theorie

Publié le 13 Novembre 2017

Il y a quelques mois, un rassemblement a été organisé en banlieue lyonnaise par des groupes oppositionnels à la ligne de la direction du Parti « communiste » français. Un camarade est intervenu dans le débat sur le bilan de la révolution d’Octobre 1917, pour y apporter un point de vue maoïste. Si notre organisation était présente, c’est parce que nous connaissons la sincérité des jeunes militant-e-s qui cherchent à impulser la lutte à l’intérieur du P « c »F pour rendre ce parti révolutionnaire à nouveau. Certain-e-s d’entre nous y ont cru par le passé, et ont mené leurs premiers combats au sein du P « c »F, avant de se dire qu’il était idéaliste de vouloir ressusciter ce qui était mort et qu’il valait mieux consacrer leur énergie à construire le nouveau parti communiste dont la classe ouvrière a besoin. Nous avions autre chose à faire de nos vingt ans que de servir de force d’appoint à une fraction opportuniste contre une autre, sous prétexte du moindre mal. Nous ne voulons pas que l’énergie des camarades qui se fixent aujourd’hui les mêmes objectifs que nous nous fixions il y a quinze ans, soient détournés de leur but révolutionnaire et conduit dans les ornières de l’opportunisme.

De plus en plus de militant-e-s qui se réclament du marxisme-léninisme s’inspirent des textes du professeur de philosophie italien Domenico Losurdo. La théorie de Losurdo est simple et tordue en même temps : il est entendu que les communistes du monde entier, et spécialement celles et ceux des métropoles impérialistes, doivent se solidariser sans conditions avec les luttes de libération des peuples (c'est-à-dire accepter la lutte « par tous les moyens nécessaires » comme disait Malcom X, prendre parti pour la violence révolutionnaire des opprimé-e-s même si des soldats français doivent mourir en face, ne pas prétendre leur dicter notre propre agenda). Or, pour Losurdo cette solidarité sans conditions doit concerner non seulement la lutte révolutionnaire mais aussi les compromis et les retours en arrière, dictés eux aussi par les cruelles nécessités du réel. Losurdo parle à des militant-e-s qui veulent défendre les révolutions russes et chinoises. Il les flatte dans le sens du poil en leur disant : si vous voulez défendre Lénine et Staline vous devez défendre aussi Brejnev et Andropov (il ne va pas jusqu’à défendre Khrouchtchev, mais le considère comme un ami du socialisme qui se trompe, et non comme un ennemi  qui se cache), si vous voulez défendre Mao, vous devez aussi défendre Deng Xiaoping, Jiang Zemin, Hu Jintao et Xi Jinping (un auteur de la même tendance néo-révisionniste, le belge Ludo Martens allait même jusqu’à dire : si vous voulez défendre la révolution burkinabé de Thomas Sankara, vous devez défendre son assassin Blaise Compaoré). Cette théorie n’est pas matérialiste : Brejnev, Deng Xiaoping et Compaoré ne représentent pas le retour au réel après les « utopies » et/ou les « erreurs » de Lénine-Staline, Mao ou Sankara. Ils représentent la contre-révolution, la restauration du capitalisme par une nouvelle bourgeoisie (et dans le cas de Compaoré, une bourgeoisie compradore au service de l’impérialisme français). Ils sont socialistes en parole, mais capitalistes en réalité. Si nous voulons avancer dans le bilan des expériences socialistes, nous devons saisir cette réalité.

Une critique plus poussée des écrits de Losurdo est à faire. Dans ses derniers écrits, cet infatigable professeur d’inconséquence s’intéresse aux luttes antisexistes et antiracistes, pour en proposer une version aussi inconséquente que sa vision de la construction du socialisme. Nous devons au contraire aider tous les camarades qui veulent défendre l’héritage de Lénine-Staline à ne pas s’arrêter au milieu du chemin, mais à faire la critique du révisionnisme qui a sapé les bases du socialisme en URSS.

Intervention pour le débat de la « Fête Populaire » à l’occasion du centenaire de la révolution d’Octobre

La grande révolution socialiste d’octobre a eu le mérite d’avoir constitué la première expérience de dictature du prolétariat et de transition vers le communisme après les 73 jours de la commune de Paris. Cette expérience a eu lieu dans des conditions extraordinairement difficiles et avec des erreurs inévitables dans un contexte d’encerclement capitaliste. Les démocraties populaires nées de la lutte antifasciste, n’auraient pas été possibles sans les enseignements d’octobre et la victoire soviétique de 1945. Les camarades chinoi-se-s se sont inspiré-e-s des leçons de la Révolution d’octobre, de ses victoires comme de son échec final, pour essayer d’aller plus loin, mais là aussi le capitalisme a été restauré après le coup d’Etat de 1976.

Le camarade Lénine nous enseigne que la transition au communisme est une période où s’affrontent le vieux mode de production capitaliste et le mode de production socialiste à naître.

1991 est la dernière étape de destruction de l'URSS. Mais ce coup d'état de l'intérieur avait été initié déjà depuis Khroutchev et sa politique de renoncement à la lutte révolutionnaire. Ce coup d'Etat avait une base matérielle constituée non seulement d’éléments des anciennes couches bourgeoises, mais aussi de couches bourgeoises nouvelles produites par l’organisation de la production (c’est un élément intéressant du livre de Robert Linhart, Lénine, les paysans, Taylor). Les classes sociales se développent sur une base matérielle préexistante, elles ne peuvent naître spontanément, comme des souris qui sortent du chapeau d'un magicien.   

L’introduction d’éléments de marché privé dans les kolkhozes comme dans les usines a renforcé la base des éléments bourgeois des différentes républiques, qui ont fini par se marcher sur les pieds et par se sauter à la gorge dès avant la chute du mur de Berlin. Les bourgeoisies des différentes républiques ont pu mobiliser les masses pour leurs intérêts, en ravivant un chauvinisme et un racisme qui n’avaient jamais totalement disparu, comme en témoignent les pogroms d’Arménien-ne-s à Soumgaït (1988) et Bakou (1990), organisés par la bourgeoisie azérie.

Être fidèle à Lénine et aux combattant-e-s d’Octobre, c’est lutter contre le dogmatisme et le culte des icônes pour faire le bilan matérialiste qui nous permettra d’avancer vers de nouvelles victoires. Et pour commencer étudier la base sociale du révisionnisme, et étudier la lutte contre le révisionnisme en Chine et en Albanie (qui n’a pas empêché la restauration du capitalisme dans ces pays).

Les enseignements de la révolution d'Octobre doivent devenir accessibles aux masses et servir à préparer les luttes d'aujourd'hui contre le Capital, comme la lutte contre la loi Travail en ce moment même. Cela fait depuis 2010 que la classe ouvrière se mobilise à chaque attaque, à chaque projet de loi, renforçant l'oppression de la bourgeoisie par l'exploitation. L'élan est déjà là, mais il manque la stratégie de combat, élaborée à la lumière d'une théorie révolutionnaire. Il faut s'intéresser à la Révolution d'Octobre pour réfléchir au présent que l'on veut construire et arracher maintenant, et non pas seulement pour rendre hommage et glorifier le passé.

Vive la révolution socialiste d’Octobre, passons des luttes sociales à la révolution !

 

POUR LE CENTENAIRE DE LA REVOLUTION SOCIALISTE D’OCTOBRE 1917
POUR LE CENTENAIRE DE LA REVOLUTION SOCIALISTE D’OCTOBRE 1917

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #France, #Lyon, #Théorie

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Publié le 13 Juin 2013

Merci, cher Monsieur ou chère Madame, de signer cette « lettre ouverte ». J’ignorais qu’un document de ce genre, taxé de public ou d’ouvert, pût ne pas être signé.

Merci, aussi, de me lire.

 

Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz

 

 

Madame,

Nous sommes une organisation politique
Nous nous exprimons donc collectivement.
Bien cordialement,
 

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Annie Lacroix-Riz, #Théorie, #Antifascisme

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Publié le 10 Juin 2013

Lettre ouverte à Annie Lacroix-Riz

 

Madame,

Militant-e-s communistes, nous avons suivi avec attention vos écrits, vos prises de positions, et le travail que vous avez fourni, tant de manière politique que dans le cadre de votre travail en Histoire. Certes nous reconnaissons que ce travail scientifique a apporté beaucoup de choses à l'analyse de l'héritage du mouvement communiste, cependant des points doivent impérativement être clarifiés.  Aujourd'hui, les réactions d'hostilité que suscitent vos conférences chez beaucoup de militant-e-s antifascistes sincères - et le soutien public que vous accordent toutes sorte d'idéologues fascistes et réactionnaires qui cherchent à enrôler votre nom à leur combat douteux nous obligent à vous écrire publiquement, dans une volonté de clarification.

 

Nous faisons partie de ceux, qui ont apprécié vos livres, la lutte sur le terrain historique que vous avez mené face à l'anticommunisme et à la réaction, dans des conditions difficiles. Nous avons apprécié votre combat pour faire reconnaître la réalité massive de la collaboration économique pendant la seconde guerre mondiale, ainsi que l'existence d'une cinquième colonne, issue du sommet de la bourgeoisie, qui a agi pour l'instauration du fascisme en France depuis les années 1920 jusqu'en 1940. Nous avons apprécié votre combat contre les mensonges anticommunistes. Votre contribution, hautement documentée et argumentée, n'a jamais pu être combattue par l'ennemi sur le terrain du débat de fond, celui-ci préférant agir par le silence et par la calomnie.

 

Néanmoins, votre analyse historique du phénomène fasciste est pour nous entachée d'erreurs qui entraînent une analyse politique qui nous parait contraire à la réalité, et qui lance une logique viciée. Appliquées à la situation actuelle, ces erreurs peuvent s'avérer dangereuses pour l'intérêt du prolétariat de France et mener à des alliances plus que douteuses.

 

Pour vous, le fascisme est issu d'un groupe structuré, la Synarchie. Il semblerait que votre opinion est que la « Synarchie » existe de tout temps et aie toujours la volonté d'imposer le fascisme. Pour vous, la République semble être un régime qui est imposé par le prolétariat à la bourgeoisie, une forme de partage contraint et forcé du pouvoir. Certes, les luttes populaires permettent d'imposer à la bourgeoisie certains compromis, qu'elle ne peut concéder que grâce à l'existence du surprofit impérialiste. Ce sont justement ces compromis qui lui permettent d'assurer son monopole de classe absolu sur le pouvoir. Ces compromis on pour fonction d'acheter la classe ouvrière, et en ce sens la « république » est utile à la bourgeoisie.

 

Nous estimons que la « synarchie » était dans l'entre-deux-guerres une sorte de lieu commun, une expression générique renvoyant à une nébuleuse structurée autour du Comité des Forges. Nous ne souscrivons pas aux thèses d'Olivier Dard qui dédouanent le patronat français de sa responsabilité historique dans le le basculement dans le fascisme de la France, faisant du fascisme une question hors lutte des classes. Néanmoins, baser son analyse sur la Synarchie peut avoir le même résultat.

 

Pour nous la « synarchie » ne fut pas une organisation au sens pyramidal du terme. La « synarchie » n'était qu'un euphémisme pour qualifier ce que Dimitrov appelait « la fraction la plus réactionnaire, la plus chauvine et la plus impérialiste du capital financier », dans laquelle en France, le Comité des Forges jouait un rôle moteur.

 

Cette précision nous semble très importante pour nous différencier des conspirationnistes actuels, pour qui le pouvoir réel est une structure secrète monolithique et pyramidale. Pour nous, le pouvoir de la bourgeoisie est basé sur les rapports capitalistes. Les bourgeois étant en concurrence, les centres de pouvoirs sont basés autour de réseaux mouvants, d'alliances ponctuelles, sans cesse remis en cause par l'intérêt des capitalistes qui est de réaliser plus de profits. La bourgeoisie est une classe, et non pas une franc-maçonnerie dominatrice. Si, vraiment, le pouvoir bourgeois constitue un complot structuré, pérenne, centralisé, exempt de contradictions interne, alors la différence avec la conception des Thierry Messan, Alain Soral, et de beaucoup d'autres qui sous des appellations telles que « illuminati » ou autres, ne font que ressusciter sous une forme à peine voilée le mythe du « complot judéo-maçonnique », devient, pour le moins ténue. Il convient d'être extrêmement clair sur ce point.

 

Pour nous, la bourgeoisie n'a pas toujours la volonté et l'intérêt de remettre en cause la « république », la « démocratie » et la « nation ». Au contraire, elle s'appuie la plupart du temps sur ces trois éléments pour gagner à elle une partie des masses populaires et dissimuler sa propre dictature de classe. La bourgeoisie mise historiquement sur le fascisme lorsqu'elle veut écraser une révolution populaire ou une menace de révolution populaire, et essentiellement écraser le mouvement ouvrier. Elle peut également être amenée à le faire pour enrégimenter la population et préparer une guerre de masse.

Vous confondez semble-t-il « République », « Démocratie » et « Nation » comme des équivalents, de telle sorte que la bourgeoisie tendrait toujours à trahir l'intérêt national au bénéfice d'impérialismes étrangers.  Il est vrai que la bourgeoisie française, suivant l'exemple de l'aristocratie en 1792 face aux monarchies européennes coalisées, s'est « couchée » à plusieurs reprises (notamment en 1871 et 1940) devant un impérialisme étranger, dans le but de mater la contestation intérieure.

Ce fait s'explique par la nécessité pour le capital financier d'assurer sa propre survie face un danger révolutionnaire. Pour la bourgeoisie française, les aspirations ouvrières et populaires sont l'ennemi principal, les autres impérialismes sont un ennemi secondaire. De 1945 à 1958, la bourgeoisie française s'est également complu dans une soumission à l'impérialisme américain, et ce pour les mêmes raisons. N'oublions pas, toutefois, que la bourgeoisie française n'a jamais fait de compromis sur ce qui constitue pour elle l'essentiel : son caractère monopoliste et impérialiste.

 

La préservation de l'Empire colonial, et par extension de sa force de projection, la flotte de guerre, fut l'enjeu essentiel des négociation Pétain-Hitler en 1940, de même dans les tractations franco-américaines sous la IV ème République. Dans ces deux derniers cas, le statut de la France comme un impérialisme autonome n'a pas été mis en cause. A ce propos le PCF de cette époque avait commis selon nous une erreur d'appréciation, erreur qui n'avait pas été complètement dissipée à la conférence de Varsovie en 1947. Il est normal que le mouvement communiste ait parfois commis des erreurs, ce qui n'enlève rien à sa position d'Avant-Garde de la classe ouvrière et du peuple. Mais ces erreurs doivent un jour être évaluées pour aller de l'avant.

 

Si nous vivons dans un pays impérialiste, alors, selon la phrase de Liebknecht :« l'ennemi est dans notre propre pays ». Nous estimons que la France est un pays impérialiste et non point un pays dominé. La France n'est pas dominée par les USA. Elle n'est pas dominée par l'Allemagne. Encore moins par l'Union Européenne, qui n'est qu'un cartel permettant le partage des pays les plus faibles du continent au profit des puissances impérialistes, partage sur lequel la France, comme l'Allemagne, a fait son beurre. Nous ne plaçons pas le combat pour « l'indépendance de la France » au premier plan. Ne pas mettre en avant la lutte contre l'impérialisme français et son régime pseudo-démocratique (dont le contenu exact, avant l'époque impérialiste, fut mis en lumière par Marx, dans « La Guerre Civile en France »), risque de nous confiner au réformisme, au social-chauvinisme et entraîne des alliances douteuses au service de l'ennemi.

 

Considérer que la France est dominée par des puissances impérialistes étrangères, c'est risquer de penser qu'il est possible de s'allier aujourd'hui avec tous ceux qui brandissent le drapeaux français, qui sont au mieux largement teintés de social-chauvinisme Bleu - Blanc - Rouge (comme le Parti de Gauche), ou, pire, des nationalistes réactionnaires.

 

Nous estimons pour notre part que la période actuelle nous impose comme tâche première, plutôt que l'indépendance de la France, l'indépendance de la classe ouvrière à l'égard de la bourgeoisie, qui doit reconstruire sa force, reconstruire son parti, rompre avec les institutions bourgeoises fussent-elles « démocratiques », « nationales », ou « républicaines ». En un mot, nous sommes dans une période dite « classe contre classe ».

 

Indépendamment de divergences théoriques et de différences d'appréciation que nous pouvons avoir, nous n'avons aucune volonté, nous ne trouvons aucun intérêt à vous voir cataloguée comme liée à des forces réactionnaires. Bien au contraire, nous voudrions pouvoir nous référer à vos livres pour appuyer la lutte que nous menons contre la bourgeoisie, le fascisme, l'anticommunisme et la réaction. D'où l’intérêt de cette lettre ouverte.

Il est aujourd'hui absolument crucial que vous montriez que vos prises de positions, que nous les partagions ou pas, n'impliquent pas, pour vous, une unité d'action avec des éléments réactionnaires et dangereux, et qu'au contraire vous récusiez avec force ce type de rapprochements.

Vous avez participé en 2005 à une conférence Axis For Peace (une émanation du Réseau Voltaire de Thierry Meyssan) en présence, entre autres de Jacques Cheminade, Helga Zepp-Larouche (épouse de Lyndon Larouche), Jean Bricmont, et Dieudonné. Vous vous étiez peut être rendue à cette conférence sans vraiment savoir où vous mettiez les pieds.,Cette conférence marquait le début de la fin pour le mouvement anti-guerre, qui, bien loin des exigences de l'internationalisme prolétarien, se vautre dans la boue de l'antisémitisme et du conspirationnisme.

Mais Errare humanum est sed persevare est diabolicum.

En 2006, vous avez de nouveau tenu une conférence avec les larouchistes de Solidarité et Progrès. Les soutiens que vous avez reçue, par exemple, d'Alain Soral de d'Asselinau nécessitent de votre part un clair rejet. Il y a des soutiens dont l'on ne veut pas, des forces avec lesquelles la moindre surface de contact est impossible pour une historienne se définissant comme communiste.

 

Nous pensons que vous pourriez avoir commis une erreur d'analyse du fait d'une information insuffisante sur la nature de ces individus.

 

Considérez vous tous ces personnages comme des alliés dans votre lutte contre la "Synarchie"?

 

Votre analyse est-elle toujours fondée sur la lutte des classes? Ou au contraire estimez vous que la lutte contre une organisation secrete contrôlant le monde dans l'ombre prend le pas sur toute autre considération?

 

Votre travail d'historienne - qui plus est, de l'entre-deux-guerres ! - fait de vous une des personnes les mieux placées pour savoir jusqu'où le deuxième choix peut vous conduire.

 

Notre référence commune à Staline fait que nous savons très bien jusqu'à quelles abîmes de trahison peuvent conduire la faiblesse idéologique et politique, l'éclectisme, le manque de vigilance révolutionnaire.

 

L'histoire tant soviétique que française en est la démonstration parfaite.

 

C'est précisément pour cette raison, au nom de votre responsabilité de personnage public, que vous vous devez de donner l'exemple et de faire toute la lumière dans cette confusion.

 

Vous n'avez encore jamais eu l'occasion de dissiper ce qui n'est peut être qu'une somme de malentendus, nous vous donnons l'occasion de le faire aujourd'hui. Aujourd'hui, votre nom est synonyme d'ambiance malsaine et ce sera le cas tant que vous ne vous serez pas exprimée. Vous devez comprendre que certain-e-s militant-e-s et organisations considèrent que votre silence quant à ces accusations signifie que vous n'avez rien à leur répondre et que donc votre position est tranchée. Dans ce cas, il est logique de leur part qu'ils exigent l'annulation de vos conférences. Ce qui s'est passé à Lille a eu le mérite de crever l'accès et nous a donné le courage politique de vous questionner par rapport à nos interrogations.

 

Nous vous enjoignons de nous fournir une réponse, ainsi qu'à l'ensemble des militant-e-s antifascistes - dont nous ne doutons pas une seconde de la bonne foi.

 

Salutations de lutte,

 

L'OC-Futur Rouge

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Théorie, #Annie Lacroix-Riz, #Lille

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