la mort de notre camarade Clément.

Le 11 novembre a eu lieu une grande contre-manif pour empècher les fascistes de parader dans Tours. Nous étions 400 militant-e-s antifascistes venus de tout l'Etat français contre 80 "fiers tourangeaux", crânes rasés cotoyant et vieux et veilles bourgeois-e-s moisi-e-s.

Indiscutablement, cette contre-manif a été un succès, montrant que les rues de Tours restent antifasciste. Mais nous devons faire encore mieux et reconnaître nos faiblesses pour améliorer qualitativement notre efficacité militante et éradiquer les bandes fascistes de Tours.

- Ecraser les fascistes, c'est saper leurs possibiités d'implantation : Dans la classe ouvrière et les classes populaires, nous devons affirmer la nécessité de l'unité et de la solidarité contre les exploiteurs et leurs serviteurs, Etat, police, armée et fascistes. En effet, les groupes fascistes sont là pour semer les divisions dans les classes populaires, divisions racistes, sexistes, antisémites, et nous empêcher d'être uni-e-s pour défendre nos intérêts. Ils sont là aussi pour briser les mobilisations, jouer les supplétifs de la police.

Pour que les groupes fascistes ne se développent pas, nous devons faire de l'antisfasicsme un combat porté par la classe ouvrière et les classes populaires, un réflexe partagé par tous et toutes, un réflexe de défensive de classe. Or, dans nos défilés, par exemple le 11 novembre, la mobilisation a eu du mal à aller chercher au-delà du milieu militant. Nous devons apporter la problématique de la lutte des classes et de la lutte antifasciste au coeur des quartiers populaires, délaissés par les politiciens bourgeois, et savoir y porter des perspectives révolutionnaires, le seules qui servent réellement les intérêts des habitant-e-s, entraîner la jeunesse ouvrière et populaire dans la lutte révolutionnaire.

- Pour nous, mobiliser largement ne signifie pas dépolitiser. Au contraire, pour développer un antifasicsme qui puisse mobiliser et développer les forces progressistes et révolutionnaires, nous avons besoin de porter un antifascisme de classe dans une perspective révolutionnaire. Jouer sur l'indignation morale contre les actes fascistes est bien moins ambitieux et efficace que de reformer un camp opposé à la bourgeoisie et à ses nervis policiers et fascistes.

-Nous devons veiller à garder notre indépendance par rapport à l'Etat et aux sociaux-traîtres qui tentent d'occulter l'aspect de lutte des classes et veulent réduire l'antifascisme à un aspect morale de lutte contre de méchants racistes, tout en soutenant un gouvernement qui bat tous les records en matière d'expulsions de sans-paps, de répression sur les militant-e-s (Notre-Dame-des-Landes, les 25 antifas interpellés le 9 mai à Lyon) et de destruction de nos acquis sociaux. Nous n'avons rien à espérer de la préfecture, des flics ou d'une quelconque autorité. Seule la lutte politique, sur le terrain, le travail d'organisation des masses mettra un terme aux agissements de Vox Populi, pas des pleurnicheries devant des serviteurs de l'Etat bourgeois.

-Enfin, nous ne devons pas nous limiter à de belles paroles. L'action politique doit s'accompagner d'une action militante concrète, légale ou illégale en fonction des besoins -nous n'avons pas à nous soucier d'être ou pas dans la légalité bourgeoise. Nous ne devons rejeter aucun moyen de protéger nos camarades et de continuer notre travail, même si pour cela nous devons nous aussi passer à une action déterminée et nous opposer physiquement aux nervis de la bourgeoisie, sans pour autant tomber dans le virilisme ou délaisser l'aspect politique de notre lutte au profit de bagarres avec les fascistes. Nous devons marcher d'un pas égal sur nos deux jambes, l'action et la réflexion politique et l'action militante concrète, tout en gardant en tête notre but; la révolution, menée par la classe ouvrière pour mettre à bas la bourgeoisie.

L'antifascisme qui n'est pas relié à la lutte des classes n'est qu'un leurre; la théorie déconnectée de la pratique est inutile.

Pour un antifascisme populaire et sans concession;

Pour une lutte de classe menée de front et sans concession;
 

No Pasaran! Chassons les fascistes et la bourgeoisie, oû qu'ils se trouvent!

 

OCFR/PCMF

Tours : Alerta antifascista, réaction antifasciste et populaire

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tours, #Antifascisme

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Publié le 4 Janvier 2014

En Suède, une organisation se développe: Revolutionära Fronten (le Front Révolutionnaire). Ces hommes et ces femmes ont choisi de mener une lutte sans compromis contre la bourgeoisie, et si leurs méthodes et leur travail de terrain persévérant leur assurent un soutien populaire croissant, ils sont aussi la cible de la répression étatique. Leur action est criminalisée, présentée comme terroriste, car il est inadmissible pour les classes dirigeantes de voir une résistance populaire se structurer.
Mais le combat du Revolutionära Fronten l'amène aussi à résister face à la montée des groupes néonazis en Suède, dont le Svenska motståndsrörelsens (mouvement de résistance suédois), groupe extrêmement violent lançant des campagnes racistes et tentant de prendre pied dans les quartiers populaires. Ces chiens de garde du système divisant le peuple se revendiquent explicitement du nazisme et ne font pas mystère de leur volonté de casser les révolutionnaires.
Cela a amené différentes organisations progressistes à lancer une mobilisation dans le quartier de Kärrtorp  (banlieue de Stockholm) pour faire barrage aux nazis. Le 15 décembre une petite manifestation a eu lieu, avec environ 300 participants, dans une ambiance familiale. Une quarantaine de nervis fascistes a attaqué le rassemblement avec la complicité de la police qui ne les ont pas stoppé et s'en est pris aux antifascistes. Malheureusement pour les nazis, des gens déterminés étaient aussi présents, parmi lesquels les camarades de l'Action Antifasciste (AFA) et du Revolutionära Fronten. Après la confusion initiale l'attaque a été repoussée et les fascistes se sont enfui jusqu'à un bois proche où plusieurs d'entre eux ont été sévèrement corrigés.
Si ils ont été finalement tous interpelés, ce qui les a plus ou moins sauvés de la colère populaire, la police a procédé à de nouvelles perquisitions contre les militants et militantes révolutionnaires et l'un d'eux nommé Joel a été arrêté. Son crime: avoir défendu des familles attaquées par des nazis armés!
Une seconde manifestation antifasciste a eu lieu le 22 décembre pour condamner l'agression. Elle a été un immense succès, rassemblant 20 000 personnes, et augurant du meilleur pour la mobilisation future.
Néanmoins, il nous semble important de mettre en avant le rôle des antifascistes révolutionnaires, qui ont courageusement organisé et défendu les rassemblements et qui subissent la répression étatique.
Combattre le fascisme par tous les moyens n'est pas un crime. On n'écrase pas cette vermine en signant des pétitions, ni en votant: elle prospère dans cette période de crise du capitalisme en jouant sur la division du peuple, et elle doit être démasquée et confrontée avec la plus grande énergie.
Nous affirmons donc notre totale solidarité avec nos camarades antifascistes en Suède, et demandons l'arrêt de la répression les frappant.
Pour un antifascisme populaire et révolutionnaire!
 

OCFR-PCMF

Communiqué de soutien à Joel et RevFront

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #International

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Publié le 4 Janvier 2014

Vendredi 20 décembre 2013, le gouvernement espagnol a présenté une loi visant à interdire le droit à l'avortement, sauf en cas de :

- grave danger encouru par la femme pour sa vie ou sa santé physique ou psychologique : le texte impose que le diagnostic soit émis par deux médecins différents et étrangers à l'établissement pratiquant  l'avortement,

- viol, à la condition qu’elle ait déposé plainte,

- malformation fœtale, sous réserve de deux rapports médicaux - l'un sur la femme et l'autre sur le fœtus, qui confirmeront le motif d'interruption de grossesse,
 Cette loi rétablirait aussi l'obligation d'autorisation parentale pour l'avortement d'une mineure. Le 10 décembre, le Rapport Estrela sur la santé et les droits sexuels et reproductifs a été rejeté par les député-e-s européens suite, notamment, à du lobbying intensif de mouvements anti-féministes et contre l'avortement.
 Dans ce contexte de remise en question du droit à disposer de nos corps et d'une diffusion massive de discours réactionnaires et anti-féministes, incluant des positions anti-avortement, anti-mariage homo, masculinistes, transphobes, etc. ; nous, des féministes, appelons à un :

rassemblement dans l'espace public le samedi 11 janvier à 14h30 devant la mairie de Villeurbanne (Métro A, arrêt Gratte-Ciel)


 L'objectif est d'occuper l'espace ensemble, au même endroit, à la même heure pour défendre le droit à disposer de nos corps, visibiliser nos analyses et positions politiques, et afficher notre solidarité avec les féministes de l'état espagnol.

 En tant qu'individu-e, collectif, organisation, association, venez avec vos tracts et banderoles !  ainsi qu'avec vos gâteaux, thés, et autres boissons chaudes à partager. Les partis politiques, les organisations politiques et syndicales sont invitées à participer sans visibilité (pas de drapeaux).

Merci de diffuser cet appel dans vos réseaux.
 à samedi 11 janvier !
 

Plateforme féministe 69

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #lyon

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