Avec la police capitaliste, zéro soutien

Publié le 24 Octobre 2016

Avec la police capitaliste : zéro soutien !
 
Policiers et policières, font des manifestations sauvages depuis plusieurs jours, cagoulé-e-s, la nuit, pour revendiquer plus de moyens suite à diverses échauffourées dans des quartiers populaires.
 
Nous vivons dans une société où les contradictions engendrent des violences, mais la police n'est pas là pour nous aider, elle est là pour nous réprimer. Nous ne réclamons pas plus de moyens pour la police, nous nous battons pour sortir du capitalisme qui n'engendre que la misère et la guerre.
 
Non, tout le monde ne déteste pas la police : celles et ceux qui nous qui tentent de préserver coute que coute un système où ils concentrent les richesses au détriment de milliards d'autres personnes et celles et ceux qui vivent de leurs miettes en ont besoin. Pas nous.
 
Oui, nous vivons dans une société violente.

La richesse de la bourgeoisie française s'étale face à des classes populaires qui galèrent. Les capitalistes subissent la crise, licencient à tour de bras et cherchent à exploiter toujours plus celles et ceux qui travaillent.
Le mouvement contre la Loi Travail a été durement réprimé, par des milliers d'arrestations, des dizaines et des dizaines de blessé-e-s et mutilé-e-s. Cela faisait depuis la guerre d'Algérie que des manifestations syndicales n'avaient pas été interdites en masse. L'état d'urgence est permanent.
Notre pays est sur plusieurs fronts militaires. En plus de faire passer des lois pour nous exploiter encore plus, l'état français fait la guerre, au Mali, en Libye, en Centrafrique, en Iraq, en Syrie, elle sème le chaos dans de vastes régions de la planète. Des centaines de milliers de réfugié-e-s sont maltraité-e-s aux frontières de l'état français et sur notre territoire.

 

Nous subissons une propagande servie par des journaux aux mains de marchands d'armes, de patrons du BTP, de l'immobilier, de l'édition, des télécoms, et de l'état, qui nous incite à la peur. À accepter le racisme violent de notre société, où les non blanc-he-s, psychiatrisé-e-s sont tué-e-s, les immigré-e-s assigné-e-s à des boulots dont les français-e-s ne veulent pas, privé-e-s de papiers. Où l'on arrache des voiles et force des femmes à se déshabiller sur la plage, saccage des mosquées et surveille les musulman-e-s. À accepter la guerre.

 

Les quartiers populaires sont pris pour cible, les cités investies par la police, les hélicoptères tournent au dessus des quartiers populaires, les drones filment. Des milliers de balles sont tirées à Saint Denis sur des logements populaires et des locataires innocent-e-s après les attentats du Bataclan et de Saint Denis.

 

Oui, nous vivons dans une société violente parce qu'il y a des contradictions. Entre les bourgeois-e-s et les prolétaires, entre la France et la population des pays qu'elle exploite, bombarde, occupe.
 
L'illusion du service public

Au sein des classes populaires, il y a des violences aussi, parce que nous sommes en concurrence pour des miettes, des violences racistes et sexistes. Mais la police ne s'en occupe pas, elle est là pour être du côté des impérialistes.

Dans cette situation de tensions extrêmes, on cherche à nous faire croire que la police est un rempart face à une société au bord de l'implosion.

Mais cette situation, ce n'est pas notre responsabilité, c'est celle des capitalistes qui ne pensent qu'au profit et sont prêt-e-s à semer la guerre partout dans le monde et à nous exploiter, nous réprimer, nous jeter dans la misère.

L'état, il est au service des patron-ne-s, sa police aussi. Quand la police réclame plus de moyens, c'est plus de moyens pour tuer, c'est plus de moyens pour réprimer nos manifestations, c'est plus de moyens pour fouiller dans nos vies privées, plus de moyens pour débarquer au milieu de la nuit chez nous.
Les policiers et policières ont choisi comme jour pour commencer leur mouvement l'anniversaire du 17 octobre 61 lors duquel 300 algérien-ne-s ont été assassiné-e-s alors qu'ils et elles manifestaient pacifiquement. Ce sont ce genre de moyens que les policiers et policières réclament.

La police, comme l'Etat, n'est pas neutre. Nombre de partis soit disant du côté des ouvriers et ouvrières parlent de la police comme d'un service public comme les autres, à défendre.
Nous, révolutionnaires, ne sommes pas attaché-e-s aux services publics de l'état capitaliste. Nous ne croyons pas qu'il existe des institutions qui soient au service du bien commun dans la société capitaliste. L'OC-FR ne lutte pas pour aménager nos vies dans cette société pourrie, mais pour en sortir et la détruire. Toutes les branches de l'État seront alors détruites, y compris ses services publics, pour laisser place à une société socialiste dirigée par la classe ouvrière.

L'état capitaliste construit des écoles pour former des travailleurs et travailleuses, l'état capitaliste construit des hôpitaux parce que des travailleurs et travailleuses formé-e-s sont utiles à entretenir. Il construit des routes et livre le courrier pour que l'économie puisse tourner. Il entretient une police pour défendre les intérêts de bourgeois-e-s et maintenir un ordre dans lequel nous pouvons aller travailler et aux capitalistes de réaliser leurs profits.
Placer sa lutte politique autour de revendications pour "pas plus de moyens pour la police, mais plus de moyens pour les écoles et les hopitaux", c'est croire qu'il existe encore un moyen de résoudre pacifiquement les conflits qui existent dans notre société. C'est pour la révolution que nous faisons de la politique ! Pour mettre fin à cette société violente et construire le socialisme.
 
Dans un capitalisme en crise, les capitalistes n'ont pas intérêt à poser un billet pour former et soigner des travailleurs et travailleuses déjà trop nombreux et nombreuses. Ils ont uniquement intérêt à les réprimer.
Rien ne se règlera pacifiquement sous le capitalisme. Plus de misère, plus de violences, plus de guerre, voilà ce qui nous attend jusqu'à ce que nous nous débarrassions d'eux.
 
La police est débordée, tant mieux
 

Nous sommes plutôt satisfait-e-s que la police se sente débordée. Quand les CRS râlent de leurs conditions de déplacements. Que les flics - dont la grande majorité se blesse en faisant du sport - aient peur dans les quartiers. Nous trouvons cela très bien. Quand Alliance donne comme mot d'ordre de ne pas sortir sauf en cas d'urgence, nous nous félicitons de cette démoralisation chez un des bras armé de l'état.



Les violences au sein des classes populaires, nous n'avons pas besoin de la police pour les régler. Elle n'aide pas les victimes, au contraire, elle refuse de prendre les plaintes pour viol, elle s'en prend aux sans papiers, aux sans abris, aux travailleuses du sexe. Elle réprime selon ses critères, qui vend du shit, qui roule sans permis.

 
Nous organiser de façon solidaire pour régler nos conflits et nos contradictions est bien plus efficace que d'en appeler à l'état.
 
Nous ne voulons pas plus de moyens pour la police de nos ennemi-e-s ! Police hors de nos quartiers ! A bas l'état d'urgence ! 
Face aux violences, solidarité de classe !
Avec la police capitaliste, zéro soutien

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Répression, #France, #Antifascisme

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