Saluons la lutte des burkinabés contre le régime criminel de Blaise Compaoré et luttons contre l'impérialisme français

Publié le 3 Novembre 2014

Saluons la lutte des burkinabés contre le régime criminel de Blaise Compaoré et luttons contre l’impérialisme français

Les burkinabés ont chassé du pouvoir l’assassin de Thomas Sankara, de ses compagnons. Les burkinabé ont mis fin à 27 années de pouvoir criminel de Blaise Compaoré, fidèle de la France.

Il a fallu quelques jours à peine après l’annonce d’une révision de la constitution permettant à Compaoré de se représenter aux élections pour que le régime tombe.

Le multipartisme affiché par le régime n’est qu’un leurre. Tant que les impérialistes ont trouvé leur intérêt dans la présidence de Blaise Compaoré, lui-même et ses proches se partageant les richesses du pays, son pouvoir était assuré. C'est bien la rue et elle seule qui a réussi à se défaire de ce régime.

Compaoré n’a rien fait pour développer le pays. Au contraire de Sankara, il a laissé croupir la population dans la misère.  La majeure partie des burkinabés est sans emploi. Des millions d'expatriés envoient un argent essentiel pour leur familles. Ils sont parfois victimes de violences dans leur pays d’accueil. Plusieurs centaines de milliers de burkinabé ont du quitter la Côte d’Ivoire en 2003. Les conditions de travail dans les mines d’or sont effroyables et rien, bien sûr, de la production, ne revient aux burkinabés.

Le pouvoir a toujours été contesté par les burkinabé, celui-ci répondant par la répression et les assassinats. En 1998, un journaliste Norbert Zongo, a été assassiné. Il enquêtait sur le chauffeur du frère du président François Compaoré, aujourd’hui réfugié à Coutonou au Bénin, objet d'une vive et légitime colère des manifestants et manifestantes. Cet assassinat avait déclenché des vagues de manifestations. La jeunesse étudiante s’est mobilisée tout au long des années 2000 et des militants étudiants ont eux aussi assassinés. En 2011, la mobilisation avait été massive contre les exactions policières et un long mouvement de contestation avait agité le pays. L’impunité est la règle.

La volonté de justice des burkinabés leur a permis de mettre fin au régime. Cependant, l’armée a pris le pouvoir. Après quelques flottements, c’est un certain Zida qui est le nouveau chef d’Etat. L’armée a dispersé et réprimé le rassemblement prévu dimanche par l’opposition qui réclamait une transition démocratique réalisée par les civils. Le mouvement a été étouffé. La répression a fait un mort.

L’opposition était organisée, sous le pouvoir, derrière un chef officiel de l’opposition, Zéphirin Diabré, qui continue à s’exprimer en son nom. Zéphirin Diabré a été cadre d’Areva.

L’opposition semble avoir négocié avec l’armée, au grand dam de nombreux et nombreuses contestataires. Au contraire des Etats-Unis qui ont dénoncé la prise de pouvoir de l’armée, suivant ses intérets, la France est restée silencieuse. Ce silence n’augure rien de bon.

« Tant qu’il y aura l’oppression et l’exploitation, il y aura toujours deux justices et deux démocraties : celle des oppresseurs et celle des opprimés, celle des exploiteurs et celle des exploités, » disait Sankara. La France n’est pas prête à laisser s’exprimer la justice des opprimés. Elle n’est pas prête à laisser aux burkinabés le soin de se gouverner eux-mêmes. Elle tient à conserver sa place en Afrique et multiplie les opérations militaires, les guerres, en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Centre-Afrique, au Mali, contestée par les chinois et les américains.

A l’heure, où, en France, nous nous mobilisons contre les exactions de la police, nous ne devons pas oublier que ce sont nos gouvernants, que ce sont nos capitalistes qui organisent génocides, assassinent, pillent, violent en Afrique. Nous devons être solidaires des burkinabés et dénoncer notre impérialisme. Nous ne saurions nous libérer de nos chaînes sans lutter contre notre impérialisme, sans appuyer la lutte des peuples qui se lèvent contre son joug.

N’oublions pas aussi que beaucoup ont du venir en France pour fuir la misère dont celle-ci est responsable dans leur pays. Les politiques racistes, les violences d’Etat, la propagande raciste et les violences policières sont une marque sur le territoire de l’Etat français des rapports impérialistes.

 « Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en lui rappelant qu’il a été grand hier et donc, peut-être aujourd’hui et demain. Fonder l’espoir », disait Sankara. Que cette lutte fonde l’espoir de se débarrasser, au Burkina Faso et ailleurs, des impérialistes et leurs chiens de garde.

A bas l’impérialisme français ! A bas tous chiens de garde de l’impérialisme français ! Vive la lutte des peuples burkinabés !

Saluons la lutte des burkinabés contre le régime criminel de Blaise Compaoré et luttons contre l'impérialisme français

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #International, #Impérialisme

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