Publié le 28 Février 2013

Le vendredi 8 février, le vent et la neige empêche le travail sur le chantier Eiffage des Cézeaux. La direction maintient tout de même les ouvriers sur le chantier, mais refuse de les payer en intempéries en fin de journée.

Devant ce vol manifeste une grève s’enclenche, qui trouve la solidarité de tous les autres chantiers Eiffage de la ville. Sur 2 semaines, les ouvriers tiendront 7 jours de grève pendant lesquels ils occuperont les bureaux de leur direction. Le mercredi 20 février, beaucoup ont malheureusement abandonné faute de pouvoir tenir la lutte financièrement. Cependant, la lutte continue et l’avantage reste toujours dans le camp des ouvriers : puisque la direction a enlevé sa plainte suite à l’occupation des bureaux, ils entendent monter un dossier aux prud’hommes pour réclamer le paiement des intempéries, tout en demandant au patron de payer les jours de grève.

En discutant avec les ouvriers tenant le piquet de grève, on se rend compte que l’arnaque énormissime aux intempéries n’est pas le premier coup chez Eiffage. Premièrement, les conditions difficiles de l’hiver sont toujours minimisés et la direction pousse les travailleurs à prendre des risques physiques importants, et il n’est pas évident de faire valoir son droit de retrait pour protéger sa sécurité, ainsi que la loi devrait le permettre.

D’une manière générale, une pression très forte est maintenue sur chaque ouvrier, aux moyens des stratégies les plus ignobles de persécution et de division. La direction surveille le moindre geste de contestation, même l’ambition la plus légitime à faire valoir ses droits élémentaires, les ouvriers « rebelles » sont fichés comme des mauvais élèves, balances et espions gangrènent la moindre revendication.

Ensuite, et là il s’agit d’une stratégie habituelle de la bourgeoisie pour renforcer l’exploitation des prolétaires, Eiffage utilise certaines catégories d’ouvriers plus fragiles pour faire pression sur les autres, au grand détriment des uns et des autres. Ainsi on emploie beaucoup des travailleurs en déplacement, c’est-à-dire un contrat spécial qui autorise en toute légalité à payer des ouvriers étrangers au tarif de leur pays d’origine.

Portugais, Polonais ou Angolais sont ainsi payés 3 ou 5 euros de l’heure, parfois sans même pouvoir se comprendre entre eux sur leur lieu de travail, et avec peu de possibilité de contester. Ils sont utilisés ainsi pour faire concurrence aux travailleurs de nationalité française avec qui ils partagent le chantier. Les grévistes (euxmêmes d’origines diverses) sont cependant clairs sur ce point : ce n’est pas ces ouvriers en déplacement qui leurs font du tort, mais bien la direction scélérate qui sème la zizanie.

De la même manière on utilise les jeunes travailleurs comme des chiffons qu’on utilise et qu’on jette. Il est très rare que ceux-ci accèdent à un CDI, quelque soit leurs compétences et leur motivation, ils doivent donc courber l’échine à toutes les exigences patronales, et malgré eux sont instrumentalisés aussi par la direction.

Eiffage nous fournie donc un bon exemple de cette bourgeoisie qui se croit tout permis et qui presse les travailleurs comme des citrons. Qu’est-ce qui fait leur force sinon la faiblesse des prolétaires en tant que classe sociales et leur manque d’unité ? La lutte des grévistes d’Eiffage est un bon exemple de combattivité, soutenonsles partageons autour de nous le récit de leur lutte et nous soutiendrons notre classe tout entière. La bourgeoisie est unie il nous faut l’être aussi pour la contrer.

Chez EIFFAGE c'est une fois de plus la lutte des classes qui s'exprime. D'un côté il y a les prolétaires qui triment et subissent des manœuvres criminelles et de l'autre il y a les exploiteurs qui n'hésitent pas a risquer la vie des nôtres dans leurs courses au profit. Les intérêts de ces deux camps antagonistes ne peuvent se confondre.

Clairement nous somme dans le camp de la classe ouvrière, qu'elle que soit sa nationalité, c'est elle qui fait tourner la société en produisant les richesses. Le patronat veut nous diviser en nous dressant les uns contre les autres pour mieux nous exploiter. Nous ne nous laisserons pas piéger, car c'est unis pour nos intérêts de classes que nous briserons nos chaînes.

C'est le prolétariat qui meurt au travail, c'est lui qui verse son sang pour faire tourner la production. C'est à lui de diriger la société.

Unité autour de la classe ouvrière !!!

 

EIFFAGE : BANDITISME PATRONAL A  CLERMONT-FERRAND

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #grêve, #Eiffage

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Publié le 28 Février 2013

Les patrons l'ont demandé, Sarkozy revait de le faire, mais finalement, c'est le gouvernement de Hollande qui se lance dans la destruction du CDI, du code du travail, et en dernière instance, du droit de grève.

LA FIN DU CDI

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #affiche

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Publié le 24 Février 2013

Face aux violeurs : solidarité et autodéfense féministe

Face aux violeurs :

solidarité et autodéfense féminine !

Depuis quelques semaines déjà la rumeur prenait de l'ampleur: un violeur en série opérerait à Lyon, tard le soir, notamment dans le 8ème arrondissement où de nombreuses étudiantes vivent et vont en cours. Des messages circulaient sur les réseaux sociaux, incitant à la prudence.

Les présidents des trois universités lyonnaises dont l'une, Lyon 3, est située dans l’arrondissement, ont envoyé des mails confirmant la rumeur et demandant aux étudiants « ne pas sortir non accompagné(e)s et à rester vigilant(e)s, cela concernant surtout les étudiantes ». Le parquet a par la suite confirmé qu'une information judiciaire pour le viols de cinq femmes, les faits laissant supposer que le coupable est le même.

Les rumeurs continuent à aller bon train : les victimes seraient blondes, grandes, le violeur leur arracherait leur sac ou leur téléphone pour les entraîner à l'écart. Il leur découperait les joues au couteau (sourire de l'ange). On a même pu lire que les victimes auraient été attirées par des enfants en pleurs dans les caves d'immeubles à proximité du 8ème. Le violeur serait noir.

Le climat de paranoïa en cours à Lyon renforce la pression sur les étudiantes pour qu'elles rentrent sagement après les cours, ne sortent pas dehors la nuit et surtout pas toutes seules. Si elles doivent vraiment sortir, c'est accompagnées, et de préférence d'hommes.

En outre, les rumeurs alimentent les fantasmes racistes. Le lieu identifié comme dangereux se situe à la croisée de la banlieue lyonnaise et du centre ville : ce sont les classes populaires lyonnaises qui représenteraient le principal danger pour les étudiantes lyonnaises. Cette interprétation raciste est reprise par le groupe fasciste GUD (groupe union défense) qui a organisé la semaine dernière des patrouilles pour partir à la recherche du violeur.

Sortir dehors, la nuit, seule, expose à des réactions d'hostilités masculine allant de la drague lourde au viol et au meurtre. Car ce n'est pas notre place. Notre place désignée par la société, la nuit, c'est la maison.

Se focaliser sur les viols commis par un seul violeur, c'est nier qu'il s'agit d'un crime commis en masse. En France, il y en a plus de 200 par jours. Ce n'est pas le fait de psychopathes isolés, c'est un phénomène social, qui naît du sexisme et du patriarcat qui existent dans notre pays.

Cette pression pousse les femmes à rester dans l'espace privé de l'appartement, de la maison, avec leur conjoint, leur père, leur mari, leur bande de pote de la fac. Or, les ¾ des viols sont commis par des personnes connues de la victime et les deux tiers ont lieu à leur domicile. Pousser les femmes à réduire leur vie sociale à la vie domestique, c'est faciliter leur oppression.

Ces violences internes au groupe social sont totalement invisibilisées. Si les présidents d'universités s'inquiétaient réellement des étudiantes, ils interdiraient les soirées des corporations où sont commises de nombreux viols. Le GUD Lyon prétend nous protéger de ce violeur, mais nous avons avant tout à nous protéger de lui (voir à droite). Quant à l'Etat, sa police représente l'une des principales menaces pour les femmes la nuit. Elle viole, elle frappe, elle dépouille, elle séquestre. Nous ne pouvons pas compter sur elle non plus pour nous protéger.

Si les administrations et les fascistes s'inquiètent de ce violeur en particulier, c'est qu'il prend pour cible des filles sur lequel ils pensent avoir un droit de propriété, que dégrade le violeur en série. Nous n'appartenons pas à qui que ce soit. Si nous ne voulons pas être violées, c'est parce que nous refusons qu'on prenne le pouvoir sur notre corps.

Face au sexisme qui règne dans la société française, nous devons conquérir le droit d'être dans la rue, l'espace public. Et pour ce faire, nous ne pouvons pas attendre des hommes qu'ils protègent ce droit. Nous devons être solidaires et nous défendre collectivement.

 

Que les sexistes, le parquet, la police, les administrations des universités, les fascistes aillent se faire voir, on ne restera pas cloîtrées chez nous !

Face aux violeurs : solidarité et autodéfense féministe

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #lyon

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Publié le 24 Février 2013

Que le parquet, la police, les administrations des universités, les fascistes aillent se faire voir, on ne restera pas cloîtrées chez nous ! Contre les viols, solidarité et autodéfense féminine ! (suite aux viols en série à Lyon)

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 23 Février 2013

Soyons solidaires des militants et militantes basques en jugement à Paris

Du 18 Février au 15 Mars a lieu à Paris le procès pour enlèvement et séquestration de 10 militants et militantes basques dont un énième militant accusé d'avoir été chef militaire d'ETA Garikoitz Aspiazu Rubina .

Le mouvement basque compte 700 détenu-e-s, dispersé-e-s principalement dans les Etats français et espagnols, à des centaines de kilomètres de leur famille et de leur peuple.

Les prévenu-e-s ne reconnaissent pas la légitimité de la cour d'Assises qui représente l'Etat français, « Etat qui nie les droits du Pays Basque », l'un des « deux états oppresseurs » belligérants dans ce conflit. Néanmoins, ils ont réitéré devant la cour leur appel « en faveur de la résolution du conflit basque au cœur des appareils de l'Etat français ».

En effet, ETA a annoncé il y a quelques temps une trêve illimitée et souhaite entrer en négociation directe avec les Etats français et espagnols. Pour l'instant, ni l'Etat espagnol ni la France n'ont donné suite à cette volonté de négociation. La répression continue : deux jours après le début du procès, deux arrestations ont eu lieu à Moulins.

La lutte de libération du pays basque est une juste lutte

La propagande médiatique autour de la question basque a réussi à avoir une importante influence vis à vis de la population de l'Etat français, y compris celles et ceux qui y militent. Cela a pour conséquence que l'attitude de beaucoup d'organisations va de l'indifférence à l'hostilité quant à cette question.

Les militantes et militantes basques sont présenté-e-s comme des terroristes. La question basque paraît à beaucoup comme étant séparée de la lutte des classes. Or, basques ou non, nous faisons face au même ennemi, l'Etat français. Ceux qui les enferment et les torturent sont les mêmes qui tentent d'étouffer les luttes ouvrières, expulsent 35 000 sans papiers et portent la guerre en Afrique : c'est le camp des capitalistes. Il n'en existe que deux, le leur et le nôtre, celui du prolétariat.

Si le mouvement d'indépendance basque a été violemment réprimé, c'est parce qu'il a défendu héroïquement les intérêts du prolétariat en portant la revendication de l'indépendance et du socialisme, que ce soit à l'époque franquiste ou après la « transition  ''démocratique'' ». Il n'y a pas de différence fondamentale entre les militant-e-s basques et les militant-e-s progressistes et révolutionnaires du reste des Etats français et espagnols. Si l'Etat français en ressentait le besoin, ils traiterait de la même façon les militant-es françaises. Même s'ils et elles sont traînés devant des tribunaux d'exception, c'est la même classe qui nous juge.

Pour certaines organisations, tous les drapeaux nationaux sont réactionnaires. Le drapeau français est porté par la bourgeoisie, c'est l'étendard de la réaction. Il est donc sain pour les militants et militantes françaises de le repousser. Mais tous les drapeaux ne sont pas des bannières de l'oppression.

Il existe une histoire collective qui relie culturellement et économiquement les individus entre eux. Cela crée le sentiment national. Ce sentiment a une base matérielle. Dans un monde dirigé par les impérialismes, il existe des nations dominantes et des nations dominées qui cherchent à se libérer de l'emprise de leurs oppresseurs.

La négation de la nation, le nihilisme national, a la même conséquence que le chauvinisme : nier aux nations dominées le droit de lutter pour se gouverner elles-mêmes. Ce n'est pas, comme certains et certaines peuvent se dire, de lutter pour libérer son peuple qui divise le prolétariat, c'est refuser ce droit à ces nations, au contraire. Nous ne saurions être libres tant que nous écraserons d'autres peuples.

D'autre part, on ne peut nier que le refus de soutenir les militantes et militants basques révèle l'inconséquence de nombre d'organisations françaises, qui, derrière une phraséologie révolutionnaire, rechignent à soutenir celles et ceux qui sont accusé-e-s de violence. La lutte des classes prend nécessairement des formes violentes. La bourgeoisie est une classe en crise, en déclin, et elle en est d'autant plus violente, prête à tout pour maintenir son pouvoir. Si le prolétariat veut se débarrasser de l'exploitation, de la misère, ses formes de luttes passent inévitablement par la confrontation directe avec la bourgeoisie. C'est la mobilisation massive et déterminée du prolétariat des classes populaires qui lui permet d'obtenir quoique ce soit de la bourgeoisie.

 

Soutenons les revendications des militants et militantes basques

 

Les Etats espagnols et français ont tout fait pour étouffer la lutte des militants et militantes basques : tortures, assassinats et une incarcération massive, bien souvent à vie, de la part la plus courageuse et déterminée de cette nation.

Le Pays basque est avec la Catalogne le poumon économique d'un Etat Espagnol en grave crise. Il est essentiel à la bourgeoisie de cet état pour qu'elle puisse continuer à faire du profit. Quant à la France, elle est elle aussi en crise et se raidit et se crispe dans la répression des mouvements ouvriers et populaires. Et elle fait preuve d'une extraordinaire agressivité au point de vue international, ne cessant pas les coups de force impérialistes ces dernières années.

L'ouverture proposée par les militants et militantes basques ne trouve pas pour l'instant d'écho favorable au sein des états français et espagnols. Au contraire, les provocations se sont multipliées : refus de relâcher un détenu gravement malade pour l'Etat Espagnol (finalement relâché sous la pression). Dans l’État français, ce sont des menaces de mandats d'arrêt européens sur des personnalités, des extraditions effectives de nombreux militants et militantes vers l'Etat espagnol et des toujours des arrestations. Le gouvernement socialiste a traité par dessus la jambe les revendications minimales du peuple basque (comme une collectivité territoriale) comme d'ailleurs il l'a fait avec les nôtres.

C'est avant tout le peuple basque qui est acteur de sa libération. C'est à lui de choisir son destin, et s'il souhaite rompre avec la France, nous ne pouvons que soutenir cette revendication, quelques soient les formes de lutte qu'il choisisse pour arriver à ses objectifs stratégiques.

Nous avons néanmoins notre rôle à jouer en tant que militants et militantes agissant dans l'Etat français. Nous ne pouvons pas admettre que notre bourgeoisie traite des militants et militantes qui sont résolument dans notre camp de cette façon. Et d'autant plus que tout cela se passe dans les au sein de l'Etat où nous vivons également.

La réussite des objectifs du mouvement de libération national basque serait un coup majeur aux Etats français et Espagnols. Chaque coup porté à ces États est un pas en avant vers la libération du prolétariat. Chacune des luttes doit se renforcer mutuellement et aller vers la réussite de nos objectifs.

Être indifférent, c'est être complice. Nous devons soutenir les revendications des prisonniers et prisonnières basques et le droit à l'autodétermination de cette nation.

 

 

Les vrai-e-s terroristes sont au gouvernement !

Liberté pour le peuple basque et ses militants et militantes incarcéré-e-s !

 

Soyons solidaires des militants et militantes basques jugé-e-s à paris

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #Répression, #Pays Basque, #prison

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Publié le 23 Février 2013

Au Mali comme ailleurs,

Troupes françaises hors d’Afrique

Depuis le 11 janvier, l’armée française est en guerre au Mali. Comme à chaque guerre, le gouvernement, les politiciens bourgeois et les médias nous expliquent que c’est pour défendre la liberté contre les « terroristes djihadistes ». La presse et la télé aux ordres nous ont beaucoup montré des populations maliennes en liesse reconnaissantes à l’égard du « Président Hollande ». Nous comprenons le soulagement de beaucoup de Maliens après le coup d’arrêt porté à l’offensive de groupes armés obscurantistes qui semaient la terreur dans le nord du Mali. Pourtant, nous dénonçons l’intervention française au Mali, tout comme les autres interventions extérieures en cours ou programmées.

La France ne va pas éteindre l’incendie qu’elle a elle-même allumé !

Depuis 50 ans, l’Etat français a accordé une soi-disant « indépendance » à ses anciennes colonies d’Afrique. En réalité, il n’a cessé de piller leurs richesses et leur main d’œuvre. Au Mali, il a éliminé en 1968 le président Modibo Keita, jugé trop indépendant, et a soutenu pendant 20 ans la dictature sanglante de Moussa Traore pour mieux garantir les profits des multinationales françaises. Il n’était alors pas question pour l’Etat français de « défendre la liberté ».

Sans remonter des années en arrière, quand l’Etat français a envahi la Libye en 2010, il a promis son soutien aux indépendantistes touareg-ue-s du Mouvement National de Libération de l’Azawad qui s’y étaient réfugié-e-s pour qu’ils/elles lâchent leur protecteurs Kadhafi et qu’ils/elles retournent au Mali avec armes et bagages. Il a également armé toutes sortes de groupes djihadistes contre Kadhafi.

Certains de ces groupes sont ensuite partis pour le Mali où ils se sont alliés un temps aux Touareg-ue-s du MNLA avant de les doubler et d’installer leur domination sur les populations locales.

Pendant ce temps, une fraction de l’armée malienne chassait le président malien Touré, jugé corrompu et incapable de reprendre le contrôle de la situation. La France, loin d’appuyer le peuple malien pour qu’il se libère par ses propres moyens, manoeuvrait dans les coulisses pour préparer sa propre intervention armée sous couvert de l’ONU et de la CEDEAO. L’embargo imposé au nouveau gouvernement gelait tous ses avoirs et son commerce, lui coupait en particulier toute possibilité de s’approvisionner en armes.

Bref, la France allume l'incendie, entretenant la pauvreté des peuples africains et la corruption des bourgeoisies locales, bombardant la Lybie, et joue ensuite les pompiers ! Voilà comment notre pays maintient les peuples d’Afrique sous sa dépendance et prétend ensuite qu’ils sont incapables de se débrouiller seuls ! A cause du fauteur de guerre français, c'est toute la région qui est déstabilisée. Cela fera un prétexte de plus pour maintenir la présence militaire française au Sahel et contrer ainsi la montée en puissance de la Chine et des USA dans la région.

Une guerre pour la liberté… de piller !

Contrairement à ce que voudrait faire croire le gouvernement, la France a bien autre chose que la démocratie à défendre au Mali. Ce sont ses intérêts économiques et son influence politique de puissance impérialiste dans toute la zone sub-saharienne qui sont en jeu. Cette guerre que le peuple malien, d’autres peuples africains, et nous-mêmes allons payer si cher en euros et en sang ne nous rapportera rien mais garantira les profits des capitalistes français qui veulent continuer de contrôler l’uranium et les richesses minières du Sahel. Au Niger, la multinationale française Areva surexploite depuis 40 ans le travail de populations touarègues qui meurent à petit feu des effets de la pollution radioactive pour approvisionner les centrales nucléaires françaises. C’est pour défendre cette « liberté » là que les soldats français vont tuer d’autres touaregs dans le Mali voisin. Au Mali même, Areva veut obtenir l’exploitation des quelques 5000 tonnes d’uranium de Falea à 350 kilomètres de Bamako. Le pétrole récemment découvert au Nord du Mali, déjà concédé à la société algérienne Sonatrach, est aussi l’objet de convoitises.

Ce n’est pas notre guerre !

Ce n’est pas notre sécurité menacée qu’est partie défendre l’armée française au Mali. C’est celle des grands groupes comme Areva, Bolloré, Bouygues ou Total qui font leurs profits sur le dos des populations africaines. Cette armée n’est pas notre armée. Elle ne défend ni nos intérêts ni ceux du peuple malien.

Le chômage explose en France, et l’armée annonce à grand renfort de publicité l'embauche de 100 000 personnes. Des plans d’économie très sévères sont partout annoncés, visant nos allocations chômage, nos indemnités sécu, nos retraites, nos salaires, mais par heure un Mirage coûte 7 à 8000 euros et un Rafale 14000 euros, et l’Etat n’hésite pas à les dépenser…

Au Mali, des organisations progressistes se sont opposées aux préparatifs de guerre de la France et de la CEDEAO en cherchant des solutions à la crise dans les capacités du peuple malien à prendre lui-même en mains ses propres intérêts. L’Etat français et ses alliés locaux veulent aujourd’hui les réduire au silence. Nous devons au contraire faire entendre leur voix.

La paix, la démocratie, le progrès pour le peuple malien, c’est au peuple malien d’en décider en toute indépendance !

Troupes françaises hors du Mali et hors d’Afrique !

REUNION-DEBAT

SAMEDI 16 MARS MATIN A 10H30

MJC MONTPLAISIR. 25, Av. des Frères Lumière. Lyon 8ème. Métro D, sans-souci

Mouvement Alternatif Panafricain. OC-Futur rouge. OCML-Voie Prolétarienne. OCL Lyon

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Publié dans #International, #Mali, #lyon

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Publié le 22 Février 2013

 

RASSEMBLEMENT POUR EXIGER LA LIBERATION DE NOTRE CAMARADE GEORGES IBRAHIM ABDALLAH.

 

LE 27 FEVRIER, 17 H 30, PLACE GABRIEL PERI A LYON.

Georges Ibrahim Abdallah
, militant communiste libanais, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions menées par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL). Il a combattu, notamment comme membre du Front Populaire de Libération de la Palestine, contre l'occupation israélienne de son pays et de la Palestine.

 

Il est entré le 24 octobre 2012 dans sa 29ème année de détention.

 

Il a terminé sa peine de sûreté depuis 1999.

 

Le 21 novembre 2012, un avis favorable à la libération de Georges Ibrahim Abdallah a été donné par le tribunal d’application des peines, conditionné par un arrêté d’expulsion signé par le ministre de l’intérieur.

Le 14 janvier 2013, M. Valls n’a toujours pas signé cet arrêté, reportant au 28 janvier cette audience. Le 28 janvier, nous apprenons que le parquet a fait appel de la décision de report. La prochaine audience doit avoir lieu le 28 février.

Par ailleurs, le Parquet se pourvoit en cassation.

 

Nous dénonçons cet acharnement judiciaire et appelons à la libération immédiate de Georges Abdallah et à son retour dans son pays, le Liban.

LIBERTE POUR GEORGES ABDALLAH

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Publié dans #Georges Abdallah, #International, #Répression, #prison

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Publié le 17 Février 2013

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Publié le 17 Février 2013

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Publié le 17 Février 2013

Nous soutenons et participerons au rassemblement en hommage a Pierre Overney organisé par le PCMF.

ci dessous, l'apelle du PCMF :

Après avoir célébré les 40 ans de la mort de Pierre Overney l’année dernière, nous appelons cette année à un rassemblement commémoratif au cimetière du Père Lachaise à Paris, le samedi 23 février 2013.

Dans la lignée de l’année dernière, il ne s’agit pas pour nous de ressasser le passé mais bien de reprendre l’héritage du mouvement révolutionnaire entre nos mains. Nous ne sommes pas nostalgiques. Parmi nous, les jeunes camarades n’auraient jamais entendu parler de la Gauche Prolétarienne, de l’histoire de Pierre Overney, si nos anciens n’avaient pas transmis leur mémoire. Aujourd’hui, nous avançons avec cet héritage que ni l’école ni les médias ne nous ont transmis.

L’assassinat de Pierre Overney par Tramoni devant l’usine de Renault Billancourt le 26 février 1972 a une résonnance particulière cette année avec les nombreuses fermetures d’usine annoncées et les luttes qui se développent en conséquence. A PSA Aulnay, où les ouvriers et ouvrières sont en grève et occupent leur usine, on parle d’un retour aux années noires avec des centaines de vigiles et de cadres venus de plusieurs sites pour jouer les gros bras et faire pression sur les non-grévistes.

Mais la résistance s’organise et la classe ouvrière commence à relever la tête et reprendre ses affaires en main, à Goodyear, PSA, Renault, Sanofi, Granlait, Pilpa, etc.

Mettre de côté notre histoire de lutte, notre histoire révolutionnaire, c’est isoler les luttes de résistance qui fleurissent partout où une usine ferme, où les violences policières sévissent, où les expulsions se poursuivent, où l’exploitation et la domination s’affirment encore plus fortement. Et cette histoire de la France révolutionnaire n’est pas, comme les partis bourgeois voudraient bien nous le faire croire, limitée à 1789. Notre histoire révolutionnaire est d’une part bien plus large que celle du territoire national car la classe ouvrière est une classe internationale ; d’autre part, elle reste encore à écrire, car la révolution reste à faire.

Pour cela, nous nous appuyons sur le glorieux héritage de la Commune de Paris, des grandes grèves de 36, de la résistance antifasciste, de mai 68 et de sa continuité au travers des mouvements tels que la Gauche Prolétarienne. Plus récemment, la lutte contre le CPE et la révolte des banlieues portent en eux les germes du mouvement général qui embrasera le pays.

Mais nous voyons aussi au-delà de nos frontières et regardons avec attention les mouvements révolutionnaires les plus avancés à l’heure actuelle : les Guerres Populaires dirigées par les Partis Communistes maoïstes. Qu’elles aient été importantes il y a quelques années, qu’elles grandissent encore ou se préparent, nos regards sont tournés vers le Pérou, la Turquie, le Népal, les Philippines, le Bhoutan, l’Afghanistan, l’Inde,…

Célébrer aujourd’hui la mémoire de Pierre Overney c’est avoir les deux pieds dans le présent, tout en portant sur nos épaules notre héritage, le regard tourné résolument vers l’avenir.

Rendez-vous le samedi 23 février 2013

11h

M°Père Lachaise - Paris

ligne 2 – Sortie 1

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Rédigé par OC Futur Rouge

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