Incendie du FortMcMurray : stop à la catastrophe environnementale

Publié le 27 Mai 2016

Incendie du Fort McMurray : stop à la catastrophe environnementale !
Solidarité avec les peuples du Canada !
 
L’incendie à ravagé la région de Fort McMurray au Canada, dans l’Alberta.
Depuis le 3 Mai 2016, c’est un véritable désastre social, économique, écologique, et humain que vivent les habitant-e-s de fort McMurray. 
Ces dernières heures, l’immense brasier est estimé à plus de 5 230 kilomètres carrés. Plus de 80 000 personnes qui vivent sur ce territoire ont dû partir précipitamment. 
L’OC-FR souhaite exprimer sa solidarité avec les travailleurs/euses de Fort McMurray. C’est l’impérialisme (dont français), et ce sont les grands groupes monopolistiques pétroliers (dont Total, encore une fois) qui sont responsables. Ce sont des criminels. 
Voir la population devoir fuir devant les feux, devoir tout abandonner, voir la forêt boréale, jadis primaire, ravagée par les flammes, nous emplit de colère. Nous n’imaginons pas les sentiments que doivent ressentir ceux et celles qui y ont tout perdu. 
 
Déjà frappé et sinistré socialement par la chute du prix du pétrole, Fort McMurray ne pouvait pas connaître pire. Ce site stratégique pour le Canada (dont 25% de l’économie serait lié à l’industrie pétrolière) est aussi la plus grande réserve de sable bitumineux au monde, cette matière qui fait le pétrole le plus sale, et le plus dégueulasse qui soit. Ce même sable, qui fait des ravages à Madagascar, et détruit son environnement. Ce sable, très cher, que Total exploite, au détriment de l’écosystème et des peuples. 
Pour l’exploiter, il faut raser la forêt (le sable se situe sous le sol). Ensuite exploité dans des mines à ciel ouvert, le sable pollue l’air, l’eau et les sols. Les zones humides disparaissent avec toute la biodiversité qu’elles abritaient. De plus, ce pétrole consomme des quantités énormes d’eau. Impossible de décrire tout les dommages écologiques engendrés par cette exploitation, tant ils sont nombreux. 
En Alberta, les sables bitumineux sont exploités depuis 1967. En 2012, la production brut à partir des sables bitumineux y était de 1,9 millions de barils par jour. Total en est l’un des principaux exploitants, son rôle est majeur dans l’Alberta. 
 
Mais ça y est, l’air n’est toujours pas respirable, l’incendie toujours pas maîtrisé, que les compagnies pétrolières demandent aux ouvriers/ères de pétrole de revenir, et de repeupler les camps de travailleurs épargnés par les flammes. 
Les impérialistes, qu’ils soient canadiens, français ou d’autres nationalités, ne renoncent pas à la manne financière que représente le pétrole, même quand ce marché est en crise. Ils nous ont mené vers la catastrophe, et veulent encore nous y enfoncer plus. Même la science bourgeoise nous l’affirme, l’exploitation pétrolière en Alberta détruit notre planète. 
Des scientifiques démontraient dans la revue Nature, que cette situation n’est pas viable pour l’avenir, et demandaient à suspendre d’urgence les projets des pétroliers dans la région. L’étude conclue sur la nécessité de renoncer à ce pétrole : « s’il veut aider l’humanité à éviter la catastrophe climatique qui s’annonce ». 
Loin d’être entendus, de nouveaux projets sont en cours, avec un oléoduc qui doit acheminer ce pétrole dégueulasse, jusqu’à l’Atlantique, et l’exporter par navire-citerne jusqu’en Europe.
 
De plus, les compagnies pétrolières et l’impérialisme ont dépossédé ce territoire aux premières nations. Aujourd’hui, lorsque celles-ci témoignent et manifestent contre la pollution de leur environnement, et les menaces sanitaires, elles sont réprimés. Harcelées, stigmatisées, isolées, les premières nations, avec l’aide de quelques éléments corrompus par l’argent du pétrole, ont été mis à l’écart, loin de profiter des mannes pétrolières, elles s’appauvrissent dans un environnement de plus en plus hostile. L’OC-FR soutient la lutte des premières nations, victimes des impérialistes.
 
Total ne sème que misère, mort et désolation
 
C’est peut-être au Canada, sur un autre continent, mais nous autres communistes français avons une responsabilité aussi sur cette situation. C’est entre-autre l’impérialisme français, et l’un de ses représentant, Total, qui profite et qui exploite l’Alberta. 
Mener la lutte ici, contre notre impérialisme, c’est aussi être solidaire des peuples et des travailleurs/euses qui en sont victimes à travers le monde.
Il y en a marre de ces catastrophes. Il y en a marre de voir Total et les pétroliers causer les pires drames. Il y en a marre de toutes ces catastrophes pétrolières. On se souvient notamment de l’Érika, déjà avec Total, le pétrolier qui avait fait naufrage en 1999 au large de la Bretagne.
Des marées noires aux incendies, les responsables ce sont les impérialistes. Le feu, c’est l’impérialisme. 
 
Total continue à ravager la planète. Sur chaque continent, elle perpétue ses crimes. Elle continue à détruire l’environnement, à soumettre les peuples. Ses velléités poussent les pétroliers à aller toujours plus loin, à faire toujours plus de dégâts, à s’emparer de toujours plus de terres, de mers et d’océan. Ils veulent aller sur Mars, mais en attendant ils forent nos glaciers, fouillent nos océans, s’accaparent des territoires vierges. 
C’est le cas par exemple en Russie, dans l’Arctique, où rien n’arrête Total qui continue à menacer notre planète. 
Fragilisé par le réchauffement climatique, les pôles sont pourtant les proies des grands monopoles énergétiques. On y trouve des tas de matières premières non-exploitées : du gaz, du pétrole… Et les firmes impérialistes n’en ont rien à faire des conséquences, tant que cela leur rapporte des marchés juteux.
Pour l’OC-FR, il est temps d’y mettre fin.
 
Dans l’état français, les ouvriers/ères du pétrole sont actuellement en lutte contre la loi travail. Pour tenter de casser la grève, Total menace les ouvriers/ères de revoir ses plans d’investissement dans les raffineries (500 millions de prévu), alors même qu’elle est la première entreprise française en terme de chiffre d’affaire. C’est un chantage peu crédible, tant l’état français a besoin de ces raffineries sur son territoire pour l’alimenter. Cela doit au contraire renforcer notre détermination à bloquer ses activités françaises. 
Nous pouvons observer déjà que ce mouvement de grève met en panique les patron-ne-s de la chimie et du pétrole. L’UIC (Union des Industries Chimiques) syndicat patronal de la chimie, a d’ailleurs écrit dans un communiqué : « L’industrie chimique en France est déjà affectée par les mouvements dans les raffineries. L’arrêt des unités a des conséquences sur la production des grandes matières premières en amont : (benzène, éthylène, propylène). Un risque de pénurie, en particulier pour les entreprises livrées par pipeline, est à craindre. Toutes les pertes de production induites par cette situation sont irréversibles et ne se rattraperont pas. Ces dernières risquent d’ailleurs d’affecter nos secteurs clients comme la plasturgie, l’automobile… » Alors quand même les patron-ne-s le disent… 
 
Arrêt de l’exploitation des sables bitumineux !
 
A bas l’impérialisme !
Incendie du FortMcMurray : stop à la catastrophe environnementale

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #environnement, #Canada, #Impérialisme, #International

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