Communiqué de soutien à Aurore Martin

Publié le 11 Janvier 2015

 
Lundi 12 Janvier s’ouvre dans l’état espagnol le procès contre 35 militant-e-s de la gauche Basque accusés d’appartenance à une organisation terroriste.
La militante de 35 ans, Aurore Martin figure parmi les accusés.
Elle est accusée de « participation à une organisation terroriste ». Ce qui lui est concrètement reproché sont sa participation à des réunions publiques (cinq dont une dans l’état français), la rédaction d’un article dans un journal indépendantiste, et ses rapports avec le Parti Communiste des Terres Basques. Elle encourt 12 ans de prison.
 
L’Organisation-Communiste Futur-Rouge est solidaire des prisonniers politiques. Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques, et notamment celle d’Aurore Martin dont l’exécution de son mandat d’arrêt européen fut une première dans l’état Français concernant une militante possédant la nationalité française (d'autres militants basques, notamment de Segi, réfugiés au Pays basque nord, avaient été extradés). 
C’est le gouvernement socialiste qui l’a extradé, collaborant activement avec le gouvernement espagnol. Elle avait été ensuite libérée après paiement d'une caution de 150 000 euros.
 
Nous pensons également à Ibon Iradi, arrêté en 2012, et prisonnier à Lannemezan.
Condamné à 30 ans de réclusions par l’état français, une autre peine l’attend ensuite dans l’état Espagnol.
Mais Ibon est malade, et en prison il n’a pas accès au soin. Il souffre de sclérose en plâtre.
C’est à la mort que la justice française l’a en réalité condamné !
Ibon n’est pas le seul prisonnier basque dans l’état français, fidèle allié de l’état espagnol dans sa lutte contre l’indépendance du peuple basque.
Txistor Haranburu par exemple est détenu depuis 25 ans.
 
Dans la prison de Lannemezan se trouve également le militant communiste libanais, George Ibrahim Abdallah depuis plus de 31 ans, et la France refuse de le libérer. Il est le plus vieux prisonnier politique dans l’état français.
 
Dans l'Etat Espagnol, l'arrêt de la lutte armée au Pays Basque n'a pas signifié pour autant l'arrêt de la répression. Au contraire, l'Etat espagnol continue de poursuivre les militant-e-s basques. La bourgeoisie non plus n'oublie rien, ne pardonne rien. Les militants madrilènes sont également touchés par la répression. Le jeune antifasciste Alfon vient d'être condamné à 4 ans de prisons, s'ajoutant à une année de prison pour rébellion lors de son arrestation.
 
L’état et la bourgeoisie mène une guerre contre les résistant-e-s. Ils usent de tous leurs moyens répressifs pour essayer de nous empêcher de lutter (mandats d’arrêts, arrestations préventives, rétention de sureté, plan vigipirate, etc). 
On entend même parler de rétablissement de la peine de mort dans les médias.
Mais nous ne cesserons jamais de lutter ! Notre lutte est juste !
 
Non aux mandats d’arrêts européens !
Libération d’Ibon Iradi et tous les prisonniers politiques !
Libération de George Ibrahim Abdallah !
 
L'OC-FR
Communiqué de soutien à Aurore Martin

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Pays Basque, #International, #Répression

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AKAB 11/02/2015 15:46

Et lol (si l'on puis dire...), il s'agit de la sclérose en plaque et non "plâtre" ! ;)
Ajoutons que les avocats basques ont été arrêtés avant l'ouverture du procès, qui a été ajourné...

AKAB 11/02/2015 15:41

Camarades, une correction et deux précisions :
Ibon Fernandez Iradi fut arrêté une première fois en 2002 mais s'échappa du commissariat de Baiona, mais fut arrêté à nouveau en 2003.
Au côté d'Aurore Martin se trouve également Haizpea Abrisketa de "nationalité française".
Comme Txistor, sont emprisonnés depuis 1990, Jakes Esnal, Unai (dans l'Etat espagol) et Jon Parot.