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Publié le 30 Avril 2017

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et l'impérialisme décomplexé

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et là encore, l'impérialisme décomplexé

 

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle sont clairs. Macron vs Le Pen sont deux représentant-e-s zélés de la bourgeoisie. Rien d'inattendu.

Au contraire de 2002, les manifestations, extrêmement réprimées, n'ont pas été massives en dehors des franges politisées de la jeunesse. C'est le résultat des désillusions de la population vis-à-vis de la politique. Après cinq ans d'une politique raciste et anti-populaire menée par le PS, dur de se ranger derrière Macron dans un "front républicain" pour les classes populaires.
Si les élections ne font plus recette, les perspectives révolutionnaires ne sont pas suffisamment crédibles pour entraîner les larges masses.

Les résultats du premier tour révèlent quelque chose de l'état d'esprit dans lequel se trouve la bourgeoisie, et des divisions qui la traversent. Macron, Le Pen, Fillon, Hamon, Mélenchon, autant de candidat-e-s pour autant de clans et d'intérêts différents au sein de la bourgeoisie. Une partie possède des intérêts dans les alliances et les traités actuels. Certain-e-s bourgeois-e-s ont des intérêts outre-Atlantique, d'autres outre-Oural, en Europe, en Afrique, ou partout à la fois. Des clans ont besoins de modifier les alliances actuels. Ceux et celles lié-e-s aux secteurs de l'énergie, de l'armement ont des intérêts en Russie. Ce sont deux secteurs stratégiques qui pèsent lourds sur les choix de la France et son économie. Ce sont les champions de la bourgeoisie française, des leaders régionaux, voir mondiaux. EDF, Engie, Areva, Alstom, Total : autant de groupes français qui attendent impatiemment une ouverture vers la Russie. Parce qu'ils souhaitent que l'impérialisme français change de stratégie, ils espéraient pour la plupart une victoire de Fillon, et lorgnent également du côté de Dupont-Aignan et de Le Pen.

D'autres, plus proches des secteurs bancaires, du BTP, des services, des médias, du numérique, des télécoms, des transports, ou de l'agroalimentaire, ont tout intérêt au maintien des traités actuels et du cadre européen, voire d'approfondir les relations atlantistes. Le secteur automobile a par exemple tout intérêt à ce que l'Union Européenne survive, pour continuer à fabriquer ses voitures en Roumanie. Vinci et Bouygues ont tout intérêt à ce que la directive sur les travailleurs-euses détaché-e-s ne soit pas abrogée, pour continuer à exploiter une main d'oeuvre quasi-gratuite. Macron était leur candidat, même s'il se voulait celui qui devait tous les réunir, celui qui allait pacifier les relations entre bourgeois-e-s, leur rappeler leur intérêt commun, celui de l'état profond français, de la françafrique et du socle qu'ils partagent tous ensemble.

Les intérêts financiers que défend Macron, si marqués dans certains secteurs, auprès de certains clans, ne lui permettent pas, en réalité, d'unir si facilement la bourgeoisie. Macron n'est que le symptôme d'une situation de division au sein de la classe bourgeoise, en proie à de nombreuses contradictions.

En attendant, nous devons exprimer politiquement notre voix, et les raisons de cette colère, par la lutte.

Macron, la caricature

S'il y en a un qui ne se cache pas, c'est bien lui. Emmanuel Macron, chouchou des financiers et des industriels, est le favori de la campagne présidentielle. Il sera peut-être le prochain président, même s'il est difficile de deviner avec certitude qui gagnera, tant les surprises sont possibles. Ils/elles étaient nombreux-euses, les zélé-e-s de la bourgeoisie capables de se faire élire.

Mais Macron a toutes ses chances, il mérite donc qu'on s'attarde sur ses positions, d'autant plus qu'il est arrivé en tête du premier tour. Il semble d'ailleurs très confiant, le candidat est parti fêter ce résultat à la Rotonde, brasserie bourgeoise de Paris, certain de l'emporter.

Macron est un vrai bourgeois. Il ne s'en cache pas. Pourtant il est l'un des rares des membres des gouvernements Hollande à ne pas avoir toujours vécu de la politique et à avoir travaillé... Comme banquier ! La finance est un monde qu'il connaît bien, qu'il fréquente encore au quotidien. C'est son univers, celui de sa classe sociale. On ne parle même plus de conflit d'intérêt avec les industriels le concernant, tant ses intérêts se confondent avec ceux de la grande bourgeoisie.

C'est un bourgeois cohérent, structuré, intelligent politiquement, libéral. Derrière il y a une idéologie très forte, avec une vision, un projet de société pour la France. Le renforcement du pouvoir capitaliste, du pouvoir des industriels, du pouvoir des classes dominantes... De manière encore plus agressive si besoin.

Macron a compris comment faire de la politique. Issu du PS, il a un sens aiguisé et cynique de la politique et des appareils. Il a su intelligemment construire ses réseaux, son appareil, ses ramifications, son analyse de la situation, mener des enquêtes en faveur de la bourgeoisie, faire son état des lieux, un bilan du contexte, établir son calendrier, élaborer sa stratégie, puis son programme et se lancer au bon moment dans la campagne. Il n'a pas précipité sa candidature, mais l'a préparée en amont, en débutant par un travail d'organisation au service de son idéologie capitaliste. C'est cela, et son organisation, qui lui ont permis de pallier à son absence de charisme et de notoriété publique.

Il y a une logique dans son programme. Le candidat n'avait pas besoin d'additionner les propositions pour présenter sa politique. Sans se cacher, il n'a pas multiplié les fausses promesses comme le PS. Il ne prétend pas apporter une solution à la crise, ni améliorer la vie des classes populaires. Il ne cache pas en revanche son soutien au patronat.
Son programme est court, concis, mais suffisant pour annoncer la politique d'austérité, de répression, libéral et impérialiste du prochain gouvernement.
Il veut poursuivre le travail commencé par le PS, avec l'ANI, la loi Macron, la loi Travail et le CICE. Il veut définitivement liquider le code du travail, et les organisations ouvrières.
Sa politique financière et industrielle répond à une vision à long terme, planifiée pour la bourgeoisie. Son programme conclue en affirmant qu'il "effectuera 60 milliards d'économie". Il va falloir s'organiser efficacement pour le combattre, et l'OC-FR s'attend à un quinquennat difficile, où les batailles seront rudes.
Nous appelons toutes les forces populaires à s'organiser, à se syndiquer dans les organisations ouvrières, à renforcer le mouvement social. Macron, ce n'est pas un ennemi qui se cache, c'est un ennemi déclaré de la classe ouvrière, assumé, qui nous mène une guerre sociale sans concession.

L'impérial greenwashing

Macron tergiverse. Fait semblant d'être un écologiste convaincu, tandis qu'il défend les intérêts de la grande bourgeoisie. Il inscrit son programme en matière écologique dans la continuité de la COP21, autrement dit, le néant. C'est un fervent défenseur du nucléaire. Il prévoit de faire évacuer la ZAD de Notre-dame-des-Landes et de construire l'aéroport.
En Guyane, Macron plaide pour développer l'activité aurifaire dans l'Amazonie, alors que ça signifierait la destruction d'une large partie de la forêt primaire. 450 tonnes d'or sont estimées en Guyane, métal pour l'instant principalement exploité de manière illégale par des orpailleurs clandestins qui empoisonnent le fleuve, le pays et la principale réserve biologique gérée par l'état français. Ils y déversent des métaux lourds, arsenic, cadmium, mercure, plomb et même uranium. Macron souhaite légaliser les gisements et cette situation, en remplaçant les contrebandiers par des costards cravates avec des permis de l'administration française. Il s'est rendu sur place pendant sa campagne pour vanter ce projet.
Avec l'extraction de l'or au profit des multinationales, alors même que les cours de l'or sont au plus bas, et pour la troisième année de suite à la baisse, Macron espère dégager de nouveaux profits pour l'impérialisme français et les grandes compagnies minières.
Pour développer les extractions et attirer des investisseurs capitalistes, Macron prépare une réforme du code minier, qui permettra aussi de développer les prospections pétrolières et gazières au large de la Guyane. Cela veut dire porter la responsabilité de crimes aux répercussions durables pour de nombreuses générations à venir. Il planifie l'écocide, son programme écologique est en réalité au service des industriels.

La politique internationale, dans la continuité des précédents chefs d'état

Emmanuel Macron revendique le bilan de François Hollande. Il soutient les interventions militaires du quinquennat qui prend fin. Il prône le maintien de la France dans le commandement intégré de l'OTAN.
Il veut maintenir les alliances actuelles, même si le Brexit et l'élection de Trump engagent une période d'incertitude sur le plan de la politique internationale.
Il veut intensifier l'intervention française en Syrie et en Iraq.
Il veut maintenir les troupes au Liban et renforcer de façon générale, militairement, diplomatiquement et économiquement, la présence française au Proche et Moyen Orient.
Il parle de couper le mal à sa racine, via des interventions militaires, en parlant du terrorisme. C'est le pompier pyromane qui ne fait qu'attiser le conflit, la guerre.

Concernant l'Europe, il souhaite sauver l'UE et la zone Euro. Son programme prévoit de renforcer Frontex, qui traque les réfugié-e-s de la Méditerranée.

À propos des accords de Touquet, entre la France et la Grande Bretagne, qui bloquent la traversée des migrant-e-s outre-Manche, Macron est favorable à une renégociation, maintenant qu'il y a le Brexit, mais il n'est en aucun cas dans une remise en cause de ce système, de l'espace Schengen ni de la politique migratoire et aux frontières de la France, de l'UE, et des traités avec la GB.

Vis à vis de l'Afrique, le programme de Macron est clair : la Françafrique c'est l'avenir de la France. Il veut intensifier la présence française en Afrique. Macron est un fidèle soldat de l'impérialisme français. Il est donc de nos principaux ennemis. 

 

Le Pen, encore une candidate de la grande bourgeoisie

 

L'OC-FR a déjà produit de nombreuses analyses sur elle et son parti. Depuis, les choses n'ont pas tellement changé. C'est une représentante de la bourgeoisie, bien qu'elle soit la tenante d'une ligne parfois divergente qui reflète des contradictions au sein de la classe au pouvoir. Son parti bourgeois privilégie d'autres alliances, car il défend des intérêts particuliers, ceux d'une partie de la grande bourgeoisie française.
Elle n'est néanmoins pas radicalement en rupture avec les pouvoirs précédents. Ses désaccords ne sont, pour la bourgeoisie, que tactiques. Elle se situe dans la suite logique des années Sarkozy et Hollande qui lui ont préparé tranquillement le terrain. Macron aussi ne fera que lui servir de tremplin.

Évidemment, elle se distingue par sa politique ouvertement xénophobe, raciste et anti-ouvrière. Même si elle attire un vote populaire, mais minoritaire, ceux et celles parmi la classe ouvrière qui votent pour elle se tirent une balle dans le pied. Le FN est un fervent opposant au mouvement ouvrier, s'y attaquant parfois violemment, physiquement. Ses militant-e-s sont des casseurs-euses de grèves. Pendant le mouvement contre la réforme des retraites, MLP déclarait : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos. Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus. La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. »
En particulier opposée à la CGT, que le FN prévoit de liquider, Le Pen prépare des mesures pour interdire les organisations ouvrières, et les mobilisations populaires. Déjà à l'époque, Bruno Gollnish, élu à la Région Rhône-Alpes disait : « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT. Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises, et menacent l’emploi. La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».
Elle compte s'en prendre aux droits syndicaux, aux libertés démocratiques. Voter pour elle, c'est lui donner mandat pour nous liquider.

Son programme économique ne se distingue pas réellement de celui de Macron, dont elle partage de nombreuses mesures.
Comme lui, elle prévoit de renforcer le secret des affaires.
Comme lui, elle veut libéraliser l'éducation et l'enseignement, accroitre la sélection dans les établissements scolaires, augmenter les frais d'inscriptions et étendre l'autonomie des universités et des lycées.
Comme lui, elle veut alléger la fiscalité des entreprises, et supprimer les cotisations sociales. Comme lui, elle parle de "coût du travail" pour justifier sa politique anti-sociale et sa volonté de tirer les salaires vers le bas alors que la bourgeoisie s'enrichit.
Elle va parfois plus loin, en prônant d'abaisser l'âge de l'apprentissage à 14 ans notamment.

 Le racisme contre la finance ? Un mot d'ordre qui n'a pas de sens

Les médias et plusieurs groupes militants présentent ainsi, "racisme Vs finance", le clivage entre les deux candidat-e-s. Cela est pour nous faux.

Tous deux sont des représentant-e-s de la bourgeoisie impérialiste. La bourgeoisie française est intégralement liée à la finance, le capitalisme est intégralement un capitalisme financier.

L'impérialisme est un système qui se justifie par le racisme, qui justifie le pillage des pays dominés par les pays impérialiste en désignant ses habitant-e-s comme inférieur-e-s.

Macron comme Le Pen sont racistes et mèneront une politique raciste.

Ce ne sont pas les individu-e-s qui déterminent la politique, ce sont les intérêts des capitalistes.

Ces dernières années, l'état a eu du mal à maintenir l'ordre, essuyant par exemple un mouvement déterminé l'année dernière en plein état d'urgence.

Marine Le Pen au second tour, c'est révélateur d'une volonté de réprimer toujours plus nos luttes et les populations issues des pays dominés.

Macron au second tour, c'est révélateur de la volonté des capitalistes de continuer leur politique offensive contre nos intérêts.

Leur calendrier n'est pas notre calendrier

Nous l'avions dit et écrit : ces élections ne sont pas les nôtres, elles ne changeront rien pour nous, quel que soit le résultat. Nous ne dévions pas de notre route. La lutte ne s'est jamais arrêtée, il n'y a pas eu de pause de notre côté, et le seul choix possible pour les communistes est de continuer.

Au second tour, nous ne voterons pas. Nous suivrons évidemment les résultats, mais sans y voir un enjeu à surestimer. Entre Macron et Le Pen il n'y a aucun choix à faire, autre que celui de lutter politiquement.

Nous pouvons également donner notre voix à des personnes étrangères qui veulent voter, et nous soutenons les initiatives et les plateformes qui permettent aux personnes vivant en France sans la nationalité française, de pouvoir s'exprimer, en les mettant en relation avec des abstentionnistes.
Nous comprenons, que nous autres militant-e-s, avec la nationalité française, avons le privilège de ce choix (car l'abstention est pour nous un choix politique), et que les personnes n'ayant pas cette nationalité, vivant dans l'état français n'ont pas ce choix.
Nous devons être capable de remettre en cause nos privilèges qui vont avec. Le droit de vote des étranger-ère-s a notamment complètement disparu du débat public.

Nous les invitons à choisir la lutte à nos côtés, mais nous militons aussi pour que nous possédions tous le choix. Vivant, travaillant ici, ils-elles sont tout-es autant concerné-e-s que nous par ces élections mais ils-elles en sont exclu-e-s.
En tant qu'étrangers-ères, ils-elles seront les premiers-ères concerné-e-s par la politique raciste de Le Pen et Macron. En tant que travailleurs-euses aussi.
C'est aussi un acte militant, contre le racisme de l'état français, que de permettre ce choix en laissant notre bulletin de vote à nos camarades, voisin-ne-s, ami-e-s et collègues étrangers-ères.
Si nous ne sommes pas d'accord, nous respectons leur volonté de voter, car nous comprenons la peur que suscite certaines politiques au sein de l'immigration. Il est normal de vouloir s'exprimer et d'être entendu, même si nous considérons que notre vote est dilué dans l'interprétation que la bourgeoisie en fait.

L'OC-FR soutient donc le mot d'ordre qui consiste à filer notre vote à ceux et celles qui en sont privés pour des raisons racistes, tout en expliquant autour de nous les raisons de notre acte, et pourquoi nous ne votons pas.

Nous appelons à manifester demain, 1er Mai, massivement, pour montrer que quelque soit le resultat des élections nous serons prêts à nous battre.

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et l'impérialisme décomplexé

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #élections, #France, #Antifascisme, #ANI, #Impérialisme

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Publié le 3 Avril 2017

Les pétroliers poursuivent leurs forages offshores et détruisent les écosystèmes !
 
Le géant français Total et le britannique BP sont sur le point de forer à l’embouchure des fleuve Amazone, menaçant le récif de l’Amazone, long de plus de 9500 km2 allant jusqu’à la Guyane, colonie française. 
Les scientifiques estiment que seuls 5% du récif ont pour l’instant été cartographié. 
Plus de 80 communautés vivent de ce récif, au nord de l’état d’Amapa au Brésil. 
Il s’agit du plus grand écosystème de mangrove continu au monde et il se situe dans le Parc National du Cabo Orange. De nombreuses espèces encore inconnues y trouveraient refuge. Toutes ces vies sous-marines et côtières pourraient disparaître à cause de l’exploitation pétrolière. Selon l’UICN, l’ONG de protection de la nature, de nombreuses espèces y sont déjà en voie de disparaître, comme la loutre géante. Et pour les populations du littoral, ce récif joue un rôle essentiel. Total et BP pourraient leur porter un coup fatal. 
 
L’une des concessions de l’entreprise française n’est situé qu’à 8 kilomètres du récif, d’une profondeur de 2 500 mètres. 
Et nous avons encore tous-tes en mémoire la catastrophe de Deepwater horizon, exploitée par BP dans le golfe du Mexique, qui après une fuite a laissé se déverser son pétrole dans la mer, polluant les eaux définitivement. Un écocide dont la zone ne s’est jamais remise. 
 
Or, vu les prix actuels du baril, les forages offshores ne sont pas rentables, même s’ils espèrent une remontée des prix, ça ne sera pas pour sitôt. 
Leurs prévisions bancales ne prennent pas en compte l’avenir de l’humanité. D’autant plus qu’en réalité nous n’allons pas sortir de cette crise. En agissant ainsi ils nous précipitent de plus en plus vers la pénurie.  
Ainsi malgré des coûts énormes, la concurrence internationale pousse les monopoles à forer de plus en plus. Ils veulent s’implanter partout. Les extractions s’intensifient, et de nouveaux puits sont sans cesse découverts, dans le canal du Mozambique, dans le golfe du Mexique, dans l’arctique… au Brésil où Total profite du changement de gouvernement et de l’instabilité politique pour rafler les gisements et privatiser à son avantage le secteur énergétique du pays.
 
Derrière les États participent à cette guerre économique, en protégeant leurs monopoles, en légiférant en leur faveur, en revendiquant des territoires à fort potentiel. Ce n’est pas pour rien si à l’échelle internationale, il n’y a pas de règles en matières pétrolières et gazières. Ce sont les monopoles capitalistes, comme Total, qui dictent leurs lois. 
Avec la convention de Montego Bay (convention des Nations Unies sur le droit de la Mer, CNUDM), la France s’accapare les océans et fait profiter à Total de sa Zone Économique Exclusive (ZEE) qui va jusqu’à 370 km des côtes ou 650 km s’il y a une continuité géologique du plateau continental. Ainsi l’impérialisme français contrôle le deuxième plus grand domaine maritime mondial. 
Avec ces éléments, on comprend mieux pourquoi elle tient tant à ses territoires « outre-mer », et l’on comprend mieux l’intérêt obsessionnel de Mélenchon pour « l’économie de la mer ». 
En élargissant ainsi son territoire, l’état Français s’accapare les ressources naturelles sous-marines. Avant d’aller coloniser l’espace, la France a déjà colonisé les fonds marins. 
Évidemment, ce sont les monopoles et les bourgeoisies françaises qui récoltent l’argent qu’ils en tirent. 
 
En Guyane, l’impérialisme nous menace !
 
Total est un habitué du procédé. En Guyane (colonie française) l’entreprise effectue actuellement des forages semblables, exploitant la colonie pour ses bénéfices. 
Élu en 2012, ce fut le premier acte par décret de François Hollande, attribuer à Total des permis exploratoires, alors même qu’il avait fait campagne sur la promesse de réformer le code minier pour l’empêcher. Mais bon, qui y croyait? Ils ne respectent même pas leur principe de précaution, que le PS a défendu dans ses meetings. 
Une fois de plus, ils nous donnaient raison lorsque l’on prévenait que les candidat-e-s aux élections ne sont que candidat-e-s pour gérer le pouvoir impérialiste.
 
À l’OC-FR nous soutenons les revendications anti-coloniales et indépendantistes de Guyane, qui exigent notamment le départ de Total, de la France, et l’arrêt des forages. 
Comme au Brésil, en Afrique, en Birmanie et ailleurs, la France n’a pas à exploiter les ressources guyanaises, alors que les populations locales ne touchent aucun bénéfice, mais se fait exploiter à outrance, parmi les pires conditions dans les colonies françaises. 
Ce sont les multinationales et l’état français qui ont dépossédé les guyanais, notamment de leurs ressources minières. Il y a aussi l’or, la bauxite, le phosphore… Et contrairement à ce que prétend Mélenchon sur twitter, la Guyane ça n’est pas la France. La Guyane est dominée par la France, ce qui est différent. Mais le peuple guyanais n’est pas le peuple français. C’est une nation sans état.
 
De plus Total est un mastodonte, représentant de l’impérialisme français. La politique énergétique est un pilier de la stratégie à l’internationale de l’état français, et au centre Total y occupe une place de choix. 
L’intérêt de la France dans ses colonies se situent notamment dans les ressources énergétiques que la France peut aller y piller. 
C’est aussi une base arrière pour les investissements de la France en Amérique du Sud, très convoité pour ses ressources. 
 
Total et son greenwashing bidon 
 
« Engagé pour une énergie meilleure », c’est ce qu’écrit la multinationale sur son site. On peut y lire qu’elle produit « une énergie qui localement respecte mieux l’environnement et qui globalement préserve l’équilibre climatique de notre planète. » Tout cela c’est bidon. Entre les actes et les écrits, le fossé est abyssal comme le prouve les agissements et la politique de Total. 
C’est quelque chose de structurel, car cette entreprise capitaliste a vocation à faire du profit, et d’amasser toujours plus d’argent. 
L’environnement est un obstacle pour le profit potentiel à court terme. Et les capitalistes veulent abattre les obstacles, même si cela mène à des catastrophes.
L’ancien PDG de Total s’était par exemple engagé oralement à ne pas exploiter les gisements dans l’arctique vu les risques environnementaux et les conséquences qu’auraient une catastrophe pétrolière. Aujourd’hui Total s’apprête à exploiter ces gisements, pourtant les risques et les conséquences sont les mêmes.
 
Avec leur marketing et leur communication, c’est facile pour ces grands groupes de se teindre en vert et de prétendre avoir changé, prendre en considération l’environnement, tout en faisant le contraire dans la réalité. Ils signent des chèques au gouvernement pour financer les COP qui permettent aux chefs d’État de se la jouer écologistes et de gagner des points dans les sondages. Pendant ce temps ils espèrent nous faire oublier leurs activités ? 
Leur économie est criminelle. Ces entreprises sont des entreprises criminelles. Nous devons les combattre et les détruire. Nous les exproprierons, et nous les ferons payer. 
 
L’OC-FR appelle à soutenir les mobilisations écologistes contre Total et contre son projet de forage. Nous soutenons les populations côtières qui se mobilisent contre Total. 
Plus généralement, nous devons combattre la politique impérialiste de la France et de son champion pétrolier, Total, ainsi que les forages offshores. Il en va de notre survie à long terme.
Notre objectif c’est la révolution pour le socialisme et le communisme. Mais nous ne voulons pas hériter d’un monde détruit, invivable. 
L’impérialisme français et Total sèment la mort. Ils oppriment et exploitent les peuples. Ils épuisent les ressources. Ils détruisent la planète. Leurs intérêts immédiats de capitalistes sont antagoniques avec nos intérêts populaires. 
Nous devons particulièrement dénoncer, et pointer du doigt la responsabilité de Total, et derrière, celle de l’impérialisme français, notre ennemi principal. 
 
 
À bas l’impérialisme ! À bas le colonialisme !
Les pétroliers poursuivent leurs forages offshore et détruisent les écosystèmes

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #France, #Brésil, #Total, #Guyane

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Publié le 17 Mars 2017

 

Mélenchon, c’est l’impérialisme !

Analyse sur le prétendu « insoumis » du PG

 

Il vient d’obtenir ses 500 signatures pour se présenter officiellement et faire parler à nouveau de lui. Celui qui s’impose comme l’un des « gros candidats » est quasi-assuré de finir avec un score à deux chiffres.

Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle se positionne comme le principal atout de la gauche du PS. Le seul à gauche de Hamon qui serait capable de battre les candidats du gouvernement, et l’extrême droite aux élections. Il séduit de nombreuses personnes sincères, progressistes.

Pourtant, la seule solution qu’il propose, c’est celle des urnes. Son projet est réformiste, et électoraliste. C’est une imposture. Un politicien comme les autres.

Il s’inscrit dans le cadre du capitalisme, et non dans une remise en cause. Le projet de Mélenchon, c’est l’impérialisme français ! C’est le chauvinisme de la bourgeoisie française.

 

L’OC-FR considère important de combattre les illusions que sème cette gauche dite « radicale », alors qu’elle ne se positionne pas dans une rupture mais dans une continuité « plus sociale » de la politique française.

C’est pourquoi nous publions notre position à l’égard de Mélenchon, qui participe plus à la confusion qu’elle ne supporte l’alternative révolutionnaire.

Cette analyse ne se veut pas exhaustive mais énumère certains des aspects que nous avons jugé principaux concernant notre critique de son programme.

 

L’économie de la mer, si chère à Mélenchon

 

La France insoumise, ce mouvement électoral crée pour porter la candidature de J-L M, a fait du développement de « l’économie de la mer » avec une vision industrielle une priorité.

Ce pan du programme du candidat, est révélateur du caractère impérialiste de son programme.

Lors de son discours de clôture des « assises écosocialistes de la mer » de son parti, en janvier 2014 à Toulon, J-L M parle même de « conquête ».

La mer selon La France insoumise est un territoire économique à conquérir, pas un espace de biodiversité (Mélenchon veut sortir de l’alimentation carnée, pourtant il ne remet pas en cause l’écocide marin et prône le développement de la pèche).

Sur son blog, Mélenchon titre dès le 5 novembre 2014, un article révélateur de cette vision : « La France, puissance maritime qui s’ignore » avec une carte qui fait ressortir tous les territoires dominées par l’état français à travers le monde et son espace maritime, autour de ses colonies d’outre-mer, de la métropole et des TAAFs.

Et avec cet espace, Mélenchon l’affirme « la France dispose d’un trésor ». Pour faire du profit à priori. Car comme il l’explique, « elle est le premier réservoir des ressources rares, la mer aiguise de féroces appétits ».

 

Pour lui il s’agit de concurrencer le « leadership mondial des États-Unis » et de la Chine dont il veut être le premier partenaire. Il voit dans la mer un moyen de modifier les alliances politiques atlantistes de la France, ce qui aiguisera certaines contradictions inter-impérialistes.

L’enjeu c’est que l’impérialisme français devienne leader sur un nouveau marché profitable, qui concerne différents secteurs. Celui de la pêche, de la pisciculture, du transport, de la construction, de l’industrie militaire ou encore du très stratégique secteur de l’énergie.

Et c’est à ce dernier niveau que J-L M s’arrête le plus, notamment lorsqu’il pleurniche sur la vente du secteur énergétique d’Alstom à Général Électric. Il y voit une perte dans le patrimoine financier de l’impérialisme français.

Et puis il a conscience que les océans contiennent l’essentielle des réserves minières et d’hydrocarbures.

L’intention est celle de celui qui voit une manne financière exploitable, d’autant plus intéressante économiquement si elle est renouvelable. Et d’avoir de nouveaux « fleurons industriels ».

Il écrit d’ailleurs que « laisser au marché le soin de découvrir les produits demandés, c’est s’interdire de peser sur le choix des activités à développer », expliquant que l’économie de la mer peut booster l’économie capitaliste française en relançant son activité industrielle, car toutes les industries seraient concernées directement ou indirectement.

Pourtant on exploite pas la nature sans conséquence. La vision bourgeoise de Mélenchon amène à penser que l’espèce humaine à travers son activité économique peut tout maîtriser, et tout exploiter de façon intensive sans envisager l’avenir et pour un profit immédiat.

Or il est impératif d’envisager l’activité économique en fonction de ses conséquences à long terme, c’est l’un des intérêts de la planification socialiste. Mais elle ne peut se faire dans une économie capitaliste.

 

Nous rappelons aussi à J-L M que l’économie de la mer est déjà une préoccupation importante de l’impérialisme français et de l’état français.

Pour preuve son obstination à maintenir sa présence et sa flotte de pêche à Saint-Pierre et Miquelon. Son intérêt pour la baie de Guyane, et les prospections minières que la France y mène avec Total. Ses campagnes « scientifiques » et de pèche dans les eaux internationales, dans l’océan Indien, au large de l’antarctique, de l’arctique. Ses agitations parlementaires autour de l’île Tromelin, en début d’année encore. Son administration des TAAF chargé de gérer des territoires « australes » (mais en réalité parfois très tropicales) au milieu des océans.

L’écocide marin, ça fait bien longtemps que les capitalistes l’ont entamé. Au sein du CAC40, nombreuses sont les entreprises à avoir depuis longtemps investis en mer.

La France est déjà un leader dans la marine, avec son industrie agroalimentaire, de la pèche, et ses navires Auchan, Carrefour et cie qui raclent les fonds des océans.

La France exploite déjà durablement, souvent irrémédiablement les océans.

Total et son pétrole off-shore illustre ce phénomène qui nous maintient dans la catastrophe environnementale.

À l’OC-FR nous pensons au contraire que les mers, les océans et leurs faunes et flores ne s’en porteront que mieux sans activités économiques capitalistes.

Nous savons, et la science l’a prouvé, que notre activité en mer a des conséquences définitives et tragiques. Mélenchon est juste le porte-parole d’une frange des impérialistes français qui ont des intérêts en mer. Et qui se soucie peu de notre survie à long terme.

 

Le rapport aux outre-mer

 

À travers cette approche de l’espace maritime français, c’est aussi son rapport aux territoires « d’outre-mer » qui apparaît. Car pour lui, ces territoires sont avant tout « des joyaux » de sa République française.

Il voit en premier lieu le potentiel colonial et son domaine maritime. Il y voit l’intérêt économique que la France peut en tirer. Il ne se démarque en rien des colons. Au contraire, c’est un colon.

Pour l’OC-FR ces territoires sont des colonies. Notre rôle anti-impérialiste est de soutenir leur décolonisation, pas de vanter leur potentiel économique au sein de la domination française.

Pour J-L M pas question de parler d’indépendance, et il nie l’existence de peuples dominés dans l’état français, et de peuples sans états.

Sur cet aspect, il serait intéressant de confronter les postures de deux candidats que sont J-L M et Oscar Temaru qui a fait campagne pour l’indépendance de la Polynésie.

J-L M se positionne clairement et ouvertement du côté des colons et de nos ennemis.

Ses prises de positions sont inconciliables avec notre lutte anti-impérialiste. Au contraire, elles sont antagoniques.

 

Chauvinisme et protectionnisme

 

Mélenchon se veut le candidat de l’indépendance nationale. Mais quelle indépendance nationale pour l’une des principales puissances impérialistes ?

La France domine l’économie et la politique de nombreuses nations et de nombreux peuples, parfois militairement.

Elle importe des travailleurs et travailleuses de ces pays et les assigne aux tâches les plus difficiles de la production et les moins payées. J.L. Mélenchon nie les revendications démocratiques de ces populations en matière de liberté religieuse et d'égalité face à la ségrégation raciste. Il ne parle même pas de régulariser tou-te-s les sans papiers.

 

Ce sont ces peuples qui sont légitimes à revendiquer une indépendance nationale, pas les puissances impérialistes qui les exploitent.

En réalité, ce qui se cache derrière ce mot d’ordre c’est sa volonté de s’imposer dans les conflits inter-impérialistes, et de se démarquer de certains impérialistes, alliés de la France, en particulier les USA et l’Allemagne. Son rapport à ces deux États est révélateur de son idéologie.

J-L M est obsédé par les contradictions entre la France et ces deux états.

Il souhaite que la France s’en détache clairement, et prône un certain nombre de mesures pour rompre les alliances actuelles.

Par exemple, à l’OC-FR nous considérons l’OTAN comme un cadre d’alliance militaire inter-impérialiste autour de quelques puissances dominantes, comme l’Angleterre et les USA, de même que l’UE l’est politiquement autour de la France et l’Allemagne.

Nous sommes évidemment pour sortir de ces structures inter-impérialistes. Il faut les combattre. Nous avons encore en mémoire le succès du contre-sommet de Strasbourg en 2009 contre l’OTAN, et nous devons systématiser ces mobilisations.

Nous ne pensons cependant pas que le problème fondamental et structurel de nos sociétés ce soit la présence de la France dans ces alliances inter-impérialistes.

Et puis pour lui, il s'agit juste de sortir de ces traités d'alliances pour en passer d'autres avec d'autres impérialistes : la Chine ou la Russie notamment.

Le problème c’est le capitalisme, et l’impérialisme. Derrière ces épouvantails et ces contradictions inter-impérialistes que Mélenchon veut aiguiser et qu’il agite, il nous détourne en réalité des causes réelles des problèmes que nous vivons, de la lutte des classes. C’est le genre de fausses solutions qui nous précipitent dans les conflits.

Mais Mélenchon attise les contradictions entre impérialistes. Ces contradictions s'aiguisent de plus en plus et c'est pourquoi les masques tombent entre ceux qui prônent la défense de l'impérialisme français et celles et ceux qui défendent les peuples dominés par la France.

 

Sa France une et indivisible, négation des cultures minoritaires et minorisées

 

Le Parti de Gauche se revendique fièrement du jacobinisme et de l’interprétation qui en est faite aujourd’hui, qu’elle soit juste ou non.

La France de J-L M opprime les peuples dominés, et ceux qui ont été colonisés dans son histoire. Les cultures, les langues et les autres nations n’ont pas le droit de s’exprimer et d’exister au sein de son territoire. Pour lui, la France est une et indivisible, et non pas métissée et multiculturelle. Elle est unitaire, et se base sur les frontières actuelles de l’état français. Il confond volontairement nation et état, pour effacer les revendications nationales et les luttes de libération nationales qui existent en son sein.

Il est un ennemi ouvert des indépendantistes et des mouvements culturels minorisés, que lui préfère appeler avec mépris « régionalistes » pour mieux nier leur caractère national et leur droit démocratique.

Pour lui, il s’agit tout au plus de folklore. Et plutôt que de langue, lui préfère parler de « dialecte » ou de « patois » qu’il réduit à « une identité de terroir ».

Il n’imagine pas quelqu’un-e vivant dans l’état français, bilingue. Il l’imagine uniquement parler français. Selon lui il ne doit y avoir qu’une langue, et donc qu’une seule façon de penser (car la langue détermine aussi matériellement l’usage que l’on fait de notre cerveau).

Selon J-L M, il n’y a pas de sentiment binational. Il considère au contraire qu’une fois en territoire français, on doit se « fondre dans la république bourgeoise », « s’intégrer » comme ils disent, pour n’être plus que français (c’est dans cette même logique qui détermine sa définition de la laïcité qu’il stigmatise le voile et rejoint les rangs des islamophobes).

Un individu n’a qu’une seule culture croit-il, celle de sa république bourgeoise. S’en est même devenu une obsession. Il en a fait un cheval de bataille, notamment contre la ratification de la « charte européenne des langues régionales ou minoritaires » (qui n’apporterait pas de grandes modifications pourtant) qu’il qualifie « d’atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français », pour développer ses idées chauvines.

Pourtant l’égalité devant la loi, ne serait-ce pas justement de pouvoir permettre à quiconque de se défendre dans sa langue ?

Le refus de reconnaître le bilinguisme dans certains territoires amènent à des absurdités telles qu’en 2015 à La Réunion, 14,4% des 16-25 ans sont considérés illettrés car ne parlant que créole. Leur langue n’étant pas reconnue par l’état français, ce sont ces mêmes créoles qui n’ont pas accès à l’administration, au droit et à l’éducation dans leur propre pays, c’est cela l’égalité des droits selon J-L M?

Dans une lettre aux sénateurs du 30 Mai 2008, il écrit qu’« il est donc contradictoire d’introduire dans ce même article la reconnaissance d’un particularisme, quel qu’il soit, dans la mesure où celui ne concerne pas tous les citoyens, et en distingue certains par rapport à d’autres. »

Ce que J-L M nie, c’est que les différences culturelles et sociales sont un fait, une conséquence de notre système politique et économique inégalitaire, de classe, capitaliste, et que lorsqu’elles ne sont pas reconnues, les conséquences sont nombreuses, qu’elles soient sociales, sanitaires ou administratives, jusqu’à qualifier avec mépris des personnes qui parlent d’autres langues « d’illéttrés ».

Or pour résoudre un problème (car c’est un problème de ne pas pouvoir librement parler sa langue), il faut d’abord l’acter. Mais pour lui « elle ouvre la voie à une division entre citoyens contraire à la République » qui viendrait menacer la langue française, allant même jusqu’à écrire « La valorisation et la promotion de la langue française est-elle devenue à ce point subalterne ? » Le français serait même « le ciment de l’unité nationale » si chère à la bourgeoisie.

Les autres langues deviennent donc une menace, et il « dénonce » à ce propos sur son blog en septembre 2013 « la domination de l’enseignement de l’anglais comme seconde langue et la volonté à peine cachée des élites libérales et solfériniennes d’y soumettre tous les jeunes français », « la domination croissante de l’anglais est pourtant la seule véritable menace » qu’il compare à la promotion des langues minoritaires… Alors même que le français est pour lui un outil économique (et impérialiste et donc de domination selon nous) qu’il qualifie sur son blog de « prometteur » qui permet à la France d’agir au sein de la « Francophonie » dans la lignée des autres impérialistes français et de la françafrique.

Sa vision est donc réactionnaire sur toute la ligne. C’est celle des impérialistes français.

Dans son argumentaire, J-L M en arrive même à comparer ces revendications, et ces langues à la religion. Comme si la langue n’était pas un fait matériel, et que son usage relevait de la « foi ».

Du délire. En 2013, dans une explication de vote au Parlement européen, il y voit même une attaque à « la laïcité ». Rien que ça.

 

La planification écologiste, impossible sous le capitalisme

 

Le Front de Gauche en parlait déjà en 2012 et cette mesure peut paraître intéressante. Il semble agréable, alors que règne l’anarchie du mode de production qui caractérise le système économique capitaliste, d’entendre parler de planification.

Dans cette société violente, il n’y a pas d’autres politiques socialistes possibles que celle de la planification socialiste avec une vision à long terme pour sortir de la crise et de la catastrophe, après la révolution.

Mais s’agit-il réellement d’une planification, au sens socialiste, que Jean-Luc Mélenchon propose? Est-il possible de planifier sans sortir violemment du capitalisme?

 

Nous ne le pensons pas. Pour planifier l’économie, la politique, et l’aménagement des territoires, il faut le pouvoir sur l’économie, et donc le pouvoir sur les entreprises. Cela signifie notamment que sans expropriation il n’y aura jamais de planification. C’est bien la propriété privée, socle de base du capitalisme, qui détermine l’anarchie du mode de production, et la concurrence à tous les étages. Le libéralisme, c’est la propriété privé, et au nom du droit à la propriété privée et sa défense, le droit d’agir selon ses intérêts privés.

Planifier à l’échelle d’un état sans remettre en cause la propriété privée, ça n’est pas planifier l’économie nationale. Il existait un puissant ministère du plan a à la sortie de la seconde guerre mondial. Il créait des infrastructures au service des patron-ne-s, routes, autoroutes, voies de chemin de fer, des centrales électriques, développait le nucléaire. Tout ça au service des patron-ne-s qui mutualisaient les coûts développement de ces infrastructures.

Planifier ce n’est pas non-plus « nationaliser » les entreprises dans un état au mains d’une bourgeoisie (qui serait alors une multinationale « publique »), mais socialiser les moyens de productions entres les mains du peuple, et du pouvoir à la base, sans concurrence, et organisé en fonction des besoins réels, et des capacités de chacun-e-s. Ni plus ni moins. Mais impossible sous le capitalisme.

Au contraire, la vision politique du PG se base sur la petite propriété privée, et le service public, sans remise en cause du caractère bourgeois du service public dans un état bourgeois et capitaliste.

Or le service public peut aussi très bien défendre les intérêts privés, et fonctionner comme une entreprise comme une autre, à la recherche de nouvelles parts de marchés, défendant ses intérêts violemment dans la concurrence internationale, pillant les matières premières à travers le monde, soumettant les peuples dominés, polluant l’air, les sols et les eaux, et exploitant ses salariées pour dégager plus de profits.

C’est ce que font déjà les entreprises publiques françaises. Une entreprise publique sous le capitalisme, ça reste une entreprise capitaliste. C’est d’ailleurs le rôle de l’APE, une agence de Bercy qui incarne l’état actionnaire et assure ses intérêts stratégiques dans la direction des monopoles français que de s’en assurer.

Alors planifier pour quoi? Planifier pour assurer plus de profits à l’état capitaliste? Ou planifier pour la paix et mettre un terme à la catastrophe environnementale, à l’exploitation et à l’oppression?

 

La sixième république, de la poudre aux yeux

 

Tout cela nous amène naturellement à conclure sur la sixième république voulue par le Front de Gauche et différentes composantes du PS et des écologistes.

Si Jean-Luc Mélenchon gagne, il convoque une constituante pour rédiger une nouvelle constitution et proclamer une nouvelle république parlementaire.

Pour Mélenchon, le changement passe définitivement par les urnes.

Pourtant qu’est-ce que cela changera radicalement? Pas grand chose. Le système économique sera le même, celui du capitalisme.

Le système politique institutionnel sera organisé différemment, mais ce seront toujours les mêmes qui gouverneront en alternance, pour servir les intérêts de la bourgeoisie et de l’impérialisme français. Ce seront toujours les mêmes parasites qui vivront des élections sans jamais rien produire, qui décideront des politiques nationales.

Pour nous ce qui compte, ce n’est pas tant le nom que l’on donne aux institutions mais de savoir quelle classe sociale est au pouvoir.

Mélenchon n’est donc pas une alternative. Il sème une illusion, mais c’est une arnaque. Son programme vise à nous maintenir dans ce système politique et économique que nous rejetons. L’OC-FR combat l’économie capitaliste. J-L M en est l’un des boucliers. Pour abattre ce système, il faudra faire tomber ses défenseurs, J-L M y compris.

Melenchon, c'est l'impérialisme !

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Publié le 28 Novembre 2016

Déclaration de l'OC-FR au 38ème anniversaire du PKK
 
Nous étions invité à assister et à nous exprimer à l'anniversaire du PKK, principale organisation politique kurde en Turquie, qui mène une lutte armée de résistance face au régime réactionnaire d'Erdogan. 
La lutte de libération nationale au Kurdistan est une lutte juste que nous saluons dans toutes ses régions, quel que soit l'État qui domine. Nous saluons la résistance héroïque et le courage des combattant-e-s kurdes qui font face à tant d'ennemis.
Une répression intense est actuellement menée par le régime turc, en Turquie, mais aussi en Syrie et en Irak, où l'armée d'Erdogan intervient militairement. La Turquie occupe le Kurdistan-Nord et menace le Rojava. Erdogan menace l'existence même du peuple kurde, sauf ceux qui acceptent de collaborer docilement comme les forces de Barzani en Irak. L'État français l'assiste dans sa tâche génocidaire. Il est donc urgent d'exprimer et d'apporter tout notre soutien inconditionnel aux forces progressistes kurdes. 
 
Un de nos camarades nous a donc représenté, et a lu cette déclaration :
 

"Cher-e-s camarades

Je voulais d’abord transmettre mon salut chaleureux et celui de mon groupe politique, l’organisation communiste Futur Rouge, au peuple kurde et à son Parti.

La lutte au Kurdistan est aujourd’hui une des luttes émancipatrices les plus avancées dans le monde. Si nous pensons que nous devons lui apporter notre solidarité, c’est parce que nous avons des ennemis commun : l’impérialisme, le capitalisme et le patriarcat.

Il y a 100 ans les impérialismes français et britanniques se partageaient le territoire de l’ancien empire ottoman par les accords Sykes-Picot, dans le mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cent ans plus tard, c’est ce système qui est en train de s’effondrer dans le chaos. La région est un foyer de contradictions impérialistes entre les USA, la France, la Turquie, Israël, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Russie et l’Iran. Ces contradictions peuvent déboucher sur une nouvelle guerre mondiale.

Nous qui militons en France, nous avons une responsabilité particulière par rapport aux crimes de notre Etat, l’Etat français, membre de l’OTAN, allié privilégié du régime fasciste turc, d’Israël, du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Nous ne pensons pas pour autant que la Russie et l’Iran soient des alliés des peuples du Monde contre l’impérialisme occidental. La Russie et l’Iran sont un bloc impérialiste concurrent de l’impérialisme occidental, mais lui aussi couvert de sang et oppresseur des peuples.

La véritable force qui peut vaincre l’impérialisme, c’est la solidarité internationale des peuples du monde.

Depuis 1978, le peuple kurde mène une lutte exemplaire, d’abord contre le régime fasciste turc, sous la direction du Parti des Travailleurs et de son président, Serok Öcalan, en lien avec les forces internationalistes, progressistes et démocrates au sein du peuple turc et des autres peuples d’Anatolie.

Aujourd’hui, la lutte se développe dans les quatre parties du Kurdistan contre les régimes dictatoriaux, les chefs féodaux et l’oppression patriarcale. Cette lutte démocratique fait à nos yeux objectivement partie de la révolution socialiste mondiale.

Après l’héroïque victoire de Kobané, début 2015, un pacte de solidarité à été signé entre les représentant de la lutte kurde en Europe et vingt-six organisations communistes d’Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Afrique réunies au sein de l’ICOR, la Coordination Internationale d’Organisations Révolutionnaires.

Une des matérialisation de ce pacte de solidarité a été la construction entre juin et novembre 2015 d’un centre de santé pour le croissant rouge kurde par 177 brigadistes venus de 11 pays différents.

Nous avons passé la frontière turco-syrienne sous la protection des camarades kurdes et œuvré selon les principes de la Révolution au Rojava, avec des méthodes de construction traditionnelle.

Nous continuons à collecter de l’argent pour l’acquisition de matériel médical et la reconstruction écologique de la vile.

Le centre de santé à ouvert en juillet 2006 avec un service d’accouchement et de soin aux femmes parturientes, ce qui est un symbole d’avenir, de reconstruction et de vie.

Car nous savons que la vie triomphera sur les forces du fascisme et de la mort, même si la situation est difficile.

Après son échec électoral de juin 2015, le parti AKP d’Erdogan a relancé la sale guerre contre le peuple kurde, mais aussi contre tous les progressistes et tous les peuples minoritaires d’Anatolie. Beaucoup de villes de Bakur sont aujourd’hui aussi détruites que Kobané.

Par ailleurs l’Etat turc cherche à détruire l’environnement et le cadre de vie traditionnel du peuple kurde avec un programme de centrales nucléaires et hydrauliques comme à Hasankeyf . Des grandes compagnies capitalistes françaises comme Areva prêtent la main à ce véritable écocide.

L’armée kurde et ses mercenaires ont lancé une campagne d’extermination fasciste contre la révolution au Rojava. Cette campagne a été préparée de longue date.

Les Forces Démocratiques Syriennes, constituées des YPG et des YPJ kurdes, mais aussi de combattant-e-s arabes, turkmènes, yézidi-e-s, syriaques…défendent les structures d’autogestion au Rojava et gagnent du terrain contre les fascistes de Daesh.

Les USA mènent un jeu dangereux en essayant d’utiliser les Forces Démocratiques Syriennes pour leurs intérêts tout en soutenant le régime fasciste turc.

L’impérialisme russe cherche lui aussi à utiliser les Forces Démocratiques de Syrie tout en soutenant le régime nationaliste arabe syrien qui a toujours nié le droit des Kurdes et des autres peuples minoritaires de Syrie.

En Europe une campagne médiatique se développe pour opposer les « gentils » Kurdes de Syrie et les Kurdes de Turquie, toujours considéré-e-s comme des « terroristes ». Pourtant c’est une seule et même révolution des deux côtés de la frontière.

Face à cette situation complexe et dramatique, les organisations révolutionnaires réunies dans l’ICOR ont décidé avec les représentant-e-s du mouvement de libération kurde de renforcer le pacte de solidarité. Ce nouveau pacte de solidarité a été signé le premier novembre.

Nous continuerons à porter nos mots d’ordres :

Abrogation de l’interdiction du PKK !

Libération de Serok Öcalan et de tou-te-s les prisonnier-e-s politiques progressistes en Turquie !

Retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne !

Non au blocus de l’Etat turc contre le Rojava !

Ouverture d’un corridor humanitaire avec le Rojava, pour les populations civiles et les réfugié-e-s !

Des armes pour les YPG et les autres forces de la guérilla kurde, en particulier le PKK.

Ne touchez pas au Rojava ! Liberté pour le Kurdistan !

Droit à l’autodétermination du peuple kurde !

Vive la lutte du peuple kurde pour la libération nationale et sociale !

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

Vive la solidarité internationale des peuples !"

 
Déclaration au 38ème anniversaire du PKK

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #kurdistan, #Kobane, #International, #Impérialisme, #Répression, #France

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Publié le 24 Novembre 2016

Face aux attaques fascistes, solidarité !
 


La librairie libertaire, la Plume noire, a été l’objet d’une attaque fasciste samedi 19 novembre dans le quartier de la Croix Rousse. 
Après un rassemblement des fascistes contre un projet de reconversion d’une église désaffectée en centre d’affaires, un groupe nombreux de fascistes s’est dirigé vers 18h, vers la librairie, connue pour être un lieu militant reconnu du mouvement libertaire lyonnais. 
La CGA Lyon explique dans son communiqué qu’une douzaine de personnes se trouvaient dans la librairie lorsque le lieu fut attaqué violemment par les fascistes. Heureusement, les personnes présentes ont pu se défendre, empêchant les fascistes d’entrer, mais les dégâts matériels sont tout de même nombreux, et il y a des blessé-e-s. Un volet métallique a été enfoncé, les vitres sont détruites. Le communiqué de la CGA Lyon explique également que les attaquants sont repartis en scandant « on est chez nous », « la France aux Français » et « mort aux juifs ».
La semaine précédente, c'est le bar la Rumeur à Nantes qui a été attaqué, le Gud Lyon de passage revendique l'attaque. Le même jour, des militant-e-s des JC ont été agressé-e-s à Lille. Quelques jours plus tôt, des antifascistes parisien-ne-s ont été blessés lors d'affrontements avec l'Action Française qui manifestait ce soir là pour le 11 Novembre.  

Nous souhaitons exprimer notre soutien aux militant-e-s libertaires et antifascistes qui ont subi ces agressions. Nous exprimons aussi notre colère, face à ce mouvement fasciste qui se développe, s’exprime et agresse librement.

Cet événement n’est malheureusement pas un fait isolé à Lyon. Les agressions fascistes ne sont pas nouvelles dans la région. Cela fait de longues années, que différents groupes fascistes et ultra-réactionnaires s’organisent et agressent des militant-e-s politiques, syndicaux, associatifs, mais surtout tous ceux et toutes celles qui ne partagent pas leur vision réactionnaire de la société et qui n'y correspondent pas de manière conforme. Les agressions racistes, sexistes, homophobes, transphobes sont nombreuses à Lyon. 
De même les initiatives politiques des fascistes se répètent, des rassemblements, des manifestations, des meetings, sur les mots d'ordre les plus réactionnaires possibles. 
Dans la ville et ses environs, les fascistes ont des locaux, des lieux pour se réunir au vu de tous-tes. Ils peuvent librement se structurer et diffuser leur propagande. Tout y est facilité pour que s'y développe une mouvance particulièrement dangereuse.

Il n'y a pas qu'à Lyon où cela se passe. À Lille par-exemple, les fascistes locaux ont toujours eu pignon sur rue : le Local, bar de Claude Hernant, trafiquant d'arme et informateur de la police. Récemment la Citadelle a ouvert en plein centre ville. A Ixelles, aussi, en Belgique, un local a ouvert.

Ces fascistes voient leur développement d’autant plus facilité que leur discours trouvent des relais immédiats dans la politique menée par le gouvernement et le PS. La manif pour tous, mouvement homophobe massif qui défile régulièrement est par-exemple devenu un lieu d’expression libre pour tous-tes les fascistes. Lorsque les manifestations des homophobes étaient quasi-hebdomadaire, pendant des mois le PS a délibérément laissé traîner les choses pour que les réactionnaires occupent la rue plutôt que les travailleurs et travailleuses et les jeunes des classes populaires. 

Les déclarations racistes trouvent un écho dans la politique de l’État qui exclue et traque les sans-papier-e-s et migrant-e-s, déchaîne les sentiments islamophobes et xénophobes. Leur unité nationale, leur "esprit charlie", c'est la liberté pour les bourgeois et bourgeoises, la répression pour les classes populaires.
Le projet d’interdiction du voile dans les universités, ou du burkini sur les plages ne sont que les avatars d’une politique d’état systémique, raciste et sexiste. 
Ces mêmes mesures et discours sont abondamment relayés dans les médias, sans remise en cause. Il n'y a pas besoin du FN pour mener ces politiques revendiquées par les fascistes. Le PS le fait déjà.

Nous ne pensons pas qu'il y a une menace de prise de pouvoir fasciste imminente. Nous pensons que du FN au PS, et à sa gauche, il y a déjà une politique qui satisfait les revendications des mouvements les plus réactionnaires. Ce sont tous des partis de la bourgeoisie qui défendent des mêmes intérêts. Le FN ne se distingue finalement qu'à la marge de la politique raciste et sexiste du PS. Il est certes plus décomplexé, et ouvertement anti-immigré, mais il est aussi une organisation de la bourgeoisie comme les autres. Et la bourgeoisie ne se sent pas suffisamment menacée pour faire appel aux fascistes au pouvoir pour nous réprimer, tout simplement car il n'y a pas encore d'organisation révolutionnaire capable de menacer ce pouvoir bourgeois.

Il n'empêche qu'elle laisse se développer les mouvements fascistes, au cas où, pour pouvoir faire appel à elle en cas de besoin, comme auxiliaire répressif, comme bras armé paramilitaire de la bourgeoisie. Les fascistes peuvent donc en toute impunité menacer des camarades et les agresser.

L'état d'urgence, ce n'est pas les fascistes qu'il vise. Certains lourdement armés, prêts à commettre des attentats contre des mosquées ont été interpellés et libérés. Au contraire, état d'urgence et fascistes servent le même intérêt, celui de la répression bourgeoise !

Le récent redéveloppement de l'Action Française, incriminée à Paris et Lyon, ne nous étonne pas après le mouvement contre la Loi Travail. Lorsque certain-e-s redressent la tête et s'opposent à la politique bourgeoise du gouvernement, une part de la jeunesse bourgeoise se mobilise pour les réprimer. Ce n'est pas pour rien que les manifestations de policiers ont permis aux fascistes de reprendre de l'espace dans la rue !

Dans ce contexte particulièrement difficile pour les militant-e-s progressistes et antifascistes, s'organiser est nécessaire.
D’abord, il faut assurer l’autodéfense des classes populaires, et de tout-e-s ceux et celles qui sont menacés par les agressions.
Ensuite, il nous faut pouvoir répondre politiquement à l’État capitaliste et impérialiste qui organise cette société raciste, sexiste et homophobe. Il cherche à orienter la partie blanche du prolétariat vers le chauvinisme, le racisme. Il cherche la division. 

Pour éviter cela, il nous faut des organisations, au sein de la classe ouvrière, dans les quartiers populaires, dans les espaces ruraux. Lorsque dans les villages, les villes de l'Etat français, des fascistes manifestent et s'en prennent au migrant-e-s, nous devons réaffirmer l'unité de la classe ouvrière. L'autodéfense antifasciste est une autodéfense de classe contre le chauvinisme et le racisme !

Malheureusement, le chauvinisme et le sexisme imprègnent également les milieux dits progressistes ou révolutionnaires. Certain-e-s organisent même des réunions pour s'en prendre à celles et ceux, directement concerné-e-s, qui posent la question du racisme ! Pour nous, il ne  saurait il y avoir de mouvement antifasciste conséquent qui n'accepte et ne soutienne l'organisation de celles et ceux qui sont opprimé-e-s de part leur race, leur genre, leur religion ou leur orientation  sexuelle.

Dans un état aussi raciste et sexiste que le nôtre, pas étonnant que certain-e-s petit-e-s bourgeois-e-s retournent leur veste quand il s'agit de remettre en cause leurs privilèges !

Le combat de ces groupes non mixtes fait pleinement partie du combat antifasciste. Elles ne divisent et n'excluent que celles et ceux qui sont racistes, sexistes, islamophobes, transphobes, homophobes !

Nous soutenons les initiatives antifascistes conséquentes qui visent à faire reculer l’influence des fascistes.

Enfin, lorsque les fascistes attaquent, nous ne devons pas nous laisser intimider. 

Nous ne pouvons pas compter sur la bourgeoise pour nous défendre. Semer la panique dans nos rangs est un objectif de la bourgeoisie. Nous ne croyons pas à une République au dessus des classes. Elle cherche a nous museler et nous soumettre en échange d'une protection bien illusoire. L'autonomie de classe est la seule voie pour gagner. 

La solidarité est notre arme, et nous ne pouvons pas abandonner nos camarades qui seraient victimes des agressions fascistes. La CGA Lyon annonce lancer prochainement un appel à souscription pour réparer la librairie. Reprendre leur activité est la première réponse aux fascistes qui veulent intimider et démoraliser les progressistes. À Lille, deux manifestations ont déjà eu lieu contre la Citadelle.  
Nous saluons la combativité des libertaires lyonnais qui continuent le combat et appelons à contribuer à leur cagnotte pour rembourser les dégâts ainsi qu'au rassemblement qui aura lieu place colbert samedi à 15h00 ! 

Soutien antifasciste !

 

Nous relayons ci-dessous l'appel unitaire de la Plume noire :

 

APPEL À RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 15H PLACE COLBERT CONTRE LE FASCISME ! Faites tournez massivement ! :

Ni à la Croix Rousse, ni ailleurs, les fascistes n’ont pas leur place

Ce samedi 19 novembre des catholiques intégristes et des militants d’extrême droite ont tenu un rassemblement place Colbert avec casques et armes à la main alors que celui-ci était interdit par la préfecture.

Les habitantes et habitants du quartier ainsi que les personnes de passage se sont vues alors interdire l’accès à cette place populaire de la Croix Rousse.

Plus tard dans l’après midi, c’est un groupe de fascistes armés présent à ce rassemblement qui est venu sans aucune réaction policière attaquer la librairie la Plume Noire qui a été fortement endommagée et des personnes présentent blessées. Cette attaque n’est pas un fait isolé, elle s’inscrit dans la montée en puissance actuelle de l’extrême droite et la multiplication des agressions contre les minorités, les militant-e-s...

A Lyon il n’ y a pas moins de 4 locaux fascistes. De partout en France des groupes néo-nazis ouvrent des locaux et ont pignon sur rue avec la complaisance des pouvoirs publics qui les laissent faire.

La Coordination des Groupes Anarchiste de Lyon appelle les habitant-e-s, les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes à se mobiliser et être solidaire contre ses attaques.

RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 26 NOVEMBRE A 15H00 PLACE COLBERT

Pour nous soutenir, contacter nous à : soutienplumenoire@riseup.net

Face aux attaques fascistes, solidarité

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #France, #Lyon

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Publié le 21 Novembre 2016

Amnistie pour les prisonni-ers-ères politiques basques !

Le 26 Novembre, pour la deuxième année, Amnistiaren aldeko eta errepresioren aurkako mugimendua organise une manifestation pour revendiquer l'amnistie des prisonniers et prisonnières politiques basques.

Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de nous positionner et de lutter aux côtés des militants et militantes abertzale. Plus d'une centaine sont incarcéré-e-s, dispersé-e-s dans l'état français et 350 dans l'état espagnol. Ils et elles ont été condamné-e-s à de lourdes peines pour avoir lutté pour leur droit à l'autodétermination et la justice refuse de faire sortir les prisonnier-e-s malades et en fin de peine de sûreté, les condamnant à la prison à vie. Citons Ibon Iradi, incarceré à Lannemezan, souffrant d'une sclérose en plaque.

Il est, en tant que révolutionnaires dans l'état français, nécessaire de se positionner et de soutenir ces militants et militantes. Nous soutenons le droit des peuples opprimés à lutter pour leur liberté ! Nous ne saurions être libres tant que des peuples seront enchaînés.

Le combat des prisonniers et prisonnières basques, de tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie, victimes du terrorisme des états espagnols et français, des exilé-e-s auxquel-le-s l'amnistie permettrait un retour au pays qu'ils et elles ont du fuir suite à leur engagement, c'est le même que le nôtre, celui pour la liberté et le socialisme.

Ces dernières semaines la répression a frappée des deux côtés d'Euskal Herri : arrestation de Mikel Irastorza dans une coordination des forces d'occupations françaises et espagnoles , et aujourd'hui les 7 arrestations à Altsasu pour l'instant comptabilisées dans une enième opération des forces d'occupations de la guardia.
Face à la répression, au déni du droit à l'autodétermination du peuple basque, seule la lutte paie !

Nous serons présent-e-s à cette manifestation et apportons notre soutien au mouvement pour l'amnistie et contre la répression. Borroka da bide bakarra !
Jo ta ke amnistia ta askatasuna lortu arte !

Texte d'appel en français

Le 26 novembre, manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo

En plus de supposer la liberté inconditionnelle des prisonnier.e.s, réfugié.e.s et déporté.e.s polítiques, l'amnistie implique le dépassement des raisons qui sont à l'origine du conflit, c'est-à-dire de l'oppression nationale et sociale, comme la manière d'arriver à une vraie paix basée sur la justice.

Mais en plus de ceux-ci, la lutte en faveur de l'amnistie apporte au débat d'autres éléments importants, parmi lesquels le caractère politique des réprimé.e.s, la violence structurelle des états, l'activité oppressive des forces d'occupation, l'ethnocide culturel des peuples sans état, l'oppression de la classe travailleuse, l'inexistence de démocratie et le droit à la lutte.

C'est pour cela que le Mouvement Pro Amnistie et Contre la Répression appelle à manifester sous la devise "Amnistie totale!" le 26 novembre à Bilbo, à 18:00 heures.

Le 26 novembre nous défendrons le caractère politique des réprimé.e.s, parce que sa dépolitisation facilite la répression qu'ils elles subissent et ferme les portes à vivre libres en Euskal Herria.

Le 26 novembre nous dénoncerons la violence que les états espagnol et français utilisent pour oppresser notre peuple et laisserons à découvert son visage sanglant et authentique.

Le 26 novembre nous dirons "Hors d'ici!" à la Garde civile, aux Gendarmes, à l'Armée, aux Policiers espagnols et français et aux cipayes, parce qu'ils n'ont apporté que souffrance, de la peur, imposition, torture, mort et guerre à notre peuple seul.

Le 26 novembre nous revendiquerons que nous sommes une nation et que, pour survivre comme peuple, l'indépendance et le socialisme soient indispensables. Que nous ne sommes pas espagnols et français, mais uniquement des Basques, et que ce qui nous unit n'est pas d 'appartenir à la même nation mais à la même classe.

Le 26 novembre nous crierons que sans justice il n'y a pas de paix et que se lever et se battre devant ceux qui essaient de perpétuer les injustices est encore plus légitime, c'est un devoir.

Le 26 novembre, une manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo.

Texte d'appel en basque

Azaroak 26, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon


Amnistia preso, deportatu eta iheslari politikoen baldintzarik gabeko askatasuna suposatzeaz gain, gatazkaren iturburuan dauden arrazoiak, hots, zapalkuntza nazionala eta soziala, gainditzea barnebiltzen du justizian oinarritutako bentako bakera iristeko modu gisa.

Baina hauetaz aparte, amnistiaren aldeko borrokak beste elementu garrantzitsu batzuk ekartzen ditu eztabaidara, besteak beste errepresaliatu hauen izaera politikoa, estatuen biolentzia estrukturala, indar okupatzaileen jarduera zapaltzailea, estaturik gabeko herrien etnozidio kulturala, langileriaren klase zapalkuntza, demokraziaren existentzia eza eta borrokarako eskubidea.

Hori dela eta, Amnistiaren Aldeko eta Errepresioaren Aurkako Mugimenduak “Amnistia osoa!” lelopean azaroaren 26an Bilbon manifestatzeko deia egiten du, 18:00etan Bihotz Sakratutik.

Azaroaren 26an errepresaliatuen izaera politikoa defendatuko dugu, haien despolitizazioak pairatzen duten errepresioari erraztasunak ematen dizkiolako eta Euskal Herrian libre bizitzeko ateak ixten dizkielako.

Azaroaren 26an Espainia eta Frantziako estatuek gure herria zapaltzeko erabiltzen duten bortizkeria salatu eta haien benetako aurpegi odoltsua agerian utziko dugu.

Azaroaren 26an Guardia Zibilari, Jendarmeei, Armadari, Espainia eta Frantziako poliziei eta Zipaioei esango diegu “alde hemendik!”, gure herrira sufrimendua, beldurra, inposizioa, tortura, heriotza eta gerra besterik ez dutelako ekarri.

Azaroaren 26an Euskal Herria nazio bat dela eta herri bezala bizirauteko independentzia eta sozialismoa ezinbestekoak dituela aldarrikatuko dugu. Ez garela espainolak ezta frantsesak ere, baizik eta soilik euskal herritarrak, eta beraiekin batzen gaituena ez dela nazio berekoak izatea, klase berekoak izatea baizik.

Azaroaren 26an justiziarik gabe bakerik ez dagoela eta injustiziak betikotu nahi dituztenen aurrean herri bezala altxatzea eta borroka egitea, zilegia ez ezik, betebeharra dela oihukatuko dugu.

Azaroaren 26an, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon.

Ammnistie pour les prisonniers et prisonnières basques

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Répression, #France, #Anti-impérialisme, #Antifascisme

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Publié le 24 Octobre 2016

Avec la police capitaliste : zéro soutien !
 
Policiers et policières, font des manifestations sauvages depuis plusieurs jours, cagoulé-e-s, la nuit, pour revendiquer plus de moyens suite à diverses échauffourées dans des quartiers populaires.
 
Nous vivons dans une société où les contradictions engendrent des violences, mais la police n'est pas là pour nous aider, elle est là pour nous réprimer. Nous ne réclamons pas plus de moyens pour la police, nous nous battons pour sortir du capitalisme qui n'engendre que la misère et la guerre.
 
Non, tout le monde ne déteste pas la police : celles et ceux qui nous qui tentent de préserver coute que coute un système où ils concentrent les richesses au détriment de milliards d'autres personnes et celles et ceux qui vivent de leurs miettes en ont besoin. Pas nous.
 
Oui, nous vivons dans une société violente.

La richesse de la bourgeoisie française s'étale face à des classes populaires qui galèrent. Les capitalistes subissent la crise, licencient à tour de bras et cherchent à exploiter toujours plus celles et ceux qui travaillent.
Le mouvement contre la Loi Travail a été durement réprimé, par des milliers d'arrestations, des dizaines et des dizaines de blessé-e-s et mutilé-e-s. Cela faisait depuis la guerre d'Algérie que des manifestations syndicales n'avaient pas été interdites en masse. L'état d'urgence est permanent.
Notre pays est sur plusieurs fronts militaires. En plus de faire passer des lois pour nous exploiter encore plus, l'état français fait la guerre, au Mali, en Libye, en Centrafrique, en Iraq, en Syrie, elle sème le chaos dans de vastes régions de la planète. Des centaines de milliers de réfugié-e-s sont maltraité-e-s aux frontières de l'état français et sur notre territoire.

 

Nous subissons une propagande servie par des journaux aux mains de marchands d'armes, de patrons du BTP, de l'immobilier, de l'édition, des télécoms, et de l'état, qui nous incite à la peur. À accepter le racisme violent de notre société, où les non blanc-he-s, psychiatrisé-e-s sont tué-e-s, les immigré-e-s assigné-e-s à des boulots dont les français-e-s ne veulent pas, privé-e-s de papiers. Où l'on arrache des voiles et force des femmes à se déshabiller sur la plage, saccage des mosquées et surveille les musulman-e-s. À accepter la guerre.

 

Les quartiers populaires sont pris pour cible, les cités investies par la police, les hélicoptères tournent au dessus des quartiers populaires, les drones filment. Des milliers de balles sont tirées à Saint Denis sur des logements populaires et des locataires innocent-e-s après les attentats du Bataclan et de Saint Denis.

 

Oui, nous vivons dans une société violente parce qu'il y a des contradictions. Entre les bourgeois-e-s et les prolétaires, entre la France et la population des pays qu'elle exploite, bombarde, occupe.
 
L'illusion du service public

Au sein des classes populaires, il y a des violences aussi, parce que nous sommes en concurrence pour des miettes, des violences racistes et sexistes. Mais la police ne s'en occupe pas, elle est là pour être du côté des impérialistes.

Dans cette situation de tensions extrêmes, on cherche à nous faire croire que la police est un rempart face à une société au bord de l'implosion.

Mais cette situation, ce n'est pas notre responsabilité, c'est celle des capitalistes qui ne pensent qu'au profit et sont prêt-e-s à semer la guerre partout dans le monde et à nous exploiter, nous réprimer, nous jeter dans la misère.

L'état, il est au service des patron-ne-s, sa police aussi. Quand la police réclame plus de moyens, c'est plus de moyens pour tuer, c'est plus de moyens pour réprimer nos manifestations, c'est plus de moyens pour fouiller dans nos vies privées, plus de moyens pour débarquer au milieu de la nuit chez nous.
Les policiers et policières ont choisi comme jour pour commencer leur mouvement l'anniversaire du 17 octobre 61 lors duquel 300 algérien-ne-s ont été assassiné-e-s alors qu'ils et elles manifestaient pacifiquement. Ce sont ce genre de moyens que les policiers et policières réclament.

La police, comme l'Etat, n'est pas neutre. Nombre de partis soit disant du côté des ouvriers et ouvrières parlent de la police comme d'un service public comme les autres, à défendre.
Nous, révolutionnaires, ne sommes pas attaché-e-s aux services publics de l'état capitaliste. Nous ne croyons pas qu'il existe des institutions qui soient au service du bien commun dans la société capitaliste. L'OC-FR ne lutte pas pour aménager nos vies dans cette société pourrie, mais pour en sortir et la détruire. Toutes les branches de l'État seront alors détruites, y compris ses services publics, pour laisser place à une société socialiste dirigée par la classe ouvrière.

L'état capitaliste construit des écoles pour former des travailleurs et travailleuses, l'état capitaliste construit des hôpitaux parce que des travailleurs et travailleuses formé-e-s sont utiles à entretenir. Il construit des routes et livre le courrier pour que l'économie puisse tourner. Il entretient une police pour défendre les intérêts de bourgeois-e-s et maintenir un ordre dans lequel nous pouvons aller travailler et aux capitalistes de réaliser leurs profits.
Placer sa lutte politique autour de revendications pour "pas plus de moyens pour la police, mais plus de moyens pour les écoles et les hopitaux", c'est croire qu'il existe encore un moyen de résoudre pacifiquement les conflits qui existent dans notre société. C'est pour la révolution que nous faisons de la politique ! Pour mettre fin à cette société violente et construire le socialisme.
 
Dans un capitalisme en crise, les capitalistes n'ont pas intérêt à poser un billet pour former et soigner des travailleurs et travailleuses déjà trop nombreux et nombreuses. Ils ont uniquement intérêt à les réprimer.
Rien ne se règlera pacifiquement sous le capitalisme. Plus de misère, plus de violences, plus de guerre, voilà ce qui nous attend jusqu'à ce que nous nous débarrassions d'eux.
 
La police est débordée, tant mieux
 

Nous sommes plutôt satisfait-e-s que la police se sente débordée. Quand les CRS râlent de leurs conditions de déplacements. Que les flics - dont la grande majorité se blesse en faisant du sport - aient peur dans les quartiers. Nous trouvons cela très bien. Quand Alliance donne comme mot d'ordre de ne pas sortir sauf en cas d'urgence, nous nous félicitons de cette démoralisation chez un des bras armé de l'état.



Les violences au sein des classes populaires, nous n'avons pas besoin de la police pour les régler. Elle n'aide pas les victimes, au contraire, elle refuse de prendre les plaintes pour viol, elle s'en prend aux sans papiers, aux sans abris, aux travailleuses du sexe. Elle réprime selon ses critères, qui vend du shit, qui roule sans permis.

 
Nous organiser de façon solidaire pour régler nos conflits et nos contradictions est bien plus efficace que d'en appeler à l'état.
 
Nous ne voulons pas plus de moyens pour la police de nos ennemi-e-s ! Police hors de nos quartiers ! A bas l'état d'urgence ! 
Face aux violences, solidarité de classe !
Avec la police capitaliste, zéro soutien

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #France, #Antifascisme

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Publié le 21 Septembre 2016

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom !

 

L'annonce de la fermeture du site de production de locomotive d'Alstom à Belfort n'a pas surpris les ouvrier-e-s, ingenieur-e-s et syndicalistes du groupe.

La branche énergie d'Alstom a été racheté par Général Electric. Au moment de la cession d'Alstom au groupe américain, Macron, alors ministre de l'économie et des finances, s'était déplacé sur place et avait donné des garanties de pérennité aux travailleurs et travailleuses de l'usine.

Garanties auxquelles personne n'a cru. Le cas des hauts fourneaux de Florange a suffisamment marqué les esprits pour que les promesses gouvernementales n'apparaissent plus que comme ce qu'elles sont, des mensonges visant à semer la confusion dans le camp des ouvriers et ouvrières.

En effet, si d'aucun-e-s arguaient que l'état n'avait pas cédé la branche transport au géant américain de l'électricité, c'était pour préserver un secteur stratégique pour l'état, beaucoup n'étaient pas dupes. Il s'agissait de permettre à G.E de ne pas s'encombrer d'une branche industrielle dont ils ne voulaient pas.

Néanmoins, à Belfort, ville marquée par la présence du groupe Alstom, la nouvelle fait mal et c'est unanimement que la population revendique la non fermeture de l'usine.

Cette usine à été construite dans les années 1870 au moment où l'état français se dotait d'un réseau de chemin de fer à travers tout son territoire. C'est aussi l'usine où a été développé le TGV sorti en 1971 qui a rapporté et rapporte à l'heure actuelle d'immenses bénéfices à la SNCF. Et a servi de vitrine internationale à la France.

Un an après la visite de Macron, on apprend que le carnet de commande étant vide, que l'usine va fermer dans les prochaines années puis les autres usines de la branche transport d'Alstom suivront.

Qui achète des trains ? La SNCF est une entreprise dont l'état est le principal actionnaire. Il suffirait que la SNCF passe commande de locomotives pour sauver cette usine.

 

C'est l'État français qui pilote les trains d'Alstom !

 

Apres tout, quand Vinci veut faire couler des millions d'hectolitres de béton pour faire un aéroport à Notre-Dame des Landes qui au point de vue de la circulation des marchandises et des personnes n'a strictement aucun intérêt... L'état allonge les millions, offre un contrat de concession juteux sur des décennies et des décennies à Vinci, paye des milliers de crs à défendre le chantier.

Par contre, quand la direction du groupe Alstom décide de fermer une usine, là, il n'y a pas de millions qui pleuvent pour sauver l'usine.

Manuel Valls, le premier ministre déclare que le pays n'est pas dans "une économie administrée" pour justifier leur passivité et invoquer les principes du libéralisme quand ça l'arrange. Il se moque du monde alors que l'état français surveille de près ses investissements industriels stratégiques et que Bercy les pilote via l'Agence de Participation de l'État (APE) qui participe activement aux conseils d'administrations des grands groupes français, relayant les consignes de l'Élysée ! L'État savait forcément ce qui se tramait dans Alstom !

Nous ne sommes pas là pour réaliser les plans de développement industriel de la France capitaliste. Nous n'avons rien à proposer à l'état capitaliste en la matière car nous n'avons pas les mêmes intérêts. Les capitalistes sont guidés uniquement par la recherche de profits toujours plus importants. L'état n'est pas neutre, il est à leur service. Le développement de l'industrie française, il s'en fiche.

De même, que le secteur des transports soit stratégique n'appelle pas à l'intervention de l'état. La bourgeoisie française a beau nous saouler de discours chauvins et racistes, elle n'a pas de patrie, elle ne cherche que le profit. Nous, nous pensons aux centaines de salarié-e-s et sous-traitant-e-s mis sur la paille.

Notre solidarité est tournée vers les hommes et les femmes qui travaillent dans cette usine ainsi que vers tous les ouvriers et ouvrières du groupe. Nous nous moquons de savoir si le carnet de commande est vide ou plein, car c'est la direction d'Alstom qui a organisé la cessation d'activité. Les ouvriers, ouvrières et ingénieur-e-s de cette usine ont le droit à un emploi.

Au pouvoir, nous communistes, nous ferons table rase des intérêts capitalistes, nous les exproprierons et nous planifierons le développement industriel socialiste autrement. Pour cela il faut une révolution, mettre fin à cet état qui organise la pénurie pour les classes populaires, et l'abondance pour la bourgeoisie, alors seulement nous pourrons appliquer un programme socialiste.

Pour l'heure dans cette société nous ne proposons aucune réforme capitaliste. C'est aux capitalistes de se débrouiller eux-mêmes avec leurs carnets de commandes ! Par contre, ils devront rendre des comptes ! En attendant l'OC-FR résiste aux côtés des ouvriers-ères qui subissent la loi du profit !

Les ouvriers et ouvrières de la branche énergie rachetée par GE ne sont pas en sécurité eux et elles non plus, les fermetures de site en Europe étant nombreuses (en ce moment une usine en Angleterre est en train de fermer). Là encore, le groupe est clair sur la marge bénéficiaire demandée pour le maintien des activités, dans un contexte économique où le secteur pétrolier sinistré réduit les marges.

Nous appelons à la solidarité avec les ouvriers, ouvrières et l'ensemble des salarié-e-s et sous traitant-e-s de la branche transport du groupe et participerons aux initiatives en région parisienne à la mesure de nos forces. Nous soutenons l'intersyndicale qui appelle les 12 sites du constructeur ferroviaire à faire grève le 27 septembre !

 

Avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom, unité à la base et dans l'action !

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #alstom, #France, #belfort

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Publié le 20 Juillet 2016

Troupes françaises hors de Libye !

Dimanche, un hélicoptère de fabrication russe a été abattu par la Brigade de défense de Benghazi avec un missile sol-air SA-7. Trois militaires du service action de la DGSE sont morts. Hollande a été obligé de reconnaître que la France est présente militairement au sol, comme les américains et anglais, en Libye. 

L'intervention militaire à l'initiative de la France en 2011 a plongé la région entière dans l'instabilité et la violence. Les troupes aux soldes des pays impérialistes ont commis des massacres dans le nord du Mali, les français y sont intervenus. Il y a quelques jours il y a eu quatre morts dans une manifestation au Mali. L'Algérie elle même a essuyé une attaque.

L'état libyen s'est totalement effondré. Les seigneurs de guerre issus de l'armée libyenne, les chefs tribaux, groupes à base religieuse s'entredéchirent. Les impérialistes ont désigné un gouvernement fantoche qui ne contrôle rien du territoire. Le Nord du pays et donc les régions côtières est de fait contrôlé par un autre gouvernement.

Daesh est implanté dans le sud du pays et contrôle certaines routes ce qui permet une jonction avec Boko Haram. C'est par ces routes commerciales du sud que transite le pétrole et d'autres ressources précieuses en provenance du sahara et de l'Afrique Sub-Saharienne. L'enjeu d'une probable intervention militaire, c'est le contrôle de cette partie sud du pays.

Les deux gouvernements viennent de parvenir à un accord et les français et américains semblent être partis pour une opération militaire directe. Après les attentats, la France et les américains avaient fait des déclarations dans ce sens. 

En février Le Monde avait déjà révélé la présence des forces spéciales françaises. Le gouvernement n'avait pas validé ces informations. Dans les faits, ce secret n'en était plus un. De plus des reconnaissances aériennes sont effectuées depuis le porte-avion Charles de Gaulle.

L'OC-FR dénonce cette politique impérialiste. Nous combattrons toujours les guerres impérialistes, et les intérêts des impérialistes français, nombreux en Afrique du Nord.

Les impérialistes distribuent des armes à tout va, dans un contexte où les alliances se font et se défont, leurs armes se retournant contre eux mais surtout entre différents groupes. Les impérialistes ne savent que mettre de l'huile sur le feu. Ils sont incapabes d'apporter la moindre perspective de paix. Dans un tel contexte, l'avenir de la région est bien sombre, les armes vont continuer à circuler et les milices à se disputer les villes libyennes, les puits de pétrole, ports, routes libyennes.

 

Elles vont continuer à racketter et torturer les migrant-e-s dont des milliers se noient dans la méditérrannée, devenue un charnier tandis que ceux qui parviennent à traverser sont chassé-e-s des pays et laissé-e-s pour compte par les européeens. Nous sommes notamment inquiet-e-s pour les migrant-e-s cherchant à passer la frontière franco-italienne entre Vintimille et Menton près de Nissa qui risquent de pâtir du massacre du 14 Juillet.

 

Notre pays est très agressif militairement.

Nos impérialistes sont sans vergogne. Ils pleurent les vitres de l'hopital Necker et bombardent quelques jours après un hopital en Syrie. Ils commettent des actes pédophiles sur des enfants en Centrafrique pour montrer leur toute puissance sur les africain-e-s. Ils achètent du sable à Daesh et soutiennent Erdogan. Ils ont déstabilisé la Libye, mis des armes dans les mains de groupes génocidaires comme Boko Haram, les civil-e-s malien-ne-s ont subi de nombreuses exactions.

 

 

Nous subissons une intense propagande. Les impérialistes français nous cachent énormément. Ils détiennent les médias. Une instruction judiciaire avait été ouverte contre Le Monde lorsqu'ils ont dévoilé les manoeuvres françaises en Libye pour "compromission du secret de la défense nationales". Des directives européennes pour protéger le secret des affaires ont été adoptées. Aujourd'hui Hollande est bien obligé de reconnaître l'activité militaire de la France en Libye mais nous ignorons combien de troupes y sont déployées et la nature des opérations.

La France est en guerre et nous ne pouvons pas compter sur notre démocratie pour l'empêcher. Le parlement est acquis à l'impérialisme français, ne sert qu'à ratifier ce que les intérêts des groupes capitalistes français exigent. Et ils ont appétit de profit, dans un monde où ils sont concurrencés durement, et pour cela ils déclenchent des guerres poussant des millions de personnes à la fuite sous la menace des groupes génocidaires violents qu'ils ont armés.

Ils dissimulent leur barbarie et les raisons qui les poussent à commettre de telles atrocités. Ils nous parlent de religion pour nous cacher que les raisons des violences qui parfois nous éclaboussent sont à chercher du côté de leurs intérêts économiques. Ils désignent des populations issues des pays qu'ils dominent comme des ennemi-e-s de l'intérieur et les répriment violemment et multiplient les perquisitions. Ils  cherchent à nous faire croire que nous sommes dans le même bateau, alors qu'ils mènent le monde au conflit généralisé. Ils nous gazent, nous frappent, nous tirent dessus à coups de flash ball et interdisent nos manifestations organisées contre leurs offensives contre les droits des travailleurs et travailleuses. La seule sécurité qui leur importe c'est celle de leurs profits, puisque ils n'hésitent pas à nous mentir pour mener des guerres secrètes.

 

Il ne faut pas chercher l'ennemi bien loin, l'ennemi il est à la tête de notre pays. Ne laissons pas les impérialistes français plonger le monde dans toujours plus de chaos et de barbarie.

L'OC-FR reste vigilante face aux interventions de l'impérialisme français et ses opérations extérieures. Nous soutiendrons les initiatives anti-impérialistes qui exigent le retrait des troupes françaises.

 

A bas l'impérialisme français, troupes françaises hors d'Afrique !

 

 

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #Lybie, #International, #Impérialisme, #islamophobie, #France

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Publié le 13 Juin 2016

Non à l’Eurosatory ! À bas l’impérialisme !
 
L’Eurosatory 2016, le salon international de l’armement organisé par l’état français, se tient à Paris du 13 au 17 Juin 2016. 
Tous les grands marchands d’armes y seront pour vanter la performance de leurs bombes, missiles, drônes, satellites d’observation, etc. Le gratin militaire, politique, diplomatique et le fleuron de l’industrie militaire seront présents, avec la venue de nombreuses délégations officielles à travers le monde.
L’OC-FR appelle à rejoindre les initiatives progressistes et anti-impérialistes qui s’opposent à la tenue de ce salon. 
 
Ce « rendez-vous d’affaires », très lucratif pour l’état français à la conquête de toujours plus de contrats, est une vitrine du complexe militaro-industriel. Selon le site du ministère des affaires étrangères (qui assure le soutien de l’état français aux projets d’exportation), c’est carrément « un vecteur de rayonnement international de l’offre française ». 
 
Des clients de tout les continents viendront. Israël par exemple, a annoncé sur le site de commerce France-Israël, que « Les meilleurs Officiers et Généraux de Tsahal vont assister au Salon Eurosatory 2016 qui ouvrira ses portes en Juin. » Ils viendront afin que la France puisse leur fournir le matériel nécessaire pour faire la guerre au peuple palestinien. 
 
Pour l’impérialisme français, ce salon est l’occasion de mettre en avant son industrie de l’armement, et de soutenir ses marchands d’armes. 
La France est en effet le deuxième exportateur mondial d’armes. Elle exporte plus qu’elle n’achète (la défense est pourtant le troisième budget de l’état et représente entre 10 et 15 milliards d’euros par an). Elle enregistre même en 2015 un record de ventes atteignant 16,9 milliards d’euros, cela malgré l’annulation par François Hollande de la vente à la Russie de deux navires Mistral (à hauteur de 2 milliard d’euros), en représailles au conflit Ukrainien. 
 
La France fait partie des 6 états à l’origine de 90% des exportations d’armes dans le monde. François Hollande peut se vanter d’avoir été le plus grand marchand d’armes de l’histoire du pays, qui sur ce marché se porte bien, il excelle dans la signature de contrats militaires. 
Le secteur est en croissance. La France compte 5 000 entreprises et 400 000 salariés dans le domaine de la défense, qui a un poids économique énorme. Cela représenterait 4% de l’emploi industriel. Les filières aéronautiques et navales en particulier sont stratégiques pour l’impérialisme français. Des multinationales comme Thalès (détenu à 27% par l’état français) ou Dassault Aviation sont considérées comme des leaders mondiaux dans le secteur. 
Industries civile et militaire sont étroitement imbriquées, les applications civiles suivant celles militaires.
L'industrie militaire est une industrie de haute technologie, à forte valeur ajoutée. L'économie des pays impérialistes tend à ne conserver que ce type de production pour externaliser la production des matières premières et la production lourde. C'est une économie parasitaire.
 
De nombreux pays sont clients de la France. L’Égypte (24 rafales pour 5,37 milliards d’euros), le Qatar (84 avions de combat au prix de 6,8 milliards), et l’Inde (qui négocie 36 rafales) par exemple, s’approvisionnent en France. 
Ces mêmes pays mènent des répressions terribles et armées contre leurs peuples, et la guerre hors de leurs frontières. L’Égypte par exemple est actuellement en guerre aux côtés de l’Arabie Saoudite au Yemen et utilise son armement français dans ce conflit. 
Ces armes sont aussi utilisées contre le mouvement communiste, en Inde notamment le gouvernement mène une guerre ouverte contre les maoïstes. Depuis l’opération Green Hunt lancé en novembre 2009, l’armée indienne et ses forces paramilitaires mènent une campagne militaire et des opérations armées dans cinq des états indiens, et organise la répression dans l’ensemble du pays. 

On retrouve d’ailleurs les armes françaises dans à peu près tous les conflits du globe, entre les mains de tous les acteurs, quels qu’ils soient. Ces armes sont utilisées par des milices armées, paramilitaires, djihadistes, fascistes, narcotrafiquants, en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie, etc.

On les retrouve en particulier sur le continent Africain, où l’armée française intervient militairement. L’Afrique est finalement le plus grand salon d’armement de la France, et la meilleure vitrine de son arsenal militaire.

 

Les opérations extérieures de la France sont la vitrine du marché d’arme français. Pour Hollande, la guerre c’est d’abord un succès commercial.

 

 

 

L’OC-FR considère que nous devons combattre ces projets bellicistes et marchands. Ce projet c’est le capitalisme, c’est l’impérialisme. 

 

À contrario, nous nous plaçons du côté des peuples en lutte. Nous sommes du côté du peuple palestinien, que Tsahal agresse sans cesse avec le soutien de la France. Nous sommes du côté du peuple kurde, que Al Nosra, la Turquie, l'ASL, etc, attaquent avec des armes françaises. Nous sommes du côté des peuples d'Afrique, occupés, pillés, massacrés par les armées françaises.
Pour l'OC-FR il est impératif de construire un mouvement anti-guerre. La mobilisation contre le salon de l’armement s’inscrit donc pour nous dans ce processus. Nous devons dénoncer chaque arme vendue par la France, chaque contrat signé, chaque euro dépensé pour la guerre. 
 
Nous soutenons les mobilisations et les différentes actions prévues pour cet évenement.
 
À bas l'impérialisme !
Non à l'eurosatory ! A bas l'imperialisme

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #International, #France

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