Tract à propos de la fin de la trêve hivernale

Publié le 29 Mars 2013

Face a la fin de la trêve hivernale

Tous uni-e-s sur le front du logement!!!

 

En cette période de fin de trêve hivernale la question du logement revient sur le devant de la scène de façon tragique. Une fois encore, c'est la reprise des expulsions qui s'annonce avec son lot de malheurs et de situations dramatiques. Que ce soit l'UMP ou le PS qui dirige l'État cela ne change strictement rien pour les milliers de prolétaires qui vont se retrouver a la rue. Et ce d'autant plus que de plus en plus d'entre eux subissent le chômage.

La question du logement n'est pas un problème neutre. Elle est une des contradictions les plus violente de la société capitaliste. D'un coté la bourgeoisie vit dans de jolies villas, peut se permettre de multiplier les résidences secondaires, de laisser inoccupés un nombre incroyable de logements vacants. De plus, cette classe parasite spécule sur la misère pour se garantir un tôt de profit maximum.

De l'autre les classes populaires, les travailleurs pauvres, les précaires, les chômeurs, nous, le prolétariat. Nous vivons dans les taudis, les HLM, les cages à poules, les logements de fortune. Notre classe s'esquinte au travail pour produire l'ensemble des richesses de la société et ne nous est reversé qu'une part infime de la plus e du travail. La condition de la classe ouvrière ? Trimer pour que des patrons puissent vivre grassement, travailler pour un salaire «minimum», qui bien souvent n'est même pas suffisant pour permettre de vivre dignement.

Ce ne sont pas les possédants qui se demandent au jour le jour comment payer les factures, le loyer, comment faire les courses. Bien souvent les propriétaires de logements sont également ceux qui détiennent les moyens de productions. Ils nous font travailler pour eux : avec la plus-value de notre travail ils peuvent acquérir des appartements, des maisons. Ce sont ces même logements qu'ils louent aux ouvriers, ainsi ils peuvent récupérer une partie du salaire versé aux travailleurs.

 

Si nous analysons les choses jusqu'au bout, c'est la classe ouvrière qui produit les richesses de la société, c'est elle qui construit les logements. Les patrons eux bénéficient du fruit de ce travail car ce sont eux qui possèdent les moyens de production. Les appartements qu'ils louent aux prolétaires sont le fuit direct de l'exploitation des travailleurs. C'est une des raisons pour lesquelles nous disons que la bourgeoisie est une classe parasite et que c'est à la classe ouvrière de diriger la société.

 

Face aux problèmes du logement beaucoup en appellent a l'intervention de l'État pour qu'il réquisitionne les locaux laissés vacants. Seulement voilà l'État n'est jamais qu'un outil permettant la domination d'une classe sur une autre, sont rôle n'est jamais neutre. Dans une société capitaliste comme la nôtre, l'appareil d'État est aux mains de la bourgeoisie.

Ne soyons pas dupes, les possédants n'ont aucun intérêts a redistribuer les logements vacants : ils ont intérêt à entretenir une fausse pénurie pour pouvoir spéculer. Par conséquent, en appeler aux exploiteurs et au droit pour mettre fin a la situation qu'ils ont eux même créé n'est qu'une illusion.

 

Si des quartiers sont menacés de destruction, que la bourgeoisie cherche par des « rénovations » à nous en expulser, si des familles sont menacées d'expulsions, comptons sur notre solidarité de classe pour organiser l'autodéfense, pour faire face ensemble aux flics et aux propriétaires. Des réquisitions, il en faut. Pour cela c'est nous devons nous organiser dans un large front du logement. Former des comités dans les quartiers, dans les usines, et agir par nous même et selon nos propre règles. Si des logements sont vacants, organisons des réquisition populaires. Si nous restons seuls et seules et que nous essayons de nous défendre individuellement nous perdrons. Par contre si nous réagissons collectivement aux expulsions, alors nous sommes une force capable de reprendre nos affaire en main. La question du logement, c'est une question de dignité, une question de classe !

 

Tous uni-es sur le front du logement!

Organisons les réquisitions et l'autodéfense populaire!

Tract à propos de la fin de la trêve hivernale

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tract, #logement, #Clermont Ferrand

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