Communiqué suite à la manifestation pour la libération de Georges Abdallah

Publié le 29 Octobre 2014

Communiqué suite à la manifestation pour la libération de Georges Abdallah

Différentes organisations s’étaient réunies sous un même cortège à la manifestation pour Georges Abdallah pour demander la libération immédiate de celui-ci, mais aussi d’Ibon Iradi, prisonnier politique basque atteint de la sclérose en plaque et codétenu de Georges Abdallah. Des militantes de l’OCFR faisaient partie de ce cortège.

Alors que l’OCFR était en processus d'unité avec le PCmF, des contradictions sont apparues au sujet du viol, contradictions dans lesquelles l’OCFR n’a fait que se défendre. A partir de là la rupture était obligée. L’OCFR ne souhaitait pas en dire plus publiquement, afin de préserver l’intimité mise à mal en interne, déjà suffisamment exposée publiquement et n’a donc pas désigné publiquement celles et ceux avec lesquels ces contradictions ont explosé à ce moment là. De plus, il apparaissait comme principal à l’OCFR de s’autocritiquer plutôt que de rejeter la faute du mauvais traitement du viol commis contre Lucie sur d’autres.

Dans le cadre où le viol commis à l’encontre de Lucie a été rendu public, il apparaissait comme relevant de la décence la plus élémentaire que celles et ceux qui ne l’ont pas soutenue sauraient se faire discrets et discrètes.

Or, sur le trajet de la manifestation se rendant à la prison, un cortège sous le nom « Bloc Rouge » réunissant ces éléments attendait le cortège où était présent l’OCFR sur un côté de la route. Le « bloc rouge »  leur a barré la route pour se placer devant leur cortège.

C’est le « bloc rouge » qui est venu provoquer  nos camarades. Il y avait suffisamment de monde dans la manifestation pour éviter  tout contact entre les militantes de l’OCFR et le « Bloc Rouge ».

Le cortège où était présentes des militantes de l’OCFR a d’ailleurs tenté de prendre de la distance, mais devant les provocations du « Bloc rouge », une confrontation a éclaté.

Les militants du « bloc rouge » ont été conciliants avec un crime fasciste et des viols. Ils poursuivent maintenant les camarades de l’OCFR, tentent de les intimider, de les faire taire. Leur présence dans la manifestation devenait donc antagonique avec la présence de camarades de Lucie.

Malheureusement, le Bloc Rouge a pu terminer la manifestation, prendre la parole devant la prison tandis que les militantes de l’OCFR et plusieurs des camarades de leur cortège ont préféré partir.

Les militantes de l’OCFR ne pouvaient pas imaginer qu’ils/elles profiteraient de cette manifestation pour commettre des provocations. En effet,  après avoir rendu public le viol commis contre Lucie, faire profil bas semblait le seul choix possible pour le « bloc rouge ».

Nous regrettons que les militantes de l’OCFR aient du quitter la manifestation et condamnons les provocations du Bloc Rouge. Nous remercions celles et ceux qui ont fait preuve d’une solidarité spontanée.

Solidarité avec Lucie, solidarité avec les survivantes de crimes sexistes

AFA Pau, IPEH-Antifaxista, OCFR, Sri Baiona,Vegan antifa pays basque

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Féminisme, #Pau

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