EIFFAGE : BANDITISME PATRONAL A CLERMONT-FERRAND

Publié le 28 Février 2013

Le vendredi 8 février, le vent et la neige empêche le travail sur le chantier Eiffage des Cézeaux. La direction maintient tout de même les ouvriers sur le chantier, mais refuse de les payer en intempéries en fin de journée.

Devant ce vol manifeste une grève s’enclenche, qui trouve la solidarité de tous les autres chantiers Eiffage de la ville. Sur 2 semaines, les ouvriers tiendront 7 jours de grève pendant lesquels ils occuperont les bureaux de leur direction. Le mercredi 20 février, beaucoup ont malheureusement abandonné faute de pouvoir tenir la lutte financièrement. Cependant, la lutte continue et l’avantage reste toujours dans le camp des ouvriers : puisque la direction a enlevé sa plainte suite à l’occupation des bureaux, ils entendent monter un dossier aux prud’hommes pour réclamer le paiement des intempéries, tout en demandant au patron de payer les jours de grève.

En discutant avec les ouvriers tenant le piquet de grève, on se rend compte que l’arnaque énormissime aux intempéries n’est pas le premier coup chez Eiffage. Premièrement, les conditions difficiles de l’hiver sont toujours minimisés et la direction pousse les travailleurs à prendre des risques physiques importants, et il n’est pas évident de faire valoir son droit de retrait pour protéger sa sécurité, ainsi que la loi devrait le permettre.

D’une manière générale, une pression très forte est maintenue sur chaque ouvrier, aux moyens des stratégies les plus ignobles de persécution et de division. La direction surveille le moindre geste de contestation, même l’ambition la plus légitime à faire valoir ses droits élémentaires, les ouvriers « rebelles » sont fichés comme des mauvais élèves, balances et espions gangrènent la moindre revendication.

Ensuite, et là il s’agit d’une stratégie habituelle de la bourgeoisie pour renforcer l’exploitation des prolétaires, Eiffage utilise certaines catégories d’ouvriers plus fragiles pour faire pression sur les autres, au grand détriment des uns et des autres. Ainsi on emploie beaucoup des travailleurs en déplacement, c’est-à-dire un contrat spécial qui autorise en toute légalité à payer des ouvriers étrangers au tarif de leur pays d’origine.

Portugais, Polonais ou Angolais sont ainsi payés 3 ou 5 euros de l’heure, parfois sans même pouvoir se comprendre entre eux sur leur lieu de travail, et avec peu de possibilité de contester. Ils sont utilisés ainsi pour faire concurrence aux travailleurs de nationalité française avec qui ils partagent le chantier. Les grévistes (euxmêmes d’origines diverses) sont cependant clairs sur ce point : ce n’est pas ces ouvriers en déplacement qui leurs font du tort, mais bien la direction scélérate qui sème la zizanie.

De la même manière on utilise les jeunes travailleurs comme des chiffons qu’on utilise et qu’on jette. Il est très rare que ceux-ci accèdent à un CDI, quelque soit leurs compétences et leur motivation, ils doivent donc courber l’échine à toutes les exigences patronales, et malgré eux sont instrumentalisés aussi par la direction.

Eiffage nous fournie donc un bon exemple de cette bourgeoisie qui se croit tout permis et qui presse les travailleurs comme des citrons. Qu’est-ce qui fait leur force sinon la faiblesse des prolétaires en tant que classe sociales et leur manque d’unité ? La lutte des grévistes d’Eiffage est un bon exemple de combattivité, soutenonsles partageons autour de nous le récit de leur lutte et nous soutiendrons notre classe tout entière. La bourgeoisie est unie il nous faut l’être aussi pour la contrer.

Chez EIFFAGE c'est une fois de plus la lutte des classes qui s'exprime. D'un côté il y a les prolétaires qui triment et subissent des manœuvres criminelles et de l'autre il y a les exploiteurs qui n'hésitent pas a risquer la vie des nôtres dans leurs courses au profit. Les intérêts de ces deux camps antagonistes ne peuvent se confondre.

Clairement nous somme dans le camp de la classe ouvrière, qu'elle que soit sa nationalité, c'est elle qui fait tourner la société en produisant les richesses. Le patronat veut nous diviser en nous dressant les uns contre les autres pour mieux nous exploiter. Nous ne nous laisserons pas piéger, car c'est unis pour nos intérêts de classes que nous briserons nos chaînes.

C'est le prolétariat qui meurt au travail, c'est lui qui verse son sang pour faire tourner la production. C'est à lui de diriger la société.

Unité autour de la classe ouvrière !!!

 

EIFFAGE : BANDITISME PATRONAL A  CLERMONT-FERRAND

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Clermont Ferrand, #grêve, #Eiffage

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