Publié le 18 Juin 2014

 

Le 21 novembre dernier, une violente intervention policière avait lieu à l'université Lyon II. Elle visait à réprimer un mouvement de lutte mené par les étudiantEs et les personnels qui protestaient contre les nouvelles orientations de l'université, dans le contexte de restrictions budgétaires et de la nouvelle réforme des universités (loi Fioraso). Six étudiantEs - dont quatre syndicalistes - étaient interpelléEs aux portes du campus des Berges du Rhône, après que la présidence ait ordonné l'évacuation des bâtiments et fait intervenir les forces de l'ordre au sein de l'université.

Aujourd'hui ce sont trois étudiantEs qui sont inculpéEs, touTEs militantEs de la FSE/Solidaires étudiant-e-s Lyon, et qui passeront en procès le 23 juin prochain.

Pour faire taire celles et ceux qui s'organisent pour combattre la dégradation des conditions de vie, d'études et de travail qu'imposent à la majorité des étudiantEs et personnels les réformes successives et les restrictions budgétaires, la présidence de l'université - immédiatement soutenue par la ministre Fioraso - n'a offert comme seule réponse l'intervention des forces de l'ordre au sein même de l'université.


Nos 3 camarades, cibléEs par la présidence pour leur activité syndicale au sein de l'université - parmi eux figure l'élu au conseil d'administration de l'université Lyon II - sont ainsi poursuiviEs pour des chefs d'inculpation de "violences" et "rébellion". 

Mais qui sont les "violents" ?
Sont-ce celles et ceux qui se battent pour une université publique, gratuite, critique et réellement ouverte à toutes et tous qu'ils soient avec ou sans papiers ?
Les personnels qui subissent contrats précaires à répétition, conditions de travail et de rémunération toujours plus dégradées ?
Ou celles et ceux qui orchestrent licenciements, externalisation, coupes budgétaires, suppressions de postes, de filières, privatisation et dégradent ainsi les conditions de travail, de vie et d’études de la majorité des étudiantEs et personnels et l'imposent avec la force des coups de matraques et des placements en garde à vue ?!

Un de nos camarades se trouve en outre convoqué ce même jour suite à une plainte déposée par l'UNI-Mét pour "arrachage" de tracts et "menaces". 
Il apparaît ainsi que l’extrême-droite et la présidence se rencontrent inévitablement quand il s’agit de réprimer les étudiantEs en lutte. Ils ont en effet en commun la défense des mêmes intérêts de la classe dominante, des mêmes réformes de privatisation faisant, entre autres, de l'université une institution toujours plus sélective socialement. Ils partagent ainsi les mêmes ennemis.

Ces méthodes intolérables ne se retrouvent pas qu'à Lyon. Partout les mêmes procédés sont employés par l’État afin de casser les mobilisations collectives, seule issue à un système en restructuration qui menace chaque jour un nombre toujours plus grand d'entre nous. 


Loin de ne frapper que nos seulEs militantEs, la répression s'abat sur touTEs celles et ceux qui relèvent la tête pour se défendre. Ainsi, à Caen, le directeur de l'hôpital a fait appel aux forces de l'ordre contre le personnel gréviste en lutte contre les suppressions de postes et les réductions budgétaires. À Amiens Nord, ce sont plusieurs syndicalistes CGT de Goodyear, en lutte contre plus de 1200 licenciements, qui ont été condamnés à de la prison avec sursis, tandis que d'autres ont été placés 39 heures en garde à vue suite à une plainte pour "menaces" d'un syndicat de cadres, avant de ressortir libres sans convocation. En Espagne, ce sont récemment plusieurs années d'emprisonnement qui ont été requises contre des salariéEs d'Airbus qui avaient participé à la grève générale en 2010...

Contre la répression politique et syndicale nous appelons donc à nous rassembler le lundi 23 juin à 14h00 au Tribunal de Grande Instance de Lyon et à venir soutenir nos camarades à l'audience (8ème chambre correctionnelle) afin de défendre la seule décision juste : la relaxe

 
Premiers signataires : 
 

Premiers signataires : FSE/Solidaires étudiant-e-s syndicat de lutte ; Sud Éducation Université Lyon 2 ; Union Syndicale Solidaires rhône  ; Sud ENS Lyon ;Alternative Libertaire ; Coordination des Groupes Anarchistes ; Ligue des Droits de l’Homme – Villeurbanne Est Lyonnais ; Mouvement des Jeunes Communistes de France ; Nouveau Parti Anticapitaliste ; OCML-Voie prolétarienne ; Organisation Communiste – Futur Rouge ; Organisation Communiste Libertaire ; Parti Communiste Français ; Parti de Gauche 69 ;  ; Union des Étudiants Communistes ; Union pour le communisme

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 14 Juin 2014

Foyer de Jeunes travailleurs CARA à St-Ouen
a trop duré !

 

Depuis début Janvier, les résidents et résidentes du foyer CARA ainsi que son personnel sont dans le flou quant à leur avenir.

Début Janvier, une dizaine de résidents et résidentes ont reçu des lettres d'expulsions leur demandant – illégalement – de déguerpir sous 15 jours, ils ont refusé de voir leurs voisins et voisines jetés à la rue. Lors de leur mobilisation, les résidents et résidentes ont découvert que la fermeture du foyer avait été prévu au mois de Juin par la mairie Front de Gauche, sans qu'il aie été prévu de solutions de relogement pour celles et ceux qui habitent le foyer.

 

La mairie, qui possédait le foyer, a vendu le bâtiment à l'office HLM Saint-Ouen habitat. Il l'a lui même vendu à un promoteur qui a prévu d'en faire un hôtel, des logements en accessiblité à la propriété et des commerces.

 

Le foyer est censé être livré par l'Office HLM au promoteur « vide de ses occupants fin juillet ». C'est clair, il était prévu de vider petit à petit le foyer de ses occupant-e-s les plus fragiles et isolé-e-s, de laisser le foyer à l'abandon pour que celles et ceux qui ont les moyens de partir partent, et de chasser le restant cet été.

 

A la mobilisation des résidents et résidentes, la mairie Front de Gauche a répondu par le mépris. Refus de recevoir les délégations, propos insultants contre les jeunes du foyer en lutte, trop pauvres, trop immigré-e-s pour être de vrais audoniens et audoniennes. L'équipe municipale a joué la division entre les résidents et résidentes, entre les bons et mauvais payeurs, entre les membres du collectif et les autres.

 

Comme si être pauvre et ne pas avoir de quoi payer son loyer était une responsabilité individuelle. Comme si c'était de la faute des résidents et résidentes si les usines ferment, si les patrons licencient, si dans notre société raciste les jeunes immigré-e-s ont d'autant plus de mal à trouver un travail. Les résidents et résidentes aussi, comme l'ex-adjoint PCF au logement, aimeraient sans doute pouvoir se vanter de payer 2000 euros d’impôts locaux.

 

Quant aux membres du collectif, ils et elles ont montré que la lutte permet d'obtenir des victoires. Ils et elles ont permis à celles et ceux visés par les menaces d'expulsions de rester au foyer et ont obtenu l'arrêt des expulsions jusqu'à la fermeture du foyer.

 

Les municipales ont montré que les habitants et habitantes du CARA n'étaient pas seuls à St-Ouen à en avoir assez de la politique clientéliste et bourgeoise de la mairie Front de Gauche. La maire sortante n'a pas mobilisé son électorat et a été battue par la droite.

 

Pour les habitants et habitantes du CARA, cela signifie revenir à zéro dans les négociations. Cela dit, elles n'étaient pas très abouties, car pour 120 résidents et résidentes à reloger, la mairie en était à trois relogements – peut être. Pour le personnel auquel avait été promis un reclassement, c'est l'incertitude.

 

Diverses rumeurs contradictoires circulent, le foyer ne fermerait plus, ce qui serait étonnant car la vente a été actée, le foyer fermerait en juin, la cessation de paiement serait pour demain... La dernière décision ferme, c'était que le foyer fermerait fin Juillet. Nous sommes au début du mois de Juin, et toujours pas de nouvelles de la mairie.

 

Deux lettres ont été envoyées par le collectif CARA pour obtenir un rendez vous avec la mairie, restées sans réponse. Inquiet pour son avenir, le personnel a également envoyé une lettre à la mairie exigeant une réponse. Silence radio là aussi.

 

L'argument selon lequel la mairie a besoin de temps pour se mettre au travail commence à dater : les élections ont eu lieu il y a deux mois. De toute façon, ce changement de mairie, ce n'est pas le problème des résidents et résidentes et du personnel. Leur urgence, c'est la fermeture du foyer, c'est leur relogement, c'est leur reclassement. En effet, la rumeur persistante veut que le foyer ferme fin Juillet. Les résident-e-s n'ont néanmoins encore été avisés officiellement de cette fermeture, n'ont eu vent d'aucune procédure judiciaire d'expulsion, ni n'ont reçu d'aide concernant leur relogement. La mairie pense-t-elle vraiment que la grosse centaine de résident-e-s va accepter de quitter le CARA fin juillet ?

 

Le nouveau maire, William Delannoye et son équipe ont utilisé l'affaire du foyer CARA contre la mairie Front de Gauche, surfant sur la mobilisation des résidents et résidentes. Mais jamais, au conseil municipal, il n'est intervenu pour défendre celles et ceux qui vivent et travaillent au CARA. Pour la droite comme le Front de Gauche, le CARA, c'est une affaire d'argent. Si les résidents et résidentes ne s'étaient pas mobilisé-e-s, ils auraient continué à ignorer que derrière les marchés qui se chiffrent en millions d'euros, il y a des vies de jeunes et moins jeunes travailleurs et travailleuses.

 

Des chambres vue sur le sacré cœur et la Tour Eiffel, c'est trop beau pour des jeunes galériens et galériennes, souvent immigré-e-s. Les touristes et les petit-e-s-bourgeois-e-s qui viennent s'encanailler en banlieue, c'est plus rentable !

 

Partout, les travailleurs et travailleuses, les pauvres, sont chassés peu à peu de la petite couronne, bientôt intégrée au Grand Paris, repoussés sans cesse vers la périphérie. Il faut bien donner des marchés aux géant du bâtiment, VINCI, VEOLIA. Tant pis si les bureaux et les luxueux appartements neufs qui surgissent à la place de nos quartiers populaires restent vides tandis que les résident-e-s et tant d'autres, eux/elles, se retrouvent à la rue. Le 93 détient le peu enviable record des expulsions locatives.

 

Cette politique d'exclusion des classes populaires, ce sont bien les mairies Front de Gauche de la petite couronne qui en sont les premières responsables. Jaqueline Rouillon, ex-maire de Saint-Ouen, a ainsi porté le projet pharaonique du quartier des docks, destiné à accueillir la petite bourgeoisie parisienne au détriment des classes populaires et a l'année dernière chassé 700 roms de saint Ouen.

 

Partout, en Ile de France, se loger, pour les classes populaires, représente un énorme poste de dépense. Au CARA lui-même, foyer municipal à vocation social, c'est plus de 400 euros par mois pour vivre à deux dans une chambre de 9 mètres carrés qu'il faut débourser. Néanmoins, la fermeture des près de 200 chambres que compte le CARA n'arrangera rien à cette situation. Voilà pourquoi le foyer doit rester ouvert.

 

Ce ne sont pas ni les résidents et résidentes du foyer, ni le personnel, qui sont responsables de cette situation, voilà pourquoi une solution de relogement et de reclassement doit être trouvée pour chacun et chacune d'entre eux/elles avant même d'envisager une fermeture du foyer.

 

Non à la fermeture du Foyer CARA !

Non aux expulsions !

Un toit pour tous-tes !

Seul la lutte paye!

 

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 14 Juin 2014

Ce n'est pas l'Etat qui nous sauvera,

les droits des LGBTIQ sont un combat !

 

Après le mariage pour tous, le combat continue ! 45 ans après les émeutes de Stonewall continuons à revendiquer nos droits et marchons avec fierté !

 

Comment mener une politique contraire aux droits des LGBTIQ tout en prétendant les défendre?

Le PS a intentionnellement laissé traîner le débat sur le mariage pour tous, ce qui a permis aux réactionnaires d'occuper le devant de la scène et massivement la rue pendant plusieurs mois. Les conséquences ont été dramatiques. Au lieu de permettre la visibilité des LGBTIQ, ce sont la transphobie, la lesbophobie et l'homophobie qui se sont affirmées, entraînant une augmentation de 78% des agressions en 2013. En outre, les groupes fascistes se sont senti pousser des ailes. La répression fasciste a durement touché les LGBTIQ, les immigré-e-s, les non-blanc-he-s, les militant-e-s antifascistes, progressistes et révolutionnaires : passages à tabac, tortures, viols et meurtres.

Et maintenant, après avoir enduré tout cela ?

  •  Oubliés les droits des trans ! Le PS se moque du droit des personnes trans victimes de la transphobie d'Etat et de l'exclusion du travail !
  •  A la poubelle la PMA ! Les militant-e-s du PS ont sans doute les moyens d'aller concevoir en Belgique !
  •  Un mariage pour tou-te-s, mais pas pour les couples mixtes entre français-e et ressortissant-e de la Pologne, Maroc, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie, Kosovo, Slovénie, Cambodge, Laos, Tunisie et Algérie. D'une soit disant mesure d'égalité, le PS arrive à faire une mesure raciste !
  •  Des réfugié-e-s LGBTIQ qui font face à des institutions transphobes, lesbophobes et homophobes et galèrent à obtenir leur statut !

Par contre :

  •  Les groupes fascistes dissous après le meurtre de Clément Méric continuent de se pavaner dans les rues.
  •  Laurence Rossignol, ministre de la Famille, à peine nommée, reçoit la "manif pour tous".
  •  AIDEs et Act-UP sont menacés financièrement. Act-Up est mis en examen pour avoir qualifié d'homophobes la "manif pour tous".

Trop, c'est trop ! On ne peut pas accepter de défiler avec un Parti qui mène une politique contraire aux droits des LGBTIQ.

Les contradictions entre fractions de la bourgeoisie sont moins importantes qu'entre elle et nous

Toutes les fractions de la bourgeoisie qui se disputent le pouvoir lors des élections ne sont pas d'accord sur les questions de genre, de la famille, du patriarcat. Mais toutes sont là pour sauvegarder le système capitaliste, en réprimant les travailleurs et travailleuses et les mouvements qui le menacent.

Le patriarcat est une pièce maîtresse dans le fonctionnement du système capitaliste. Il permet d'assurer le renouvellement des forces travailleurs et travailleuses – faire à manger, s'occuper des enfants -, d'écraser les femmes et d'assurer que les garçons héritent de leur père.

Le patriarcat est un carcan qui nous opprime, modèle dès notre enfance nos corps et nos comportements, fait de nous des hommes et des femmes dans le cadre étroit et étouffant du couple hétérosexuel monogame. Nous avons tous et toutes d'autres aspirations.

Mais qu'attendre de la bourgeoisie, face à ces aspirations ? Aujourd'hui, elle est la gardienne d'un système à bout de souffle qui ne peut plus apporter que la réaction. Ce que cette histoire du mariage pour tous démontre, c'est que la moindre mesure qui pourrait paraître en faveur du progrès se retourne contre nous.

Nous n'avons rien à attendre du PS. Nous n'avons rien à attendre des négociations dans les bureaux cossus des ministères. Nous n'avons rien à attendre de la bourgeoisie et des féministes bourgeoises aujourd'hui représentées par Osez le Féminisme alliée au PS.

Nous, communistes, sommes fièr-e-s de lutter aux côtés des LBGTIQ. C'est par le combat révolutionnaire et par la lutte que nous triompherons de ce système barbare qui nous exploite et nous opprime en tant que femmes, en tant que trans, en tant que lesbiennes, en tant que gay, en tant qu'immigré-e-s, en tant que travailleurs/euses.

Nous n'oublions rien des luttes féministes et LGBTIQ. Nous n'oublions rien des émeutes de Stonewall, le 28 Juin 1969 à New-York. Nous sommes fier-ères de nos luttes, et c'est par ces luttes que nous arrachons nos droits !

Rien à attendre de la démocratie bourgeoise, seule la lutte paye !

Pas de place pour les représentant-e-s de la bourgeoisie dans nos luttes !

Tous-tes marchons avec fierté !

Ce n'est pas l'Etat qui nous sauvera, les droits des LGBTIQ sont un combat !

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Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Homophobie

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Publié le 12 Juin 2014

Samedi 7 Juin, un immeuble d'habitation de 6 étages a pris feu à Aubervilliers, faisant trois morts, dont une femme enceinte.
Cet immeuble, laissé à l'abandon par ses propriétaires, un frère et une sœur, était très dégradé et avait déjà pris feu il y a plus d'un an, faisant trois morts.
Nous tenons avant tout à affirmer notre solidarité aux sinistré-e-s et aux familles des victimes.
Nous sommes également en colère, comme les sinistré-e-s, du mépris dans lesquels on les tient. Mépris des pompiers, qui n'ont pas aidé à évacuer les habitant-e-s prisonniers de l'immeuble. Mépris de la préfecture qui n'a pas daigné se déplacer. Mépris de la mairie Front de Gauche, qui a refusé de recevoir les sinistré-e-s lundi, dont un adjoint a déclaré au téléphone que « c'était le destin ».
 
 
Non, ce n'est pas le destin. Personne ne meurt dans un incendie dans le XVIème arrondissement. Ce n'est pas le destin qui fait que des propriétaires laissent pourrir leur immeuble, tout en encaissant les loyers – élevés, bien sûr -, en attendant qu'il brûle pour toucher l'assurance et revendre le terrain en réalisant une jolie plus value. 
Ce n'est pas le destin qu'après un incendie faisant trois morts, rien n'aie été fait pour reloger les habitant-e-s, rien n'aie été fait pour améliorer les conditions de sécurité.
Un enfant de 12 ans a été mis en examen pour avoir incendié une poussette. Mais sa responsabilité est-elle plus importante que celle de ceux qui ont créé les conditions de cet incendie ?
Le fait est que la vie de prolétaires, souvent immigré-e-s, ne vaut pas grand chose pour la mairie, la préfecture, les propriétaires, par mépris de classe, racisme et intérêts économiques. 
Dans toute la banlieue parisienne, ceux qui se prétendent de notre côté, le front de gauche, démontrent de quel côté ils sont. Expulsions de roms, de mal logé-e-s, de foyers, abandon de celles et ceux qui ont été expulsés à cause de la vétusté de leurs immeubles, qui ont dû fuir suite à des incendies. L'intérêt de l'Etat et des mairies est le même que les intérêts économiques des patrons du BTP et des propriétaires des immeubles vétustes de la banlieue parisienne. 
Tout raser pour construire des immeubles de bureaux et à destination de la petite bourgeoisie. Tant pis pour les classes populaires.
Nous ne pouvons que compter sur la solidarité. Les habitant-e-s de l'immeuble se sont aidé-e-s les un-e-s les autres à évacuer l'immeuble, la solidarité s'est mise en place dans le quartier. Tant d'entre nous, en banlieue parisienne, subissent le mal logement, la peur des incendies, la promiscuité, l'insalubrité, la peur de se retrouver à la rue. Nous avons un intérêt contraire à celui des mairies, de l'Etat, des propriétaires et des patron-ne-s du BTP. Nous devons nous serrer les coudes et nous organiser pour lutter pour notre droit à un logement décent et à la sécurité.
 
Les mairies Front de Gauche ne veulent rien entendre? Seule la lutte paye!
Relogement des victimes tout de suite !
Des logements décents pour tous-tes !
 

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Rédigé par OC Futur Rouge

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Publié le 7 Juin 2014

 

Les commémorations qui auront lieu les 5, 6, 7 Juin dans l'Etat français en hommage à Clément Méric ne sont pas pour nous des manifestations antifascistes, des concerts antifascistes parmi d'autres. Nous ne sommes pas à leur place, mais nous tenons à assurer de notre solidarité sa famille, ses ami-e-s, ses camarades. Le meurtre d'un militant antifasciste, on ne peut l'oublier, ni le pardonner. Comme nous n'oublierons pas les tortures, tentatives de meurtre que des camarades antifascistes, des immigrés et des jeunes de quartier ont vécu autour de nous. 

 

C'est, d'autre part, d'autant plus déterminé-e-s de venir à bout du système capitaliste dont le pourrissement engendre d'insupportables violences que nous manifesterons. « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres », écrivait Gramsci. Nous ne voulons plus que qui que ce soit soit leur proie.

 
La faillite de l'antifascisme républicain
 
L'expérience démontre que, pour chasser ces monstres, l'on ne peut pas compter sur les gardiens du vieux monde. Que s'en remettre à l'Etat, aux préfectures, aux mairies, au PS pour assurer sa sécurité, c'est se livrer pieds et poings liés à la bourgeoisie, devenir incapables de toute politique antifasciste de lutte et de masse. Et c'est inefficace. Les fascistes jouent un rôle répressif, au côté de la police. L'Etat et le PS n'ont aucun intérêt à les arrêter tant qu'ils ne dépassent pas les limites de leur fonction représsive.
Les suites de la dissolution des groupes IIIème voie, JNR, JN, œuvre Française ont montré a quel point il s'agissait d'effets d'annonces sans volonté réelle de mettre fin aux agissements des groupes fascistes. Aucun de ces groupes n'a cessé ses activités. Au contraire, les antifascistes parisiens, lyonnais, toulousains et d'autres ont subi la répression et le harcèlement policier.
 
Toute la bourgeoisie est réactionnaire
 
Le PS fait concession sur concession à "la manif pour tous", et les reçoit dans les ministères. Pendant ce temps-là, le PS attaque les droits des travailleur-euses – ANI, chômage, assurance maladie, retraites. Il mène interventions impérialistes sur interventions impérialistes. Il mène une politique raciste ultra-répressive contre les roms, les sans papiers. Il sème les divisions racistes, islamophobes au sein des masses. Les contradictions entre les différentes parts de la bourgeoisie sont moindres par rapport à celles qui nous oppose à elle. Du PS au FN, c'est la même classe, la bourgeoisie, et elle n'est capable d'apporter que toujours plus de réaction et de violence de classe, fasciste, policière.
 
Face à cette configuration, oui, nous avons besoin d'antifascisme. Contre les coups que nous porte la bourgeoisie, contre les divisions qu'elle sème dans notre camp, l'antifascisme, en terme politique comme en terme d'organisation, est un outil important de lutte et d'organisation des masses populaires. Hors de question de servir la soupe au PS, de défiler gentiment derrière lui. Que vive l'antifascisme populaire, de masse et de lutte !

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Rédigé par OC Futur Rouge

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