greve

Publié le 25 Septembre 2017

Nouvelle loi travail, pour ne plus être toujours plus seul-e-s face aux diktats des patron-ne-s, tou-te-s en grève !

Nouvelle Loi Travail, pour ne plus être toujours plus seul-e-s face aux diktats des patron-ne-s, tou-te-s en grève! 

Ces dernières années, des offensives importantes contre les droits des  travailleuses et des travailleurs ont été menées. Vis à vis des patron-ne-s et du gouvernement, rien n'est jamais acquis. Nos droits sociaux sont toujours grignotés gouvernement après gouvernement un peu plus. Avec la nouvelle Loi Travail, nos contrats de travail n'auront plus la moindre valeur et nos conditions de travail, nos salaires, notre temps de travail toujours remis en cause.

Le "compromis" de classe de 45

Après la seconde guerre mondiale, le PCF était le deuxième parti de l'état français, les syndicats auréolés du travail fait par leurs membres en clandestinité, les patron-ne-s collabos et leurs partis décrédibilises.

Le patronat a dû accepté le compromis proposé par le PCF. Il a rendu les armes sans chercher à les cacher comme le lui reprochera plus le Kominform (bureau d'information qui devait coordonner l'action révolutionnaire des partis communistes).

Nous ne sommes pas de ceux et celles qui auraient proposé un compromis pour "reconstruire la France", nous sommes de ceux et celles qui auraient occupé les usines, exproprier les patron-ne-s.

Celles et ceux qui proposaient ce compromis, c’étaient celles et ceux qui pouvaient et souhaitaient profiter des miettes du gâteau de l'impérialisme français, l'aristocratie ouvrière.

Ont été mis en place différents organismes tripartites entre les patron-ne-s, l'Etat et les syndicats.

Les comités d'entreprise, d'hygiène et de sécurité, les conventions collectives, les assurances maladie et chômage par répartition ont pris la forme qu'on leur connaissait jusqu'ici (même si les assedics ont fusionné avec l'Anpe depuis un moment déjà).

A l'origine on votait pour nos représentant-e-s en tant que travailleurs et travailleuses à la sécu.

Nos grilles de salaires et conditions de travail sont négociés entre patronats d'une branche d'activité et syndicats de cette branche. Plus on est nombreux et nombreuses plus on est fort-e-s et ces négociations ont permis d'obtenir des augmentations, des évolutions de carrières obligatoires a l'ancienneté, des congés supplémentaires.

Les patron-ne-s ne pouvaient de toute  façon pas déroger à la loi, et les conventions  collectives ne pouvaient être que supérieures à la loi et les accords signes boite par boite supérieurs a la loi et à la convention collective.

Voilà, on en était là.

Puis l'ANI au debut du mandat de Hollande est passé, puis la Loi travail est passée. Grosse bataille, de nombreux secteurs de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie radicale mobilisés, mais elle est passée.

 

De plus en plus  seul-e-s face aux patron-ne-s

 

Avec la loi travail, les patron-ne-s pouvaient faire ce type de proposition aux syndicats en Comité d'Entreprise : qu'un ouvrier travaille 12 heures par jours 7/7 pendant 3 semaines en déplacement, par exemple.

C'est en dessous des droits définis par le  code du travail, et bien sûr en deçà des accords de branche. Jusque là, les syndicats pouvaient bloquer ce genre de tentative de la part des patron-ne-s dans les entreprises où il y a des syndicats et un minimum combatifs.

Avec la nouvelle Loi Travail, les différents comités, C.E, CHST, vont être fusionnés. Or, avec un seul comité, on limite le nombre d'élus syndicaux qui salarié-e-s protégé-e-s peuvent se permettre de soutenir leurs collègues vis a vis des patron-ne-s.

Tout est fait pour éjecter les syndicats des lieux de décision.

L'objectif, c'est que les travailleuses et travailleurs soient seul-e-s face au patronat.

Ainsi, la loi Travail de l'année dernière permettait aux patron-ne-s d'organiser des referendums d'entreprise avec la signature d'un seul syndicat.

Désormais, ils pourront le faire sans consulter les syndicats.

Ces référendums serviront à forcer les ouvrier-e-s a accepter par exemple de bosser 40 heures payées 35, de faire des journées de 12 heures en menaçant de fermer la boîte si les ouvriers et ouvrières refusent.

Et de toute façon, ces promesses n'ont aucune valeur. Les ouvriers et ouvrières de Continental ou de Bosch ont eu beau accepter de travailler plus gratuitement, ça n'a pas empêché leurs patron-ne-s de fermer leurs usines ou de les licencier. Avec la réforme qui se prépare, le seuil de déclenchement des plan de sauvegarde de l'emploi sera revu à la hausse à 50 licenciements, cela permet de fermer de nombreuses usines sans avoir à proposer reclassement ou formation.

Il n'y a pas de démocratie en entreprise, il y a la loi des patron-ne-s. D'un côté des ouvriers et ouvrières qui n'ont que leur force de travail à vendre, de l'autre des patron-ne-s qui possèdent les machines, achètent les matières premières, les transforment, les assemblent, les vendent.

Nos contrats de travail n'auront plus la moindre valeur car les patron-ne-s pourront les modifier comme bon leur semble.

Nous pouvons nous battre néanmoins.

Si les patron-ne-s veulent éjecter les syndicats des prises de décision, c'est que certes, le ou la patron-ne possède les machines, les outils, mais que c'est nous qui produisons.

Les syndicats permettent aux ouvrier-e-s de s'organiser collectivement et de faire face aux patron-ne-s. Certes, nous n'avons que notre force de travail, mais si nous décidons d'arrêter de produire, les machines, les outils, les matières premières des patron-ne-s ne leur servent à rien.

Les patron-ne-s font tout pour que nous soyons seul-e-s face à eux, ils multiplient les statuts, embauché-e-s, intérimaires, prestataires, tout est fait pour hacher menu nos solidarités de classe.

Le mouvement de l'année dernière n'a pas su faire reculer le gouvernement faute d'organisation dans la classe ouvrière.

Pour faire face aux conséquences de la loi travail qui a été votée l'année dernière, et à celle qui va nous tomber dessus, organisons nous syndicalement et mettons nous en greve !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #Syndicalisme, #ANI, #Répression

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Publié le 21 Septembre 2016

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom !

 

L'annonce de la fermeture du site de production de locomotive d'Alstom à Belfort n'a pas surpris les ouvrier-e-s, ingenieur-e-s et syndicalistes du groupe.

La branche énergie d'Alstom a été racheté par Général Electric. Au moment de la cession d'Alstom au groupe américain, Macron, alors ministre de l'économie et des finances, s'était déplacé sur place et avait donné des garanties de pérennité aux travailleurs et travailleuses de l'usine.

Garanties auxquelles personne n'a cru. Le cas des hauts fourneaux de Florange a suffisamment marqué les esprits pour que les promesses gouvernementales n'apparaissent plus que comme ce qu'elles sont, des mensonges visant à semer la confusion dans le camp des ouvriers et ouvrières.

En effet, si d'aucun-e-s arguaient que l'état n'avait pas cédé la branche transport au géant américain de l'électricité, c'était pour préserver un secteur stratégique pour l'état, beaucoup n'étaient pas dupes. Il s'agissait de permettre à G.E de ne pas s'encombrer d'une branche industrielle dont ils ne voulaient pas.

Néanmoins, à Belfort, ville marquée par la présence du groupe Alstom, la nouvelle fait mal et c'est unanimement que la population revendique la non fermeture de l'usine.

Cette usine à été construite dans les années 1870 au moment où l'état français se dotait d'un réseau de chemin de fer à travers tout son territoire. C'est aussi l'usine où a été développé le TGV sorti en 1971 qui a rapporté et rapporte à l'heure actuelle d'immenses bénéfices à la SNCF. Et a servi de vitrine internationale à la France.

Un an après la visite de Macron, on apprend que le carnet de commande étant vide, que l'usine va fermer dans les prochaines années puis les autres usines de la branche transport d'Alstom suivront.

Qui achète des trains ? La SNCF est une entreprise dont l'état est le principal actionnaire. Il suffirait que la SNCF passe commande de locomotives pour sauver cette usine.

 

C'est l'État français qui pilote les trains d'Alstom !

 

Apres tout, quand Vinci veut faire couler des millions d'hectolitres de béton pour faire un aéroport à Notre-Dame des Landes qui au point de vue de la circulation des marchandises et des personnes n'a strictement aucun intérêt... L'état allonge les millions, offre un contrat de concession juteux sur des décennies et des décennies à Vinci, paye des milliers de crs à défendre le chantier.

Par contre, quand la direction du groupe Alstom décide de fermer une usine, là, il n'y a pas de millions qui pleuvent pour sauver l'usine.

Manuel Valls, le premier ministre déclare que le pays n'est pas dans "une économie administrée" pour justifier leur passivité et invoquer les principes du libéralisme quand ça l'arrange. Il se moque du monde alors que l'état français surveille de près ses investissements industriels stratégiques et que Bercy les pilote via l'Agence de Participation de l'État (APE) qui participe activement aux conseils d'administrations des grands groupes français, relayant les consignes de l'Élysée ! L'État savait forcément ce qui se tramait dans Alstom !

Nous ne sommes pas là pour réaliser les plans de développement industriel de la France capitaliste. Nous n'avons rien à proposer à l'état capitaliste en la matière car nous n'avons pas les mêmes intérêts. Les capitalistes sont guidés uniquement par la recherche de profits toujours plus importants. L'état n'est pas neutre, il est à leur service. Le développement de l'industrie française, il s'en fiche.

De même, que le secteur des transports soit stratégique n'appelle pas à l'intervention de l'état. La bourgeoisie française a beau nous saouler de discours chauvins et racistes, elle n'a pas de patrie, elle ne cherche que le profit. Nous, nous pensons aux centaines de salarié-e-s et sous-traitant-e-s mis sur la paille.

Notre solidarité est tournée vers les hommes et les femmes qui travaillent dans cette usine ainsi que vers tous les ouvriers et ouvrières du groupe. Nous nous moquons de savoir si le carnet de commande est vide ou plein, car c'est la direction d'Alstom qui a organisé la cessation d'activité. Les ouvriers, ouvrières et ingénieur-e-s de cette usine ont le droit à un emploi.

Au pouvoir, nous communistes, nous ferons table rase des intérêts capitalistes, nous les exproprierons et nous planifierons le développement industriel socialiste autrement. Pour cela il faut une révolution, mettre fin à cet état qui organise la pénurie pour les classes populaires, et l'abondance pour la bourgeoisie, alors seulement nous pourrons appliquer un programme socialiste.

Pour l'heure dans cette société nous ne proposons aucune réforme capitaliste. C'est aux capitalistes de se débrouiller eux-mêmes avec leurs carnets de commandes ! Par contre, ils devront rendre des comptes ! En attendant l'OC-FR résiste aux côtés des ouvriers-ères qui subissent la loi du profit !

Les ouvriers et ouvrières de la branche énergie rachetée par GE ne sont pas en sécurité eux et elles non plus, les fermetures de site en Europe étant nombreuses (en ce moment une usine en Angleterre est en train de fermer). Là encore, le groupe est clair sur la marge bénéficiaire demandée pour le maintien des activités, dans un contexte économique où le secteur pétrolier sinistré réduit les marges.

Nous appelons à la solidarité avec les ouvriers, ouvrières et l'ensemble des salarié-e-s et sous traitant-e-s de la branche transport du groupe et participerons aux initiatives en région parisienne à la mesure de nos forces. Nous soutenons l'intersyndicale qui appelle les 12 sites du constructeur ferroviaire à faire grève le 27 septembre !

 

Avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom, unité à la base et dans l'action !

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #alstom, #France, #belfort

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Publié le 23 Mai 2016

Soutien aux syndicats du secteur pétrolier !
Soutien à la grève !
 
L’OC-FR souhaite exprimer tout son soutien aux ouvriers-ères du secteur pétrolier, dans la grève contre la loi travail. 
Nous souhaitons voir cette grève se poursuivre, et s’élargir.
Nous appelons toutes les forces en lutte en capacité de le faire à soutenir matériellement et politiquement les piquets de grève, les caisses de grève et les blocages !
 
Nous considérons que seul le blocage des points névralgiques de l’économie française, pour laquelle le pétrole est stratégique (et l’une des industries majeures de l’impérialisme français), peut permettre de faire reculer le gouvernement. 6 raffineries sur 8 sont en grève. 
Cette grève est donc une avancée cruciale, de même que celle des cheminots, des dockers, des marins, des routiers… 
 
L’État français, aux ordres de l’UFIP (l’Union Française des Industries Pétrolières), le syndicat des patron-ne-s pétroliers, craint une pénurie, et réprime durement les grévistes. 
L’approvisionnement en carburant de certains territoires est en effet déjà impacté. Ce week-end, l’UFIP déclarait que la moitié des stations services en Bretagne étaient fermées. Selon Total, 317 de ses 2 200 stations étaient en rupture totale ou partielle. D’après Alain Vidalies, secrétaire d’état au transport, sur les près de 12 000 stations essence en métropole, 1 500 étaient impactées. 
Comme Nicolas Sarkozy en 2010, qui avait réquisitionné les dépôts et les raffineries pour casser la grève contre la réforme des retraites (en menaçant les ouvrier-ères de prison), le Parti Socialiste au pouvoir emploie la force pour briser les blocages. Plusieurs dépôts ont déjà subi des déblocages par les CRS et la garde mobile, à Dunkerque, Lorient, Vern-sur-Seiche ou encore à Grand-Quevilly. C’est bien la preuve que la grève est efficace et leur fait peur ! C’est la preuve que c’est le meilleur moyen de combattre cette loi !
 
Le secteur pétrolier en particulier est central dans l’économie. Frapper ce secteur, c’est frapper en plein coeur de l’état français. 
Dans sa communication, l’UFIP rappelle qu’en métropole, l’industrie pétrolière comprend « 8 raffineries, 9 sites pétrochimiques, 6 000 km d’oléoducs, 191 dépôts, 11356 stations-service ». Elles raffineraient un total d’environ 100 millions de tonnes de pétrole brut par an, soit 733 millions de barils. On trouve une neuvième raffinerie à Dunkerque, qui ne traite que de résidus atmosphériques en provenance d’autres raffineries, et une dixième raffinerie en Martinique.
On retrouve du pétrole partout dans notre quotidien, ce qui le rend si essentiel dans l’économie. Il sert à se déplacer, se chauffer, mais on le retrouve surtout dans l’agriculture et dans la production de toutes les industries, de la pétrochimie à la construction, en passant par le textile ou le plastique. Cette ressource en est parfois un élément clé et essentiel.
 
C’est donc bien visé de la part des syndicats. Viser l’industrie pétrolière, c’est viser des monopoles impérialistes, c’est viser un noyau stratégique de l’économie française. 
L’OC-FR apporte tout son soutien, à la hauteur de ses moyens, à la grève, et nous y participons activement. Nous nous tiendrons aux côtés des réprimé-e-s, et nous appelons à continuer la lutte, jusqu’au retrait de la loi travail.
La grève dans le secteur pétrolier doit se poursuivre, mais elle doit aussi s’étendre à d’autres secteurs stratégiques, dans l’énergie, la chimie, la métallurgie, les ports, les aéroports, le rail, la logistique…
 
À l'approche de l'Euro, la compétition européenne de football, bloquons également l'économie touristique de la France. Bloquons ses infrastructures de transport, hôtelières, de restauration, commerciales, etc. L'État français compte se faire beaucoup d'argent avec l'Euro. Empêchons une bonne tenue de la compétition. Bloquons tout pendant cet événement international. Paralysons complètement l'économie française.
 
 
Seule la lutte paye !
Soutien aux syndicats du secteur pétrolier

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #France

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Publié le 10 Mai 2014

100 jours de grève ! Soutien aux facteurs ! Une attaque contre un.e est une attaque contre tous.tes !
 
Fin janvier, suite au licenciement d'une employée en contrat précaire a laquelle un cdi avait été promis, les postier-e-s du bureau de poste de Rueil Malmaison se mettent en grève. La grève s'étend rapidement à d'autres bureaux de poste du 92. Voilà 100 jours que les postier-e-s du 92 sont dans un bras de fer contre la direction.
Nous appelons à signer leur pétition, manifester avec eux et elles, notamment le 15 mai et les soutenir financièrement. Nous relayons leur blog pour que vous puissiez vous informer de l'actualité de leur lutte.
 
Sortir de l'isolement
Chaque bureau de poste est face à ses problèmes spécifiques et a ses revendications spécifiques. Pris un par un, ces bureaux de poste ne pèsent pas lourd face à la direction de la Poste. Les grévistes de Rueil, bureau particulièrement revendicatif, ont eu raison d'aller chercher leurs camarades des autres bureaux du 92 et de construire la solidarité avec eux et elles. Aujourd'hui, chacun-e porte les revendications de tout le monde. Des avancées ont eu lieu, mais il est hors de question de négocier des victoires séparées pour des bureaux de poste au prix d'une défaite générale.
 
Refuser de se laisser ballotter par le capitalisme
Cette lutte est partie d'une lutte contre la précarité, du refus de voir des travailleurs et travailleuses de la Poste enchaîner contrats précaires sur contrats précaires pour finalement être jeté-e-s par la Poste. Nous avons tous et toutes le droit à la sécurité matérielle, de refuser de nous voir ballotter par le capitalisme. Intérimaire, CDD, CDI, contrat d'avenir, les statuts différenciés existent non seulement pour faire de nous une main d’œuvre soumise aux besoins immédiats des patron-ne-s, mais aussi pour nous diviser. Cette lutte affirme la solidarité et l'unité entre tou-te-s les travailleurs et travailleuses.
 
Un bras de fer avec la direction
La direction de la Poste cherche le pourrissement du conflit, tente de décourager les grévistes en faisant traîner les négociations. Récemment elle a rompu le protocole de négociation, s'attendant sans doute à voir repartir la tête basse les grévistes au travail.
Son objectif est de casser durablement les postier-e-s du 92. Elle mène une violente contre-offensive contre eux. 7 procédures de licenciement sont lancées contre des postier-e-s du 92. Récemment l'Etat s'est mis dans la partie : 5 postier-e-s sont convoqués le 21 mai par la police.
Aujourd'hui, c'est le rapport de force, sur le long terme, entre les postier-e-s et leur direction qui est en jeu dans le 92.
 
Un soutien trop faible à cette lutte
100 jours de grève, dans une période où le gouvernement fait voter sans rencontrer d'opposition réelle réformes sur réformes s'attaquant au droits des travailleurs et travailleuses, cela donne du courage, cela montre qu'il est possible de se battre, de résister. On ne peut que regretter l'absence de soutien massif à la lutte des postier-e-s, mais nous ne nous étonnons pas.
Syndicalement, les grévistes sont isolé-e-es. La CFDT se place délibérément au côté de la direction. Elle a accusé de violences les grévistes et le syndicat sud poste vis-a-vis d'un de leur militant. Malheureusement, la fédération de sud poste reste en retrait quant au soutien qu'elle apporte aux syndicalistes en lutte et aux grévistes et dans son soutien contre la répression.
 
C'est par la lutte qu'on obtient des victoires
Il semblerait, en effet, que les « méthodes » employées par les postier-e-s en lutte ne correspondent pas à celles en vigueur dans le syndicalisme à la Poste. La question est de savoir si la « méthode » d'un syndicat doit être de passer son temps coupé des travailleurs et travailleuses dans les salons et les salles de réunion cossues de la direction de la Poste, ou de mener la lutte sur le terrain avec les postier-e-s et de construire avec eux un rapport de force contre la direction. D'où le syndicat tire-t-il sa légitimité, par la reconnaissance d'un rôle de partenaire social de la part de la la direction de la Poste ou en étant reconnu comme un outil de lutte par les postier-e-s ? La grève, l'occupation de locaux de la direction, la manifestation ne sont-elles pas des méthodes bien pacifiques face a une direction de la Poste qui exploite durant des années des précaires avant de les jeter dehors, qui met à pied depuis un an un syndicaliste, qui colle des bulletins de salaire de 0 euros aux grévistes ?
Bien entendu et fort heureusement, les grévistes du 92 sont capables de construire des solidarités, notamment avec les intermittent-e-s et précaires en lutte contre la réforme de l'assurance-chômage dont les revendications rejoignent les leurs. En outre, ils s'organisent avec les postier-e-s de la région parisienne et organisent des coordinations avec eux. Un préavis de grève est déposé à Paris pour le 15 mai.
 
Reconstruisons le camp du prolétariat
 
Face à la violence du capitalisme en crise, la lutte des postier-e-s du 92 pose des questions à tou-te-s. Elle agit comme un révélateur des faiblesses qui minent notre camp, celui du prolétariat. La première faiblesse est organisationnelle. Faute de relais puissants, cette lutte n'a pas l'écho qu'elle mériterait. La seconde faiblesse est politique. Nous faisons face à une offensive de la bourgeoisie qui attaque nos droits réformes après réformes, et les syndicats de la Poste soit se placent délibérément du côté de la direction soit restent trop en retrait dans leur soutien. Nous avons besoin de reconquérir de tracer une frontière nette entre les intérêts entre notre camp et celui des capitalistes, nous avons besoin de reconquérir notre indépendance politique.
 
Solidarité !
100 jours de grève ! Soutien aux facteurs ! Une attaque contre un.e est une attaque contre tous.tes

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Paris, #grêve

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Publié le 28 Juin 2013

Solidarité avec les ouvriers et ouvrières de Michelin

 

Il y a peu, Michelin annonçait la suppression de 730 emplois a l'usine de Joué-les-Tours suivie de la fermeture rapide de deux usines en Colombie. Pour la famille Michelin, de beaux profits sont toujours en perspective. Ce ne sont pas les patrons qui risquent de voir toute leur vie s'écrouler d'un seul coup, ce ne sont pas eux qui auront a subir l'angoisse des lendemains, des factures qui s'entassent, du chômage... Soyons en sûrs, les bourgeois qui dirigent n'ont aucun problème à ce niveau la, leurs train de vie de parasite reste assuré tant qu'ils pourront s'enrichir sur le sang et la sueur de notre classe.

Aujourd'hui, les ouvriers et ouvrières de Michelin se sont réunis a Clermont-Ferrand pour protester contre les licenciements annoncés par la direction. A l'arrivée devant le siège social de l'entreprise, il y a eu une vitre détruite ainsi qu'une porte d'entrée, ce qui est bien peu de chose a coté des milliers de famille ouvrières que le patronat veut réduire à la misère.

Qu'est ce que c'est que travailler chez Michelin ? C'est suivre des cadences infernales entrecoupées de périodes de chômages technique quand la production ralentit. C'est être réduit a l'état de machine, c'est s'esquinter sur une chaîne avec les contremaîtres qui aboient à longueur de journée, exposés à des produits toxitques. Pourtant le maigre salaire que daigne accorder le patron pour ce travail de forçat, il faut se battre pour le conserver, ce n'est pas une question de choix, c'est une question de survie.

Être ouvrier ou ouvrière c'est souffrir le soir quand ont rentre chez soit, c'est avoir une espérance de vie de plusieurs années inférieure à celle d'un cadre. Et pourtant être ouvrier est une fierté car nous appartenons a une classe sociale qui a un rôle a jouer dans l'histoire, nous avons entre nos mains l'avenir. La bourgeoisie elle n'est qu'une classe parasite, nous le voyons bien avec Michelin. D'un coté des milliers d'hommes et de femme qui se tuent au travail de part le monde pour produire l'ensemble des richesses de l'entreprise, que l'on jette comme de simple kleenex après usage. De l'autre une poignée de bourgeois qui tire sa richesse de l'exploitation des travailleurs et qui ont le pouvoir de décider de la vie des ouvriers et de leurs familles, bien au chaud dans des salons cossus.

Alors si demain nous entendons parler de casseurs, si ont nous présente les prolétaires qui ont osé lever la tête, comme étant des voyous et des bandits, nous ne devons pas tomber dans le panneau. Que l'on travaille chez Michelin, ailleurs, que l'on soit au chômage, nous ne formons qu'une seule classe sociale et nous avons les mêmes intérêts. Ensemble nous formons la classe ouvrière et nous représentons l'avenir de ce monde.

Que les bourgeois soient prévenus, le jour ou nous déciderons de reprendre nos affaires en main, ce ne sont pas quelques vitrines qui tomberont en morceaux, mais l'ensemble de leur société capitaliste et les chiens de garde qui la protègent.

 

C'EST NOUS QUI PRODUISONS LES RICHESSES, C'EST A NOUS DE DIRIGER LA SOCIETE!

Solidarité avec les ouvriers et ouvrières de Michelin

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Michelin, #Clermont Ferrand, #grêve

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Publié le 28 Février 2013

Le vendredi 8 février, le vent et la neige empêche le travail sur le chantier Eiffage des Cézeaux. La direction maintient tout de même les ouvriers sur le chantier, mais refuse de les payer en intempéries en fin de journée.

Devant ce vol manifeste une grève s’enclenche, qui trouve la solidarité de tous les autres chantiers Eiffage de la ville. Sur 2 semaines, les ouvriers tiendront 7 jours de grève pendant lesquels ils occuperont les bureaux de leur direction. Le mercredi 20 février, beaucoup ont malheureusement abandonné faute de pouvoir tenir la lutte financièrement. Cependant, la lutte continue et l’avantage reste toujours dans le camp des ouvriers : puisque la direction a enlevé sa plainte suite à l’occupation des bureaux, ils entendent monter un dossier aux prud’hommes pour réclamer le paiement des intempéries, tout en demandant au patron de payer les jours de grève.

En discutant avec les ouvriers tenant le piquet de grève, on se rend compte que l’arnaque énormissime aux intempéries n’est pas le premier coup chez Eiffage. Premièrement, les conditions difficiles de l’hiver sont toujours minimisés et la direction pousse les travailleurs à prendre des risques physiques importants, et il n’est pas évident de faire valoir son droit de retrait pour protéger sa sécurité, ainsi que la loi devrait le permettre.

D’une manière générale, une pression très forte est maintenue sur chaque ouvrier, aux moyens des stratégies les plus ignobles de persécution et de division. La direction surveille le moindre geste de contestation, même l’ambition la plus légitime à faire valoir ses droits élémentaires, les ouvriers « rebelles » sont fichés comme des mauvais élèves, balances et espions gangrènent la moindre revendication.

Ensuite, et là il s’agit d’une stratégie habituelle de la bourgeoisie pour renforcer l’exploitation des prolétaires, Eiffage utilise certaines catégories d’ouvriers plus fragiles pour faire pression sur les autres, au grand détriment des uns et des autres. Ainsi on emploie beaucoup des travailleurs en déplacement, c’est-à-dire un contrat spécial qui autorise en toute légalité à payer des ouvriers étrangers au tarif de leur pays d’origine.

Portugais, Polonais ou Angolais sont ainsi payés 3 ou 5 euros de l’heure, parfois sans même pouvoir se comprendre entre eux sur leur lieu de travail, et avec peu de possibilité de contester. Ils sont utilisés ainsi pour faire concurrence aux travailleurs de nationalité française avec qui ils partagent le chantier. Les grévistes (euxmêmes d’origines diverses) sont cependant clairs sur ce point : ce n’est pas ces ouvriers en déplacement qui leurs font du tort, mais bien la direction scélérate qui sème la zizanie.

De la même manière on utilise les jeunes travailleurs comme des chiffons qu’on utilise et qu’on jette. Il est très rare que ceux-ci accèdent à un CDI, quelque soit leurs compétences et leur motivation, ils doivent donc courber l’échine à toutes les exigences patronales, et malgré eux sont instrumentalisés aussi par la direction.

Eiffage nous fournie donc un bon exemple de cette bourgeoisie qui se croit tout permis et qui presse les travailleurs comme des citrons. Qu’est-ce qui fait leur force sinon la faiblesse des prolétaires en tant que classe sociales et leur manque d’unité ? La lutte des grévistes d’Eiffage est un bon exemple de combattivité, soutenonsles partageons autour de nous le récit de leur lutte et nous soutiendrons notre classe tout entière. La bourgeoisie est unie il nous faut l’être aussi pour la contrer.

Chez EIFFAGE c'est une fois de plus la lutte des classes qui s'exprime. D'un côté il y a les prolétaires qui triment et subissent des manœuvres criminelles et de l'autre il y a les exploiteurs qui n'hésitent pas a risquer la vie des nôtres dans leurs courses au profit. Les intérêts de ces deux camps antagonistes ne peuvent se confondre.

Clairement nous somme dans le camp de la classe ouvrière, qu'elle que soit sa nationalité, c'est elle qui fait tourner la société en produisant les richesses. Le patronat veut nous diviser en nous dressant les uns contre les autres pour mieux nous exploiter. Nous ne nous laisserons pas piéger, car c'est unis pour nos intérêts de classes que nous briserons nos chaînes.

C'est le prolétariat qui meurt au travail, c'est lui qui verse son sang pour faire tourner la production. C'est à lui de diriger la société.

Unité autour de la classe ouvrière !!!

 

EIFFAGE : BANDITISME PATRONAL A  CLERMONT-FERRAND

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #grêve, #Eiffage

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Publié le 5 Février 2013

 

PSA : 8000 licenciements, fermeture programmée de PSA AULNAY, SANOFI : 914 postes supprimés, 800 mis en mobilité, VIRGIN MEGASTORE : 1000 salariéEs risquent de perdre leur emploi, SFR : 1123 postes supprimés, RENAULT :7500 emplois menacés, GOODYEAR  1400 emplois menacés !

Combien d'ouvriers et d'ouvrières sous traitants mis sur la paille ? Combien d'ouvriers et d'ouvrières licenciéEs dans des usines plus petites ?

En période de crise, la variable d'ajustement qui permet aux capitalistes de faire le maximum de profit, c'est notre emploi ! Luttons contre les licenciements !

LOCALEMENT, NATIONALEMENT,

ORGANISONS NOUS ENTRE TRAVAILLEURS EN LUTTE !

Si ces dernières années les luttes contre les fermetures d'usines se menaient de façon dispersée, aujourd'hui, les ouvriers et les ouvrières concernées se serrent les coudes pour lutter ensemble. Une grève a été lancée à PSA Aulnay le 16 Janvier, auquel la direction a répondu par le lock-out (fermeture) de l'usine. Ils ont cherché à étendre le mouvement aux autres sites du groupe et ont été soldaires des ouvriers et ouvrières de Renault Flins. Les ouvriers et ouvrières de la région parisienne en lutte commencent à organiser des manifestations communes, tandis qu'autour des goodyear se crée un collectif de 20 boites. Construire la solidarité de classe contre les licenciements, c'est organiser notre camp, celui du prolétariat, c'est renforcer le combat mené dans chacune des boites.

DONNONS UNE AMPLEUR NATIONALE AUX LUTTES CONTRE LES LICENCIEMENTS ! FAISONS RECULER LE GOUVERNEMENT !

Les capitalistes (Renault en l’occurrence) se sentent suffisamment fortEs pour nous faire du chantage à l'emploi. Ils et elles exigent que nous acceptions une baisse de notre salaire et une dégradation de nos conditions de travail. Ou sinon ils et elles fermeront des usines. Comme si céder à ce genre de chantage avait sauvé les ouvriers et ouvrières de Bosch à Vénissieux ! Comme les ouvriers et ouvrières de Renault, ne tombons pas dans le panneau ! Ni licenciements, ni recul de nos droits de travailleurs !

Les récents accords entre le MEDEF et certains « syndicats » vont permettre aux patrons de faire les deux : nous licencier plus facilement et casser le CDI et le droit du travail.

 

RECOURS PRESQUES IMPOSSIBLES CONTRE LES LICENCIEMENTS INDIVIDUELS OU COLLECTIFS: Les patron-ne-s n'auront plus besoin de déclarer un plan social dés lors qu'elle proposera un "reclassement" bidon au salarié-e-s. Si les salarié-e-s refusent, on pourra aussitôt les virer par une nouvelle procédure. Sinon, le ou la patron-ne pourra toujours faire passer le plan social par une simple "homologation administrative". Ils deviendront trés difficiles à contester. Les Prud'hommes sont rendus totalement impuissants.

 

LA FIN DU DROIT DU TRAVAIL: Les patron-ne-s pourront dans chaque entreprise imposer des accords qui les émancipent du Code du Travail, des conventions collectives et accords de branche, et même des stipulations de votre propre contrat de travail! Ces accords seront même au dessus de la loi!

DES SALARIE-E-S JETABLES A TOUT INSTANT: Mise au chômage partiel des salarié-e-s plus facile, "mobilité volontaire sécurisée" permettant à votre patron-ne de vous envoyer balader dans une autre entreprise, "expérimentation" d'un "Contrat Intermittent" en vue de le généraliser (ce qui revient, en gros, à l'intérim pour tous).

 

En réalité, liquider des milliers d'emploi dans de grandes usines et ces accords sont deux étapes d'une même offensive des capitalistes

Les accords MEDEF - « Syndicats » permettront aux patron-ne-s de licencier plus facilement. La lutte contre ces accords, c'est la perspective commune non seulement aux travailleurs et travailleuses en lutte mais aussi à l'ensemble de la classe ouvrière. L'entrée dans la lutte de centaines de milliers de travailleurs et travailleuses permettra de donner un élan aux luttes contre les licenciements. Le dynamisme de celles et ceux qui luttent depuis de longs mois déjà fera de leurs usines des bastions de la lutte.


UNITE A LA BASE ET DANS L'ACTION DE TOUTE LA CLASSE OUVRIERE !

Tous les patrons que ont le même intérêt : faire le maximum de profit sur notre travail, et nous jeter quand ils en ont l'intérêt. Ils forment un camp, celui des capitalistes. Nous n'avons pas à attendre du gouvernement qu'il nous défende. Les vagues promesses de Hollande se sont révélées être des mensonges. Ce que le gouvernement a fait depuis ces derniers mois, c'est gesticuler (Montebourg), réprimer (Valls) et surtout faire ce pourquoi il a été élu : servir les intérêts des capitalistes. Les espoirs des travailleurs et travailleuses en lutte ont été largement déçus : il a avalisé la politique de Arcelor Mittal à Ganderange, il ne lève pas le petit doigt pour défendre les ouvriers et ouvrières de PSA ou Renault. Au contraire, il envoie les CRS contre les grévistes de PSA. Dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée au monde, il maintient un SMIC de misère alors que le coût de la vie augmente. Pire, il a appuyé le MEDEF dans la signature des accords avec certains « syndicats ». Cet accord, qui est la feuille de route des capitalistes, se traduira par des lois votées par le parlement à majorité PS. Bref, il est là pour appliquer la stratégie des capitalistes.

 

Nous n'avons aucun intérêt commun avec le camp des capitalistes. Ces gens vivent de notre travail qu'ils exploitent et leur but est de l'exploiter au maximum. Nous, nous n'avons pas besoin d'eux : c'est nous qui créons toutes les richesses de ce monde. Notre intérêt, c'est de nous libérer de leur joug. Nous n'avons pas à l'heure actuelle de parole politique propre. Tous les partis qui participent au gouvernement, qui votent les lois sont des partis qui servent les capitalistes ou sont influencés par eux. Même le journal l'Humanité appartient à Dassault Industrie. Nous pouvons être plus fort que les capitalistes : alors qu'eux sont en concurrence et déclinent au fur et à mesure des crises, nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses. Notre intérêt, c'est d'être solidaires et de lutter ensemble. C'est un long combat qui se prépare aujourd'hui, entre nous et les capitalistes, dotons nous de l'organisation politique qui nous permettra d'affronter cette offensive des capitalistes.

 

TOUS ENSEMBLE, AFFRONTONS LE POUVOIR BOURGEOIS !

Luttes contre les licenciements, accords medef/CDFDT, un seul combat !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #grêve, #Tract

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Publié le 25 Janvier 2013

Malgré le lock out de l'usine PSA Aulnay, le mouvement de grève des ouvrierEs de l'automobile s'étend !

Les ouvrierEs de PSA Aulnay sont en grève depuis le 16 Janvier. En Juillet dernier, le groupe PSA annonçait la suppression de 10 000 emplois et la fermeture du site d'Aulnay sous Bois. La direction de PSA veut faire de la fermeture de cette usine un « exemple patronal » et refuse de négocier quoi que ce soit avec les ouvrierEs, ni conditions correctes de licenciements, ni encore moins la fermeture.

Des réunions entre le Préfet, les élus locaux et la direction de PSA ont lieu pour discuter de la réindustrialisation du site, validant ainsi le fait que l'usine d'Aulnay fermera. Ne soyons pas dupe, soyons bien conscient que ses réunions ne sont que des parodies de démocratie et que l'Etat n'est que la machine par laquelle la bourgeoisie impose sa dictature. Dictature du profit, dictature de l'exploitation.

Face à la surdité de la direction, les travailleurs et travailleuses de PSA Aulnay ont donc décidé d'une grève reconductible en Assemblée Générale le 16 Janvier. Ils bloquent la production des Citroën C3. Ils revendiquent la préretraite dès 55 ans, un CDI pour tous et surtout exigent la reprise à zéro des négociations avec la direction.

Fort de ce nouvel élan, les ouvrierEs de PSA ont décidé de porter la lutte dans l'usine PSA de St Ouen. Ils et elles se sont renduEs vendredi matin à la rencontre de leurs collègues, avec qui ils ont eu des échanges chaleureux. La préfecture a fait intervenir les CRS dans l'usine, CRS qui n'ont pas osé procéder à des interpellations. La direction s'est fendue de communiqués dénonçant la violence des grévistes, communiqués qui n'ont abusé personne.

Afin d'isoler les grévistes du reste des ouvrierEs d'Aulnay, la direction a fait fermer sous un faux prétexte l'usine d'Aulnay, en utilisant le lock-out. Une quinzaine de cars de CRS attendaient une éventuelle visite des grévistes à Poissy ce weekend.

Si le lock-out continue, les grévistes d'Aulnay sous bois ne se sont pas laissé désorganiser par cette tactique de la direction. L'Union Locale d'Aulnay leur permet de se réunir. En outre, ils ont décidé d'élargir la solidarité au delà de PSA et tiennent un meeting commun le mercredi 23 avec les ouvrierEs de l'usine Renault Flins.

Renault menace ceux-ci de licenciements pour leur faire accepter des dégradations de leur conditions de travail, de leurs salaires. Elle met en jeu la fermeture de deux usines pour obtenir la signature des syndicats quant à un « plan de compétitivité ». Les accords de ce type risquent de se multiplier si les récents accords entre MEDEF et syndicats se traduisent par des lois permettant aux patrons de nous payer en deçà des conventions collectives. Les ouvrierEs de Renault refusent ce chantage et font grève aujourd'hui, recevant la solidarité de leurs camarades d'Aulnay.

Face à un patronat décidé à faire le maximum de profit, face à un gouvernement dont la seule réponse aux revendications des grévistes est l'envoi de CRS, ces ouvriers et ouvrières nous montrent la voie à suivre : celle de la lutte !

 

Ce n'est pas en acceptant la dégradation de nos conditions de travail que nous sauverons nos emplois. Lorsque les ouvriers et ouvrières, comme à Bosch Vénissieux, ont accepté de telles dégradations, cela n'a pas empêché le patronat de les licencier par la suite. Refusons la fermeture des usines, les licenciements, et tout recul du droit du travail !

En outre, nous félicitons les ouvriers et ouvrières grévistes d'Aulnay pour leur volonté de renforcer la solidarité entre les différents sites de PSA avec les ouvriers et ouvrières de Renault. Nous nous réjouissons des liens de solidarité ainsi créés entre ouvriers à l'heure où la crise capitaliste s'amplifie, avec comme effet des offensives plus violentes de la bourgeoisie dans la lutte des classes.

Pendant ce temps les accords entre le MEDEF et des syndicats viennent d'être signés. Ces accords annoncent la fin du CDI, des conventions collectives, en bref, la l'anéantissement du code du travail et de la bien maigre protection sociale. Ceux qui mettent en place cette réforme historique formeront un camp soudé et uni, uni autour du profit, du capitalisme et de l'exploitation. Le camp des ouvriers et des ouvrières a besoin d'être plus fort et plus uni pour obtenir une victoire !

Il n'y a rien à attendre de la part du gouvernement. Le gouvernement est là pour défendre les intérêts du patronat, il est son conseil d'administration suprême, son état-major. La bourgeoisie a des partis politiques pour la représenter, la classe ouvrière doit elle aussi s'organiser pour défendre ses intérêts économiques et politiques !

La classe ouvrière produit la richesse de ce monde, elle est la colonne vertébrale du monde. Elle seule a la force de pouvoir défendre victorieusement l'intérêt des travailleurs et des travailleuses . Sans illusions sur les mensonges des portes paroles de la bourgeoisie et du patronat, elle doit être organisée pour gagner !

Vive la solidarité de classe !

Refusons tout recul de nos conditions de travail !

Refusons les licenciements et les fermetures d'usines !

Solidarité avec les ouvriers et ouvrières de PSA

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #Tract

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Publié le 20 Janvier 2013

Carré Jaude 2, les sales méthodes du patronat

 

 

Le chantier du carré jaude 2 a Clermont-ferrand a été présenté a la population comme exemplaire. A en croire les publicités accroché aux palissades de ce dernier il serait un havre de modernité pour les travailleurs. Sauf que la réalité est toute autre, derrière les images d'Épinal de la propagande bourgeoise, se cache l'exploitation et l'humiliation quotidienne inhérente au système capitaliste.

 

Pour ce faire le patronat recours a une pratique particulièrement rependu dans le BTP: L'emploi d'ouvrier en «détachement».

 

La méthode est simple, à coté des ouvriers Français déjà soumis à des conditions de travail dégradantes, on emploie des travailleurs immigrés que l'on fait venir pour trimer sur les chantiers Français tout en les soumettant au code du travail de leurs pays d'origine.

 

Dans le cadres du chantier du carré Jaude 2, ce sont des ouvriers Portugais que l'on exploite. Salaires a la baisse, couchage dans des campings a 20 km de leur lieu de travail, application d'une législation désavantageuse... La paie mensuelle d'un travailleur «low cost» est de 5,50euros de l'heure, ce à quoi il faut enlever les frais de logement (en camping) et de protection sociale, et cela seulement quand ses derniers reçoivent un contrat de travail. Le patronat ne recule devant rien pour s'assurer un taux de profit maximum.

 

Les prolétaires de l'État Français ne doivent pas tomber dans le piège nauséabond du racisme et du populisme. Ils ne doivent pas prendre pour cible leurs frères de classes soumis a des conditions de travail plus dures que les leurs. Sur le chantier, quelque soit la nationalité, c'est la misère et l'esclavage salarié pour tous. La division de la classe ouvrière menée par les éléments les plus réactionnaires de la bourgeoisie a toujours fait le jeux des exploiteurs. Au contraire c'est dans l'union que la classe ouvrière a forgé ses plus belles traditions de lutte. Ce n'est que dans l'unité que le prolétariat peut s'opposer aux patrons et se libérer des chaînes qui l'entravent.

 

Dans cette affaire nous devons réclamer un salaire égal pour tous, Français ou immigrés. Il nous faut nous unir à la base, et construire des revendications communes pour imposer aux patrons des conditions de travail décentes pour toutes et tous, quelque soit la nationalité.

 

S'organiser ensemble, c'est commencer a faire bloc, a relever la tète. Faire face au patron, au contremaître, au garde chiourme, c'est aussi retrouver notre dignité face a un système capitaliste qui de tout temps a bâti sa fortune sur les ruines de nos vie. Opposons a l'exploitation et au racisme des exploiteurs, notre unité et notre détermination dans la lutte. Il ne faut jamais oublier que possédants ne peuvent s'enrichir qu'en profitant notre labeur. C'est la classe ouvrière qui crée les richesse, c'est elle qui verse sang et eau pour faire tourner l'appareil de production, c'est donc elle qui doit diriger la société.

 

FRANCAIS-IMMIGRES, MEME PATRON MEME COMBAT

VIVE L'UNITE DE LA CLASSE OUVRIERE

ORGANISONS NOUS ET ENSEMBLE NOUS VAINCRONS

 

Carré Jaude 2 : Non à la surexploitation des immigrés!

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Carré Jaude 2, #Clermont Ferrand, #grêve

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Publié le 20 Janvier 2013

REDOUANE

     Redouane a 37 ans. Il est né en Algérie. Comme beaucoup d’Algériens, il est venu en France en espérant des jours meilleurs. Il est arrivé » en 2005 en France.

En 2009, il a commencé à travaillé dans un cyberphone de Villeurbanne. On est effaré quand on apprend ses conditions de travail : pas de contrat de travail, pas de feuille de paie, salaire à 5 € de l’heure (soit la moitié du SMIC).

    Redouane travaillait parfois jusqu’à 50heures par semaines, dimanche compris. Il était l’homme à tout faire : Accueil, manutention, ménage. La patronne l’appelait parfois le matin pour travailler sur un repos.

    Fin juin 2012, la boutique où travaille Redouane a fermé, soit disant pour « travaux ». Redouane a été viré sans toucher son dernier mois de salaire.

    Il faut dire que Redouane n’a pas de titre de séjour et qu’il vit en permanence sous l’épée de Damoclès de l’expulsion. Coincé, il ne pouvait pas protester contre ses conditions de travail.

    A la fin de l’été, il a interpellé la CGT pour venir à son aide. Un militant CGT l’a accompagné dans ses démarches. Un courrier a été envoyé aux prud’hommes fin décembre et il a entamé une procédure de plainte contre ses ex-employeurs.

    Nous devons aider Redouane a gagner son procès. Redouane doit être régularisé. Pour le soutenir la CGT Vinatier appelle a la constitution d’un comité de soutien pour faire face aux frais de justice, pour soutenir moralement Redouane et pour dénoncer l’exploitation patronale des sans papiers.

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Travailleur français ou immigré, avec ou sans papier, même patron, même combat. Soutenons Redouane

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sans-papiers, #grêve

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