Luttes contre les licenciements, accords medef/CDFDT, un seul combat !

Publié le 5 Février 2013

 

PSA : 8000 licenciements, fermeture programmée de PSA AULNAY, SANOFI : 914 postes supprimés, 800 mis en mobilité, VIRGIN MEGASTORE : 1000 salariéEs risquent de perdre leur emploi, SFR : 1123 postes supprimés, RENAULT :7500 emplois menacés, GOODYEAR  1400 emplois menacés !

Combien d'ouvriers et d'ouvrières sous traitants mis sur la paille ? Combien d'ouvriers et d'ouvrières licenciéEs dans des usines plus petites ?

En période de crise, la variable d'ajustement qui permet aux capitalistes de faire le maximum de profit, c'est notre emploi ! Luttons contre les licenciements !

LOCALEMENT, NATIONALEMENT,

ORGANISONS NOUS ENTRE TRAVAILLEURS EN LUTTE !

Si ces dernières années les luttes contre les fermetures d'usines se menaient de façon dispersée, aujourd'hui, les ouvriers et les ouvrières concernées se serrent les coudes pour lutter ensemble. Une grève a été lancée à PSA Aulnay le 16 Janvier, auquel la direction a répondu par le lock-out (fermeture) de l'usine. Ils ont cherché à étendre le mouvement aux autres sites du groupe et ont été soldaires des ouvriers et ouvrières de Renault Flins. Les ouvriers et ouvrières de la région parisienne en lutte commencent à organiser des manifestations communes, tandis qu'autour des goodyear se crée un collectif de 20 boites. Construire la solidarité de classe contre les licenciements, c'est organiser notre camp, celui du prolétariat, c'est renforcer le combat mené dans chacune des boites.

DONNONS UNE AMPLEUR NATIONALE AUX LUTTES CONTRE LES LICENCIEMENTS ! FAISONS RECULER LE GOUVERNEMENT !

Les capitalistes (Renault en l’occurrence) se sentent suffisamment fortEs pour nous faire du chantage à l'emploi. Ils et elles exigent que nous acceptions une baisse de notre salaire et une dégradation de nos conditions de travail. Ou sinon ils et elles fermeront des usines. Comme si céder à ce genre de chantage avait sauvé les ouvriers et ouvrières de Bosch à Vénissieux ! Comme les ouvriers et ouvrières de Renault, ne tombons pas dans le panneau ! Ni licenciements, ni recul de nos droits de travailleurs !

Les récents accords entre le MEDEF et certains « syndicats » vont permettre aux patrons de faire les deux : nous licencier plus facilement et casser le CDI et le droit du travail.

 

RECOURS PRESQUES IMPOSSIBLES CONTRE LES LICENCIEMENTS INDIVIDUELS OU COLLECTIFS: Les patron-ne-s n'auront plus besoin de déclarer un plan social dés lors qu'elle proposera un "reclassement" bidon au salarié-e-s. Si les salarié-e-s refusent, on pourra aussitôt les virer par une nouvelle procédure. Sinon, le ou la patron-ne pourra toujours faire passer le plan social par une simple "homologation administrative". Ils deviendront trés difficiles à contester. Les Prud'hommes sont rendus totalement impuissants.

 

LA FIN DU DROIT DU TRAVAIL: Les patron-ne-s pourront dans chaque entreprise imposer des accords qui les émancipent du Code du Travail, des conventions collectives et accords de branche, et même des stipulations de votre propre contrat de travail! Ces accords seront même au dessus de la loi!

DES SALARIE-E-S JETABLES A TOUT INSTANT: Mise au chômage partiel des salarié-e-s plus facile, "mobilité volontaire sécurisée" permettant à votre patron-ne de vous envoyer balader dans une autre entreprise, "expérimentation" d'un "Contrat Intermittent" en vue de le généraliser (ce qui revient, en gros, à l'intérim pour tous).

 

En réalité, liquider des milliers d'emploi dans de grandes usines et ces accords sont deux étapes d'une même offensive des capitalistes

Les accords MEDEF - « Syndicats » permettront aux patron-ne-s de licencier plus facilement. La lutte contre ces accords, c'est la perspective commune non seulement aux travailleurs et travailleuses en lutte mais aussi à l'ensemble de la classe ouvrière. L'entrée dans la lutte de centaines de milliers de travailleurs et travailleuses permettra de donner un élan aux luttes contre les licenciements. Le dynamisme de celles et ceux qui luttent depuis de longs mois déjà fera de leurs usines des bastions de la lutte.


UNITE A LA BASE ET DANS L'ACTION DE TOUTE LA CLASSE OUVRIERE !

Tous les patrons que ont le même intérêt : faire le maximum de profit sur notre travail, et nous jeter quand ils en ont l'intérêt. Ils forment un camp, celui des capitalistes. Nous n'avons pas à attendre du gouvernement qu'il nous défende. Les vagues promesses de Hollande se sont révélées être des mensonges. Ce que le gouvernement a fait depuis ces derniers mois, c'est gesticuler (Montebourg), réprimer (Valls) et surtout faire ce pourquoi il a été élu : servir les intérêts des capitalistes. Les espoirs des travailleurs et travailleuses en lutte ont été largement déçus : il a avalisé la politique de Arcelor Mittal à Ganderange, il ne lève pas le petit doigt pour défendre les ouvriers et ouvrières de PSA ou Renault. Au contraire, il envoie les CRS contre les grévistes de PSA. Dans un pays où la productivité est parmi la plus élevée au monde, il maintient un SMIC de misère alors que le coût de la vie augmente. Pire, il a appuyé le MEDEF dans la signature des accords avec certains « syndicats ». Cet accord, qui est la feuille de route des capitalistes, se traduira par des lois votées par le parlement à majorité PS. Bref, il est là pour appliquer la stratégie des capitalistes.

 

Nous n'avons aucun intérêt commun avec le camp des capitalistes. Ces gens vivent de notre travail qu'ils exploitent et leur but est de l'exploiter au maximum. Nous, nous n'avons pas besoin d'eux : c'est nous qui créons toutes les richesses de ce monde. Notre intérêt, c'est de nous libérer de leur joug. Nous n'avons pas à l'heure actuelle de parole politique propre. Tous les partis qui participent au gouvernement, qui votent les lois sont des partis qui servent les capitalistes ou sont influencés par eux. Même le journal l'Humanité appartient à Dassault Industrie. Nous pouvons être plus fort que les capitalistes : alors qu'eux sont en concurrence et déclinent au fur et à mesure des crises, nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses. Notre intérêt, c'est d'être solidaires et de lutter ensemble. C'est un long combat qui se prépare aujourd'hui, entre nous et les capitalistes, dotons nous de l'organisation politique qui nous permettra d'affronter cette offensive des capitalistes.

 

TOUS ENSEMBLE, AFFRONTONS LE POUVOIR BOURGEOIS !

Luttes contre les licenciements, accords medef/CDFDT, un seul combat !

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #ANI, #grêve, #Tract

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Commenter cet article

gagniere 06/02/2013 09:19

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