tract des militant-e-s de la place de jaude

Publié le 17 Septembre 2013

Égalité Bafouée, Diversité Balayée

Lundi 2 septembre 2013, 350 personnes se sont retrouvées à la rue, parmi elles de nombreux sans papiers et demandeurs et demandeuses d’asiles. Ces sans abris ont trouvé refuge dans l’église des Minimes place de Jaude, mais un incendie d’origine criminelle les a obligé à regagner la place à 4h du matin mardi 3 septembre.
Les sans-logis, les réseaux militants et des clermontois se sont donc mobilisés pour répondre aux besoins sanitaires les plus urgents en installant un campement sur le parvis de l’église. Les autorités, en multipliant les promesses non tenues, ont misé sur l’essoufflement du mouvement.

 

La préfecture a refusé la solution des réquisitions des logements vides qui pour nous est la seule et la meilleure solution, humainement et économiquement. Il y a 7500 logements vides à Clermont-Ferrand, dont une grande partie le sont pour faire grimper artificiellement le prix des loyers. Face à la pression du mouvement et à une décision du tribunal administratif, la préfecture a proposé un gymnase et des bungalows de chantier puis des hôtels miteux, à l’encontre de nos revendications (logement pérenne). Une fois les capacités d'accueil du gymnase saturées, un cordon de policiers a été placé devant les portes, empêchant les hébergés de sortir et de rentrer : une rétention pour tenir la situation sous contrôle !

Un couvre-feu et un rationnement des vivres leur a même été imposé, le tout dans un climat de contrôle policier ce qui est un traumatisme de trop pour des personnes ayant vécu des situations d’oppressions graves dans leur pays d’origine (dictature, génocide, torture, viol, ségrégation...).

C'est parce que le gouvernement ne veut pas mettre en place de solution globale et durable que la préfecture a organisé, sous prétexte d'un banal contrôle d'identité, l'expulsion violente du campement entrainant coups et blessures et une arrestation musclée et arbitraire. Résultats : une militante en garde à vue et la destruction des biens partagés par des hommes et des femmes solidaires, plus de moyen d'informer la population sur la place publique. Dans cette affaire, la seule obsession des autorités (mairie et préfecture main dans la main) a été de « nettoyer » la place Jaude avant leur fête hypocrite de l'égalité et de la diversité.

 

Lorsque le peuple s’organise et met en place un lieu de partage l’état ne pouvant pas le contrôler le détruit ! Après 10 jours de lutte nous sommes forcés de constater que la préfecture a préféré faire un grand pas en arrière en revenant à la situation initiale ayant entrainé leur première expulsion, retour à la case départ. Aujourd'hui, nous n'avons aucune garantie que les gens seront hébergés dans la durée.

 

- Aucune poursuite contre la militante !
- Une seule solution : la réquisition des logements vides et la régularisation de tous les sans-pa
piers !

 

 

des militants du mouvement de la place de Jaude.

Rédigé par OC Futur Rouge

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xx 18/09/2013 17:07

qui paye ?