A BAS LA REFORME DES RETRAITES . PASSONS A L'OFFENSIVE CONTRE LE GOUVERNEMENT BOURGEOIS.

Publié le 9 Septembre 2013

A BAS LA REFORME DES RETRAITES

PASSONS A L'OFFENSIVE CONTRE LE GOUVERNEMENT BOURGEOIS

On évoque déjà depuis quelques temps une nouvelle réforme des retraites. En cette rentrée automnale, elle se précise dans ses contours plus hérissés de piquants qu'un oursin : après l'attaque historique de 2010 contre nos droits sociaux, cette réforme marque un nouveau pas dans la destruction de notre système de retraite, alors que se profilent de nouvelles attaques contre le système de protection sociale.

Ces réformes, qu'on nous présente comme des efforts nécessaires face à la crise, permettent d'accroitre les profits du patronat, tandis que pour nous, travailleurs et travailleuses, ces réformes ne nous laissent envisager que des perspectives d'un travail douloureux et exploité jusqu'à l'épuisement et une vieillesse de misère.

En effet, le Parti Socialiste, qui ose se féliciter de tenir ses promesses quant au maintien de l'âge légal du départ à la retraite (comme si nous étions dupes !), se prépare à allonger progressivement la durée de cotisation à 43 ans Nous pouvons nous préparer, si cette réforme est adoptée en l'état à travailler jusqu'à 67 ans en moyenne, étant donné l'allongement de la durée des études, les périodes de chômage, d'éducation des enfants. Autant dire, pour nous qui ne nous tournons pas les pouces toute notre existence, mais effectuons des travaux physiquement et psychologiquement usants, que nous allons travailler jusqu'à tomber d’épuisement. Les «points pénibilité» que nous propose le gouvernement sont une insulte pour tous les prolétaires, révélateurs des conditions de travail dangereuses, nocives et épuisantes qui sont les nôtres.

Chez la jeunesse, ouvrière, prolétaire, lycéenne, étudiante, cette réforme ne peut que susciter la révolte face à l'avenir qui lui est fait. Aujourd'hui même, qui peut se prévaloir d'avoir une vie de travail assez facile pour que retraite ne rime pas avec des maladies, séquelles de l'exploitation que nous avons subi toute notre vie ? Certainement pas les grandes masses de travailleurs et travailleuses. L'espérance de vie des ouvriers et ouvrières est inférieure de 7 ans à l'espérance de vie d'un cadre : ceux et celles qui peuvent profiter de longues années de bonne santé, ce sont ceux et celles qui ont vécu toute leur vie de l'exploitation de notre travail. Notre productivité a sans cesse augmenté ces dernières années. Alors même que nombre d'entre nous sont au chômage, le capitalisme est incapable de procéder à un partage du travail mais veut au contraire exploiter jusqu'à l'usure ultime les travailleurs et travailleuses.

Quant à celles et ceux qui ont gagné le droit d'arrêter de travailler, le gouvernement les attaque en augmentant le taux de cotisation des retraités et en réduisant les bonus liés au nombre d'enfants. Et combien d'entre nous, usé-e-s par le travail, seront incapables de travailler jusqu'à la fin de la durée légale de cotisations permettant une retraite à taux plein ? Combien de travailleurs et travailleuses cinquantenaires se retrouvent au chômage sans espoir de retour au travail et donc incapables d'arriver au terme de leurs années de cotisations ? Combien d'immigré-e-s ne bénéficient d'aucun autre droit que les minimas sociaux vieillesse ?

Par contre, Ayrault brosse les capitalistes dans le sens du poil, négociant une hausse des cotisations patronales, tout en promettant surtout de nouvelles attaques contre les droits des travailleurs et travailleuses. "Le premier ministre nous a tendu la main sur une réflexion concernant la protection sociale et le coût du travail, (...) Cette ouverture est intéressante, car si nous arrivons à grouper un coût du travail qui baisse significativement (...)» a déclaré Gattaz, le nouveau chef du MEDEF, à l'issue de sa rencontre avec Ayrault.

Le PS poursuit les attaques initiées par la droite au cours des années 2000 contre les régimes spéciaux, puis, en 2010, contre le régime général des retraites. Si nous certains avaient encore des doutes ou des illusions sur la nature de classe du gouvernement Hollande, les déclarations du gouvernement ne peuvent que dévoiler le caractère bourgeois du PS, qui, comme l'UMP, gère et adapte l'appareil d'Etat en fonction des besoins immédiats des capitalistes. Lesquels font face aujourd'hui à une indéniable crise, double crise du capitalisme et de l'impérialisme français, et ont besoin, pour maintenir leurs profits, de revenir, au besoin avec violence, sur ce qu'ils ont bien voulu nous concéder.

Certains et certaines prétendent qu'il faut, face à la crise, faire un effort, que ce type de mesure est équilibrée. Or, cela démontre que quand bien même notre travail, pendant des dizaines d'années, a permis d'engraisser les capitalistes, cela, à leurs yeux, ne compte pas. Une fois usé-e, la marchandise que nous sommes est bonne à jeter, les efforts, eux, sont toujours du même coté.

Pourtant, c'est uniquement le travail de celles et ceux qui produisent qui crée toutes les richesses. Notre intérêt à tous et toutes est que notre travail permette aux plus âgé-e-s d'entre nous de profiter d'une retraite digne plutôt que d'augmenter le taux de profit des capitalistes.

En 2010, nous n'avons pas réussi à repousser l'offensive menée par l'UMP contre le régime général des retraites, certes. Notre camp, qui est celui de la classe ouvrière et de l'ensemble des exploité-e-s est affaibli par des années de délitement des organisations et de la conscience de classe, sous l'effet d'une intense offensive idéologique des capitalistes.

Pourtant, les réformes qui s'annoncent démontrent que la lutte des classes n'est pas une théorie d'un autre âge, mais que la bourgeoisie la mène sans cesse contre nos droits.

Ce ne sont pas des journées d'action éparpillées qui permettront de lutter efficacement contre cette réforme : 2010 a démontré que les grèves ouvrières avec blocage de la production sont une arme, puissante, mode d'action qui doit s'élargir pour redevenir l'outil central du rapport de force contre la bourgeoisie.


Nous devons relever la tête, prendre conscience dans le combat que quelque soit notre sexe, notre nationalité, notre âge, nous formons une seule et même classe. Retrouvons dans la lutte la conscience de notre force collective, forgeons Le parti de classe et les organisations permettant de nous unir pour combattre et vaincre la bourgeoisie, instaurer un ordre nouveau, celui de ceux qui produisent les richesses, la classe ouvrière à la tête du prolétariat et des couches populaires.

A BAS LE SYSTEME CAPITALISTE ET SON ETAT

PAS DE CONCILIATION AVEC LE PATRONAT

A BAS LES GOUVERNEMENTS AU SERVICE DE LA BOURGEOISIE

FAISONS LES RECULER EN BLOQUANT LA PRODUCTION

RELEVONS LA TETE

OSONS LUTTER,

DONNONS NOUS LES MOYENS DE VAINCRE !

OCFR PCMF

Rédigé par OC Futur Rouge

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