Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom

Publié le 21 Septembre 2016

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom !

 

L'annonce de la fermeture du site de production de locomotive d'Alstom à Belfort n'a pas surpris les ouvrier-e-s, ingenieur-e-s et syndicalistes du groupe.

La branche énergie d'Alstom a été racheté par Général Electric. Au moment de la cession d'Alstom au groupe américain, Macron, alors ministre de l'économie et des finances, s'était déplacé sur place et avait donné des garanties de pérennité aux travailleurs et travailleuses de l'usine.

Garanties auxquelles personne n'a cru. Le cas des hauts fourneaux de Florange a suffisamment marqué les esprits pour que les promesses gouvernementales n'apparaissent plus que comme ce qu'elles sont, des mensonges visant à semer la confusion dans le camp des ouvriers et ouvrières.

En effet, si d'aucun-e-s arguaient que l'état n'avait pas cédé la branche transport au géant américain de l'électricité, c'était pour préserver un secteur stratégique pour l'état, beaucoup n'étaient pas dupes. Il s'agissait de permettre à G.E de ne pas s'encombrer d'une branche industrielle dont ils ne voulaient pas.

Néanmoins, à Belfort, ville marquée par la présence du groupe Alstom, la nouvelle fait mal et c'est unanimement que la population revendique la non fermeture de l'usine.

Cette usine à été construite dans les années 1870 au moment où l'état français se dotait d'un réseau de chemin de fer à travers tout son territoire. C'est aussi l'usine où a été développé le TGV sorti en 1971 qui a rapporté et rapporte à l'heure actuelle d'immenses bénéfices à la SNCF. Et a servi de vitrine internationale à la France.

Un an après la visite de Macron, on apprend que le carnet de commande étant vide, que l'usine va fermer dans les prochaines années puis les autres usines de la branche transport d'Alstom suivront.

Qui achète des trains ? La SNCF est une entreprise dont l'état est le principal actionnaire. Il suffirait que la SNCF passe commande de locomotives pour sauver cette usine.

 

C'est l'État français qui pilote les trains d'Alstom !

 

Apres tout, quand Vinci veut faire couler des millions d'hectolitres de béton pour faire un aéroport à Notre-Dame des Landes qui au point de vue de la circulation des marchandises et des personnes n'a strictement aucun intérêt... L'état allonge les millions, offre un contrat de concession juteux sur des décennies et des décennies à Vinci, paye des milliers de crs à défendre le chantier.

Par contre, quand la direction du groupe Alstom décide de fermer une usine, là, il n'y a pas de millions qui pleuvent pour sauver l'usine.

Manuel Valls, le premier ministre déclare que le pays n'est pas dans "une économie administrée" pour justifier leur passivité et invoquer les principes du libéralisme quand ça l'arrange. Il se moque du monde alors que l'état français surveille de près ses investissements industriels stratégiques et que Bercy les pilote via l'Agence de Participation de l'État (APE) qui participe activement aux conseils d'administrations des grands groupes français, relayant les consignes de l'Élysée ! L'État savait forcément ce qui se tramait dans Alstom !

Nous ne sommes pas là pour réaliser les plans de développement industriel de la France capitaliste. Nous n'avons rien à proposer à l'état capitaliste en la matière car nous n'avons pas les mêmes intérêts. Les capitalistes sont guidés uniquement par la recherche de profits toujours plus importants. L'état n'est pas neutre, il est à leur service. Le développement de l'industrie française, il s'en fiche.

De même, que le secteur des transports soit stratégique n'appelle pas à l'intervention de l'état. La bourgeoisie française a beau nous saouler de discours chauvins et racistes, elle n'a pas de patrie, elle ne cherche que le profit. Nous, nous pensons aux centaines de salarié-e-s et sous-traitant-e-s mis sur la paille.

Notre solidarité est tournée vers les hommes et les femmes qui travaillent dans cette usine ainsi que vers tous les ouvriers et ouvrières du groupe. Nous nous moquons de savoir si le carnet de commande est vide ou plein, car c'est la direction d'Alstom qui a organisé la cessation d'activité. Les ouvriers, ouvrières et ingénieur-e-s de cette usine ont le droit à un emploi.

Au pouvoir, nous communistes, nous ferons table rase des intérêts capitalistes, nous les exproprierons et nous planifierons le développement industriel socialiste autrement. Pour cela il faut une révolution, mettre fin à cet état qui organise la pénurie pour les classes populaires, et l'abondance pour la bourgeoisie, alors seulement nous pourrons appliquer un programme socialiste.

Pour l'heure dans cette société nous ne proposons aucune réforme capitaliste. C'est aux capitalistes de se débrouiller eux-mêmes avec leurs carnets de commandes ! Par contre, ils devront rendre des comptes ! En attendant l'OC-FR résiste aux côtés des ouvriers-ères qui subissent la loi du profit !

Les ouvriers et ouvrières de la branche énergie rachetée par GE ne sont pas en sécurité eux et elles non plus, les fermetures de site en Europe étant nombreuses (en ce moment une usine en Angleterre est en train de fermer). Là encore, le groupe est clair sur la marge bénéficiaire demandée pour le maintien des activités, dans un contexte économique où le secteur pétrolier sinistré réduit les marges.

Nous appelons à la solidarité avec les ouvriers, ouvrières et l'ensemble des salarié-e-s et sous traitant-e-s de la branche transport du groupe et participerons aux initiatives en région parisienne à la mesure de nos forces. Nous soutenons l'intersyndicale qui appelle les 12 sites du constructeur ferroviaire à faire grève le 27 septembre !

 

Avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom, unité à la base et dans l'action !

Solidarité de classe avec les ouvriers et ouvrières d'Alstom

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #alstom, #France, #belfort

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