Articles avec #clermont ferrand tag

Publié le 18 Janvier 2014

Vendredi 17 janvier, avait lieu un concert de soutien aux sans papiers à l’hôtel dés vil-e-s, organisé par RUSF.

Vers 23h nous avons été attaqué-e-s par les fascistes locaux. Un de ces derniers est arrivé avec un fusil à canon scié et a ouvert le feu à plusieurs reprises sur les militant-e-s présent-e-s devant l’hôtel dés vil-e-s pour assurer la sécurité du concert. Deux antifascistes ont été touché-e-s, ils ont été transférés aux urgences après l'intervention des pompiers. Par chance, les personnes touchées n'ont reçu que du plomb et les blessures occasionnées ne sont pas trop graves. Une des deux personnes a reçu un plomb derrière la tête, l'autre de multiples plombs dans les mains, les jambes, la nuque et la tête.

Cette attaque n'est pas anodine et reflète bien le climat actuel. En effet, en période de crise généralisée du système capitaliste, nous constatons une progression des idées réactionnaires et une accumulation quantitative des forces fascistes.

Nous avons appris qu'un des fascistes ayant participé à l'attaque a été placé en garde à vue. Il s'agit d'un militant nazi bien connu de tous.

Malgré l'utilisation d'une arme a feu, cette attaque fasciste est loin d'être la première sur Clermont-Ferrand. Plusieurs militant-e-s ont déjà été attaqué-e-s, et qu'a fait la police contre cela? Rien. Est- ce étonnant? Non. Nous savons pertinemment que l’État n'est pas neutre, il est l'outil de domination d'une classe sur une autre. En système capitaliste, il est au service de la bourgeoisie. Il est donc logique que les flics, les juges et les tribunaux soient les serviles chiens de garde de ce système pourrissant. Les fascistes ne sont qu'une force auxiliaire de police servant à faire les basses œuvres que les cerbères en uniforme ne peuvent se permettre eux-même. De plus, il est de notoriété commune qu'il existe des liens directs entre certains militants fascistes et les flics.

Contre les agressions fascistes, nous ne comptons ni sur la police, ni sur les tribunaux de la bourgeoisie pour rendre une quelconque justice. Leurs intérêts sont liés. Les actes de répression fasciste tout comme les actes de répression policière sont des agressions contre la classe ouvrière et l'ensemble des classes populaires. Ce sont des actions de répression contre les militant-e-s antifascistes, progressistes ou révolutionnaires.

Nous avons mené campagne contre la présence du Front National dans le quartier de la gare et avons obtenu la fermeture de leur local. Les idées et l'organisation révolutionnaire se développent à Clermont-Ferrand et c'est aussi pour contrer ce développement que la violence fasciste s'exprime. Les attaques fascistes ne font que renforcer notre détermination dans la lutte. Loin de nous isoler ou de nous décourager, ces agressions nous montrent la nécessité de nous organiser aux côtés des larges masses populaires pour riposter.

Construire l'unité et la solidarité pour que notre classe se défende contre les nervis de la bourgeoisie, leurs tentatives de nous diviser, un antifascisme de masse et populaire, voici dont nous avons besoin !

En outre, nous ne pouvons pas nous contenter de riposter : nous devons reconstruire la conscience et l'organisation de la classe ouvrière et du prolétariat. Face à une bourgeoisie qui pour nous réprimer possède la police et des groupes fascistes, qui nous exploite et nous écrase, nous avons besoin nous aussi d'une organisation forte. Nous avons besoin d'un parti qui porte la perspective non seulement de la riposte, mais de la victoire, de la révolution !L'OCFR et le PCmF, en menant un processus d'unification, portent cette perspective.

« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres »

Gramsci

Finissons en avec le capitalisme et ses nervis qui nous répriment !

Construisons l'organisation révolutionnaire !

OCFR/PCMF

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Clermont Ferrand

Repost 0

Publié le 3 Décembre 2013

 

Le samedi 30 novembre, aux alentours de 21h30, une dizaine de fascistes armés de bombes lacrymogènes et de battes de baseball ont attaqué 3 antifascistes alors que ces derniers marchaient dans le centre ville, à Ballainvilliers. Ils s'en sont pris particulièrement à l'un d'entre eux, militant maoïste de l'Organisation Communiste Futur Rouge, le lynchant à coups de batte de baseball alors que celui-ci était au sol. Emmené au CHU, notre camarade s'en sort sans trop de mal, grâce à ses réflexes, et sans jour d'ITT.

Depuis quelques semaines les groupes fasciste de Clermont-Ferrand accentuent leurs activités, multipliant les tags fascistes et anti-communistes ainsi que les descentes en centre ville.

Cette recrudescence des activités fascistes est liée à notre renforcement. Ils s'attaquent de façon ciblée à nos militants (menaces nominatives taguées suivies de cette agression). Face à la crise du capitalisme, la bourgeoisie utilise les bandes armées fascistes pour tenter de terroriser celles et ceux qui s'opposent à sa dictature. Ces nervis des capitalistes ne nous détourneront pas de notre objectif : le renforcement de la conscience et de l'organisation du prolétariat, la constitution d'une organisation communiste capable de porter des coups à la bourgeoisie à Clermont Ferrand.

Ce dont nous avons besoin à Clermont, c'est, contre la répression fasciste, de solidarité à la base et dans l'action. Que tou-te-s celles et ceux qui sont attaqué-e-s par eux se serrent les coudes et s'organisent. Contre les fascistes, osons lutter, osons vaincre !

 

OCFR/PCMF

Attaque fasciste à Clermont Ferrand

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #Antifascisme

Repost 0

Publié le 26 Novembre 2013

L'ouverture du local de campagne du Front National, qui se présente pour la première fois depuis des décennies à Clermont-Ferrand, devait avoir lieu le lundi 28 octobre. Face a l'installation du Front national, les communistes ont mené campagne. Pour marquer notre refus de voir le FN s'installer, un rassemblement anti-fasciste se tenait place Delille le même jour. Face à la mobilisation et à diverses actions ayant eu lieu, le FN a décidé de reporter son inauguration au lendemain, sans l'annoncer cette fois.
 
C'est donc le mardi 29 que l'inauguration a eu lieu, certes en grandes pompes mais bien encadrée. Les habitants et les habitantes du quartier de la gare ont pu voir leurs rues envahies par des troupeaux de flics venus protéger l’événement.
 
Le FN est un parti qui prétend proche du peuple, mais il a besoin de chiens de gardes policier pour assurer le bon déroulement de l'inauguration de son local.
 
L'extrême droite ne doit pas se sentir chez elle dans nos rues, sa présence même est une insulte aux habitant-e-s du quartier de la gare. De même, nous ne pouvons plus laisser oeuvrer l'état raciste qui expulse les immigré-e-s, dont la police tabasse au faciès. Notre ville est populaire et métissée et la classe ouvrière qui la peuple a derrière elle une histoire de lutte et de résistance aux idées racistes et fascistes.
 
Notre quartier sait faire face aux fascistes tout comme aux flics. Pour preuve le dimanche 17 novembre, les habitant-e-s se sont confronté-e-s à la police qui effectuait une descente avenue Charras.
 
Nous avons multiplié les diffusions de tracts, les collages d'affiches, les discussions, la mobilisation et d'autres formes de lutte pour chasser le FN hors de nos rue.
 
Cela avec succès puisque le mardi 19 Novembre que le «rassemblement» Bleu Marine a annoncé aux médias qu'il prennait la décision de quitter son local de campagne. Antoine Rechagneux, le candidat FN aux municipales, s'estime victime de vandales, mais en réalité, si le FN doit déménager, c'est que leur tentative d'implantation est un désastre. Toute personne de bonne foi admettra que c'est l'hostilité et la pression populaire qui les a éjecté du quartier.
 
Le FN est du coté de la bourgeoisie et c'est pour cela qu'il a peur de la colère des classes populaires.
 
A celles et ceux qui voudraient nous faire croire que la lutte passe par le vote «utile», nous répondons qu'ils ne cherchent qu'à berner le peuple pour défendre leurs intérêts, ceux de la bourgeoisie. Le PS voudrait se poser comme alternative à la monté du Front National. Le PS a toujours agité la menace FN pour nous pousser à voter pour lui. Mais ne soyons pas dupes, la politique que défend ce parti qui est aujourd'hui au pouvoir est raciste, réactionnaire et profondément anti ouvrière.
Cette victoire montre que la lutte antifasciste ne se mène pas par des alliances de sommet ou par un lobbying auprès des préfectures de police. Faire reculer l’extrême droite ne peut passer que par un travail de masse. C'est dans la défensive de classe que l'antifascisme se mène, comme le 30 octobre lorsque les antifascistes ont empêché le Bloc Identitaire de tenir son action contre la lutte des sans logis qui avaient occupés la mairie deux jours plus tôt. La meilleure défense face aux réactionnaires, c'est le renforcement de la conscience de classe, la mobilisation et l'organisation révolutionnaire du prolétariat et des classes populaires. 
 
DERRIERE LE FN SE CACHE LA BOURGEOISIE
VIVE LA RESISTANCE ANTIFASCISTE ET POPULAIRE
OSONS LUTTER OSONS VAINCRE!
 
OCFR/PCMF
Succès de la lutte antifasciste à Clermont Ferrand

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #Antifascisme

Repost 0

Publié le 29 Octobre 2013

Manifs et affrontements à Clermont Ferrand

 

18h30, le rassemblement organisé par l'OCFR contre l'ouverture d'un local FN à Clermont débute. Nous étions une grosse vingtaine à nous réunir place Dellile. Les drapeaux et banderoles déployés, nous apprenons que la mairie de Clermont est envahie par des militants pour réclamer un logement pour de nombreuses familles de demandeurs d'asile mises une fois de plus à la rue. Nous décidons de partir quand même en manif sauvage jusqu'au local du FN. Les quelques membres des JC présents ont refusé de participer à cette action. Arrivé-e-s devant le local, lumière éteinte, planches en bois sur les vitres, nous sommes accueillis par la BAC et les RG. Les slogans fusent : « Derrière le fascisme, se cache le Capital, la lutte antifasciste est internationale ! » Après quelques minutes, nous nous mettons en route pour partir à la mairie soutenir les camarades présent-e-s là-bas car ils et elles étaient enfermé-e-s par les flics. Ce sont donc une cinquantaine de militant-e-s qui se rassemblent devant les grilles de la mairie, cherchant à forcer la porte pour rentrer prêter main forte aux militant-e-s et familles à l'intérieur. Nous avons réussi à rentrer mais de suite la répression fut féroce : gazeuses à bout portants, coups de poings et pieds de la part des flics, et autodéfense de notre part. Une fois repoussé-e-s à l'extérieur, le ton monte encore d'un cran et nous essayons de forcer le passage à un autre endroit. Ce sont alors les CRS qui sont intervenus. S'en suit une heure d'affrontements dans les rues, barricades et jets de bouteilles contre matraques et lacrymos...


Finalement, nous finissons par nous rassembler une fois de plus devant la mairie pour maintenir la pression sur la municipalité en pleine négociations avec les militant-e-s associatifs.  


Après des heures d'affrontements et de négociations, toutes les familles et personnes à la rue ont été relogées... pour la nuit dans des hôtels, ce qui les disperse et affaiblit leurs capacités de mobilisations.


Nous appelons à les soutenir aujourd’hui dans leur lutte.

 

La mairie socialiste n'a pas hésité à envoyer une fois de plus les flics contre des gens qui réclamaient simplement un logement décent... A Montreuil ce matin, une trentaine de personne qui, expulsées la semaine dernière, avec leurs bébés dans les bras, étaient réfugiées dans un gymnase de la municipalité en ont été chassé-e-s par les CRS.


 A la misère que crée le capitalisme, la bourgeoisie répond par des matraquages. Cependant, cette expérience nous montre une fois de plus que seule la lutte paie et que quand les masses populaires décident de reprendre leurs affaires en mains par des méthodes de lutte légitimes, elles peuvent faire bouger les choses.


Le PS, que ce soit au niveau de l'Etat ou d'une municipalité, représente avant tout les intérêts de la bourgeoisie et il n'hésite pas à user de ses chiens de gardes en uniformes pour faire respecter «l'ordre républicain». Que ce soit pour protéger un local fasciste, pour repousser les sans-logis et leurs soutiens, le gouvernement actuel sait répondre présent. Georges Dimitrov, grand communiste bulgare, dirigeant de l'Internationale Communiste et héros de la lutte antifasciste expliquait déjà dans les années 40 que la social-démocratie et le fascisme sont les deux faces d'une même pièce, celle de la dictature du Capital ! Son analyse n'a pas pris une ride et aujourd'hui encore le PS, qui mène une politique d’offensive contre la classe ouvrière, tente de saper notre camp en y alimentant des contradictions racistes, nous fait subir la répression policière, les attaques de nervis fascistes. L’année dernière, le PS a laissé délibérément les réactionnaires se déchaîner dans la rue et dans les médias : le PS renforce le camp des réactionnaires et tente d’écraser le nôtre. Si demain la bourgeoisie n'arrive plus à contenir la légitime colère des masses ouvrière par la kermesse démocratique, elle tentera de se transformer et de passer à une dictature ouverte des éléments les plus réactionnaires du capital financier (le fascisme) !

 

Ne nous trompons pas d'ennemis, ni de moyens pour notre lutte vers l'émancipation de la classe ouvrière. C'est la bourgeoisie qui est la source de nos problèmes, c'est elle qui en classe parasite maintient un système capitaliste qui, pour assurer les profits d'une infime minorité, maintient là l'immense majorité sous le coup de l'exploitation, de la misère et des horreurs engendrées par les guerres impérialistes. Pour lutter contre cela, rien ne sert de se rendre aux urnes. Le peuple n'a pas à choisir quel ordure ira fouler aux pieds les intérêts de la classe ouvrière. Si nous voulons lutter efficacement contre le capitalisme et les chiens fascistes qui servent ses intérêts, nous devons nous organiser, former de véritables fronts antifascistes et populaires, des organisations de masses regroupées autour d'un parti marxiste-léniniste-maoïste, qui seul est capable de servir les véritables intérêts des classes populaires. Le processus d'unification des maoïstes mis en place par l'OCFR et le PCmF va en ce sens. Certes, il n'est pas à lui seul suffisant, mais c'est un pas en avant vers la création du Parti dont notre classe a besoin !

 

OC-Futur Rouge ; PC maoïste de France

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand

Repost 0

Publié le 14 Septembre 2013

Vendredi 13 septembre :

 

Cela faisait deux semaines que la place de Jaude était occupée par les sans logis et leurs soutiens. Lundi 2 septembre, 350 personnes se retrouvaient à la rue, parmi elles de nombreux sans papiers et demandeurs d’asiles. Au soir, elles se sont réfugiés dans l’église des Minimes, place de Jaude. Mardi matin à 4h, les occupants ont été pris pour cible par des fascistes (ou flics?) qui ont tenté de faire bruler l'Église, forçant ainsi à son évacuation.

Les sans-logis, les réseaux militants et des clermontois se sont donc mobilisés pour répondre aux besoins sanitaires les plus urgents en installant un campement sur le parvis de l’église.

 

La première semaine, il y a eu 3 manifestations de 500 à 800 personnes. La mobilisation et la solidarité se sont développées de manière ascendante.

Mais la semaine suivante, c'est une chape de plomb qui s'établie autour du lieu d'occupation. Les forces de répression se mobilisent et les flics sont de plus en plus nombreux autour du campement. Parallèlement les lieux se vident petit à petit, face à la pression croissante les sans logis, pour la plupart des demandeurs d'asile, se réfugient au Gymnase... tenu par la croix rouge et l'État français, coupant ainsi court à la solidarité de la place de Jaude. Face à cela, le mouvement décide de garder la place de Jaude en temps que point d'accueil et d'information.

Jeudi quelque fascistes et plus tard les CRS ont tenté de faire pression sur le lieu, les personnes présentes ont su les repousser.

 

Ce vendredi, les CRS ont rejeté les personnes encore présentes, hors de la place qu'elles occupaient. Une militante a été arrêtée, le reste a été matraqué. Refusant la répression, face à l'arrestation de l'une des nôtres, une quarantaine de personnes se rassemblent aux cris de "libérez notre camarade" devant la préfecture puis devant le commissariat central à Montferrand.

Face à la répression de l'état bourgeois, c'est la solidarité qui fait ses preuves.

 

Demain samedi aura lieu la fête de l'égalité et de la diversité, organisée par la mairie de Clermont Ferrand, responsable (in)direct de la répression du mouvement des sans logis. Nous devons à tout pris faire qu'elle ne se déroule pas comme prévu. Il faut la troubler, exiger :

- aucune poursuite contre la militante

- la régularisation de tous les sans papiers

 

et organiser la réquisition prolétarienne des logements vides

Lutte du logement à Clermont Ferrand

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #logement, #Clermont Ferrand

Repost 0

Publié le 3 Septembre 2013

Depuis hier, une importante lutte se mène à Clermont-Ferrandsur le front du logement. En effet, lundi matin, ce sont 360 demandeurs et demandeuses d'asile, jusque là hébergé-e-s (entassé-e-s) à l'hôtel, qui se sont retrouvés à la rue. La cause officielle est un manque de subvention à l'association gestionnaire du 115 qui par défaut de moyen ne peut plus «assumer» leur hébergement.

 

Alors que l'agonie budgétaire du 115 était prévisible, rien n'a été prévu par la Préfecture pour leur trouver une solution de relogement, pas même un gymnase n'a été ouvert, et ce alors même que les enfants des nombreuses famille présentes effectuaient leur rentrée aujourd'hui.

 

Depuis leur expulsion des hôtels, la résistance s'organise. Cela fait deux jours que nous occupons la place de Jaude, place centrale et commerçante de Clermont Ferrand où se construisent en ce moment même d'inutiles nouveaux magasins et immeubles de bureaux.

 

La solidarité populaire se met en place, et des infrastructures de fortunes ont été installées par les militants et les demandeurs d'asiles pour acceuillir les 360 personnes qui dorment aujourd'hui à la rue.

 

Lundi soir nous avons décidé d'occuper l'église des Minimes afin que les familles puissent dormir au chaud. Durant la nuit de lundi a mardi, alors que tous le monde dormait, les occupants de l'église ont été pris pour cible (par qui ? Des fasicstes ou des policiers?). Ces derniers ont réussi à s'introduire à l'intérieur en forçant une porte et tenté de faire démarrer un incendie. Heureusement la vigilance de tous a permis d'évacuer les lieux et d'éteindre le feu. Cependant les 360 personnes ont fini à la rue.

 

Devant l'église suite à l'expulsion

Malgré ces intimidations la lutte continue, la place de Jaude est restée occupée Mardi. Une manifestation a rassemblé entre 500 et 700 personnes pour réclamer des logements décents pour tous.

 

 

Face à cette situation, les attaques réactionnaires n'ont d'égal que le cynisme de la préfecture, de la mairie et du Conseil Général.

Quand la lutte s'organise dans l'unité, l'Etat cherche à nous diviser, nous disperser afin de nous affaiblir et de faire baisser la tete à tous. Face à cela la détermination des familles et des militant-e-s reste sans faille et tous sont décidé-e-s à ne pas accepter les solutions de relogement précaires et au cas par cas. Avec eux et elles, nous exigeons un relogement pérenne. Hors de question que des familles retournent s'entasser avec leurs enfants dans des chambres d'hôtel sans aucun mobilier, en attendant la prochaine expulsion.

Cette situation n'est pas une catastrophe sociale, mais bien un crime de plus de ce système capitaliste. Les classes populaires, qu'elles soient originaires de l'Etat Français, ou bien immigrées subissent l'exploitation. Quand elles ne crèvent pas dans les usines, elles dorment dans les rues. Manque de moyens nous dit on? Pourtant le Parti Socialiste, représentant actuel de la bourgeoisie française, sait trouver de l'argent quand il s'agit de mener des guerres impérialistes au Mali ou en Syrie. Nous exigeons l'acceptation de leur statut de réfugié-e-s. Il sait débloquer les fonds nécéssaires pour entretenir ses chiens de gardes, ses flics, ses juges et autres garant-e-s de l'ordre social établi. D'un côté, les exploiteurs au pouvoir sont capables de sortir des millions d'euros pour renflouer les capitalistes qui sont responsables de la crise. De l'autre, ils sont incapables de loger dans des conditions correctes les hommes et les femmes qui fuient leurs pays que les différents impérialismes ont rendu invivables.

Face aux crimes de la bourgeoisie, notre lutte ne doit pas être humanitaire. Bien sûr la situation est tragique mais nous ne sommes pas des bonnes soeurs, des âmes charitables qui rachètent leur conscience en gérant la misère. Pour nous cette lutte est politique, c'est un combat contre le système capitaliste et l'ensemble des horreurs qui en découlent. Sur le front du logement, nous ne pensons pas que l'Etat puisse garantir des logements pour tous et toutes, qu'un jour il sera capable de mener des politiques de réquisition conséquentes des appartements vaquants. Car nous savons pertinemment que la spéculation immobilière, qui permet d'investir des capitaux et de générer du profit, est inhérente au système capitaliste, et qu'elle est basée sur une pénurie organisée dont patissent les plus précaires d'entre nous. C'est à nous de nous organiser, de rester uni-e-s et solidaires pour réquisitionner les logements vides et exiger de l'Etat qu'il accepte ces réquisitions.

La victoire ne se quémande pas, elle s'arrache par la lutte. C'est par notre lutte à Clermont-Ferrand que les 360 demandeurs d'asiles arracheront la dignité dont ils et elles ont été privé-e-s, c'est seulement ainsi que nous pourrons relever la tête et prendre nos affaires en main.

 

 

FACE A LA CRISE DU LOGEMENT, A LA FERMETURE DU 115 ET AUX ATTAQUES FASCISTES

ORGANISONS LES REQUISITIONS ET L'AUTO-DEFENSE POPULAIRE

 

Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #logement

Repost 0

Publié le 28 Juin 2013

Solidarité avec les ouvriers et ouvrières de Michelin

 

Il y a peu, Michelin annonçait la suppression de 730 emplois a l'usine de Joué-les-Tours suivie de la fermeture rapide de deux usines en Colombie. Pour la famille Michelin, de beaux profits sont toujours en perspective. Ce ne sont pas les patrons qui risquent de voir toute leur vie s'écrouler d'un seul coup, ce ne sont pas eux qui auront a subir l'angoisse des lendemains, des factures qui s'entassent, du chômage... Soyons en sûrs, les bourgeois qui dirigent n'ont aucun problème à ce niveau la, leurs train de vie de parasite reste assuré tant qu'ils pourront s'enrichir sur le sang et la sueur de notre classe.

Aujourd'hui, les ouvriers et ouvrières de Michelin se sont réunis a Clermont-Ferrand pour protester contre les licenciements annoncés par la direction. A l'arrivée devant le siège social de l'entreprise, il y a eu une vitre détruite ainsi qu'une porte d'entrée, ce qui est bien peu de chose a coté des milliers de famille ouvrières que le patronat veut réduire à la misère.

Qu'est ce que c'est que travailler chez Michelin ? C'est suivre des cadences infernales entrecoupées de périodes de chômages technique quand la production ralentit. C'est être réduit a l'état de machine, c'est s'esquinter sur une chaîne avec les contremaîtres qui aboient à longueur de journée, exposés à des produits toxitques. Pourtant le maigre salaire que daigne accorder le patron pour ce travail de forçat, il faut se battre pour le conserver, ce n'est pas une question de choix, c'est une question de survie.

Être ouvrier ou ouvrière c'est souffrir le soir quand ont rentre chez soit, c'est avoir une espérance de vie de plusieurs années inférieure à celle d'un cadre. Et pourtant être ouvrier est une fierté car nous appartenons a une classe sociale qui a un rôle a jouer dans l'histoire, nous avons entre nos mains l'avenir. La bourgeoisie elle n'est qu'une classe parasite, nous le voyons bien avec Michelin. D'un coté des milliers d'hommes et de femme qui se tuent au travail de part le monde pour produire l'ensemble des richesses de l'entreprise, que l'on jette comme de simple kleenex après usage. De l'autre une poignée de bourgeois qui tire sa richesse de l'exploitation des travailleurs et qui ont le pouvoir de décider de la vie des ouvriers et de leurs familles, bien au chaud dans des salons cossus.

Alors si demain nous entendons parler de casseurs, si ont nous présente les prolétaires qui ont osé lever la tête, comme étant des voyous et des bandits, nous ne devons pas tomber dans le panneau. Que l'on travaille chez Michelin, ailleurs, que l'on soit au chômage, nous ne formons qu'une seule classe sociale et nous avons les mêmes intérêts. Ensemble nous formons la classe ouvrière et nous représentons l'avenir de ce monde.

Que les bourgeois soient prévenus, le jour ou nous déciderons de reprendre nos affaires en main, ce ne sont pas quelques vitrines qui tomberont en morceaux, mais l'ensemble de leur société capitaliste et les chiens de garde qui la protègent.

 

C'EST NOUS QUI PRODUISONS LES RICHESSES, C'EST A NOUS DE DIRIGER LA SOCIETE!

Solidarité avec les ouvriers et ouvrières de Michelin

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Michelin, #Clermont Ferrand, #grêve

Repost 0

Publié le 20 Juin 2013

 

Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.

 

Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

 

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l'extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l'occasion pour eux d'être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.

 

L'exclusion, le rejet de l'autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l'immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l'histoire en témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos fascistes.

 

Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l'immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l'Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.

 

Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises... Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé de ces valeurs.

 

Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société.

 

Manifestation contre les fascistes samedi 22 Juin à 15h00 Place Delille

 

Nos organisations se réuniront de nouveau dés la rentrée : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l’organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l’intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l’exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l’extrême-droite !

Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l’asservissement des peuples.

 

Premiers signataires:

Union Syndicale Solidaires, SUD étudiants, FSU, CGT 63, EE les verts, RESF, NPA, Ligue des Droits de l’Homme, CIMADE, Coordinations des Groupes Anarchistes, futur rouge, CIMADE, Front de Gauche ( Parti Communiste Français, gauche unitaire, gauche alternative, parti de gauche), futur rouge, UNEF, …..

Le fascisme tue, ensemble, combattons le ! Manifestation à Clermont Ferrand Samedi 22 Juin

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #Antifascisme

Repost 0

Publié le 8 Avril 2013

Vendredi 5 avril à Chamalières, cinq militants antifascistes sont arrêtés dans un bar de chamalières par la police et placés en garde à vue pour "violence en réunion". Avant l'interpellation, des fascistes faisaient des saluts nazi en direction du bar en brandissant des armes blanches devant une dizaine de témoins (que la police n'a pas semblé nécessaire d'écouter).

Aujourd'hui Chamalières et Royat sont le terrain de jeu des fascistes. Des personnes sont régulièrement menacées, tabassées et terrorisées. A partir des anciens entrepôts frigorifiques de Royat dans lesquels ils se regroupent et se réunissent, les fascistes tournent à Chamalières, à Royat et à Clermont-Ferrand même. La situation se dégrade.

La police a choisi de s’acharner sur les militants antifascistes et sur l’un d’entre eux en particulier. Ils ont même nommé le dossier à son nom, du genre « Monsieur X et quatre autres », alors que rien ne prouve la culpabilité d’aucun d’entre eux et encore moins d’un militant plus que les autres. Ce même militant a ensuite été menacé de tabassage par un agent lors de la garde à vue, alors qu’il criait « Justice pour Wissam » depuis sa geôle. (Pour information, Wissam El Yamni est un jeune d’un quartier populaire de Clermont-Ferrand assassiné par des policiers le 1er janvier 2012, et pour qui sa famille demande encore que justice soit rendue.)

Après vingt-quatre heures de garde à vue les militants sont sortis. Ils seront convoqués au Commissariat le jeudi 11 avril à 14h. D’un côté les fascistes agressent, menacent, provoquent avec la volonté de semer la terreur et de diviser les masses populaires. Dans les faits ils reçoivent le soutien de la police, qui le plus souvent ferment les yeux sur leurs méfaits et au contraire interpellent, menacent, isolent les militants, les hommes et les femmes qui ont le courage de combattre le fascisme. Voici le camp de la bourgeoisie au pouvoir, qui œuvre pour que la société capitaliste reste telle qu’elle est : classes populaires exploitées, divisées, réprimées, individus isolés, catégorisés, enfermés. De l’autre côté ceux qui se rassemblent contre l’oppression, ceux qui refusent de laisser les fascistes semer la terreur dans nos quartiers et qui sont prêts pour cela à tenir tête à la police bourgeoise et à supporter l’arrestation et la garde à vue.

Mais un individu ou un petit groupe d’individus n’est pas de taille à affronter seul le pouvoir bourgeois et ses forces auxiliaires fascistes. Ces militants ont besoin du soutien le plus large possible. Contribuez à diffuser ce communiqué autant que vous le pouvez, envoyez le à toutes les organisations, associations et syndicats progressistes.

rassemblement de soutien le jeudi 11 avril à 13h30

devant le nouveau commissariat central de Clermont-Ferrand (A Montferrand).

Les militants convoqués ont besoin de soutien !

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Antifascisme, #Clermont Ferrand

Repost 0

Publié le 5 Avril 2013

5 militants clermontois ont été interpellés cet après midi et amenés au commissariat suite à une attaque par des militants fascistes, ce qui a servi de prétexte à leur arrestation. On constate encore une fois que les fascistes et la police sont du même bord, celui de l'Etat bourgeois. Nous nous opposerons à toute poursuite à l'encontre de nos camarades clermontois et exigeons leur libération. Nous appelons à la solidarité devant le commissariat central de clermont à cette fin.

Voir les commentaires

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #Répression, #Antifascisme

Repost 0