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Publié le 24 Septembre 2014

Solidarité avec Joel !

 

Notre camarade de lutte Joel, militant antifasciste, indépendantiste et communiste libertaire passera en procès à Baiona le 6 octobre. Il avait été arrêté le 24 Juin 2013, alors qu’un contre rassemblement était organisé pour s’opposer à l’organisation d’un rassemblement homophobe à Baiona.

Un homophobe avait commis une insupportable provocation qui avait entraîné une réaction de notre camarade. Joel avait été placé en garde à vue. L’homophobe n’avait pas reçu d’ITT.

Le maire d’Arcangues, farouche opposant au mariage pour tou-te-s, était présent lors de ce rassemblement homophobe. L’évêque de Bayonne, « Monseigneur » Aillet, qui officie à la cathédrale St André, à côté du Petit Bayonne, quartier militant de la ville, est lui-même un intégriste, coutumier des provocations contre les militant-e-s basques. La cathédrale St André est fréquentée par les intégristes bordelais-e-s. L’AGRIF qui lutte contre la « christianophobie » avait déjà déposé plainte contre les militant-e-s progressistes et antifascistes d’Iparralde (pays basque nord).

Tenir un procès plus d’un an après les faits, alors qu’ils sont mineurs, c’est une preuve de plus  l’acharnement judiciaire contre les militant-e-s indépendantistes basques. C’est également une preuve que le PS, loin de défendre celles et ceux qui luttent contre les fascistes, contre la transphobie, la lesbophobie et l’homophobie, les réprime. Les contradictions, nous le disons depuis des années, entre les différents camps de la bourgeoisie, sont moindres par rapport à celles qui nous opposent à elle.

Nous sommes solidaires de Joel, en tant que militant indépendantiste, en tant qu’antifasciste, en tant que communiste libertaire.

Nous sommes concerné-e-s par les mesures de répression qui touchent les militant-e-s basques, car nous les considérons pleinement comme des camarades. Nous sommes respectons le droit à l’autodétermination du peuple basque et à choisir ses formes de lutte, pacifique ou violente. Nous respectons également le droit du peuple basque à s’organiser pour mener cette lutte.

Nous sommes concerné-e-s par la répression qui touche les antifascistes, dont nous-mêmes nous avons été victimes, car nous considérons essentiel de s’organiser contre la division que sème la bourgeoisie dans nos rangs et contre la terreur fasciste.

Nous partageons, de plus, avec Joel, un ensemble de positions politiques poussées et le considérons comme un militant révolutionnaire.

Nous suivrons donc avec attention ce procès, serons présent-e-s, et tâcherons d’assumer au mieux nos tâches de solidarité avec Joel.

Face à la répression fasciste, policière, judiciaire, soyons solidaires !

Errepresio faxista, poliziala eta judizialaren aurrean, elkartasuna erakutsi !

Solidarité avec Joel

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #Répression, #Antifascisme, #Homophobie

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Publié le 14 Juin 2014

Ce n'est pas l'Etat qui nous sauvera,

les droits des LGBTIQ sont un combat !

 

Après le mariage pour tous, le combat continue ! 45 ans après les émeutes de Stonewall continuons à revendiquer nos droits et marchons avec fierté !

 

Comment mener une politique contraire aux droits des LGBTIQ tout en prétendant les défendre?

Le PS a intentionnellement laissé traîner le débat sur le mariage pour tous, ce qui a permis aux réactionnaires d'occuper le devant de la scène et massivement la rue pendant plusieurs mois. Les conséquences ont été dramatiques. Au lieu de permettre la visibilité des LGBTIQ, ce sont la transphobie, la lesbophobie et l'homophobie qui se sont affirmées, entraînant une augmentation de 78% des agressions en 2013. En outre, les groupes fascistes se sont senti pousser des ailes. La répression fasciste a durement touché les LGBTIQ, les immigré-e-s, les non-blanc-he-s, les militant-e-s antifascistes, progressistes et révolutionnaires : passages à tabac, tortures, viols et meurtres.

Et maintenant, après avoir enduré tout cela ?

  •  Oubliés les droits des trans ! Le PS se moque du droit des personnes trans victimes de la transphobie d'Etat et de l'exclusion du travail !
  •  A la poubelle la PMA ! Les militant-e-s du PS ont sans doute les moyens d'aller concevoir en Belgique !
  •  Un mariage pour tou-te-s, mais pas pour les couples mixtes entre français-e et ressortissant-e de la Pologne, Maroc, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Kosovo, Slovénie, Cambodge, Laos, Tunisie et Algérie. D'une soit disant mesure d'égalité, le PS arrive à faire une mesure raciste !
  •  Des réfugié-e-s LGBTIQ qui font face à des institutions transphobes, lesbophobes et homophobes et galèrent à obtenir leur statut !

Par contre :

  •  Les groupes fascistes dissous après le meurtre de Clément Méric continuent de se pavaner dans les rues.
  •  Laurence Rossignol, ministre de la Famille, à peine nommée, reçoit la "manif pour tous".
  •  AIDEs et Act-UP sont menacés financièrement. Act-Up est mis en examen pour avoir qualifié d'homophobes la "manif pour tous".

Trop, c'est trop ! On ne peut pas accepter de défiler avec un Parti qui mène une politique contraire aux droits des LGBTIQ.

Les contradictions entre fractions de la bourgeoisie sont moins importantes qu'entre elle et nous

Toutes les fractions de la bourgeoisie qui se disputent le pouvoir lors des élections ne sont pas d'accord sur les questions de genre, de la famille, du patriarcat. Mais toutes sont là pour sauvegarder le système capitaliste, en réprimant les travailleurs et travailleuses et les mouvements qui le menacent.

Le patriarcat est une pièce maîtresse dans le fonctionnement du système capitaliste. Il permet d'assurer le renouvellement des forces travailleurs et travailleuses – faire à manger, s'occuper des enfants -, d'écraser les femmes et d'assurer que les garçons héritent de leur père.

Le patriarcat est un carcan qui nous opprime, modèle dès notre enfance nos corps et nos comportements, fait de nous des hommes et des femmes dans le cadre étroit et étouffant du couple hétérosexuel monogame. Nous avons tous et toutes d'autres aspirations.

Mais qu'attendre de la bourgeoisie, face à ces aspirations ? Aujourd'hui, elle est la gardienne d'un système à bout de souffle qui ne peut plus apporter que la réaction. Ce que cette histoire du mariage pour tous démontre, c'est que la moindre mesure qui pourrait paraître en faveur du progrès se retourne contre nous.

Nous n'avons rien à attendre du PS. Nous n'avons rien à attendre des négociations dans les bureaux cossus des ministères. Nous n'avons rien à attendre de la bourgeoisie et des féministes bourgeoises aujourd'hui représentées par Osez le Féminisme alliée au PS.

Nous, communistes, sommes fièr-e-s de lutter aux côtés des LBGTIQ. C'est par le combat révolutionnaire et par la lutte que nous triompherons de ce système barbare qui nous exploite et nous opprime en tant que femmes, en tant que trans, en tant que lesbiennes, en tant que gay, en tant qu'immigré-e-s, en tant que travailleurs/euses.

Nous n'oublions rien des luttes féministes et LGBTIQ. Nous n'oublions rien des émeutes de Stonewall, le 28 Juin 1969 à New-York. Nous sommes fier-ères de nos luttes, et c'est par ces luttes que nous arrachons nos droits !

Rien à attendre de la démocratie bourgeoise, seule la lutte paye !

Pas de place pour les représentant-e-s de la bourgeoisie dans nos luttes !

Tous-tes marchons avec fierté !

Ce n'est pas l'Etat qui nous sauvera, les droits des LGBTIQ sont un combat !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie

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Publié le 7 Mars 2014

Face aux violences sexistes, construisons la solidarité !

 

Le capitalisme pourrissant est un système barbare qui engendre misère, guerres. Pour se maintenir, la bourgeoisie nous divise par sa propagande raciste, sexiste, promeut l'individualisme. Manquant de tout, et surtout de conscience collective de ses intérêts communs, le peuple est traversé de contradictions qui s'expriment violemment. Malgré tout, la révolte gronde et si besoin est, la bourgeoisie fait tomber sur les prolétaires les foudres de la répression policière, patronale, judiciaire, fasciste. Celles et ceux qui cherchent à construire l'unité et la solidarité au sein du peuple, affrontent les capitalistes et leurs nervis sont particulièrement visé-e-s par cette répression.

Tous les prolétaires ne subissent pas les mêmes violences, car tou-te-s ne sont pas soumis-e aux mêmes oppressions. Les oppressions spécifiques naissent par exemple des rapports de domination entre pays impérialistes et pays dominés, justifiés par une idéologie raciste. Ou de la division sexuée du travail qui fonde la structure patriarcale de la société. Le patriarcat structure l'économie familiale, modèle nos corps, notre caractère, les valeurs morales régissant les rapports de genre. Il s'impose par la propagande sexiste et hétérosexiste, l'éducation genrée, une surveillance collective et soupçonneuse de notre conformité à ces modèles de féminité et de virilité et aux comportements qui en découlent. Celles et ceux qui cherchent à échapper à ce carcan subissent la répression. Une femme agressée dans la rue, le soir, l'est parce qu'elle n'est pas à sa place dans l'espace public, que sa place est à la maison. Un-e trans viré-e de son taf lorsqu'il ou elle entame sa transition l'est parce qu'il ou elle remet en cause le caractère naturel du genre.

Cette répression prend des formes spécifiques. Par exemple celle d'une condamnation morale, d'une stigmatisation et d'une exclusion sociale de celles et ceux qui sortent des clous. Bien souvent elle prend le tour criminel d'atteintes à la plus profonde intimité des individus, utilisant la sexualité pour en faire un acte de dégradation, de domination. Cette répression est socialement admise car notre culture est l'expression des rapports patriarcaux. Notre culture envisage les rapports de genre et sexuels comme inégalitaires, oppressifs entre un homme qui baise et une femme qui se fait baiser. D'où l'une des origines de l'homophobie : le mépris devant des hommes qui ne sont pas loin d'être ravalés au rang de femmes.

Répression politique et sexiste

Militant-e-s femmes et LGBTIQ subissent cette violence quotidienne du patriarcat, sont sous la menace constante d'être puni-e-s pour avoir osé, en l'affirmant politiquement, remettre en cause ce carcan hétéro-normé et sexiste patriarcal. Mais de plus, dans le cadre de leur activité politique, pour les réprimer politiquement, la bourgeoisie est capable d'utiliser les armes que le patriarcat lui offre pour les briser. La répression politique se double d'une répression sexiste.

En tant que militant-e femme ou LGBTIQ, être agressée sexuellement a une dimension particulière. Militer, c'est s'exposer, entrer de force dans la sphère publique, et les fils du patriarcat n'oublient jamais de nous rappeler que ce n'est pas sensé être notre place.

L'agression sexuelle, au même titre que les agressions physiques ou morales ont un caractère politique qu'on ne doit pas omettre. Agresser sexuellement une militante, c'est s'attaquer à une femme, à ce qu'elle a de plus intime, à son courage d'être politisée et engagée; dans un seul but : l'affaiblir, la faire taire, la punir. Les fascistes et la police ont eu plusieurs fois recours à ce genre d'attaques pour écarter des militantes de leur chemin.

Les militant-e-s progressistes et/ou révolutionnaires qui n'ont pas le courage de se confronter à cette situation, à ce traumatisme et qui le renient, dénient, ignorent ou attaquent ne font que suivre le chemin tracé par nos ennemis, en ne soutenant pas leur camarade, en ne traitant pas collectivement les traumatismes.

Ne détournons pas le regard !

Confronté à la violence, notre milieu peut avoir tendance à refuser de la regarder en face, refuser de l'évoquer, de la traiter, la refouler. Nous devons apprendre à dépasser ce réflexe d'auto-protection car la violence du récit n'est rien par rapport à la violence que la victime a elle-même vécue. En tant que communistes, nous ne pouvons pas refuser de nous confronter à la violence de la société capitaliste et patriarcale, car refuser de voir, d'entendre, c'est se priver des moyens de résoudre ces contradictions et c'est légitimer les violences les plus graves. Ce n'est pas en refoulant que l'on combat.

Inversion de la culpabilité et minimisation des crimes

La véracité du non-consentement des victimes d'agression sexuelle est systématiquement remise en cause. Menteuse, manipulatrice, provocatrice, voilà comment l'on qualifie les agressé-e-s. Une fois identifiée comme telle, toutes les occasions sont bonnes pour rappeler à une victime qu'on la considère comme « dégradée ». Son jugement est systématiquement remis en cause, sa parole devient forcément paranoïaque, une exagération ou elle est traitée de folle. L'indifférence, la minimisation des faits, refuser d'appeler un chat un chat (appeler un viol un « truc »), s'agacer devant les symptômes de stress post-traumatiques des victimes sont des comportements banaux. Les rires face aux récits d'agression sexuelle, rires graveleux, grivois, sont révélateurs de la façon dont la société bourgeoise et patriarcale envisage les relations sexuelles. Nous, communistes, voulons représenter l'intérêt et être la voix des exploité-e-s et des opprimé-e-s. Minimiser les faits de violence sexiste, c'est porter la position d’oppresseurs à l'aise dans leur rôle d'oppresseur. Pour nous, un crime est un crime, pas quelque chose dont on peut rire, pas quelque chose que l'on peut minimiser.

Ne soyons plus complices des violences sexistes

Ces discours de stigmatisation des victimes de violences sexistes ont de plus une fonction répressive. Dans les milieux militants existent des rapports de domination, d'autant plus cachés que tout un chacun se prétend antisexiste et que la culture libertaire entretient le mythe d'organisations horizontales. Nier qu'il existe des rapports de pouvoir dans une organisation, c'est laisser faire la spontanéité qui laisse à ceux qui de part leur classe, leur genre, leur origine, leur orientation sexuelle les rôles décisionnels et crée des situations oppressives.

Chaque parole publique dénonçant des rapports/violences sexistes est une brèche dans la société patriarcale. Elle renvoie les hommes à leur peur d'être accusés de violence à leur tour. La peur qu'une parole en entraîne d'autres, remettant en cause les rapports de pouvoir tels qu'ils existent dans les groupes militants peut entraîner à chercher à étouffer la parole des victimes. Il faut punir, en niant la véracité, en renvoyant la culpabilité à la victime, chaque victime de violences sexistes qui s'exprime. Faire taire, c'est faire comprendre à tou-te-s qu'elles ne doivent pas parler. Faire taire les victimes, c'est participer à la perpétuation des violences sexistes. En être complice.

Affrontons les violences sexistes et construisons la solidarité

Pour l'OCFR, la question du patriarcat n'est pas une question secondaire, c'est une question politique, nous voulons mettre fin à la division genrée du travail. C'est parce que nous osons regarder la violence du capitalisme en face que nous ne pouvons plus vivre dans ce monde. Refuser de traiter ces violences, ou très mal les traiter, c'est coincer les victimes entre une double injonction : une injonction de se taire, et une injonction de se battre, seule, face à une justice bourgeoise elle même gardienne de l'ordre bourgeois et patriarcal. Comment pourrions nous imaginer mettre fin au patriarcat si nous ne sommes pas capables d'affronter la répression violente et terroriste qu'il fait tomber sur celles et ceux qui cherchent à lui échapper, femmes, LGBTIQ ?

La première justice que nous pouvons rendre aux victimes, c'est déjà de reconnaître socialement dans nos milieux les violences qu'elles ont subi. Affrontons leur récit sans nous boucher les oreilles, soyons à l'écoute de leurs souffrances et traitons les collectivement. Ne les considérons pas comme dégradées, folles, paranoïaques, mais comme des victimes de la répression bourgeoise et patriarcale. Notre rôle est d'être présent-e-s pour la victime, de l'aider à se remettre du trauma, sans l'assister ou l'oppresser. C'est dans cette démarche-là, et cette seule démarche que le groupe en ressortira plus fort pour continuer la lutte.

Soyons conscient-e-s des risques répressifs spécifiques vis à vis des femmes et LGBTIQ, ayons à l'esprit la guerre qui leur est faite pour qu'ils/elles restent à leur place dans le patriarcat, et veillons à nous protéger collectivement de cette violence. Promouvons la solidarité et l'organisation des femmes et des lgbtqi dans des organisations spécifiques à mêmes de les sortir de l'isolement, de ne plus faire seul-e face aux violences, mais de s'en prémunir collectivement, de rendre visibles les revendications spécifiques à ces groupes.

Nous agissons dans un contexte où les violences sociales générées par la crise du capitalisme frappent de plein fouet les individus, où la solidarité de classe est à reconstruire, où nos organisations sont encore faibles. Ces violences nous fragilisent. Nous devons savoir les traiter collectivement, être solidaires pour permettre à chacun-e de retrouver la maîtrise de sa vie ballottée par le système capitaliste. Devenir militant-e communiste, c'est comprendre les règles du système capitalisme et se saisir des armes politiques qui le détruiront. C'est ne plus se laisser porter par les événements, c'est en être acteur. Nous, communistes, considérons chaque militant-e, chaque prolétaire, comme précieux ou précieuse, comme étant capable d'apporter dès aujourd'hui dans la lutte pour la révolution et de nous aider à bâtir une société débarrassée de l'exploitation et des oppressions. Nous ne bâtirons pas la révolution ni le socialisme en piétinant le corps de nos camarades.

 

Face à tous les crimes de la bourgeoisie, face à tous les crimes sexistes, la première justice que nous avons à faire est celle de la reconnaissance sociale de ce crime dans nos milieux et nos organisations !

Face aux violences sexistes et fascistes, construisons la solidarité de classe !

 

Face aux violences sexistes, construisons la solidarité !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie, #Antifascisme, #Répression

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Publié le 12 Novembre 2013

Samedi 09 Novembre, la venue à Lyon de celle qui se proclame "l'attachée de presse de Jésus", la spécialiste du coup de pub et du buisness-plan opportuniste, n'était pas de nature à nous ravir. Après avoir servi la soupe aux réactionnaires et aux fascistes de tout poil, elle revenait faire une conférence avec les "alternatives catholiques" sur le thème de "comment passer des manifestations de rue, qui ont démontré l'ancrage populaire de l'opposition à la loi Taubira, à la promotion d'un référendum d'initiative populaire ou partagée, première étape vers la constitutionnalisation du mariage" 

 Hébergé par le "collège supérieur" (une discrète enseigne rue Mazagran, à la Guillotière) , cette conférence "ouverte à tous" n'a pas pas fait l'honneur de  laisser participer les opposant-e-s aux réactionnaires qui souhaitaient lui poser quelques questions. L'argument invoqué était purement technique "c'est complet, on ne peut pas faire rentrer plus de personnes pour des raisons de sécurité", "il fallait réserver", ce qui n’empêchait pas quelques personnes huppées, propres sur elles, de venir frapper à intervalles réguliers et de rentrer sans encombres. Il en a suivi un face à face avec les "vigiles de Jésus" au cours duquel les participant-e-s ont admis pleinement qu'il ne désiraient pas que qui que ce soit porte la contradiction dans leur "débat". 

Cependant, nous avons appris quelques éléments intéressants. Il semblerait que cette réunion se soit muée en règlement de comptes entre les différentes organisations de la "manif pour tous", et que les débats aient été houleux entre les différents groupes réactionnaires. La division entre nos ennemi-e-s, nous nous en réjouissons.


A la Guillotière, quartier populaire, les fachos, homophobes, réacs n'ont pas leur place. Nous ne voulons pas d'eux, ni ici, ni nulle part. La place de ces réactionnaires est dans les poubelles de l'Histoire.
 
OCFR- PCMF
Action contre Frigide Barjot à la Guillotière

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #Homophobie

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Publié le 18 Octobre 2013

Nous appelons à participer à l'existrans qui commencera à 14h00 à Invalides.

 

CONTRE LA TRANSPHOBIE D’ETAT, SEULE LA LUTTE PAIERA


Nous sommes communistes, nous luttons contre toutes les oppressions bourgeoises, racistes, fascistes, patriarcales et hétérosexistes. Nous pensons qu'on ne peut mettre fin à ces oppressions qu'en attaquant le mal à la racine et en détruisant le système qui les alimente : le capitalisme. Mais nous pensons qu'abolir le capitalisme ne suffira pas à abolir le racisme, le patriarcat, le chauvinisme mâle et hétéro... Une véritable révolution culturelle sera nécessaire pour cela.
Au cœur de notre engagement, il y a l'expérience concrète de l'oppression et la réflexion sur les causes de cette oppression. Nous savons que les personnes trans sont parmi celles qui sont le plus violemment confrontées à l'oppression et qu'elle mènent un combat quotidien pour devenir et rester elles-même dans un monde qui fait tout pour les briser, parce qu'elles ne rentrent pas dans ses normes. 
La transphobie n'est pas que spontanée, la situation bien souvent précaire des personnes trans, particulièrement des trans étrangèr-e-s,discriminé-e-s par les patron-ne-s mais aussi, systématiquement, par Pôle Emploi) est organisée par l'état bourgeois. 
L'oubli par le gouvernement dans les réformes de début de quinquennat des revendications des personnes trans n'est pas innocent. Il y a des revendications lgbt qui sont acceptables par la bourgeoisie, et d'autres non. les revendications des personnes trans vont plus loin qu'une remise  en cause de la famille hétéro-normée, elles posent la question d'un des fondements de la société capitaliste et patriarcale : l'existence de deux genres définis par des normes strictes et incontestables, complémentaires l'un avec l'autre.
Le capitalisme a besoin, pour survivre, de perpétuer le système patriarcal, basé sur deux genres bien cloisonnés. La famille patriarcale est une cellule économique fondamentale de la société capitaliste. Il a besoin d'hommes pour servir de main d'oeuvre et de femmes pour entretenir et reproduire cette main d'oeuvre (au foyer ou dans l'aide à la personne).
Trans ou non, nous souffrons tous et toutes de vivre dans une société où, des notre naissance, on nous cloue à une identité sexuelle nous imposant un rôle social, un rapport à son corps auquel nous n'avons pas le droit de déroger, ce que l'on nous apprend dès l'enfance, et gare à celles et ceux qui veulent ne pas rentrer dans les identités qu'on nous impose.

Au nom de la "nature", on a obligé les personnes intersexes des leur naissance à correspondre à l'un des genre défini par la société bourgeoise.

Certain-e-s adolescent-e-s se suicident par refus de rentrer sans ces cases que la bourgeoisie veut leur imposer. Le meilleur moyen d'éviter ces morts est d'abattre le système qui les entraîne. Nous ne voulons plus que qui que ce soit soit contraint de choisir la nuit ou de courber l'échine.

La "transsexualité" est traitée comme une pathologie par l'état qui, pour que les traitements soient remboursés, impose un parcours organisé sous les conseils de psychiatres, des opérations qui, pour être de qualité, coûtent une fortune, et sont trop souvent subies,  une stérilisation forcée.


Tout cela en laissant miroiter une reconnaissance par un changement d'État civil qu'il faut encore obtenir de haute lutte par les tribunaux (pour les trans de nationalité française), en donnant des preuves médicales de sa correspondance à notre nouveau genre. La division genree de la société va jusqu'à ce que des tribunaux se permettent de juger de notre crédibilité en tant qu'homme ou femme.


La gauche au pouvoir a fait quelques promesses mais n'a rien changé : face à la revendication d'égalité, elle prêche éternellement la patience alors que la transphobie tue. Tous les jours, les personnes trans sont prier de se cacher et de laisser leurs revendications au placard pour ne pas effaroucher les homophobes et autres réactionnaires. Il leur faudrait attendre que les mentalités changent d'elles même... Mais les préjugés réactionnaires ne reculent jamais que par la lutte, et l'hétérosexisme existera tant que perdurera le capitalisme : ils s'entretiennent et se renforcent mutuellement. Seule la lutte permet d'obtenir des victoires. N'attendons pas que les choses évoluent d'elles mêmes. Nous refusons la transphobie, factrice d'isolement, de précarisation, de violences. En tant que communistes, nous voulons soutenir les revendications des personnes trans, trop souvent, déjà, oubliées des organisations lgb"t". Ne pas nous positionner, ne pas mener la lutte, ce serait perpétuer la transphobie.


On peut comparer ce gouvernement de gauche qui prêche éternellement la patience au personnes transsexuelles avec le gouvernement communiste (maoïste) arrivé au pouvoir au Népal fin 2006, après une phase de guerre populaire et de grève générale (et avant la trahison d'un certain nombre de ses dirigeant-e-s, soucieux/se de préserver leur pouvoir à tout prix): alors que de nombreux autres problèmes brûlants se posaient (réforme agraire, développement de la santé et de l'éducation, libération des femmes et des minorités nationale), les militant-e-s trans ont revendiqué et obtenu la reconnaissance de leur trans-identité sur les papiers d'identité et la possibilité de s'autodéfinir au delà des cases m/f. Le pays le plus pauvre du monde a ainsi donné une leçon de progressisme aux grandes puissance. Seul un processus révolutionnaire peut réaliser l'unité entre tout-e-s les opprime-e-s.

C'est le capitalisme qui nous mutile en nous réduisant à nos organes et à notre vie sexuelle, alors que nous sommes tellement d'autres choses, trans ou non, nous pouvons aussi être ému-e-s du spectacle d'un clair de lune, respirer le parfum des roses, éclater de rire, danser jusqu'au matin et résister au coude à coude avec tou-te-s les autres personnes dont ce monde refuse l'existence. Car nous savons aussi nous battre ! Nous aspirons tou-te-s à une vie paisible, et non à nous faire cracher dessus, agresser ou violer. Cette vie paisible que l'on nous refuse, nous devrons l'imposer avec nos poings et par tous les moyens nécessaires, jusqu'à ce qu'on nous regarde en face.
Nous devons détruire ce système qui ne cesse de nous créer de nouveaux problèmes,  qui dresse des frontières et des murs contre lesquels nous nous fracassons et qui nous oblige à choisir entre mourir ou vivre en esclave d'une identité au service du capitalisme . 
Solidaires des sans papier-e-s e,de toutes celles et de tout ceux qui brûlent les frontières, des nombreux peuples colonisés et opprimés  qui refusent les papiers d'identité français qu'on leur impose  ! Solidaires des travailleur-euse-s dont la lutte seule peut détruire à tout jamais ce système de haine et de peur !
Solidaires des TransBi-e-sPédésGouinesQueersFreaks qui luttent pour exister et refuser l'identité à laquelle on veut les réduire !

 

 C'est pas l'état qui nous sauvera ! La transphobie, elle se combat !

CONTRE LE CAPITALISME ET LE PATRIARCAT, ORGANISONS NOUS, OSONS LUTTER, OSONS VAINCRE !!

 

OCFR-PCMF

Contre la transphobie d'état, seule la lutte paiera

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie

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Publié le 22 Juillet 2013

Police nationale, police patriarcale, chiens du capital

 

Du 10 au 20 juillet, la Lesbian and Gay Pride de Marseille a organisé l'EuroPride méditerranéenne. Marseille étant « capitale de la culture » pour l'année 2013, l'Europride a bénéficié d'une visibilité accrue. Mais en fait d'initiative militante, l'EuroPride vient valider la politique menée par la mairie pour cacher la misère marseillaise et soumettre la ville par la présence policière massive et les plans d'aménagement urbain.

La Parade, festive plus que militante, a eu lieu Samedi 20 et a rassemblé 7500 personnes selon la préfecture. Le cortège était composé d'organisations politiques (dont le PS), d'associations LGBT (Le Refuge, la Lesbian and Gay Pride Marseille,...) et de quelques chars se revendiquant gay friendly, mais qui se servent de la Pride comme d'une occasion pour faire un coup de pub (NRJ, LMDE,...) ! Ainsi, la ville de Marseille est présentée comme une ville progressiste alors qu'elle n'est que l'image de l'hypocrisie du gouvernement français qui se présente comme défenseur des personnes LGBTTIQ (Lesbiennes, Gays, Bisexuel.le.s, Transexuel.le.s, Transgenres, Intersexuel.le.s et Queer) dans un intérêt électoraliste et récupère nos luttes pour en faire l'un des fers de lance de la soumission de Marseille.

 

Nous ne pouvons pas nous retrouver dans cet événement. Anniversaire historique des émeutes de Stonewall à New-York dans la nuit du 29 juin 1969, les marches des fiertés sont des moments et des espaces de lutte et de mémoire pour les travailleur.se.s du sexe et pour les LGBTTIQ qui revendiquent la liberté et l'égalité.

 

C'est pourquoi une Marche des Freaks a été organisée samedi à 22h30 à la Plaine par un collectif marseillais de queerstranspédésbi.e.sgouines et féministes. Une cinquantaine de personnes se sont donc rassemblées. Les mots d'ordre étaient de lutter contre la politique raciste de l’État français, le système capitaliste et patriarcal et la trans.lesbo.bi.homophobie. Derrière plusieurs banderoles (« Nos identités ne rentrent pas dans leur cases, nous ne sommes pas capitalisables, nous sommes ingouvernables ») et avec des slogans tels que « contre le patriarcat et le capital, guerre sociale » ou « police nationale, police patriarcale, chien du capital », nous sommes parti.e.s en cortège. Tout au long du parcours, des passant.e.s nous ont soutenu.e.s, malgré la présence de quelques réac' discrets. Arrivé.e.s sur le cour Lieutaud, vers minuit, la police nous a encerclé.e.s pour « ne pas gêner la population », révélant l'hypocrisie de l'Etat, qui ne tolère les LGBTTIQ que lorsqu'ils et elles sont bourgeois.e.s et dociles. Après ½ heure d'encerclement pendant laquelle nous avons redoublé d'énergie en criant des slogans, nous avons pu partir, puis nous nous sommes dispersé.e.s.

Cette action a permis aux queerstransbi.e.spédésgouines d'être visibles et de se réapproprier leur lutte avec des mots d'ordre politiques et revendicatifs. Nous ne voulons pas nous intégrer dans les schémas réactionnaires de la société, nous ne voulons pas montrer une « bonne image normalisée » de l'homosexualité, de la bisexualité et de la transidentité. Nous prônons la solidarité de classe, antiraciste, anti-homophobe et anti-patriarcale. Nous existons et, à travers cette action, nous nous battons pour détruire une société qui nous opprime.

 

Police Nationale, Police patriarcale, chiens du capital

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie, #Marseille

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Publié le 14 Juillet 2013

Le PINK BLOC et l'OCFR ont manifesté samedi après midi à Lyon à l'occasion du tour de France.

Le PINK BLOC, alors que les homophobes ont encore une fois été visibles à Lyon, a dénoncé la transphobie derrière la banderole "Pédales, dopé-e-s aux hormones et fièr-e-s".

Nous mêmes, en cette veille de 14 Juillet, avons manifesté contre les interventions impérialistes de la France sous le mot d'ordre de "Côte d'Ivoire, Mali, Syrie, Niger, ne laissons pas l'impérialisme tuer en notre nom : la France dehors".

Une quinzaine de personnes se sont mobilisé-e-s à nos côtés. Dès notre arrivée sur les abords du lieu du passage du tour, nous avons été rapidement été encerclé-e-s par la BAC (23 policier-e-s) qui nous a isolé  des passant-e-s, et a fait écran entre nous et la route, limitant la visibilité de notre action. Nous avons tout de même déployé les banderoles et crié des slogans. Nous avons été ensuite, lors de notre dispersion, été suivi du cours Lafayette au métro de Saxe Gambetta, où la police nous a attendu près d'une demi heure.

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #Homophobie, #lyon

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Publié le 11 Juillet 2013

L'OCFR participera à cette action sous les mots d'ordre du pink bloc et ses propres mots d'ordres.

 

Alors que Lyon a été le terrain privilégié des manifestations homophobes, exprimons notre soutien aux revendications LGBTQI !

Le Pink bloc de Lyon vous invite à vous réunir place Guichard, le samedi 13 Juillet à 15h00 pour une action sur le Tour de France. Nous vous invitons à ramener banderoles, pancartes, drapeaux. Nous invitons également toutes les organisations et individu-e-s progressistes à exprimer leurs revendications à cette occasion.

Action lors du tour de France à Lyon

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #lyon, #Homophobie, #International

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Publié le 16 Juin 2013

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie, #lyon

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Publié le 12 Juin 2013

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie, #lyon

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