Solidarité avec Herrira

Publié le 1 Octobre 2013

Nous apprenons par voie de communiqué que Herrira, le mouvement Basque en faveur du respect des droits des prisonnier-e-s politiques basques, vient de subir une fois de plus la répression.


En effet, le 30 Septembre la guardia civil, police espagnole, a investi les locaux de Herrira au pays Basque sud. Ce sont 18 militant-e-s qui ont été interpellé-e-s.
Une fois de plus l'Etat Espagnol nous montre clairement sa volonte faire taire toute expression politique indépendantiste basque. Il a fait arrêter sous des chefs d'inculpation d'apologie du terrorisme les membres d'une organisation démocratique centrale dans la vie politique basque. Cela prouve encore une fois que toute revendication indépendantiste basque est considérée comme criminelle par l'état espagnol.


Alors que ETA est dans un processus de négociation avec l'état espagnol, ces arrestations sont une véritable prise d'otage, dont l'objectif est de de pousser ETA à accepter les conditions de l'état espagnol.
La conception de l'état espagnol des négociations, c'est la "pacification" militaire du pays basque.
A l'oppression subie, le peuple basque a répondu en menant une intense lutte de libération nationale, portée par la classe ouvrière. Aujourd'hui comme hier, c'est dans la lutte des classes que se trouvent les forces capables de porter des coups à l'état espagnol, que ce soit en Catalogne ou au pays basque.
Il est de notre responsabilité aussi, en tant que militant-e-s dans l'état français, de soutenir les militant-e-s interpellé-e-s et l'ensemble des prisonnier-e-s politiques basques qui sont incarcéré-e-s dans notre pays. En effet, la France est partie prenante du conflit, en arrêtant, extradant les militant-e-s basques mais aussi en réprimant au pays basque nord.
Le lundi 30 Septembre la garde des sceaux Christiane Taubira, et le Alberto Ruiz Gallardon, ministre de la justice de l'Etat Espagnol, ont signé une déclaration commune. Cette dernière vise a renforcer la coopération Franco- Espagnol, dans la lutte contre le térrorisme. Il faut entendre ici lutte contre les indépendantistes Basques et plus largement l'ensembles des mouvements progressiste et révolutionnaires. Ce simple fait est une preuve de plus que les Etat Français et Espagnols marchent mains dans la mains quand il s'agit de réprimer les peuples. Si les capitalistes sont capables de marcher main dans la main, le prolétariat et les organisations révolutionnaires qui en sont l'avant garde, doivent également s'unir est combattre fraternellement l'ennemi commun, peut importe d'où il vienne.

> Internationalistes, nous pronons la liberté des peuples à disposer d'eux mêmes, et nous serions bien inconséquent-e-s de ne pas soutenir celles et ceux qui sont réprime-e-s sous notre nez pour avoir agi selon ce principe.

A BAS LA REPRESSION EN EUSKADI
SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIER-e-S POLITIQUES BASQUE

Rédigé par OC Futur Rouge

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. 02/10/2013 00:31

Il n'y a pas de "négociations" !