Répression de militants révolutionnaires à un meeting contre la répression

Publié le 27 Juin 2015

Répression des militants révolutionnaires à un meeting contre la répression
 
Notre organisation souhaitait participer à un meeting de soutien aux prisonniers révolutionnaires

En effet, nous travaillons depuis plusieurs années avec le mouvement abertzale et souhaitions soutenir et relayer des prises de position publiques d'ancien-ne-s prisonniers et prisonnières basques en rupture avec la politique de conciliation menée par la direction du mouvement abertzale. 
Les mouvements subissant une forte répression sont systématiquement traversés par ce type de contradictions et ces prises de position nous paraissaient exemplaires, et faire sens au delà de la question basque. 
 
Il était difficile pour nous de nous rendre à ce meeting à cause de contradictions avec le Bloc Rouge et le PcmF qui se trouvaient parmi les organisateurs. 
Révolutionnaires, nous même victimes de répression, proches d'anciens et d'anciennes prisonniers et prisonnières politiques, nous souhaitions néanmoins y participer dans un esprit constructif et solidaire.
A notre arrivée, nous nous sommes vus notifier que l'accès à ce meeting nous était interdit, suite à une décision du CRI, collectif organisateur. 
Le droit de répondre aux allégations du PCmF ne nous a pas été donné, alors que nos militant-e-s auraient souhaité s'exprimer. 
Un militant s'est saisi d'une camarade pour la faire sortir de force. Des coups et des cris s'en sont suivis et nous nous sommes défendus. Notre camarade à été frappée au visage à plusieurs reprises, qualifiée de folle et de pute. 
Nous avons tenté de nous expliquer mais avons collectivement été traités de saboteurs sans possibilité de nous défendre dans un cadre de discussion.
Il nous était reproché d'avoir agressé des militants du bloc rouge. Il est vrai qu'à la manifestation du 1er mai nous en étions venus aux mains avec un cadre du bloc rouge car ils nous avaient menti. 
Le bloc rouge prétendait le départ de leur organisation d'un membre coupable de viol envers une de nos militantes, et nous nous étions aperçu que cela était faux.

Au moment où l'une de nos camarades révélait avoir été violée par un fasciste, une autre de nos militantes, en conflit politique avec les cadres du Bloc Rouge et du PcmF avait été violée par l'un d'entre eux.
S'en était suivi de leur part de longs mois de harcèlement à l'encontre de notre militante et vis à vis de l'ensemble de notre organisation, mettant en danger notre capacité à soutenir notre autre camarade victime de la répression fasciste criminelle.
Nous avions ensuite demandé au bloc rouge l'exclusion du militant ayant violé notre camarade. 
Il nous avait été répondu que « leur Camarade  (…) n'a pas vécu cette situation de la même façon », « il n'a pas le même sentiment que votre Camarade sur les faits détaillés dans votre courrier » et c’est sur cette base qu’il « réfute les violences dont il est accusé, ce qu'il avait déjà fait auparavant ». Pourtant, il  « ne remet pas en cause la parole de votre Camarade, pas plus aujourd'hui qu'hier ».
Il est intéressant de constater que DSK, lors du récent procès du Carlton a employé le même argumentaire pour des faits exactement similaires :  « Je ne mets pas en cause la perception qu’elle a eue de notre rapport sexuel. Mais je ne l’ai pas ressenti de la même manière. Je pense que je dois avoir une sexualité, je le découvre dans ce dossier, par rapport à la moyenne des hommes, plus rude. Mais j’ai exactement le même comportement sexuel avec toutes les femmes. »
Les violeurs, bourgeois, prolétaires, ont toujours la même justification. Tous légitiment la répression patriarcale. 
Ce système d’oppression autonome trouve ses sbires dans toutes les classes sociales. Le socialisme ne saurait être complet sans lutte pour mettre fin au patriarcat.
 
Nous, communistes, luttons contre la répression bourgeoise et patriarcale. Nous refusons de ne pas nous positionner et de ne pas nous opposer à cette violence. 150 000 femmes sont violées par an et une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint.
Ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est que notre organisation à été de fait exclue du mouvement maoïste car l'une de ses militantes à été réprimée par le viol et le harcèlement par une autre organisation communiste. 
La répression, c'était justement le sujet du meeting.
 
Nous ne pouvons pas accepter que des militantes soit broyées, soumises par le viol, le harcèlement et la torture dans nos organisations. Nous voulons à nos côtés des femmes libres, indépendantes et souhaitons que nos camarades se renforcent à nos côtés et dans les luttes que nous menons. 
Nous souhaitons donc participer aux initiatives d'autodéfense féministe en mixité et en non mixité.
 
Nous constatons que le milieu militant gangrené par les enjeux de pouvoir est moins avancé sur ces questions que les masses populaires auprès desquelles nous travaillons. 
C'est bien vers elles que nous nous tournons et non pas vers des sectes prétendument révolutionnaires.
Nous saurons désormais à quoi nous en tenir. Les violeurs et ceux qui sont prêts à frapper nos militantes pour les soutenir sont nos ennemis.
 
Pas de violeurs dans nos orgas, pas d'orgas pour les violeurs, autodéfense féministe et justice prolétarienne !

Revolutionary activist’s suppression during a meeting against suppression

Our organization wished to participate in a meeting in support of revolutionary prisoners. Indeed, we have been working for several years in junction with the Abertzale movement and wished to support and relay public political stancesadopted by former Basque prisoners that diverge from the conciliation policy led by the Abertzale movement leaders. The movements that endure strong suppression are consistently undermined by similar contractions and we deem those stances to be exemplary and meaningful beyond the Basque issue.

Going to this meeting was difficult for our organization, given the existing contractions with the Red Block (le Bloc Rouge) which was among the hosts. As revolutionary activists, also victims of suppression, close to former political prisoners, we nonetheless wished to participate in the meeting.

When we arrived, we were notified that we were refused access to the meeting, in the wake of a decision made by the organizing collective (CRI). A male activist grabbed one of our female comrade to forcefully throw her out. Punches followed afterwards and we defended ourselves. Our comrade was struck on the face several times, she was called crazy and a whore. We attempted to explain ourselves but were collectively labelled as wreckers.

We were chastised for assaulting Red Block activists.

It is true. During the May 1st demonstration in Paris, we came to blows with a leader of the Red Block because of the lie we had been told. The Red Block claimed the departure from their organization of a male member guilty of rape against one of our female activist and we realized that it wasn’t the case.

While one of our female comrade revealed having been raped by a fascist, another one of our female comrade, who had a political dispute with the leaders of the Red Block, was raped by one of them.

For many months after the fact, she and our organization were the target of harassment, endangering our ability to provide support to our comrade preyed to criminal fascist suppression.

In the aftermath, we had asked the Red Block to remove the activist who raped our comrade from their organization. We were answered that “their Comrade […] didn’t have the same experience of this situation”, “he doesn’t share the feelings of your Comrade of the facts detailed in your communication” and that it was of this basis that he “discredit the acts of violence of which he is accused, as he already did in the past”. However he “doesn’t call into question the words of your Comrade, no more today than yesterday”.

It is interesting to notice that the same arguments where used by Dominique Strauss-Khan during the recent Carlton trial for equally similar facts: “I do not call into question the perception she had of our sexual intercourse. But I didn’t experience it the same way. I believe that I must have a sexuality that – as I’m discovering during the case – is rougher than that of the average man. But I have the exact same sexual behaviour with every women.”

Bourgeois or proletarians, rapists always have the same explanation. They all legitimate patriarchal suppression. This independent suppression system finds henchmen in every social classes. Socialism cannot be complete without a fight to end patriarchy.

We, communists, fight against the patriarchal and bourgeois suppression. We refuse to not pick a side and to not oppose this violence. In France, 150 000(200 000)women are raped every year and a women died at the hand of her spouse or former spouse every 36 hours.

What happened Saturday 27st was an exclusion de facto of our organization from the Maoist movement because one of its activists was suppressed by rape and by harassment by another communist organization. Suppression, which just happened to be the object of the meeting.

We cannot accept female activists being wrecked, subdued by rape and torture within our organizations. We want free, independent women by our side and wish for our comrade to strengthen by our side and on the struggle we conduct. We therefore wish to participate in co-ed and women-only feminist self-defence endeavours.

We acknowledge that the power play tainted activist sphere is less advanced on those issues than the popular masses alongside which we work. And it is truly towards them that we turn and not towards allegedly revolutionary sects.

Now we know where we stand. Rapists and those ready to strike our activists to defend them are our enemies.

No rapists in our organizations, no organizations for rapists, for feminist self-defence & proletarian justice!

 

 

Répression de militants révolutionnaires à un meeting contre la répression

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #Féminisme

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CREA'tif 28/06/2015 03:07

http://1libertaire.free.fr/Rochefort01.html