La bourgeoisie réprime le mouvement antifasciste : Solidarité !

Publié le 14 Novembre 2014

La bourgeoisie réprime le mouvement antifasciste : Solidarité !

 

Le mouvement antifasciste est la cible de la répression de l'état Français. Les antifascistes de tout l'Etat français subissent la répression ciblée par la police. 

Des antifascistes ont été arrêtés et sont poursuivis suite aux manifestation en mémoire de Rémi Fraisse, assassiné par la France.

De plus en plus, nous pouvons assister à une volonté affiché et calculée d'empêcher le mouvement antifasciste de se développer. Pourtant il se développe, et ni la répression d'état, ni les fascistes ne l'empêchera. 

 

Le 17 septembre, des députés du groupe UMP ont déposé une proposition de loi (n°2205) visant à élargir les conditions de dissolution des associations ou groupements de fait tels que les groupes « antifas».

Un précédent article du code de la sécurité intérieure permet de dissoudre par décret du conseil des sinistres les associations ou groupements de faits définis par 7 points. C'est la fameuse section sur les groupes de combat et milices privées. Cette loi a été utilisée suite à la mort de Clément Meric pour dissoudre les JNR ou l'Oeuvre Française. 

Le parallèle est donc fait entre antifascistes et fascistes, les renvoyant dos à dos, argumentant sur la violence dont ces deux groupes antinomiques feraient preuve. La violence des fascistes est dirigée vers les personnes, comme l'a démontré le viol de notre camarade Lucie. La violence des fascistes est criminelle. A l'opposé, les antifascistes sont anticapitalistes et dirigent la violence vers les organes de la bourgeoisie et ses chiens de garde. Cette violence, c'est une résistance face au capitalisme. Alors comparer un criminel à un individu en situation d'autodéfense est totalement hors de propos. L'antifascisme c'est la résistance. 

Cependant, les députés de l'UMP ne jugent manifestement pas suffisants ces sept points et souhaitent en rajouter deux, incluant l'attaque contre les forces de l'ordre et la destruction de biens privés à la liste. 

 

L'antifascisme, c'est la lutte contre le capitalisme et sa barbarie. L'antifascisme c'est le soutien aux luttes de libération nationales. Nous savons très bien qu'en temps de crise, qu'en temps d'exacerbation de lutte des classes, les bourgeois-e-s cherchent à tout prix à conserver leur capital, face aux aspirations prolétariennes. Nous savons que la lutte contre l'impérialisme, d'où qu'il vienne, est une composante logique de l'antifascisme.

 

Afin de justifier leur proposition, les députés n'hésitent pas à comparer les groupes antifascistes à Action Directe, ou à spéculer sur un réseau de « Black Bloc ». Donc à vouloir la dissolution des « Black Bloc ».. Peut être, un jour, un cravaté tentera de dissoudre à coups de décrets un « Black Bloc »..

Pour légitimer l'action policière contre la ZAD de Sivens, le PS nous ressort que la gendarmerie n'a fait que se défendre face "aux black blocs". Ils tentent de camoufler leur responsabilité mais nous ne sommes pas dupes. La violence est d'abord l'oeuvre de l'état et de la bourgeoisie. Leurs flashs ball et leurs grenades offensives font plus de dégâts qu'un black bloc fantasmé par les médias. C'est bien le tir d'une grenade qui a tué Rémi Fraisse. C'est bien sur ordre de la préfecture, et en amont du ministère de l'intérieur que la gendarmerie a réprimé, et tué Rémi Fraisse. La violence est l'oeuvre des meurtriers de Rémi Fraisse.

Exactions fascistes et / ou policières, c'est à cela que les masses populaires sont confrontées, aux tortures, aux meurtres, aux disparitions. Ces violences sont là pour nous rappeler quelle est notre place et que la bourgeoisie a tous les droits sur nous.

 

La politique au pouvoir du PS justifie notre investissement antifasciste. Le PS mène une politique raciste, islamophobe, réprime les classes populaires, les travailleurs en lutte, expulse, tue.

C'est le PS qui assassine, c'est notre ennemi, et c'est l'ennemi des antifascistes. 

Au cours de cet été nous avons observé un large mouvement de soutien à la Palestine, lequel a mobilisé des prolétaires des quartiers populaires. La mobilisation quartiers populaires est une peur de la bourgeoisie à l'heure actuelle. Cela a suffit au gouvernement pour interdire des manifestations en solidarité avec la Palestine, à les réprimer, à punir et poursuivre les manifestant-e-s et militant-e-s pro-palestiniens.

Le matraquage médiatique sur la supposée violence des descendants et descendantes d'immigré-e-s est là pour diviser le prolétariat, pour chercher à développer une communauté d'intérêt fictive entre la bourgeoisie et les prolétaires blanc-he-s péri-urbain-e-s et ruraux. Cela est un support pour le développement de groupes fascistes.Le PS et ses officines n'ont pas leur place dans les manifestations antifascistes. Le Fn a toujours servi de repoussoir au PS pour se prétendre un garant de la démocratie. En 2013, le PS a laissé pourrir la situation et laissé l'extrême droite et les fascistes se refaire une santé sur le dos des trans, lesbiennes, gays, intersexué-e-s.

 

Mais le FN et ses alliés sont bien un pan de la bourgeoisie, et roulent dans le même camps que le PS. S'ils représentent une autre faction de la bourgeoisie, et d'autres intérêts, ils n'en demeurent pas moins que face aux classes populaires, ils se retrouveront pour mener leurs politiques anti-sociales, et pour nous réprimer.

 

Le 29 Novembre, le Front National tient son Congrès à Lyon. 3 000 frontistes y seront. 

Les antifascistes aussi y seront pour manifester contre les idées nauséabondes que véhiculent le FN.

L'OC-FR y participera et sera dans les cortèges antifascistes. 

 

Non à la répression ! 

Solidarité antifasciste ! 

 

L'OC-FR

La bourgeoisie réprime le mouvement antifasciste : Solidarité !

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Antifascisme, #Répression, #lyon

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