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Publié le 28 Février 2017

Pas de trêve ! Ces élections ne sont pas les nôtres !

 

Après le mandat présidentiel de François Hollande, la désillusion quant à la possibilité de voir les choses changer par les élections est massive dans les classes populaires.

La politique anti-ouvrière, impérialiste, sexiste, raciste, islamophobe menée par le PS a ouvert les yeux de beaucoup sur l'arnaque que constitue l'alternance.

De droite ou de gauche, les politiciens servent le même intérêt, et ce n'est pas le notre, c'est celui des bourgeois-e-s.

Les primaires de gauche, l'affaire Fillon, la candidature de Hamon, de Macron, ne sont que des tentatives par les médias de tenter de relancer notre intérêt pour ces élections en ré-ouvrant un jeu qui apparaissait totalement verrouillé. Mais ne soyons pas dupes, le jeu électoral est un jeu bourgeois dans lequel nous n'avons rien à gagner.

 

Comme ils sont loin des préoccupations des ouvriers et ouvrières,

ces politicien-ne-s !

Ils ne s'adressent qu'à la partie la plus retardée d'entre nous.

Cette partie est celle qui se désolidarise des ouvrier-e-s issu-e-s des pays dominés par la France pour se réserver les postes les mieux payés de la production.

Elle préfère les miettes que la bourgeoisie veut bien lui concéder en échange d'un soutien à la politique impérialiste de rapine qu'elle mène.

C'est à elle que s'adresse Marine Le Pen. C'est aussi à elle que s'adresse Mélenchon dans ses sorties islamophobes et racistes car c'est une partie de nationalité française de la classe ouvrière qui donc posséde le droit de vote.

Les propositions des candidats dits progressistes nous paraissent être de la poudre aux yeux. Pôle emploi radie en masse les chômeurs. Les CROUS tardent à filer leurs bourses minables aux étudiant-e-s. Le smic reste au raz des pâquerettes chaque année. Les CAFs ne versent que des miettes en aides sociales.

La Loi Travail permet aux patron-ne-s de faire baisser nos salaires et de nous virer comme ils veulent.

Comment croire que les capitalistes vont accepter de nous donner un revenu universel ?

Nous ne condamnons pas ceux et celles qui iront voter. Tous et toutes nous avons envie d'agir sur notre situation sociale et tout est fait pour nous faire croire que les élections le permettent.

Cependant, nous portons un autre ordre du jour, un ordre du jour de lutte de classe, anti-impérialiste, anti-fasciste et féministe.

 

Dans notre société, des parts importantes des classes populaires et de la petite bourgeoisie sont en lutte.

 

Nous sommes dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée du monde et les ouvriers, ouvrières et technicien-ne-s n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. 

À PSA, dans d'autres boites de l'industrie, comme chez les agents de sécurité et les conducteurs d'Uber, les travailleurs et travailleuses luttent pour obtenir des augmentations, des primes. Leur travail remplit les poches des patron-n-e-s, ils et elles en ont assez de les voir s'engraisser grâce à eux et elles.

Dans leurs lieux d'habitations, ils et elles sont sous étroite surveillance policière. Les violences policières dont la jeunesse des quartiers populaire est victime, ils et elles en ont assez. Le meurtre d'Adama Traoré, le viol de Théo, les violences sexuelles contre les lycéen-ne-s du XIXème, les milliers de perquisitions contre des musulman-e-s, les mosquées saccagées, la liste des exactions commises les derniers mois est longue. La révolte gronde dans les quartiers populaires qui se sont mobilisés sans tomber dans les pièges tendus par le PS.


Une large partie de la classe ouvrière vient des pays dominés par la France, elle est l'objet d'une répression raciste et coloniale. Nous sommes dans un pays ségrégationniste où en fonction de sa couleur de peau, on se voit réserver les postes les plus bas dans la production. 

Les ouvriers et ouvrières réclament un salaire égal à travail égal, des groupes non mixtes de personnes issues des pays dominés par la France s'organisent. Le viol de Caïs, un petit garçon de 4 ans, la réouverture du Bal Nègre ont été l'objet de mobilisations ces derniers mois. Nous appelons à la manifestation pour la justice et la dignité du 19 mars.

 

La France est une puissance impérialiste en guerre. Elle impose son ordre dans ses colonies. Dans ses territoires dits "d'outre mer" elle maintient des économies coloniales et réprime les revendications culturelles et politiques nationales. 

La situation n'est pas apaisée au Pays basque où des militant-e-s sont interpellé-e-s et incarcéré-e-s. Le PS est un ennemi des revendications des peuples en luttes, nous exigeons l'amnistie des militants et militantes basques.

Le PS a également redécoupé les régions au détriment des catalan-e-s et occitan-e-s, réprimé le mouvement indépendantiste corse.

Il n'a su que semer la guerre et le chaos, d'abord en Syrie, Iraq, Mali, Centrafrique, poussé des milliers de gens à la fuite, maltraité les réfugié-e-s. En Palestine, l'État Français continue à soutenir les revendications réactionnaires pro-sionistes, refusant toujours de reconnaître l'état palestinien et le droit à l'autodétermination. Il soutient aussi Erdogan et le gouvernement turc dans sa répression des mouvements kurdes et leurs alliés progressistes. 

L'État français travaille pour maintenir les profits de ses grands groupes financiers et industriels. Pour cela, le gouvernement socialiste était prêt à tout pour favoriser sa politique impérialiste, de conquête des marchés au sein de la concurrence inter-impérialiste. 

Au mépris de l'environnement, de ce que peut supporter la Terre, de la survie à long terme des espèces vivantes y compris de l'espèce humaine, la France poursuit une politique destructrice, un écocide. Malgré les protestations populaires, elle poursuit sa politique énergétique, nucléaire, du charbon, prépare des forages de gaz de schistes, construit l'aéroport de Notre Dame des Landes, la Nouvelle route du littoral à La Réunion, ou la LGV Lyon-Turin. À coups de Greenwashing lors de la COP 21, le gouvernement a voulu nous faire croire qu'il se préoccupait de l'écologie, mais les pics de pollution se maintiennent, le tout-voiture continue à dominer nos villes, ils continuent à raser des forêts, à bétonner les sols, et la situation se dégrade.

 

Les femmes et les minorités de genre et d'orientation sexuelle n'ont reçu que du mépris de la part du gouvernement. Il n'a satisfait qu'aux revendications bourgeoises des milieux LGBT, laissant de côté les personnes trans et les lesbiennes, incarcéré les femmes qui se défendent contre un mari violent, interdit le burkini, arraché les voiles des femmes, exclut de l'espace public les femmes voilées. 

Face au patriarcat, au racisme et l'exploitation, les femmes et minorités de genre et d'orientation sexuelle résistent et s'organisent. Nous appelons à manifester le 8 mars à 19h30 à  Belleville.

Nous sommes dans un pays qui vit depuis plus d'un an sous état d'urgence et ce n'est pas pour rien : les contradictions sont fortes dans la société. L'Etat d'urgence n'a pas empêché les manifestations contre la loi travail, n'a pas empêché les émeutes en banlieue, la ZAD de tenir. 

Nous ne sommes pas dans un contexte où le jeu démocratique fonctionne, nous sommes dans un contexte où l'ordre règne grâce aux matraques, aux tonfas, aux lacrymos et aux hélicoptères.
 

Nous n'avons rien à attendre de ces élections, le changement, c'est nous, c'est notre organisation et notre détermination qui les permettront. 

Les militant-e-s de l'OC-FR n'appellent pas à voter aux présidentielles. Nous soutenons les initiatives menées contre les candidats aux élections et la manifestation "1er Tour Social" organisée le 22 avril place de la République.

 

Imposons notre ordre du jour par la lutte !

Pas de trêve, ces élections ne sont pas les nôtres !

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Publié le 6 Février 2017

Solidarité avec Théo, police patriarcale, police raciste !

Solidarité avec Théo, police patriarcale, police raciste !
 

T.W viol

 

Jeudi, aux 3000 à Aulnay, un jeune homme de 22 ans, Théo, s'oppose aux policiers qui viennent de gifler un petit garçon. Ils le gazent et l'arrêtent. Lors de son arrestation, roué de coups, insulté, il a été violé par un policier avec sa matraque avant d'être placé en garde à vue. A l'hopital, il a reçu 60 jours d'ITT.

Face à la colère de la population, les parquet a placé les 4 policiers en garde  à vue et entamé des poursuites. Mais il a vite retiré de l'accusation le mot viol pour se contenter de parler de violences en réunion.

Theo a eu raison de les accuser de viol. Il a raison d'être en colère face à leurs insultes et violences racistes. Ce n'est pas lui qui est sali par cet acte barbare, ce sont ceux qui l'ont commis. Il n'a pas à avoir honte, parler et se battre permet à tous ceux et toutes celles victimes de tels actes de reprendre confiance en eux et elles et de faire que la honte change de camp.

Police patriarcale

Le parquet fait preuve de la mauvaise foi dont tous les soutiens de violeurs font preuve. Mis devant une preuve vidéo des actes commis par les policiers, ils parlent de pantalon qui glisse tout seul et de matraque qui s'introduit de 10 centimètres à cause de la confusion.

Nous sommes toujours stupéfait-e-s de la maladresse et de la surdité des hommes. Il y a 150 000 viols par ans, et donc à peu près autant d'hommes qui n'entendent pas les "non", de pénis ou de matraques qui glissent et d'hommes qui avaient trop bu pour se rendre compte qu'ils étaient en train de violer une fille. De toute façon, intentionnel ou non, un viol est un viol. Un homicide involontaire est un homicide. Un viol, pareil, ce sont les faits qui comptent.
 

Minimiser, nier, rejeter la faute sur la victime, parler de ses graves accusations, ce sont des tactiques battues et rebattues des soutiens d'agresseurs.

 

Que le parquet utilise de tels arguments ne nous choque pas spécialement. Nous vivons dans un monde patriarcal.

Une des fonction des policiers est de faire barrière aux victimes de violences sexistes qui souhaiterait déposer plainte. Ils les traitent de menteuses, enquêtent sur leur moralité, les dissuadent de porter plainte.

Ils répriment celles auxquelles la société patriarcale donne une valeur moindre et celles qui sortent de leur rôle de genre.

Ils sont là pour racketter, violer, faire chanter, abuser des travailleuses du sexe.

Ils sont là pour réprimer les femmes psychiatrisées et neuroatypiques, les menacer, les dénuder, les attacher, les agresser physiquement et sexuellement.

Ils répriment les lesbiennes, les transexuelles, nous contrôlent la nuit quand nous sommes seules dehors pour pour tapinage.

Ils utilisent les violences sexistes contre les militantes, il faut que les femmes restent à leur place, loin de l'espace public.

Quand nous tombons entre leurs mains, nous, femmes de classe populaires, nous avons peur, non seulement parce que le commissariat est long et pénible, mais aussi de ce qui pourrait passer par la tête. Leur uniforme leur confère le droit d'user pleinement de leurs privilèges masculins. Ils battent massivement leurs femmes et violent collectivement des touristes au Quai des Orfèvres.


 

Violence raciste à l'encontre d'un jeune homme de quartier
 

La population qui vit dans les quartiers populaires est une population largement issue des pays dominés par la France. Le viol, c'est une arme de guerre utilisée de longue date par l'impérialisme français.

Prosituer, violer les hommes des pays dominés par la France, c'est tenter de leur faire rentrer dans la tête leur infériorité par rapport aux colons. Et être inférieur pour les français, c'est, notamment, être une femme. Violer des hommes racisés pour les traiter comme des femmes en dit long sur le traitement que la police réserve à celles-ci.

Ces derniers mois nombreux ont été les jeunes hommes de quartier à se plaindre de violence sexuelles de la part de la police.


Ce n'est pas pour rien que ce type de violence s'abat sur les jeunes hommes des quartiers populaires de la banlieue, les lycéens du 19eme, une grande part de ces populations viennent de pays anciennement colonisés par la France.

De nombreux migrant-e-s, hommes, femmes et enfants, sont elles et eux aussi victimes de viol sur le trajet qui les mène en Europe par les milices servant de garde frontières aux européen-ne-s.

Les arrachages de voile comme on a pu en voir cet été pendant l'affaire du Burkini, en garde à vue après des manifestations pour Gaza et au moment de l'interdiction du voile intégral sont eux aussi des violences racistes et sexistes.

Les femmes issues des pays dominés par la France n'ont pas le droit de se dérober au regards des impérialistes, leur corps leur appartient.

Celui des enfants aussi. Les militaires français violent des enfants au Mali et en Centre-Afrique tandis que l'Éducation Nationale, la Mairie de Montreuil et l'État enterrent le viol subit par le petit Caïs, 4 ans, à l'école.

La population d'Aulnay soutient le jeune homme. Samedi soir, des émeutes ont éclaté à Aulnay sous Bois. La police manifestait il y a quelques mois pour obtenir plus de droits et de moyens. Violer, tuer, taper, c'est le type de droit qu'ils revendiquent. La police a tiré à Saint Ouen il y a quelques jours en plein après midi également sur un chien. Depuis de longs mois, nos quartiers sont sous pression et notre sang coule.



Ne nous laissons pas écraser. Soutenons nous les un-e-s les autres face aux violences policières, ne laissons pas la police prendre ses aises dans nos quartiers.
 

Manifestons le 19 Mars pour la dignité et la Justice.

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #aulnay, #Anti-impérialisme, #Impérialisme, #Féminisme

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Publié le 22 Décembre 2016

Pas de justice pas de paix !
Justice pour la famille Traoré !

Le 14 décembre, Youssouf et Bagui Traoré, deux frères d'Adama Traoré, jeune homme noir tué par la police il y a cinq mois à Persan, sont passés en jugement au Tribunal de Pontoise. Ils ont été condamnés, pour Youssouf, à trois mois d'emprisonnement et pour Bagui, à cinq mois d'emprisonnement et à deux ans d'interdiction de séjour à Persan. Il reste en prison. Son frère et lui font appel de la décision de justice.

Quelques semaines plus tôt, la maire de Persan avait annoncé porter plainte contre leur soeur, Assa Traoré. La maire n'avait jamais daigné présenter ses condoléances ou apporter le moindre soutien à la famille d'Adama Traoré et ose se plaindre d'être mise en cause par le comité de soutien.
Des rassemblements ont été organisés devant la mairie à l'occasion de conseils municipaux et réprimés. C'est à cette occasion qu'une policière s'est gazée elle-même, ce qui a servi de prétexte à la mise en cause des deux frères Traoré, arrêté quelques jours plus tard.
Dossier vide, procédure bâclée, n'ont pas empêché le Tribunal de condamner les deux frères. L'urgence pour l'Etat, de la mairie au Tribunal en passant par la préfecture, c'est de faire taire cette famille qui s'est engagée pour réclamer justice suite au meurtre de leur jeune frère Adama.
Ce jeune homme essayait simplement d'échapper à un contrôle de police afin d'éviter ce qui pourrait arriver si la police lui mettait la main dessus sans ses papiers. Et ce qui pourrait arriver est malheureusement arrivé.

La mobilisation a permis d'obtenir de la justice que soient nommés 3 juges pour s'occuper de l'affaire.

Le procès des frères Adama est un procès politique. La répression, dans nos quartiers, ce n'est pas une affaire de lutte contre la criminalité, contre le terrorisme, contre le trafic de drogue. C'est une répression politique, raciste et de classe.

Nous avons en face de nous une petite minorité de privilégié-e-s qui vit dans l'opulence. Sa richesse, elle la tient de l'exploitation et du pillage. La bourgeoisie pille des ressources naturelles des pays dominés, réalisé au prix de massacres coloniaux et de guerres effroyables, exploitation des ouvriers et ouvrières de ces pays maintenus sous la férule de dictateurs amis de la France. Elle importe des millions de ces travailleurs-euses pour venir travailler dans les usines, les chantiers, faire le ménage et s'occuper de ses enfants en France. Elle les entasse dans des taudis ou des barres HLM de lointaine banlieue parisienne, surexploite celles et ceux qui n'ont pas de papiers. Et elle écrase celles et ceux qui osent relever la tête.

Seulement, les bourgeois-ses ne sont qu'une toute petite minorité, et ils/elles ont largement fait leur temps. La bourgeoisie a peur, donc elle construit des figures de délinquant-e-s, elle construit des figures de terroristes, en essayant d'entraîner la partie blanche des classes populaires derrière elle.

La France a été à la pointe de la théorisation de la contre-insurrection face aux luttes des peuples asiatiques et africains qui se sont soulevés pour obtenir leur indépendance. Elle utilise dans nos quartiers les mêmes méthodes.

Les forces de répression au service de la bourgeoisie tirent des milliers de balles pour abattre des hommes et des femmes retranchés dans un immeuble de Saint Denis avec un pistolet, tirent sur les occupant-e-s innocent-e-s, pour terroriser toute la population de la ville.

Elles passent à tabac et tuent de leurs mains des jeunes hommes parce que noirs. Elles tirent sur des chiens en pleine journée au pied des tours des 4000 à la Courneuve.

Les hélicoptères braquent des projecteurs le lundi matin à 6h30 sur les barres HLM de banlieue et survolent tous les soirs la Seine Saint-Denis, tandis qu'en silence, les drones filment.

Elles perquisitionnent des milliers de musulmans et musulmanes, saccagent des mosquées, forcent les femmes à se dévoiler.

Elles embarquent, emprisonnent, laissant des femmes et des enfants sans ressources, frappent, violent.

Elles s'attaquent à quiconque contrecarre leur plan. Elles enferment des militant-e-s basques en train de déposer les armes et en extradent d'autres réfugié-e-s depuis des années en France. Elles enferment des militant-e-s politiques en utilisant des montages aussi grossiers que celui contre les frères d'Adama.

Elles peuvent utiliser des nervis fascistes et des barbouzes pour faire ce que la police ne peut pas faire, torturer, tuer, mettre le feu à des foyers. On peut citer en exemple un incendie volontaire au foyer cara à Saint Ouen. Le feu était parti de poussettes de familles roms et avait ravagé le rez de chaussée. Plusieurs familles avaient été blessées. Quelques jours après, la police avait tazé de multiples fois des individu-e-s tentant de se réfugier dans la tour et cassé les vitres des camions des familles roms qui terrorisées préféraient dormir en bas.

On nous parle de démocratie, on nous parle de justice, de liberté d'expression, mais la seule démocratie et la seule justice, ce sont les leurs, pour eux et elles, contre nous.

Ces dernières années, l'impérialisme français, en crise, est hyper agressif militairement. Sur le territoire, elle cherche à nous exploiter toujours plus, étouffer les révoltes par une répression qui va crescendo. Plus d'un an d'état d'urgence derrière nous, sans cesse reconduit, des policiers et policières autorisé-e-s à porter leurs armes hors de leurs heures de service. Le droit à la légitime défense des policiers et policières a été réformé, pour couvrir toujours plus leurs exactions. Après les attentats du 13 novembre, l'Etat avait promis une offensive massive contre les quartiers populaires décrits des nids délinquants et de terroristes.

Ils ont raison de se méfier des quartiers populaires.

Notre exigence de justice, notre liberté d'expression les menacent.
Nous exploiter, toujours plus, voici leur intérêt, nous forcer à courber l'échine.
Nos intérêts sont inconciliables.
La bourgeoisie a l'armée, la police, les médias, mais cela ne change rien, c'est une petite minorité. Ils n'ont pas empêché la mobilisation contre la Loi Travail, malgré une forte répression.
Nous sommes habitué-e-s à la patience, nous sommes habitué-e-s à la galère, à l'humiliation. Eux et elles sont habitué-e-s à humilier et à obtenir tout ce qu'ils et elles veulent tout de suite.
Redevenir maîtres et maîtresses de nos destins, c'est construire des solidarités et s'opposer à leurs plans. C'est ce que fait l'entourage d'Adama Traoré et la population de Persan. Nous saluons leur courage.


Comme eux et elles, nous devons lutter. Les quartiers populaires sont des foyers de résistance que la bourgeoisie veut briser, mais elle n'y parviendra pas. La lutte vaincra !

Un mur "anti-dealers" à Emile


Autre exemple, à Saint Ouen, la semaine dernière, l'OPHLM avait décidé de murer la cité "Michelet-Bauer" et ses habitant-e-s pour "lutter contre le trafic de drogue". Le matin, les habitant-e-s se sont mobilisé-e-s pour empêcher la construction du mur, construction sous surveillance policière. Une habitante a été arrêtée. Les habitant-e-s ont pétitionné et ont obtenu l'arrêt de la construction du mur... et la destruction du mur qui avait été construit à la cité voisine d'Emile Cordon, voilà deux ans, par la municipalité PCF. Dans cette ville en plein embourgeoisement, c'est une victoire contre la volonté de chasser les classes populaires de la ville.

Notre force, c'est dans le collectif et la solidarité que nous les créons !

Soutenons Youssef, Bagui et Assa Traoré contre la répression, nous voulons la Justice pour Adama et pour toutes celles et ceux qui sont mort-e-s sous les coups de la police, pour tous nos frères et nos soeurs qui croupissent en prison.

Liberté pour Youssef et Bagui Traoré ! Arrêt des poursuites contre Assa Traoré ! Justice pour Adama, justice pour nos quartiers ! A bas l'état raciste ! Notre force est dans la solidarité !

Rejoignons les différentes initiatives en soutien notamment la manifestation du 28 décembre à 18 heures place Saint Bernard contre tous les racismes et celle du 19 mars contre les violences policières!

Pas de justice pas de paix ! Justice pour la famille Traoré !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #racisme,, #Antifascisme

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Publié le 21 Août 2016

Expulsions fin Juillet : CARA, roms, migrant-e-s, solidarité !

 

Le 28 Juillet, 292 personnes ont été évacuées d'un squat dans lequel nous étions présent-e-s depuis 2 ans et demi à Saint Ouen, le foyer CARA, par une armada de CRS (30 camions présent-e-s).

 

Depuis la venue du DAL au mois de septembre 2015, les habitant-e-s du foyer CARA vivaient dans l'isolement vis à vis des militant-e-s ayant participé ou soutenu cette occupation.

 

Pourtant, le foyer CARA a été un lieu où des dizaines de réunions de diverses organisations politiques, féministes, communistes, se sont tenues. Cette tour, construite par l'architecte Chemetov, était symoblique de la « banlieue rouge », populaire, ouvrière. Classe ouvrière abandonnée par le front de gauche qui a été la première municipalité à s'attaquer à la fermeture de ce foyer qui a accueilli des milliers de jeunes primo-arrivants en région parisienne durant une trentaine d'année.

 

Face à la politique de gentrification de la proche couronne de Paris, Saint Ouen se préparant à devenir un nouvel arrondissement parisien, cette tour a servi de refuge à de nombreux et nombreuses jeunes de quartiers, migrant-e-s, mineur-e-s isolé-e-s, familles roms, à tous ceux et toutes celles que la politique du logement dans cette ville vise à chasser.

 

Nous trouvons dommageable que les militant-e-s se soient détourné-e-s de cette lutte, considérée comme « finie » depuis longtemps alors que plusieurs centaines de personnes y vivaient encore. Les conditions de luttes évoluent, les choses se transforment. Mais nous trouvons classiste de considérer que, une fois disparu le cadre officiel de « foyer de jeunes travailleurs », la lutte est terminée, comme si des centaines de squatteurs valaient moins que les jeunes travailleurs, alors que ce sont toujours des jeunes travailleurs. Nous trouvons raciste de considérer que le départ des militant-e-s blanc-he-s politiques signe la fin de la lutte, comme si seul-e-s les militant-e-s blanch-e-s politiques étaient à même de lutter.

 

Le manque de soutien n'a pas permis d'éviter la dispersion des habitant-e-s. La police a placé des barrières pour disperser les roms qui restaient en bas du foyer, faute de moyen, il n'a pas été possible de mettre en place un campement. Le DAL revendique le relogement des habitant-e-s du CARA et négocie avec la préfecture (sur la base de sa propre liste des hébergements à l'hôtel, ne prenant pas en compte les revendications des roms).

 

Cependant, nous avons obtenu un soutien de la part d'ex habitant-e-s du CARA, d'habitant-e-s de cités aux alentours et des rapports d'entraide et de solidarité persistent malgré notre dispersion.

 

Nous même sommes conscient-e-s que la situation du cara et son expulsion fait partie d'une politique globale. Les habitant-e-s du CARA en étaient eux même conscient-e-s, car faisant partie des populations visées par la politique raciste du gouvernement, au CARA ou ailleurs.

 

Et cet été, la politique raciste vise de plein fouet les quartiers populaires et les migrant-e-s.

 

Pression policière et offensive en banlieue

 

« L'autre riposte, dont François Hollande et Manuel Valls ont annoncé qu'elle serait massive et sans faiblesse, concerne le territoire français. (…) qu'il va demander aux députés et sénateurs pour des perquisitions massives dans les caves et les sous-sols des barres d'immeubles qui sont parfois devenues de véritables bunkers pour tous les trafics possibles. Et d'abord, ceux des armes et de la drogue qui alimentent l'un et l'autre des groupes susceptibles soit de se tourner vers le grand banditisme, soit de tomber dans le radicalisme islamiste. » (source « Le Point », le 11 Novembre 2015).

 

Quelques jours après les attentats, les déclarations étaient claires : offensive sur les quartiers populaires. Saint Denis a essuyé une opération militaire lors de laquelle des milliers de balles ont été tirées et plusieurs personnes blessées. Les manifestations contre la Loi Travail ont ensuite largement occupé les forces policières, mais l'été arrivant, elles se sont reconcentrées sur nos quartiers. Pendant l'euro, la présence policière était massive autour du stade de France : contrôles d'identités, palpations, barrage policiers, policiers en civils dans les cafés, hélicoptère au dessus de nos têtes.

 

L'hélicoptère n'a pas quitté le ciel de la banlieue nord après la fin de l'euro.

 

Le meurtre d'Adama Traoré, l'exécution d'un chien à la Courneuve, ont créé de l'émotion et de la colère dans les quartiers de la banlieue nord. Des échauffourées ont eu lieu à Saint Denis et à la Courneuve. L'hélicoptère de la police a survolé plusieurs fois ces villes depuis les dernières semaines.

 

Parallèlement, l'Etat est allé à l'offensive. Mi Juillet, un squat lyonnais, l'Hôtel California, a été expulsé. Le foyer CARA a été expulsé par une armada de CRS (30 camions) puis un squat de rom dans la foulée à Montreuil. Le 4 aout, c'est un camp de rom à Saint Denis qui a été expulsé.

 

Ces expulsions ne sont pas isolées des exactions policières touchant les jeunes de quartiers non-blanc-he-s comme Adama Traoré.

 

En effet, dans le cas du CARA, la préfecture avait longtemps hésité à intervenir par peur de causer un-e mort-e dans cette tour de 14 étages. Malgré les centaines de CRS, l'évacuation a mis plusieurs heures, un homme a été électrisé par la police et arrêté.

 

La population des squats du 93, la population du CARA correspond à celles et ceux dont, pour l'Etat, la vie ne compte pas, mais qui est de plus considérée comme une menace. Les chambres du CARA, ce sont les caves « hors de l'Etat de droit » qu'il fantasme comme terreau du grand banditisme ou du terrorisme. Prévenir les meurtres policiers, c'est être au quotidien aux côtés des personnes qui affrontent les violences policières et la répression dans les quartiers populaires.

 

Migrant-e-s, quartiers populaires, une seule et même cible

 

Après avoir expulsé les grands squats et camps dont il souhaitait se débarrasser, l'Etat jète son dévolu sur les migrant-e-s et demandeurs et demandeuses d'asile qui campent à Jaurès. Nous en sommes à la 8ème évacuation des demandeurs et demandeuses d'asile. Les premiers jours, l'Etat a agi avec le maximum de brutalité, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées.

 

Le préfet de Paris a été condamné plusieurs centaines de fois pour entrave au droit d'asile, l'accueil réservé aux réfugié-e-s fuyant les guerres que sème la France à travers le monde, ce sont des coups de matraque, des renvois en Italie ou en Espagne.

 

Tout cela n'est pas étranger à la politique menée dans les quartiers populaires. La population de Seine Saint Denis concentre beaucoup d'étrangers et étrangères. Dans leur pays, la France exploite les ressources naturelles mais les capitalistes gardent tous le profit, distribuant des miettes à quelques bourgeois-e-s corrompu-e-s qui maintiennent cet ordre des choses par la terreur. La France joue factions contre factions, déclenche des guerres qui ravagent des régions entières. Elle importe (à leurs frais) une main d'oeuvre de ces pays vers la France qu'elle cantonne au travail sur les chantiers, en cuisine, la garde d'enfants ou le ramassage d'ordure.

 

Nos quartiers populaires ne sont pas isolé-e-s de la lutte des migrant-e-s, ils sont le lieu où ils et elles vivent, créent des solidarités, luttent. Au Foyer CARA, la politique vis à vis des réfugié-e-s avait une incidence sur les arrivées de nouveaux habitant-e-s au foyer. Entre primo-arrivant-e-s et habitant-e-s des quartiers existent des solidarités.

 

Importer une main d'oeuvre des pays dominés permet à l'Etat français d'assurer aux patron-ne-s une main d'oeuvre bon marché, mais il se méfie de la population de ces quartiers. L'oppression raciste à elle seule suffit à créer de la colère, de la révolte, dans nos quartiers.

Pour rappeler à la population quelle est sa place, il utilise différentes tactiques. Les exactions policières sont là pour nous signifier qu'il peut faire ce qu'il veut de la vie de la population de ces quartiers et des non-blanc-he-s en général. Cet été, l'état a opposé un déni de justice face aux violences sexuelles dont un petit garçon de 4 ans, Caïs, par un professeur à Montreuil a été victime.

 

Les demandeurs d'asile fuient la guerre, les migrant-e-s économiques sont importé-e-s comme main d'oeuvre. Les pays d'origine de ces populations sont ravagé-e-s ou maintenu-e-s dans le sous développement économique par l'Etat français.

 

 

Nous faisons face à un état impérialiste particulièrement réactionnaire, agressif. Etre présent-e-s auprès de la population des quartiers populaires, des migrant-e-s, dans les luttes du logement des quartiers populaires, tout cela est une nécessité pour mener la lutte contre cet état.

 

Face aux offensives de l'Etat dans nos quartiers, contre les migrant-e-s, créons des solidarités !

Solidarité avec les expulsé-e-s du CARA, de Montreuil, de Saint Denis, les réfugié-e-s !

Expulsions fin juillet : cara, roms, migrant-e-s, solidarité
Expulsions fin juillet : cara, roms, migrant-e-s, solidarité
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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #CARA, #Saint-Ouen, #Paris, #logement, #Impérialisme

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Publié le 17 Mai 2016

Face à la loi Travail, restons uni-e-s !
 
Jusque-là, la mobilisation contre la loi Travail s'est appuyé essentiellement sur une composante de la jeunesse (lycéenne, étudiante).
Cependant, pour porter suffisamment de coups au gouvernement pour le faire reculer, nous avons besoin que le mouvement s'étende à des secteurs professionnels ouvriers. 
Certains secteurs de la classe ouvrière (chimie, marins, cheminot-e-s) se mettent en mouvement et appellent à la grève reconductible. Les ouvriers et ouvrières peuvent bloquer l'économie du pays, nous avons besoin de placer cette classe au centre de notre mobilisation. L'OC-FR salue cette avancée dans la lutte.
À l'approche de l'Euro, mettons nous en capacité de faire peur au gouvernement, de construire le rapport de force, de les menacer de tout bloquer, les voies de circulation économiques et les lieux de production.
 
Le syndicat, c'est l'outil d'organisation des ouvriers et ouvrières. Nous sommes syndiqué-e-s et appelons à renforcer nos organisations de classe.
 
Cependant, nous constatons une fracture entre la mobilisation d'une fraction gauchiste et la mobilisation syndicale. Le 9 Mai, la préfecture de Paris a publié un communiqué dans lequel elle déclarait avoir négocié les modalités du maintien de l'ordre (pas de cortège de tête "autonome" entre la police et le service d'ordre) et une dispersion de la manifestation avant son arrivée prévue devant l'assemblée nationale.
Des incidents ont éclaté le lendemain dans plusieurs villes entre services d'ordres syndicaux et cortèges "autonomes", alors que les manifestations subissaient de plein fouet la répression policière.
 
Nous n'avons rien en soi contre les services d'ordres équipés s'ils sont là pour garantir la sécurité des manifestant-e-s face à la police et la tenue de la manifestation. Si tel n'est pas leur but, ils ne font que rajouter de l'huile sur le feu.

 

Pour nous, il n'est pas possible de discuter des modalités de la répression avec la police. La police et l'armée sont structurellement aux ordres de la bourgeoisie et de l'état français. Ce sont des ennemis. Tout est antagonique entre nous. Pour preuve le nombre de blessé-e-s qu'ils ont fait lors des manifestations de ce mouvement, pour preuve le fait que Martinez lui même essuie des tirs de lacrymogènes. Pour preuve le nombre de personnes blessées, assassinées par la police dans les quartiers populaires où vivent les ouvriers et ouvrières. La colère contre la police est normale, juste, légitime. Affronter la police, c'est de l'auto-défense, dans un contexte marqué par l'Etat d'Urgence, le vote de lois et de mesures permettant à la police d'agir avec toujours plus d'impunité.
Les organisations doivent toutes dénoncer explicitement la violence policière. Nous ne pouvons pas défiler avec la police. Nous devons les pointer du doigt à chaque fois qu'ils agissent.
Nous ne croyons pas de toute façon que négocier quoi que ce soit avec la police soit une garantie contre la répression, au contraire.
 
 
Solidaires a démenti, la CGT également, mais cela ne suffit pas. Visiblement, la stratégie de communication de l'état français semble marcher (dans une certaine mesure). Celle des syndicats non et reste confuse.

Les syndicats sont traversés de contradictions. La CGT a essuyé une campagne médiatique de la part du gouvernement attaquant les affiches de la CGT info-com dénonçant la répression. 
La CGT Police défilera demain avec Alliance et des groupes fascistes à République contre la "Haine Anti-Flic" et a été soutenue par Martinez.
Les syndicats ont une double nature. D'une part, ce sont des outils de luttes, d'autre part, ils sont intégrés à l'appareil d'état qui nourrit de nombreux représentant-e-s syndicales et syndicaux. Nous devons mener la lutte pour maîtriser nos outils syndicaux.
 
 
Syndiqués et non-syndiqués, nous avons le droit à des éclaircissement de la part de l'inter-syndicale, dont toutes les organisations membres participaient au SO. Pour lever toutes ambiguïtés, les syndicats doivent s'exprimer, et communiquer sur le rôle de leur service d'ordre.
 
La police n'est pas du côté des ouvriers et ouvrières.
Nous reconnaissons le droit à l'auto-défense contre un service d'ordre hostile visant à l'isolement d'une partie de manifestant-e-s et les réprimant. Cependant, nous ne sommes pas naïfs et ne nous laisserons pas entraîner par les perches tendues par la préfecture. 
Pour nous, l'hostilité d'une partie du cortège autonome vis à vis des syndicats est une hostilité idéologique de classe, anti-ouvrière. Les cortèges syndicaux comprennent de nombreux travailleurs et travailleuses subissant elles et eux aussi la répression.

 
Ne nous laissons pas entraîner dans la division voulue par l'Etat. Lorsque nos manifestations sont suffisamment massives, nous sommes capables d'être solidaires comme lors du 1er Mai où, à Paris, cortège de tête pris en nasse et reste du cortège se sont rejoints. L'unité à la base et dans l'action est possible et la seule voie pour vaincre. 
 
La solidarité est notre arme !
Unité à la base et dans l'action !
Face à la loi Travail, restons uni-e-s !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #Syndicalisme, #France

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Publié le 1 Décembre 2015

Meeting de l'ICOR à Paris : pendant la COP 21, poursuivons la mobilisation !
 
L'ICOR (Organisation Internationale des Organisations et Partis Révolutionnaires), appelle à un meeting le vendredi 11 Décembre à 19 H au Centre culturel Kurde à Paris dans le cadre de la mobilisation contre la COP 21.
 
L'OC-FR participe en région parisienne aux côtés de l'ICOR à une campagne de mobilisation sur les questions environnementales et écologiques.
Nos militant-e-s en Ile de France participent à son organisation parce que nous considérons que cette problématique urgente exige une unité internationale des marxistes-léninistes. Nous ne sommes pas membres de l'ICOR, mais ponctuellement, nous avons décidé de soutenir activement leur initiative et de militer sur les mêmes mots d'ordre.
 
Les groupes capitalistes eux aussi sont organisés à l'internationale. Ils tirent leurs profits dans le monde, soumettent les peuples, apportent la guerre et polluent. Si nous voulons apporter une réponse conséquente à ces enjeux, nous devons nous aussi nous organiser à la plus grande échelle possible.
 
En France, le gouvernement a mis en place l'état d'urgence qui se traduit par l'interdiction de manifester. Lors du rassemblement à Paris, place de la République contre le lancement de la COP 21 dimanche 29 Novembre, il y a eu plus de 341 interpellations, 317gardes à vue selon la préfecture de Police.
Dans ce climat répressif, il est urgent de nous mobiliser, et de maintenir notre campagne.
Pour nous, militer sur ce sujet, c'est s'attaquer à l'impérialisme, la cause première du problème aujourd'hui.
Nous dénonçons en particulier l'impérialisme français, notre impérialisme, dont les grandes multinationales sponsorisent la COP 21 : Total, Shell, Veolia, Areva, Thalès, Lafarge, Engie, EDF, etc.
Ce sont ces mêmes groupes qui à travers le monde, maintiennent les peuples sous domination, installent et destituent les régimes au service de l'impérialisme, etc. On les retrouve dans le monde entier.
 
En Guyane, les groupes pétroliers comme Total et Shell explorent les fonds marins pour trouver du pétrole, mettant en péril la côte en cas de marée noire. En Chine, Engie développent ses projets de centrale à charbon, alors que l'atmosphère du pays est déjà l'un des plus irrespirables. Au Niger, Areva continue d'exploiter des mines d'uranium à ciel ouvert, polluant les sols et les eaux, et contaminant des générations entières atteintes de maladies et de malformations du fait des conditions sanitaires. Il est impossible de recenser tout ce que ces groupes français génèrent, tant ils sont nombreux. Mais ils représentent un panel des intérêts impérialiste de la France. Ce sont eux, les responsables de la situation.
 

Pour la première fois, la Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) organise une réunion à Paris.

 

Etat d’urgence en France -  état de guerre au Moyen Orient et en Afrique – répression de la résistance - une COP 21 hyper-sécurisée.

 

·         L’ICOR œuvre à la coopération et à la coordination des forces révolutionnaires au niveau mondial. Elle reprend la conclusion de Lénine : «Le capital est une force internationale. Il faut, pour le vaincre, l'union internationale, la fraternité internationale des ouvriers.»  Aujourd’hui, 49 Organisations sur les 4 continents adhèrent à l’ICOR (plus d’infos sur: www.icor.info/fr)

 

·         Sauvez l’environnement de l’économie de profit qui pousse l'humanité vers une catastrophe écologique globale car le capitalisme met en question les bases même de la vie …

Résistance active pour sauvegarder  l'environnement ! Pour un ordre social sans exploitation de l'homme et de la nature.

·         La révolution à ROJAVA est d’une importance internationale. L'ICOR participe à la reconstruction de KOBANÊ et soutient la lutte de libération du peuple kurde.

Venez discuter vendredi 11 décembre à 19 h avec les représentants de l’ICOR de plusieurs pays en Europe. Une table de presse sera à la disposition des organisations.

Meeting de l'ICOR à Paris : Pendant la COP 21, poursuivons la mobilisation

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Icor, #environnement, #Paris

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Publié le 30 Novembre 2015

 

La France a été frappée par un acte de guerre de Daech. Les tensions internationales s'expriment vivement autour de la question syrienne. Nous observons d'un oeil positif les initiatives prises actuellement par différentes organisations pour dénoncer l'impérialisme, contre l'intervention militaire française en Syrie et contre la guerre.

 

Aujourd'hui, nous devons lutter contre un certain nombre d'idées fausses qui pénètrent les mobilisations populaires. C'est sur des bases justes et claires que nous devons lutter ensemble.

Historiquement, il existe une quasi unanimité en France pour dénoncer le régime de Bachar Al Assad et soutenir la "révolution syrienne". Nombreuses sont les organisations à avoir déjà réclamé une intervention de la France, mot d'ordre porté par une minorité de la bourgeoisie syrienne cooptée par l'Etat français pour accéder au pouvoir une fois le but de la chute du régime atteint.

Il est urgent de mobiliser contre l'impérialisme français. Nous considérons cet impérialisme comme notre ennemi principal.

 

La guerre civile syrienne

 

Nous n'avons jamais parlé de révolution syrienne. Le faste de la bourgeoisie syrienne et les réformes libérales de Bachar Al Assad ont suscité un mouvement de protestation populaire en 2011. Très vite, les forces progressistes ont été écrasées par le gouvernement.

Le fragile équilibre inter-communautaire a volé en éclat après des mobilisations à base clanique. Divers groupes armés réactionnaires alimentés par les détenus libérés (!) par Bachar Al Assad, assassins de masse, ont mis le pays à feu et à sang. L'armée a répondu en bombardant des villes.

Ce qu'il se passait, c'était une guerre civile.

Au milieu de ce chaos, ll fallait de l'imagination pour voir une révolution. Seul-e-s les militant-e-s kurdes du Parti de la Vie Démocratique (PYD) profitaient de ce que les troupes du régime avaient déserté les trois cantons de Rojava pour y constituer des institutions autonomes regroupant les différentes communautés. Les Forces Démocratique de Syrie qui regroupent les kurdes et leurs alliés des différentes communautés sont confrontées à l'ensemble des milices réactionnaires, allant des débris de l'Armée Syrienne Libre pro-turque à Daesh, qui les haïssent au moins autant qu'elles ne haïssent le régime.

Aujourd'hui, divers groupes tels que Jahbat-al-Nosra, fidèle (ralliée) à Al-Qaida, soutenus par divers pays, s'opposent entre eux, à l'armée du régime (armée arabe syrienne), et à Daech.

 

Nous regardons avec effroi la situation d'aujourd'hui. Nous souffrons avec les civil-e-s syrien-ne-s. C'est près de la moitié de la population qui a dû fuir son pays pour se réfugier à l'étranger et a tout perdu. Avec celles et ceux qui vivent avec la peur des snipers sur place. Avec les minorités qui doivent faire face à des forces qui veulent les exterminer.

Pas de place pour la lutte des classes quand les clans prennent les armes. Pas de place pour la révolution quand l'ordre du jour est l'extermination de telle ou telle minorité religieuse.

 

 

Nous sommes solidaires des progressistes syrien-ne-s qui ont soutenu les réfugié-e-s et les combattant-e-s de Palestine (à qui le régime fait quelques très mauvais coups tordus). Depuis le milieu du vingtième siècle, d'importantes fractions des masses syriennes, issues de diverses classes sociales opprimées par l'impérialisme, se sont mobilisées pour l'unité arabe et ont cherché les voies politiques qui permettaient de résoudre les contradictions inter-communautaires et claniques dans leur société. Le parti Baath syrien, au pouvoir depuis 1968 et qui a pu dans un premier temps susciter des espoirs de transformations sociales, a échoué à apporter les solutions permettant de dépasser ces divisions féodales. Incapables de confiance dans les masses populaires, réprimant toutes les luttes qu'ils/elles ne contrôlaient pas, les dirigeant-e-s baathistes en sont venu-e-s à s'appuyer sur un clanisme et un clientèlisme qu'ils/elles prétendaient combattre, pour se maintenir au pouvoir. Ce sont les limites historiques de la bourgeoisie nationale syrienne.

 

Les kurdes et tous les autres peuples du Rojava ont rejeté son autorité avec raison pour construire un embryon d'Etat plus démocratique, plus proche des droits des femmes et des intérêts des travailleurs/euses.

La question n'est pas de savoir si Bachar Al Assad est un dictateur à l'heure actuelle. Malgré les horreurs qu’ils ont commises et leurs méthodes criminelles, le président Haïtien Martelly, le Turc Erdogan, le président Ivoirien Ouattara ou Sassou-Nguesso au Congo-Brazzaville n’ont jamais été qualifiés de dictateurs par la France.

 

Nous ne prétendons pas décider à la place des peuples de Syrie de ce que doit être le sort de Bachar Al Assad. Ce que nous ne voulons pas, et ce que nous cherchons absolument à éviter est l'internationalisation de la guerre. Nous considérons que c'est aux forces progressistes et révolutionnaires sur place de choisir ce qu'il doit advenir du régime syrien actuel. Notre rôle est de les soutenir dans leurs choix.

En attendant, il y a une résistance progressiste et démocratique visible et active aujourd'hui en Syrie. Nos espoirs se placent vers le peuple Kurde et ses allié-e-s des différentes communautés qui se battent contre Daech et qui rendent coup pour coup. Notre priorité en Syrie doit être de les soutenir. C'est ce que nos militant-e-s tentent de faire dans la mesure de nos maigres moyens. De même, nous essayons de soutenir les réfugié-e-s syrien-ne-s.

 

Ce que nous souhaitons, aux syrien-ne-s, plus que tout, c'est la paix.

Malheureusement cette question n'est plus entre les mains seules du peuple syrien depuis longtemps.

 

La paix en Syrie, en Irak, c'est le retrait total de l'armée française et l'arrêt de toutes agressions à l'encontre de la Syrie par la France

 

La France a des intérêts de longues date en Syrie et au Liban. Si le régime est devenu un ennemi, c'est que la France essayait d'étendre son influence dans la région au delà du Liban et de son alliance stratégique avec Israël. Pour cela, elle a mis la question syrienne à l'ordre du jour dès la reprise de ses discussions stratégiques avec les USA, en 2004, à l'occasion du 60ème anniversaire du débarquement.

Elle s'est préparée pas à pas à mettre le pied en Syrie avec l'accord de ses alliés. Elle a coopté une opposition syrienne, puis armé divers groupes armés réactionnaires qu'elle soutient encore aujourd'hui. Elle a demandé de façon insistante une intervention en 2013.

Elle a l'habitude de semer le chaos et de faire éclater les tensions inter-communautaires au Moyen Orient. C'est la France qui est à l'origine de la séparation du Liban sur une base confessionnelle instable qui a mené aux guerres civiles et parfois génocidaires dans ce pays.

C'est notamment la France qui a appuyé l'annulation au début des années 1920 du traîté de Sèvres qui prévoyait la création d'un état Kurde, dont le territoire a été partagé en quatre entre la Turquie kémaliste et les puissances colonialistes occidentales, rendant les kurdes minoritaires partout sur leur propre terre.

La France a soutenu la création d'Israël, partageant le territoire palestinien. Elle a toujours soutenu les pétro-monarchies, les Etats de la "réaction arabe" (Jordanie, Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn), alignés sur l'impérialisme. La France de François Hollande arme l'Arabie Saoudite et l'Egypte qui mènent la guerre et le chaos au Yemen contre la communauté chiite (Houthis). La France avec d'autres impérialistes a tracé des frontières à sa guise dans la région. Ce sont ces mêmes frontières que les peuples arabes et kurdes veulent désormais abolir.

 

Nous regardons avec effroi ce à quoi notre état a largement contribué.

 

La France n’a pas intérêt à résoudre quoi que ce soit en Syrie. Si elle pensait à l’intérêt de ces peuples, elle exigerait un corridor humanitaire pour que les révolutionnaires du Rojava puissent circuler librement en Turquie (pour que les militant-e-s présent-e-s en Turquie puissent rejoindre les cantons de Rojava), pour que des aides (médicaments, matériel de reconstruction) puissent arriver sur ce territoire qui résiste à Daech. Au lieu de ça, la France déroule le tapis rouge à Erdogan qui fait tout en Turquie pour faciliter les trajets meurtriers de Daech et établir un blocus autour du Rojava. Exigeons de la Turquie qu'elle arrête toute agression contre la Syrie et contre le Rojava et les kurdes.

 

Soyons vigilant-e-s face à la montée des tensions inter-impérialistes

 

Ce qui arrive aujourd'hui, c'est le bout de la stratégie de déstabilisation de la Syrie par la France dans une période où la crise du capitalisme exacerbe les tensions internationales. De l'Ukraine à la Syrie en passant par le Yémen, nombreux sont les lieux où les tensions entre états impérialistes risquent de se transformer en guerres ouvertes.

 

La crise nous mène à des heures de plus en plus sombres. L'économie étouffe, la production ne trouve pas de débouchés, la spéculation qui permet de faire circuler les capitaux (sur le bâtiment puis sur le pétrole puis sur le solaire) ne suffit plus à maintenir l'illusion, la crédibilité des banques est ruinée et celle des états au bord de la banqueroute.

 

Pour remédier à la crise, les USA se sont lancés à la conquête des puits de pétrole irakiens et se sont embourbés jusqu'à abandonner les fantoches corrompus et féodaux qu'ils avaient mis en place pour les laisser se faire balayer par une organisation réactionnaire et génocidaire qui a conquis du terrain et pris toutes les prérogatives d'un Etat : Daech.

L'Etat Islamique expansionniste dispute la Syrie à la France, met en danger l'Iran et les chiites. Il contrôle désormais une large part du marché pétrolier en Syrie, qui constituerait un quart de ses revenus. La Turquie veut se tailler une part du gâteau et est à l'offensive contre les kurdes et Bachar Al Assad. Elle profite de cette manne financière en laissant Daech écouler ses stocks en Turquie. Elle soutient l'Armée Syrienne Libre (ASL) contre la Russie. L'ASL aussi se bat pour le contrôle des puits pétroliers et surtout le contrôle de l'acheminement des productions irakienne et iranienne. Elle aussi veut sa part du gâteau pour elle même, et pour l'Etat turc qui la finance, l'arme et ouvre même des bureaux de recrutement pour renforcer ses troupes. Ce n'est pas la démocratie qui la motive, mais l'appât du gain.

La crise n'a jamais été aussi forte mais ce qui marche bien en ce moment, ce sont les industries de l'armement, l'aéronautique.

Il y a des années que les tensions n'ont pas été aussi vives entre pays impérialistes. Les aviations, les groupes armés locaux et parfois les troupes au sol des divers états impérialistes sont sur place et ne sont pas dans le même camp. Peut-être les tensions internationales vont-elles se résorber. Ou peut-être vont elle dégénérer en conflit mondial. Ce monde est une poudrière, il y a plusieurs zones de friction entre impérialismes (Syrie, Ukraine).

Ne restons pas muet-te-s face à cette situation ! Si nous voulons la paix, nous devons nous battre contre notre propre impérialisme et sa politique guerrière !

 

Et la Russie, la Chine et l'Iran ?

 

Il est de bon ton aujourd'hui d'attaquer politiquement les concurrents de la France et de ses alliés en Syrie. De nombreuses organisations dénoncent en coeur avec l'état français l'ingérence de ces pays. Mais pour nous cette ingérence n'est pas pire que celle de la France.

Pour nous, la  politique de la Russie, de la Chine et de l'Iran n'est que la démonstration des conflits inter-impérialistes. La Russie, la Chine et l'Iran soutiennent Bachar Al Assad, et n'ont pas intérêt à voir sa chute. Ils ont encore moins intérêt à voir les positions françaises ou américaines se renforcer dans la région. Leurs intérêts sont donc contraires avec ceux de la France. Ces contradictions, une fois aiguisées à l'extrême peuvent mener à la guerre, or c'est la guerre que nous voulons éviter! Nous n'avons rien à gagner en tant que peuple dans la guerre entre impérialistes. C'est leur guerre, mais ce sera nos morts !

Alimenter les velléités guerrières de la France contre les autres pays, c'est pousser la France à la guerre, c'est encourager notre bourgeoisie à marcher sur les peuples.

Dans cette configuration, le chaos pourrait mener à de nouveaux génocides, comme ceux dont l'impérialisme français est déjà été complice partout où ça favorisait son business, même au profit de centaines de milliers de morts, hommes, femmes et enfants.

Dans cette configuration de guerre, la France mène une politique de plus en plus antagonique à celle de la Russie et de l'Iran. La France était avec Israël la puissance la plus réticente à un accord avec l'Iran. Les médias français présentent les Russes et les chiites comme les seuls expansionnistes. Ils présentent le Hezbollah chiite libanais comme une force étrangère au conflit syrien, téléguidée depuis l'Iran.  C'est pourtant sur les chiites irakiens que les impérialistes US se sont appuyés pour constituer leurs autorités d'occupation.

 

Avant de nous préoccuper des politiques russes et iraniennes, occupons nous de l'ennemi sur lequel nous avons le plus de prise : notre propre impérialisme.

 

A bas l’impérialisme Français !

 

Nous devons nous rendre compte du rôle joué par notre pays dans l’échiquier politique mondial et combien il concourt depuis des années à l'aggravation des tensions dans la région de façon volontaire.

 

Le gouvernement nous promet que l'armée et ses opérations militaires nous apporteront la sécurité face au risque d'attentats. Nos vies ne valent pas plus que celles des autres prolétaires et des autres peuples du monde. Notre sécurité n'a pas à être une priorité par rapport à celle des civils syrien-ne-s, irakien-ne-s et nos bombes ne leur apportent aucune perspective à part la fuite ou la mort.

 

Notre sécurité n'est d'ailleurs même pas la priorité pour notre gouvernement. Sa priorité est dans les enjeux stratégiques du conflit syrien et les parts du marché du pétrole irakien et iranien que les capitalistes français veulent. Ce n'est pas pour nous défendre que notre pays bombarde la Syrie et l'Irak, mais pour défendre les capitalistes français et leurs intérêts. Nous n'avons aucun intérêt là dedans.

 

Les attentats de Paris ont été commis par un Etat avec lequel notre pays est en conflit. Nos bombes ne sont pas moins condamnables, meurtrières, barbares que les attentats.

 

La différence, c'est que ce sont nos bombes que nous pouvons arrêter par notre mobilisation contre l'impérialisme français.

 

Ne pas nous laisser museler par l'état d'urgence, persister à lutter au travail, contre les expulsions, contre les violences faites aux femmes est nécessaire. Nous n'avons pas à accepter l'unité nationale au nom de laquelle nous serions tenu-e-s d'arrêter nos grèves et nos manifestations. Celles et ceux qui nous exploitent, celles et ceux qui nous licencient, nous expulsent de nos logements, dans lesquels ils et elles nous entassent, deviendraient-ils soudain nos alliés ? Pouvons nous compter sur eux pour nous protéger ? De quoi ?

 

Nous ne pouvons pas ignorer la situation internationale et que des bombes tombent en notre nom sur la Syrie et l'Irak. Nous ne pouvons pas ne pas porter la revendication de l'arrêt des bombardements et de la politique agressive à l'encontre de la Syrie de l'Etat français. Ignorer la question anti-impérialiste à l'heure actuelle, c'est cautionner l'agression militaire de la France.

Notre pays joue les va-t-en guerre depuis des années, multiplie les interventions militaires. Il n'apporte que le chaos et la barbarie autour du monde. Les intérêts de l’Impérialisme Français et de ses grands groupes ne sont pas ceux des travailleuses et travailleuses de France, encore moins ceux de la classe ouvrière mondiale.

 

Sommes nous de son côté, ou du côté des peuples du monde qui souffrent par sa faute ?

Nous avons la responsabilité devant tou-te-s celles et ceux qui risquent d'en mourir, de tout perdre, par la faute de la politique étrangère de la France. Refusons qu'elle continue à agir de la sorte. Refusons les frappes aériennes. Exigeons l'arrêt du financement de groupes armés réactionnaires. Protestons lorsqu'on nous annonce l'envoi d'un porte avion, dans une toute petite mer Méditerranée.

 

De Madagascar à Paris, de Haïti à la Syrie, dans toute l’Afrique, nous soutiendrons toutes les initiatives progressistes qui affrontent l’Impérialisme Français, parce qu’il faudra beaucoup de luttes pour faire tomber l'une des plus agressives des puissances mondiales. Mais c'est une puissance en déclin, et coup après coup, nous participons à l'affaiblir.

 

Notre premier ennemi, cest notre impérialisme !

Non à l'intervention en Syrie !

Arrêt des bombardements, retrait des armées impérialistes !

Soutien à la résistance kurde et ses allié-e-s !

 

 Contre les faux amis de la Classe ouvrière, démasquons les vrais alliés de l'impérialisme

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #Syrie, #irak, #kurdistan, #Turquie, #Répression, #Paris

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Publié le 18 Novembre 2015

A bas l'intervention en Syrie, résistons aux plans guerriers de l'Etat français !

 

L’Organisation Communiste Futur Rouge présente toutes ses condoléances aux proches des victimes des attentats de Paris et Saint Denis. Le plan meurtrier de Daesh a été conduit avec précision. Ils ont focalisé les forces de police sur l'évacuation des supporters du stade de France en faisant sauter des bombes au milieu de la population de Saint Denis. Ils ont ciblé des quartiers centraux dans la vie collective des parisien-ne-s et proches banlieusard-e-s.

 

Oui, ces victimes sont nos mort-e-s.

Oui, ce sont nos mort-e-s. Des personnes ordinaires, de différentes nationalité, qui passaient dans des quartiers où nous aurions pu passer à ce moment là, qui buvaient des bière à des terrasses où nous aurions pu boire. Ils /elles n'étaient pas coupables des guerres de l'Etat français, des guerres menées en notre nom à tou-te-s, avec nos impôts mais dont seule une poignée de personnes profitent réellement.

 

Daesh n’a rien visé de vraiment politique ou symbolique mais a seulement cherché à semer la terreur parmi la population. Ils y sont parvenus, prouvant du même coup que malgré tous les plans Vigipirate, une des polices les plus efficaces du monde, l’Etat Français n’est pas capable d’éviter des attaques sur son territoire.

Ce qui n’empêchera pas le gouvernement de restreindre de nouvelles libertés, de multiplier les contrôles abusifs, de s’enfoncer dans l’arbitraire en prétendant lutter contre le « terrorisme ». Quand « l’état d’urgence » est décrété, les pires abus d’autorités sont possibles. Les discours officiels incitent à la communion, à l’unité nationale, et très logiquement bannissent implicitement toute réflexion remettant en cause la république sacrée.

 

Lundi, les idéologues de l'impérialisme, comme le député Malek Boutih ou l'essayiste Caroline Fourest, se sont relayé sur la radio d'Etat (France Inter) pour dénoncer les "crétins" et les "crevures". Ce n'était pas les assassins qu'ils vouaient ainsi à la haine des auditeurs, mais toutes celles et tous ceux qui refusaient de "communier" dans l'unité nationale, comme l'a dit Caroline Fourest (qui se veut pourtant "laïque"). Toutes celles et tous ceux qui cherchaient à comprendre, à faire preuve d'esprit critique, à s'interroger sur le rôle de l'Etat français dans la situation au moyen-orient sont accusé-e-s de blasphémer la mémoire des victimes.

 

Dans un contexte où tout le monde est à cran, personne n'a envie de passer pour une crevure, et puisque nous sommes en guerre, il s'agit de marcher droit et de serrer les rangs. Et pourtant face à une bourgeoisie qui nous répète qu'il n'y a rien à comprendre sur ce qui vient de se passer, que chercher à comprendre c'est déjà excuser, nous ne cesseront pas de répéter que l'Etat français a contribué à intensifier le chaos au Moyen-Orient en menant une politique irresponsable et criminelle, qu'il a semé la désespérance dans la jeunesse prolétaire  en la maintenant dans la précarité et l'absence de perspective, et en enrobant le tout de mensonges cyniques sur l'égalité, qu'il a cherché à utiliser ces jeunes dans sa politique de déstabilisation de l'Etat syrien.

 

La France est en guerre

 

Le drame, par son nombre de morts amène la guerre sur le sol de l’hexagone. Nicolas Sarkozy affirme « La France est en guerre », comme si c’était un scoop.

D’où vient l'abondance dans laquelle une partie des français-e-s vivent ?

Nous avons des centrales nucléaires qui nous fournissent de l’électricité à bas prix 24h/24 parce que les nigérien-ne-s crèvent dans les mines d’uranium pour le plus grand profit de l’entreprise française Areva.

Nos campagnes sont paisibles alors qu’en notre nom la France intervient en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Centre-Afrique, au Mali, en Syrie, en Irak, en Afghanistan.

Lorsqu’elle n’envoie pas directement ses troupes, elle finance des groupes qui lui permettent de déstabiliser des états. Elle finance et arme Boko Aram. Elle finance et arme Al-Nosra et d’autres groupes religieux réactionnaires.

« C’est pour se défendre » entendra-t-on. Après la violence des attentats, cet argument est affirmé avec force et conviction. Mais comment peut-on parler de défense quand l’aviation française a bombardé régulièrement le Moyen-Orient depuis presque trente ans ? Comment peut-on parler de solidarité internationale quand on cherche à déstabiliser des pays, entraînant des guerres civiles meurtrières  ?

C’est du pétrole et d’autres ressources souterraines que la France vient chercher et contrôler dans ces territoires, elle vient défendre sa place sur l’échiquier impérialiste, il n’y a pas de défense ni d’humanité, encore moins de solidarité dans ces guerres d’agressions.

Daesh, le rejeton monstrueux de la politique des impérialistes

 

Ce n'est pas faire de la théorie du complot que de dire ça: l'ingérence de l'Etat français en Syrie a été assumée publiquement depuis 2011 par les mêmes politicien-ne-s qui font aujourd'hui les étonné-e-s devant le monstre qu'ils ont contribué à nourrir.

Les jeux de billards à trois bandes des puissances impérialistes et régionales, qui toutes ont armé des groupes religieux réactionnaires, ont créé une situation de chaos de laquelle est né Daesh, autoproclamé Etat Islamique, ou E.I. Celui-ci est expansionniste et cherche à conquérir des territoires où il fait régner un ordre féodal brutal et mène une politique de génocide à l'encontre des chiites et des minorités religieuses (yezidi-e-s, alaouites, etc.) ou contre ceux qui lui résistent, comme les kurdes. Ils se sont attaqués au Hamas, il y a quelques jours au Hezbollah, curieusement il n'y a qu'Israël qui est épargné. Surtout Daesh tente de conquérir la Syrie convoitée par les forces impérialistes et les puissances régionales comme la Turquie.

Pour expliquer la puissance d'attraction de Daesh, Caroline Fourest nous présente une théorie du complot complètement aberrante selon laquelle Daesh serait l'héritier direct du KGB via les services secrets irakiens. En réalité  Daesh est un monstre que l'impérialisme français et ses alliés ont contribué à nourrir pour l'utiliser au Moyen-Orient dans le sens de leurs intérêts. L'impérialisme ne cherche pas à protéger les populations civiles de l'Etat français: il cherche le profit maximum à tout prix. L'impérialisme partage avec Daesh un même mépris de la vie humaine: au nom des victimes innocentes de Paris, l'impérialisme français bombarde des civils tout aussi innocents en Syrie, civils qui sont les premières victimes au quotidien du fascisme de Daesh. 

Alors c'est entendu: ce n'est pas l'Etat français qui a été frappé mercredi, ce sont des civil-e-s innocent-e-s qui ont été massacré. C'est le mode opératoire de leur bourreaux que ce soit en Irak, en Syrie, au Liban, en Palestine où à Paris. les dirigeants de Daesh ont déclaré la guerre à tous les peuples du monde, à toutes les cultures du monde au nom d'une communauté imaginaire.  Rien d'étonnant à ce qu'ils tuent des parisien-ne-s parce qui faisaient la fête et buvait un verre après une semaine de travail. C'est entendu: personne ne leur a demandé de faire ça, c'est le reflet de leur idéologie fasciste.

 

L'escalade du conflit militaire syrien

Le conflit militaire autour de la Syrie, de façon générale, au lieu de s'apaiser, entraîne de plus en plus de belligérants. Du financement de groupes armés, on est passé à des bombardements, puis à l'envoi de troupes au sol. La situation pour la population civile n'a fait que s'aggraver, la population syrienne, déjà en pleine guerre civile, doit faire face à l'offensive militaire de Daesh qui prône le nettoyage ethnique et pousse des centaines de milliers de syrien-ne-s à l’exil.

Une conférence était prévue à Vienne ce week-end entre les puissances impérialistes et les puissances régionales impliquées dans le conflit pour décider du sort du territoire syrien tandis qu'une attaque de Raqqa, capitale de l'E.I, se profilait.

Ces attentats représentent une escalade dans un conflit militaire en train de s'aggraver dont la France est particulièrement responsable. L’Etat français a grandement participé à déstabiliser la Syrie pour justifier une intervention militaire que François Hollande réclamait contre Bachar Al Assad. L'Etat français a établi des plans stratégiques : depuis 2005, il a  coopté des « opposant-e-s » pour former un futur régime. Devant leur échec à prendre la tête du peuple syrien à partir de 2011, il a financé et entraîné des groupes armés. Il a mené en 2013 une campagne internationale pour obtenir une intervention militaire. Il a envoyé des troupes cet été. Depuis dimanche elle bombarde Raqqa, capitale de l'E.I, où de nombreux civils pourraient être blessé-e-s ou mourir. L'offensive contre Raqqa a commencé.

 

L'Etat français et son gouvernement ont grâce à ces attentats un parfait casus belli pour entraîner encore une escalade du conflit, avec l'appui des autres pays impérialistes, mais en se taillant la part du lion.

 

A bas l'impérialisme français !

En tant que communistes et anti-impérialistes, nous disons haut et fort que les bombardements de la France sont aussi horribles et meurtriers que les attentats de Daesh, et que, comme ces derniers, ils ne correspondent pas à défendre les intérêts des peuples.

 

Face à un Etat français qui va utiliser les massacres de Paris pour intensifier encore sa guerre en Syrie, et qui profitera de l'"union nationale" pour criminaliser toujours plus celles et ceux qui s'y opposeront, quitte à présenter l'"extrême-gauche" comme "complice de Daesh", nous continuerons  assumer nos principes. Tout n'est pas égal à tout. Le communisme n'est pas égal au fasciste. La jeune communiste afro-allemande Ivana Hoffmann, morte en martyre au Kurdistan de Syrie le 7 mars dernier en protégeant un village kurde contre les milice de Daesh n'est pas égale à un jeune prolétaire qui croit donner un sens à son suicide en emportant un maximum d'innocent dans sa mort. Confronté à la même précarité, à la même absence d'avenir, l'une à choisi le chemin de la vie, l'autre a choisi le chemin de la mort. A l'heure où l'Etat français martèle au populations civiles "Nous sommes en guerre". Nous disons que cette guerre n'est pas la notre: notre guerre c'est la guerre d'Ivana. Notre camp de guerre c'est tous les peuples du monde, c'est les peuples du Moyen-Orient victimes de l'Impérialisme, des régimes corrompus et des groupes armés réactionnaires 

 

Il est dans la nature de l'impérialisme d'engendrer des monstres. L'impérialisme engendre chaque jour plus de guerre, de misère, de haine et de barbarie. L'impérialisme n'est pas réformable. Ce système pourrissant ne peut survivre qu'en obligeant les nouvelles générations à grandir dans un monde toujours plus violent, insécure et terrifiant. Nous refusons cet avenir, nous voulons la paix et l'amitié entre les peuples et c'est pourquoi nous voulons la révolution.

Ces massacres nous renforcent das notre volonté de lutter contre la guerre impérialiste.

 

Soutien à la résistance kurde et syrienne !

 

Ceux qui sur place nous donnent des perspectives de lutte, ce sont les forces de résistance et les forces progressistes de la région, principalement arabes et kurdes.

Quand ils ont déclenché un génocide à l'été 2014 contre les Yézidi-e-s d'Irak, les Yézidi-e-s d'Irak ne leur avaient pas déclaré la guerre: ils/elles n'aspiraient qu'à vivre en paix, leur seul crime était d'être différents de leurs bourreaux. Daesh tue des chi'ites parce qu'ils sont chi'ites. Daesh tue des kurdes parce qu'ils/elles se définissent comme kurdes et pas seulement par l'appartenance religieuse . Daesh tue des Palestinien-ne-s parce qu'ils se définissent comme Palestinien-ne-s et Arabes et pas seulement par l'appartenance religieuse. Daesh considère comme impie et idolâtre tout ce que la culture arabe a produit de beau et de grand depuis les trois premiers siècles de la hidjra.

Au Liban, l'Etat Islamique cherche à semer la guerre civile, sens de l'attentat contre le Hezbollah. Les milices liées à l'Iran combattent l'Etat Islamique en Irak.

 

Ils se sont attaqués au Hamas.

Les kurdes mènent un travail exemplaire : celui de construire une solidarité entre communautés religieuses et les peuples de la région et de s'opposer au saccage de la région par l'Etat Islamique et les impérialistes.

 

Les Forces Démocratiques de Syrie (constituées des forces kurdes et de leurs allié-e-s arabes et assyrien-ne-s) sont les seul-e-s à mettre en échec sur le terrain les milices réactionnaires (que ce soit l'Armée Syrienne libre, Jahbat al Nosra ou Daesh). C’est encore le soutien des troupes des FDS de Syrie et du PKK , qui vient de remporter une importante victoire  en reprenant le village d'al-Hol, qui a permis de reprendre la ville de Sinjar des griffes de Daesh.

 

Ils ne sont bien entendus pas soutenus par l'Etat français.

 

Les intérêts stratégiques de l'Etat français font en effet écho à ceux de de la Turquie, qui revendique et cherche à conquérir du territoire en Syrie : le démantelement du territoire syrien.

 

La Turquie réprime violemment le mouvement de résistance kurde et les forces progressistes turques, au besoin en armant l'Etat Islamique contre eux.

 

Soutenons les forces de résistances locales. Soutenons les réfugié-e-s des guerres que l'Etat français mène. Ne croyons pas un seul instant François Hollande quand il tente de nous faire croire que son objectif c'est l'Etat Islamique. Son objectif et l'objectif de l'Etat français, dans la région, ce sont des bases militaires, du pétrole et des régimes à leur botte.

 

Solidarité avec les Forces Démocratiques de Syrie !

Soutien aux peuples kurdes et arabes qui résistent aux religieux réactionnaires et aux impérialistes !

 

Assez d’agressions de l’armée française ! Retrait des troupes engagées, arrêt des bombardements ! Halte aux lois liberticides en France !

Après les attentats, résistons aux plans guerriers de l'Etat français

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Anti-impérialisme, #Paris, #Syrie, #kurdistan

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Publié le 29 Octobre 2015

Rendons hommage à Zyed et Bouna, et tirons le bilan d’une décennie de répression
 
Le 31 octobre 2015, la marche pour la dignité rendra hommage à Zyed et Bouna, deux jeunes de Clichy-sous-Bois que la police avait pris en chasse sans autre motif qu’un contrôle d’identité et qu’on a retrouvés morts électrocutés. Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait rajouté à ce crime une célèbre réplique pleine de mépris raciste pour les habitant-e-s des banlieues populaires, comme si ceux et celles qui protestaient contre les exactions policières ne valaient pas plus que de la saleté, de la racaille à nettoyer au karcher.
Mais à cette répression, toutes les cités et tous les quartiers populaires de l’Etat Français, toutes les ZUS (Zone Urbaine Sensible) avait réagi par des émeutes sans précédents. Partout cette jeunesse ouvrière victime du racisme et menacée par le chômage a montré à quel point elle se sentait concernée par ces crimes policiers et ces paroles insultantes. Dès lors, impossible de fermer les yeux : la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » masquait la réalité d’une France bourgeoise, coloniale et raciste qui ne s’était jamais reniée : les ZUS concentraient la majorité des personnes étrangères ou issues de l’immigration, appartenant socialement au prolétariat.
Devant cette offensive populaire, spontanée et hors des circuits politiques conventionnels, l’Etat avait répliqué par une forte répression et des centaines d’arrestations. Les partis et les personnalités de « gauche » avaient condamné ces émeutes.
Dix ans se sont écoulés depuis la mort de Zyed et Bouna. Depuis ce crime devenu événement historique, dix ans ont vu les conditions de vie des quartiers populaires s’empirer, dans la plupart des grandes villes et faire face à une contre-offensive de la part de l'Etat. La gentrification repousse toujours plus les classes populaires le plus loin possible du centre administratif de la ville. Ce sont dix années où la police n’a pas arrêté ses exactions, dix années qui ont vu le retour des milices fascistes et des ratonnades, le terrain préparé par un racisme qui s’affirme de manière de plus en plus décomplexée dans la société toute entière, dix années où la crise de l’impérialisme est devenue le prétexte pour couper toute oxygène aux masses avec des plans d’austérité qui contraignent chaque jour un grand nombre de familles à la misère. Dix années où l’empire français n’a cessé d’envoyer ses légions sanguinaires en Afrique et au Moyen-Orient, pour y apporter les « lumières » de la civilisation.
Ils ont cherché de plus en plus à isoler les quartiers populaires, les musulman-es, les noir-es et les rom-nies, afin que les blanc-hes d’Europe occidentale, eux aussi de plus en plus précarisé-es, rejettent l’unité avec leurs frères et sœurs de classe. 
Des idéologues fascistes ou fascisants ont même ressorti le racisme anti-blanc pour casser au mieux l’unité de la classe ouvrière. Mais comment pourrait-on dénigrer le fait que des personnes racisées, des personnes qui ressentent la même ségrégation s’organisent entre eux, alors que la communauté militante blanche les délaisse et ne reconnait pas leurs luttes ?
Cette répression grandissante, cette oppression qui s’intensifie montre bien à quel point le pouvoir bourgeois impérialiste a peur de l’unité des classes populaires, et comment la moindre émeute sans préparation ni organisation préalable le fait trembler de haut en bas. 
C’est pourquoi ils consacrent tant d’énergie à nous briser et à nous diviser. C’est parce qu’au fond nous avons TOUT ce qu’ils craignent. Les temps sont durs et rien n’est facile, mais en face de nous l’ennemi est en réalité paniqué et à bout de souffle, si nous tenons bons, si nous parvenons à restaurer la solidarité et l’organisation populaire, si nous sommes chaque jour plus nombreu-x-ses à mettre une énergie acharnée à les combattre, alors nous verrons qu’ils tiendront moins longtemps que nous, et que l’impérialisme français n’est rien de plus qu’un coq de papier.
 

Dans ce contexte, nous militant-e-s communistes vivant dans les quartiers populaires avons une responsabilité historique. Nous devons participer activement à la solidarité dans les quartiers. Nous devons construire l'unité à la base et dans l'action. Nous devons participer aux luttes.

Depuis les émeutes de 2005, les habitant-e-s des quartiers populaires ont continué à se battre. Des villes se sont soulevées contre les violences policières, par exemple dans le 95 à Villiers le Bel. L'année dernière, les lycéen-ne-s de Saint Denis ont manifesté suite à la mort de Rémi Fraysse. La jeunesse des quartiers s'est battue contre le CPE, la réforme des retraites, les réformes du lycée, les mauvaises conditions d'études... Contre les plans des promoteurs immobiliers qui veulent chasser les habitant-e-s des quartiers populaires, les quartiers se mobilisent pour le droit au logement, contre les violences fascistes et racistes lorsqu'ils y sont confrontés, contre les agressions islamophobes.
 
Pour notre organisation, la solidarité ne doit pas se cantonner à des phrases, à des communiqués. Elle se vit. Elle est concrète et matérielle. C'est sur le terrain, sur nos lieux de vies et de travail que la solidarité s'organise. Ce doit être notre quotidien. il ne suffit pas de dénoncer, il faut combattre !
 
Les camarades de l'OC-FR seront présent-e-s aux initiatives de soutien. Nous nous souvenons, et nous n'oublierons rien. Nous pensons aux familles, aux ami-e-s, aux voisin-ne-s des victimes et de tous-tes ceux/celles qui ont lutté.
Après le 31 octobre, nous serons toujours là, car c'est aussi notre quotidien, nos vies, notre environnement, nos ami-e-s et nos camarades que nous défendons ! 
HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA POLICE ! 
UNITE DES QUARTIERS POPULAIRES ! 
ASSEZ DE REPRESSION ET D’EXACTIONS! 
AUTO-ORGANISATION DES RACISE-ES ET SOLIDARITE DES BLANC-HES ! 
IL N’Y A QU’UNE SEULE CLASSE OUVRIERE !
Rendons hommage à Zyed et Bouna et tirons le bilan d'une décennie de répression

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris

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Publié le 21 Octobre 2015

Depuis le mois de septembre, le Foyer CARA à Saint-Ouen est l'objet d'une « réquisition » par le DAL. Nos militant-e-s sont présent-e-s depuis deux ans et quelques au foyer CARA. Nous avons mis longtemps à nous exprimer sur le sujet, car les dernières semaines ont été assez tendues.
 
 
Un foyer avec une longue tradition de lutte
 
Les résident-e-s étaient encore une trentaine à y vivre, regroupés de force depuis quelques mois sur les 4 premiers étages, dans des conditions de déménagement en urgence et sans ascenseurs.
 
 
Les résident-e-s se sont battus contre la volonté de vider le foyer sans relogement de la mairie Front de Gauche à partir du mois de janvier 214. Manifestations, fêtes, réunions avec la mairie ont eu lieu pendant tout le printemps.
 
La visibilité était facilitée par la présence et l'habitude d'organiser des activités au foyer pour militant-e-s maoïstes, trotskistes (même si des tas d'autres militant-e-s de diverses nations et peuples vivaient au foyer et y avaient des activités eux aussi).
 
La lutte a amené un afflux d'activités militantes au foyer, notamment féministes. Le groupe Femmes en Luttes 93, par exemple, y a organisé des actvités, notamment une soirée de soutien aux femmes sans papiers de la CSP93.
 
 
Puis après le changement de municipalité passée à droite, les résident-e-s ont continué à se battre, avec moins de visibilité passé l'effet de mode exotisant.
 
Le maire, président de l'association CARA, a laissé pourrir la situation. Comme les lieux continuaient à se vider, les entrées d'argent se faisaient de plus en plus maigres pour continuer à payer le personnel. Au mois de janvier, celui-ci n'a plus pu être payé et est entré en grève. Suite à la vacance du gardiennage, de nouveaux voisins ont fait leur apparition.
 
100 à 150 personnes devaient alors occuper le foyer.
 
L'OPHLM, propriétaire, a mis en place des vigiles qui ont progressivement empêché ces nouveaux arrivés de rentrer chez eux, ainsi que nos voisin-e-s qui vivaient au foyer hébergés par des frères, petits amis ou petites amies et versaient un loyer en liquide. L'interdiction des visites, prétendument suite à un arrêté municipal jamais publié ou à une modification du règlement jamais voté, a entraîné de nombreuses expulsions.
 
 
Nous nous sommes battus tout le prinptemps contre ces expulsions avec les résident-e-s et les occupant-e-s. Le DAL était solidaire mais les résident-e-s étaient en première ligne.
 
Nous nous sommes organisé-e-s avec une partie des expulsé-e-s.
 
C'est pour cela que les résident-e-s ont naturellement appuyé l'occupation du foyer CARA. C'est logique que cette tour se remplisse. Avec ou sans association, à la moindre brèche dans le gardiennage, elle se remplit. Soutenir ou non les mal-logé-e-s, la plupart des résident-e-s ont fait leur choix il y a longtemps déjà.
 
Les choses ont continué à se dégrader suite aux expulsions de cet hiver pour les résident-e-s et ils se sont battus.
 
Lorsqu'on a menacé de leur couper le courant. Lorsqu'on leur a volé les portes coupes feu. Lorsqu'on leur a coupé l'eau. Un résident s'est battu pour empêcher l'OPHLM de murer les derniers étages et permis ensuite l'occupation.
 
 
Les résident-e-s ont toujours été en première ligne, dans l'isolement. L'intérêt du monde militant pour notre situation s'est effrité ces derniers mois. Les militant-e-s blanc-he-s de la tour sont partis pour leur plus grande part. Et puis, impossible maintenant de réserver des salles au foyer (c'est « quand même devenu un peu trop ghetto » pour y faire des meetings). Bref, cette lutte a eu lieu ces derniers mois en non mixité, où des mal-logés racisés se heurtaient à une mairie, un office HLM raciste, la dimension anti-raciste du combat mené par les résident-e-s saute aux yeux.
 
Et là … le DAL arrive...
 
Nous ne savons pas comment le DAL a présenté les résident-e-s aux mal logés venus occuper la tour. La plupart ne savaient pas qu'il y avait des habitant-e-s et rien n'a été fait pour préparer le travail commun qui pourtant semblait une nécessité, de même que prendre en compte la récente descente forcée des résident-e-s et les modes d'organisation qu'ils et elles se sont donnés pour résister.
 
 
Au contraire, consignes ont été données de chasser les résident-e-s venu-e-s récupérer des affaires abandonnées dans les étages supérieures (affaires qui ont toutes été jetées) et de leur interdire l'accès aux étages supérieurs du foyer. « On est 150, que vous le vouliez ou non, on allait rentrer, maintenant, on occupe les 10 étages supérieurs de la tour et vous n'avez pas votre mot à dire », voilà le message du DAL aux résident-e-s.
 
 
Alors que les résident-e-s ont ouvert les bras à l'occupation de la tour et se sont battus durant deux jours contre les vigiles et la police, ils et elles se sont heurtés au mépris. « Vous n'êtes pas très bien organisés ici », répond leur "chef" à  des questions sur le mode de répartition des chambres et les négociations avec la préfecture...
 
Racisme et autoritarisme
 
Nous avons laissé avec joie et prêt-e-s à se battre entrer des mal-logé-e-s mais nous nous sommes retrouvé-e-s face à une organisation raciste et autoritariste.
 
Une organisation raciste, qui, dès le premier jour de l'occupation de la tour, déclarait que la mairie de Paris en faisait trop pour les migrant-e-s sur France Inter. Voici quelques exemples d'attitudes racistes  :
- Leur "chef", qui passe, royal, à côté d'un résident bloqué par un vigile, sans lui jeter un regard, pour rentrer dans le foyer.
- Un repas organisé dans l'ancien appartement de notre camarade où des femmes africaines préparent et servent le repas à des blancs et où l'on applaudit « les fatous ».
- Des femmes africaines qui baissent les yeux et disent « c'est le chef » en parlant d'un de leur militants.
- Cette vidéo parle d'elle-même.
- La mise en place de vigiles un soir pour "lutter contre les pratiques de sous location". Les résident-e-s  sont toujours soupçonnés de pratiques mafieuses.
Quand bien même ils sont en train d'aider un voisin à démenager quelques affaires, on les prend en photo, parce que c'est une "preuve".
De la part d'une organisation qui dégage plusieurs salaires la leçon ne passe pas. 
D'autre part, payer des vigiles noirs pour surveiller des noirs, c'est révélateur. C'est de toute façon une tactique coloniale classique que de chercher à semer la division, que d'utiliser des racisé-e-s contre les autres. Cela permet aux dirigeant-e-s de sous traiter la surveillance, de dormir tranquille et d'éviter de se faire virer pour continuer de se la mettre bien et de manger mieux que tout le monde au cinquième étage en se faisant servir par des mal logé-e-s.
 
Quiconque ose poser des questions se mange coup de pression, rumeur sexiste, proposition de rejoindre le dal comme tentative de corruption... même pas la peine de leur demander d'héberger les expulsé-e-s du foyer ils n'en ont "rien à foutre c'est trop tard vous avez été expulsés" à 10 en haut des escaliers.
 
Les nuits ne sont pas tranquilles au CARA.
 
Après l'expulsion du campement de république, celes et ceux qui n'ont pas été relogé-e-s sont venu-e-s au CARA. Ce n'est pas le problème, c'est que pour leur trouver des chambres, des militants du DAL ont brisé la porte de chambres DEJA occupées, c'est en expulsant des personnes qu'on lutte pour le droit au logement ?
 
Contre le mot d'ordre de réquisition de la Tour
 
Les résident-e-s ont rejeté le mot d'ordre de réquisition. Ce mot d'ordre ne leur paraissait pas porteur d'unité avec les résident-e-s qui ne vont pas se battre pour réquisitionner un endroit où ils vivent déjà depuis de nombreuses années.
 
Et puis, tout de même, il faut se rendre à l'évidence. Le foyer CARA est la seule tour trentenaire qui tient au beau milieu de grues qui font sortir de terre bureaux, immeubles de logement neufs, sortie de ligne 14.
 
 
Les promoteurs immobiliers et les entreprises comme Vinci s'en donnent à cœur joie à Saint Ouen pour construire des immeubles de bureaux qui resteront vides, des appartements pour une population de cadres, un métro pour que les cadres puissent être en deux temps trois mouvements au cœur de Paris.
 
Et vous savez quoi ? L'Etat et les institutions (région, départements, municipalités, précédente et actuelle, préfecture) sont là pour assurer ces marchés. Ils accompagnent cette offensive dans la proche banlieue parisienne par des modifications institutionnelles (Grand Paris). Justice et police expulsent en masse. Les flics sont très présent-e-s à Saint-Ouen.
 
Aller demander à la préfecture de réquisitionner la tour dont la résistance des résident-e-s et du personnel a fait louper à Vinci un marché et dont la présence fait chuter le prix de l'immobilier, c'est ou être naïf ou mentir sur ses objectifs.
 
Bien entendu, il y a besoin d'une main d'oeuvre qui puisse se reposer. Quand les patron-ne-s ont besoin d'importer de la main d'oeuvre, l'Etat construit des HLM. Mais dans un contexte de crise, toute une partie de la main d'oeuvre est surnuméraire et ses conditions de vie n'intéressent plus l'Etat.
 
Porter des illusions quant à la neutralité de l'Etat vis à vis des mal-logés, c'est mettre en danger leur capacité d'autodéfense.
 
Des négociations secrètes avec la préfecture
 
Publiquement, a été expliqué que les négociations porteraient sur l'ensemble des habitant-e-s du CARA. Puis alors qu'une de nos militantes demandaient comment les résident-e-s non adhérent-e-s au DAL auraient accès à ces négociations, elle s'est vue répondre que les négociations ne concernaient pas les résident-e-s mais la question de l'hébergement dont est responsable la préfecture de région. Cette explication a été redonnée en AG, puis des bruits de couloirs ont été répandu comme quoi ces négociations n'avaient jamais eu lieu.
 

Cette association a envahi le foyer pour avoir un point d'appui pour entrer en négociation avec la préfecture car le campement de République ne suffisait pas. Mal-logé-e-s parisien-ne-s et audonien-ne-s ont été entraîné-e-s vers la tour dans cet objectif.

 
Foyer auto-géré, le mot d'ordre porté par les résident-e-s
 
Les résident-e-s ont eu le temps d'élaborer des mots d'ordre correspondant à leur analyse de la situation les mois précédents. Le mot d'ordre – ambitieux – de foyer autogéré. C'est la transmission d'expériences de lutte (celle des Sorins à Montreuil par exemple), qui a permis à ce mot d'ordre d'émerger.
 
Rester chez nous, s'organiser, pour avoir les moyens de peser face à l'Etat, voilà ce qui est proposé depuis des mois par les résident-e-s du foyer CARA.
 
Les violences commises par les sbires de l'OPHLM ont réprimé les tentatives de réaliser ce mot d'ordre.
 
Pas besoin de bouclier, nous sommes notre propre bouclier
 
Les résident-e-s du CARA n'ont jamais eu de collectif de soutien autour d'eux et elles. Ils et elles ont toujours oeuvré en non mixité de mal-logé-e-s. "La place des militants qui ont un appartement, c'est en soutien, pas dans notre tour", rappelait un résident. De notre part, il s'agit d'une volonté politique. Nous n'avions pas envie de reproduire des exemples autour de nous où un collectif de soutien majoritairement petit-bourgeois, blanc, bien logé, se permet de prendre des décisions en lieu et en place des mal-logés.
 
De toute façon, jusqu'à récemment, il n'a pas été trop difficile de repousser des modes de soutien qui ne nous convenaient pas.
 
En effet, tout l'hiver et au printemps, lorsque nous nous battions contre les expulsions, quand tous les soirs des migrant-e-s tentaient de conserver un toit le reefugee welcome n'était pas à la mode, les soutiens ne venaient qu'au compte goutte.
 
Quand des noir-e-s se battent contre des vigiles privés, les militant-e-s ne s'intéressent pas à cette lutte, ne la qualifient même pas de lutte. Ils disent que tout est déjà perdu et que ça ne sert à rien de s'accrocher, qu'il faut être quand même un peu taré. Ils/elles traitent celles et ceux qui se battent contre les expulsions de mafieux/euses.
 
Mais quand le DAL débarque au foyer, soudain, les communiqués de soutien pleuvent. Réquisitionner la tour c'est super.
 
Les seules luttes reconnues, ce sont celles qui sont encadrées par des militant-e-s blanch-e-s. Logique raciste. Logique qui oublie que les opprimé-e-s sont les principaux acteurs de leur lutte.
 
Les organisations s'intéressent en particulier aux luttes qui mobilisent des réseaux militants et journalistiques et universitaires, à ce qui est déjà visible et pourra leur apporter de la visiblité. Logique politicienne plutôt que militante.
 
Les résident-e-s ont en assemblée générale repoussé un collectif de soutien.
Les bonnes âmes charitables, ils n'en veulent pas. 
De la récupération politique non plus. « Nos vies ne sont pas à récupérer politiquement ». Quant à l'importance du soutien, ils et elles le minimisent. « Nous n'avons pas besoin de bouclier, nous sommes notre propre bouclier ».
 
Les militant-e-s parlent beaucoup de jeunes de quartiers, parlent beaucoup des luttes qui s'y mènent. Force est de constater que face à ces luttes, le mépris raciste et classiste reste de mise.
 
Nous mêmes trouvons que la lutte à laquelle nous participons développe davantage de forces et nous apprend davantage que des colloques universitaires.
 
Nous sommes prêt-e-s à participer à la gestion collective du lieu. Ce lieu n'est pas « trop grand » pour nous. Nous nous y sommes déjà battus dans des conditions beaucoup plus mauvaises. Nous ne revendiquons pas la direction de la lutte. Nous préférons renforcer et épauler celles et ceux qui vont permettre de réaliser le mot d'ordre d'autogestion du foyer CARA.
 
 
Autogestion du foyer CARA !
Pas besoin de direction blanche aux luttes des noir-e-s, des rroms et des arabes!
Vive la lutte des mal-logé-e-s, à bas les pratiques racistes et autoritaristes !
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
Occupation du cara : point de vue d'une organisation présente depuis deux ans dans la lutte
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Rédigé par OC Futur Rouge

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