Publié le 14 Novembre 2014

La bourgeoisie réprime le mouvement antifasciste : Solidarité !

 

Le mouvement antifasciste est la cible de la répression de l'état Français. Les antifascistes de tout l'Etat français subissent la répression ciblée par la police. 

Des antifascistes ont été arrêtés et sont poursuivis suite aux manifestation en mémoire de Rémi Fraisse, assassiné par la France.

De plus en plus, nous pouvons assister à une volonté affiché et calculée d'empêcher le mouvement antifasciste de se développer. Pourtant il se développe, et ni la répression d'état, ni les fascistes ne l'empêchera. 

 

Le 17 septembre, des députés du groupe UMP ont déposé une proposition de loi (n°2205) visant à élargir les conditions de dissolution des associations ou groupements de fait tels que les groupes « antifas».

Un précédent article du code de la sécurité intérieure permet de dissoudre par décret du conseil des sinistres les associations ou groupements de faits définis par 7 points. C'est la fameuse section sur les groupes de combat et milices privées. Cette loi a été utilisée suite à la mort de Clément Meric pour dissoudre les JNR ou l'Oeuvre Française. 

Le parallèle est donc fait entre antifascistes et fascistes, les renvoyant dos à dos, argumentant sur la violence dont ces deux groupes antinomiques feraient preuve. La violence des fascistes est dirigée vers les personnes, comme l'a démontré le viol de notre camarade Lucie. La violence des fascistes est criminelle. A l'opposé, les antifascistes sont anticapitalistes et dirigent la violence vers les organes de la bourgeoisie et ses chiens de garde. Cette violence, c'est une résistance face au capitalisme. Alors comparer un criminel à un individu en situation d'autodéfense est totalement hors de propos. L'antifascisme c'est la résistance. 

Cependant, les députés de l'UMP ne jugent manifestement pas suffisants ces sept points et souhaitent en rajouter deux, incluant l'attaque contre les forces de l'ordre et la destruction de biens privés à la liste. 

 

L'antifascisme, c'est la lutte contre le capitalisme et sa barbarie. L'antifascisme c'est le soutien aux luttes de libération nationales. Nous savons très bien qu'en temps de crise, qu'en temps d'exacerbation de lutte des classes, les bourgeois-e-s cherchent à tout prix à conserver leur capital, face aux aspirations prolétariennes. Nous savons que la lutte contre l'impérialisme, d'où qu'il vienne, est une composante logique de l'antifascisme.

 

Afin de justifier leur proposition, les députés n'hésitent pas à comparer les groupes antifascistes à Action Directe, ou à spéculer sur un réseau de « Black Bloc ». Donc à vouloir la dissolution des « Black Bloc ».. Peut être, un jour, un cravaté tentera de dissoudre à coups de décrets un « Black Bloc »..

Pour légitimer l'action policière contre la ZAD de Sivens, le PS nous ressort que la gendarmerie n'a fait que se défendre face "aux black blocs". Ils tentent de camoufler leur responsabilité mais nous ne sommes pas dupes. La violence est d'abord l'oeuvre de l'état et de la bourgeoisie. Leurs flashs ball et leurs grenades offensives font plus de dégâts qu'un black bloc fantasmé par les médias. C'est bien le tir d'une grenade qui a tué Rémi Fraisse. C'est bien sur ordre de la préfecture, et en amont du ministère de l'intérieur que la gendarmerie a réprimé, et tué Rémi Fraisse. La violence est l'oeuvre des meurtriers de Rémi Fraisse.

Exactions fascistes et / ou policières, c'est à cela que les masses populaires sont confrontées, aux tortures, aux meurtres, aux disparitions. Ces violences sont là pour nous rappeler quelle est notre place et que la bourgeoisie a tous les droits sur nous.

 

La politique au pouvoir du PS justifie notre investissement antifasciste. Le PS mène une politique raciste, islamophobe, réprime les classes populaires, les travailleurs en lutte, expulse, tue.

C'est le PS qui assassine, c'est notre ennemi, et c'est l'ennemi des antifascistes. 

Au cours de cet été nous avons observé un large mouvement de soutien à la Palestine, lequel a mobilisé des prolétaires des quartiers populaires. La mobilisation quartiers populaires est une peur de la bourgeoisie à l'heure actuelle. Cela a suffit au gouvernement pour interdire des manifestations en solidarité avec la Palestine, à les réprimer, à punir et poursuivre les manifestant-e-s et militant-e-s pro-palestiniens.

Le matraquage médiatique sur la supposée violence des descendants et descendantes d'immigré-e-s est là pour diviser le prolétariat, pour chercher à développer une communauté d'intérêt fictive entre la bourgeoisie et les prolétaires blanc-he-s péri-urbain-e-s et ruraux. Cela est un support pour le développement de groupes fascistes.Le PS et ses officines n'ont pas leur place dans les manifestations antifascistes. Le Fn a toujours servi de repoussoir au PS pour se prétendre un garant de la démocratie. En 2013, le PS a laissé pourrir la situation et laissé l'extrême droite et les fascistes se refaire une santé sur le dos des trans, lesbiennes, gays, intersexué-e-s.

 

Mais le FN et ses alliés sont bien un pan de la bourgeoisie, et roulent dans le même camps que le PS. S'ils représentent une autre faction de la bourgeoisie, et d'autres intérêts, ils n'en demeurent pas moins que face aux classes populaires, ils se retrouveront pour mener leurs politiques anti-sociales, et pour nous réprimer.

 

Le 29 Novembre, le Front National tient son Congrès à Lyon. 3 000 frontistes y seront. 

Les antifascistes aussi y seront pour manifester contre les idées nauséabondes que véhiculent le FN.

L'OC-FR y participera et sera dans les cortèges antifascistes. 

 

Non à la répression ! 

Solidarité antifasciste ! 

 

L'OC-FR

La bourgeoisie réprime le mouvement antifasciste : Solidarité !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #lyon

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Publié le 5 Novembre 2014

Le cœur de l’Etat est d’uranium
 

Depuis plusieurs jours, des drônes survolent les centrales nucléaires de l'état Français. Personne ne saurait d'où viennent ces engins. Greenpeace, se sentant menacé, fait scandale. Pour eux il faudrait améliorer la sécurité des centrales face aux risques terroristes. En réalité, ce discours revient à soutenir l'impérialisme français, à exiger de l'Etat plus de surveillance de sa population. Nous, communistes, nous ne cherchons pas à colmater les brèches dans la surveillance de l'Etat et dénonçons l'impérialisme français, question qui est pour nous centrale dans la politique nucléaire de la France.

 

Le nucléaire est un choix guidé par la recherche du profit

 
Le nucléaire, en France, permettrait la production d'électricité à bas coût et d'assurer notre confort.
Mais le choix d'avoir développé un parc nucléaire assurant les trois quart de la production d'électricité en France n'est absolument pas guidé par la recherche de la satisfaction de nos besoins. Les capitalistes ont donné pour mandat à l’Etat d’assurer la production énergétique dans l’Etat français pour pouvoir que la production industrielle soit assurée. Non pas, encore une fois, pour satisfaire nos besoins, mais pour que ceux qui détiennent cette industrie puissent continuer à en tirer des profits… par l’exploitation de notre travail.
Le secteur de l'énergie est stratégique pour l'Etat et pour les capitalistes. Le nucléaire, qui a quasi monopole sur la production d'électricité est un élément au cœur même de l’Etat français.
 
Le nucléaire n'est pas un « service public »
 
Que les centrales soient gérées par une entreprise publique ne doit pas nous rassurer. Un monopole d'Etat comme EDF est lié aux monopoles privés. Le CV de Proglio, qui était à la tête d'EDF, en est un parfait exemple. Tout le monde le sait très lié à Veolia, mais il est aussi membre du CA de Natixis (Banque) et de Dassault Industrie (armement). Areva, privée, est également un acteur majeur du nucléaire en France (fabrication de combustible, traitement des déchets, développement des centrales). A EDF d'assurer les activités à faible valeur ajoutée, au privé de se gaver.
Ce n'est pas parce qu'une entreprise appartient à l'Etat qu'elle ne recherche pas le profit. EDF n'hésite pas à rogner sur la maintenance des centrales et a tout sauf envie d'assumer le coût du démantèlement des centrales vieillissantes. EDF a recours à une pléthore d'entreprises privées afin d'alléger le coût de la main d’œuvre. Ces ouvrier-ères sont en première ligne et sont exposé-e-s à des risques réels. En 2008, à St Alban, 15 travailleur-euse-s d'une entreprise extérieure ont été irradié-e-s.
Balayons toute illusion comme quoi le nucléaire, entre les mains de l'Etat, serait entre de bonnes mains. Henri Proglio est par exemple très lié à l'homme d'affaire mafieux Alexandre Djouhri. Celui-ci intervient directement auprès d'Areva et d'EDF. Public, privé, hommes d'affaires douteux... Quel cocktail ! Il ne manque que les services secrets !
 
Une société nucléaire, une société sécuritaire
 
Or, bien sûr, ceux-ci sont de la partie. Une société nucléaire, c'est une société qui cultive le secret d'Etat au nom de la sécurité nationale. Le sceau du secret d'Etat permet à tout de ce beau monde de magouiller discrètement, de mener une diplomatie secrète, une politique industrielle qui a des incidences importantes sur nos vies, en toute opacité.
La sûreté d’État lui permet de cultiver le secret, mais nous, nous devrions être transparent-e-s ! Au prétexte de nous protéger du risque nucléaire, nous devrions être prêt-e-s à accepter de vivre dans une société ultra-sécuritaire. L'espionnage industriel et le risque terroriste légitiment que l'Etat et les entreprises privées puissent tout connaître de nous.
 Le risque terroriste est un prétexte pour nous faire accepter que l'armée soit prête à intervenir sur le sol français. En effet, pour protéger l’espace aérien au dessus des centrales nucléaires, les avions de chasse de l’armée française sont toujours prêts à intervenir. En cas d’accidents, l’armée de terre se tient elle aussi prête à occuper militairement les villes concernées. La vallée du Rhône, ultra-nucléarisée, est particulièrement surveillée par l’OTAN.
Les actions de Greenpeace d’envahissement des centrales nucléaires tentent de prouver que les centrales ne sont pas assez surveillées. Nous trouvons, nous, que nous sommes déjà bien assez surveillés comme cela. ‘L’espionnage industriel, les risques terroristes liés aux contradictions entre les impérialistes français et leurs concurrents, ce n’est pas notre problème, c’est celui des impérialistes. S’il y a des failles dans la capacité de notre Etat à tout surveiller, à tout contrôler, comme le prouve la récente affaire des drones, et bien, tant mieux pour nous.
 
Un des fers de lance de l'influence (néfaste) française sur le monde
 
Stratégique pour le contrôle des populations et le dégagement de profits pour les capitalistes sur le territoire français, le nucléaire est aussi stratégique pour l'influence de la France au niveau mondial.
La France est un pays impérialiste : elle a les moyens d'assurer des débouchés pour sa production et sa domination sur d'autres pays. Cela permet de rapporter aux capitalistes français encore plus de profits.
Le savoir faire nucléaire français est exporté partout dans le monde. La France cherche à s'assurer un monopole sur l'énergie nucléaire dans le monde. Outre de l'argent, cela lui permet aussi d'entretenir de bonnes relations avec les pays émergents. Très présente aux USA, Areva a remporté de nombreux marchés en Chine. L'entreprise Decote, par exemple, à Feyzin, exporte des électrovannes pour des réacteurs au Mox actuellement construits en Chine. Areva cherche également à obtenir des marchés en Inde.
Là encore, c'est le secret qui règne dans les négociations.
En outre, le nucléaire civil et le nucléaire militaire ne sont pas séparés. C’est d’abord pour construire des bombes qu’a été construite une usine d’enrichissement à Pierrelatte, c’est par un partenariat entre l’armée et la COGEMA qu’était gérée la première usine d’enrichissement d’uranium. L’enrichissement à des fins militaires n’a été arrêté que dans les années 90.
L’arme nucléaire est  l’un des éléments stratégique permettant à la Fran
ce de se maintenir au rang des puissances impérialistes, face aux USA, au sortir de la seconde guerre mondiale. Les essais nucléaires réalisés par la France dans ses colonies, démonstrations de force, ont vitrifié le désert, contaminé l’environnement. la France s’est servie des polynésien-ne-s et de militaires comme de cobayes humains, peu ont été indemnisés
La possession du savoir et des technologies militaires nucléaires est un moyen pour la France dans la deuxième partie du 20ème siècle de nouer des alliances avec d’autres Etats. L’Iran devait bénéficier d’uranium enrichi et le retournement de l’Ayatollah Khomeiny contre l’USA et la France a occasionné d’houleuses négociations. La France est responsable de la possession de l’arme atomique par Israël.
Le nucléaire est inséparable de l’impérialisme français, on ne peut lutter contre lui sans s’attaquer à cette question
 
L'indépendance énergétique ? Non ! Le pillage et la guerre !
 
Nos capitalistes ne se mobilisent pas que pour (essayer) de vendre du nucléaire au monde entier. Le nucléaire a une autre incidence sur la politique internationale de la France.
On nous rabâche à longueur de temps que le nucléaire permet l'indépendance énergétique de la France. Or, il n'y pas de mines d'uranium en France, cela se saurait. D'où vient la matière première transformée en France en combustible ?
Notre pays est un pays en guerre, un pays qui mène opérations militaires sur opérations militaires en Afrique. Intervenir au Mali, c’était réaffirmer le contrôle de la France sur les mines d’uranium du Niger, sur lesquelles lorgne la Chine.
 
La présence de la France au Niger est contestée, ce qui entraîne par exemple les enlèvements de cadres d’AREVA. Qu'est ce qu'ils font au Niger, ça on ne nous l'explique jamais. Areva exploite au Niger des mines d'Uranium. Bien entendu, à part quelques politiciens corrompus, les peuples du Niger ne reçoivent rien en échange. Ou si : un paquet de radiations. Les conditions de travail dans les mines sont exécrables.
Les enlèvements de cadres d'Areva sont, une fois ce cadre posé, tout à fait logiques. Pour assurer la sécurité du pillage français sur place, l’État déploie sa force armée au Niger. Le nucléaire nous mène à la guerre et à l'écrasement de la colère légitime de peuples. La France est peut être énergétiquement indépendante des autres pays dominants, mais les peuples d'autres pays le payent de leur sang.
 
La recherche du profit fait fi de la pollution et des risques
 
Le nucléaire français tue donc déjà. Nous n'avons aucun intérêt à accepter cela, nous ne bénéficions que de quelques miettes de l’impérialisme français aux prix du sang de nos frères et sœurs du Niger, du Mali.
Mais nous sommes aussi menacés directement par le nucléaire. Les incidents se répètent dans les centrales nucléaires. Les institutions manient l’art de les minimiser. Dans la filière de production de combustible, il arrive aussi parfois des incidents. Entre les irradiations, la toxicité de l’uranium, des produits chimiques utilisés par la filière, cette industrie est dangereuse pour les travailleurs et travailleuses du nucléaire, les riverains et l’environnement.
Le démantèlement des centrales pose lui aussi de sérieux risques écologiques. L’usine Georges Besse exploitée par Eurodif de production d’uranium va être démantelée en utilisant des produits chimiques très dangereux, de façon totalement expérimentale, occasionnant une double menace pour l’environnement et les habitants et habitantes de la vallée du Rhône, nucléaire et chimique.
A vrai dire, ceux qui dirigent l'Etat et ceux qui nous exploitent au travail n'en ont rien à faire de notre sécurité. Ils n'en ont rien à faire de laisser sur les bras des générations suivantes des tonnes de déchets irréductibles et hautement radioactifs.
La question du nucléaire est révélatrice de la faillite du capitalisme. Chaque capitaliste recherchant le profit, toutes les infrastructures qu'ils développent sont au service de cet objectif. Même si cela doit mettre en danger des populations et pourrir la planète. Seule compte la recherche du profit immédiat, et après moi le déluge.
Cependant, la question du nucléaire doit être mise en perspective. La production énergétique est une question stratégique. Le territoire de la France n’est pas vraiment riche de ressources naturelles permettant de satisfaire les besoins des capitalistes en énergie. Remplacer le nucléaire par une autre énergie, c’est se heurter toujours aux mêmes questions, celles du pillage des ressources naturelles et la surexploitation d’autres peuples. Et ce, tant que la loi du profit régnera. Ce n’est pas l’énergie qu’il faut remplacer, c'est surtout détruire notre impérialisme et remplacer le capitalisme par un autre système économique.
La science et à plus forte raison la technologie ne sont pas neutres, pas au dessus des classes, pas au dessus du système économique : elles sont le produit des rapports de production, qu’elles transforment à leur tour.
En changeant de système, en brisant les entraves du capitalisme, nous bâtirons une société où nos choix énergétiques ne seront plus guidés par la recherche du profit, mais par la satisfaction de nos besoins collectifs, sur le long terme. La science et la technologie ne seront plus entravées par les rapports capitalistes. Nous serons à mêmes de décider collectivement de la façon d’organiser notre économie et la développer sans foncer vers notre autodestruction.
Alors que les contestations de grands projets qui ne sont utiles qu’aux capitalistes, aberrants d’un point de vue écologique se multiplient, c’est la question de mettre fin à l’impérialisme et au capitalisme que nous devons nous poser.
 
Areva, troupes françaises hors d’Afrique, à bas l’impérialisme français !
 
Ce qui nous met en danger, c’est l’impérialisme français, refusons le chantage sécuritaire qu’on nous impose !
 
Pour mettre fin au désastres écologiques, mettons fin au capitalisme !
Le coeur de l'Etat est d'uranium

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Impérialisme, #environnement, #International, #Mali

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Publié le 3 Novembre 2014

Saluons la lutte des burkinabés contre le régime criminel de Blaise Compaoré et luttons contre l’impérialisme français

Les burkinabés ont chassé du pouvoir l’assassin de Thomas Sankara, de ses compagnons. Les burkinabé ont mis fin à 27 années de pouvoir criminel de Blaise Compaoré, fidèle de la France.

Il a fallu quelques jours à peine après l’annonce d’une révision de la constitution permettant à Compaoré de se représenter aux élections pour que le régime tombe.

Le multipartisme affiché par le régime n’est qu’un leurre. Tant que les impérialistes ont trouvé leur intérêt dans la présidence de Blaise Compaoré, lui-même et ses proches se partageant les richesses du pays, son pouvoir était assuré. C'est bien la rue et elle seule qui a réussi à se défaire de ce régime.

Compaoré n’a rien fait pour développer le pays. Au contraire de Sankara, il a laissé croupir la population dans la misère.  La majeure partie des burkinabés est sans emploi. Des millions d'expatriés envoient un argent essentiel pour leur familles. Ils sont parfois victimes de violences dans leur pays d’accueil. Plusieurs centaines de milliers de burkinabé ont du quitter la Côte d’Ivoire en 2003. Les conditions de travail dans les mines d’or sont effroyables et rien, bien sûr, de la production, ne revient aux burkinabés.

Le pouvoir a toujours été contesté par les burkinabé, celui-ci répondant par la répression et les assassinats. En 1998, un journaliste Norbert Zongo, a été assassiné. Il enquêtait sur le chauffeur du frère du président François Compaoré, aujourd’hui réfugié à Coutonou au Bénin, objet d'une vive et légitime colère des manifestants et manifestantes. Cet assassinat avait déclenché des vagues de manifestations. La jeunesse étudiante s’est mobilisée tout au long des années 2000 et des militants étudiants ont eux aussi assassinés. En 2011, la mobilisation avait été massive contre les exactions policières et un long mouvement de contestation avait agité le pays. L’impunité est la règle.

La volonté de justice des burkinabés leur a permis de mettre fin au régime. Cependant, l’armée a pris le pouvoir. Après quelques flottements, c’est un certain Zida qui est le nouveau chef d’Etat. L’armée a dispersé et réprimé le rassemblement prévu dimanche par l’opposition qui réclamait une transition démocratique réalisée par les civils. Le mouvement a été étouffé. La répression a fait un mort.

L’opposition était organisée, sous le pouvoir, derrière un chef officiel de l’opposition, Zéphirin Diabré, qui continue à s’exprimer en son nom. Zéphirin Diabré a été cadre d’Areva.

L’opposition semble avoir négocié avec l’armée, au grand dam de nombreux et nombreuses contestataires. Au contraire des Etats-Unis qui ont dénoncé la prise de pouvoir de l’armée, suivant ses intérets, la France est restée silencieuse. Ce silence n’augure rien de bon.

« Tant qu’il y aura l’oppression et l’exploitation, il y aura toujours deux justices et deux démocraties : celle des oppresseurs et celle des opprimés, celle des exploiteurs et celle des exploités, » disait Sankara. La France n’est pas prête à laisser s’exprimer la justice des opprimés. Elle n’est pas prête à laisser aux burkinabés le soin de se gouverner eux-mêmes. Elle tient à conserver sa place en Afrique et multiplie les opérations militaires, les guerres, en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Centre-Afrique, au Mali, contestée par les chinois et les américains.

A l’heure, où, en France, nous nous mobilisons contre les exactions de la police, nous ne devons pas oublier que ce sont nos gouvernants, que ce sont nos capitalistes qui organisent génocides, assassinent, pillent, violent en Afrique. Nous devons être solidaires des burkinabés et dénoncer notre impérialisme. Nous ne saurions nous libérer de nos chaînes sans lutter contre notre impérialisme, sans appuyer la lutte des peuples qui se lèvent contre son joug.

N’oublions pas aussi que beaucoup ont du venir en France pour fuir la misère dont celle-ci est responsable dans leur pays. Les politiques racistes, les violences d’Etat, la propagande raciste et les violences policières sont une marque sur le territoire de l’Etat français des rapports impérialistes.

 « Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en lui rappelant qu’il a été grand hier et donc, peut-être aujourd’hui et demain. Fonder l’espoir », disait Sankara. Que cette lutte fonde l’espoir de se débarrasser, au Burkina Faso et ailleurs, des impérialistes et leurs chiens de garde.

A bas l’impérialisme français ! A bas tous chiens de garde de l’impérialisme français ! Vive la lutte des peuples burkinabés !

Saluons la lutte des burkinabés contre le régime criminel de Blaise Compaoré et luttons contre l'impérialisme français

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #Impérialisme

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Publié le 2 Novembre 2014

De Loma Miranda à Notre-Dame-des –Landes, en passant par Sivens, solidarité internationale des luttes écologiques populaires !
 
Loma Miranda, zone montagneuse au Nord de la république dominicaine est un site écologique d’une importance éminente pour l’approvisionnement en eau potable de la population de République Dominicaine. De cet endroit partent un grand nombre de sources, rivières et cours d’eau. Alors même que nous nous trouvons dans un pays où l’eau potable ne coule pas au robinet, qu’il faut la transporter par bidons de plastique sur des mobylettes, et qu’elle reste une préoccupation cruciale pour les populations les plus modestes, le trésor représenté par Loma Miranda est menacé par l’implantation d’une mine d’extraction de nickel pour le compte de l’entreprise Canadienne Falcon Bridge. Ce qui causerait des dommages irréversibles et polluerait l’eau durablement.
Le gouvernement dominicain, comme à chaque fois qu’il s’agit de brader les ressources naturelles à des intérêts privés étrangers, répond présent et se montre prêt à signer des deux mains. Or, ce cas n’est pas une première, puisque l’île entière, à l’instar de nombreux pays dominés d’Amérique latine, est devenue un terrain de chasse au trésor pour toutes les compagnies minières des pays impérialistes. C’est une réalité flagrante qu’aucunE dominicainE ne peut ignorer, même si l’analphabétisme restreint toujours l’accès à l’information pour des franges importantes des classes populaires.
La majorité de la population s’oppose au projet d’extraction au bénéfice de la Falcon Bridge, épaulé par un grand nombre d’organisations et de groupes politiques divers, parmi lesquels nous saluons le rôle révolutionnaire et anti-impérialiste du Front Large de Luttes Populaires, Le Parti Communiste du Travail et Jeunesse Caraïbe. Mais l’opposition au projet rassemble jusqu’aux églises de toutes confessions et l’Université Autonome de Saint-Domingue. Ce mouvement réclame que le site de Loma Miranda soit déclaré Parc National, seule façon de rendre le site hors d’atteinte définitivement.
Le Sénat a approuvé ce projet de Parc National le 27 août dernier. Mais le président Danilo Medina est bien trop intéressé par les dollars canadiens, et il a immédiatement fait appel au Congrès d’application des lois pour faire pression sur leur décision. Il veut que le projet de la Falcon Bridge aboutisse coûte que coûte. Pour cela, il se perd en pirouettes et cabrioles, arguant une fois contre le « fondamentalisme écologique », une autre sur la nécessité d’un développement qui doit passer par l’exploitation des ressources minières… alors même que la loi dominicaine impose clairement une viabilité écologique à ce type de projet ! Il a même proposé la solution ridicule d’un demi Parc National à côté d’une demie Exploitation minière. Il veut surtout tergiverser et gagner du temps pour épuiser un mouvement constitué de travailleurs, travailleuses ou précaires qui luttent pour certainEs sans aucun revenus.
Comme à Notre-Dame des Landes et à Sivens, des hommes et des femmes ont décidé de camper à Loma Miranda pour empêcher les Bulldozers de s’en prendre au site. Devant ce même objectif, des groupes très différents s’unissent et travaillent ensemble, tout le monde est bien décidé à ne pas laisser l’eau se faire salir par des capitalistes qui n’auront jamais besoin de la boire. Aujourd’hui, la lutte qui dure depuis des années est arrivée à un point crucial. La Falcon Bridge et le président effectue des pressions terribles, en face le mouvement se radicalise, tout le monde est tendu vers l’issue de ce conflit et personne ne veut céder.

L'état Français aussi pollue et assassine. A Sivens, un manifestant est tué dans les affrontements avec les gardes mobiles. La responsabilité de la France est criante. Au profit des fermes productivistes de masse, au détriment des petits-paysans, la construction du barrage de Sivens causera des dégâts irréversibles. Comme l'aéroport de Notre Dame des Landes, la retenue d'eau- réservoir de 1,5 millions de mètres cube fait partie de ces cadeaux coûteux aux patrons (de l'agroalimentaire du maïs cette fois) et d'inutilité publique de la France. Qu'il s'agisse d'agriculture ou plus généralement de gestion des ressources naturelles, c'est le même modèle capitaliste qui œuvre à Sivens et à Loma Miranda. 

De Bretagne et d'Occitanie en République Dominicaine, solidarité des revendications écologiques populaires ! A la benne tous leurs maudits projets bourgeois et impérialistes, inutiles et polluants !
De Loma Miranda à Notre-Dame-des –Landes, en passant par Sivens, solidarité internationale des luttes écologiques populaires

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