Tours : Alerta antifascista, réaction antifasciste et populaire

Publié le 5 Janvier 2014

Un large panel d'organisations fascistes s'est développé depuis ces dernières années à Tours. L'activité locale de l'extrême droite et des fascistes a été importante :

- congrès du FN (2011) lors duquel Marine Le Pen a fait main basse sur le parti de son tortionnaire de père

- défilé identitaire annuel aux flambeaux

- contre-gay Pride, lors desquels a pu s'exprimer la poésie de nos fafs ("pas de défilés pour les enfilés")

- Manif pour Tous, réunissant ensemble bonheads néo-nazis de Vox Populi, vieille bourgeoisie réactionnaire de l'UMP et grenouilles de bénitiers.


 

Les agressions se sont elles aussi logiquement multipliées; trop nombreux sont les camarades qui ont payé physiquement leur engagement progressiste ou révolutionnaire, la dernière aggression en date s'étant produite le samedi 28 décembre au soir, devant le repaire fasciste de l'Epée Royale.

Que les camarades ne s'y trompent pas, ces violences et ces tentatives visent à terroriser les militant-e-s progressistes pour empècher notre présence dans les luttes ouvrières, aux côtés des sans-paps', etc... Nous nous devons d'y résister et de ne pas laisser la rue aux fascistes; le Collectif Antifasciste Touraine a été créer pour centraliser la riposte antifa après la mort de notre camarade Clément.

Le 11 novembre a eu lieu une grande contre-manif pour empècher les fascistes de parader dans Tours. Nous étions 400 militant-e-s antifascistes venus de tout l'Etat français contre 80 "fiers tourangeaux", crânes rasés cotoyant et vieux et veilles bourgeois-e-s moisi-e-s.

Indiscutablement, cette contre-manif a été un succès, montrant que les rues de Tours restent antifasciste. Mais nous devons faire encore mieux et reconnaître nos faiblesses pour améliorer qualitativement notre efficacité militante et éradiquer les bandes fascistes de Tours.

- Ecraser les fascistes, c'est saper leurs possibiités d'implantation : Dans la classe ouvrière et les classes populaires, nous devons affirmer la nécessité de l'unité et de la solidarité contre les exploiteurs et leurs serviteurs, Etat, police, armée et fascistes. En effet, les groupes fascistes sont là pour semer les divisions dans les classes populaires, divisions racistes, sexistes, antisémites, et nous empêcher d'être uni-e-s pour défendre nos intérêts. Ils sont là aussi pour briser les mobilisations, jouer les supplétifs de la police.

Pour que les groupes fascistes ne se développent pas, nous devons faire de l'antisfasicsme un combat porté par la classe ouvrière et les classes populaires, un réflexe partagé par tous et toutes, un réflexe de défensive de classe. Or, dans nos défilés, par exemple le 11 novembre, la mobilisation a eu du mal à aller chercher au-delà du milieu militant. Nous devons apporter la problématique de la lutte des classes et de la lutte antifasciste au coeur des quartiers populaires, délaissés par les politiciens bourgeois, et savoir y porter des perspectives révolutionnaires, le seules qui servent réellement les intérêts des habitant-e-s, entraîner la jeunesse ouvrière et populaire dans la lutte révolutionnaire.

- Pour nous, mobiliser largement ne signifie pas dépolitiser. Au contraire, pour développer un antifasicsme qui puisse mobiliser et développer les forces progressistes et révolutionnaires, nous avons besoin de porter un antifascisme de classe dans une perspective révolutionnaire. Jouer sur l'indignation morale contre les actes fascistes est bien moins ambitieux et efficace que de reformer un camp opposé à la bourgeoisie et à ses nervis policiers et fascistes.

-Nous devons veiller à garder notre indépendance par rapport à l'Etat et aux sociaux-traîtres qui tentent d'occulter l'aspect de lutte des classes et veulent réduire l'antifascisme à un aspect morale de lutte contre de méchants racistes, tout en soutenant un gouvernement qui bat tous les records en matière d'expulsions de sans-paps, de répression sur les militant-e-s (Notre-Dame-des-Landes, les 25 antifas interpellés le 9 mai à Lyon) et de destruction de nos acquis sociaux. Nous n'avons rien à espérer de la préfecture, des flics ou d'une quelconque autorité. Seule la lutte politique, sur le terrain, le travail d'organisation des masses mettra un terme aux agissements de Vox Populi, pas des pleurnicheries devant des serviteurs de l'Etat bourgeois.

-Enfin, nous ne devons pas nous limiter à de belles paroles. L'action politique doit s'accompagner d'une action militante concrète, légale ou illégale en fonction des besoins -nous n'avons pas à nous soucier d'être ou pas dans la légalité bourgeoise. Nous ne devons rejeter aucun moyen de protéger nos camarades et de continuer notre travail, même si pour cela nous devons nous aussi passer à une action déterminée et nous opposer physiquement aux nervis de la bourgeoisie, sans pour autant tomber dans le virilisme ou délaisser l'aspect politique de notre lutte au profit de bagarres avec les fascistes. Nous devons marcher d'un pas égal sur nos deux jambes, l'action et la réflexion politique et l'action militante concrète, tout en gardant en tête notre but; la révolution, menée par la classe ouvrière pour mettre à bas la bourgeoisie.

L'antifascisme qui n'est pas relié à la lutte des classes n'est qu'un leurre; la théorie déconnectée de la pratique est inutile.

Pour un antifascisme populaire et sans concession;

Pour une lutte de classe menée de front et sans concession;
 

No Pasaran! Chassons les fascistes et la bourgeoisie, oû qu'ils se trouvent!

 

OCFR/PCMF

Tours : Alerta antifascista, réaction antifasciste et populaire

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Tours, #Antifascisme

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