Publié le 31 Août 2015

La lutte anti-impérialiste est une priorité !

 

La France enchaîne campagne militaire sur campagne militaire. Des milliers de personnes sont contraintes de quitter leur pays à cause de la misère et du chaos que la France y sème.

Ils et elles risquent leur vie pour venir dans le nôtre pour être ensuite chassé-e-s par la police et surexploité-e-s.

L'ordre néocolonial se poursuit sur le territoire de l'Etat français qui est un pays de ségrégation raciale. Campagnes de propagande raciste, répression de masse à la moindre expression de révolte, violences policières sont là pour étouffer les revendications des masses laborieuses issues des pays dominés.

Les droits démocratiques que soutient l'Etat français, ce sont ceux des impérialistes à piller la planète, à opprimer les peuples. Pas étonnant qu'elle se tienne aux côtés de l'Etat d'Israël. Pas étonnant qu'elle soutienne les récentes attaques de la Turquie contre le peuple kurde.

 

Une large part des organisations politiques et syndicales de "gauche" et "d'extrême gauche" soutient l'impérialisme français, jusqu'à demander le bombardement de la Syrie il y a encore deux ans.

Corrompue par les miettes des profits engendrés par l'impérialisme, elle participe à l'omerta qui règne autour de l'impérialisme français dans notre pays. Cette corruption entraîne une faiblesse du camp anti-impérialiste dans l'Etat français.

 

Nous l’avons vu avec les événements en cours en Grèce, la crise est loin de se finir, et les impérialistes continuent à agresser les peuples, tout en se partageant les bénéfices.

La zone euro est en crise, mais les bourgeoisies d’Allemagne et de France en particulier continuent à engranger les bénéfices sur le dos de la classe ouvrière. Cette même classe ouvrière est internationale, et où qu’elle soit, ce sont les mêmes qui les attaquent : les Total, Apple, General Electric, Walmart, Gazprom, Carrefour, GDF Suez, EDF, Coca-Cola, Sanofi, Bouygues, LVMH, etc.

 

Dans ce contexte, le risque d’un affrontement entre impérialistes n’est pas à écarter. Les tensions sont importantes entre impérialistes et les conflits éclatent sur des zones périphériques. La France a mené offensive militaire sur offensive militaire pour ses propres intérêts ces dernières années, et a cherché l'escalade au Moyen Orient.

 

L’impérialisme français c’est avant tout une bourgeoisie et ses multinationales. Areva, Veolia, Total, Vinci, ce sont des entreprises comme celles-ci qui constituent l’impérialisme français. Leurs intérêts dans le monde ont des conséquences sur la vie de millions d’individus. En Afrique particulièrement, pilier de l’impérialisme français, la France est responsable de la situation économique, politique et sociale du territoire. Avec d’autres impérialistes, la bourgeoisie française s’est partagé le continent.

 

Nous devons nous atteler à un travail important pour analyser et étudier cet impérialisme autour duquel règne l'omerta. L’impérialisme français est notre ennemi principal. Nous devons l’observer et fournir une production théorique pour caractériser cet impérialisme. Nous devons élever notre niveau de conscience anti-impérialiste.

 

L’impérialisme c’est aussi la destruction anarchique de notre environnement. La bourgeoisie ne contrôle pas toutes les conséquences de ses actes, mais elle s’en fiche tant que le profit est là. La France et l’Union Européenne sont parmi les plus gros pollueurs de la planète. Notre industrie pollue nos terres, empoisonne nos assiettes, épuise nos ressources, vide nos océans et ne se préoccupe pas de l’avenir de l’humanité.

Notre impérialisme s’appuie sur le nucléaire, qui pille et ravage. Les enjeux énergétiques sont cruciaux pour notre pays.

Le gouvernement français accueille fin 2015 la COP 21. Cet événement cache une réalité cynique. Alors que tous les dirigeant-e-s internationaux iront se serrer les mains, se prendre en photo tout sourire, faisant des discours sur l’écologie, les impérialistes continueront à piller, polluer et ravager.

L’OC-FR participera aux initiatives de mobilisation contre la COP 21. Nous ne sommes pas dupes de la politique de Hollande et cie. Les accords et les discours ne changeront rien. Seule une mobilisation de masse internationale et anti-impérialiste changera quelque chose. Seule la révolution sauvera l’humanité

.

 

L’un des fronts anti-impérialistes que nous devons de toute urgence construire dans l’état français est le front de solidarité au côté des migrant-e-s.

C’est l’impérialisme qui a crée les conditions de migrations d’aujourd’hui. L’immigration de masse dans les pays impérialistes dans des conditions précaires, dangereuses, et face à des états qui font tout pour les refouler, résulte de l’action des impérialistes dans le monde.

Ce front, nous devons le construire de façon internationaliste. L’immigration concerne l’ensemble des pays européens.

C’est Schengen qui a organisé les conditions de cette migration à l’échelle européenne. C’est l’Union Européenne qui permet aux impérialistes européens de se concerter pour repousser ensemble les migrant-e-s. Nous devons coordonner nos forces avec les camarades qui militent à Vintimille, la frontière italo-française avec Menton, à la frontière suisse, belge, espagnole, sur les bords de la Manche, etc, pour organiser notre solidarité. Cette lutte est internationale. Nous devons prendre exemple sur les migrant-e-s qui ensemble traversent la frontière entre Vintimille et Menton avec le mot d’ordre de liberté de circuler.

Nos militant-e-s engagés dans les luttes du logement apportent leur solidarité aux migrant-e-s et nous espérons pouvoir contribuer à construire ce mouvement.

 

Nous nous tenons aux côtés des masses laborieuses issues des pays dominés par la France subissant le racisme ici. C'est notre classe, la classe ouvrière et c'est dans ses rangs que se trouvent les forces pour mener la lutte contre l'impérialisme français, et particulièrement dans sa part qui en est directement victime. Nous dénonçons le racisme où qu'il se trouve, y compris dans les rangs de celles et ceux qui prétendent le combattre.

Il y a 10 ans, la jeunesse des quartiers populaires de l'état français se soulevait contre les crimes policiers suite à la mort de deux adolescents, Zied et Bouna et le racisme d'Etat. 10 ans après, la liste des morts de violence policière s'est encore allongée de nombreux noms. La jeunesse des quartiers est toujours plus stigmatisée, le racisme et l'islamophobie toujours plus décomplexé.

Nos militant-e-s intervenant en quartier populaire participent à l'autodéfense et à l'organisation de la solidarité et continueront à le faire.

La période actuelle annonce des changements internationaux majeurs au détriment des peuples et des classes populaires. La classe ouvrière ne doit pas rester en marge et subir. Elle doit s’organiser, et lutter !

 

C’est pourquoi l’OC-FR a décidé de concentrer ses forces dans une campagne anti-impérialiste. Il faut reconstruire le mouvement anti-impérialiste. C’est notre priorité.

Nous espérons que de nombreuses personnes accepteront de se joindre à nous pour mener cette lutte.

 

A bas l’impérialisme ! A bas le racisme !

Liberté de circuler !

Solidarité avec les peuples en lutte !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #International

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Publié le 27 Août 2015

Les militant-e-s de notre organisation souhaitent rendre public une motion interne que nous avions voté au sein de l’OC-FR à propos de la Bretagne. Il s’agit de notre prise de position officielle.
Nous soutenons les camarades qui y mènent la lutte et souhaitons affirmer notre solidarité.

 

 

Motion sur la Bretagne 

 

Nous reconnaissons en la Bretagne une nation de par ses spécificités  géographiques, historiques, linguistiques et culturelles. 

De plus la lutte des classes prend dans ce pays des formes de mouvements spécifiques, bien souvent en avance sur les régions limitrophes ou la plus grande partie de l'État français.

Nous reconnaissons à la Bretagne le droit de se séparer de la France pour créer un état indépendant, ce qui pour nous n'est en rien une entrave à la solidarité internationale du prolétariat, cette séparation irait dans le sens de l'affaiblissement de l'impérialisme français.

 

Nous avons besoin de pouvoir frapper ensemble l'ennemi que nous avons en commun, l'Etat français.

 

Nous respectons l'autodétermination des peuples et les moyens organisationnels qu'ils se donnent pour résister et lutter. Nous soutenons et participons lorsque l'occasion s'en présente au mouvement de la gauche indépendantiste bretonne.

 

Nous soutiendrons de même tous les mouvements progressistes allant dans le sens de l'auto-détermination en Bretagne.

 

Le rattachement de la Loire atlantique à la Bretagne administrative ( séparée en 1941 pour les intérêts de la bourgeoisie nantaise) ou le breton comme langue officielle sont des revendications que nous soutenons et qui sont portées par des mouvements populaires.

 
L'OC-FR
Motion à propos de la Bretagne

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Bretagne, #International

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Publié le 25 Août 2015

Solidarité avec Lucie ! Un an après où en est-ce?

 

Le 2 septembre 2014, nous avions lancé dans notre communiqué de congrès du 1er septembre 2014 le mot d'ordre "Unité contre les fascistes, sexistes et violeurs, nervis du patriarcat et de la bourgeoisie, solidarité !"

 

Le 7 septembre 2014 nous avons rendu public via un communiqué de l'OC-FR le viol commis par un fasciste à notre camarade Lucie.

C'est arrivé le 9 août 2013. Lucie était attaquée parce qu'elle est une militante antifasciste. C'est en tant qu'"antifa" qu'elle a été ciblée. C'était donc un crime fasciste et sexiste.

 

Parce qu'elle est une survivante, une combattante et une militante politique, elle a voulu dénoncer ce crime. Son courage est exemplaire.

Lucie s'était exprimée via un texte "ACAB" où elle expliquait que "nous devons montrer aux fascistes, montrer aux flics ce dont on est capables, ce qu’on est : solidaires et dangereuses et dangereux." (...)

"Ce dont j’ai besoin, c’est de la force du collectif, c’est de voir des mobilisations et du soutien. Je ne me laisserai pas abattre par la répression fasciste, je resterai militante communiste et antifasciste. Cela ne freinera en rien mes actions et ma détermination à mener ces luttes."

 

Nous attendions alors du mouvement révolutionnaire, antifasciste, féministe et pro-féministe du soutien.

Nous remercions tous-tes ceux/celles qui l'ont soutenu, qui ont respecté ses choix et son anonymat et qui ont participé à la solidarité féministe.

 

Presque un an après avoir rendu public ce crime, et plus de deux ans après son exaction, les militant-e-s de l'OC-FR ont souhaité faire le bilan de la solidarité autour de Lucie.

 

Nous avons reçu concrètement des gestes de solidarité qui ont touché notre camarade. Que ce soit dans l'état français ou sur le plan international, nous avons reçu des messages qui ont aidé Lucie. Certaines organisations se sont exprimées publiquement pour la soutenir.

Il y a aussi eu des initiatives collectives qui ont été importantes. Dès septembre 2014 à Tours s’est organisé un rassemblement de soutien, en octobre une soirée de soutien à Rennes et à Paris la manifestation de solidarité avec Lucie le 11 octobre. 

A Bordeaux il y a eu en Mai 2015 une manifestation et une soirée de soutien à Lucie et contre toutes les violences sexistes. 

A l'étranger aussi son combat a été relayé dans des pays comme l'Allemagne, l'Italie, le Québec où des banderoles ont arboré « Solidarité avec Lucie ». 

Le combat de Lucie est régulièrement évoqué dans les initiatives féministes. En novembre 2014 la manifestation féministe de Toulouse met en avant la lutte de Lucie. Le 10 Avril 2015 à Lyon, la marche de nuit non-mixte rappelle le combat de Lucie, et la mémoire d'Özgecan Aslan, jeune femme Alevi, violée et tuée en Turquie par des fascistes.

En Mars, toujours à Lyon, le collectif "Arts les murs" dédicace une de ses soirées à Lucie. Le 6 Juin, le cortège féministe fait vivre la solidarité avec Lucie et toutes les victimes des fascistes durant la manifestation antifasciste de Paris deux ans après la mort de Clément Méric.

Nous ne pouvons pas toutes les citer.

 

Surtout, nous sommes fier-e-s des solidarités crées entre militantes, entre celles pour qui soutenir Lucie, ça a été se soutenir elles-mêmes. En effet, cette campagne a contribué à sortir de l'isolement des militantes et à créer des liens entre elles.

 

Selon de récentes études publiques, il y aurait 33 viols déclarés chaque jour en France, soit toutes les 40 minutes en moyenne. Or selon ces mêmes enquêtes, moins de 10% des viols donnent lieu à un dépôt de plainte.

Nombreuses sont les militantes directement concernées, statistiquement.

  

Nous ne pouvions pas nous contenter de désigner le violeur comme un ennemi extérieur, figure repoussoir du fasciste s'attaquant à une jeune femme dans la nuit. Dans 85% des cas, la victime connaît l'agresseur et dans 60% des cas l'agression a lieu dans son domicile. Le violeur c'est ton conjoint, ton père, ton frère, ton collègue, ton camarade avant toute chose.

 

Lucie a longtemps hésité à parler et l'on comprend ses réticences. Sa parole risquait d'en entraîner d'autres, et cette menace appelait la répression.

 

C'est d'abord en notre sein qu'elle s'est exprimée. Alors que nous étions engagé-e-s dans un processus d'unification avec une autre organisation, le PCMF alias Bloc Rouge, ceux-ci ont traité par le rire, le mépris et l'indifférence l'expression courageuse de notre camarade. Nous avons immédiatement rompu, mais notre organisation a ensuite elle-même été traversée de contradictions. Il a fallu lutter pour que se développe la solidarité, la confiance, l'unité. Notre organisation n'avait jamais subi une telle répression, et il fallait déjà en interne que nous soyons capables de la prendre en charge. 

 

Ensuite, lorsque nous avons démarché certaines organisations, nombreuses sont celles qui ont refusé de croire notre camarade, ont mis en doute son existence, ont exigé des expertises policières, ont tout simplement mis des mois à nous répondre de façon négative quant à notre demande de soutien.

 

Demande-t-on à un homme victime de répression fasciste des certificats médicaux ? S'interroge-t-on sur le caractère prioritaire ou non d'exprimer du soutien ? Dit-on de lui et de ses camarades qu'ils veulent faire leurs intéressants ?

 

Nous ne comprenions pas à l'époque pourquoi des camarades avec lesquels nous avions parfois des années de pratique commune de solidarité se faisaient soudain distant-e-s.

Nous le savons aujourd'hui.

 

Ce n'est pas parce que le message que nous portons est « trop violent » que des militant-e-s détournent le regard. C'est parce que le viol est quelque chose de banal dans le milieu militant.

C'est parce qu'eux mêmes ont des choses à cacher. Et que l'expression de Lucie, elle les dérange, elle fait peur, parce qu'elle menace leurs intérêts à étouffer les violences patriarcales qui gangrènent nos milieux.

 

En février 2015, Lucie explique dans un texte intitulé "Du spray au poivre et des coups de couteau" que "le calvaire d'une meuf violée, c'est pas juste au moment où ça se passe, c'est pas juste dans les semaines qui suivent, c'est pas juste le trauma". 

La solidarité avec Lucie ne doit donc jamais cesser. Nous n’oublierons jamais.

 

Nous tirons un ensemble de conclusions quant à notre pratique politique. Chaque jour, nous sommes confronté-e-s au racisme et au sexisme des milieux militants. A la répression des expressions et revendications féministes et antiracistes en son sein.

 

Nous ne considérons pas nos militantes comme des sous militantes. Nous ne considérons pas que la vie des hommes-cis vaille plus que celle des autres. Ce n'est pas du sectarisme que de considérer la vie des femmes comme précieuse à défendre. Quand on en viole une, il faut une réponse.

 

Cette campagne a coûté beaucoup à Lucie et à présent elle veut tourner la page. Avec elle, nous allons regarder l'avenir et construire de nouvelles solidarités. Nous serons toujours solidaires de toutes les victimes, de toutes les survivantes, de toutes celles qui disent non !

 

Pour Lucie et toutes les autres survivantes , ni oubli, ni pardon !

Solidarité avec Lucie, un an après

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 8 Août 2015

 

La France invitée d’honneur de l’Egypte? A bas l’impérialisme français !

 

La France serait à l’honneur en Egypte. Les avions rafales volent au dessus des pyramides, et le président Français est au premier rang, aux côtés du président Egyptien pendant la cérémonie d’inauguration du nouveau Canal de Suez. C’est ce que nous vante les médias. Le nouveau canal symboliserait cette amitié franco-égyptienne. En réalité, cela symbolise essentiellement les vues impérialistes de la France sur cette partie du monde. Elle marque aussi les relations sécuritaires entre Paris et Le Caire. L’Egypte a récemment acheté à l’industrie militaire française, 24 avions de combat Rafale pour Dassault, une frégate multimissions, et une soixantaine de missiles air-sol.

 

Ce jeudi 6 Août, un deuxième canal de Suez, plus grand et plus profond, a ouvert. La France était l’invité d’honneur de l’Egypte pour son inauguration en grande pompe.

L’enjeu est de taille. En 2007, le trafic par le canal de Suez représente 7,5% du commerce maritime mondial, qui représente lui-même 80% de l’ensemble du commerce mondial. Avec un doublement des moyens, on imagine la proportion que cela peut prendre et l’intérêt que cela suscite chez les impérialistes. Aujourd’hui 49 navires empruntent chaque jour le canal. Avec cette nouvelle liaison, l’objectif est de passer quotidiennement à 97 navires.

Avec l’ouverture d’un second canal qui a coûté 8 milliard de dollars, le trafic est donc doublé. Il fait passer de 22 heures à 11 heures le temps de trajet entre les deux mers. Evidemment cela arrange aussi la France, et les entreprises dont les navires traversent régulièrement ce territoire. Rien d’étonnant à ce que François Hollande aille sur place constater la réalisation du projet, et qu’il soit l’invité d’honneur du Président Egyptien Abdel Fattah al-Sissi. De plus cette relation franco-égyptienne est stratégique pour les deux pays, après l’accord passé pour la vente des rafales français à l’Egypte. Plus qu’économique, cet accord est militaire, car la France a besoin du soutien de l’Egypte pour stabiliser la région et s’assurer la continuité des activités économiques de la France dans la zone.

 

Dans la foulée, la presse nous informe que l'Egypte souhaite désormais acheter les deux Mistrals français (qui devaient initialement être revendu à la Russie, mais l'accord a été rompue par la France suite à la guerre en Ukraine) avec L'Arabie Saoudite. Ces deux pays veulent une force militaire de projection régionale dans les mer Rouge et Méditerranée. L'Arabie Saoudite a en effet signé au Caire, le 30 Juillet, un accord de coopération sécuritaire et économique. L'achat des Mistrals participe de cet accord, et arrange bien les intérêts de l'impérialisme français. L'offre d'achat de deux corvettes Gowind a également été faite selon l'AFP. En plus de vendre son arsenal militaire, le gouvernement français souhaite renforcer militairement ses alliés des pays arabes. Actuellement, les deux pays participent ensemble à l'intervention militaire au Yemen. Hollande a donc profité de cette visite pour aborder ce dossier. Pour le gouvernement français, l'Egypte est un partenaire privilégié.

 

La France a d’importants intérêts en Egypte.

 

Le même jour que l’inauguration, Daesh très présente dans la région, en particulier dans le désert du Sinaï a diffusé la vidéo d’un otage croate, travaillant comme topographe pour CGG, une entreprise française qui explore les sous-sols pour le compte des industries de l’énergie. Cette entreprise travaille sur la recherche de réservoirs de pétroles et de Gaz en Egypte pour les entreprises d’exploitation françaises. On voit donc très bien sur quoi d’autre lorgne François Hollande en Egypte.

La présence française en Egypte est historique. Ça n’a rien de nouveau, les entreprises françaises ont toujours travaillé sur le territoire égyptien. Et quand en 1952, la monarchie égyptienne est abattue, et qu’ensuite le président Egyptien Nasser nationalise le canal de Suez qui était sous contrôle des impérialistes français et britanniques, ces derniers forment l’accord secret de Sèvres avec Israél pour renverser militairement Nasser et récupérer le canal.

Le 29 octobre 1956 ils attaquent l’Egypte. Ce sera un échec retentissant pour les impérialistes qui devront se retirer sous la pression internationale. Cette guerre menée pour le contrôle d’un canal montre bien à quel point les enjeux géopolitiques y sont intenses.

 

La présence militaire française dans le monde a pour rôle d’assurer les intérêts économiques de la France. Dans la zone, la base militaire française de Djibouti a par exemple pour mission assumée de protéger les transit commerciaux des navires entre la mer Méditerranée et la mer rouge via le canal de suez. 2000 militaires français y sont en permanence stationnés.

La France a un poids important dans cette région du monde. Ses navires sont parmi les plus nombreux à fréquenter le Canal de Suez. C’est la route emprunté pour rejoindre l’Océan Indien et ses eaux poissonneuses. C’est la route du pétrole. C’est aussi un océan stratégique pour les navires militaires susceptibles d’intervenir en Asie ou en Afrique de l'Est. C’est le moyen le plus rapide pour rejoindre ses colonies dans l’Océan Indien (La Réunion et Mayotte) ou ses territoires sur le continent Antarctique (la Terre Adélie et des îles et Archipels).

 

Si l’état Français tient tant au canal de Suez cela tient donc à son caractère impérialiste. Le canal sépare les deux régions du globe, où la France a ses intérêts les plus forts. A l’Ouest l’Afrique, base économique stratégique des intérêts français, et à l’Est le proche et Moyen Orient où la présence économique de l’impérialisme français y est aussi historique. Des deux côtés, les territoires sont décimés par les conflits inter-impérialistes et sont les zones de partage où la guerre et les affrontements entre les différents intérêts est le plus direct. La France y a une responsabilité de premier plan.

 

Pour nous communistes, il nous faut combattre l’impérialisme français. Nous ne nous félicitons donc en rien de la tribune internationale que l’Egypte donne à la France, car c’est une invitation faite à l’impérialisme français.

Pour nous, être solidaire des peuples d’Egypte, ce n’est pas se gargariser du rôle de la France dans le maintien sécuritaire du pays, comme le fait la gauche révisionniste française. Ce maintien sécuritaire est tellement réussi que Daesh prospère dans le Sinaï.

Nous continuerons à dénoncer les intérêts de la France impérialiste. C’est notre ennemi principal.

L’OC-FR a conscience que dénoncer ne suffit pas. Il nous faut travailler à mieux connaître l’impérialisme français, et à mobiliser contre.

Seule la lutte fera reculer la bourgeoisie, et seule une mobilisation nous donnera les moyens d’une victoire contre les intérêts de la France.

A chacune de leurs défaites, nous nous réjouirons, et cela nous confortera dans la lutte !

 

Construisons une lutte anti-impérialiste !

A bas l’impérialisme français et ses alliés !

 

La france invitée d'honneur de l'Egypte ? A bas l'impérialisme français

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Egypte, #International, #Impérialisme

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