syndicalisme

Publié le 25 Septembre 2017

Nouvelle loi travail, pour ne plus être toujours plus seul-e-s face aux diktats des patron-ne-s, tou-te-s en grève !

Nouvelle Loi Travail, pour ne plus être toujours plus seul-e-s face aux diktats des patron-ne-s, tou-te-s en grève! 

Ces dernières années, des offensives importantes contre les droits des  travailleuses et des travailleurs ont été menées. Vis à vis des patron-ne-s et du gouvernement, rien n'est jamais acquis. Nos droits sociaux sont toujours grignotés gouvernement après gouvernement un peu plus. Avec la nouvelle Loi Travail, nos contrats de travail n'auront plus la moindre valeur et nos conditions de travail, nos salaires, notre temps de travail toujours remis en cause.

Le "compromis" de classe de 45

Après la seconde guerre mondiale, le PCF était le deuxième parti de l'état français, les syndicats auréolés du travail fait par leurs membres en clandestinité, les patron-ne-s collabos et leurs partis décrédibilises.

Le patronat a dû accepté le compromis proposé par le PCF. Il a rendu les armes sans chercher à les cacher comme le lui reprochera plus le Kominform (bureau d'information qui devait coordonner l'action révolutionnaire des partis communistes).

Nous ne sommes pas de ceux et celles qui auraient proposé un compromis pour "reconstruire la France", nous sommes de ceux et celles qui auraient occupé les usines, exproprier les patron-ne-s.

Celles et ceux qui proposaient ce compromis, c’étaient celles et ceux qui pouvaient et souhaitaient profiter des miettes du gâteau de l'impérialisme français, l'aristocratie ouvrière.

Ont été mis en place différents organismes tripartites entre les patron-ne-s, l'Etat et les syndicats.

Les comités d'entreprise, d'hygiène et de sécurité, les conventions collectives, les assurances maladie et chômage par répartition ont pris la forme qu'on leur connaissait jusqu'ici (même si les assedics ont fusionné avec l'Anpe depuis un moment déjà).

A l'origine on votait pour nos représentant-e-s en tant que travailleurs et travailleuses à la sécu.

Nos grilles de salaires et conditions de travail sont négociés entre patronats d'une branche d'activité et syndicats de cette branche. Plus on est nombreux et nombreuses plus on est fort-e-s et ces négociations ont permis d'obtenir des augmentations, des évolutions de carrières obligatoires a l'ancienneté, des congés supplémentaires.

Les patron-ne-s ne pouvaient de toute  façon pas déroger à la loi, et les conventions  collectives ne pouvaient être que supérieures à la loi et les accords signes boite par boite supérieurs a la loi et à la convention collective.

Voilà, on en était là.

Puis l'ANI au debut du mandat de Hollande est passé, puis la Loi travail est passée. Grosse bataille, de nombreux secteurs de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie radicale mobilisés, mais elle est passée.

 

De plus en plus  seul-e-s face aux patron-ne-s

 

Avec la loi travail, les patron-ne-s pouvaient faire ce type de proposition aux syndicats en Comité d'Entreprise : qu'un ouvrier travaille 12 heures par jours 7/7 pendant 3 semaines en déplacement, par exemple.

C'est en dessous des droits définis par le  code du travail, et bien sûr en deçà des accords de branche. Jusque là, les syndicats pouvaient bloquer ce genre de tentative de la part des patron-ne-s dans les entreprises où il y a des syndicats et un minimum combatifs.

Avec la nouvelle Loi Travail, les différents comités, C.E, CHST, vont être fusionnés. Or, avec un seul comité, on limite le nombre d'élus syndicaux qui salarié-e-s protégé-e-s peuvent se permettre de soutenir leurs collègues vis a vis des patron-ne-s.

Tout est fait pour éjecter les syndicats des lieux de décision.

L'objectif, c'est que les travailleuses et travailleurs soient seul-e-s face au patronat.

Ainsi, la loi Travail de l'année dernière permettait aux patron-ne-s d'organiser des referendums d'entreprise avec la signature d'un seul syndicat.

Désormais, ils pourront le faire sans consulter les syndicats.

Ces référendums serviront à forcer les ouvrier-e-s a accepter par exemple de bosser 40 heures payées 35, de faire des journées de 12 heures en menaçant de fermer la boîte si les ouvriers et ouvrières refusent.

Et de toute façon, ces promesses n'ont aucune valeur. Les ouvriers et ouvrières de Continental ou de Bosch ont eu beau accepter de travailler plus gratuitement, ça n'a pas empêché leurs patron-ne-s de fermer leurs usines ou de les licencier. Avec la réforme qui se prépare, le seuil de déclenchement des plan de sauvegarde de l'emploi sera revu à la hausse à 50 licenciements, cela permet de fermer de nombreuses usines sans avoir à proposer reclassement ou formation.

Il n'y a pas de démocratie en entreprise, il y a la loi des patron-ne-s. D'un côté des ouvriers et ouvrières qui n'ont que leur force de travail à vendre, de l'autre des patron-ne-s qui possèdent les machines, achètent les matières premières, les transforment, les assemblent, les vendent.

Nos contrats de travail n'auront plus la moindre valeur car les patron-ne-s pourront les modifier comme bon leur semble.

Nous pouvons nous battre néanmoins.

Si les patron-ne-s veulent éjecter les syndicats des prises de décision, c'est que certes, le ou la patron-ne possède les machines, les outils, mais que c'est nous qui produisons.

Les syndicats permettent aux ouvrier-e-s de s'organiser collectivement et de faire face aux patron-ne-s. Certes, nous n'avons que notre force de travail, mais si nous décidons d'arrêter de produire, les machines, les outils, les matières premières des patron-ne-s ne leur servent à rien.

Les patron-ne-s font tout pour que nous soyons seul-e-s face à eux, ils multiplient les statuts, embauché-e-s, intérimaires, prestataires, tout est fait pour hacher menu nos solidarités de classe.

Le mouvement de l'année dernière n'a pas su faire reculer le gouvernement faute d'organisation dans la classe ouvrière.

Pour faire face aux conséquences de la loi travail qui a été votée l'année dernière, et à celle qui va nous tomber dessus, organisons nous syndicalement et mettons nous en greve !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #Syndicalisme, #ANI, #Répression

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Publié le 17 Mai 2016

Face à la loi Travail, restons uni-e-s !
 
Jusque-là, la mobilisation contre la loi Travail s'est appuyé essentiellement sur une composante de la jeunesse (lycéenne, étudiante).
Cependant, pour porter suffisamment de coups au gouvernement pour le faire reculer, nous avons besoin que le mouvement s'étende à des secteurs professionnels ouvriers. 
Certains secteurs de la classe ouvrière (chimie, marins, cheminot-e-s) se mettent en mouvement et appellent à la grève reconductible. Les ouvriers et ouvrières peuvent bloquer l'économie du pays, nous avons besoin de placer cette classe au centre de notre mobilisation. L'OC-FR salue cette avancée dans la lutte.
À l'approche de l'Euro, mettons nous en capacité de faire peur au gouvernement, de construire le rapport de force, de les menacer de tout bloquer, les voies de circulation économiques et les lieux de production.
 
Le syndicat, c'est l'outil d'organisation des ouvriers et ouvrières. Nous sommes syndiqué-e-s et appelons à renforcer nos organisations de classe.
 
Cependant, nous constatons une fracture entre la mobilisation d'une fraction gauchiste et la mobilisation syndicale. Le 9 Mai, la préfecture de Paris a publié un communiqué dans lequel elle déclarait avoir négocié les modalités du maintien de l'ordre (pas de cortège de tête "autonome" entre la police et le service d'ordre) et une dispersion de la manifestation avant son arrivée prévue devant l'assemblée nationale.
Des incidents ont éclaté le lendemain dans plusieurs villes entre services d'ordres syndicaux et cortèges "autonomes", alors que les manifestations subissaient de plein fouet la répression policière.
 
Nous n'avons rien en soi contre les services d'ordres équipés s'ils sont là pour garantir la sécurité des manifestant-e-s face à la police et la tenue de la manifestation. Si tel n'est pas leur but, ils ne font que rajouter de l'huile sur le feu.

 

Pour nous, il n'est pas possible de discuter des modalités de la répression avec la police. La police et l'armée sont structurellement aux ordres de la bourgeoisie et de l'état français. Ce sont des ennemis. Tout est antagonique entre nous. Pour preuve le nombre de blessé-e-s qu'ils ont fait lors des manifestations de ce mouvement, pour preuve le fait que Martinez lui même essuie des tirs de lacrymogènes. Pour preuve le nombre de personnes blessées, assassinées par la police dans les quartiers populaires où vivent les ouvriers et ouvrières. La colère contre la police est normale, juste, légitime. Affronter la police, c'est de l'auto-défense, dans un contexte marqué par l'Etat d'Urgence, le vote de lois et de mesures permettant à la police d'agir avec toujours plus d'impunité.
Les organisations doivent toutes dénoncer explicitement la violence policière. Nous ne pouvons pas défiler avec la police. Nous devons les pointer du doigt à chaque fois qu'ils agissent.
Nous ne croyons pas de toute façon que négocier quoi que ce soit avec la police soit une garantie contre la répression, au contraire.
 
 
Solidaires a démenti, la CGT également, mais cela ne suffit pas. Visiblement, la stratégie de communication de l'état français semble marcher (dans une certaine mesure). Celle des syndicats non et reste confuse.

Les syndicats sont traversés de contradictions. La CGT a essuyé une campagne médiatique de la part du gouvernement attaquant les affiches de la CGT info-com dénonçant la répression. 
La CGT Police défilera demain avec Alliance et des groupes fascistes à République contre la "Haine Anti-Flic" et a été soutenue par Martinez.
Les syndicats ont une double nature. D'une part, ce sont des outils de luttes, d'autre part, ils sont intégrés à l'appareil d'état qui nourrit de nombreux représentant-e-s syndicales et syndicaux. Nous devons mener la lutte pour maîtriser nos outils syndicaux.
 
 
Syndiqués et non-syndiqués, nous avons le droit à des éclaircissement de la part de l'inter-syndicale, dont toutes les organisations membres participaient au SO. Pour lever toutes ambiguïtés, les syndicats doivent s'exprimer, et communiquer sur le rôle de leur service d'ordre.
 
La police n'est pas du côté des ouvriers et ouvrières.
Nous reconnaissons le droit à l'auto-défense contre un service d'ordre hostile visant à l'isolement d'une partie de manifestant-e-s et les réprimant. Cependant, nous ne sommes pas naïfs et ne nous laisserons pas entraîner par les perches tendues par la préfecture. 
Pour nous, l'hostilité d'une partie du cortège autonome vis à vis des syndicats est une hostilité idéologique de classe, anti-ouvrière. Les cortèges syndicaux comprennent de nombreux travailleurs et travailleuses subissant elles et eux aussi la répression.

 
Ne nous laissons pas entraîner dans la division voulue par l'Etat. Lorsque nos manifestations sont suffisamment massives, nous sommes capables d'être solidaires comme lors du 1er Mai où, à Paris, cortège de tête pris en nasse et reste du cortège se sont rejoints. L'unité à la base et dans l'action est possible et la seule voie pour vaincre. 
 
La solidarité est notre arme !
Unité à la base et dans l'action !
Face à la loi Travail, restons uni-e-s !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #Syndicalisme, #France

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Publié le 18 Août 2013

L’acharnement de l’employeur pour éradiquer ceux qui font valoir leur droit avec la CGT au sein de son magasin (pressions, menaces, tentatives d’isolement, représailles, harcèlement moral,… voire achat du silence par tous moyens) doit cesser !

 

Le syndicalisme n’est pas un délit !

 

Souvenez-vous, déjà à l’été 2011 vous étiez nombreux : clients, militants, amis et collègues virés à faire entendre votre indignation contre la volonté de l’employeur de licencier Joanny, l’adjoint du magasin, syndiqué CGT.

 

L’inspection du travail ne s’y était pas trompée, il s’agissait d’un licenciement contre un syndicaliste plutôt que contre un salarié qui avait commis une faute. D’ailleurs même le ministère du travail a suivi l’avis de l’inspection du travail. Mais ça le patron ne l’a jamais digéré et a préféré s’acharner en utilisant tous les recours existants plutôt que de reconnaître l’évidence.

 

C’est ainsi qu’aujourd’hui Joanny est licencié, malgré deux décisions administratives qui ont reconnu que l’adjoint du magasin ne méritait pas d’être licencié, le Tribunal Administratif de Paris en a décidé autrement. En effet, le Tribunal a jugé l’affaire dans des circonstances surréalistes. Joanny PONCET n’a pas été informé de la procédure pour cause de mauvaise adresse. Plusieurs courriers, censés être adressés à Joanny, sont revenus au Tribunal Administratif, ce qui n’a pas empêché la procédure d’aller à son terme sans que le principal intéressé puisse se défendre !

 

A tout moment de la procédure, l’employeur, s’il avait été honnête, aurait pu intervenir pour que le principal intéressé puisse, a minima, se défendre. Force est de constater que chez FRANPRIX (SARJEL) tous les coups sont permis, y compris, les plus bas, pour faire taire la parole des salarié(e)s.

 

Pour la CGT il n’y a aucun doute possible, le licenciement de Joanny, adjoint du magasin FRANPRIX est uniquement lié à son activité syndicale. La CGT a d’ores et déjà fait 5 recours auprès des tribunaux pour casser l’injuste décision de le licencier et pour qu’il soit réintégré.

 

Vous êtes nombreux à questionner la CGT « comment aider Joanny ? ». Venez participer au rassemblement le mardi 27 août, à partir de 13 heures 15, devant le magasin FRANPRIX, 12 bd de Magenta. Vous pouvez venir, y compris accompagnés, où vous pourrez acheter les « sandwichs et boissons CGT» de la solidarité pour soutenir Joanny, l’adjoint du magasin de Franprix. Vous pouvez aussi faire connaître cette information autour de vous. Vous pouvez aussi interpeler la directrice du magasin en lui demandant de faire remonter au PDG de l’UES que sa politique managériale est inacceptable ou appeler directement le siège, en demandant à parler au PDG au 01 55 12 04 00.

 

Ensemble, on est toujours plus forts

 

Non au Licenciement de Joanny. Exigeons sa réintégration !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Paris, #Répression, #Syndicalisme

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