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Publié le 30 Avril 2017

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et l'impérialisme décomplexé

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et là encore, l'impérialisme décomplexé

 

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle sont clairs. Macron vs Le Pen sont deux représentant-e-s zélés de la bourgeoisie. Rien d'inattendu.

Au contraire de 2002, les manifestations, extrêmement réprimées, n'ont pas été massives en dehors des franges politisées de la jeunesse. C'est le résultat des désillusions de la population vis-à-vis de la politique. Après cinq ans d'une politique raciste et anti-populaire menée par le PS, dur de se ranger derrière Macron dans un "front républicain" pour les classes populaires.
Si les élections ne font plus recette, les perspectives révolutionnaires ne sont pas suffisamment crédibles pour entraîner les larges masses.

Les résultats du premier tour révèlent quelque chose de l'état d'esprit dans lequel se trouve la bourgeoisie, et des divisions qui la traversent. Macron, Le Pen, Fillon, Hamon, Mélenchon, autant de candidat-e-s pour autant de clans et d'intérêts différents au sein de la bourgeoisie. Une partie possède des intérêts dans les alliances et les traités actuels. Certain-e-s bourgeois-e-s ont des intérêts outre-Atlantique, d'autres outre-Oural, en Europe, en Afrique, ou partout à la fois. Des clans ont besoins de modifier les alliances actuels. Ceux et celles lié-e-s aux secteurs de l'énergie, de l'armement ont des intérêts en Russie. Ce sont deux secteurs stratégiques qui pèsent lourds sur les choix de la France et son économie. Ce sont les champions de la bourgeoisie française, des leaders régionaux, voir mondiaux. EDF, Engie, Areva, Alstom, Total : autant de groupes français qui attendent impatiemment une ouverture vers la Russie. Parce qu'ils souhaitent que l'impérialisme français change de stratégie, ils espéraient pour la plupart une victoire de Fillon, et lorgnent également du côté de Dupont-Aignan et de Le Pen.

D'autres, plus proches des secteurs bancaires, du BTP, des services, des médias, du numérique, des télécoms, des transports, ou de l'agroalimentaire, ont tout intérêt au maintien des traités actuels et du cadre européen, voire d'approfondir les relations atlantistes. Le secteur automobile a par exemple tout intérêt à ce que l'Union Européenne survive, pour continuer à fabriquer ses voitures en Roumanie. Vinci et Bouygues ont tout intérêt à ce que la directive sur les travailleurs-euses détaché-e-s ne soit pas abrogée, pour continuer à exploiter une main d'oeuvre quasi-gratuite. Macron était leur candidat, même s'il se voulait celui qui devait tous les réunir, celui qui allait pacifier les relations entre bourgeois-e-s, leur rappeler leur intérêt commun, celui de l'état profond français, de la françafrique et du socle qu'ils partagent tous ensemble.

Les intérêts financiers que défend Macron, si marqués dans certains secteurs, auprès de certains clans, ne lui permettent pas, en réalité, d'unir si facilement la bourgeoisie. Macron n'est que le symptôme d'une situation de division au sein de la classe bourgeoise, en proie à de nombreuses contradictions.

En attendant, nous devons exprimer politiquement notre voix, et les raisons de cette colère, par la lutte.

Macron, la caricature

S'il y en a un qui ne se cache pas, c'est bien lui. Emmanuel Macron, chouchou des financiers et des industriels, est le favori de la campagne présidentielle. Il sera peut-être le prochain président, même s'il est difficile de deviner avec certitude qui gagnera, tant les surprises sont possibles. Ils/elles étaient nombreux-euses, les zélé-e-s de la bourgeoisie capables de se faire élire.

Mais Macron a toutes ses chances, il mérite donc qu'on s'attarde sur ses positions, d'autant plus qu'il est arrivé en tête du premier tour. Il semble d'ailleurs très confiant, le candidat est parti fêter ce résultat à la Rotonde, brasserie bourgeoise de Paris, certain de l'emporter.

Macron est un vrai bourgeois. Il ne s'en cache pas. Pourtant il est l'un des rares des membres des gouvernements Hollande à ne pas avoir toujours vécu de la politique et à avoir travaillé... Comme banquier ! La finance est un monde qu'il connaît bien, qu'il fréquente encore au quotidien. C'est son univers, celui de sa classe sociale. On ne parle même plus de conflit d'intérêt avec les industriels le concernant, tant ses intérêts se confondent avec ceux de la grande bourgeoisie.

C'est un bourgeois cohérent, structuré, intelligent politiquement, libéral. Derrière il y a une idéologie très forte, avec une vision, un projet de société pour la France. Le renforcement du pouvoir capitaliste, du pouvoir des industriels, du pouvoir des classes dominantes... De manière encore plus agressive si besoin.

Macron a compris comment faire de la politique. Issu du PS, il a un sens aiguisé et cynique de la politique et des appareils. Il a su intelligemment construire ses réseaux, son appareil, ses ramifications, son analyse de la situation, mener des enquêtes en faveur de la bourgeoisie, faire son état des lieux, un bilan du contexte, établir son calendrier, élaborer sa stratégie, puis son programme et se lancer au bon moment dans la campagne. Il n'a pas précipité sa candidature, mais l'a préparée en amont, en débutant par un travail d'organisation au service de son idéologie capitaliste. C'est cela, et son organisation, qui lui ont permis de pallier à son absence de charisme et de notoriété publique.

Il y a une logique dans son programme. Le candidat n'avait pas besoin d'additionner les propositions pour présenter sa politique. Sans se cacher, il n'a pas multiplié les fausses promesses comme le PS. Il ne prétend pas apporter une solution à la crise, ni améliorer la vie des classes populaires. Il ne cache pas en revanche son soutien au patronat.
Son programme est court, concis, mais suffisant pour annoncer la politique d'austérité, de répression, libéral et impérialiste du prochain gouvernement.
Il veut poursuivre le travail commencé par le PS, avec l'ANI, la loi Macron, la loi Travail et le CICE. Il veut définitivement liquider le code du travail, et les organisations ouvrières.
Sa politique financière et industrielle répond à une vision à long terme, planifiée pour la bourgeoisie. Son programme conclue en affirmant qu'il "effectuera 60 milliards d'économie". Il va falloir s'organiser efficacement pour le combattre, et l'OC-FR s'attend à un quinquennat difficile, où les batailles seront rudes.
Nous appelons toutes les forces populaires à s'organiser, à se syndiquer dans les organisations ouvrières, à renforcer le mouvement social. Macron, ce n'est pas un ennemi qui se cache, c'est un ennemi déclaré de la classe ouvrière, assumé, qui nous mène une guerre sociale sans concession.

L'impérial greenwashing

Macron tergiverse. Fait semblant d'être un écologiste convaincu, tandis qu'il défend les intérêts de la grande bourgeoisie. Il inscrit son programme en matière écologique dans la continuité de la COP21, autrement dit, le néant. C'est un fervent défenseur du nucléaire. Il prévoit de faire évacuer la ZAD de Notre-dame-des-Landes et de construire l'aéroport.
En Guyane, Macron plaide pour développer l'activité aurifaire dans l'Amazonie, alors que ça signifierait la destruction d'une large partie de la forêt primaire. 450 tonnes d'or sont estimées en Guyane, métal pour l'instant principalement exploité de manière illégale par des orpailleurs clandestins qui empoisonnent le fleuve, le pays et la principale réserve biologique gérée par l'état français. Ils y déversent des métaux lourds, arsenic, cadmium, mercure, plomb et même uranium. Macron souhaite légaliser les gisements et cette situation, en remplaçant les contrebandiers par des costards cravates avec des permis de l'administration française. Il s'est rendu sur place pendant sa campagne pour vanter ce projet.
Avec l'extraction de l'or au profit des multinationales, alors même que les cours de l'or sont au plus bas, et pour la troisième année de suite à la baisse, Macron espère dégager de nouveaux profits pour l'impérialisme français et les grandes compagnies minières.
Pour développer les extractions et attirer des investisseurs capitalistes, Macron prépare une réforme du code minier, qui permettra aussi de développer les prospections pétrolières et gazières au large de la Guyane. Cela veut dire porter la responsabilité de crimes aux répercussions durables pour de nombreuses générations à venir. Il planifie l'écocide, son programme écologique est en réalité au service des industriels.

La politique internationale, dans la continuité des précédents chefs d'état

Emmanuel Macron revendique le bilan de François Hollande. Il soutient les interventions militaires du quinquennat qui prend fin. Il prône le maintien de la France dans le commandement intégré de l'OTAN.
Il veut maintenir les alliances actuelles, même si le Brexit et l'élection de Trump engagent une période d'incertitude sur le plan de la politique internationale.
Il veut intensifier l'intervention française en Syrie et en Iraq.
Il veut maintenir les troupes au Liban et renforcer de façon générale, militairement, diplomatiquement et économiquement, la présence française au Proche et Moyen Orient.
Il parle de couper le mal à sa racine, via des interventions militaires, en parlant du terrorisme. C'est le pompier pyromane qui ne fait qu'attiser le conflit, la guerre.

Concernant l'Europe, il souhaite sauver l'UE et la zone Euro. Son programme prévoit de renforcer Frontex, qui traque les réfugié-e-s de la Méditerranée.

À propos des accords de Touquet, entre la France et la Grande Bretagne, qui bloquent la traversée des migrant-e-s outre-Manche, Macron est favorable à une renégociation, maintenant qu'il y a le Brexit, mais il n'est en aucun cas dans une remise en cause de ce système, de l'espace Schengen ni de la politique migratoire et aux frontières de la France, de l'UE, et des traités avec la GB.

Vis à vis de l'Afrique, le programme de Macron est clair : la Françafrique c'est l'avenir de la France. Il veut intensifier la présence française en Afrique. Macron est un fidèle soldat de l'impérialisme français. Il est donc de nos principaux ennemis. 

 

Le Pen, encore une candidate de la grande bourgeoisie

 

L'OC-FR a déjà produit de nombreuses analyses sur elle et son parti. Depuis, les choses n'ont pas tellement changé. C'est une représentante de la bourgeoisie, bien qu'elle soit la tenante d'une ligne parfois divergente qui reflète des contradictions au sein de la classe au pouvoir. Son parti bourgeois privilégie d'autres alliances, car il défend des intérêts particuliers, ceux d'une partie de la grande bourgeoisie française.
Elle n'est néanmoins pas radicalement en rupture avec les pouvoirs précédents. Ses désaccords ne sont, pour la bourgeoisie, que tactiques. Elle se situe dans la suite logique des années Sarkozy et Hollande qui lui ont préparé tranquillement le terrain. Macron aussi ne fera que lui servir de tremplin.

Évidemment, elle se distingue par sa politique ouvertement xénophobe, raciste et anti-ouvrière. Même si elle attire un vote populaire, mais minoritaire, ceux et celles parmi la classe ouvrière qui votent pour elle se tirent une balle dans le pied. Le FN est un fervent opposant au mouvement ouvrier, s'y attaquant parfois violemment, physiquement. Ses militant-e-s sont des casseurs-euses de grèves. Pendant le mouvement contre la réforme des retraites, MLP déclarait : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos. Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus. La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. »
En particulier opposée à la CGT, que le FN prévoit de liquider, Le Pen prépare des mesures pour interdire les organisations ouvrières, et les mobilisations populaires. Déjà à l'époque, Bruno Gollnish, élu à la Région Rhône-Alpes disait : « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT. Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises, et menacent l’emploi. La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».
Elle compte s'en prendre aux droits syndicaux, aux libertés démocratiques. Voter pour elle, c'est lui donner mandat pour nous liquider.

Son programme économique ne se distingue pas réellement de celui de Macron, dont elle partage de nombreuses mesures.
Comme lui, elle prévoit de renforcer le secret des affaires.
Comme lui, elle veut libéraliser l'éducation et l'enseignement, accroitre la sélection dans les établissements scolaires, augmenter les frais d'inscriptions et étendre l'autonomie des universités et des lycées.
Comme lui, elle veut alléger la fiscalité des entreprises, et supprimer les cotisations sociales. Comme lui, elle parle de "coût du travail" pour justifier sa politique anti-sociale et sa volonté de tirer les salaires vers le bas alors que la bourgeoisie s'enrichit.
Elle va parfois plus loin, en prônant d'abaisser l'âge de l'apprentissage à 14 ans notamment.

 Le racisme contre la finance ? Un mot d'ordre qui n'a pas de sens

Les médias et plusieurs groupes militants présentent ainsi, "racisme Vs finance", le clivage entre les deux candidat-e-s. Cela est pour nous faux.

Tous deux sont des représentant-e-s de la bourgeoisie impérialiste. La bourgeoisie française est intégralement liée à la finance, le capitalisme est intégralement un capitalisme financier.

L'impérialisme est un système qui se justifie par le racisme, qui justifie le pillage des pays dominés par les pays impérialiste en désignant ses habitant-e-s comme inférieur-e-s.

Macron comme Le Pen sont racistes et mèneront une politique raciste.

Ce ne sont pas les individu-e-s qui déterminent la politique, ce sont les intérêts des capitalistes.

Ces dernières années, l'état a eu du mal à maintenir l'ordre, essuyant par exemple un mouvement déterminé l'année dernière en plein état d'urgence.

Marine Le Pen au second tour, c'est révélateur d'une volonté de réprimer toujours plus nos luttes et les populations issues des pays dominés.

Macron au second tour, c'est révélateur de la volonté des capitalistes de continuer leur politique offensive contre nos intérêts.

Leur calendrier n'est pas notre calendrier

Nous l'avions dit et écrit : ces élections ne sont pas les nôtres, elles ne changeront rien pour nous, quel que soit le résultat. Nous ne dévions pas de notre route. La lutte ne s'est jamais arrêtée, il n'y a pas eu de pause de notre côté, et le seul choix possible pour les communistes est de continuer.

Au second tour, nous ne voterons pas. Nous suivrons évidemment les résultats, mais sans y voir un enjeu à surestimer. Entre Macron et Le Pen il n'y a aucun choix à faire, autre que celui de lutter politiquement.

Nous pouvons également donner notre voix à des personnes étrangères qui veulent voter, et nous soutenons les initiatives et les plateformes qui permettent aux personnes vivant en France sans la nationalité française, de pouvoir s'exprimer, en les mettant en relation avec des abstentionnistes.
Nous comprenons, que nous autres militant-e-s, avec la nationalité française, avons le privilège de ce choix (car l'abstention est pour nous un choix politique), et que les personnes n'ayant pas cette nationalité, vivant dans l'état français n'ont pas ce choix.
Nous devons être capable de remettre en cause nos privilèges qui vont avec. Le droit de vote des étranger-ère-s a notamment complètement disparu du débat public.

Nous les invitons à choisir la lutte à nos côtés, mais nous militons aussi pour que nous possédions tous le choix. Vivant, travaillant ici, ils-elles sont tout-es autant concerné-e-s que nous par ces élections mais ils-elles en sont exclu-e-s.
En tant qu'étrangers-ères, ils-elles seront les premiers-ères concerné-e-s par la politique raciste de Le Pen et Macron. En tant que travailleurs-euses aussi.
C'est aussi un acte militant, contre le racisme de l'état français, que de permettre ce choix en laissant notre bulletin de vote à nos camarades, voisin-ne-s, ami-e-s et collègues étrangers-ères.
Si nous ne sommes pas d'accord, nous respectons leur volonté de voter, car nous comprenons la peur que suscite certaines politiques au sein de l'immigration. Il est normal de vouloir s'exprimer et d'être entendu, même si nous considérons que notre vote est dilué dans l'interprétation que la bourgeoisie en fait.

L'OC-FR soutient donc le mot d'ordre qui consiste à filer notre vote à ceux et celles qui en sont privés pour des raisons racistes, tout en expliquant autour de nous les raisons de notre acte, et pourquoi nous ne votons pas.

Nous appelons à manifester demain, 1er Mai, massivement, pour montrer que quelque soit le resultat des élections nous serons prêts à nous battre.

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et l'impérialisme décomplexé

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #élections, #France, #Antifascisme, #ANI, #Impérialisme

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Publié le 28 Février 2017

Pas de trêve ! Ces élections ne sont pas les nôtres !

 

Après le mandat présidentiel de François Hollande, la désillusion quant à la possibilité de voir les choses changer par les élections est massive dans les classes populaires.

La politique anti-ouvrière, impérialiste, sexiste, raciste, islamophobe menée par le PS a ouvert les yeux de beaucoup sur l'arnaque que constitue l'alternance.

De droite ou de gauche, les politiciens servent le même intérêt, et ce n'est pas le notre, c'est celui des bourgeois-e-s.

Les primaires de gauche, l'affaire Fillon, la candidature de Hamon, de Macron, ne sont que des tentatives par les médias de tenter de relancer notre intérêt pour ces élections en ré-ouvrant un jeu qui apparaissait totalement verrouillé. Mais ne soyons pas dupes, le jeu électoral est un jeu bourgeois dans lequel nous n'avons rien à gagner.

 

Comme ils sont loin des préoccupations des ouvriers et ouvrières,

ces politicien-ne-s !

Ils ne s'adressent qu'à la partie la plus retardée d'entre nous.

Cette partie est celle qui se désolidarise des ouvrier-e-s issu-e-s des pays dominés par la France pour se réserver les postes les mieux payés de la production.

Elle préfère les miettes que la bourgeoisie veut bien lui concéder en échange d'un soutien à la politique impérialiste de rapine qu'elle mène.

C'est à elle que s'adresse Marine Le Pen. C'est aussi à elle que s'adresse Mélenchon dans ses sorties islamophobes et racistes car c'est une partie de nationalité française de la classe ouvrière qui donc posséde le droit de vote.

Les propositions des candidats dits progressistes nous paraissent être de la poudre aux yeux. Pôle emploi radie en masse les chômeurs. Les CROUS tardent à filer leurs bourses minables aux étudiant-e-s. Le smic reste au raz des pâquerettes chaque année. Les CAFs ne versent que des miettes en aides sociales.

La Loi Travail permet aux patron-ne-s de faire baisser nos salaires et de nous virer comme ils veulent.

Comment croire que les capitalistes vont accepter de nous donner un revenu universel ?

Nous ne condamnons pas ceux et celles qui iront voter. Tous et toutes nous avons envie d'agir sur notre situation sociale et tout est fait pour nous faire croire que les élections le permettent.

Cependant, nous portons un autre ordre du jour, un ordre du jour de lutte de classe, anti-impérialiste, anti-fasciste et féministe.

 

Dans notre société, des parts importantes des classes populaires et de la petite bourgeoisie sont en lutte.

 

Nous sommes dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée du monde et les ouvriers, ouvrières et technicien-ne-s n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. 

À PSA, dans d'autres boites de l'industrie, comme chez les agents de sécurité et les conducteurs d'Uber, les travailleurs et travailleuses luttent pour obtenir des augmentations, des primes. Leur travail remplit les poches des patron-n-e-s, ils et elles en ont assez de les voir s'engraisser grâce à eux et elles.

Dans leurs lieux d'habitations, ils et elles sont sous étroite surveillance policière. Les violences policières dont la jeunesse des quartiers populaire est victime, ils et elles en ont assez. Le meurtre d'Adama Traoré, le viol de Théo, les violences sexuelles contre les lycéen-ne-s du XIXème, les milliers de perquisitions contre des musulman-e-s, les mosquées saccagées, la liste des exactions commises les derniers mois est longue. La révolte gronde dans les quartiers populaires qui se sont mobilisés sans tomber dans les pièges tendus par le PS.


Une large partie de la classe ouvrière vient des pays dominés par la France, elle est l'objet d'une répression raciste et coloniale. Nous sommes dans un pays ségrégationniste où en fonction de sa couleur de peau, on se voit réserver les postes les plus bas dans la production. 

Les ouvriers et ouvrières réclament un salaire égal à travail égal, des groupes non mixtes de personnes issues des pays dominés par la France s'organisent. Le viol de Caïs, un petit garçon de 4 ans, la réouverture du Bal Nègre ont été l'objet de mobilisations ces derniers mois. Nous appelons à la manifestation pour la justice et la dignité du 19 mars.

 

La France est une puissance impérialiste en guerre. Elle impose son ordre dans ses colonies. Dans ses territoires dits "d'outre mer" elle maintient des économies coloniales et réprime les revendications culturelles et politiques nationales. 

La situation n'est pas apaisée au Pays basque où des militant-e-s sont interpellé-e-s et incarcéré-e-s. Le PS est un ennemi des revendications des peuples en luttes, nous exigeons l'amnistie des militants et militantes basques.

Le PS a également redécoupé les régions au détriment des catalan-e-s et occitan-e-s, réprimé le mouvement indépendantiste corse.

Il n'a su que semer la guerre et le chaos, d'abord en Syrie, Iraq, Mali, Centrafrique, poussé des milliers de gens à la fuite, maltraité les réfugié-e-s. En Palestine, l'État Français continue à soutenir les revendications réactionnaires pro-sionistes, refusant toujours de reconnaître l'état palestinien et le droit à l'autodétermination. Il soutient aussi Erdogan et le gouvernement turc dans sa répression des mouvements kurdes et leurs alliés progressistes. 

L'État français travaille pour maintenir les profits de ses grands groupes financiers et industriels. Pour cela, le gouvernement socialiste était prêt à tout pour favoriser sa politique impérialiste, de conquête des marchés au sein de la concurrence inter-impérialiste. 

Au mépris de l'environnement, de ce que peut supporter la Terre, de la survie à long terme des espèces vivantes y compris de l'espèce humaine, la France poursuit une politique destructrice, un écocide. Malgré les protestations populaires, elle poursuit sa politique énergétique, nucléaire, du charbon, prépare des forages de gaz de schistes, construit l'aéroport de Notre Dame des Landes, la Nouvelle route du littoral à La Réunion, ou la LGV Lyon-Turin. À coups de Greenwashing lors de la COP 21, le gouvernement a voulu nous faire croire qu'il se préoccupait de l'écologie, mais les pics de pollution se maintiennent, le tout-voiture continue à dominer nos villes, ils continuent à raser des forêts, à bétonner les sols, et la situation se dégrade.

 

Les femmes et les minorités de genre et d'orientation sexuelle n'ont reçu que du mépris de la part du gouvernement. Il n'a satisfait qu'aux revendications bourgeoises des milieux LGBT, laissant de côté les personnes trans et les lesbiennes, incarcéré les femmes qui se défendent contre un mari violent, interdit le burkini, arraché les voiles des femmes, exclut de l'espace public les femmes voilées. 

Face au patriarcat, au racisme et l'exploitation, les femmes et minorités de genre et d'orientation sexuelle résistent et s'organisent. Nous appelons à manifester le 8 mars à 19h30 à  Belleville.

Nous sommes dans un pays qui vit depuis plus d'un an sous état d'urgence et ce n'est pas pour rien : les contradictions sont fortes dans la société. L'Etat d'urgence n'a pas empêché les manifestations contre la loi travail, n'a pas empêché les émeutes en banlieue, la ZAD de tenir. 

Nous ne sommes pas dans un contexte où le jeu démocratique fonctionne, nous sommes dans un contexte où l'ordre règne grâce aux matraques, aux tonfas, aux lacrymos et aux hélicoptères.
 

Nous n'avons rien à attendre de ces élections, le changement, c'est nous, c'est notre organisation et notre détermination qui les permettront. 

Les militant-e-s de l'OC-FR n'appellent pas à voter aux présidentielles. Nous soutenons les initiatives menées contre les candidats aux élections et la manifestation "1er Tour Social" organisée le 22 avril place de la République.

 

Imposons notre ordre du jour par la lutte !

Pas de trêve, ces élections ne sont pas les nôtres !

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Publié le 22 Décembre 2016

Pas de justice pas de paix !
Justice pour la famille Traoré !

Le 14 décembre, Youssouf et Bagui Traoré, deux frères d'Adama Traoré, jeune homme noir tué par la police il y a cinq mois à Persan, sont passés en jugement au Tribunal de Pontoise. Ils ont été condamnés, pour Youssouf, à trois mois d'emprisonnement et pour Bagui, à cinq mois d'emprisonnement et à deux ans d'interdiction de séjour à Persan. Il reste en prison. Son frère et lui font appel de la décision de justice.

Quelques semaines plus tôt, la maire de Persan avait annoncé porter plainte contre leur soeur, Assa Traoré. La maire n'avait jamais daigné présenter ses condoléances ou apporter le moindre soutien à la famille d'Adama Traoré et ose se plaindre d'être mise en cause par le comité de soutien.
Des rassemblements ont été organisés devant la mairie à l'occasion de conseils municipaux et réprimés. C'est à cette occasion qu'une policière s'est gazée elle-même, ce qui a servi de prétexte à la mise en cause des deux frères Traoré, arrêté quelques jours plus tard.
Dossier vide, procédure bâclée, n'ont pas empêché le Tribunal de condamner les deux frères. L'urgence pour l'Etat, de la mairie au Tribunal en passant par la préfecture, c'est de faire taire cette famille qui s'est engagée pour réclamer justice suite au meurtre de leur jeune frère Adama.
Ce jeune homme essayait simplement d'échapper à un contrôle de police afin d'éviter ce qui pourrait arriver si la police lui mettait la main dessus sans ses papiers. Et ce qui pourrait arriver est malheureusement arrivé.

La mobilisation a permis d'obtenir de la justice que soient nommés 3 juges pour s'occuper de l'affaire.

Le procès des frères Adama est un procès politique. La répression, dans nos quartiers, ce n'est pas une affaire de lutte contre la criminalité, contre le terrorisme, contre le trafic de drogue. C'est une répression politique, raciste et de classe.

Nous avons en face de nous une petite minorité de privilégié-e-s qui vit dans l'opulence. Sa richesse, elle la tient de l'exploitation et du pillage. La bourgeoisie pille des ressources naturelles des pays dominés, réalisé au prix de massacres coloniaux et de guerres effroyables, exploitation des ouvriers et ouvrières de ces pays maintenus sous la férule de dictateurs amis de la France. Elle importe des millions de ces travailleurs-euses pour venir travailler dans les usines, les chantiers, faire le ménage et s'occuper de ses enfants en France. Elle les entasse dans des taudis ou des barres HLM de lointaine banlieue parisienne, surexploite celles et ceux qui n'ont pas de papiers. Et elle écrase celles et ceux qui osent relever la tête.

Seulement, les bourgeois-ses ne sont qu'une toute petite minorité, et ils/elles ont largement fait leur temps. La bourgeoisie a peur, donc elle construit des figures de délinquant-e-s, elle construit des figures de terroristes, en essayant d'entraîner la partie blanche des classes populaires derrière elle.

La France a été à la pointe de la théorisation de la contre-insurrection face aux luttes des peuples asiatiques et africains qui se sont soulevés pour obtenir leur indépendance. Elle utilise dans nos quartiers les mêmes méthodes.

Les forces de répression au service de la bourgeoisie tirent des milliers de balles pour abattre des hommes et des femmes retranchés dans un immeuble de Saint Denis avec un pistolet, tirent sur les occupant-e-s innocent-e-s, pour terroriser toute la population de la ville.

Elles passent à tabac et tuent de leurs mains des jeunes hommes parce que noirs. Elles tirent sur des chiens en pleine journée au pied des tours des 4000 à la Courneuve.

Les hélicoptères braquent des projecteurs le lundi matin à 6h30 sur les barres HLM de banlieue et survolent tous les soirs la Seine Saint-Denis, tandis qu'en silence, les drones filment.

Elles perquisitionnent des milliers de musulmans et musulmanes, saccagent des mosquées, forcent les femmes à se dévoiler.

Elles embarquent, emprisonnent, laissant des femmes et des enfants sans ressources, frappent, violent.

Elles s'attaquent à quiconque contrecarre leur plan. Elles enferment des militant-e-s basques en train de déposer les armes et en extradent d'autres réfugié-e-s depuis des années en France. Elles enferment des militant-e-s politiques en utilisant des montages aussi grossiers que celui contre les frères d'Adama.

Elles peuvent utiliser des nervis fascistes et des barbouzes pour faire ce que la police ne peut pas faire, torturer, tuer, mettre le feu à des foyers. On peut citer en exemple un incendie volontaire au foyer cara à Saint Ouen. Le feu était parti de poussettes de familles roms et avait ravagé le rez de chaussée. Plusieurs familles avaient été blessées. Quelques jours après, la police avait tazé de multiples fois des individu-e-s tentant de se réfugier dans la tour et cassé les vitres des camions des familles roms qui terrorisées préféraient dormir en bas.

On nous parle de démocratie, on nous parle de justice, de liberté d'expression, mais la seule démocratie et la seule justice, ce sont les leurs, pour eux et elles, contre nous.

Ces dernières années, l'impérialisme français, en crise, est hyper agressif militairement. Sur le territoire, elle cherche à nous exploiter toujours plus, étouffer les révoltes par une répression qui va crescendo. Plus d'un an d'état d'urgence derrière nous, sans cesse reconduit, des policiers et policières autorisé-e-s à porter leurs armes hors de leurs heures de service. Le droit à la légitime défense des policiers et policières a été réformé, pour couvrir toujours plus leurs exactions. Après les attentats du 13 novembre, l'Etat avait promis une offensive massive contre les quartiers populaires décrits des nids délinquants et de terroristes.

Ils ont raison de se méfier des quartiers populaires.

Notre exigence de justice, notre liberté d'expression les menacent.
Nous exploiter, toujours plus, voici leur intérêt, nous forcer à courber l'échine.
Nos intérêts sont inconciliables.
La bourgeoisie a l'armée, la police, les médias, mais cela ne change rien, c'est une petite minorité. Ils n'ont pas empêché la mobilisation contre la Loi Travail, malgré une forte répression.
Nous sommes habitué-e-s à la patience, nous sommes habitué-e-s à la galère, à l'humiliation. Eux et elles sont habitué-e-s à humilier et à obtenir tout ce qu'ils et elles veulent tout de suite.
Redevenir maîtres et maîtresses de nos destins, c'est construire des solidarités et s'opposer à leurs plans. C'est ce que fait l'entourage d'Adama Traoré et la population de Persan. Nous saluons leur courage.


Comme eux et elles, nous devons lutter. Les quartiers populaires sont des foyers de résistance que la bourgeoisie veut briser, mais elle n'y parviendra pas. La lutte vaincra !

Un mur "anti-dealers" à Emile


Autre exemple, à Saint Ouen, la semaine dernière, l'OPHLM avait décidé de murer la cité "Michelet-Bauer" et ses habitant-e-s pour "lutter contre le trafic de drogue". Le matin, les habitant-e-s se sont mobilisé-e-s pour empêcher la construction du mur, construction sous surveillance policière. Une habitante a été arrêtée. Les habitant-e-s ont pétitionné et ont obtenu l'arrêt de la construction du mur... et la destruction du mur qui avait été construit à la cité voisine d'Emile Cordon, voilà deux ans, par la municipalité PCF. Dans cette ville en plein embourgeoisement, c'est une victoire contre la volonté de chasser les classes populaires de la ville.

Notre force, c'est dans le collectif et la solidarité que nous les créons !

Soutenons Youssef, Bagui et Assa Traoré contre la répression, nous voulons la Justice pour Adama et pour toutes celles et ceux qui sont mort-e-s sous les coups de la police, pour tous nos frères et nos soeurs qui croupissent en prison.

Liberté pour Youssef et Bagui Traoré ! Arrêt des poursuites contre Assa Traoré ! Justice pour Adama, justice pour nos quartiers ! A bas l'état raciste ! Notre force est dans la solidarité !

Rejoignons les différentes initiatives en soutien notamment la manifestation du 28 décembre à 18 heures place Saint Bernard contre tous les racismes et celle du 19 mars contre les violences policières!

Pas de justice pas de paix ! Justice pour la famille Traoré !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Paris, #racisme,, #Antifascisme

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Publié le 24 Novembre 2016

Face aux attaques fascistes, solidarité !
 


La librairie libertaire, la Plume noire, a été l’objet d’une attaque fasciste samedi 19 novembre dans le quartier de la Croix Rousse. 
Après un rassemblement des fascistes contre un projet de reconversion d’une église désaffectée en centre d’affaires, un groupe nombreux de fascistes s’est dirigé vers 18h, vers la librairie, connue pour être un lieu militant reconnu du mouvement libertaire lyonnais. 
La CGA Lyon explique dans son communiqué qu’une douzaine de personnes se trouvaient dans la librairie lorsque le lieu fut attaqué violemment par les fascistes. Heureusement, les personnes présentes ont pu se défendre, empêchant les fascistes d’entrer, mais les dégâts matériels sont tout de même nombreux, et il y a des blessé-e-s. Un volet métallique a été enfoncé, les vitres sont détruites. Le communiqué de la CGA Lyon explique également que les attaquants sont repartis en scandant « on est chez nous », « la France aux Français » et « mort aux juifs ».
La semaine précédente, c'est le bar la Rumeur à Nantes qui a été attaqué, le Gud Lyon de passage revendique l'attaque. Le même jour, des militant-e-s des JC ont été agressé-e-s à Lille. Quelques jours plus tôt, des antifascistes parisien-ne-s ont été blessés lors d'affrontements avec l'Action Française qui manifestait ce soir là pour le 11 Novembre.  

Nous souhaitons exprimer notre soutien aux militant-e-s libertaires et antifascistes qui ont subi ces agressions. Nous exprimons aussi notre colère, face à ce mouvement fasciste qui se développe, s’exprime et agresse librement.

Cet événement n’est malheureusement pas un fait isolé à Lyon. Les agressions fascistes ne sont pas nouvelles dans la région. Cela fait de longues années, que différents groupes fascistes et ultra-réactionnaires s’organisent et agressent des militant-e-s politiques, syndicaux, associatifs, mais surtout tous ceux et toutes celles qui ne partagent pas leur vision réactionnaire de la société et qui n'y correspondent pas de manière conforme. Les agressions racistes, sexistes, homophobes, transphobes sont nombreuses à Lyon. 
De même les initiatives politiques des fascistes se répètent, des rassemblements, des manifestations, des meetings, sur les mots d'ordre les plus réactionnaires possibles. 
Dans la ville et ses environs, les fascistes ont des locaux, des lieux pour se réunir au vu de tous-tes. Ils peuvent librement se structurer et diffuser leur propagande. Tout y est facilité pour que s'y développe une mouvance particulièrement dangereuse.

Il n'y a pas qu'à Lyon où cela se passe. À Lille par-exemple, les fascistes locaux ont toujours eu pignon sur rue : le Local, bar de Claude Hernant, trafiquant d'arme et informateur de la police. Récemment la Citadelle a ouvert en plein centre ville. A Ixelles, aussi, en Belgique, un local a ouvert.

Ces fascistes voient leur développement d’autant plus facilité que leur discours trouvent des relais immédiats dans la politique menée par le gouvernement et le PS. La manif pour tous, mouvement homophobe massif qui défile régulièrement est par-exemple devenu un lieu d’expression libre pour tous-tes les fascistes. Lorsque les manifestations des homophobes étaient quasi-hebdomadaire, pendant des mois le PS a délibérément laissé traîner les choses pour que les réactionnaires occupent la rue plutôt que les travailleurs et travailleuses et les jeunes des classes populaires. 

Les déclarations racistes trouvent un écho dans la politique de l’État qui exclue et traque les sans-papier-e-s et migrant-e-s, déchaîne les sentiments islamophobes et xénophobes. Leur unité nationale, leur "esprit charlie", c'est la liberté pour les bourgeois et bourgeoises, la répression pour les classes populaires.
Le projet d’interdiction du voile dans les universités, ou du burkini sur les plages ne sont que les avatars d’une politique d’état systémique, raciste et sexiste. 
Ces mêmes mesures et discours sont abondamment relayés dans les médias, sans remise en cause. Il n'y a pas besoin du FN pour mener ces politiques revendiquées par les fascistes. Le PS le fait déjà.

Nous ne pensons pas qu'il y a une menace de prise de pouvoir fasciste imminente. Nous pensons que du FN au PS, et à sa gauche, il y a déjà une politique qui satisfait les revendications des mouvements les plus réactionnaires. Ce sont tous des partis de la bourgeoisie qui défendent des mêmes intérêts. Le FN ne se distingue finalement qu'à la marge de la politique raciste et sexiste du PS. Il est certes plus décomplexé, et ouvertement anti-immigré, mais il est aussi une organisation de la bourgeoisie comme les autres. Et la bourgeoisie ne se sent pas suffisamment menacée pour faire appel aux fascistes au pouvoir pour nous réprimer, tout simplement car il n'y a pas encore d'organisation révolutionnaire capable de menacer ce pouvoir bourgeois.

Il n'empêche qu'elle laisse se développer les mouvements fascistes, au cas où, pour pouvoir faire appel à elle en cas de besoin, comme auxiliaire répressif, comme bras armé paramilitaire de la bourgeoisie. Les fascistes peuvent donc en toute impunité menacer des camarades et les agresser.

L'état d'urgence, ce n'est pas les fascistes qu'il vise. Certains lourdement armés, prêts à commettre des attentats contre des mosquées ont été interpellés et libérés. Au contraire, état d'urgence et fascistes servent le même intérêt, celui de la répression bourgeoise !

Le récent redéveloppement de l'Action Française, incriminée à Paris et Lyon, ne nous étonne pas après le mouvement contre la Loi Travail. Lorsque certain-e-s redressent la tête et s'opposent à la politique bourgeoise du gouvernement, une part de la jeunesse bourgeoise se mobilise pour les réprimer. Ce n'est pas pour rien que les manifestations de policiers ont permis aux fascistes de reprendre de l'espace dans la rue !

Dans ce contexte particulièrement difficile pour les militant-e-s progressistes et antifascistes, s'organiser est nécessaire.
D’abord, il faut assurer l’autodéfense des classes populaires, et de tout-e-s ceux et celles qui sont menacés par les agressions.
Ensuite, il nous faut pouvoir répondre politiquement à l’État capitaliste et impérialiste qui organise cette société raciste, sexiste et homophobe. Il cherche à orienter la partie blanche du prolétariat vers le chauvinisme, le racisme. Il cherche la division. 

Pour éviter cela, il nous faut des organisations, au sein de la classe ouvrière, dans les quartiers populaires, dans les espaces ruraux. Lorsque dans les villages, les villes de l'Etat français, des fascistes manifestent et s'en prennent au migrant-e-s, nous devons réaffirmer l'unité de la classe ouvrière. L'autodéfense antifasciste est une autodéfense de classe contre le chauvinisme et le racisme !

Malheureusement, le chauvinisme et le sexisme imprègnent également les milieux dits progressistes ou révolutionnaires. Certain-e-s organisent même des réunions pour s'en prendre à celles et ceux, directement concerné-e-s, qui posent la question du racisme ! Pour nous, il ne  saurait il y avoir de mouvement antifasciste conséquent qui n'accepte et ne soutienne l'organisation de celles et ceux qui sont opprimé-e-s de part leur race, leur genre, leur religion ou leur orientation  sexuelle.

Dans un état aussi raciste et sexiste que le nôtre, pas étonnant que certain-e-s petit-e-s bourgeois-e-s retournent leur veste quand il s'agit de remettre en cause leurs privilèges !

Le combat de ces groupes non mixtes fait pleinement partie du combat antifasciste. Elles ne divisent et n'excluent que celles et ceux qui sont racistes, sexistes, islamophobes, transphobes, homophobes !

Nous soutenons les initiatives antifascistes conséquentes qui visent à faire reculer l’influence des fascistes.

Enfin, lorsque les fascistes attaquent, nous ne devons pas nous laisser intimider. 

Nous ne pouvons pas compter sur la bourgeoise pour nous défendre. Semer la panique dans nos rangs est un objectif de la bourgeoisie. Nous ne croyons pas à une République au dessus des classes. Elle cherche a nous museler et nous soumettre en échange d'une protection bien illusoire. L'autonomie de classe est la seule voie pour gagner. 

La solidarité est notre arme, et nous ne pouvons pas abandonner nos camarades qui seraient victimes des agressions fascistes. La CGA Lyon annonce lancer prochainement un appel à souscription pour réparer la librairie. Reprendre leur activité est la première réponse aux fascistes qui veulent intimider et démoraliser les progressistes. À Lille, deux manifestations ont déjà eu lieu contre la Citadelle.  
Nous saluons la combativité des libertaires lyonnais qui continuent le combat et appelons à contribuer à leur cagnotte pour rembourser les dégâts ainsi qu'au rassemblement qui aura lieu place colbert samedi à 15h00 ! 

Soutien antifasciste !

 

Nous relayons ci-dessous l'appel unitaire de la Plume noire :

 

APPEL À RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 15H PLACE COLBERT CONTRE LE FASCISME ! Faites tournez massivement ! :

Ni à la Croix Rousse, ni ailleurs, les fascistes n’ont pas leur place

Ce samedi 19 novembre des catholiques intégristes et des militants d’extrême droite ont tenu un rassemblement place Colbert avec casques et armes à la main alors que celui-ci était interdit par la préfecture.

Les habitantes et habitants du quartier ainsi que les personnes de passage se sont vues alors interdire l’accès à cette place populaire de la Croix Rousse.

Plus tard dans l’après midi, c’est un groupe de fascistes armés présent à ce rassemblement qui est venu sans aucune réaction policière attaquer la librairie la Plume Noire qui a été fortement endommagée et des personnes présentent blessées. Cette attaque n’est pas un fait isolé, elle s’inscrit dans la montée en puissance actuelle de l’extrême droite et la multiplication des agressions contre les minorités, les militant-e-s...

A Lyon il n’ y a pas moins de 4 locaux fascistes. De partout en France des groupes néo-nazis ouvrent des locaux et ont pignon sur rue avec la complaisance des pouvoirs publics qui les laissent faire.

La Coordination des Groupes Anarchiste de Lyon appelle les habitant-e-s, les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes à se mobiliser et être solidaire contre ses attaques.

RASSEMBLEMENT POPULAIRE SAMEDI 26 NOVEMBRE A 15H00 PLACE COLBERT

Pour nous soutenir, contacter nous à : soutienplumenoire@riseup.net

Face aux attaques fascistes, solidarité

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #France, #Lyon

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Publié le 21 Novembre 2016

Amnistie pour les prisonni-ers-ères politiques basques !

Le 26 Novembre, pour la deuxième année, Amnistiaren aldeko eta errepresioren aurkako mugimendua organise une manifestation pour revendiquer l'amnistie des prisonniers et prisonnières politiques basques.

Nous estimons qu'il est de notre responsabilité de nous positionner et de lutter aux côtés des militants et militantes abertzale. Plus d'une centaine sont incarcéré-e-s, dispersé-e-s dans l'état français et 350 dans l'état espagnol. Ils et elles ont été condamné-e-s à de lourdes peines pour avoir lutté pour leur droit à l'autodétermination et la justice refuse de faire sortir les prisonnier-e-s malades et en fin de peine de sûreté, les condamnant à la prison à vie. Citons Ibon Iradi, incarceré à Lannemezan, souffrant d'une sclérose en plaque.

Il est, en tant que révolutionnaires dans l'état français, nécessaire de se positionner et de soutenir ces militants et militantes. Nous soutenons le droit des peuples opprimés à lutter pour leur liberté ! Nous ne saurions être libres tant que des peuples seront enchaînés.

Le combat des prisonniers et prisonnières basques, de tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie, victimes du terrorisme des états espagnols et français, des exilé-e-s auxquel-le-s l'amnistie permettrait un retour au pays qu'ils et elles ont du fuir suite à leur engagement, c'est le même que le nôtre, celui pour la liberté et le socialisme.

Ces dernières semaines la répression a frappée des deux côtés d'Euskal Herri : arrestation de Mikel Irastorza dans une coordination des forces d'occupations françaises et espagnoles , et aujourd'hui les 7 arrestations à Altsasu pour l'instant comptabilisées dans une enième opération des forces d'occupations de la guardia.
Face à la répression, au déni du droit à l'autodétermination du peuple basque, seule la lutte paie !

Nous serons présent-e-s à cette manifestation et apportons notre soutien au mouvement pour l'amnistie et contre la répression. Borroka da bide bakarra !
Jo ta ke amnistia ta askatasuna lortu arte !

Texte d'appel en français

Le 26 novembre, manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo

En plus de supposer la liberté inconditionnelle des prisonnier.e.s, réfugié.e.s et déporté.e.s polítiques, l'amnistie implique le dépassement des raisons qui sont à l'origine du conflit, c'est-à-dire de l'oppression nationale et sociale, comme la manière d'arriver à une vraie paix basée sur la justice.

Mais en plus de ceux-ci, la lutte en faveur de l'amnistie apporte au débat d'autres éléments importants, parmi lesquels le caractère politique des réprimé.e.s, la violence structurelle des états, l'activité oppressive des forces d'occupation, l'ethnocide culturel des peuples sans état, l'oppression de la classe travailleuse, l'inexistence de démocratie et le droit à la lutte.

C'est pour cela que le Mouvement Pro Amnistie et Contre la Répression appelle à manifester sous la devise "Amnistie totale!" le 26 novembre à Bilbo, à 18:00 heures.

Le 26 novembre nous défendrons le caractère politique des réprimé.e.s, parce que sa dépolitisation facilite la répression qu'ils elles subissent et ferme les portes à vivre libres en Euskal Herria.

Le 26 novembre nous dénoncerons la violence que les états espagnol et français utilisent pour oppresser notre peuple et laisserons à découvert son visage sanglant et authentique.

Le 26 novembre nous dirons "Hors d'ici!" à la Garde civile, aux Gendarmes, à l'Armée, aux Policiers espagnols et français et aux cipayes, parce qu'ils n'ont apporté que souffrance, de la peur, imposition, torture, mort et guerre à notre peuple seul.

Le 26 novembre nous revendiquerons que nous sommes une nation et que, pour survivre comme peuple, l'indépendance et le socialisme soient indispensables. Que nous ne sommes pas espagnols et français, mais uniquement des Basques, et que ce qui nous unit n'est pas d 'appartenir à la même nation mais à la même classe.

Le 26 novembre nous crierons que sans justice il n'y a pas de paix et que se lever et se battre devant ceux qui essaient de perpétuer les injustices est encore plus légitime, c'est un devoir.

Le 26 novembre, une manifestation nationale pour l'amnistie à Bilbo.

Texte d'appel en basque

Azaroak 26, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon


Amnistia preso, deportatu eta iheslari politikoen baldintzarik gabeko askatasuna suposatzeaz gain, gatazkaren iturburuan dauden arrazoiak, hots, zapalkuntza nazionala eta soziala, gainditzea barnebiltzen du justizian oinarritutako bentako bakera iristeko modu gisa.

Baina hauetaz aparte, amnistiaren aldeko borrokak beste elementu garrantzitsu batzuk ekartzen ditu eztabaidara, besteak beste errepresaliatu hauen izaera politikoa, estatuen biolentzia estrukturala, indar okupatzaileen jarduera zapaltzailea, estaturik gabeko herrien etnozidio kulturala, langileriaren klase zapalkuntza, demokraziaren existentzia eza eta borrokarako eskubidea.

Hori dela eta, Amnistiaren Aldeko eta Errepresioaren Aurkako Mugimenduak “Amnistia osoa!” lelopean azaroaren 26an Bilbon manifestatzeko deia egiten du, 18:00etan Bihotz Sakratutik.

Azaroaren 26an errepresaliatuen izaera politikoa defendatuko dugu, haien despolitizazioak pairatzen duten errepresioari erraztasunak ematen dizkiolako eta Euskal Herrian libre bizitzeko ateak ixten dizkielako.

Azaroaren 26an Espainia eta Frantziako estatuek gure herria zapaltzeko erabiltzen duten bortizkeria salatu eta haien benetako aurpegi odoltsua agerian utziko dugu.

Azaroaren 26an Guardia Zibilari, Jendarmeei, Armadari, Espainia eta Frantziako poliziei eta Zipaioei esango diegu “alde hemendik!”, gure herrira sufrimendua, beldurra, inposizioa, tortura, heriotza eta gerra besterik ez dutelako ekarri.

Azaroaren 26an Euskal Herria nazio bat dela eta herri bezala bizirauteko independentzia eta sozialismoa ezinbestekoak dituela aldarrikatuko dugu. Ez garela espainolak ezta frantsesak ere, baizik eta soilik euskal herritarrak, eta beraiekin batzen gaituena ez dela nazio berekoak izatea, klase berekoak izatea baizik.

Azaroaren 26an justiziarik gabe bakerik ez dagoela eta injustiziak betikotu nahi dituztenen aurrean herri bezala altxatzea eta borroka egitea, zilegia ez ezik, betebeharra dela oihukatuko dugu.

Azaroaren 26an, amnistiaren aldeko manifestazio nazionala Bilbon.

Ammnistie pour les prisonniers et prisonnières basques

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Répression, #France, #Anti-impérialisme, #Antifascisme

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Publié le 24 Octobre 2016

Avec la police capitaliste : zéro soutien !
 
Policiers et policières, font des manifestations sauvages depuis plusieurs jours, cagoulé-e-s, la nuit, pour revendiquer plus de moyens suite à diverses échauffourées dans des quartiers populaires.
 
Nous vivons dans une société où les contradictions engendrent des violences, mais la police n'est pas là pour nous aider, elle est là pour nous réprimer. Nous ne réclamons pas plus de moyens pour la police, nous nous battons pour sortir du capitalisme qui n'engendre que la misère et la guerre.
 
Non, tout le monde ne déteste pas la police : celles et ceux qui nous qui tentent de préserver coute que coute un système où ils concentrent les richesses au détriment de milliards d'autres personnes et celles et ceux qui vivent de leurs miettes en ont besoin. Pas nous.
 
Oui, nous vivons dans une société violente.

La richesse de la bourgeoisie française s'étale face à des classes populaires qui galèrent. Les capitalistes subissent la crise, licencient à tour de bras et cherchent à exploiter toujours plus celles et ceux qui travaillent.
Le mouvement contre la Loi Travail a été durement réprimé, par des milliers d'arrestations, des dizaines et des dizaines de blessé-e-s et mutilé-e-s. Cela faisait depuis la guerre d'Algérie que des manifestations syndicales n'avaient pas été interdites en masse. L'état d'urgence est permanent.
Notre pays est sur plusieurs fronts militaires. En plus de faire passer des lois pour nous exploiter encore plus, l'état français fait la guerre, au Mali, en Libye, en Centrafrique, en Iraq, en Syrie, elle sème le chaos dans de vastes régions de la planète. Des centaines de milliers de réfugié-e-s sont maltraité-e-s aux frontières de l'état français et sur notre territoire.

 

Nous subissons une propagande servie par des journaux aux mains de marchands d'armes, de patrons du BTP, de l'immobilier, de l'édition, des télécoms, et de l'état, qui nous incite à la peur. À accepter le racisme violent de notre société, où les non blanc-he-s, psychiatrisé-e-s sont tué-e-s, les immigré-e-s assigné-e-s à des boulots dont les français-e-s ne veulent pas, privé-e-s de papiers. Où l'on arrache des voiles et force des femmes à se déshabiller sur la plage, saccage des mosquées et surveille les musulman-e-s. À accepter la guerre.

 

Les quartiers populaires sont pris pour cible, les cités investies par la police, les hélicoptères tournent au dessus des quartiers populaires, les drones filment. Des milliers de balles sont tirées à Saint Denis sur des logements populaires et des locataires innocent-e-s après les attentats du Bataclan et de Saint Denis.

 

Oui, nous vivons dans une société violente parce qu'il y a des contradictions. Entre les bourgeois-e-s et les prolétaires, entre la France et la population des pays qu'elle exploite, bombarde, occupe.
 
L'illusion du service public

Au sein des classes populaires, il y a des violences aussi, parce que nous sommes en concurrence pour des miettes, des violences racistes et sexistes. Mais la police ne s'en occupe pas, elle est là pour être du côté des impérialistes.

Dans cette situation de tensions extrêmes, on cherche à nous faire croire que la police est un rempart face à une société au bord de l'implosion.

Mais cette situation, ce n'est pas notre responsabilité, c'est celle des capitalistes qui ne pensent qu'au profit et sont prêt-e-s à semer la guerre partout dans le monde et à nous exploiter, nous réprimer, nous jeter dans la misère.

L'état, il est au service des patron-ne-s, sa police aussi. Quand la police réclame plus de moyens, c'est plus de moyens pour tuer, c'est plus de moyens pour réprimer nos manifestations, c'est plus de moyens pour fouiller dans nos vies privées, plus de moyens pour débarquer au milieu de la nuit chez nous.
Les policiers et policières ont choisi comme jour pour commencer leur mouvement l'anniversaire du 17 octobre 61 lors duquel 300 algérien-ne-s ont été assassiné-e-s alors qu'ils et elles manifestaient pacifiquement. Ce sont ce genre de moyens que les policiers et policières réclament.

La police, comme l'Etat, n'est pas neutre. Nombre de partis soit disant du côté des ouvriers et ouvrières parlent de la police comme d'un service public comme les autres, à défendre.
Nous, révolutionnaires, ne sommes pas attaché-e-s aux services publics de l'état capitaliste. Nous ne croyons pas qu'il existe des institutions qui soient au service du bien commun dans la société capitaliste. L'OC-FR ne lutte pas pour aménager nos vies dans cette société pourrie, mais pour en sortir et la détruire. Toutes les branches de l'État seront alors détruites, y compris ses services publics, pour laisser place à une société socialiste dirigée par la classe ouvrière.

L'état capitaliste construit des écoles pour former des travailleurs et travailleuses, l'état capitaliste construit des hôpitaux parce que des travailleurs et travailleuses formé-e-s sont utiles à entretenir. Il construit des routes et livre le courrier pour que l'économie puisse tourner. Il entretient une police pour défendre les intérêts de bourgeois-e-s et maintenir un ordre dans lequel nous pouvons aller travailler et aux capitalistes de réaliser leurs profits.
Placer sa lutte politique autour de revendications pour "pas plus de moyens pour la police, mais plus de moyens pour les écoles et les hopitaux", c'est croire qu'il existe encore un moyen de résoudre pacifiquement les conflits qui existent dans notre société. C'est pour la révolution que nous faisons de la politique ! Pour mettre fin à cette société violente et construire le socialisme.
 
Dans un capitalisme en crise, les capitalistes n'ont pas intérêt à poser un billet pour former et soigner des travailleurs et travailleuses déjà trop nombreux et nombreuses. Ils ont uniquement intérêt à les réprimer.
Rien ne se règlera pacifiquement sous le capitalisme. Plus de misère, plus de violences, plus de guerre, voilà ce qui nous attend jusqu'à ce que nous nous débarrassions d'eux.
 
La police est débordée, tant mieux
 

Nous sommes plutôt satisfait-e-s que la police se sente débordée. Quand les CRS râlent de leurs conditions de déplacements. Que les flics - dont la grande majorité se blesse en faisant du sport - aient peur dans les quartiers. Nous trouvons cela très bien. Quand Alliance donne comme mot d'ordre de ne pas sortir sauf en cas d'urgence, nous nous félicitons de cette démoralisation chez un des bras armé de l'état.



Les violences au sein des classes populaires, nous n'avons pas besoin de la police pour les régler. Elle n'aide pas les victimes, au contraire, elle refuse de prendre les plaintes pour viol, elle s'en prend aux sans papiers, aux sans abris, aux travailleuses du sexe. Elle réprime selon ses critères, qui vend du shit, qui roule sans permis.

 
Nous organiser de façon solidaire pour régler nos conflits et nos contradictions est bien plus efficace que d'en appeler à l'état.
 
Nous ne voulons pas plus de moyens pour la police de nos ennemi-e-s ! Police hors de nos quartiers ! A bas l'état d'urgence ! 
Face aux violences, solidarité de classe !
Avec la police capitaliste, zéro soutien

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #France, #Antifascisme

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Publié le 18 Janvier 2016

Agressions du réveillon : halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe !
 
Nous, militant-e-s de l'OC-FR, souhaitons apporter notre soutien aux femmes victimes d'agressions et de viols lors du réveillon en Allemagne et notamment à Cologne.
Des centaines de femmes ont été agressées aux abords de la gare de Cologne la nuit de la saint Sylvestre. La police a été critiquée pour son manque de réactivité. Les fascistes allemands accusent les réfugiés d'être à l'origine des agressions qui auraient été planifiées.
 
Nous mêmes avons l'expérience de ce genre de situation. Nous nous étions mobilisés à Lyon suite à des viols en série objets d'une récupération raciste par les fascistes lyonnais. Aujourd'hui, plusieurs semaines après, le défoulement médiatique continue contre les réfugiés.
 
La violence contre les femmes est un outil de répression patriarcale.
 
Oui, ces attaques étaient planifiées.
Lorsque des hommes sortent faire la fête, chercher des femmes fait partie de leurs objectifs et de leurs attentes.

Pour ces prédateurs, les femmes ne sont pas actrices de la fête. Elles sont des objets à consommer, au même titre que l'alcool. Si elles sont dans l'espace public, à fortiori dans un moment festif, elles sont disponibles. 
Lorsqu'ils sont en groupe, dans un espace public où ils retrouvent d'autres groupes masculins, ils se sentent renforcés et ont des objectifs et attentes supérieurs, conformément à leurs moyens supérieurs.
Cette façon masculine de faire la fête dans l'espace public sur le dos des femmes est commune à toutes les sociétés patriarcales.
 
Elle est une pratique d'autant plus commune aux hommes des pays impérialistes habitués à avoir tous les droits sur celles et ceux auxquels ils assignent une place sulbaterne dans la société. Les viols collectifs sont là pour réaffirmer cette impunité masculine et impérialiste. Ces temps festifs sont des temps de terreur. S'attaquer aux femmes et enfants des pays dominés est un moyen d'attaquer l'ensemble de la société jusque son intimité et de la déstabiliser. Les femmes des pays dominés sont dans des pays dont la place dans la division internationale du travail est le tourisme assignées à la prostitution, on les importe dans les pays impérialistes pour y assurer les mêmes tâches.
Les pratiques dont sont accusés les réfugiés sont le miroir des pratiques barbares des hommes des pays impérialistes.
Ce que mettent en avant les fascistes allemands, c'est une guerre dont le corps des femmes serait l'un des terrains, un objet de conquête. Ce ne sont pas les femmes allemandes qu'ils défendent, mais leur propriété sur elles.
 
Rappelons que les réfugié-e-s ont fui un pays en proie à une guerre fomenté par les impérialistes et où oeuvre une organisation réactionnaire qui commet des viols et réduit en esclavage les femmes, beaucoup sont traumatisé-e-s suite aux tortures dont ils ont été victimes. La guerre qu'il y a, sur le sol allemand, c'est la guerre que mène le patriarcat en Allemagne contre les femmes qui y vivent.
 
État et fascistes au service du patriarcat
 
Nous ne comptons ni sur les fascistes ni sur les institutions pour assurer la sécurité des femmes.
 
En effet, l'état est là pour permettre aux dominant-e-s de conserver leur pouvoir. Il n'intervient que lorsque les exactions contre les catégories de la population victimes d'oppression devient une menace elle même contre ce pouvoir.
 
Les agressions du nouvel an paraissaient normales à la police car elles font partie des violences acceptables contre les femmes. Il a fallu pour qu'elles ne le soient pas que des primo arrivants soient accusés de s'être attaqué à la propriété des hommes allemands. Il a fallu que le nombre de violences dépasse un seuil acceptable pour qu'elles soient condamnées, car un niveau normal de violence l'est tout à fait, acceptable. Il a fallu une mobilisation des victimes.
 
La plupart du temps, l'Etat se contente d'exercer des violences contre les catégories de la population opprimées et / ou exploitées. Ainsi, les policiers commettent des agressions et viols contre les femmes migrantes, prostituées, prévenues. La justice réprime les femmes qui tentent de se défendre face aux violences patriarcales.
 
Nous, communistes, ne considérons pas qu'il existe un seuil acceptable de violences patriarcales. Nous ne considérons pas un système économique, social et politique qui asservit les femmes comme acceptable. Nous le considérons obsolète, à détruire.
Le capitalisme et le patriarcat pourrissant engendrent des violences insupportables. Les fascistes défendent cet ordre capitaliste et patriarcal.
Ils promeuvent une société où les femmes restent à la place que le patriarcat leur assigne, à la maison, à la cuisine. Ils agitent les agressions commises à Cologne pour expliquer aux femmes que sortir est dangereux. Or, la plupart des agressions commises contre les femmes le sont dans l'espace privé, par leur conjoint. Dans 85% des cas les femmes connaissent leur agresseur et 60% des viols ont lieu au domicile de la victime. Ce qui est le principal danger, pour les femmes, ce sont les rapports de soumission qui s'exercent dans l'espace domestique.
 
Les fascistes se battent pour une société où les femmes sont livrées pieds et poings liés aux hommes et où leur corps leur appartient, où l'on passe de la tutelle paternelle à celle du mari, où l'on a aucun contrôle de son corps par la contraception ou l'avortement.
 
 
Ils agressent les femmes racisées, ils agressent les militantes, ils commettent des agressions sexuelles et des viols contre elles.
Des milices fascistes représentent un grand danger pour les femmes.
Nous ne pouvons compter que sur les femmes elles mêmes et leur solidarité pour être en sécurité. Sortir de l'isolement dans lequel les maintient le patriarcat, créer des solidarités, s'organiser, répondre aux violences, manifester, lutter, entre femmes, voilà quelle est la voie à suivre.
A Lyon, en 2011, avec les femmes d'autres organisation, nous avions repoussé les fascistes et la police lors d'une manifestion en non mixité.
Nous soutenons l'organisation des femmes en non mixité. Nous soutenons les féministes. Nous connaissons la violence de la répression sexiste contre les féministes. Nous considérons que la vie des femmes compte. Les violences et crimes sexistes sont des actes antagoniques et refusons de considérer que leurs auteurs font partie de notre camp.
 
Nous appelons à la solidarité avec les migrant-e-s, à la solidarité avec les victimes de violences sexistes.
Agressions du réveillon, halte à la récupération raciste ! Contre les violences faites aux femmes, autodéfense féministe

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Féminisme, #Répression, #Antifascisme, #Allemagne, #Sans-papiers

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Publié le 24 Novembre 2015

A Kobanê un centre de santé a été ouvert grâce à la solidarité internationale
 
Du 13 septembre 2014 au 26 janvier 2015, notre cœur a battu au rythme de la bataille de Kobanê, qui opposait les fascistes de Daesh à la résistance kurde et à ses allié-e-s de toutes les communautés de Syrie. Il ne s'agit pas d'exotisme révolutionnaire: cette bataille exemplaire, menée à 40% par des combattant-e-s nous donnait du courage dans nos résistances minuscules au quotidien contre toutes les oppressions capitalistes, impérialistes et patriarcales.
 
La destruction de la révolution démocratique, écologique et féministe du Rojava serait un recul stratégique qui ferait perdre des dizaines d'années  au mouvement de libération des peuples du monde, au mouvement de libération des femmes, au mouvement ouvrier et communiste international .
 
La mort d'Ivana Hoffmann, jeune communiste afro-allemande tuée le 7 mars en protégeant un village près de Kobanê contre les milices de Daesh a ému les communistes du monde entier. Le massacre à Suruç, le 20 juillet de 33 militant-e-s communistes et progressistes de Turquie qui partaient reconstruire Kobanê, ressemblait à un avertissement du régime turc "Tenez-vous en dehors de cette histoire qui ne vous concerne pas, sinon, gare à vous...". C'était un devoir de transgresser tous les avertissement du régime turc, et de venger nos martyres en continuant la reconstruction de Kobanê et en réalisant leur rêve.
 
La  lutte à Rojava casse l'eurocentrisme et détruit l'orientalisme. Dans le contexte guerrier et islamophobe, nous voulons construire la solidarité internationale prolétarienne.
 
Aujourd'hui, en apprenant l'ouverture du centre de santé de Kobanê, nous ressentons de la fierté...Ce projet a été impulsé par la Coordination Internationale d'Organisations Révolutionnaires (ICOR), en collaboration étroite avec nos camarades kurdes. Il  a mobilisé 170 personnes de différents pays: communistes, anarchistes, antifascistes, syndicalistes et autres progressistes. Notre organisation est petite et victime de toutes sortes de violences et de harcèlement pour nous réduire au silence et pourtant nous tenons bon. Nous essayons d'employer nos énergies réduites là où c'est le plus urgent et le plus nécessaire et c'est pourquoi un de nos camarades a participé à ce projet international, mené victorieusement à son terme malgré l'embargo de l'Etat kurde contre Kobanê. Pour saluer cet événement, nous reproduisons ce communiqué, traduit par les camarades du site Nouvelle Turquie:
 
"L’hôpital, construit grâce au travail de 170 membres de l’ICOR venus de pays différents, a été ouvert aujourd’hui. Le peuple de Kobanê a salué cette ouverture comme étant « le meilleur exemple de la reconstruction de Kobanê ».

KOBANÊ – Le Parti Révolutionnaire Internationaliste et la Coordination des Organisations (ICOR) a organisé la cérémonie d’ouverture de l’hôpital construit à Kobanê.

S’y sont joints Enver Müslim,le co-président du Canton de Kobanê, Şoreş Amed le porte-parole du SYPG, Irmila Specht le représentant de l’ICOR, Mahmut Beşar Cıpne représentant du PYD ainsi que de nombreux combattant-e-s des YPG/YPJ. La cérémonie organisée par l’ICOR qui a fait venir des groupes de nombreux pays a débuté avec les chants.

La victoire de Kobanê s’est propagée à travers le monde

Après la représentation du Groupe de Folklore de Jeunesse Pervin Çocuk, le représentant de l’ICOR, Irmila Specht, a déclaré : « Nous sommes fières d’être ici et de participer à la reconstruction de Kobanê. En même temps que la reconstruction de Kobanê, les victoires contre DAECH se multiplies ».

Specht a dénoncé les difficultés rencontrées par la délégation de l’ICOR au moment du passage de la frontière du Kurdistan du Sud (Irak). Il a déclaré qu’avec la Révolution du Rojava un grand pas avait été effectué : « Ceux qui combattent pour la libération et pour le socialisme ont grandement contribué à cette révolution. La lutte de libération du peuple kurde est à un point culminant et le monde est à ses côté. C’est ce que Kobanê a solidifié. Nous remercions le peuple et les dirigeant-e-s de Kobanê ».

Spech mettant en avant les 170 personnes venues de 10 pays différents s’est ainsi exprimé : « Toutes les personnes participantes avaient une motivation forte. C’est ainsi que ces travaux ont avancé. La victoire de Kobanê a ainsi touché le monde. Vive la Révolution du Rojava ».

Quant à la reconstruction de Kobanê

Le co-président du Canton de Kobanê, Enver Muslim, évoquant la victoire finale, a rappelé comment la reconstruction de Kobanê allait avoir lieu : « cette ouverture est le plus bel exemple de la reconstruction ». Muslim a déclaré ceci : « L’ouverture de cette hôpital par l’ICOR a démontré ce que devait devenir le monde. Elle a tenu sa promesse aux martyrs tombé pour elle. Nous allons continuer à reconstruire Kobanê jour après jour. En tant que dirigeants de kobanê, nous remercions l’ICOR ».

Le peuple de Kobanê n’oubliera jamais cet effort

Dozdar Hamo, prenant la parole au nom de la Coordination de la Reconstruction de Kobanê, a dit : « Nous remercions l’ICOR. Nous avons ressentis l’esprit du socialisme. Cet esprit a été un symbole pour la Révolution du Rojava. Ils ont construit cet hôpital dans des conditions très difficiles mais ils ont réussis. Cette œuvre ne sera jamais oubliée par notre peuple ».

Mahmut Beşar Cıpne, représentant du PYD Kobanê : « Nous saluons le travail de l’ICOR. Tout d’abord, nous présentons nos salutations respectueuses aux martyrs Ivana et Gelhat. En défendant Kobanê, ils ont été les représentants du monde dans la Révolution du Rojava. Cet hôpital fait ici aujourd’hui est une réponse l’inhumanité de DAECH ».

La victoire appartient à tous les peuples du monde

Şoreş Amed, porte-parole du Bureau de l’Unité et de solidarité des Peuples (SYPG), a commémoré les martyrs tombés pour Kobanê. « La voie suivie par les martyrs est à la base de la reconstruction de Kobanê. La victoire de Kobanê est la victoire de tous les peuples du monde. Nous remercions tous les socialistes du monde qui ont pris part à cette lutte. Si le Rojava a beaucoup d’ennemi, il a aussi beaucoup d’amis. Cet hôpital en est la preuve. Prendre part à cette reconstruction était le rêve des jeunes morts à Suruç. Ce rêve se réalise. Nous remercions encore une fois l’ICOR ».

Suite aux prises de paroles une cérémonie d’ouverture a été organisée par l’ICOR. Les représentants de l’ICOR ont remis l’hôpital à Encer Muslim et à Dozdar Hama au nom du peuple de Kobanê.
La cérémonie a pris fin avec un concert du groupe Koma Botan."

À Kobané, un centre de santé a été ouvert grâce à la solidarité internationale

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #kurdistan, #Syrie, #Anti-impérialisme, #Antifascisme

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Publié le 23 Novembre 2015

Contre l'islamophobie, le racisme, solidarité!
 
Depuis les attaques du vendredi 13 à paris, les musulman-e-s font face à des représailles de grande envergure.
La mosquée d'aubervilliers a été saccagée, celle de Brest encerclée par la police, certaines sont montrées du doigt par les journalistes.
Nous nous opposons aux perquisitions administratives menées par le raid dans des lieux de culte et chez des musulman-e-s.
L'état français a toujours tenté de mettre sous sa coupe "l'islam de France". Le 'conseil français du culte musulman" créé par Sarkozy a envoyé un prêche unique pour le vendredi suivant les attentats.
Nous nous inquiétons pour les libertés religieuses.
Les musulman-e-s n'ont pas à accepter que le contenu des prêches soient définies par des institutions proches de l'état.
L'aspect principal de notre expérience, c'est la solidarité qu'apportent mosquées et associations musulman-e-s aux réfugié-e-s, mal logé-e-s.
Nos désaccords idéologiques avec les divers courants de l'islam, nous voulons les régler au sein du peuple et non pas par la répression étatique.
 
Contre les agressions islamophobes, solidarité !
 
Nous tenons à témoigner notre soutien aux musulman-e-s qui vivent dans la peur des agressions.
En effet, depuis les attentats les agressions islamophobes contre les personnes et les attaques contre les lieux de culte se multiplient.
Quel service Daech a rendu aux fascistes en se réfugiant à Saint Denis ! Quelle image les médias ont ils renvoyé des affrontements qui y ont eu lieu cette semaine à des français-e-s abreuvé-e-s de propagande raciste et islamophobe par les médias de nos quartiers populaires !
Les fascistes organisent des patrouilles. Nous ne devons pas les laisser se réorganiser et organiser des manifestations et des campagnes d'agressions.
Au quotidien, témoignons notre soutien aux musulman-e-s, ne laissons pas passer la moindre remarque islamophobe et opposons nous aux agressions.
 
Soutien aux réfugiés !
 
Les organisateurs des attentats de paris ont pris un soin particulier à faire croire qu'ils s' étaient fondu-e-s dans la masse des réfugié-e-s.  Ils ont transporté le passeport d'un soldat mort de l'armée régulière syrienne de pays en pays avant de le laisser en évidence sous le nez des enquêteurs.
Ils ont poussé des centaines de milliers de personnes à fuir leur pays et ils tentent de les priver de tout refuge et de toute solidarité en nous faisant croire qu'il s'agit de terroristes. Plus que jamais nous devons être solidaires des réfugié-e-s syrien-ne-s que l'état réprime. Il les prive des lieux où ils ont l'habitude de se retrouver, les disperse, les enferme dans des camps d'internement.
Nos bombes vont en pousser toujours plus à la fuite ! Soyons prêt-e-s à les accueillir. Leur vie vaut autant que la nôtre !
Notre coeur souffre de voir également des algérien-ne-s ayant fuit le même type de violences obligé-e-s de se justifier aujourd'hui de ne pas soutenir les attentats.
Plus que jamais, nous sommes solidaires des musulman-e-s.
Daech, en commettant ces attentats, souhaitait sans doute jeter de l'huile sur le feu dans une société déjà fragilisée par des années de propagande raciste et islamophobe.
Cela démontre que tout ça n'a rien à voir avec la religion. Daech veut se tailler un état entre la Syrie et l'Irak et exploiter le pétrole qui s' y trouve et la France est une concurrente dans la guerre de rapine qui se livre actuellement.
Déjà les politiciens de différents bords se jettent dans la mêlée médiatique en pointant du doigt les migrant-e-s et en réclamant une fermeture durable et définitive des frontières de l'état français. 
Dimanche 22 Novembre, les forces de l'ordre ont tenté d'empêcher la tenue d'une manifestation de soutien aux réfugiés à Paris. Avec l'état d'urgence, l'état Français essaye de bloquer toutes mobilisations de solidarité, mais ils n'y parviendront pas. Ils ne sont déjà pas parvenus à empêcher la manifestation entre Bastille et République. 
Si le feu il doit il y avoir, cela ne doit pas être entre musulman-e-s et non musulman-e-s, mais contre ceux qui nous poussent à la guerre, nous privent de nos libertés démocratiques, nous licencient.

Nous serons là pour soutenir les musulman-e-s et les réfugiés et contrer la propagande qui est menée contre eux et elles.

 
Respect des libertés de culte des musulman-e-s !
Non à la répression de leurs pratiques religieuses !
Face aux agressions islamophobes, solidarité !
Contre le racisme, l'islamophobie, solidarité !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #islamophobie, #Antifascisme, #Anti-impérialisme, #Répression

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Publié le 18 Juin 2015

Solidarité avec les migrant-e-s : la lutte continue !

Face aux flics et aux fascistes : Résistance !

 

A Paris, les migrant-e-s ont défilés avec leurs soutiens, mardi 16 Juin.

La résistance continue, et les ancien-ne-s de La Chapelle occupent désormais le jardin municipal d'Eole.

Pendant ce temps, le camps d'Austerlitz est toujours debout.

Les migrant-e-s ne baissent pas les bras. Chaque jour, une nouvelle AG organise la suite de leur mobilisation.

Chaque jour de nouveaux rassemblement de soutien ont lieux. La solidarité s'exprime à toute heure du jour au camps, pour ceux et celles qui viennent y apporter leur aide.

 

Cette résistance est plus forte que la pression policière. Les humiliations, les traques, les interpellations qui sont le quotidien que la Police impose à ceux et celles qui luttent et qui refusent cette situation, ne sont rien face à notre solidarité.

 

Ce mercredi 17 Juin, Cazeneuve, le ministre de l'intérieur a annoncé un plan sur la prise en charge des migrant-e-s en France. Pour nous, ce plan ne répond en rien aux revendications portées par leur lutte.

Le gouvernement annonce créer 4 000 places d'hébergements pour les demandeurs d'asiles, 5 000 pour les réfugiés et 1 500 pour les hébergements d'urgence. Pendant ce temps, combien resteront à la rue? En outre, nous savons ce que nous pouvons attendre de l'Etat : des centres qui servent à trier, contrôler, surveiller, faciliter l'expulsion des migrant-e-s.

Ces mesures ne règlent en rien la situation catastrophique. Ce que nous revendiquons c'est la liberté de circuler, la régularisation de tous et toutes, et un logement pour chacun-e-s.

 

Parallèlement à l'annonce de ce plan, c'est aussi la promesse d'expulser les autres, et ceux et celles du jardin d'Eole de façon imminente. Nous devons donc tous-tes rester vigilant !

 

Solidarité anti-impérialiste, solidarité anti-fasciste !

 

Nous ne sommes pas dupes. Pendant que les impérialistes européens préparent leur discours anti-immigrés, la France a pris de l'avance. Comme l'Italie, Schengen a mandaté la France pour repousser et réprimer les migrant-e-s.

Pendant que les prolétaires et que les migrant-e-s restent coincés aux frontières, l'Union Européenne organise la libre circulation des capitaux, des marchandises et des bourgeois-e-s. Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.

 

Pour relayer son discours xénophobe, la bourgeoisie française a des relais politiques.

Du PCF à l'extrême droite, ils/elles sont nombreux/euses à se mettre d'accord pour nier la responsabilité de l'impérialisme français dans les territoires dominés, déstabilisés, pillés, divisés et en guerre par notre faute, et que fuient nombre des migrant-e-s.

Les organisations fascistes sont là pour faire le coup de poing, et servent aussi à pallier la police et l'armée, lorsqu'ils ne peuvent plus agir en toute impunité pour réprimer ouvertement.

Dimanche 14 Juin, le Bloc identitaires, organisation proche du FN, a manifesté à Menton contre la présence des migrant-e-s qui luttent pour leurs droits. Mobilisés contre l'immigration, un de leur thème cher, les identitaires fantasment sur un "grand remplacement" de population.

Dangereux et violents à l'égard des migrant-e-s, ces fascistes sont une menace physique qu'il nous faut combattre par tout les moyens !

Les militant-e-s de l'OC-FR feront tout pour combattre ces groupes et leur idéologie.

 

Dans cette région, où le FN s'implante de plus en plus, et s'allie régulièrement avec les identitaires (c'était le cas aux élections départementales), il n'était pas nécessaire de les attendre pour voir les réactionnaires s'agiter.

L'UMP faisait déjà le sale boulot sans s'en cacher, et avec élan.

Les idées racistes, sexistes et homophobes y sont très largement et ouvertement diffuses.

Ils n'ont donc pas eu besoin des identitaires qui malgré leurs actions ne sont que le reflet d'une réalité sur ce territoire, mais ils se banalisent dans cet environnement.

Les Alpes-Maritimes est un laboratoire des politiques les plus dures de la droite. Terre considérée acquise à Sarkozy et à la "droite forte", le département y met en place une politique anti-sociale et sécuritaire.

Le département voisin, le Var a vu l'élection d'élus frontistes. Dans les mairies, ils mettent en place la préférence nationale, à travers ce qu'ils nomment la préférence communale, une mesure raciste et illégale, pourtant appliquée en toute impunité.

A Cogolin par exemple, le maire FN attribue les logements sociaux sur des critères de préférence "communale".

 

Frontalier avec l'Italie, le territoire est une porte d'entrée de l'immigration qui n'y fait majoritairement que passer pour évoluer vers le nord.

Les politiques y ont placé au centre de leur répression les migrant-e-s. Le 12 Juin, le préfet y avait d'ailleurs annoncé l'interpellation de 1 500 d'entre eux/elles.

Nous appelons à s'organiser dans les mouvements et collectifs de sans-papier, dans les syndicats et dans les actions antifascistes pour organiser la résistance.

Les progressistes et les révolutionnaires doivent se regrouper et s'organiser pour combattre la bourgeoisie !

Pour l'OC-FR, la solidarité avec les sans-papiers c'est une lutte de classe, internationaliste, anti-impérialiste et anti-fasciste.

 

Renvoyons les fascistes dans les poubelles de l'histoire !

Solidarité avec tous-tes les migrant-e-s !

Solidarité avec les migrant-e-s, la lutte continue, face aux flics et aux fascistes, résistance

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Anti-impérialisme, #Répression, #Sans-papiers

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