tract

Publié le 28 Avril 2013

Ce 1er Mai, retrouvez nous sous la banderole commune PC maoïste de France, Organisation Communiste - Futur Rouge :

 

"Pour sortir de la crise,
ni négociation ni illusion parlementaire,
révolution prolétarienne !"

 

A Paris, place de la Bastille sous les arbres en face de l'Opéra, à partir de 12h.

A Clermont-Ferrand, place Delille sous la banderole au départ du cortège à 10h et après la manif à la table.

A Lyon, place Jean Jaurès dans le cortège derrière la banderole, à 10h30.

A chaque fois, une caisse de soutien aux grévistes de PSA tournera.

Voici la déclaration internationaliste du 1er Mai :

Les masses populaires veulent renverser les gouvernements capitalistes, impérialistes et les gouvernements qui les servent !

Les prolétaires veulent s’unir pour le Parti de la révolution !

Les communistes soutiennent les luttes anti-impérialistes et développent les Guerres Populaires pour la révolution prolétarienne mondiale!

 

L'impérialisme est le «stade suprême du capitalisme » - une étape de « parasitisme et putréfaction» (Lénine, L'impérialisme, stade suprême du capitalisme). Il s’agit aujourd’hui de l’enterrer au plus vite. La crise du capitalisme est comme une maladie chronique qui le tourmente. Elle crée les conditions pour sa mort.  

La crise du capitalisme, c’est avant tout une crise de surproduction : « Au cours des crises, une épidémie qui, a tout autre époque, eût semblé une absurdité, s’abat sur la société – l’épidémie de surproduction. La société se trouve ramenée à un état de barbarie momentanée. » (Marx et Engels, Manifeste du Parti Communiste)

Mais à l’heure où la bourgeoisie intensifie ses efforts pour faire payer la crise aux masses populaires, il est bon de rappeler ce qu’ont écrit Marx et Engels il y a plus de 150 ans dans le Manifeste : « Les armes dont la bourgeoisie s’est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd’hui contre la bourgeoisie elle-même. Mais la bourgeoisie n’a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort : elle a produit les hommes qui manieront ces armes – les ouvriers modernes, les prolétaires. »

Aujourd’hui, le prolétariat mondial n’a jamais été si nombreux. L’ensemble des masses populaires représente au moins 90 % de la population et ce sont ces 90% qui sont concernés par cette crise et qui ont besoin d’un changement radical de société. « Le mouvement prolétarien est le mouvement autonome de l’immense majorité dans l’intérêt de l’immense majorité. »(Idem)

 « La crise financière du capitalisme mondial s’approfondit et s’élargit. Les impérialistes se disputent entre eux pour piller tous types de sources (humaines, matérielles) dans les pays arriérés, en plus d’accroître l’exploitation des travailleurs et des classes moyennes dans leur pays afin de surmonter cette crise. »

Cela se traduit en Europe et dans les pays capitalistes occidentaux, par une restructuration de la production, du commerce et des services, ce qui entraîne le déplacement de la production dans les pays où le coût de la main d’œuvre est faible, à la destruction massive d'emplois et à l’introduction de nouveaux moyens de production plus modernes pour plus de productivité au détriment de la sécurité et de la santé des travailleurs. En parallèle, les impôts augmentent, les salaires baissent, les prestations sociales diminuent. De manière générale, l’intensification de la crise entraîne que « petits industriels, petits commerçants, tout l’échelon inférieur des classes moyennes de jadis, tombent dans le prolétariat. » (Idem)

Dans les pays opprimés par l’impérialisme, le prolétariat et les peuples des pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine sont soumis au diktat des puissances impérialistes protégées par leurs chiens de garde locaux dont elles se débarrassent lorsqu’ils ne défendent plus ou mal leurs intérêts. Les puissances impérialistes utilisent la politique du «diviser pour mieux régner» et n’hésitent pas à intervenir militairement -à la fois pour soutenir des régimes à leur botte ou pour renverser des gouvernements qui ne leur sont pas favorables- et à provoquer des conflits ethniques et religieux pour protéger leurs intérêts et briser la résistance des peuples à l'oppression. Ils s'appuient sur l'obscurantisme religieux ou le libéralisme laïc pour maintenir coûte que coûte leur domination économique, politique et idéologique. Les classes dirigeantes de ces pays, qu'il s'agisse de puissances montantes du tiers-monde -Chine, Inde, Brésil ou Afrique du Sud- ou de pays opprimés, font tout leur possible pour assurer l'exploitation maximale de la main-d'œuvre et l'accès et le contrôle sur les matières premières dans l'intérêt du système impérialiste.

Dans les pays impérialistes et opprimés, les classes dirigeantes utilisent comme chiens de garde aussi bien les forces réactionnaires de droite que les forces réformistes, sociale-démocrates et révisionnistes qui appliquent leur politique d'exploitation et d’oppression des prolétaires et des masses. Les syndicats officiels collaborent avec les divers gouvernements pour négocier les «mesures d'austérité» et les plans de privatisations afin qu’elles soient acceptées par les travailleurs et qu’ils mettent fin aux luttes qui affrontent les patrons et l'Etat. La conciliation permet toujours aux capitalistes de se renforcer et de poursuivre leur œuvre destructrice en sapant les acquis d’une centaine d’années de lutte de la classe ouvrière.

Dans les pays impérialistes, la droite la plus ouvertement réactionnaire et les réformistes et sociaux-démocrates « de gauche » reprennent sous différentes formes «l'identité nationale», afin de l'utiliser contre les immigrés en vue de renforcer la division du prolétariat et des masses et ouvrant ainsi la voie au fascisme ancien et nouveau. De nombreux partis et organisations populistes, fascistes et néo-nazis prospèrent sur ce terrain fertile cultivé par l’ensemble des forces politiques et institutions traditionnelles. La bourgeoisie défend son système et ses institutions grâce à l'Etat policier et en utilisant également la participation des masses aux élections. C'est pourquoi le prolétariat et les masses doivent développer le boycott électoral et intensifier la lutte des classes.

   « On a raison de se révolter » (Mao Zedong)

Face à la crise, les prolétaires - les travailleurs des villes et de la campagne - se révoltent. Les ouvriers des usines menacées de fermeture se mobilisent contre les licenciements, les dégradations des conditions de travail, les baisses de salaires et l’augmentation du temps de travail, car ils ne veulent pas payer le prix de la crise. Les paysans et travailleurs agricoles résistent et occupent parfois des terres. Les masses se mobilisent contre les expulsions de logement, les augmentations d'impôts, les attaques sur leur environnement, le démantèlement des services publics, les attaques contre les libertés syndicales et contre les droits de la jeunesse, des femmes, etc.

Ces luttes ont lieu dans tous les pays du monde, comme ceux des travailleurs de l'automobile et de la métallurgie en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie ; des mineurs en Espagne, tandis que les masses se battent contre les expulsions de logement ; et comme la grande lutte étudiante au Canada, et dans d'autres pays également, contre les attaques sur l'éducation et la hausse  des frais.

Mais aussi comme en Inde où des centaines de millions de travailleurs ont fait grève ; ou en Afrique du Sud, où les mineurs se sont révoltés contre les classes dirigeantes noires et blanches qui exploitent et oppriment les travailleurs ; ou au Brésil, où des paysans pauvres et sans-terres occupent les terres qu’ils travaillent.

Dans les pays arabes, en particulier en Tunisie et en Egypte, malgré les manœuvres des impérialistes pour protéger leurs intérêts et soutenir les nouveaux chiens de garde, malgré le camouflage de ces derniers sous le masque de la religion dont ils se servent pour exploiter les travailleurs et le peuple et étouffer la juste révolte pour qu’elle ne se transforme pas en révolution, les masses populaires se fraient un chemin et apprennent de leurs erreurs, pour une véritable Révolution de Nouvelle Démocratie, qui ne peut être atteinte sans la direction de la classe ouvrière ; ce qui soulève la question de la stratégie révolutionnaire, de la lutte armée, et de la construction d'un parti d’avant-garde.

Les impérialistes et leurs interventions ne sont pas en mesure d'arrêter et d’éteindre les luttes anti-impérialistes dans le monde, de la Palestine à l’Irak, l’Afghanistan, l’Amérique latine, pas plus que ne le pourront les nouvelles interventions impérialistes en Libye, Syrie, Mali.

 

On ne peut pas faire la révolution de manière pacifique !

 

Le monde est en bouillonnement, la décantation idéologique s’opère peu à peu, avec des avancées et des reculs, dans les rangs du prolétariat et des masses autour de ​​la prise de conscience de la crise et de la nature de l'impérialisme, et la nécessité de le renverser et de construire une nouvelle société sur les cendres de l'ancienne.

Dans cette nouvelle vague de lutte et de résistance, nous devons soutenir et consolider la lutte pour la libération des peuples et pour la nouvelle démocrate, vers le socialisme et le communisme. C’est le contexte dans lequel une potentielle nouvelle vague de la révolution prolétarienne mondiale émerge et se développe. Elle a comme points de référence et d’ancrage stratégiques les guerres populaires dirigées par les partis maoïstes.

La Guerre Populaire est la façon la plus avancée pour faire la révolution, nous devons donc la soutenir dans chaque pays où elle est organisée, préparée par l'accumulation des forces et appliquée aux conditions concrètes de chaque pays. Dirigée par le PCI (maoïste), la Guerre Populaire en Inde résiste avec succès aux attaques de l’ennemi et parvient à s’étendre et grandir. La Guerre Populaire se déroule également aux Philippines sous la direction du Parti Communiste des Philippines, qui défend le maoïsme. Au Pérou, elle continue malgré l’action d’un courant liquidationniste. En Turquie, la lutte révolutionnaire dirigée par les maoïstes avance en accord avec la stratégie de la guerre populaire. Dans d’autres pays, de nouvelles initiatives et avancées sont en préparation.

Nous devons construire et consolider les partis prolétariens pour la révolution, les partis de type nouveau, les partis communistes marxiste-léniniste-maoïste, dans nos pays respectifs, en tenant compte de notre expérience passée et en l'appliquant à la situation actuelle du système impérialiste d'aujourd'hui. La Guerre Populaire en Inde, comme les autres Guerres Populaires, montre que cette voie est possible.

Cela a été clairement exprimé le 24 Novembre 2012 à Hambourg par la grande Conférence Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde, où des centaines de représentants d’organisations révolutionnaires et anti-impérialistes et de partis et organisations maoïstes de plus de vingt pays ont appelé à s'unir et à renforcer la lutte des classes dans chaque pays. Ce fut un grand exemple d’internationalisme. Nous devons aller de l’avant pour renforcer encore plus et donner une forme organisationnelle à l’internationalisme prolétarien.

Nous devons poursuivre l'unité internationale des communistes dans le monde vers la construction d’une nouvelle organisation internationale pour lutter ensemble contre l'impérialisme et la réaction et marcher ensemble vers une nouvelle Internationale Communiste, pour le socialisme et le communisme.

 

Prolétaires et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous !

A bas l'impérialisme et tous ses chiens de garde !

Vive l’internationalisme prolétarien !

Vive la révolution prolétarienne mondiale !

 

Partis, organisations et collectifs signataires :

PC maoïste d’Italie ; PC d’Inde (marxiste-léniniste) Naxalbari ; PC maoïste d’Afghanistan ; PCR-RPC (Parti communiste révolutionnaire) Canada ; PC maoïste de France ; Gran Marcha hacia el Comunismo (État espagnol) ; Comité de construction du PC maoïste de Galice (État espagnol) ; Democracy and Class Struggle (Pays de Galles, État britannique) ; Organisation communiste Futur Rouge (État français) ; Servir le Peuple et Sheisau Sorelh (médias révolutionnaires maoïstes, Occitanie, État français) ; Mouvement communiste maoïste (Tunisie) ; Parti communiste maoïste (MKP) de Turquie/Nord-Kurdistan ; New Marxist Study Group (Sri Lanka) ; Solidarity of People Struggle (Indonésie)

Déclaration internationale du 1er Mai

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tract, #1er Mai, #International

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Publié le 14 Avril 2013

FACE AUX MENEES TERRORISTES DES REACTIONNAIRES : UNITE ET SOLIDARITE !

SOUTENONS LA LUTTE POUR DES DROITS DEMOCRATIQUES QUELQUE SOIENT LES GENRES ET ORIENTATIONS SEXUELLES.

NOUS NE SOMMES PAS POUR LE « MARIAGE », MAIS NOUS DEFENDONS LE DROIT DE SE MARIER POUR TOUS.

NOUS NE SOMMES PAS POUR LA « FAMILLE » MAIS NOUS MAIS NOUS DEFENDONS LE DROIT POUR TOUS D'EN FONDER UNE.

NOUS NE VOULONS PAS FORCEMENT D'ENFANTS, MAIS NOUS DEFENDONS LE DROIT POUR TOUS D'EN AVOIR.

 

Les trans-pédé-gouines posent la question du patriarcat

 

Le gouvernement PS a beau jeu de laisser traîner les débats à propos du mariage gay, tandis que les accords sur l'emploi sont passés à l'Assemblée en urgence et comme une lettre à la poste ! Il a, qui plus est, déclenché une mobilisation homophobe massive, où se construit l'unité entre tous les réactionnaires, du militant UMP au gudard en passant au catho tradi et entraînant même des militants de tous bords chez qui le débat autour de cette question à réveillé leurs tendances latentes aux idées réactionnaires.

Encore une fois, on ne peut pas faire confiance à la bourgeoisie pour que nos droits puissent progresser : ce qui est aurait du être une avancée a permis une déferlante réactionnaire qui risque de renvoyer dans le placard nombre d'homosexuelLEs et de trans.

Néanmoins, nous trouvons cela logique que les revendications des trans, des pédés, des gouines déclenchent la haine des représentantEs de la bourgeoisie pourrissante. En effet, il ne s'agit pas tant de lutter pour des droits individuels à vivre sa sexualité et être genréE comme on le souhaite que de poser des questions collectives. Elles concernent l'ensemble de la société et remettent ses fondements patriarcaux en cause.

Pas étonnant que les lesbiennes aient été affublées, dans les camps de concentrations nazis, de triangles noirs d’asociales ! Kinder, Kuche, Kirche (Enfants, Cuisine, Eglise): elles ne rentraient pas dans ces cases là, elles se plaçaient hors des cadres patriarcaux de la société.

Si beaucoup d'hommes hétéros détestent les gays, c'est parce qu'ils pourraient se faire draguer par eux, voire pénétrer, ce qui ferait d'eux... des femmes, donc d'après eux des dominées.

Si les trans-genres, les transexuelLEs, font peur, rebutent, c'est parce qu'ils et elles démontrent que la société genrée n'est pas naturelle, mais le produit de l'organisation de la société. La question de l'homoparentalité remet en cause la famille comme basée naturellement sur les liens du sang, ouvrant la réflexion sur l'aspect affinitaire des relations familiales.

Tout cela est profondément politique. Nous sommes une organisation politique qui prône la destruction violente du capitalisme et du patriarcat. Au delà de la défense de « l’Égalité des droits », nous soutenons la part du mouvement qui remet le plus profondément en cause l'organisation patriarcale de la société.

 

Le patriarcat vient de la division sexuée du travail

 

Lorsque la propriété privée a été développée, les propriétaires se sont mis à exploiter des travailleurs et travailleuses. S'est alors posée la question : comment reproduire les forces de ces travailleurs-euses et reproduire les travailleurs-euses eux/elles-même.

De là, est née une division sexuée du travail. Les hommes effectuent un travail directement productif. Les femmes reproduisent les forces de travail : elles s'occupent des enfants, font le ménage, transforment la matière première en nourriture, … Division perpétuée même avec l'entrée des femmes dans le « monde du travail ».

La famille, c'est une unité de production qui est fondamentale dans l'exploitation de la force de travail. S'il fallait payer aux travailleurs des « femmes » de ménage, de quoi manger au restaurant tout les soirs, s'occuper des gosses, ça reviendrait beaucoup plus cher aux exploiteurs que de faire assumer ces tâches gratuitement par les femmes, dont on s'assure la propriété par les liens du mariage.

Cette division du travail implique énormément dans nos vies. Elle a instauré une division genrée de la société, transformant nos corps, nous assignant une mentalité en fonction de cette division. Aux hommes, l'espace public, aux femmes, l'espace domestique. Aux hommes la force, le courage, la parole publique, politique, aux femmes la faiblesse physique, la sensibilité, la douceur, le bavardage futile. De là, la peur et la haine de celles et ceux qui transgressent ces normes.

Alors, bien entendu, pour les exploiteurs, l'intérêt d'entretenir des familles étant qu'elles fassent des enfants qu'ils pourront exploiter plus tard, l'homosexualité, ça ne va pas ! Le but de laisser entretenir des rapports amoureux entre exploité-e-s, c'est qu'ils fassent des enfants, sinon, ça n'a pas d'intérêt.

Mais cette organisation patriarcale de la société agonise de plus en plus à chaque instant. Les luttes des années 70 ont transformé les rapports de genre. La division sexuée du travail est de plus en lambeaux. Le matraquage idéologique sexiste et hétérocentré dans les médias, dans l'éducation, et dans les autres sphères de la socitété ne pourra pas retenir l'aspiration populaire à se débarrasser du carcan patriarcal. Les réactionnaires le savent, c'est pourquoi ils sont si agressifs.

 

Pour combattre le patriarcat, faisons la révolution !

 

Toutefois, on ne pourra pas mettre à bas le patriarcat sans briser le mode de production qu'il sert : le capitalisme. Ce sont les exploiteurs qui organisent idéologiquement et juridiquement le patriarcat pour maximiser leurs taux de profit.

Nous, communistes, prônons une société débarrassée de la propriété privée, où la production sera socialisée, c'est-à-dire qu'elle appartiendra à tous et toutes collectivement. De même, les tâches économiques - assignées à la famille - de reproduction des forces de travail ne pourront pas rester son apanage, car cela perpétuerait l'exploitation domestique. Nous devrons apprendre à gérer collectivement ces tâches : ouvrir des cantines, des crèches massives, ...

Dans la société capitaliste, la transphobie, la lesbophobie, l'homophobie se perpétuent car nous sommes constament influencés par les idées réactionnaires de la bourgeoisie. Nous trouvons cela juste et légitime que pour s'en protéger, les lesbiennes, les trans, les gays s'organisent collectivement et construisent une solidarité. Néanmoins, nous voulons plus qu'une société où l'on doit se cantonner à se serrer les coudes dans l'underground ! Nous voulons une société où l'on ne nous assignera plus un genre qui nous enferme dans un rôle social déterminé.

Pour commencer à se débarrasser de l'influence de la bourgeoisie réactionnaire, il faut déjà détruire son pouvoir, la réduire au silence, la détruire en tant que classe sociale. Bref, faire la révolution. Ensuite, il faut que les masses soient mobilisées, aient des discussions politiques et mènent la lutte. Mais ce n'est pas parce que nous nous serons débarrassé-e-s du capitalisme que nous n'emmènerons pas avec nous de nombreux préjugés et habitudes réactionnaires. Voilà pourquoi, à notre sens, la révolution doit être dirigée par une avant-garde, qui pourra appuyer les idées progressistes et réduire peu à peu les idées réactionnaires.

 

NI PATRIARCAT, NI CAPITALISME ! DEBARASSONS NOUS DE CES FLEAUX !

ILS NE SONT FORTS QUE CAR NOUS SOMMES DESUNIS ET ISOLES.

Front commun contre les réactionnaires et leur système pourrissant

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie, #Tract

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Publié le 29 Mars 2013

Face a la fin de la trêve hivernale

Tous uni-e-s sur le front du logement!!!

 

En cette période de fin de trêve hivernale la question du logement revient sur le devant de la scène de façon tragique. Une fois encore, c'est la reprise des expulsions qui s'annonce avec son lot de malheurs et de situations dramatiques. Que ce soit l'UMP ou le PS qui dirige l'État cela ne change strictement rien pour les milliers de prolétaires qui vont se retrouver a la rue. Et ce d'autant plus que de plus en plus d'entre eux subissent le chômage.

La question du logement n'est pas un problème neutre. Elle est une des contradictions les plus violente de la société capitaliste. D'un coté la bourgeoisie vit dans de jolies villas, peut se permettre de multiplier les résidences secondaires, de laisser inoccupés un nombre incroyable de logements vacants. De plus, cette classe parasite spécule sur la misère pour se garantir un tôt de profit maximum.

De l'autre les classes populaires, les travailleurs pauvres, les précaires, les chômeurs, nous, le prolétariat. Nous vivons dans les taudis, les HLM, les cages à poules, les logements de fortune. Notre classe s'esquinte au travail pour produire l'ensemble des richesses de la société et ne nous est reversé qu'une part infime de la plus e du travail. La condition de la classe ouvrière ? Trimer pour que des patrons puissent vivre grassement, travailler pour un salaire «minimum», qui bien souvent n'est même pas suffisant pour permettre de vivre dignement.

Ce ne sont pas les possédants qui se demandent au jour le jour comment payer les factures, le loyer, comment faire les courses. Bien souvent les propriétaires de logements sont également ceux qui détiennent les moyens de productions. Ils nous font travailler pour eux : avec la plus-value de notre travail ils peuvent acquérir des appartements, des maisons. Ce sont ces même logements qu'ils louent aux ouvriers, ainsi ils peuvent récupérer une partie du salaire versé aux travailleurs.

 

Si nous analysons les choses jusqu'au bout, c'est la classe ouvrière qui produit les richesses de la société, c'est elle qui construit les logements. Les patrons eux bénéficient du fruit de ce travail car ce sont eux qui possèdent les moyens de production. Les appartements qu'ils louent aux prolétaires sont le fuit direct de l'exploitation des travailleurs. C'est une des raisons pour lesquelles nous disons que la bourgeoisie est une classe parasite et que c'est à la classe ouvrière de diriger la société.

 

Face aux problèmes du logement beaucoup en appellent a l'intervention de l'État pour qu'il réquisitionne les locaux laissés vacants. Seulement voilà l'État n'est jamais qu'un outil permettant la domination d'une classe sur une autre, sont rôle n'est jamais neutre. Dans une société capitaliste comme la nôtre, l'appareil d'État est aux mains de la bourgeoisie.

Ne soyons pas dupes, les possédants n'ont aucun intérêts a redistribuer les logements vacants : ils ont intérêt à entretenir une fausse pénurie pour pouvoir spéculer. Par conséquent, en appeler aux exploiteurs et au droit pour mettre fin a la situation qu'ils ont eux même créé n'est qu'une illusion.

 

Si des quartiers sont menacés de destruction, que la bourgeoisie cherche par des « rénovations » à nous en expulser, si des familles sont menacées d'expulsions, comptons sur notre solidarité de classe pour organiser l'autodéfense, pour faire face ensemble aux flics et aux propriétaires. Des réquisitions, il en faut. Pour cela c'est nous devons nous organiser dans un large front du logement. Former des comités dans les quartiers, dans les usines, et agir par nous même et selon nos propre règles. Si des logements sont vacants, organisons des réquisition populaires. Si nous restons seuls et seules et que nous essayons de nous défendre individuellement nous perdrons. Par contre si nous réagissons collectivement aux expulsions, alors nous sommes une force capable de reprendre nos affaire en main. La question du logement, c'est une question de dignité, une question de classe !

 

Tous uni-es sur le front du logement!

Organisons les réquisitions et l'autodéfense populaire!

Tract à propos de la fin de la trêve hivernale

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tract, #logement, #Clermont Ferrand

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Publié le 5 Février 2013

 

PSA : 8000 licenciements, fermeture programmée de PSA AULNAY, SANOFI : 914 postes supprimés, 800 mis en mobilité, VIRGIN MEGASTORE : 1000 salariéEs risquent de perdre leur emploi, SFR : 1123 postes supprimés, RENAULT :7500 emplois menacés, GOODYEAR  1400 emplois menacés !

Combien d'ouvriers et d'ouvrières sous traitants mis sur la paille ? Combien d'ouvriers et d'ouvrières licenciéEs dans des usines plus petites ?

En période de crise, la variable d'ajustement qui permet aux capitalistes de faire le maximum de profit, c'est notre emploi ! Luttons contre les licenciements !

LOCALEMENT, NATIONALEMENT,

ORGANISONS NOUS ENTRE TRAVAILLEURS EN LUTTE !

Si ces dernières années les luttes contre les fermetures d'usines se menaient de façon dispersée, aujourd'hui, les ouvriers et les ouvrières concernées se serrent les coudes pour lutter ensemble. Une grève a été lancée à PSA Aulnay le 16 Janvier, auquel la direction a répondu par le lock-out (fermeture) de l'usine. Ils ont cherché à étendre le mouvement aux autres sites du groupe et ont été soldaires des ouvriers et ouvrières de Renault Flins. Les ouvriers et ouvrières de la région parisienne en lutte commencent à organiser des manifestations communes, tandis qu'autour des goodyear se crée un collectif de 20 boites. Construire la solidarité de classe contre les licenciements, c'est organiser notre camp, celui du prolétariat, c'est renforcer le combat mené dans chacune des boites.

DONNONS UNE AMPLEUR NATIONALE AUX LUTTES CONTRE LES LICENCIEMENTS ! FAISONS RECULER LE GOUVERNEMENT !

Les capitalistes (Renault en l’occurrence) se sentent suffisamment fortEs pour nous faire du chantage à l'emploi. Ils et elles exigent que nous acceptions une baisse de notre salaire et une dégradation de nos conditions de travail. Ou sinon ils et elles fermeront des usines. Comme si céder à ce genre de chantage avait sauvé les ouvriers et ouvrières de Bosch à Vénissieux ! Comme les ouvriers et ouvrières de Renault, ne tombons pas dans le panneau ! Ni licenciements, ni recul de nos droits de travailleurs !

Les récents accords entre le MEDEF et certains « syndicats » vont permettre aux patrons de faire les deux : nous licencier plus facilement et casser le CDI et le droit du travail.

 

RECOURS PRESQUES IMPOSSIBLES CONTRE LES LICENCIEMENTS INDIVIDUELS OU COLLECTIFS: Les patron-ne-s n'auront plus besoin de déclarer un plan social dés lors qu'elle proposera un "reclassement" bidon au salarié-e-s. Si les salarié-e-s refusent, on pourra aussitôt les virer par une nouvelle procédure. Sinon, le ou la patron-ne pourra toujours faire passer le plan social par une simple "homologation administrative". Ils deviendront trés difficiles à contester. Les Prud'hommes sont rendus totalement impuissants.

 

LA FIN DU DROIT DU TRAVAIL: Les patron-ne-s pourront dans chaque entreprise imposer des accords qui les émancipent du Code du Travail, des conventions collectives et accords de branche, et même des stipulations de votre propre contrat de travail! Ces accords seront même au dessus de la loi!

DES SALARIE-E-S JETABLES A TOUT INSTANT: Mise au chômage partiel des salarié-e-s plus facile, "mobilité volontaire sécurisée" permettant à votre patron-ne de vous envoyer balader dans une autre entreprise, "expérimentation" d'un "Contrat Intermittent" en vue de le généraliser (ce qui revient, en gros, à l'intérim pour tous).

 

En réalité, liquider des milliers d'emploi dans de grandes usines et ces accords sont deux étapes d'une même offensive des capitalistes

Les accords MEDEF - « Syndicats » permettront aux patron-ne-s de licencier plus facilement. La lutte contre ces accords, c'est la perspective commune non seulement aux travailleurs et travailleuses en lutte mais aussi à l'ensemble de la classe ouvrière. L'entrée dans la lutte de centaines de milliers de travailleurs et travailleuses permettra de donner un élan aux luttes contre les licenciements. Le dynamisme de celles et ceux qui luttent depuis de longs mois déjà fera de leurs usines des bastions de la lutte.


UNITE A LA BASE ET DANS L'ACTION DE TOUTE LA CLASSE OUVRIERE !

Tous les patrons que ont le même intérêt : faire le maximum de profit sur notre travail, et nous jeter quand ils en ont l'intérêt. Ils forment un camp, celui des capitalistes. Nous n'avons pas à attendre du gouvernement qu'il nous défende. Les vagues promesses de Hollande se sont révélées être des mensonges. Ce que le gouvernement a fait depuis ces derniers mois, c'est gesticuler (Montebourg), réprimer (Valls) et surtout faire ce pourquoi il a été élu : servir les intérêts des capitalistes. Les espoirs des travailleurs et travailleuses en lutte ont été largement déçus : il a avalisé la politique de Arcelor Mittal à Ganderange, il ne lève pas le petit doigt pour défendre les ouvriers et ouvrières de PSA ou Renault. Au contraire, il envoie les CRS contre les grévistes de PSA. Dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée au monde, il maintient un SMIC de misère alors que le coût de la vie augmente. Pire, il a appuyé le MEDEF dans la signature des accords avec certains « syndicats ». Cet accord, qui est la feuille de route des capitalistes, se traduira par des lois votées par le parlement à majorité PS. Bref, il est là pour appliquer la stratégie des capitalistes.

 

Nous n'avons aucun intérêt commun avec le camp des capitalistes. Ces gens vivent de notre travail qu'ils exploitent et leur but est de l'exploiter au maximum. Nous, nous n'avons pas besoin d'eux : c'est nous qui créons toutes les richesses de ce monde. Notre intérêt, c'est de nous libérer de leur joug. Nous n'avons pas à l'heure actuelle de parole politique propre. Tous les partis qui participent au gouvernement, qui votent les lois sont des partis qui servent les capitalistes ou sont influencés par eux. Même le journal l'Humanité appartient à Dassault Industrie. Nous pouvons être plus fort que les capitalistes : alors qu'eux sont en concurrence et déclinent au fur et à mesure des crises, nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses. Notre intérêt, c'est d'être solidaires et de lutter ensemble. C'est un long combat qui se prépare aujourd'hui, entre nous et les capitalistes, dotons nous de l'organisation politique qui nous permettra d'affronter cette offensive des capitalistes.

 

TOUS ENSEMBLE, AFFRONTONS LE POUVOIR BOURGEOIS !

Luttes contre les licenciements, accords medef/CDFDT, un seul combat !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #grêve, #Tract

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Publié le 30 Janvier 2013

LA FIN DU CDI

Sarkozy en rêvait... Hollande l'a fait !

On ne restera pas les bras croisés!

Un « accord » historique a été fraîchement signé entre le MEDEF et trois syndicats minoritaires (la CFDT, la CFTC et la CGC). Cet accord signifie la fin du Contrat de travail à Durée Indéterminée tel que nous l’avons connu. Le gouvernement PS somme aujourd’hui le Parlement d’inscrire cet accord tel quel dans la loi. Si tout se passe comme prévu, le texte entrera en vigueur dans quelques mois.

RECOURS PRESQUES IMPOSSIBLES CONTRE LES LICENCIEMENTS INDIVIDUELS OU COLLECTIFS: Les patron-ne-s n'auront plus besoin de déclarer un plan social dés lors qu'elle proposera un "reclassement" bidon au salarié-e-s. Si les salarié-e-s refusent, on pourra aussitôt les virer par une nouvelle procédure. Sinon, le ou la patron-ne pourra toujours faire passer le plan social par une simple "homologation administrative". Ils deviendront trés difficiles à contester. Les Prud'hommes sont rendus totalement impuissants.

LA FIN DU DROIT DU TRAVAIL: Les patron-ne-s pourront dans chaque entreprise imposer des accords qui les émancipent du Code du Travail, des conventions collectives et accords de branche, et même des stipulations de votre propre contrat de travail! Ces accords seront même au dessus de la loi!

VERS LA PRIVATISATION DES CAISSES DE SECURITE SOCIALE : La santé des salarié-e-s livrée aux assurance privées ("comlémentaire santé", qui se substitue à l'URSSAF sans offrir d'ailleurs aucun remboursement supplémentaire). Le droit au chômage individualisé selon le temps travaillé par chaque salarié-e ("droits rechargeables").

DES SALARIE-E-S JETABLES A TOUT INSTANT: Mise au chômage partiel des salarié-e-s plus facile, "mobilité volontaire sécurisée" permettant à votre patron-ne de vous envoyer balader dans une autre entreprise, "expérimentation" d'un "Contrat Intermittent" en vue de le généraliser (ce qui revient, en gros, à l'intérim pour tous).

Plus d'illusions sans ce gouvernement prétendument "de gauche", en réalité, à plat ventre devant le patronat! Il enclencher la lutte!

Joins, dés à présent, tes forces aux nôtres dans la bataille contre la réforme du contrat de travail !

Unité à la base et dans l'action face au pouvoir bourgeois!

PRENDS CONTACT AVEC NOUS POUR AGIR DES MAINTENANT !

Communistes, nous nous plaçons du côté des ouvrières et ouvriers, des travailleuses et travailleurs, de l'ensemble du peuple. Nous voulons défendre leurs intérêts et encourager leurs luttes. Nous pensons toutefois que celles ci ne peuvent trouver leur aboutissement réel que sur le terrain politique: celui d'une révolution qui détruise le pouvoir de la bourgeoisie et construise une société sans exploitation.

La fin du CDI

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #Tract

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Publié le 30 Janvier 2013

LA FIN DU CDI

                    Sarkozy en rêvait... Hollande l'a fait !

                   N‘em volem pas !

Un « accord » historique a été fraîchement signé entre le MEDEF et trois syndicats minoritaires (la CFDT, la CFTC et la CGC). Cet accord signifie la fin du Contrat de travail à Durée Indéterminée tel que nous l’avons connu. Le gouvernement PS somme aujourd’hui le Parlement d’inscrire cet accord tel quel dans la loi. Si tout se passe comme prévu, le texte entrera en vigueur dans quelques mois.

RECOURS PRESQUES IMPOSSIBLES CONTRE LES LICENCIEMENTS INDIVIDUELS OU COLLECTIFS: Les patron-ne-s n'auront plus besoin de déclarer un plan social dés lors qu'elle proposera un "reclassement" bidon au salarié-e-s. Si les salarié-e-s refusent, on pourra aussitôt les virer par une nouvelle procédure. Sinon, le ou la patron-ne pourra toujours faire passer le plan social par une simple "homologation administrative". Ils deviendront trés difficiles à contester. Les Prud'hommes sont rendus totalement impuissants.

LA FIN DU DROIT DU TRAVAIL: Les patron-ne-s pourront dans chaque entreprise imposer des accords qui les émancipent du Code du Travail, des conventions collectives et accords de branche, et même des stipulations de votre propre contrat de travail! Ces accords seront même au dessus de la loi!

VERS LA PRIVATISATION DES CAISSES DE SECURITE SOCIALE : La santé des salarié-e-s livrée aux assurance privées ("comlémentaire santé", qui se substitue à l'URSSAF sans offrir d'ailleurs aucun remboursement supplémentaire). Le droit au chômage individualisé selon le temps travaillé par chaque salarié-e ("droits rechargeables").

DES SALARIE-E-S JETABLES A TOUT INSTANT: Mise au chômage partiel des salarié-e-s plus facile, "mobilité volontaire sécurisée" permettant à votre patron-ne de vous envoyer balader dans une autre entreprise, "expérimentation" d'un "Contrat Intermittent" en vue de le généraliser (ce qui revient, en gros, à l'intérim pour tous).

Plus d'illusions sans ce gouvernement prétendument "de gauche", en réalité, à plat ventre devant le patronat!

Joins, dés à présent, tes forces aux nôtres dans la bataille contre la réforme du contrat de travail !

Unité à la base et dans l'action face au pouvoir bourgeois!

PRENDS CONTACT AVEC NOUS POUR AGIR DES MAINTENANT !

Communistes, nous nous plaçons du côté des ouvrières et ouvriers, des travailleuses et travailleurs, de l'ensemble du peuple. Nous voulons défendre leurs intérêts et encourager leurs luttes. Nous pensons toutefois que celles ci ne peuvent trouver leur aboutissement réel que sur le terrain politique: celui d'une révolution qui détruise le pouvoir de la bourgeoisie et construise une société sans exploitation.

 

 

La fin du CDI

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #Tract

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Publié le 25 Janvier 2013

Malgré le lock out de l'usine PSA Aulnay, le mouvement de grève des ouvrierEs de l'automobile s'étend !

Les ouvrierEs de PSA Aulnay sont en grève depuis le 16 Janvier. En Juillet dernier, le groupe PSA annonçait la suppression de 10 000 emplois et la fermeture du site d'Aulnay sous Bois. La direction de PSA veut faire de la fermeture de cette usine un « exemple patronal » et refuse de négocier quoi que ce soit avec les ouvrierEs, ni conditions correctes de licenciements, ni encore moins la fermeture.

Des réunions entre le Préfet, les élus locaux et la direction de PSA ont lieu pour discuter de la réindustrialisation du site, validant ainsi le fait que l'usine d'Aulnay fermera. Ne soyons pas dupe, soyons bien conscient que ses réunions ne sont que des parodies de démocratie et que l'Etat n'est que la machine par laquelle la bourgeoisie impose sa dictature. Dictature du profit, dictature de l'exploitation.

Face à la surdité de la direction, les travailleurs et travailleuses de PSA Aulnay ont donc décidé d'une grève reconductible en Assemblée Générale le 16 Janvier. Ils bloquent la production des Citroën C3. Ils revendiquent la préretraite dès 55 ans, un CDI pour tous et surtout exigent la reprise à zéro des négociations avec la direction.

Fort de ce nouvel élan, les ouvrierEs de PSA ont décidé de porter la lutte dans l'usine PSA de St Ouen. Ils et elles se sont renduEs vendredi matin à la rencontre de leurs collègues, avec qui ils ont eu des échanges chaleureux. La préfecture a fait intervenir les CRS dans l'usine, CRS qui n'ont pas osé procéder à des interpellations. La direction s'est fendue de communiqués dénonçant la violence des grévistes, communiqués qui n'ont abusé personne.

Afin d'isoler les grévistes du reste des ouvrierEs d'Aulnay, la direction a fait fermer sous un faux prétexte l'usine d'Aulnay, en utilisant le lock-out. Une quinzaine de cars de CRS attendaient une éventuelle visite des grévistes à Poissy ce weekend.

Si le lock-out continue, les grévistes d'Aulnay sous bois ne se sont pas laissé désorganiser par cette tactique de la direction. L'Union Locale d'Aulnay leur permet de se réunir. En outre, ils ont décidé d'élargir la solidarité au delà de PSA et tiennent un meeting commun le mercredi 23 avec les ouvrierEs de l'usine Renault Flins.

Renault menace ceux-ci de licenciements pour leur faire accepter des dégradations de leur conditions de travail, de leurs salaires. Elle met en jeu la fermeture de deux usines pour obtenir la signature des syndicats quant à un « plan de compétitivité ». Les accords de ce type risquent de se multiplier si les récents accords entre MEDEF et syndicats se traduisent par des lois permettant aux patrons de nous payer en deçà des conventions collectives. Les ouvrierEs de Renault refusent ce chantage et font grève aujourd'hui, recevant la solidarité de leurs camarades d'Aulnay.

Face à un patronat décidé à faire le maximum de profit, face à un gouvernement dont la seule réponse aux revendications des grévistes est l'envoi de CRS, ces ouvriers et ouvrières nous montrent la voie à suivre : celle de la lutte !

 

Ce n'est pas en acceptant la dégradation de nos conditions de travail que nous sauverons nos emplois. Lorsque les ouvriers et ouvrières, comme à Bosch Vénissieux, ont accepté de telles dégradations, cela n'a pas empêché le patronat de les licencier par la suite. Refusons la fermeture des usines, les licenciements, et tout recul du droit du travail !

En outre, nous félicitons les ouvriers et ouvrières grévistes d'Aulnay pour leur volonté de renforcer la solidarité entre les différents sites de PSA avec les ouvriers et ouvrières de Renault. Nous nous réjouissons des liens de solidarité ainsi créés entre ouvriers à l'heure où la crise capitaliste s'amplifie, avec comme effet des offensives plus violentes de la bourgeoisie dans la lutte des classes.

Pendant ce temps les accords entre le MEDEF et des syndicats viennent d'être signés. Ces accords annoncent la fin du CDI, des conventions collectives, en bref, la l'anéantissement du code du travail et de la bien maigre protection sociale. Ceux qui mettent en place cette réforme historique formeront un camp soudé et uni, uni autour du profit, du capitalisme et de l'exploitation. Le camp des ouvriers et des ouvrières a besoin d'être plus fort et plus uni pour obtenir une victoire !

Il n'y a rien à attendre de la part du gouvernement. Le gouvernement est là pour défendre les intérêts du patronat, il est son conseil d'administration suprême, son état-major. La bourgeoisie a des partis politiques pour la représenter, la classe ouvrière doit elle aussi s'organiser pour défendre ses intérêts économiques et politiques !

La classe ouvrière produit la richesse de ce monde, elle est la colonne vertébrale du monde. Elle seule a la force de pouvoir défendre victorieusement l'intérêt des travailleurs et des travailleuses . Sans illusions sur les mensonges des portes paroles de la bourgeoisie et du patronat, elle doit être organisée pour gagner !

Vive la solidarité de classe !

Refusons tout recul de nos conditions de travail !

Refusons les licenciements et les fermetures d'usines !

Solidarité avec les ouvriers et ouvrières de PSA

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #Tract

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