Appel à venir à l'audience de Sophie en appel en correctionnelle

Publié le 17 Mai 2013

Pour le respect des droits de la défense, venons au tribunal accompagner sophie le 21 mai

Appel à présence à la 4e Chambre correctionnelle d’appel Palais des 24 colonnes (Saint Jean) Le 21 mai 2013, RDV à 15h45 dans le hall Pour obtenir le report d’audience pénale de Sophie Perrin

Le 21 mai pro­chain, à 16h, est prévue l’audience pénale en appel de Sophie Perrin, ex-étudiante en anthro­po­lo­gie de Lyon 2, bru­ta­le­ment évincée de l’accès en doc­to­rat suite à sa sou­te­nance de master 2, en juin 2010, malgré d’excel­lents résul­tats (master men­tion TB, mémoire ensuite primé par la CNAF), puis pour­sui­vie en jus­tice pour avoir voulu pro­tes­ter, paci­fi­que­ment, contre cette éviction.

Mais l’avocat de Sophie, devant simul­ta­né­ment être pré­sent à un procès d’Assises de plu­sieurs jours, ne pourra assu­rer sa défense ce jour-là. La cou­tume et le savoir vivre sont, en de tels cas, un report d’audience qui n’est pas contesté par l’avocat adverse. Mais ce report n’est pas de droit…

L’avocat de l’uni­ver­sité s’est engouf­fré dans la brèche, refu­sant le report de cette audience, au motif, semble-t-il, que Sophie Perrin et ses défen­seurs auraient dit « n’importe quoi » à la cour admi­nis­tra­tive d’appel. C’est ubues­que : est envi­sa­gée, aujourd’hui encore, avec sérieux, l’éventualité de ne pas repor­ter l’audience, ce qui condam­ne­rait Sophie à être jugée sans avocat !

Au nom de l’uni­ver­sité Lyon 2, c’est donc le non res­pect du contra­dic­toire qui est ici réclamé lors d’une pro­cé­dure pénale où, Sophie étant fonc­tion­naire, elle risque la révo­ca­tion d’emblée. Or, si les arrê­tés d’inter­dic­tion d’accès aux campus ont été annu­lés par la cour d’appel admi­nis­tra­tive, c’est jus­te­ment déjà parce que Lyon 2 n’avait pas pris la peine d’enten­dre la ver­sion des faits de Sophie Perrin…en 2010.

Au nom de Lyon 2, ce sont ainsi, depuis 3 ans main­te­nant, les pires ragots qui cir­cu­lent sur Sophie, dans et hors de l’uni­ver­sité, avec de graves consé­quen­ces sur sa répu­ta­tion, sa car­rière uni­ver­si­taire (aujourd’hui réduite à néant), et des consé­quen­ces tout aussi graves pos­si­bles sur son emploi actuel dans la fonc­tion publi­que, qu’elle occupe depuis 2003.

Tout cela pour quoi ? Que reste-t-il du volu­mi­neux dos­sier monté au nom de l’uni­ver­sité ? Des SMS, envoyés à son ex-codi­rec­trice de mémoire de master 2, entre le 10 et le 13 sep­tem­bre 2010 (suite à « l’entre­tien » du 10 sep­tem­bre 2010 avec Mr Tiran, alors pré­si­dent de Lyon 2), puis début décem­bre 2010 (suite à récep­tion par Sophie de sa pre­mière inter­dic­tion d’accès aux campus).

Ces SMS, envoyés dans ces moments culmi­nants d’injus­tice à son encontre, et ne com­por­tant in fine aucune menace, mais sim­ple­ment l’expres­sion de son dégoût, occa­sion­nent pour Sophie, aujourd’hui, notam­ment le risque de perdre son emploi. Ce, après avoir du subir les inter­ven­tions des vigi­les à la moin­dre de ses pré­sen­ces sur Lyon 2 de 2010 à aujourd’hui !

En effet, ce sont ces SMS qui ont occa­sionné l’inculpa­tion de Sophie Perrin pour « appels télé­pho­ni­ques mal­veillants », unique motif d’inculpa­tion res­tant aujourd’hui, après l’annu­la­tion des arrê­tés d’inter­dic­tion d’accès aux campus par la Cour Administrative d’Appel…

POUR LE RESPECT DES DROITS DE LA DEFENSE, VENONS AU TRIBUNAL ACCOMPAGNER SOPHIE LE 21 MAI PROCHAIN !!!

Premiers signa­tai­res : CGT éduc’action Rhône, CE Lyon, OC-FR, FSE Lyon, LDH Rhôn

Rédigé par OC Futur Rouge

Publié dans #Sophie Perrin, #Répression, #lyon

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