Solidarité avec les ouvriers et ouvrières de PSA

Publié le 25 Janvier 2013

Malgré le lock out de l'usine PSA Aulnay, le mouvement de grève des ouvrierEs de l'automobile s'étend !

Les ouvrierEs de PSA Aulnay sont en grève depuis le 16 Janvier. En Juillet dernier, le groupe PSA annonçait la suppression de 10 000 emplois et la fermeture du site d'Aulnay sous Bois. La direction de PSA veut faire de la fermeture de cette usine un « exemple patronal » et refuse de négocier quoi que ce soit avec les ouvrierEs, ni conditions correctes de licenciements, ni encore moins la fermeture.

Des réunions entre le Préfet, les élus locaux et la direction de PSA ont lieu pour discuter de la réindustrialisation du site, validant ainsi le fait que l'usine d'Aulnay fermera. Ne soyons pas dupe, soyons bien conscient que ses réunions ne sont que des parodies de démocratie et que l'Etat n'est que la machine par laquelle la bourgeoisie impose sa dictature. Dictature du profit, dictature de l'exploitation.

Face à la surdité de la direction, les travailleurs et travailleuses de PSA Aulnay ont donc décidé d'une grève reconductible en Assemblée Générale le 16 Janvier. Ils bloquent la production des Citroën C3. Ils revendiquent la préretraite dès 55 ans, un CDI pour tous et surtout exigent la reprise à zéro des négociations avec la direction.

Fort de ce nouvel élan, les ouvrierEs de PSA ont décidé de porter la lutte dans l'usine PSA de St Ouen. Ils et elles se sont renduEs vendredi matin à la rencontre de leurs collègues, avec qui ils ont eu des échanges chaleureux. La préfecture a fait intervenir les CRS dans l'usine, CRS qui n'ont pas osé procéder à des interpellations. La direction s'est fendue de communiqués dénonçant la violence des grévistes, communiqués qui n'ont abusé personne.

Afin d'isoler les grévistes du reste des ouvrierEs d'Aulnay, la direction a fait fermer sous un faux prétexte l'usine d'Aulnay, en utilisant le lock-out. Une quinzaine de cars de CRS attendaient une éventuelle visite des grévistes à Poissy ce weekend.

Si le lock-out continue, les grévistes d'Aulnay sous bois ne se sont pas laissé désorganiser par cette tactique de la direction. L'Union Locale d'Aulnay leur permet de se réunir. En outre, ils ont décidé d'élargir la solidarité au delà de PSA et tiennent un meeting commun le mercredi 23 avec les ouvrierEs de l'usine Renault Flins.

Renault menace ceux-ci de licenciements pour leur faire accepter des dégradations de leur conditions de travail, de leurs salaires. Elle met en jeu la fermeture de deux usines pour obtenir la signature des syndicats quant à un « plan de compétitivité ». Les accords de ce type risquent de se multiplier si les récents accords entre MEDEF et syndicats se traduisent par des lois permettant aux patrons de nous payer en deçà des conventions collectives. Les ouvrierEs de Renault refusent ce chantage et font grève aujourd'hui, recevant la solidarité de leurs camarades d'Aulnay.

Face à un patronat décidé à faire le maximum de profit, face à un gouvernement dont la seule réponse aux revendications des grévistes est l'envoi de CRS, ces ouvriers et ouvrières nous montrent la voie à suivre : celle de la lutte !

 

Ce n'est pas en acceptant la dégradation de nos conditions de travail que nous sauverons nos emplois. Lorsque les ouvriers et ouvrières, comme à Bosch Vénissieux, ont accepté de telles dégradations, cela n'a pas empêché le patronat de les licencier par la suite. Refusons la fermeture des usines, les licenciements, et tout recul du droit du travail !

En outre, nous félicitons les ouvriers et ouvrières grévistes d'Aulnay pour leur volonté de renforcer la solidarité entre les différents sites de PSA avec les ouvriers et ouvrières de Renault. Nous nous réjouissons des liens de solidarité ainsi créés entre ouvriers à l'heure où la crise capitaliste s'amplifie, avec comme effet des offensives plus violentes de la bourgeoisie dans la lutte des classes.

Pendant ce temps les accords entre le MEDEF et des syndicats viennent d'être signés. Ces accords annoncent la fin du CDI, des conventions collectives, en bref, la l'anéantissement du code du travail et de la bien maigre protection sociale. Ceux qui mettent en place cette réforme historique formeront un camp soudé et uni, uni autour du profit, du capitalisme et de l'exploitation. Le camp des ouvriers et des ouvrières a besoin d'être plus fort et plus uni pour obtenir une victoire !

Il n'y a rien à attendre de la part du gouvernement. Le gouvernement est là pour défendre les intérêts du patronat, il est son conseil d'administration suprême, son état-major. La bourgeoisie a des partis politiques pour la représenter, la classe ouvrière doit elle aussi s'organiser pour défendre ses intérêts économiques et politiques !

La classe ouvrière produit la richesse de ce monde, elle est la colonne vertébrale du monde. Elle seule a la force de pouvoir défendre victorieusement l'intérêt des travailleurs et des travailleuses . Sans illusions sur les mensonges des portes paroles de la bourgeoisie et du patronat, elle doit être organisée pour gagner !

Vive la solidarité de classe !

Refusons tout recul de nos conditions de travail !

Refusons les licenciements et les fermetures d'usines !

Solidarité avec les ouvriers et ouvrières de PSA

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #grêve, #Tract

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article