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Publié le 2 Novembre 2014

De Loma Miranda à Notre-Dame-des –Landes, en passant par Sivens, solidarité internationale des luttes écologiques populaires !
 
Loma Miranda, zone montagneuse au Nord de la république dominicaine est un site écologique d’une importance éminente pour l’approvisionnement en eau potable de la population de République Dominicaine. De cet endroit partent un grand nombre de sources, rivières et cours d’eau. Alors même que nous nous trouvons dans un pays où l’eau potable ne coule pas au robinet, qu’il faut la transporter par bidons de plastique sur des mobylettes, et qu’elle reste une préoccupation cruciale pour les populations les plus modestes, le trésor représenté par Loma Miranda est menacé par l’implantation d’une mine d’extraction de nickel pour le compte de l’entreprise Canadienne Falcon Bridge. Ce qui causerait des dommages irréversibles et polluerait l’eau durablement.
Le gouvernement dominicain, comme à chaque fois qu’il s’agit de brader les ressources naturelles à des intérêts privés étrangers, répond présent et se montre prêt à signer des deux mains. Or, ce cas n’est pas une première, puisque l’île entière, à l’instar de nombreux pays dominés d’Amérique latine, est devenue un terrain de chasse au trésor pour toutes les compagnies minières des pays impérialistes. C’est une réalité flagrante qu’aucunE dominicainE ne peut ignorer, même si l’analphabétisme restreint toujours l’accès à l’information pour des franges importantes des classes populaires.
La majorité de la population s’oppose au projet d’extraction au bénéfice de la Falcon Bridge, épaulé par un grand nombre d’organisations et de groupes politiques divers, parmi lesquels nous saluons le rôle révolutionnaire et anti-impérialiste du Front Large de Luttes Populaires, Le Parti Communiste du Travail et Jeunesse Caraïbe. Mais l’opposition au projet rassemble jusqu’aux églises de toutes confessions et l’Université Autonome de Saint-Domingue. Ce mouvement réclame que le site de Loma Miranda soit déclaré Parc National, seule façon de rendre le site hors d’atteinte définitivement.
Le Sénat a approuvé ce projet de Parc National le 27 août dernier. Mais le président Danilo Medina est bien trop intéressé par les dollars canadiens, et il a immédiatement fait appel au Congrès d’application des lois pour faire pression sur leur décision. Il veut que le projet de la Falcon Bridge aboutisse coûte que coûte. Pour cela, il se perd en pirouettes et cabrioles, arguant une fois contre le « fondamentalisme écologique », une autre sur la nécessité d’un développement qui doit passer par l’exploitation des ressources minières… alors même que la loi dominicaine impose clairement une viabilité écologique à ce type de projet ! Il a même proposé la solution ridicule d’un demi Parc National à côté d’une demie Exploitation minière. Il veut surtout tergiverser et gagner du temps pour épuiser un mouvement constitué de travailleurs, travailleuses ou précaires qui luttent pour certainEs sans aucun revenus.
Comme à Notre-Dame des Landes et à Sivens, des hommes et des femmes ont décidé de camper à Loma Miranda pour empêcher les Bulldozers de s’en prendre au site. Devant ce même objectif, des groupes très différents s’unissent et travaillent ensemble, tout le monde est bien décidé à ne pas laisser l’eau se faire salir par des capitalistes qui n’auront jamais besoin de la boire. Aujourd’hui, la lutte qui dure depuis des années est arrivée à un point crucial. La Falcon Bridge et le président effectue des pressions terribles, en face le mouvement se radicalise, tout le monde est tendu vers l’issue de ce conflit et personne ne veut céder.

L'état Français aussi pollue et assassine. A Sivens, un manifestant est tué dans les affrontements avec les gardes mobiles. La responsabilité de la France est criante. Au profit des fermes productivistes de masse, au détriment des petits-paysans, la construction du barrage de Sivens causera des dégâts irréversibles. Comme l'aéroport de Notre Dame des Landes, la retenue d'eau- réservoir de 1,5 millions de mètres cube fait partie de ces cadeaux coûteux aux patrons (de l'agroalimentaire du maïs cette fois) et d'inutilité publique de la France. Qu'il s'agisse d'agriculture ou plus généralement de gestion des ressources naturelles, c'est le même modèle capitaliste qui œuvre à Sivens et à Loma Miranda. 

De Bretagne et d'Occitanie en République Dominicaine, solidarité des revendications écologiques populaires ! A la benne tous leurs maudits projets bourgeois et impérialistes, inutiles et polluants !
De Loma Miranda à Notre-Dame-des –Landes, en passant par Sivens, solidarité internationale des luttes écologiques populaires

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