Publié le 28 Novembre 2016

Déclaration de l'OC-FR au 38ème anniversaire du PKK
 
Nous étions invité à assister et à nous exprimer à l'anniversaire du PKK, principale organisation politique kurde en Turquie, qui mène une lutte armée de résistance face au régime réactionnaire d'Erdogan. 
La lutte de libération nationale au Kurdistan est une lutte juste que nous saluons dans toutes ses régions, quel que soit l'État qui domine. Nous saluons la résistance héroïque et le courage des combattant-e-s kurdes qui font face à tant d'ennemis.
Une répression intense est actuellement menée par le régime turc, en Turquie, mais aussi en Syrie et en Irak, où l'armée d'Erdogan intervient militairement. La Turquie occupe le Kurdistan-Nord et menace le Rojava. Erdogan menace l'existence même du peuple kurde, sauf ceux qui acceptent de collaborer docilement comme les forces de Barzani en Irak. L'État français l'assiste dans sa tâche génocidaire. Il est donc urgent d'exprimer et d'apporter tout notre soutien inconditionnel aux forces progressistes kurdes. 
 
Un de nos camarades nous a donc représenté, et a lu cette déclaration :
 

"Cher-e-s camarades

Je voulais d’abord transmettre mon salut chaleureux et celui de mon groupe politique, l’organisation communiste Futur Rouge, au peuple kurde et à son Parti.

La lutte au Kurdistan est aujourd’hui une des luttes émancipatrices les plus avancées dans le monde. Si nous pensons que nous devons lui apporter notre solidarité, c’est parce que nous avons des ennemis commun : l’impérialisme, le capitalisme et le patriarcat.

Il y a 100 ans les impérialismes français et britanniques se partageaient le territoire de l’ancien empire ottoman par les accords Sykes-Picot, dans le mépris du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cent ans plus tard, c’est ce système qui est en train de s’effondrer dans le chaos. La région est un foyer de contradictions impérialistes entre les USA, la France, la Turquie, Israël, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Russie et l’Iran. Ces contradictions peuvent déboucher sur une nouvelle guerre mondiale.

Nous qui militons en France, nous avons une responsabilité particulière par rapport aux crimes de notre Etat, l’Etat français, membre de l’OTAN, allié privilégié du régime fasciste turc, d’Israël, du Qatar et de l’Arabie Saoudite. Nous ne pensons pas pour autant que la Russie et l’Iran soient des alliés des peuples du Monde contre l’impérialisme occidental. La Russie et l’Iran sont un bloc impérialiste concurrent de l’impérialisme occidental, mais lui aussi couvert de sang et oppresseur des peuples.

La véritable force qui peut vaincre l’impérialisme, c’est la solidarité internationale des peuples du monde.

Depuis 1978, le peuple kurde mène une lutte exemplaire, d’abord contre le régime fasciste turc, sous la direction du Parti des Travailleurs et de son président, Serok Öcalan, en lien avec les forces internationalistes, progressistes et démocrates au sein du peuple turc et des autres peuples d’Anatolie.

Aujourd’hui, la lutte se développe dans les quatre parties du Kurdistan contre les régimes dictatoriaux, les chefs féodaux et l’oppression patriarcale. Cette lutte démocratique fait à nos yeux objectivement partie de la révolution socialiste mondiale.

Après l’héroïque victoire de Kobané, début 2015, un pacte de solidarité à été signé entre les représentant de la lutte kurde en Europe et vingt-six organisations communistes d’Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Afrique réunies au sein de l’ICOR, la Coordination Internationale d’Organisations Révolutionnaires.

Une des matérialisation de ce pacte de solidarité a été la construction entre juin et novembre 2015 d’un centre de santé pour le croissant rouge kurde par 177 brigadistes venus de 11 pays différents.

Nous avons passé la frontière turco-syrienne sous la protection des camarades kurdes et œuvré selon les principes de la Révolution au Rojava, avec des méthodes de construction traditionnelle.

Nous continuons à collecter de l’argent pour l’acquisition de matériel médical et la reconstruction écologique de la vile.

Le centre de santé à ouvert en juillet 2006 avec un service d’accouchement et de soin aux femmes parturientes, ce qui est un symbole d’avenir, de reconstruction et de vie.

Car nous savons que la vie triomphera sur les forces du fascisme et de la mort, même si la situation est difficile.

Après son échec électoral de juin 2015, le parti AKP d’Erdogan a relancé la sale guerre contre le peuple kurde, mais aussi contre tous les progressistes et tous les peuples minoritaires d’Anatolie. Beaucoup de villes de Bakur sont aujourd’hui aussi détruites que Kobané.

Par ailleurs l’Etat turc cherche à détruire l’environnement et le cadre de vie traditionnel du peuple kurde avec un programme de centrales nucléaires et hydrauliques comme à Hasankeyf . Des grandes compagnies capitalistes françaises comme Areva prêtent la main à ce véritable écocide.

L’armée kurde et ses mercenaires ont lancé une campagne d’extermination fasciste contre la révolution au Rojava. Cette campagne a été préparée de longue date.

Les Forces Démocratiques Syriennes, constituées des YPG et des YPJ kurdes, mais aussi de combattant-e-s arabes, turkmènes, yézidi-e-s, syriaques…défendent les structures d’autogestion au Rojava et gagnent du terrain contre les fascistes de Daesh.

Les USA mènent un jeu dangereux en essayant d’utiliser les Forces Démocratiques Syriennes pour leurs intérêts tout en soutenant le régime fasciste turc.

L’impérialisme russe cherche lui aussi à utiliser les Forces Démocratiques de Syrie tout en soutenant le régime nationaliste arabe syrien qui a toujours nié le droit des Kurdes et des autres peuples minoritaires de Syrie.

En Europe une campagne médiatique se développe pour opposer les « gentils » Kurdes de Syrie et les Kurdes de Turquie, toujours considéré-e-s comme des « terroristes ». Pourtant c’est une seule et même révolution des deux côtés de la frontière.

Face à cette situation complexe et dramatique, les organisations révolutionnaires réunies dans l’ICOR ont décidé avec les représentant-e-s du mouvement de libération kurde de renforcer le pacte de solidarité. Ce nouveau pacte de solidarité a été signé le premier novembre.

Nous continuerons à porter nos mots d’ordres :

Abrogation de l’interdiction du PKK !

Libération de Serok Öcalan et de tou-te-s les prisonnier-e-s politiques progressistes en Turquie !

Retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne !

Non au blocus de l’Etat turc contre le Rojava !

Ouverture d’un corridor humanitaire avec le Rojava, pour les populations civiles et les réfugié-e-s !

Des armes pour les YPG et les autres forces de la guérilla kurde, en particulier le PKK.

Ne touchez pas au Rojava ! Liberté pour le Kurdistan !

Droit à l’autodétermination du peuple kurde !

Vive la lutte du peuple kurde pour la libération nationale et sociale !

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

Vive la solidarité internationale des peuples !"

 
Déclaration au 38ème anniversaire du PKK

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Turquie, #kurdistan, #Kobane, #International, #Impérialisme, #Répression, #France

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Publié le 27 Novembre 2016

Mort de Fidel Castro : un espoir déçu.
Nous saluons la mémoire de celui qui fut l’un des dirigeants de la révolution cubaine


Fidel Castro est décédé le 25 novembre 2016 à la Havane, à l’âge de 90 ans. L’OC-FR souhaite rendre hommage à la mémoire de ce dirigeant cubain.

Nous ne sommes pas castristes, ni guevaristes. Nous n’avons jamais considéré Cuba comme un pays socialiste, ni la révolution cubaine comme une révolution socialiste. Nous ne considérons pas Fidel Castro comme un communiste authentique, de même que nous ne reconnaissons pas le Parti Communiste Cubain comme un parti révolutionnaire, mais comme un parti de la bourgeoisie nationale et révisionniste.

Néanmoins, cela ne nous empêche pas de soutenir les cubain-e-s face aux impérialistes, et de reconnaître le courage de Fidel Castro lorsqu’il a mené une lutte de libération nationale glorieuse aux cotés de Che Guevara et de nombreux-euses autres révolutionnaires authentiques. Le rôle de Fidel Castro était à l’époque majeur, et nous ne l’oublions pas. Il infligea une énorme défaite à l'impérialisme. Fidel Castro a représenté un progrès historique indéniable pour les peuples d'Amérique et d'Afrique dont il a été un allié. Nous ne sommes pas, comme les trotskistes, de ceux et celles qui rejettent en bloc l’héritage de Cuba et qui avec les bourgeois-e-s ne font que diffamer l’histoire de cette île.
Mais nous ne sommes pas comme les révisionnistes, de ceux et celles qui chantent les louanges du PCC sans prendre du recul.

Pour les révolutionnaires du monde entier, Cuba et Fidel Castro ont longtemps représenté un espoir. Après l’URSS, l’Albanie, la Chine, Cuba représentait une espérance socialiste de plus. Avec la guerre du Vietnam, les luttes de libération nationales dans les anciennes colonies, contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud ou contre l’État sioniste en Palestine, Cuba était l’un des fronts de la lutte contre l’impérialisme, où les peuples prenaient les armes pour se libérer et prendre en mains leur destinée. Le mouvement révolutionnaire cubain était partie intégrante du mouvement anti-impérialiste mondial.

Cuba, une île d’espérance et de désillusion


Pour nous, la révolution cubaine, bien que bourgeoise, fut une lutte glorieuse que nous saluons. Nous saluons aussi ses acteurs, dont Fidel Castro qui en a été l’un des combattants majeurs. Nous avons aussi une pensée particulière pour Ernesto Che Guevara, qui a combattu aux côtés des révolutionnaires jusqu’à la mort, et qui fut aussi un maillon essentiel de la révolution cubaine.
Néanmoins, après la prise de pouvoir des révolutionnaires, ce ne fut pas le socialisme qui fut instauré, et ce n’est pas le prolétariat cubain qui gouverna, mais une bourgeoisie nationale menée par Fidel Castro. Cette bourgeoisie nationale, progressiste mais opportuniste, a perdu son rôle révolutionnaire lorsqu’elle a elle-même commencé à dominer le prolétariat cubain. Aujourd’hui encore, et plus que jamais, Cuba est une démocratie bourgeoise, malgré la ferveur populaire.

Cette révolution, qui pouvait inspirer de nombreux autres peuples en lutte, en particulier en Amérique du Sud et dans les Caraïbes, était insupportable aux yeux des impérialistes. Le Che lui-même tenta d’exporter cette dynamique à travers le monde. Et les impérialistes avaient peur que les peuples reprennent sa maxime :  "créez un, deux, trois Vietnam " !
Alors les USA instaurèrent un blocus économique complet autour de l’île, et tentèrent à de nombreuses reprises de renverser et de déstabiliser le régime cubain ou d’assassiner son dirigeant. Les États-Unis mirent fin unilatéralement à tout les traités entre les deux pays, mettant un terme aux commandes de sucre, principale denrée alors produite par l’économie semi-coloniale de Cuba.
Les cubain-e-s anti-castristes, souvent proches des mafias de Floride, étaient soutenus et financés par la CIA, parfois même armés et entrainés. En 1959, la CIA mis même en place des camps d’entrainement au Guatemala pour y former les cubains anti-castristes. En 1961, Kennedy envoya ces opposants tenter d’envahir Cuba. 1400 participèrent au fiasco de la baie des cochons. Aujourd’hui, les États-Unis continuent à occuper une partie de l’île, là où se situe Guantanamo, l’infâme prison terroriste américaine. 
L’embargo a pour objectif d’appauvrir l’île, d’accroitre la misère, la pénurie, rendant la situation sociale à Cuba très difficile. Face à ces agressions impérialistes continues, nous ne pouvons que les dénoncer et soutenir Cuba.

La bourgeoisie cubaine et les impérialistes à l’oeuvre


Avec Barack Obama, les États Unis ont décidé de renouveler les relations diplomatiques et économiques avec Cuba. Trump devrait poursuivre cette politique. Pas par altruisme, mais bien pour servir les intérêts économiques et stratégiques de l’impérialisme américain. 
L’embargo économique devrait être levé, au fur et à mesure que Cuba apporte des garanties à l’économie américaine, et que ces impérialistes fassent leur retour, qui a déjà débuté, dans l’île.
Cuba représente un marché pour les puissances étrangères, et les américain-e-s ne sont pas les seuls à baver dessus. L’impérialisme français aussi espère en tirer profit. Le président François Hollande s’est largement investi dans les négociations avec Cuba, apportant avec lui son lot de patron-ne-s prêts à investir, et dépecer l’île. L’industrie du tourisme, automobile, textile, culturelle, agroalimentaire, les bourgeoisies étrangères sont nombreuses à se ruer à la Havane pour avoir leur part du gâteau. Et il est évident que la politique actuelle de l’état de Cuba est conciliante avec les impérialistes, rompant définitivement avec l’héritage de la révolution cubaine, pour vendre l’île aux plus offrants. 

Depuis de nombreuses années, le gouvernement cubain opère un retournement radical, anti-social, liquidant les acquis de la révolution, remettant en cause les politiques progressistes en matière d’éducation, de culture, de santé, de logement, le développement économique de l’île, la réforme agraire, mettant en place des politiques de rigueur, mettant fin à l’économie planifiée, conforme aux intérêts d’une part de la bourgeoisie cubaine, une situation inévitable depuis la prise de pouvoir de cette classe sociale après le départ de Batista. 
C’est un bouleversement complet de la société cubaine. Un retour en arrière dramatique pour les classes populaires cubaines. C’est le retour de l’anarchie impérialiste, de la mise en concurrence à tous les niveaux, du chômage de masse et le dépècement organisé de l’île. Il n’y a plus rien à soutenir dans la politique cubaine actuelle.

Fidel Castro est mort, mais nous n’oublierons jamais son combat contre Batista et l’impérialisme.

 

Seule une nouvelle révolution libèrera les classes populaires de Cuba !
Hasta la victoria siempre !
Mort de Fidel Castro : un espoir deçu

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #International

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Publié le 24 Novembre 2016

Face aux attaques fascistes, solidarité !
 


La librairie libertaire, la Plume noire, a été l’objet d’une attaque fasciste samedi 19 novembre dans le quartier de la Croix Rousse. 
Après un rassemblement des fascistes contre un projet de reconversion d’une église désaffectée en centre d’affaires, un groupe nombreux de fascistes s’est dirigé vers 18h, vers la librairie, connue pour être un lieu militant reconnu du mouvement libertaire lyonnais. 
La CGA Lyon explique dans son communiqué qu’une douzaine de personnes se trouvaient dans la librairie lorsque le lieu fut attaqué violemment par les fascistes. Heureusement, les personnes présentes ont pu se défendre, empêchant les fascistes d’entrer, mais les dégâts matériels sont tout de même nombreux, et il y a des blessé-e-s. Un volet métallique a été enfoncé, les vitres sont détruites. Le communiqué de la CGA Lyon explique également que les attaquants sont repartis en scandant « on est chez nous », « la France aux Français » et « mort aux juifs ».
La semaine précédente, c'est le bar la Rumeur à Nantes qui a été attaqué, le Gud Lyon de passage revendique l'attaque. Le même jour, des militant-e-s des JC ont été agressé-e-s à Lille. Quelques jours plus tôt, des antifascistes parisien-ne-s ont été blessés lors d'affrontements avec l'Action Française qui manifestait ce soir là pour le 11 Novembre.  

Nous souhaitons exprimer notre soutien aux militant-e-s libertaires et antifascistes qui ont subi ces agressions. Nous exprimons aussi notre colère, face à ce mouvement fasciste qui se développe, s’exprime et agresse librement.

Cet événement n’est malheureusement pas un fait isolé à Lyon. Les agressions fascistes ne sont pas nouvelles dans la région. Cela fait de longues années, que différents groupes fascistes et ultra-réactionnaires s’organisent et agressent des militant-e-s politiques, syndicaux, associatifs, mais surtout tous ceux et toutes celles qui ne partagent pas leur vision réactionnaire de la société et qui n'y correspondent pas de manière conforme. Les agressions racistes, sexistes, homophobes, transphobes sont nombreuses à Lyon. 
De même les initiatives politiques des fascistes se répètent, des rassemblements, des manifestations, des meetings, sur les mots d'ordre les plus réactionnaires possibles. 
Dans la ville et ses environs, les fascistes ont des locaux, des lieux pour se réunir au vu de tous-tes. Ils peuvent librement se structurer et diffuser leur propagande. Tout y est facilité pour que s'y développe une mouvance particulièrement dangereuse.

Il n'y a pas qu'à Lyon où cela se passe. À Lille par-exemple, les fascistes locaux ont toujours eu pignon sur rue : le Local, bar de Claude Hernant, trafiquant d'arme et informateur de la police. Récemment la Citadelle a ouvert en plein centre ville. A Ixelles, aussi, en Belgique, un local a ouvert.

Ces fascistes voient leur développement d’autant plus facilité que leur discours trouvent des relais immédiats dans la politique menée par le gouvernement et le PS. La manif pour tous, mouvement homophobe massif qui défile régulièrement est par-exemple devenu un lieu d’expression libre pour tous-tes les fascistes. Lorsque les manifestations des homophobes étaient quasi-hebdomadaire, pendant des mois le PS a délibérément laissé traîner les choses pour que les réactionnaires occupent la rue plutôt que les travailleurs et travailleuses et les jeunes des classes populaires. 

Les déclarations racistes trouvent un écho dans la politique de l’État qui exclue et traque les sans-papier-e-s et migrant-e-s, déchaîne les sentiments islamophobes et xénophobes. Leur unité nationale, leur "esprit charlie", c'est la liberté pour les bourgeois et bourgeoises, la répression pour les classes populaires.
Le projet d’interdiction du voile dans les universités, ou du burkini sur les plages ne sont que les avatars d’une politique d’état systémique, raciste et sexiste. 
Ces mêmes mesures et discours sont abondamment relayés dans les médias, sans remise en cause. Il n'y a pas besoin du FN pour mener ces politiques revendiquées par les fascistes. Le PS le fait déjà.

Nous ne pensons pas qu'il y a une menace de prise de pouvoir fasciste imminente. Nous pensons que du FN au PS, et à sa gauche, il y a déjà une politique qui satisfait les revendications des mouvements les plus réactionnaires. Ce sont tous des partis de la bourgeoisie qui défendent des mêmes intérêts. Le FN ne se distingue finalement qu'à la marge de la politique raciste et sexiste du PS. Il est certes plus décomplexé, et ouvertement anti-immigré, mais il est aussi une organisation de la bourgeoisie comme les autres. Et la bourgeoisie ne se sent pas suffisamment menacée pour faire appel aux fascistes au pouvoir pour nous réprimer, tout simplement car il n'y a pas encore d'organisation révolutionnaire capable de menacer ce pouvoir bourgeois.

Il n'empêche qu'elle laisse se développer les mouvements fascistes, au cas où, pour pouvoir faire appel à elle en cas de besoin, comme auxiliaire répressif, comme bras armé paramilitaire de la bourgeoisie. Les fascistes peuvent donc en toute impunité menacer des camarades et les agresser.

L'état d'urgence, ce n'est pas les fascistes qu'il vise. Certains lourdement armés, prêts à commettre des attentats contre des mosquées ont été interpellés et libérés. Au contraire, état d'urgence et fascistes servent le même intérêt, celui de la répression bourgeoise !

Le récent redéveloppement de l'Action Française, incriminée à Paris et Lyon, ne nous étonne pas après le mouvement contre la Loi Travail. Lorsque certain-e-s redressent la tête et s'opposent à la politique bourgeoise du gouvernement, une part de la jeunesse bourgeoise se mobilise pour les réprimer. Ce n'est pas pour rien que les manifestations de policiers ont permis aux fascistes de reprendre de l'espace dans la rue !

Dans ce contexte particulièrement difficile pour les militant-e-s progressistes et antifascistes, s'organiser est nécessaire.
D’abord, il faut assurer l’autodéfense des classes populaires, et de tout-e-s ceux et celles qui sont menacés par les agressions.
Ensuite, il nous faut pouvoir répondre politiquement à l’État capitaliste et impérialiste qui organise cette société raciste, sexiste et homophobe. Il cherche à orienter la partie blanche du prolétariat vers le chauvinisme, le racisme. Il cherche la division. 

Pour éviter cela, il nous faut des organisations, au sein de la classe ouvrière, dans les quartiers populaires, dans les espaces ruraux. Lorsque dans les villages, les villes de l'Etat français, des fascistes manifestent et s'en prennent au migrant-e-s, nous devons réaffirmer l'unité de la classe ouvrière. L'autodéfense antifasciste est une autodéfense de classe contre le chauvinisme et le racisme !

Malheureusement, le chauvinisme et le sexisme imprègnent également les milieux dits progressistes ou révolutionnaires. Certain-e-s organisent même des réunions pour s'en prendre à celles et ceux, directement concerné-e-s, qui posent la question du racisme ! Pour nous, il ne  saurait il y avoir de mouvement antifasciste conséquent qui n'accepte et ne soutienne l'organisation de celles et ceux qui sont opprimé-e-s de part leur race, leur genre, leur religion ou leur orientation  sexuelle.

Dans un état aussi raciste et sexiste que le nôtre, pas étonnant que certain-e-s petit-e-s bourgeois-e-s retournent leur veste quand il s'agit de remettre en cause leurs privilèges !

Le combat de ces groupes non mixtes fait pleinement partie du combat antifasciste. Elles ne divisent et n'excluent que celles et ceux qui sont racistes, sexistes, islamophobes, transphobes, homophobes !

Nous soutenons les initiatives antifascistes conséquentes qui visent à faire reculer l’influence des fascistes.

Enfin, lorsque les fascistes attaquent, nous ne devons pas nous laisser intimider. 

Nous ne pouvons pas compter sur la bourgeoise pour nous défendre. Semer la panique dans nos rangs est un objectif de la bourgeoisie. Nous ne croyons pas à une République au dessus des classes. Elle cherche a nous museler et nous soumettre en échange d'une protection bien illusoire. L'autonomie de classe est la seule voie pour gagner. 

La solidarité est notre arme, et nous ne pouvons pas abandonner nos camarades qui seraient victimes des agressions fascistes. La CGA Lyon annonce lancer prochainement un appel à souscription pour réparer la librairie. Reprendre leur activité est la première réponse aux fascistes qui veulent intimider et démoraliser les progressistes. À Lille, deux manifestations ont déjà eu lieu contre la Citadelle.  
Nous saluons la combativité des libertaires lyonnais qui continuent le combat et appelons à contribuer à leur cagnotte pour rembourser les dégâts ainsi qu'au rassemblement qui aura lieu place colbert samedi à 15h00 ! 

Soutien antifasciste !

 

Nous relayons ci-dessous l'appel unitaire de la Plume noire :

 

APPEL À RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 15H PLACE COLBERT CONTRE LE FASCISME ! Faites tournez massivement ! :

Ni à la Croix Rousse, ni ailleurs, les fascistes n’ont pas leur place

Ce samedi 19 novembre des catholiques intégristes et des militants d’extrême droite ont tenu un rassemblement place Colbert avec casques et armes à la main alors que celui-ci était interdit par la préfecture.

Les habitantes et habitants du quartier ainsi que les personnes de passage se sont vues alors interdire l’accès à cette place populaire de la Croix Rousse.

Plus tard dans l’après midi, c’est un groupe de fascistes armés présent à ce rassemblement qui est venu sans aucune réaction policière attaquer la librairie la Plume Noire qui a été fortement endommagée et des personnes présentent blessées. Cette attaque n’est pas un fait isolé, elle s’inscrit dans la montée en puissance actuelle de l’extrême droite et la multiplication des agressions contre les minorités, les militant-e-s...

A Lyon il n’ y a pas moins de 4 locaux fascistes. De partout en France des groupes néo-nazis ouvrent des locaux et ont pignon sur rue avec la complaisance des pouvoirs publics qui les laissent faire.

La Coordination des Groupes Anarchiste de Lyon appelle les habitant-e-s, les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes à se mobiliser et être solidaire contre ses attaques.

RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 26 NOVEMBRE A 15H00 PLACE COLBERT

Pour nous soutenir, contacter nous à : soutienplumenoire@riseup.net

Face aux attaques fascistes, solidarité

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #France, #Lyon

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Publié le 21 Novembre 2016

Amnistie pour les prisonni-ers-ères politiques basques !

Le 26 Novembre, pour la deuxième année, Amnistiaren aldeko eta errepresioren aurkako mugimendua organise une manifestation pour revendiquer l'amnistie des prisonniers et prisonnières politiques basques.

Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de nous positionner et de lutter aux côtés des militants et militantes abertzale. Plus d'une centaine sont incarcéré-e-s, dispersé-e-s dans l'état français et 350 dans l'état espagnol. Ils et elles ont été condamné-e-s à de lourdes peines pour avoir lutté pour leur droit à l'autodétermination et la justice refuse de faire sortir les prisonnier-e-s malades et en fin de peine de sûreté, les condamnant à la prison à vie. Citons Ibon Iradi, incarceré à Lannemezan, souffrant d'une sclérose en plaque.

Il est, en tant que révolutionnaires dans l'état français, nécessaire de se positionner et de soutenir ces militants et militantes. Nous soutenons le droit des peuples opprimés à lutter pour leur liberté ! Nous ne saurions être libres tant que des peuples seront enchaînés.

Le combat des prisonniers et prisonnières basques, de tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie, victimes du terrorisme des états espagnols et français, des exilé-e-s auxquel-le-s l'amnistie permettrait un retour au pays qu'ils et elles ont du fuir suite à leur engagement, c'est le même que le nôtre, celui pour la liberté et le socialisme.

Ces dernières semaines la répression a frappée des deux côtés d'Euskal Herri : arrestation de Mikel Irastorza dans une coordination des forces d'occupations françaises et espagnoles , et aujourd'hui les 7 arrestations à Altsasu pour l'instant comptabilisées dans une enième opération des forces d'occupations de la guardia.
Face à la répression, au déni du droit à l'autodétermination du peuple basque, seule la lutte paie !

Nous serons présent-e-s à cette manifestation et apportons notre soutien au mouvement pour l'amnistie et contre la répression. Borroka da bide bakarra !
Jo ta ke amnistia ta askatasuna lortu arte !

Texte d'appel en français

Le 26 novembre, manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo

En plus de supposer la liberté inconditionnelle des prisonnier.e.s, réfugié.e.s et déporté.e.s polítiques, l'amnistie implique le dépassement des raisons qui sont à l'origine du conflit, c'est-à-dire de l'oppression nationale et sociale, comme la manière d'arriver à une vraie paix basée sur la justice.

Mais en plus de ceux-ci, la lutte en faveur de l'amnistie apporte au débat d'autres éléments importants, parmi lesquels le caractère politique des réprimé.e.s, la violence structurelle des états, l'activité oppressive des forces d'occupation, l'ethnocide culturel des peuples sans état, l'oppression de la classe travailleuse, l'inexistence de démocratie et le droit à la lutte.

C'est pour cela que le Mouvement Pro Amnistie et Contre la Répression appelle à manifester sous la devise "Amnistie totale!" le 26 novembre à Bilbo, à 18:00 heures.

Le 26 novembre nous défendrons le caractère politique des réprimé.e.s, parce que sa dépolitisation facilite la répression qu'ils elles subissent et ferme les portes à vivre libres en Euskal Herria.

Le 26 novembre nous dénoncerons la violence que les états espagnol et français utilisent pour oppresser notre peuple et laisserons à découvert son visage sanglant et authentique.

Le 26 novembre nous dirons "Hors d'ici!" à la Garde civile, aux Gendarmes, à l'Armée, aux Policiers espagnols et français et aux cipayes, parce qu'ils n'ont apporté que souffrance, de la peur, imposition, torture, mort et guerre à notre peuple seul.

Le 26 novembre nous revendiquerons que nous sommes une nation et que, pour survivre comme peuple, l'indépendance et le socialisme soient indispensables. Que nous ne sommes pas espagnols et français, mais uniquement des Basques, et que ce qui nous unit n'est pas d 'appartenir à la même nation mais à la même classe.

Le 26 novembre nous crierons que sans justice il n'y a pas de paix et que se lever et se battre devant ceux qui essaient de perpétuer les injustices est encore plus légitime, c'est un devoir.

Le 26 novembre, une manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo.

Texte d'appel en basque

Azaroak 26, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon


Amnistia preso, deportatu eta iheslari politikoen baldintzarik gabeko askatasuna suposatzeaz gain, gatazkaren iturburuan dauden arrazoiak, hots, zapalkuntza nazionala eta soziala, gainditzea barnebiltzen du justizian oinarritutako bentako bakera iristeko modu gisa.

Baina hauetaz aparte, amnistiaren aldeko borrokak beste elementu garrantzitsu batzuk ekartzen ditu eztabaidara, besteak beste errepresaliatu hauen izaera politikoa, estatuen biolentzia estrukturala, indar okupatzaileen jarduera zapaltzailea, estaturik gabeko herrien etnozidio kulturala, langileriaren klase zapalkuntza, demokraziaren existentzia eza eta borrokarako eskubidea.

Hori dela eta, Amnistiaren Aldeko eta Errepresioaren Aurkako Mugimenduak “Amnistia osoa!” lelopean azaroaren 26an Bilbon manifestatzeko deia egiten du, 18:00etan Bihotz Sakratutik.

Azaroaren 26an errepresaliatuen izaera politikoa defendatuko dugu, haien despolitizazioak pairatzen duten errepresioari erraztasunak ematen dizkiolako eta Euskal Herrian libre bizitzeko ateak ixten dizkielako.

Azaroaren 26an Espainia eta Frantziako estatuek gure herria zapaltzeko erabiltzen duten bortizkeria salatu eta haien benetako aurpegi odoltsua agerian utziko dugu.

Azaroaren 26an Guardia Zibilari, Jendarmeei, Armadari, Espainia eta Frantziako poliziei eta Zipaioei esango diegu “alde hemendik!”, gure herrira sufrimendua, beldurra, inposizioa, tortura, heriotza eta gerra besterik ez dutelako ekarri.

Azaroaren 26an Euskal Herria nazio bat dela eta herri bezala bizirauteko independentzia eta sozialismoa ezinbestekoak dituela aldarrikatuko dugu. Ez garela espainolak ezta frantsesak ere, baizik eta soilik euskal herritarrak, eta beraiekin batzen gaituena ez dela nazio berekoak izatea, klase berekoak izatea baizik.

Azaroaren 26an justiziarik gabe bakerik ez dagoela eta injustiziak betikotu nahi dituztenen aurrean herri bezala altxatzea eta borroka egitea, zilegia ez ezik, betebeharra dela oihukatuko dugu.

Azaroaren 26an, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon.

Ammnistie pour les prisonniers et prisonnières basques

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Répression, #France, #Anti-impérialisme, #Antifascisme

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