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Publié le 30 Avril 2017

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et l'impérialisme décomplexé

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et là encore, l'impérialisme décomplexé

 

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle sont clairs. Macron vs Le Pen sont deux représentant-e-s zélés de la bourgeoisie. Rien d'inattendu.

Au contraire de 2002, les manifestations, extrêmement réprimées, n'ont pas été massives en dehors des franges politisées de la jeunesse. C'est le résultat des désillusions de la population vis-à-vis de la politique. Après cinq ans d'une politique raciste et anti-populaire menée par le PS, dur de se ranger derrière Macron dans un "front républicain" pour les classes populaires.
Si les élections ne font plus recette, les perspectives révolutionnaires ne sont pas suffisamment crédibles pour entraîner les larges masses.

Les résultats du premier tour révèlent quelque chose de l'état d'esprit dans lequel se trouve la bourgeoisie, et des divisions qui la traversent. Macron, Le Pen, Fillon, Hamon, Mélenchon, autant de candidat-e-s pour autant de clans et d'intérêts différents au sein de la bourgeoisie. Une partie possède des intérêts dans les alliances et les traités actuels. Certain-e-s bourgeois-e-s ont des intérêts outre-Atlantique, d'autres outre-Oural, en Europe, en Afrique, ou partout à la fois. Des clans ont besoins de modifier les alliances actuels. Ceux et celles lié-e-s aux secteurs de l'énergie, de l'armement ont des intérêts en Russie. Ce sont deux secteurs stratégiques qui pèsent lourds sur les choix de la France et son économie. Ce sont les champions de la bourgeoisie française, des leaders régionaux, voir mondiaux. EDF, Engie, Areva, Alstom, Total : autant de groupes français qui attendent impatiemment une ouverture vers la Russie. Parce qu'ils souhaitent que l'impérialisme français change de stratégie, ils espéraient pour la plupart une victoire de Fillon, et lorgnent également du côté de Dupont-Aignan et de Le Pen.

D'autres, plus proches des secteurs bancaires, du BTP, des services, des médias, du numérique, des télécoms, des transports, ou de l'agroalimentaire, ont tout intérêt au maintien des traités actuels et du cadre européen, voire d'approfondir les relations atlantistes. Le secteur automobile a par exemple tout intérêt à ce que l'Union Européenne survive, pour continuer à fabriquer ses voitures en Roumanie. Vinci et Bouygues ont tout intérêt à ce que la directive sur les travailleurs-euses détaché-e-s ne soit pas abrogée, pour continuer à exploiter une main d'oeuvre quasi-gratuite. Macron était leur candidat, même s'il se voulait celui qui devait tous les réunir, celui qui allait pacifier les relations entre bourgeois-e-s, leur rappeler leur intérêt commun, celui de l'état profond français, de la françafrique et du socle qu'ils partagent tous ensemble.

Les intérêts financiers que défend Macron, si marqués dans certains secteurs, auprès de certains clans, ne lui permettent pas, en réalité, d'unir si facilement la bourgeoisie. Macron n'est que le symptôme d'une situation de division au sein de la classe bourgeoise, en proie à de nombreuses contradictions.

En attendant, nous devons exprimer politiquement notre voix, et les raisons de cette colère, par la lutte.

Macron, la caricature

S'il y en a un qui ne se cache pas, c'est bien lui. Emmanuel Macron, chouchou des financiers et des industriels, est le favori de la campagne présidentielle. Il sera peut-être le prochain président, même s'il est difficile de deviner avec certitude qui gagnera, tant les surprises sont possibles. Ils/elles étaient nombreux-euses, les zélé-e-s de la bourgeoisie capables de se faire élire.

Mais Macron a toutes ses chances, il mérite donc qu'on s'attarde sur ses positions, d'autant plus qu'il est arrivé en tête du premier tour. Il semble d'ailleurs très confiant, le candidat est parti fêter ce résultat à la Rotonde, brasserie bourgeoise de Paris, certain de l'emporter.

Macron est un vrai bourgeois. Il ne s'en cache pas. Pourtant il est l'un des rares des membres des gouvernements Hollande à ne pas avoir toujours vécu de la politique et à avoir travaillé... Comme banquier ! La finance est un monde qu'il connaît bien, qu'il fréquente encore au quotidien. C'est son univers, celui de sa classe sociale. On ne parle même plus de conflit d'intérêt avec les industriels le concernant, tant ses intérêts se confondent avec ceux de la grande bourgeoisie.

C'est un bourgeois cohérent, structuré, intelligent politiquement, libéral. Derrière il y a une idéologie très forte, avec une vision, un projet de société pour la France. Le renforcement du pouvoir capitaliste, du pouvoir des industriels, du pouvoir des classes dominantes... De manière encore plus agressive si besoin.

Macron a compris comment faire de la politique. Issu du PS, il a un sens aiguisé et cynique de la politique et des appareils. Il a su intelligemment construire ses réseaux, son appareil, ses ramifications, son analyse de la situation, mener des enquêtes en faveur de la bourgeoisie, faire son état des lieux, un bilan du contexte, établir son calendrier, élaborer sa stratégie, puis son programme et se lancer au bon moment dans la campagne. Il n'a pas précipité sa candidature, mais l'a préparée en amont, en débutant par un travail d'organisation au service de son idéologie capitaliste. C'est cela, et son organisation, qui lui ont permis de pallier à son absence de charisme et de notoriété publique.

Il y a une logique dans son programme. Le candidat n'avait pas besoin d'additionner les propositions pour présenter sa politique. Sans se cacher, il n'a pas multiplié les fausses promesses comme le PS. Il ne prétend pas apporter une solution à la crise, ni améliorer la vie des classes populaires. Il ne cache pas en revanche son soutien au patronat.
Son programme est court, concis, mais suffisant pour annoncer la politique d'austérité, de répression, libéral et impérialiste du prochain gouvernement.
Il veut poursuivre le travail commencé par le PS, avec l'ANI, la loi Macron, la loi Travail et le CICE. Il veut définitivement liquider le code du travail, et les organisations ouvrières.
Sa politique financière et industrielle répond à une vision à long terme, planifiée pour la bourgeoisie. Son programme conclue en affirmant qu'il "effectuera 60 milliards d'économie". Il va falloir s'organiser efficacement pour le combattre, et l'OC-FR s'attend à un quinquennat difficile, où les batailles seront rudes.
Nous appelons toutes les forces populaires à s'organiser, à se syndiquer dans les organisations ouvrières, à renforcer le mouvement social. Macron, ce n'est pas un ennemi qui se cache, c'est un ennemi déclaré de la classe ouvrière, assumé, qui nous mène une guerre sociale sans concession.

L'impérial greenwashing

Macron tergiverse. Fait semblant d'être un écologiste convaincu, tandis qu'il défend les intérêts de la grande bourgeoisie. Il inscrit son programme en matière écologique dans la continuité de la COP21, autrement dit, le néant. C'est un fervent défenseur du nucléaire. Il prévoit de faire évacuer la ZAD de Notre-dame-des-Landes et de construire l'aéroport.
En Guyane, Macron plaide pour développer l'activité aurifaire dans l'Amazonie, alors que ça signifierait la destruction d'une large partie de la forêt primaire. 450 tonnes d'or sont estimées en Guyane, métal pour l'instant principalement exploité de manière illégale par des orpailleurs clandestins qui empoisonnent le fleuve, le pays et la principale réserve biologique gérée par l'état français. Ils y déversent des métaux lourds, arsenic, cadmium, mercure, plomb et même uranium. Macron souhaite légaliser les gisements et cette situation, en remplaçant les contrebandiers par des costards cravates avec des permis de l'administration française. Il s'est rendu sur place pendant sa campagne pour vanter ce projet.
Avec l'extraction de l'or au profit des multinationales, alors même que les cours de l'or sont au plus bas, et pour la troisième année de suite à la baisse, Macron espère dégager de nouveaux profits pour l'impérialisme français et les grandes compagnies minières.
Pour développer les extractions et attirer des investisseurs capitalistes, Macron prépare une réforme du code minier, qui permettra aussi de développer les prospections pétrolières et gazières au large de la Guyane. Cela veut dire porter la responsabilité de crimes aux répercussions durables pour de nombreuses générations à venir. Il planifie l'écocide, son programme écologique est en réalité au service des industriels.

La politique internationale, dans la continuité des précédents chefs d'état

Emmanuel Macron revendique le bilan de François Hollande. Il soutient les interventions militaires du quinquennat qui prend fin. Il prône le maintien de la France dans le commandement intégré de l'OTAN.
Il veut maintenir les alliances actuelles, même si le Brexit et l'élection de Trump engagent une période d'incertitude sur le plan de la politique internationale.
Il veut intensifier l'intervention française en Syrie et en Iraq.
Il veut maintenir les troupes au Liban et renforcer de façon générale, militairement, diplomatiquement et économiquement, la présence française au Proche et Moyen Orient.
Il parle de couper le mal à sa racine, via des interventions militaires, en parlant du terrorisme. C'est le pompier pyromane qui ne fait qu'attiser le conflit, la guerre.

Concernant l'Europe, il souhaite sauver l'UE et la zone Euro. Son programme prévoit de renforcer Frontex, qui traque les réfugié-e-s de la Méditerranée.

À propos des accords de Touquet, entre la France et la Grande Bretagne, qui bloquent la traversée des migrant-e-s outre-Manche, Macron est favorable à une renégociation, maintenant qu'il y a le Brexit, mais il n'est en aucun cas dans une remise en cause de ce système, de l'espace Schengen ni de la politique migratoire et aux frontières de la France, de l'UE, et des traités avec la GB.

Vis à vis de l'Afrique, le programme de Macron est clair : la Françafrique c'est l'avenir de la France. Il veut intensifier la présence française en Afrique. Macron est un fidèle soldat de l'impérialisme français. Il est donc de nos principaux ennemis. 

 

Le Pen, encore une candidate de la grande bourgeoisie

 

L'OC-FR a déjà produit de nombreuses analyses sur elle et son parti. Depuis, les choses n'ont pas tellement changé. C'est une représentante de la bourgeoisie, bien qu'elle soit la tenante d'une ligne parfois divergente qui reflète des contradictions au sein de la classe au pouvoir. Son parti bourgeois privilégie d'autres alliances, car il défend des intérêts particuliers, ceux d'une partie de la grande bourgeoisie française.
Elle n'est néanmoins pas radicalement en rupture avec les pouvoirs précédents. Ses désaccords ne sont, pour la bourgeoisie, que tactiques. Elle se situe dans la suite logique des années Sarkozy et Hollande qui lui ont préparé tranquillement le terrain. Macron aussi ne fera que lui servir de tremplin.

Évidemment, elle se distingue par sa politique ouvertement xénophobe, raciste et anti-ouvrière. Même si elle attire un vote populaire, mais minoritaire, ceux et celles parmi la classe ouvrière qui votent pour elle se tirent une balle dans le pied. Le FN est un fervent opposant au mouvement ouvrier, s'y attaquant parfois violemment, physiquement. Ses militant-e-s sont des casseurs-euses de grèves. Pendant le mouvement contre la réforme des retraites, MLP déclarait : « Ensemble, gouvernement et syndicats jettent la France dans le chaos. Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus. La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers. »
En particulier opposée à la CGT, que le FN prévoit de liquider, Le Pen prépare des mesures pour interdire les organisations ouvrières, et les mobilisations populaires. Déjà à l'époque, Bruno Gollnish, élu à la Région Rhône-Alpes disait : « le sabotage de l’économie française caractérise l’action des dirigeants de la CGT. Ces blocages frappent avant tout les salariés qui se rendent à leur travail, les entreprises, et menacent l’emploi. La CGT doit être rendue pénalement responsable, ses dirigeants doivent en répondre ».
Elle compte s'en prendre aux droits syndicaux, aux libertés démocratiques. Voter pour elle, c'est lui donner mandat pour nous liquider.

Son programme économique ne se distingue pas réellement de celui de Macron, dont elle partage de nombreuses mesures.
Comme lui, elle prévoit de renforcer le secret des affaires.
Comme lui, elle veut libéraliser l'éducation et l'enseignement, accroitre la sélection dans les établissements scolaires, augmenter les frais d'inscriptions et étendre l'autonomie des universités et des lycées.
Comme lui, elle veut alléger la fiscalité des entreprises, et supprimer les cotisations sociales. Comme lui, elle parle de "coût du travail" pour justifier sa politique anti-sociale et sa volonté de tirer les salaires vers le bas alors que la bourgeoisie s'enrichit.
Elle va parfois plus loin, en prônant d'abaisser l'âge de l'apprentissage à 14 ans notamment.

 Le racisme contre la finance ? Un mot d'ordre qui n'a pas de sens

Les médias et plusieurs groupes militants présentent ainsi, "racisme Vs finance", le clivage entre les deux candidat-e-s. Cela est pour nous faux.

Tous deux sont des représentant-e-s de la bourgeoisie impérialiste. La bourgeoisie française est intégralement liée à la finance, le capitalisme est intégralement un capitalisme financier.

L'impérialisme est un système qui se justifie par le racisme, qui justifie le pillage des pays dominés par les pays impérialiste en désignant ses habitant-e-s comme inférieur-e-s.

Macron comme Le Pen sont racistes et mèneront une politique raciste.

Ce ne sont pas les individu-e-s qui déterminent la politique, ce sont les intérêts des capitalistes.

Ces dernières années, l'état a eu du mal à maintenir l'ordre, essuyant par exemple un mouvement déterminé l'année dernière en plein état d'urgence.

Marine Le Pen au second tour, c'est révélateur d'une volonté de réprimer toujours plus nos luttes et les populations issues des pays dominés.

Macron au second tour, c'est révélateur de la volonté des capitalistes de continuer leur politique offensive contre nos intérêts.

Leur calendrier n'est pas notre calendrier

Nous l'avions dit et écrit : ces élections ne sont pas les nôtres, elles ne changeront rien pour nous, quel que soit le résultat. Nous ne dévions pas de notre route. La lutte ne s'est jamais arrêtée, il n'y a pas eu de pause de notre côté, et le seul choix possible pour les communistes est de continuer.

Au second tour, nous ne voterons pas. Nous suivrons évidemment les résultats, mais sans y voir un enjeu à surestimer. Entre Macron et Le Pen il n'y a aucun choix à faire, autre que celui de lutter politiquement.

Nous pouvons également donner notre voix à des personnes étrangères qui veulent voter, et nous soutenons les initiatives et les plateformes qui permettent aux personnes vivant en France sans la nationalité française, de pouvoir s'exprimer, en les mettant en relation avec des abstentionnistes.
Nous comprenons, que nous autres militant-e-s, avec la nationalité française, avons le privilège de ce choix (car l'abstention est pour nous un choix politique), et que les personnes n'ayant pas cette nationalité, vivant dans l'état français n'ont pas ce choix.
Nous devons être capable de remettre en cause nos privilèges qui vont avec. Le droit de vote des étranger-ère-s a notamment complètement disparu du débat public.

Nous les invitons à choisir la lutte à nos côtés, mais nous militons aussi pour que nous possédions tous le choix. Vivant, travaillant ici, ils-elles sont tout-es autant concerné-e-s que nous par ces élections mais ils-elles en sont exclu-e-s.
En tant qu'étrangers-ères, ils-elles seront les premiers-ères concerné-e-s par la politique raciste de Le Pen et Macron. En tant que travailleurs-euses aussi.
C'est aussi un acte militant, contre le racisme de l'état français, que de permettre ce choix en laissant notre bulletin de vote à nos camarades, voisin-ne-s, ami-e-s et collègues étrangers-ères.
Si nous ne sommes pas d'accord, nous respectons leur volonté de voter, car nous comprenons la peur que suscite certaines politiques au sein de l'immigration. Il est normal de vouloir s'exprimer et d'être entendu, même si nous considérons que notre vote est dilué dans l'interprétation que la bourgeoisie en fait.

L'OC-FR soutient donc le mot d'ordre qui consiste à filer notre vote à ceux et celles qui en sont privés pour des raisons racistes, tout en expliquant autour de nous les raisons de notre acte, et pourquoi nous ne votons pas.

Nous appelons à manifester demain, 1er Mai, massivement, pour montrer que quelque soit le resultat des élections nous serons prêts à nous battre.

Macron et l'impérialisme décomplexé ou Le Pen et l'impérialisme décomplexé

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #élections, #France, #Antifascisme, #ANI, #Impérialisme

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Publié le 28 Février 2013

Les patrons l'ont demandé, Sarkozy revait de le faire, mais finalement, c'est le gouvernement de Hollande qui se lance dans la destruction du CDI, du code du travail, et en dernière instance, du droit de grève.

LA FIN DU CDI

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #affiche

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Publié le 14 Février 2013

Contre l'accord sur la "compétitivité et la sécurisation de l'emploi" et pour le retrait du projet de loi :

 

APPEL A LA MOBILISATION

Nous, le Comité de lutte de Lyon, considérons l'accord gouvernement/MEDEF/CFDT sur la "compétitivité et la sécurisation de l'emploi", récemment converti en un projet de loi scélérate, comme une déclaration de guerre au monde du travail.

Il prévoit notamment :

- que les plans sociaux deviennent désormais une simple formalité, et que les recours deviennent, eux, presque impossibles

- que les salarié-e-s perdent toute possibilité efficace de recours individuel face aux licenciements, particulièrement aux Prud'hommes, réduits à l'impuissance

- que des "accords" signés le couteau sous la gorge, entreprise par entreprise, puissent désormais se substituer au contrat de travail, aux conventions collectives, au droit du travail lui-même. Les patron-ne-s auront désormais toute latitude pour baisser les salaires et durcir les conditions de travail, dans des conditions bien pires que celles prévues par les dispositifs Sarkozy / Fillon mis en place ces dernières années.

- de nombreuses dispositions amplifiant la précarité : mise au chômage partiel facilitée, "mobilité volontaire sécurisée", "Contrat Intermittent", etc.

- des attaques contre la sécurité sociale et l'assurance chômage, avec à la clé une individualisation des droits, creusant les inégalités, ainsi qu'un pactole de plusieurs milliards pour les sociétés d'assurance privées ("complémentaires santé").

Il faut donc enclencher la lutte.

Nous saluons à ce titre le travail des syndicalistes dans d'innombrables entreprises afin d'informer et de mobiliser sur cette question. Leur combat est le nôtre.

Nous saluons également le combat de tou-te-s les travailleuses et travailleurs qui luttent contre les licenciements et les baisses de salaire, un combat qui va dans le même sens que notre lutte contre l'accord qui est destiné à les aggraver.

Aucun effort ne doit être épargné pour répondre coup pour coup à cette attaque d'une violence inouïe. C'est pourquoi nous appelons, sur tout le territoire, à la constitution de Comités de lutte ouverts à toutes et à tous, syndiqué-e-s comme non-syndiqué-e-s :

- pour exiger le retrait immédiat et sans conditions de ce projet de loi et de toute autre clause issue de l'accord,

- pour combattre tout plan de suppression d'emplois

- pour organiser et renforcer partout le rapport de force avec le gouvernement, avec le pouvoir capitaliste.

Travailleur/euse-s, ouvrier-e-s, employé-e-s, précaires et privé-e-s d'emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, apprenti-e-s,

 

Organisons-nous et Mobilisons-nous !

 

APPEL DE LYON

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #lyon

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Publié le 6 Février 2013

Aujourd'hui, 6 Février 2013, le comité de lutte contre l'accord MEDEF/CFDT/PS appelait à un rassemblement à la place du pont, dans le quartier de la Guillotière, pour protester contre les accords signés entre le MEDEF et certains syndicats minoritaires, ironiquement appelés « accords sur la sécurisation de l'emploi ».

Les militantEs présentEs ont décidé à l'issue du rassemblement de se rendre devant le siège voisin du parti socialiste, cours de la Liberté, pour protester directement contre le parti gouvernemental. Lançant des slogans ironiques vis à vis du changement, dans une ambiance bon enfant, ils et elles se sont approchés du siège du PS. Aussitôt, plusieurs policiers se sont précipités pour former un cordon devant celui-ci.

Les manifestantEs ont continué à scander des slogans quelques instants, quand le commissaire de police s'est précipité vers eux pour soit disant discuter, s'est agrippé à la banderole qui s'est déchiré, entouré des policiers qui ont matraqué les manifestantEs, les repoussant sur la route où la circulation des tramways et automobiles n'avait pas été interrompue, puis en direction de la place du Pont. Cette scène a choqué les clients des bars de ce quartier populaire du cœur de Lyon. Nous n'avons pas eu à déplorer d'arrestations.

Pour l'Organisation Communiste – Futur Rouge, Cette scène révèle l'état de tension des forces de l'ordre. Manuel Valls a déclaré cette semaine à BFMTV que "la colère sociale, avec les conséquences de la crise économique et financière, la précarité, le chômage, les plans de licenciements, elle est là, elle gronde depuis des années".

Dans les usines, les ouvriers et ouvrières sont menacéEs de licenciements, Renault fait du chantage à l'emploi pour exiger de ses employéEs qu'ils acceptent une régression de leurs conditions de travail. Ces accords vont permettre aux capitalistes de faciliter les licenciements individuels et collectifs, de passer des accords boite par boite en deçà du droit du travail, privatiser la sécurité sociale et de transformer le CDI en interim pour tous et toutes.

Effectivement, face à ces attaques, la classe ouvrière, la jeunesse et l'ensemble des travailleurs ne vont pas rester sans riposter. Un mouvement social s'annonce, et la police et le gouvernement le savent. Leur violence nous confirme que nous n'avons pas à attendre davantage de conciliation de la part du PS que de l'UMP. Au contraire, avec l'aggravation de la crise, pour continuer à maximiser leur tôt de profit, les capitalistes doivent être offensif. Le gouvernement, qui est à leur service, ne saurait accepter de reculer... Si nous ne l'y forçons pas.

Faisons face au gouvernement bourgeois !

Le rassemblement contre l'accord sur la sécurisation de l'emploi réprimé

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #ANI, #Répression

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Publié le 5 Février 2013

 

PSA : 8000 licenciements, fermeture programmée de PSA AULNAY, SANOFI : 914 postes supprimés, 800 mis en mobilité, VIRGIN MEGASTORE : 1000 salariéEs risquent de perdre leur emploi, SFR : 1123 postes supprimés, RENAULT :7500 emplois menacés, GOODYEAR  1400 emplois menacés !

Combien d'ouvriers et d'ouvrières sous traitants mis sur la paille ? Combien d'ouvriers et d'ouvrières licenciéEs dans des usines plus petites ?

En période de crise, la variable d'ajustement qui permet aux capitalistes de faire le maximum de profit, c'est notre emploi ! Luttons contre les licenciements !

LOCALEMENT, NATIONALEMENT,

ORGANISONS NOUS ENTRE TRAVAILLEURS EN LUTTE !

Si ces dernières années les luttes contre les fermetures d'usines se menaient de façon dispersée, aujourd'hui, les ouvriers et les ouvrières concernées se serrent les coudes pour lutter ensemble. Une grève a été lancée à PSA Aulnay le 16 Janvier, auquel la direction a répondu par le lock-out (fermeture) de l'usine. Ils ont cherché à étendre le mouvement aux autres sites du groupe et ont été soldaires des ouvriers et ouvrières de Renault Flins. Les ouvriers et ouvrières de la région parisienne en lutte commencent à organiser des manifestations communes, tandis qu'autour des goodyear se crée un collectif de 20 boites. Construire la solidarité de classe contre les licenciements, c'est organiser notre camp, celui du prolétariat, c'est renforcer le combat mené dans chacune des boites.

DONNONS UNE AMPLEUR NATIONALE AUX LUTTES CONTRE LES LICENCIEMENTS ! FAISONS RECULER LE GOUVERNEMENT !

Les capitalistes (Renault en l’occurrence) se sentent suffisamment fortEs pour nous faire du chantage à l'emploi. Ils et elles exigent que nous acceptions une baisse de notre salaire et une dégradation de nos conditions de travail. Ou sinon ils et elles fermeront des usines. Comme si céder à ce genre de chantage avait sauvé les ouvriers et ouvrières de Bosch à Vénissieux ! Comme les ouvriers et ouvrières de Renault, ne tombons pas dans le panneau ! Ni licenciements, ni recul de nos droits de travailleurs !

Les récents accords entre le MEDEF et certains « syndicats » vont permettre aux patrons de faire les deux : nous licencier plus facilement et casser le CDI et le droit du travail.

 

RECOURS PRESQUES IMPOSSIBLES CONTRE LES LICENCIEMENTS INDIVIDUELS OU COLLECTIFS: Les patron-ne-s n'auront plus besoin de déclarer un plan social dés lors qu'elle proposera un "reclassement" bidon au salarié-e-s. Si les salarié-e-s refusent, on pourra aussitôt les virer par une nouvelle procédure. Sinon, le ou la patron-ne pourra toujours faire passer le plan social par une simple "homologation administrative". Ils deviendront trés difficiles à contester. Les Prud'hommes sont rendus totalement impuissants.

 

LA FIN DU DROIT DU TRAVAIL: Les patron-ne-s pourront dans chaque entreprise imposer des accords qui les émancipent du Code du Travail, des conventions collectives et accords de branche, et même des stipulations de votre propre contrat de travail! Ces accords seront même au dessus de la loi!

DES SALARIE-E-S JETABLES A TOUT INSTANT: Mise au chômage partiel des salarié-e-s plus facile, "mobilité volontaire sécurisée" permettant à votre patron-ne de vous envoyer balader dans une autre entreprise, "expérimentation" d'un "Contrat Intermittent" en vue de le généraliser (ce qui revient, en gros, à l'intérim pour tous).

 

En réalité, liquider des milliers d'emploi dans de grandes usines et ces accords sont deux étapes d'une même offensive des capitalistes

Les accords MEDEF - « Syndicats » permettront aux patron-ne-s de licencier plus facilement. La lutte contre ces accords, c'est la perspective commune non seulement aux travailleurs et travailleuses en lutte mais aussi à l'ensemble de la classe ouvrière. L'entrée dans la lutte de centaines de milliers de travailleurs et travailleuses permettra de donner un élan aux luttes contre les licenciements. Le dynamisme de celles et ceux qui luttent depuis de longs mois déjà fera de leurs usines des bastions de la lutte.


UNITE A LA BASE ET DANS L'ACTION DE TOUTE LA CLASSE OUVRIERE !

Tous les patrons que ont le même intérêt : faire le maximum de profit sur notre travail, et nous jeter quand ils en ont l'intérêt. Ils forment un camp, celui des capitalistes. Nous n'avons pas à attendre du gouvernement qu'il nous défende. Les vagues promesses de Hollande se sont révélées être des mensonges. Ce que le gouvernement a fait depuis ces derniers mois, c'est gesticuler (Montebourg), réprimer (Valls) et surtout faire ce pourquoi il a été élu : servir les intérêts des capitalistes. Les espoirs des travailleurs et travailleuses en lutte ont été largement déçus : il a avalisé la politique de Arcelor Mittal à Ganderange, il ne lève pas le petit doigt pour défendre les ouvriers et ouvrières de PSA ou Renault. Au contraire, il envoie les CRS contre les grévistes de PSA. Dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée au monde, il maintient un SMIC de misère alors que le coût de la vie augmente. Pire, il a appuyé le MEDEF dans la signature des accords avec certains « syndicats ». Cet accord, qui est la feuille de route des capitalistes, se traduira par des lois votées par le parlement à majorité PS. Bref, il est là pour appliquer la stratégie des capitalistes.

 

Nous n'avons aucun intérêt commun avec le camp des capitalistes. Ces gens vivent de notre travail qu'ils exploitent et leur but est de l'exploiter au maximum. Nous, nous n'avons pas besoin d'eux : c'est nous qui créons toutes les richesses de ce monde. Notre intérêt, c'est de nous libérer de leur joug. Nous n'avons pas à l'heure actuelle de parole politique propre. Tous les partis qui participent au gouvernement, qui votent les lois sont des partis qui servent les capitalistes ou sont influencés par eux. Même le journal l'Humanité appartient à Dassault Industrie. Nous pouvons être plus fort que les capitalistes : alors qu'eux sont en concurrence et déclinent au fur et à mesure des crises, nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses. Notre intérêt, c'est d'être solidaires et de lutter ensemble. C'est un long combat qui se prépare aujourd'hui, entre nous et les capitalistes, dotons nous de l'organisation politique qui nous permettra d'affronter cette offensive des capitalistes.

 

TOUS ENSEMBLE, AFFRONTONS LE POUVOIR BOURGEOIS !

Luttes contre les licenciements, accords medef/CDFDT, un seul combat !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #grêve, #Tract

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Publié le 30 Janvier 2013

LA FIN DU CDI

Sarkozy en rêvait... Hollande l'a fait !

On ne restera pas les bras croisés!

Un « accord » historique a été fraîchement signé entre le MEDEF et trois syndicats minoritaires (la CFDT, la CFTC et la CGC). Cet accord signifie la fin du Contrat de travail à Durée Indéterminée tel que nous l’avons connu. Le gouvernement PS somme aujourd’hui le Parlement d’inscrire cet accord tel quel dans la loi. Si tout se passe comme prévu, le texte entrera en vigueur dans quelques mois.

RECOURS PRESQUES IMPOSSIBLES CONTRE LES LICENCIEMENTS INDIVIDUELS OU COLLECTIFS: Les patron-ne-s n'auront plus besoin de déclarer un plan social dés lors qu'elle proposera un "reclassement" bidon au salarié-e-s. Si les salarié-e-s refusent, on pourra aussitôt les virer par une nouvelle procédure. Sinon, le ou la patron-ne pourra toujours faire passer le plan social par une simple "homologation administrative". Ils deviendront trés difficiles à contester. Les Prud'hommes sont rendus totalement impuissants.

LA FIN DU DROIT DU TRAVAIL: Les patron-ne-s pourront dans chaque entreprise imposer des accords qui les émancipent du Code du Travail, des conventions collectives et accords de branche, et même des stipulations de votre propre contrat de travail! Ces accords seront même au dessus de la loi!

VERS LA PRIVATISATION DES CAISSES DE SECURITE SOCIALE : La santé des salarié-e-s livrée aux assurance privées ("comlémentaire santé", qui se substitue à l'URSSAF sans offrir d'ailleurs aucun remboursement supplémentaire). Le droit au chômage individualisé selon le temps travaillé par chaque salarié-e ("droits rechargeables").

DES SALARIE-E-S JETABLES A TOUT INSTANT: Mise au chômage partiel des salarié-e-s plus facile, "mobilité volontaire sécurisée" permettant à votre patron-ne de vous envoyer balader dans une autre entreprise, "expérimentation" d'un "Contrat Intermittent" en vue de le généraliser (ce qui revient, en gros, à l'intérim pour tous).

Plus d'illusions sans ce gouvernement prétendument "de gauche", en réalité, à plat ventre devant le patronat! Il enclencher la lutte!

Joins, dés à présent, tes forces aux nôtres dans la bataille contre la réforme du contrat de travail !

Unité à la base et dans l'action face au pouvoir bourgeois!

PRENDS CONTACT AVEC NOUS POUR AGIR DES MAINTENANT !

Communistes, nous nous plaçons du côté des ouvrières et ouvriers, des travailleuses et travailleurs, de l'ensemble du peuple. Nous voulons défendre leurs intérêts et encourager leurs luttes. Nous pensons toutefois que celles ci ne peuvent trouver leur aboutissement réel que sur le terrain politique: celui d'une révolution qui détruise le pouvoir de la bourgeoisie et construise une société sans exploitation.

La fin du CDI

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #Tract

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Publié le 30 Janvier 2013

LA FIN DU CDI

                    Sarkozy en rêvait... Hollande l'a fait !

                   N‘em volem pas !

Un « accord » historique a été fraîchement signé entre le MEDEF et trois syndicats minoritaires (la CFDT, la CFTC et la CGC). Cet accord signifie la fin du Contrat de travail à Durée Indéterminée tel que nous l’avons connu. Le gouvernement PS somme aujourd’hui le Parlement d’inscrire cet accord tel quel dans la loi. Si tout se passe comme prévu, le texte entrera en vigueur dans quelques mois.

RECOURS PRESQUES IMPOSSIBLES CONTRE LES LICENCIEMENTS INDIVIDUELS OU COLLECTIFS: Les patron-ne-s n'auront plus besoin de déclarer un plan social dés lors qu'elle proposera un "reclassement" bidon au salarié-e-s. Si les salarié-e-s refusent, on pourra aussitôt les virer par une nouvelle procédure. Sinon, le ou la patron-ne pourra toujours faire passer le plan social par une simple "homologation administrative". Ils deviendront trés difficiles à contester. Les Prud'hommes sont rendus totalement impuissants.

LA FIN DU DROIT DU TRAVAIL: Les patron-ne-s pourront dans chaque entreprise imposer des accords qui les émancipent du Code du Travail, des conventions collectives et accords de branche, et même des stipulations de votre propre contrat de travail! Ces accords seront même au dessus de la loi!

VERS LA PRIVATISATION DES CAISSES DE SECURITE SOCIALE : La santé des salarié-e-s livrée aux assurance privées ("comlémentaire santé", qui se substitue à l'URSSAF sans offrir d'ailleurs aucun remboursement supplémentaire). Le droit au chômage individualisé selon le temps travaillé par chaque salarié-e ("droits rechargeables").

DES SALARIE-E-S JETABLES A TOUT INSTANT: Mise au chômage partiel des salarié-e-s plus facile, "mobilité volontaire sécurisée" permettant à votre patron-ne de vous envoyer balader dans une autre entreprise, "expérimentation" d'un "Contrat Intermittent" en vue de le généraliser (ce qui revient, en gros, à l'intérim pour tous).

Plus d'illusions sans ce gouvernement prétendument "de gauche", en réalité, à plat ventre devant le patronat!

Joins, dés à présent, tes forces aux nôtres dans la bataille contre la réforme du contrat de travail !

Unité à la base et dans l'action face au pouvoir bourgeois!

PRENDS CONTACT AVEC NOUS POUR AGIR DES MAINTENANT !

Communistes, nous nous plaçons du côté des ouvrières et ouvriers, des travailleuses et travailleurs, de l'ensemble du peuple. Nous voulons défendre leurs intérêts et encourager leurs luttes. Nous pensons toutefois que celles ci ne peuvent trouver leur aboutissement réel que sur le terrain politique: celui d'une révolution qui détruise le pouvoir de la bourgeoisie et construise une société sans exploitation.

 

 

La fin du CDI

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #Tract

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Publié le 26 Janvier 2013

Larbins à vie ? Hors de question ! Réunion d’information contre l’accord sur la sécurisation de l’emploi

Réunion d’information le Mardi 29 janvier à 19H00 à la bourse du travail de Lyon.

L’accord sur la « sécu­ri­sa­tion de l’emploi », signé par le MEDEF, la CFDT, la CGC et la CFTC, c’est :

- La baisse des salai­res, déci­dée à tout moment par l’employeur, via la modu­la­tion du temps de tra­vail ou l’impo­si­tion d’une « mobi­lité ».

- La fin de la pro­tec­tion indi­vi­duelle et col­lec­tive face aux licen­cie­ments, que l’employeur peut déci­der dès que les sala­riés refu­sent de se plier au chan­tage à la baisse des salai­res :

  • Le tribunal des prud’hommes ne pourra plus invalider le licenciement pour cause de non-respect de la procédure par l’employeur, alors qu’il est déjà incompétent pour statuer sur le motif économique du licenciement.
  • L’employeur sera libéré de l’obligation de déclarer un plan social lors des licenciements collectifs : pas d’information préalable des syndicats et représentants du personnel, donc pas de possibilité de résister !

- Le délai de pres­crip­tion passe de 5 à 2 ans pour tous les liti­ges du tra­vail : impos­si­ble d’être réta­bli dans ses droits pour tout fait sur­venu anté­rieu­re­ment. Il en résulte notam­ment un pla­fon­ne­ment des dom­ma­ges et inté­rêts aux­quels le sala­rié peut pré­ten­dre. Vous n’avez pas été payé pour vos heures sup­plé­men­tai­res il y a plus de deux ans et vous n’avez rien dit de peur d’être viré ? Tant pis pour vous !

- Le jack­pot pour les gros­ses assu­ran­ces car c’est l’employeur qui choi­sira seul la nature de la com­plé­men­taire santé obli­ga­toire à laquelle les sala­riés devront sous­crire ; assu­ran­ces qui ne cachent pas leur projet stra­té­gi­que de remise en cause de la sécu­rité sociale.

- L’exo­né­ra­tion des coti­sa­tions patro­na­les pen­dant 3 à 4 mois pour les moins de 26 ans. Ces coti­sa­tions ne sont rien d’autre qu’un salaire dif­féré. C’est donc votre salaire qui sera encore dimi­nué !

- L’impos­si­bi­lité de refu­ser une modi­fi­ca­tion de son contrat de tra­vail. Un refus entraî­ne­rait alors une cause réelle et sérieuse de licen­cie­ment. Il sera alors impos­si­ble de refu­ser d’être muté à l’autre bout de la France ou un chan­ge­ment radi­cal de vos horai­res de tra­vail, comme le tra­vail de nuit.

François Hollande, Michel Sapin et le gou­ver­ne­ment ont salué cet accord et annoncé sa trans­crip­tion fidèle dans la loi. Mais rien n’est perdu : le calen­drier par­le­men­taire nous laisse cinq mois pour les en empê­cher, pour impo­ser l’aban­don pur et simple de ce projet par une mobi­li­sa­tion mas­sive et déter­mi­née.

Réunion d’information le Mardi 29 janvier à 19H00 à la bourse du travail de Lyon. Métro B Place Guichard – Tram T1 Parlais de justice Mairie du 3e

Premiers signa­tai­res :
Union Pour le Communisme, Fédération Syndicale Etudiante, Organisation Communiste – Futur Rouge, Alternative Libertaire Lyon,

Réunion contre les accords MEDEF-syndicats le 29 à Lyon

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #lyon

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